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Le défi du samedi
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17 décembre 2016

Participation de Venise


Moi je veux juste de quoi manger !!

Cria Jean-Baptiste POQUELIN .
Il faut se battre pour manger tous les jours .
Alors répétons!
Levez la tête JUSTINE et dites après moi
« Je ne comprends rien au monde »

Avec plus de conviction.
Vous mangez du sable JUSTINE , vous êtes décevante aujourd’hui  
Dieu je vous prie
Reprenez

Ainsi Jean-Baptiste POCQUELIN  dit MOLIERE allait de ville en ville

Sans être pour autant un pouilleux.

Les trois coups lui écrasaient le cœur tous les soirs, car il savait qu’entre lui et le public

Aucune réconciliation serait possible si seulement si chaque soir  il se jetait dans le vide.

Ainsi pas une feuille ne manquait à l’arbre quand Jean-Baptiste écrivait une nouvelle pièce.

Molière a peut être pleuré comme un enfant , mais il a disposé de son temps pour nous offrir l’éternité à le célébrer .

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17 décembre 2016

Participation d'Emma

En attendant Igor

(Peinture de Taylor Campbell)

 

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La pièce, où le rouge sombre domine (tapis, grande banquette à gauche, lourdes tentures à franges encadrant la fenêtre du fond), respire le confort cossu. Des napperons blancs probablement faits main, posés sur le guéridon au centre, et le haut bahut sur la droite, cassent joliment la sévérité du décor. On voit luire çà et là dans la pénombre des objets de cuivre. Au-dessus du bahut on devine un grand tableau représentant semble-t-il une scène de bataille.
Par la haute fenêtre, qui diffuse une lumière froide, on aperçoit un paysage flou de collines boisées dans les tons gris bleu.

Irina et Elena  sont à la fenêtre. Ania est assise sur un fauteuil bas, devant le feu de bois. Elle tricote. De gros écheveaux de laine multicolores dépassent du panier posé sur un petit banc couvert de velours sombre.

- Irina. Elena, très chère, crois- tu qu'il viendra ?
- Elena. Il viendra. Il vient toujours.
- Irina. Voilà qu'il pleut.
- Elena. La pluie, encore, et mon âme est si grise...
- Ania. Musset ? ou Barkrief ?
- Elena. Barkief, odes à l'absente.
- Irina. Je voudrais qu'il soit là.
- Ania. Qu'il vienne, aujourd'hui ou demain, qu'importe, il viendra.
- Irina. (vivement) Tu en parles à ton aise, tu ne l'aimes pas, avoue…
- Ania. Et toi, l'aimes-tu ?
- Irina. (rêveusement). Je le revois encore, la première fois qu'il est venu… Le  petit bois était jaune de jonquilles, il en avait cueilli une pleine brassée.
- Elena. Je les ai mises dans le gros pot de grès, sur le bureau de père ; on aurait dit qu'il souriait dans son cadre d'argent.
- Ania. Sourire ? Père ? L'avez-vous  jamais vu sourire ? Une seule fois ?
- Irina. Alors c'était le soleil des jonquilles qui dansait sur le verre du portrait.
- Elena. En octobre il a amené des cèpes, les plus ronds, ceux du vallon derrière les bouleaux.
- Ania. Nous aurions dû peut-être le convier à les manger avec nous. C'eût été la moindre des choses, c'eût été élégant. Rappelez-vous la somptueuse omelette arrosée de cidre nouveau ! Ah quel diner de roi ! Oui nous aurions dû…
- Irina. Il aura été blessé par notre ingratitude, peut-être ne viendra-t-il plus…Il aura cru sans doute, que nous faisions peu de cas de son présent…Je ne peux le croire, il faut qu'il vienne, il ne peut pas me laisser...
- Ania. Te laisser ? Et moi donc, ne crois-tu pas que j'ai besoin qu'il vienne ?
- Elena. Il a promis, il doit passer avant la Sainte Catherine.

Elle pose son front sur la fenêtre ; son haleine fait un rond de buée sur la vitre. Elle resserre son châle sur ses frêles épaules.
Irina esquisse un geste vers elle, se reprend, et ajuste une mèche blanche échappée de son chignon.

Ania pose son tricot :

- Il sait qu'il faut bouger ces rosiers avant le froid, donc il viendra. Igor, c'est le jardinier le plus consciencieux que nous ayons jamais eu, depuis le vieux Paul, l'ordonnance de père.
Et savez- vous ? Nous lui ferons goûter le vin d'airelles ! 

 

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Pour rester dans l'ambiance... clic

23 janvier 2016

Participation de Venise


J’aurais aimé être une librairie , une librairie ancienne , fraternelle , jeune comme tous ces vieux livres  remplis  de feuilles d’or de larmes des vivants et de rire d’enfants..

Cette sueur d’encre  que je respire  le matin en ouvrant les portes de la librairie , c’est ma deuxième peau .

Les gens pénètrent dans mon antre , quelques listes de livres cachées dans la doublure d’un veston , et toujours l’espoir de trouver  le livre qui leur parlera d’eux .

Tous les jours sur ce bateau  comme un capitaine à la proue du bateau , j’ai au bord des lèvres la phrase de CELINE , le chant de Baudelaire .
Les dix milles prochaines années je veux rester l’amie de  la FONTAINE ,  Molière, Racine , et BOILEAU . Je veux être penchée sur ces ouvrages comme une mère sur son nouveau né.

Je ne comprendrais pas un autre destin que celui là , il ressemble à l’éternité puisqu’il se mêle à l’immortalité des auteurs chéris .

On sait que si tous les livres tombaient dans une flaque  d’eau , il ne seraient alors qu’un  paquet d’encre sale .

Alors je veux être leur toit , leur abri , leur seconde peau .

Pour qu’on entende rien  d’autre que le bruit de la plume sur un papier froissé.
Je veux être une librairie ou vous viendriez vous asseoir , alors que les livres  reconnaîtraient  votre ombre  familière.
Je deviendrai votre amie , veillant sur vos lectures comme sur votre sommeil, laissant tomber sur votre passage le livre que vous devriez rencontrer.

Quand cette chose arrive , vous ne vous posez pas de question , vous ramassez le livre , l’ouvrez au hasard de votre lecture en souriant  étonné qu’une telle coïncidence  se produise .

On dirait que vous plongez votre regard dans un pot de mirabelle , je vois votre gourmandise de celui qui sent que quelque chose d’important est entrain de lui arriver .

Une telle rencontre guérit de tout puisqu’elle donne confiance dans le monde .

