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Le défi du samedi
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14 janvier 2017

Derrière le mur (Joe Krapov)

DDS 437 le mur (MAP)114154488

Derrière le mur il y a
Des tas
Des tas
Des tas
Des tas de briques
De briques,
De briques et de sacs de ciment
Pour construire d’autres murs

Des murs pour enfermer les gens
Dans l’idée répandue
Que l’Enfer c’est les autres

Derrière le mur il y a
Des murs
Des murs
Des tas de murs
Encore des murs
Toujours des murs

Derrière le mur il y a
Un arbre
Un arbre
Un arbre qui n’apprécie rien tant
Que de perdre ses feuilles à l’automne
Pour devenir sourd à nos chants de guerre
A nos cris et à nos délires

Nous
Nous marchons entre les murs.

Sur ce qui reste de chemin,
C’est-à-dire très peu, au fond,
Nous posons des pas vagabonds
A la recherche de l’humain.

Si nous abattons ces murailles,
Nous le rencontrerons, demain ?

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10 décembre 2016

Cachez-moi ce blanc saint que je ne saurais voir... (par joye)

Stanislas fut bien en place

À Nancy, incrédule,

De voir le roi, de bon aloi,

Coincé dans cette bulle !

 Et le duc, dans sa perruque,

Conquérant de Pologne,

Passa savon à chaque Saxon,

Allant vite en besogne.

 Mais...

Sweet Lorraine, j’ai tant de peine 

Pour l’homme perspicace,

Que je voudrais le libérer

Avec un brise-glace !

 Moralité :

D’un manège, faites boule à neige,

Mais d’une statue, faites pas d’abus.

 

globe à neige

 

3 décembre 2016

Dans la roue de Sebarjo (2) (Joe Krapov)

Depuis qu'on m'a rayé des cadres, je me suis recyclé ! 
Je suis devenu l'archiviste de moi-même. C'est ainsi que pour illustrer ce Défi du samedi je n'ai pas hésité à aller récupérer chez M. Sebarjo, mon très aimable ancien voisin du dessus et Défiant du samedi à ses heures, les haïkus que j'avais déposés en guise de commentaires sous son Tour de France d'haïkiste que je vous recommande chaudement !

 

120429__009

Qui tape à l'étape ?
L'abus de Champagne, roi
Des émois rémois !

97440538

Bonnes intentions :
Avaler quelques pavés
Dans l'Enfer du Nord !

Eh ! Intique ! Intasse !
T'occup's pas dé ch'ti qui passe !
...Sauf si ch'est Inqu'til !

97398790

Fuyez, criminelles !
A bonnes en tandem salut !
Les Papin commencent !


Prisonnier

Le numéro 6 
En traversant le village 
Tente une échappée !

2016 12 02 mona_lisa moustaches en guidon de vélo

Avoir des moustaches
"En guidon de vélo" [sic]
C'est vraiment au poil !

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Pour nous mettre au vert
Faisons flèche de tout bois
Avec Sebarjo !

Pour se mettre au vert 
A Paris il faut passer 
La porte Maillot !

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Comble de malchance :
Attraper l'avarie-selle
Sur le tour de France !

Pour surfer plus haut, 
Un slip de bain à pois rouges : 
C'est pas très malouin !

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Fais preuve d'entrain 
Et rue-toi sans cinéma 
Pour gagner l'Arvor !

Tant que j'aurai forces 
J'appuierai sur les pédales : 
C'est bon pour le coeur.

Et ça rend la main véloce
Pour mettr' les mots à la noce.

Etre souple du guidon
Et sensible aux paysages
Rend agile du crayon.

Dans la plaine et les vallons
Ecrivons et pédalons !


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Le crois-tu ? On a 
Semé les filles et c'étaient 
De bien belles plantes !

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Sur la coulée verte 
Le bonheur de tout Rennais : 
Se la couler douce !

Nuages au ciel ? 
Côte couleur émeraude ? 
C'est Petit-Breton !

Empoigne guidon, 
Bouge muscles et tendons 
Pour perdre bedon !

Pour perdre bedaine 
C'est pas des calembredaines 
Pédale, promène !

DOISNEAU-le-velo-de-tati1949paris

Facteur ! Facteur ! Please !
Have you something for me
In your besace ? No ?
 

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Le ciel bleu à Rennes 
Vous rend plus léger que tout : 
Vous donne des ailes ! 