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Je voudrai vous prendre comme une chatte prend ses chatons dans sa gueule et vous donner le livre qui ouvre la grille du jardin de l’enfance .
C’est dans cette espérance là que je veux voir vos mains toucher l’écorce de ces livres et garder une avance sur le destin funeste de vos vies .

 

21 novembre 2015

James (Walrus)

Toujours courant, il traversa un endroit délabré

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puis déboucha dans un parc

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où des oiseaux d'acier picoraient le gazon.

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Le sol était parsemé de symboles étranges.

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Il s'engouffra dans une ouverture

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et se mit à grimper

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des marches, encore des marches qui sonnaient sous ses pas; des marches devant,

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des marches derrière.

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Sa course circulaire entre les solives parallèles générait un éclairage psychédélique qui lui filait la nausée.

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"Quel décor pour un film !" se dit-il, parvenant tout en haut, tandis que son poursuivant entreprenait lui aussi de faire sonner les marches métalliques.

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Oui, il allait faire un grand Bond !

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24 octobre 2015

Participation de Venise

TONY semblait décidé a rester planté là , au bout du milieu de la fenêtre .
Sans se demander s’il était bien raisonnable de suspendre au bout d’une corde le piano de la comtesse.
Tout ce que je voulais c’est qu’il se déplace de quelques centimètres sur la droite afin que je puisse libérer ma jambe coincée dans le cordage .
 
Comment faire comprendre à ce vieil abruti déménageur novice de surcroît que je ne voulais plus pendouiller à la fenêtre comme un cierge.

Alors j’improvisai.
Son oreille gauche était la seule partie de son anatomie que je pouvais attaquer .
Je la mordis l’effet secondaire fut spectaculaire bien que point souhaitable .

Il bondit Dieu soit loué sur la droite tout en lâchant la corde .Alors le piano atterrit brutalement dans le parterre des Lantaniers .

C’était le milieu de l’après midi , il faisait chaud .
Je commençais à préparer les anecdotes juteuses à raconter lors de mes rencontres avec mes amis.
Quand je vis TONY revenir avec le COMBI .
Le piano solidement arrimé à la corde , il planta un coup d’accélérateur .
Le piano n’avait pas bougé d’un poil.
La corde était tendue comme une barre de fer entre le combi et le piano.
Mais rien ne se passait .

Va chercher une tronçonneuse cria TONY
Qu’est ce que tu vas faire couinai-je ?
Je vais couper ces lantanier !!

Ne t’inquiètes pas .
Je suis mort de trouille !!.

Je sombrai dans un silence contrarié et commençai à tirer la corde frénétiquement  alors que TONY  abattait les arbres un à un.

C’est à la tête de la comtesse que nous avons mesuré que notre entreprise de déménagement allait prendre cher !!.

je vous envoie la photo de notre entreprise délocalisée et écologique à souhait !!

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25 mai 2019

J'ai pô eu l'temps d'l'interpréter moi-même (Joe Krapov)

DDS 560 Goualante du pauvre jean

Dans la goualante du pauvre Jean, l’eusses-tu cru, il n’est pas question du chat de la mère Michel. On soupçonne d’ailleurs le matou d’être allé chercher fortune ailleurs que chez cette maritorne, autour du Chat noir très précisément. C’est Pierrot, écrivant au clair de la Lune, qui aurait été le dernier à le voir passer sous sa fenêtre.

Pendant ce temps le meunier dort, son moulin va trop vite, il va s’envoler. Frère Jacques lui aussi roupille déjà : il rêve qu’il se trouve dans le palais de dame Tartine ou qu’il est étendu auprès de sa blonde dans un champ de gentils coquelicots.

Tout un folklore de beautés archaïques se baigne à la claire fontaine, file la laine, danse sur le pont d’Avignon ou sur celui du Nord, trouve son mari trop petit tandis que Malbrough s’en va-t-en guerre, que trois jeunes tambours en reviennent en chantant « Le déserteur » de Boris Vian et que Monsieur Dumollet fait de beaux voyages en passant par la Lorraine.

Aux marches du palais on prétend que le roi Dagobert met sa culotte à l’envers et ne sait pas planter les choux à la mode de chez nous.

Finalement c’est Margoton la jeune bergère qui a trouvé le chat de la mère Michel : elle l’a adopté et lui donne la tétée.

Mais tout ça n’est que chansonnette. Si la goualante est une complainte plus ou moins populaire il nous faut entonner le répertoire piaffant de la môme Edith et évoquer quelques épisodes moins glorieux de la misère humaine. Ici on essuie les verres au fond du café, on essaie de voir la vie en rose avec un légionnaire de passage, un accordéoniste au coin de la rue là-bas, un pauvre clown, un Milord abandonné. Chez Cora Vaucaire on trouve des mendigotes sur la butte et chez Mouloudji les amants sont infidèles. Surtout ceux de Saint-Jean.

Dans la belle province on plume l’alouette et on fait raconter leur vie aux phoques d’Alaska. C’est vraiment n’importe quoi, la chanson francophone !


C’est pourquoi, par solidarité avec Dieu, dont je me souviens qu’il est mélophobe, je n’entamerai pas de goualante aujourd’hui !


Ca vous fera des vacances à vous aussi !
 

24 octobre 2020

La disparition du lasso (Kate)

 

La disparition du lasso

Zorro a disparu

A t-il pu ?

Son Z aussi

Qui vous l'a dit ?

Gloria Lasso itou

Six maris inclus

Tous tous tous

Allons droit au but

Simplifions

Façon rasoir d'Ockham

Ah, lasso !

À l'assaut !

Là, saut !

Au Colorado

Hidalgos

Rois ou gigolos

Hashtag

Santiags

0-1 2

Zorro n'a pas disparu

Anna Maria l'a vu

Son lasso siffla

Son coup droit lifta

Ah,  l'coup du lasso...

 (photo de l'auteur, octobre 2020)

 

17 novembre 2018

La Princesse moderne (Nana Fafo)

Ronchonchon il aime pas les Princesses à la rose, ça donne des histoires à la noix !

N’est-ce pas Walrus ?

 ronchonchon-et-princesse souris

Ronchonchon a voulu expérimenter la méthode de la poupée Franfreluche

qui revisite les contes à sa sauce, façon Nana Fafo-uine pour notre histoire !

 

Et comme Ronchonchon et Nana ne sont pas adeptes des froufrous, ils se sont demandés :

Comment reconnait-on une vraie princesse ?

 

Selon un certain conte danois…

C’est celle qui est si délicate, que le simple fait de se coucher avec un vert petit pois, la couvre de bleus !

Hans ne semblait pas connaître l’art reproduction ou alors « Faut qu’il arrête la fumette ! ».