Le chat de Gelück

Le chat de Gelück 
A l'arrière du vélo 
Chargé d'un pot belge !

251

Vois l'ami comme elles 
Sont en guidon de vélo 
Ses jolies moustaches !

Laissant leurs cyclos 
Ils s'en furent aux Cyclades : 
Vivent les mariés !

L'été, sur les pentes, 
Indifférents, les cyclistes, 
A nos agapanthes

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Automobilistes 
En raison du Tour de France 
Des bouchons à Liège !

Un blogueur fidèle
Au Tour est comme un bavard :
Jamais ne la boucle !

Ranger les valises
Et voir qu'on a sous les yeux
De sacrée sacoches !

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Mignon comme un coeur !
Le vélo rose à Cayeux
M'a bien ré-galet !

Tour-de-france-miniature-3

On traçait des routes
On poussait coureurs et billes
C'était tour d'enf(r)ance.

NOSTALGIE 

Etre dans cet âge 
Où chaque pâté de sable 
Est une montagne !

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Un whisky anglais 
Pour calmer la Tramontane 
Et ma dalle en pente !

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Je la reconnais !
C'est la bicyclette bleue
De la fill' des forges !

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Vélo de pêcheur, 
Très bien pour effectuer 
Des queues de poissons !

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Dans les sacoches rouges 
Du vélo publicitaire 
Un homme sandwich ?

Chez José Arthur, réponse
A l'heure de l'EPOp club !

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Un rêve d'enfant : 
Faire du vélo sans les mains ! 
Sans fesses ? Plus dur !

15 octobre 2016

Notes trouvées sur un microfilm (Joe Krapov)

Que serait S.O.S. sans le message dans la bouteille ?
Que serait l’OM sans sang neuf ?
Que serait l’RO sans Sète ?
Que serait OSS sans dix-sept ?

***

Déjà, du temps de Jason, les espions nous cassaient les bournes.
Ca ne s’est pas arrangé par la suite.

***

Mata_Hari_2

Longtemps Mata Hari.
Longtemps Mata Hari
De ses plaisanteries,
De ses duplicités
Et de ses duperies.
Et puis quand elle a dû se faire hara kiri
Ben Mata n’a plus ri.

***

Sans avoir vu ce film, je sais que Roger Moore
est « L’espion qui m’aimait »

Mais qui est l’espion qui paie P. ?
Qui est l’espion qui tâta ?
Quel espion tond l’thon flingueur ?

***

promotion

L’espion que je préfère
C’est celui qui arrive
Au bout de l’échiquier
Se transforme en esdame
Et s’en revient mater l’esroi de l’adversaire.
Pourquoi est-ce lui que je préfère, ce transformiste au petit pied ?
Parce que j’ai toujours bien aimé les travelos de recul ?

***

Les espions sont partout dans ton ordinateur :
Pour eux c’est du gâteau
De se déguiser en cookies

***

Un barbu, c’est un barbu. Trois barbus, c’est des barbouzes ! (Michel Audiard)
Un « Jamais le début », c’est un « Jamais le début ». Déduis la suite ! (Joe Krapov)

***

2016 10 14 Isaure sous un sombrero

Acrostiche :

S ous mon
P oncho
Y o scroute : nada !

(Ma qué, peut-être qué lé soumbrero il est trop grandé por yo, no ?)

***

Quand on répond par QCM à la question « 3 x 13 », « 39 » marche.
A part ça t’as le bonjour d’Alfred (Hitchcok).

***

L’espion qui venait du froid : c’est qui ce pingouin ?
L’espion qui fout le cafard : Hubert Bonnisseur de la Blatte.
L’espion qui saute sur tout ce qui bouge : James Bond.
L’auteur de romans d’espionnage qui a quatre côtés égaux : John Le Carré.
L’espion le plus mignon : Langelot.
L’espion le plus utile dans un sous-marin : SAS.
L’espion infidèle qui jacasse trop : Notre agent à la Havane.
L’espion aux pattes de velours : un film de Walt Disney.
L’agent double : Blake et Mortimer.
L’agent qui donne l’heure exacte : la troisième taupe de l’horloge parlante.
L’agent très spécial : My UNCLE Walrus.

***

L’espionne la moins sexy de toute l’histoire de l’espionnage : Pauline Carton ! Et pourtant elle dévoile tous ses trucs dans cette chanson que j’ai osé reprendre ! 