 

Selon un autre conte avec une citrouille d’Halloween...

C’est celle qui, le jour, porte des frusques et la nuit, des pantoufles haut de gamme du tonnerre

pour mettre le feu sur la piste du dance-floor en espérant se faire repérer par un riche dodu

qui lui permettra de remplir son dressing à ras bord.

 

Selon sept nains...

C’est celle qui croque la pomme et qui s’en sort.

 

Selon un Prince connu...

C’est celle qui fait la grasse mat’ pendant 100 ans.

 

On a donc, une belle donzelle qui adore roupiller, manger des pommes, se déguiser en pin’up bling-bling,

mais qui au contact d’un petit pois, perd  tous ses  moyens… Mouhais, ça ne semble pas très réaliste tout ça !

 

Selon l’expérience de Ronchonchon...

C’est plutôt celle qui aime le rose et qui en met partout…

C’est aussi, celle qui est chiante, qui exige, qui n’est jamais contente et se plaint de tout.

Une princesse moderne autoproclamée !

 

Lorsque Ronchonchon a rencontré Kim, c’était une jolie pépé, une souris à la pointe de la mode,

qui avait sans cesse, besoin de souliers neufs. Son armoire était remplie de fanfreluches.

 

Ronchonchon lui a tapé dans l’œil, évidemment avec son look de chamalow rose et dodu.

 

Mais, elle voulait à tout prix le moderniser et lui donner un air de barbe bleue.

Vous imaginez, Ronchonchon avec une barbe toute bleue ?  N’importe quoi !

 

Ronchonchon espérait une histoire de conte de fées. Elle était si belle…

Ce qu’il ne savait pas c’est que les Princesses modernes sont très loin d’être comme Cendrillon dévouée

ou comme la Belle au Bois Dormant amoureuse et docile

et encore moins comme Blanche Neige jolie et joviale…

Point du tout.

ronchonchon-souris crochet

 

Sa souris à lui, était une vraie sorcière ric rac et pas question de faire crac crac avant le mariage,

la garce, un vrai dragon.

Elle savait s'y prendre, dans le magasin de chaussures, il n’a rien compris,

le vendeur lui a pris sa carte bleue et il s’est retrouvé dans le rouge.

 

Si il pouvait revenir en arrière, il irait plutôt dans un magasin de capelines,

il lui en trouverait une bien rouge (il parait que bleu ou jaune ça marche aussi) pour l’emmener à la neige…

et la perdre dans les bois, sans lui laisser un quignon de pain !

Et c’est peut-être ce qu’il va faire, d’ailleurs…

Non, mais ! un Ronchonchon ne se laisse pas mener par le bout du groin,

et surtout pas, par une princesse à la noix !

 

ronchonchon-et-princesse souris en fumee

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Défi 533: Fanfreluche

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

8 septembre 2018

En vadrouille à Montpellier ? (Joe Krapov)

Je n’ai pas trouvé mieux, cette semaine, pour évoquer la grande vadrouille qui est la nôtre, que de ressortir mon questionnaire du losange tout frais pondu de cet été et d’y répondre. Ca n’a pas beaucoup d’intérêt en soi, on ne découvre pas à la fin si on est plutôt Bourvil ou plutôt De Funès (plutôt bourrin des villes ou plutôt plein de finesse des champs !) mais ça montre bien que « les gens de Villejean voient du pays » ! Et les autres aussi !

Que vous le vouliez ou non, votre vie jusqu’à présent s’est inscrite dans un losange, ou, pour être plus précis, dans un quadrilatère (ou un triangle) formé par :

- La ville la plus septentrionale dans laquelle vous vous êtes rendu.e (septantrion n’est pas un mot belge qui laisserait entendre que, dans le lit de la baronne,nous étions soixante-dix chasseurs plus ou moins histrions, mais cela a rapport au nom poétique du Nord
- La ville la plus orientale dans laquelle vous êtes allé.e. La plus à l’Est, si vous préférez
- La plus méridionale (au Sud c’était pas les corons !)
- La plus à l’Ouest (en direction de Brest pour les dyslexiques et les scouts!)

Nous aimerions obtenir de vous les informations suivantes (vous n’êtes cependant pas obligé.e de répondre à toutes ces questions) :

Quelles sont les extrémités de votre losange ?

 

losange JK

 

Quelle est la ville dans laquelle vous avez passé le plus de temps depuis votre naissance ?
Rennes.

Où avez-vous le plus ri cette année ?
A Dol de Bretagne devant l’exposition John Wilhelm.

Dans ce losange, quel est l’endroit où vous retourneriez volontiers ?
Burano dans la lagune de Venise.

Qu’avez-vous déjà fait dans votre vie que personne d’autre que vous n’a fait ?
J’ai chanté, déguisé en bouffon, le rapport du commissaire aux comptes dans une assemblée générale d’association subventionnée.

Avez-vous déjà rencontré une célébrité ? Laquelle ?
J’ai un peu honte de l’avouer mais j’ai serré la main de François Fillon.

Racontez une mésaventure à vous arrivée qui se termina bien
Un été d’il y a bien longtemps nous sommes partis camper pas loin de Lorient pour assister au Festival interceltique. Arrivés sur place, surprise : on avait oublié les piquets de la tente sur le balcon ! Le gérant du camping nous a loué une caravane pour nous éviter de rentrer tout penauds à la maison.


Y a-t-il un endroit où vous ne vous attendiez pas à vous retrouver ?
Oui : à l’opéra de Münich pour assister à un ballet sur le thème d’Alice au pays des merveilles.
Aussi à Mourmelon le Grand pour y effectuer ce qu’on appelait alors le service militaire.

Racontez votre itinéraire professionnel en ne donnant que les noms des villes traversées :
Naissance à : Libercourt (Pas-de-Calais)
Premières études (maternelle, école primaire) à : idem
Etudes secondaires (collège, lycée, université) à : Lille
Premier poste professionnel à : Paris
A vécu à : Libercourt, Paris, Sablé-sur-Sarthe, Rennes

A part celle où vous résidez, y a-t-il des villes dans lesquelles vous allez plusieurs fois par an ?
Lannion et Nantes.

Dans votre ville, quel est l’endroit que vous fréquentez le plus régulièrement ?
La salle Mandoline de la Maison de quartier de Villejean.

Citez une ville en dehors de votre losange dans laquelle vous aimeriez vous rendre :
Portmeirion au pays de Galles, lieu de tournage du feuilleton « Le Prisonnier ».

Citez des villes, autres que votre lieu de résidence, dans lesquelles vous avez dormi cette année :
Lannion, Marktheidenfeld, Dachau, Munich, La Flèche, Nantes, Poulennou, Baguer-Pican, Libercourt, Langon, Lanester.

4 août 2018

En famille (Kate)


Famille de cochons

Famille de crapauds

Jolis petits bouchons

Gentils petits loupiots

 

Cochons

Roses en métal tout beaux

Crapauds

De lave volcanique marron

 

Duo de cochons

Gardiens de la maison

Seul un crapaud 

Aux siens tourne le dos

 

Clin d'oeil amusant

Pour les passants

Oeuvre minérale

Message subliminal

 

crapauds

Fontaine la mémoire des crapauds de Mark Brusse, Clermont-Ferrand (63), juillet 2018 (photo de l'auteur) 

 

 

4 août 2018

C'est de la provocation ! (Nana Fafo)

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Walrus, c'est de la provocation !

Oser présenter un autre cochon que Ronchonchon, pour le faire sortir de son hibernage estival...

Voilà un défi réussi, ça marche aussi bien qu'une Rollex*  bien huilée.

 

Voir la vie en rose pour un cochon qui s'en dédit, c'est tellement "vrai"

 

Ronchonchon, il aime, ni les fleurs bleues**, ni la vie en rose**... trop mielleux !

Et pourquoi pas le cochon qui rit ou jouer avec Dédé, tant qu'on y est ?

Euh, non, c'est la vache qui rit, sur un air de Walkyrie.

Par contre, il faudra attendre un peu, pour la biographie du héros,

car Ronchonchon est avant tout un anti-zéro, un anti-tout.

 

Ronchonchon a encore démarré au quart de tour,

Comme un boulet de canon*.

De fait, il n'est jamais vraiment aligné avec une approche réaliste de la réalité.

C'est toujours sa version de l'histoire qui se répète.

Peut-être que le jour où il verra l'ours zélé*, il s'envolera vers d'autres contrées.

Il fera un saut dans l'espace-temps, rien que par la force de ses roses pensées.

Ce sera un "jumper**"

mais par n'importe lequel, un joli jumper !

 

 

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Belle lecture créative à toutes et à tous.

Défi 518 : voir la vie en rose pour un cochon qui s'en dédit !

 

* Inspiration sur les photos des défis précédents

515 : saut d'obstacle (sponsorisé par Rollex ?)

516 : canon

517 : ours ailé

 

** Films : les fleurs bleues, la vie en rose, jumper

 

Images du Net :

http://mnmsfrance.fr/Images/Tickets/France/Dede/42003_c.jpghttps://i.skyrock.net/0040/13840040/pics/545449577_small.jpg

https://i2.cdscdn.com/pdt2/0/1/6/1/700x700/duj10016/rw/le-cochon-qui-rit-tirelire-rose-jouet.jpghttps://static.fnac-static.com/multimedia/FR/Images_Produits/FR/fnac.com/Visual_Principal_340/9/6/0/9782035878069.jpg

 

23 juin 2018

Pétage de Schtroumpf (Nana Fafo)

Ronchonchon-et-Schtroumpf Grognon

Ronchonchon, il aime pas le schtroumpf grognon, ni le schtroumpf pognon d'ailleurs !

 

Cette semaine, Ronchonchon a pété un Schtroumpf.

Il a appris que le Grognon de service lui a piqué sa réplique !

C'est scandaleux, schtroumpfaleux, ronchaleux...

 

La belle excuse.

Ce Grognon se serait fait piquer par une schtroumpf-merdeuse !

Ben quoi, c'est à peu près la même histoire pour Ronchonchon...

Il y a toujours une femme là-dessous, qui lui met les nerfs en pelote et qu'il aime pas.

 

Lui qui se croyait unique, pas eunuque, hein...

Vous l'aurez compris, Ronchonchon, c'est pas une dinde, ni un chapon !

Quel aplomb il lui a fallu, pour ne pas schtroumpfer un plomb, avoir du plomb dans la schtroumpfette.

c'est vraiment une année de schtroumpf, mais qu'importe, lui, au moins, il a un schtroumpf de plomb,

contrairement à Pingouinnot qui cherche toujours son slip !

 

Et voilà, maintenant, il faut qu'il se rende à l'évidence,

ce machin bleu, lui met une schtroumpfenelle... il était là avant lui !

Et ça, il aime pas !

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Défi 512 - Schtroumpfs - thème de la semaine

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

23 juin 2018

Schtroumpf sur la mer (Kate)

Schtroumpf sur la mer 

Sortir sa serviette sous le soleil exactement

Unknown-1 2

 

 

 

 

 

 

 

 

Chanter sous la pluie

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Habiter ailleurs

Unknown-3 2

 

 

 

 

 

 

 

 

Trouver un transat

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Ramasser des coquillages

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Oublier la corrida

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Utiliser les produits locaux

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Méditer grave

Unknown

Plonger en canard

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Faire des photos de pro

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Pour toutes ces bonnes raisons, je ne pourrai pas schtroumpfer au prochain défi mais je vous lirai avec plaisir !

 

 

7 avril 2018

Dans quel état ! (Kate)

Dans quel état !

Les verbes d'état sont:

être, devenir, paraître, sembler, demeurer, rester, avoir l'air, passer pour. 

Les verbes d’état sont là, tout en couleurs et tout droit sortis de « francaisfacile » (tu parles !). Allons, ne soyons pas hystérique déjà ! Utilisons les verbes d’état puisque l’état les met à notre service (et que nous sommes aussi au service de l’état). Délaissons donc aujourd’hui les verbes d’action qui décrivent une action que fait ou subit le sujet.

Non, on ne se prend pas pour Saxo Grammaticus (qui d’ailleurs, comme son nom l’indique à moitié était danois) qui aimait bien la grammaire (puisque que Grammaticus est un surnom lié à sa passion). Tout simplement tenter d’aborder le thème, pour le moins périlleux, sans être hystérique !

être

 

devenir

images copie

paraître

 

images copie 2

 

 sembler

Unknown-3

demeurer

Unknown-1 copie

 rester

Unknown

avoir l’air

images

 passer pour

Unknown-2

Comme on dit, tapez pas, y'en a eu pour tout le monde (de la BD !)...

Remonter jusqu'à Charcot ? Non, pas le boulevard !

Sinon décrire par des mots le mot "hystérique"...

Plutôt quelques images lancées ça et là... simplement... pour sourire (un tant soit peu) d'un thème plutôt sérieux.

Cadeau bonus :

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24 mars 2018

Martine funambule (Kate)

Martine funambule

"En escadrille !"... comme disait un ancien Président, et il n'est pas facile de trouver un vrai équilibre sur le parcours semé d'embûches de la vie...