14 septembre 2019

Quand je pense à Fernande... (Joe Krapov)

Quand je pense à Fernande

Avez-vous remarqué ? En français on est surtout obsédé par des mots de quatre lettres :

SEXE, MORT, FRIC…

De beaux exemples nous en sont donnés par Georges Brassens dans son œuvre chansonnier.

Passons très vite sur "Mélanie", "Fernande", "La Fessée", "Le Blason", "Le Pornographe", "La Nymphomane" ou "Je suis un voyou".

Citons pour le point 2 "Le Testament", "Le Fossoyeur", "La Supplique pour être enterré sur la plage de Sète", "Les Funérailles d’antan", "La ballade des cimetières", etc.

A part "L’Assassinat", il y a peu de chansons sur le thème de l’argent mais la raison en est simple : la troisième obsession de Brassens, ce n’est pas le fric, c’est le flic !

D’où "Hécatombe", "Le Mauvais sujet repenti" et surtout celle-ci « Le Nombril des femmes d’agents » que je viens d’ajouter cette semaine dans ma guitare. 

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27 juillet 2019

Londres et les Beatles (Venise)

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. John Lennon

Ringo Starr

Paul McCartney,

George Harrison

Vous êtes le feu, la part sauvage que  nous n’éteindrons pas , les braises de vos chansons rougeoient encore dans mes nuits londoniennes.

Dans le repli de ma mémoire, il y a encore Lucy in the sky toute proche et dans un autre creux alvéolé « yellow submarine »

 

Vous n’êtes pas dans notre  passé mais devant nous tous afin que nous brisions nos chaines. Non pas parce qu’il   n’y a pas assez d’intensité dans ce monde mais par ce que vous étiez ce qui nous manque   .

Sur le chemin qui mène à vous entre les quartiers de Liverpool et la tamise j’ai trouvé une plume bleutée d’un geai

Que Georges Harrison portait à son chemisier.

C’est très petit une plume de geai c’est presque aussi inutile que vos chansons diront certains

Mais pas à mes yeux et surtout pas à L’ouïe.

Du coup je vous suis partout où vous avez habité le monde poétiquement.

Le monde se rétrécit tant autour de moi au point d’avoir  le sentiment de vivre au fond d’une clochette de muguet.

Jamais personne n’a autant offert que votre groupe.

Alors que faire de Mieux dans un passage à Londres que de vous saluer vous qui avez fait le passage avec nous.

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20 juillet 2019

Les petits pots de terre (Venise)

 

Pas avant six heures la boutique ouvrira.

Le chant des pots où se cachent les hirondelles.

Ici on a pris habitude de rivaliser avec l’éternité en collectionnant les pots et les cruches.

C’est toujours un étonnement de venir ici .

Une horloge au fond de chaque pot compte les rayons de soleil qui frappent  la terre cuite d’un chant neuf .

C’est une vraie bibliothèque où se terrent les confitures et autres merveilles.

Comme une abeille j’y butine tous les dimanches dans ma robe d’organdi.

La première fois que je suis venue dans cette boutique j’avais six ans.

Je craignais de rencontrer une sorcière derrière les fagots de buches

A six ans on tourne le dos à la fenêtre du réel, on est chargé d’orageuses couleurs et tout a l’odeur du pain d’épice  même ces pots de terre suspendus dans la grande salle.

Aujourd’hui on innove des gerbes de fleurs sortent de chaque pot .

On marie un jeune soldat à la fille du maire. La grande salle est vibrante d’odeurs  printanières et les pots de terre rient aux éclats .

Les notes sortent du piano comme des pétales de roses et la mariée semble tourmentée .

Un pot vient de se briser à son pied. C’est un signe du ciel crient les vielles en applaudissant .

On ne connait bien  le bonheur que parce qu’il te manquera dit l’une d’elle .

L’ambiance devint soudain pesante .La mariée n’était pas une grande malade en phase terminale, elle se saisit d’un pot suspendu  . A peine un vague souffle d’air frais sur la nuque  de la vieille et la voilà sans connaissance sur le sol .

Dis donc walrus j’en ai une bien  bonne

 La prochaine fois que tu choisis une photo avec des pots de terre censure-moi au moindre écart !!

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13 juillet 2019

La photo c'est pas moi ! (Venise)

 
À Force d’être sponsorisées par le nucléaire voilà ce qui arrivera à nos vies.