Allons, soeurs et frères funambules, marchons sur le fil de la vie tendu d'un point que l'on connaît à celui que l'on ne connaît pas. Radieuse, en éclaireuse, Martine regarde droit devant comme il se doit, un bras servant de balancier tandis que l'autre tient la charmante ombrelle, ne se retournant pas sur les facéties des clowns qui s'apprêtent à tomber...

martine-au-cirque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur une couverture plus ancienne, elle est précédée de ce charmant petit ami au canotier de travers ! 

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Je ne concluerai pas sans présenter la couverture originale de 1956 du livre de Gilbert Delahaye où Martine a bien les pieds sur terre et salue en costume de ballerine.

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On nous y explique que Martine réussit tout et c'est agréable comme histoire pour une/un (petite/petit) fille/garçon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, on comprend pourquoi dès le début, page 12 :merci les rêves !

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24 mars 2018

Participation de Venise


Je me suis penchée sur le scarabée,

Il était en équilibre sur une brindille.

J’entendais son cœur battre sous son ventre luisant.

Ces yeux comme trempés dans une encre violette s’étonnaient de ma présence.

Alors il me dit :

Toi et les tiens cessez d’ébranler les piliers du ciel
Avec ta main de glace, ne touche pas les ailes de nos présences de funambule.

La nuit commençait à peser sur la nuque de l’animal quand quelque chose s’est produit.

Un duvet de lumière lentement est descendu le long de la brindille et comme un funambule il m’a pris la main. J’étais dans un état de stupeur, car soudain je savais que je n’avais jamais rien dit d’important.

J’abdiquais devant ce fragile équilibre de toute souveraineté devant ce monde Puis nous fîmes beaucoup d’effort pour retrouver notre équilibre, sa brindille et moi sur le sol trempé.

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Maintenant je me tiens comme une funambule, sous le ciel usé de ce monde.

Au moindre geste je glisse, entre les herbes de vos mots, mais je sais maintenant que cela n’a aucune importance.

Je ne réponds plus aux questions, Tristan et Yseult viennent de fermer leurs yeux pour avoir rompu avec les places qui leur étaient assignées.

D’un bond insensé, ils sont ensevelis dans ce pourpre nuptial qui leur tient de dernière demeure.

C’est le fil de cette étoffe que je tire sous vos yeux ébahis, ce fil que rien ne peut rompre et sur lequel vos pas mal assurés avancent vers moi.

C’est le plus bel instant suspendu au-dessus de l’abîme.

Le scarabée est là accroché à ma robe, plein de la fatigue du jour, son haleine se répand dans le moindre silence.

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Je suis comme une reine en marche vers vous

 

17 mars 2018

Le Coup Villa Lyon (Nana Fafo)

 

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Chapitre 03 : Les indices


 

Episode 09 : Opération Le Coup Villa Lyon

 

Quelque part dans la Sarthe

Dangeul - Hameau Le Couvillon.

 

“Tu t’es bien caché”

“Tu me connais, je sais brouiller les pistes”

“As-tu vu des supers héros ?”

“Non, toujours pas, pourtant je laisse des indices”

“Je comprends pas, cette mission n’est pas plus difficile que les autres, quels indices as-tu laissés ?”

“J’ai été voir des Zébus trop bizarres, Un hibou super chouette, des phoques qui se lamentent, j’ai même été chez des grosses fourmis et des ours polaires”

“ah quand même”

“faudrait peut-être revoir le plan ?”

“tu sais cette opération de Coup Villa Lyon, c’est Davis Rieux qui l’a mise en place, le gars qui a inventé la brosse à reluire. Elle n’est pas faite pour ceux qui ont du vent entre les 2 oreilles, si on peut y passer l’goupillon, je peux rien faire pour eux ”

“on fait quoi alors ?”

“on attend”

“pfff, je vais me laper du lait t’en veux ?”

“non merci... je voulais te demander, pourquoi t’as pas choisi Elincourt et la rue l’écouvillon, c’est bien aussi comme planque ?”

“oui, je sais, il y avait aussi Couville en Normandie dans la Manche, mais bon, yen a deux qui sont passés au Mans, je pensais qu’ils me trouveraient, tu te rends compte ils n’ont même pas cherché, même pas vu les signes”

“c’était qui ?”

“un Pingouin et un Cochon”

“un Cochon ? j’ai jamais fait appel à un Cochon… hum ça doit être un acolyte “

“Bizarre comme choix d’acolyte”

“Tu sais, l’Pingouin c’est un nouveau, il a pas encore l’habitude des signes, si tu le revois dans tes parages, sois plus clair”

“Je crois qu’il s’est fait avoir par la boussole du Yéti”

“ne me dis pas que c’est l’Pingouin qui a Zéba ?”

“ben, oui c’est lui”

“tu connais Yeti il est pas très causant comme gars, il a pas dû lui expliquer”

“le pauvre, il va se galérer…”

“jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il faut la dégoupiller… ou pas”

 

Conversion entre le gars au brodequins vraiment rouge et JP le chat jaune poilu

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 498 - Ecouvillon - thème de la semaine

3 octobre 2020

Imbroglio, quel joli mot ! (Kate)

 

Depuis quelques jours, me voilà plongée à Londres dans la vie d'espion de Nat, sur fond de matches de badminton... de pintes de bières, de verres de whisky.
C'est quoi cet imbroglio ? Un embrouillamini tout simplement et pourquoi faire simple ? Mais parce que c'est compliqué !
"Retour de service" de John Le Carré, oui, le dernier cru, 2020, passionnant...

jlc
D'ailleurs, plus digeste qu'imbroglio, le mot "embrouille" n'apparaît-il pas, page 298, ligne 3 ?

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Style, humour "british", humeurs bonnes et mauvaises, relations bonnes et moins bonnes, anciennes, nouvelles...
Un récit où l'auteur nous emmène dans les rouages du monde actuel comme il va, plus ou moins bien, sur fond de Brexit et autres imbroglios !...

 

9 avril 2022

Leçon de vocabulaire (Jean-Patrick)

 

   Quand j’étais gamin, notre maître d’école M. Lenoir n’était pas des plus commodes ; il tenait à ce qu’on cause bien le français et qu’on utilise des mots de vocabulaire pour dire nos pensées avec précision. Des mots, il nous en a appris. Ce qu’ils veulent dire, j’ai un peu oublié. Quant à les utiliser pour dire nos idées avec précision, c’est dépassé : du moment qu’on se comprend.
   Je me souviens vaguement d’un mot avec lequel M. Lenoir nous a bassinés, un mot bizarre : asymptote. Les cancres de la classe, on avait compris a-symptôme ; ce que répétaient les parents quand on faisait croire à la maladie et qu’ils voulaient nous envoyer à l’école.
   L’autre jour, mon petit fils m’a demandé de l’aider ; il ne comprenait pas qu’un asymptote, c’est une ligne droite qui s’approche indéfiniment d’une courbe sans jamais la couper. Comme je ne me souviens qu’un peu des leçons de M. Lenoir, mais que le gamin passe son permis, je lui ai expliqué que c’était une histoire de priorité dans un giratoire qui tourne sans qu’on en voie la fin ; lui n’a jamais entendu parler d’asymptotes à l’auto-école, et même son moniteur n’était pas fichu de dire qui a la priorité. De toutes façons, d’après son moniteur, si la bagnole ne coupe jamais la route, le chauffard n’a plus qu’à continuer tranquillement, il ne sera jamais inquiété. Ils étaient d’accord tous les deux pour comprendre qu’un asymptote, ça doit être quand les poulets ne sont pas là, alors qu’on les trouverait utiles.
   Bon sang ne saurait mentir. Mon petit-fils tient de son grand-père : il n’aime pas les approximations. Il a fouillé fouillé son dictionnaire (celui que je lui ai offert pour ses dix ans, il voudrait que je lui remplace parce qu’il n’explique pas les mots modernes comme « covid »). Eh bien dans son vieux dico racorni, il a trouvé qu’un asymptote, c’est aussi « une chose vers laquelle on tend sans parvenir à l’atteindre. » J’ai oublié ce que nous a raconté M. Lenoir à ce sujet, mais en vieux de la vieille qui en a vu d’autres, j’ai pu trouver des exemples ; une belle fille à ton goût et que tu n’arrives jamais à séduire ; une bonne paie quand tu bosses dur ou un ticket gagnant quand tu joues au loto. Tout ça, ce sont des asymptotes.
   Quand je vous dis que les leçons apprises au jeune âge, ça vous reste toute la vie. Je suis sûr que M. Lenoir serait fier de moi.

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26 février 2022

Participation de TOKYO

 

Pourquoi ne sommes-nous pas aussi intelligents éveillés que nous le sommes dans nos rêves père ? Chère Cléopâtre ces dernières années toute l’Egypte a vénéré ta présence.

Tes rêves t’ont toujours guidée mais je reconnais que celui-ci me semble plutôt hermétique.

Dans ton rêve me dis tu / tu conduisais une 2 cv ? Elle était recouverte de parchemin en papyrus.

Derrière toi un homme regardait par-dessus ton épaule, il se faisait appeler jésus.

Tu dis qu’il portait dans ses mains un ordinateur.

Il y des choses qui se passent dans cet univers ma chère Cléopâtre qui me laissent sans voix.

Hier soir à notre dernière réunion tupperware avec Ramsès II nous avons bien ri père.

Tu as aucune idée de quoi nous avons parlé.

La dernière attaque de sauterelles, ma chère Cléopâtre.

Non du dernier portable de Néfertiti.

Nos moines peuvent aller se rhabiller père le monde va plus vite que tu ne crois.

Soit prudente ma fille, il y a dans le palais plus de vipères et de crans d’arrêt que de téléphones portables pour ta sécurité.

Que voulez-vous dire père ?

 Je ne vais pas vivre dans l’entre sol d’un bowling sous prétexte que j’ai des ennemis qui veulent ma peau.

Mais père ces portables c’est la fin des grands mensonges.

Tes espoirs dégringoleront comme les pierres de la pyramide de ton frère Cléopâtre.

Pendant quelques minutes Cléopâtre reste silencieuse devant elle s’alignent les pyramides.
le vent chaud fouette son visage . Merci père de m’avoir ramené ici. Elle s’assoit sur le siège royal taillé dans un seul bloc prend la télécommande et se branche sur BFM Egypte.

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18 septembre 2021

largement ! - tiniak

 

L'horizon, bras ballants, peine à faire un sourire

Au jour qui fait le point sur un somme volage

Ricanent des marauds ne planant qu'à la marge

Gorgé de moue solaire, il me pend un soupir

Encombré du désir de reprendre le large

Mais c'est trop, la besogne !

Et, qu'en disent, à flot, les sirènes amies

Non, c'est pas raisonnable; avec ma vieille trogne ?

Tant l'océan m'apprend où loge l'infini !

***

L'heure - tu la connais, c'est la tienne à présent

au gîte qu'il te plaît de rendre familier

ancrant de souvenirs quelque nouvel objet

domptant mon regard fou vers ton ventre apparent

Allant d'un geste, l'autre et le prochain : mystère !

et de cour à jardin, tu répands ton théâtre

tu me dis d'aller mettre un peu de foi dans l'âtre

car ce mois de rondeur est le règne des mères

Rien ne vient altérer ton humeur formidable

ni les bruits de la rue, ni les ciels indécis

ni même les odeurs dont tu connais le prix

car rien ne t'est plus doux que nos coudes à table

Grelote! Brûle-toi ! Montre-moi une écharde...

Mais non, car même si, tu es un bouclier

Il te suffit déjà que j'aille, mon entier

remplir le quotidien comme une promenade

Eh, d'accord ! Vivement que vienne délivrance

L'heure - je le sais bien, sera l'heure d'étai

côte à côte embrassant la petite qui naît

La première a tes yeux, vastes comme une transe !

***

Large farce aux yeux du monde,

l'humaine comédie a des sources profondes.

C'en est toujours l'heur !

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11 septembre 2021

Le t’whist cerveau (Vanina)

 

Le Whist ? Je n’y ai jamais joué.
En Vendée, j’ai vu un jeu d’Aluette. J’ai joué au Barbu au Chien qui pue. Je connais le nom des Dames du jeu français : Judith, Rachel, Argine et Pallas.
Partie comme ça, je pourrais sans doute tenter un abécédaire des jeux de cartes et cartes à jouer ! Mais bon... Je préfère vous proposer un petit dessin.

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24 juillet 2021

Les Étranges rêves de Marcel P. Chapitre 5, Les Bêtises de Combray (Joe Krapov)


Longtemps je me suis bouché les yeux et abstenu du bonheur de rencontrer des gens différents. Était-ce par timidité, par peur de l’inconnu, par conservatisme ou par prudence qu’à petits pas je me retenais de me livrer aux mains des belles étrangères qui vont aux corridas et que j’aimais déjà pourtant quand j’étais un petit enfant ?

Et puis mes parents, des industriels du Nord richissimes et facétieux, m’ont fait cadeau, deux ans jour pour jour après ma naissance, d’une petite sœur qui était le contraire de moi-même. Céleste était et est toujours une risque-tout, une emmerdeuse, une rentre-dedans, une jamais froid aux yeux, une metteuse de pieds dans le plat et en sus de cela une obstinée atypique doublée d’une anticonformiste gagne-petit.

Aujourd’hui que moi, Philippe Marlowe, directeur des filatures éponymes, j’ai atteint la cinquantaine et que nous commençons à être, comme on dit, «bien tapés», ni mes parents ni moi ne nous enorgueillissons de compter parmi les membres de notre famille une employée de la gendarmerie nationale. Même si, à force de coups que j’imagine gonflés autant que foireux, Céleste a atteint le grade de capitaine remplaçant à la brigade de Combray – comment cela peut-il exister, des localités avec un nom pareil ? – j’éprouve toujours un énervement certain à admettre que ma sœur vit dans le même monde que nous… sans faire partie du nôtre !

Il n’y a que mon épouse, Jane, et nos enfants, Bill et Carole, qui l’adorent, même si elle les a surnommés «Pas de plaisir», «Biloute» et «Roubignole». Pour vous donner une idée du personnage, à chaque fois qu’elle nous rend visite au château, comme en ce moment pour fêter Noël en famille, elle refuse d’occuper une des nombreuses chambres libres et préfère dormir dans le véhicule militaire canadien que notre père, collectionneur de vestiges de la récente grande guerre, a conservée dans le fond du jardin avec d’autres reliques de diverses armées en vue d’en faire un musée édifiant pour les générations futures.

- Ch’est m’canadienne à mi ! déclare Céleste avec fierté. J’adore faire du campinche ! Et pis qu’est-ce que j’dors ben dins ch’te carrette-là !
Un que la situation n’enchante pas, c’est Jules Maigrelet, notre jardinier, qui craint toujours pour les variétés de fleurs qu’il crée dans nos serres voisines de l’entrepôt militaire du paternel. Il n’aime pas du tout que Céleste fasse près de ses roses des exercices de jonglage avec des grenades anglaises devant les enfants. Eux s’esclaffent d’entendre l’accent Ch’ti à couper «au coutiau» de notre gendarmette.



***

 

Ce matin, Céleste n’a pas pu faire de grasse matinée dans son gourbi antique. Vu les circonstances, j’ai dû aller la réveiller en sursaut.

- Céleste ! Céleste ! Réveille-toi ! Il y a un mort dans la maison !

- Laiche me dormir, Phi-Flip ! Cha attindra !

- Lève-toi, te dis-je, c’est grave !

- Quo qu’chest, qu’est grafe ? Papy a cassé s’pipe ?

- Non, il se porte à merveille. C’est lui qui a découvert le cadavre !

- Un cadafe ? Eul cadafe eud qui ?

- On ne sait pas. D’après la forme des fesses, toutes petites et maculées d’encre, c’est un inconnu.

- Laiche me l’temps d’m’habiller. J’arrife !

Elle a enfilé une robe de chambre bariolée par-dessus son pyjama en pilou, s’est coiffée d’une chapka russe trouvée dans le musée de notre père et a à peine pris le temps de lacer correctement ses godillots. Quand elle est sortie de l’ambulance calcinée, elle semblait encore plus givrée que le paysage des alentours.

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***

 
Dans la bibliothèque on a retrouvé Grand-père en compagnie de La Rosière – c’est comme ça qu’on appelle notre bonne depuis qu’elle a été élue rosière de son village en 1920, il y a deux ans et qu’elle n’a toujours pas trouvé de prétendant depuis -. Se trouvaient là aussi Jane, mon épouse, et Joséphin Lampion, notre majordome.

Et surtout, devant la cheminée, allongé sur le ventre à même le sol, attirant l’attention de tous les regards, il y avait un homme tout nu, vêtu d’une peau de bête mais ce n’était pas un enfant de Caïn enfui de devant Jéhovah. D’ailleurs, il n’y avait pas eu de témoins à ce meurtre si c’en était un.

Vêtu n’était pas non plus le bon mot. Le corps dénudé était plutôt juste recouvert d’une peau d’âne. Céleste, qui avait enfilé des gants de vaisselle en caoutchouc rose – mon Dieu, quelle allure grotesque tout cela lui faisait ! - la souleva en la tirant par les oreilles. Elle trouva dessous une chevelure brune, un dos chétif et deux petites fesses d’homme sur lesquelles on avait écrit « Rends nous l’art, Jean ! ».

Elle saisit le poignet de l’inconnu, constata que le pouls ne battait plus et déclara.

- C’h’est fini, pour ch’ti lal, les plaisirs et les jours ! Cherchez pas à y faire du bouc’ à bouc’ cha s’rot du temps perdu !

Et pour cause. Tout le monde avait bien vu, du reste, entre les cheveux brillantinés et le dos du bonhomme que la base du crâne avait été défoncée avec un objet en métal doré qui avait été laissé sur place.

Céleste demanda à La Rosière de lui amener un sac pour ranger l’arme du crime mais la jolie jeune fille était à moitié dans les vapes et c’est Lampion qui alla dans les communs exécuter l’ordre. Pendant ce temps-là elle souleva l’objet en tâchant de ne pas tacher davantage la moquette pourtant déjà bien foutue.

- C’h’est quoi ch’machin-là ? Et quo qu’ch’est qu’y a d’écrit, là ? Césure ? Césaire ? César !

Elle mit l’objet doré dans le sac de Lampion et puis elle saisit l’homme aux épaules et retourna le corps.

Un grand cri de stupeur s’éleva ainsi que le silence strident de la bonniche qui s’évanouilla en visionnant la coquillette et les noix de cajou du gugusse (Mais qu’est-ce que je raconte, moi ? Ressaisissons-nous, Philippe Marlowe !).

- Eh ben quoi ? Quo t’ché qu’y a ? Vous l’arconnaichez ?

- Pas du tout !

- Jamais vu !

- Inconnu au bataillon !

- Té m’étonnes, bande eud babaches ! nous dit Céleste en se relevant. J’y comprinds rin à vos cacoules mais ch’bonhomme-là, mi, jé l’connos !

- Tu le connais, Céleste ?

- Je n’sais pas c’qu’y fout là mais ch’est un gars d’Combray ! Quelqu’un d’la haute, comme ti z’autes tertousses. Ch’est ch’ tchiot Marcel !

- Marcel ?

- Marcel Proutch, un rentier qui vit là-bas tout seul avec eus gouvernante !

- Mais enfin diantre, Céleste ! Pourquoi cet individu a-t-il choisi de venir se faire assassiner chez nous qui ne le connaissons pas ? Et qui a fait le coup ? Faut-il appeler la police ou Scotland Yard ? Et c’est quoi cette histoire de peau d’âne ? Et y aura-t-il de la neige à Noël ? Du Christmas pudding ? Céleste ! Céleste ! Capitaine Marlowe ! Pourquoi votre Range Rover est-elle toute noire sur la photo ? Dites-nous tout, Capitaine !

 
***

 
Marcel P. avait la tête très lourde quand il se réveilla mais lorsqu’il se passa la main derrière la nuque il ne ressentit ni plaie ni bosse et ne ramena pas devant ses yeux entr’ouverts des doigts poisseux de sang. Derrière les interstices des volets, un grand soleil semblait prêt à illuminer une autre de ces nombreuses journées d’ennui où l’on n’a plus à cœur que d’écrire de longues phrases insipides en vue d’ennuyer un lecteur inconnu. Quoique…

Mais comme il se méfiait de ses cauchemars à tiroirs de ces derniers jours, il sortit de son lit, enfila sa robe de chambre unie par-dessus son pyjama bariolé, descendit à la cuisine et fut ravi d’y trouver Céleste A., sans valise et sans épuisette, qui préparait tranquillement leur petit-déjeuner. On était bien en 1922 et c’était une journée bien réelle qui commençait.

- Céleste ! Céleste ! Tu peux ranger tes madeleines ! J’ai pris une grande décision après mon rêve de cette nuit ! Je laisse tomber la littérature sérieuse ! Je vais écrire des romans policiers ! J’ai déjà trouvé le titre du premier : « Un cadavre dans la bibliothèque ! »

- Excellente initiative, mon petit Marcel ! J’en connais un que cela va rendre heureux !

- Qui ça ?

- Un grand lecteur belge prénommé Jean-Claude qui ne sera pas obligé de se farcir la lecture de la «Recherche du temps perdu» et aura ainsi davantage de temps pour recadrer au ciseau celles de ses photos où la mer n’est pas horizontale !

Marcel se pinça la chair du dessus du bras pour s’assurer qu’il n’était pas encore une fois en train de rêver mais non, tout était bien réel et c’était simplement Céleste qui était repartie dans ses « divagations médiumniques pour esprit de sel dans la queue du chat ».

- L’idéal pour écrire des polars qui marchent, mon petit Marcel, ajouta-t-elle en servant le thé, c’est de prendre un bon pseudo féminin. Quelque chose dans le genre Alicia Pristi ! Et de toujours faire en sorte que le coupable soit le jardinier !

Bon sang, mais c’est bien sûr, songea Marcel ! Elle a raison ! Une sombre histoire de trafic de cattleyas !

 

29 mai 2021

Un choix qua(i)siment impossible (Vanina)


Comme toujours le temps me manque. Cette fois, pour vous parler des quais de Paris.

J’hésitais entre vous décrire, photo à l’appui, le Quai Saint-Bernard qui accueille le Musée de la sculpture de plein air et en son sein le Jardin Tino Rossi dans lequel j’ai assisté à un cour de danse latine, du tango.
Ou vous conter le Quai de Jemmapes et son Espace du même nom, un théâtre dans lequel j’ai applaudi nombre d’artistes, certains de ma famille. Ce quai devient Valmy et au croisement de la rue Lucien Sampaix, il y a L’atmosphère, un bistrot qui fait référence au film L’Hôtel du Nord où nous aimions nous retrouver après le spectacle.

Avez-vous déjà assisté à un spectacle sur une péniche ? Je pense à la Péniche-Opéra stationnée sur le Quai de la Loire. Papa y travailla comme marionnettiste, entre autres dans: "Opéra-Louffe" ou encore "Wagneromanie-Wagnerophobie".

Fichu temps qui file bon train... Quais de gare... Trop de quais me reviennent en mémoire.
Finalement je choisis cette illustration du quai du Tram de Croix, près de Lille, qui déjà fût mis en ligne pour le blogzine "Fanes de carottes" en 2008, bientôt 13 ans -je vous le disais, le temps passe trop vite-.
D’aiguillage en aiguillage, de quai en quai, la vie est un train, parfois omnibus, parfois TGV.

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17 avril 2021

Klaxon (TOKYO)

 

Je freine, je braque sur la droite si brusquement que le pneu avant noircit la bordure du trottoir ;

Une bouffée de caoutchouc brulé me parvient, ainsi que le sentiment que le trottoir a posé un genoux à terre prêt à chanter maman ; Une chorale de klaxons prend maintenant le relais.

Puis j’aperçois dans le rétroviseur une forme anthropoïde en train de détaler. C’est mon singe André que j’avais perdu au défi 25 de l’année 2019. Voilà je savais vous ne suivez pas .

En fait je ne sais pas trop / un singe un homme ? Une simple milliseconde sépare les synapses qui reconnait à tort la silhouette d’André de celle qui m’informe à juste titre que cette silhouette est beaucoup trop grande pour être celle d’André mon singe disparu. Un soupir profond comme un soufflet de forge emplit la voiture du dyoxide de Carbonne

 

 

Sous mes yeux l’homme se précipite à quatre pattes sous mon véhicule. Un cambrioleur peut être. je klaxonne à mon tour pour le déloger .

Merde ce type est en caleçon !

Ce pauvre gars est fou ou dérange me dis -je

Un coup d’œil à ma rolex en or. Le temps passe je dois redémarrer les klaxons s’intensifient la rue est bloquée . Une chasse à l’homme peut être ?

Encore trente cinq minutes et je vais rater l signature de mon plus gros contrat. Et s’il y avait encore d’autre hommes en slip à quatre pattes dans cette rue ?

Je m’efforce de penser à mon pére . était il plus dangereux quand il buvait où quand il fumait de l’herbe.

J’ai l’impression d’être dans un vieux film d’horreur

 Et qu’il va m’étrangler. Mon vœu le plus cher c’est de retrouver la raison et que ce type en sleep sorte de dessous le châssis de mon véhicule .

 Je vois un bras qui s’agite et je crie / tout va bien mon ami ?

Je sors du véhicule vêtue de mon imperméable Armani  et j’entends le drogue vociférer ;

Je vais t’enfoncer ton allume cigare dans les omoplates !!!

 

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Je me saisis du  maillet de croquet que j’ai habituellement au fond du coffre . Sans savoir pourquoi je guette ce fou . Si vous aviez entendu le bruit du maillet qui s’écrase sur le visage de ce pauvre homme.je crois avoir vu des hiboux tachetés autour de son crâne.

Les gens qui se conduisent de façons sordide n'ont que ce qu’ils méritent . j’ai remis le contact et les klaxons ont cessé.

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Le défi du samedi
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