Retenez votre irrépressible hilarité, tête de nœud et regardez à travers cette image la fin de nos vies une feuille de salade entre nos dents irradiées. Abusons du collagène pour ne rien en savoir. Mais le soir de Noel au pied du grand sapin BADABOUM ça se gâte !!
Votre dernier smiley ressemblera à une couronne mortuaire.Bon ! n’allons pas trop vite cette photo ne dit rien de nos vies d’avant.
Je vois remonter votre taux de glycémie. C’est vrai je n’y suis pas allée avec le dos d’une cuillère à caviar.
Quand nous poserons nos genoux à terre.
Quand la lumière tombera
Quand fuiront nos certitudes
Et que nos désaccords nombreux s’agiteront inutilement dans nos silences
Je repasserai par la ruelle où je t’ai rencontré la première fois.

v

Nous ne  sommes depuis que des rêves de pierre.

20 juillet 2019

Une araignée au plafond (Walrus)

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Au premier coup d'œil avec sa couleur rouge on pourrait penser à un restaurant chinois, mais en y regardant mieux, les pieds des premières lettres de l'enseigne nous enseignent (désolé, j'ai pas pu m'en empêcher) qu'il s'agit d'un resto italien.

Tant qu'à regarder, apprenons-en un peu plus : la vue en contre-plongée et la barrière de protection devant la porte entr'ouverte (question que le client ayant un peu forcé sur le Prosecco, le Chianti, le Zabaione et la Grappa ne s'écrase dans la rue en tentant une sortie majestueuse) montrent qu'il s'agit du premier étage du bâtiment.

L'angle entre les parois laisse supposer que l'établissement se situe à un coin de rue.

Les flasques gainées de paille suspendues au plafond confirment la nature italienne de l'endroit, contrairement au tissu Vichy des nappes et de l'abat-jour qui fait un peu franchouillard rustique.

Vous m'objecterez bien sûr que le Vichy est aussi présent en Italie du nord, ce à quoi je vous répondrai que la cuisine servie dans les restos italiens de mon pays est très souvent d'inspiration plus méridionale : napolitaine, sicilienne, quel est donc l'adjectif correspondant à Pouilles* ?

Pour le reste, je n'en sais pas plus : je n'y ai pas mis les pieds, la photo a été prise en l'an de grâce deux mille deux par mon épouse lors d'une virée entre filles dans la bonne ville d'Anvers (Antwerpen pour les vlamingophones pointilleux).

Non, je n'ai pas parlé de la guirlande d'ampoules colorées courant sous la corniche, mais vous l'aviez remarquée sans moi, alors...

 

*apulien


 

 

2 novembre 2019

Vademecum viens avec moi (Kate)


Viens avec moi... vademecum !

Allez viens, je t'emmène au pays des "pense-bêtes" !

Oui, une sorte de petit guide, d'aide-mémoire portatif pour une spécialité,

un sport, un jeu...

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mais attention, tout n'y est pas et c'est parfois tellement résumé qu'il faut se référer à  (beaucoup) de gros ouvrages !

Commençons par l'impérieux et désabusé vademecum du (parfait) chevalier servant/mari attentionné/amant galant/homme idéal...

Continuons avec l'onirique vademecum du président de la république pour enfants, gourmands, optimistes... Disneyland Paris avant l'heure !

N'oublions pas le plus ancien mais pas si désuet que ça vademecum de l'agent de la RATP avec ou sans poinçonneuse qui travaille sous terre à une tâche répétitive... et qui n'est pas à l'abri du déraillement ou de la sortie de route.

Si j'avais un marteau chien, ce serait Vademecum !

Ah, mais j'ai déjà celui-ci

 

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et celui-là

 

images

 

et encore cet autre !

 

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Vademecum !!!

 

 

9 novembre 2019

Wassingue sur gringue (Kate)

 

Faut dire que ce mec un peu ringue

M'avait fait du gringue

En sortant du burlingue

- Alors, grande seringue,

tu viens mettre deux thunes dans l'bastringue ?

On bouffe, non on n'achète pas de fringues !

Pourquoi j'avais pas osé dire non à ce lourdingue

Moi qu'aime pas qu'on m'embringue

Comme ça ? Pardi,  j'avais zyeuté son flingue...

Que-d-os0-1 2

Et c'est à toute berzingue

Après s'être tapé une meringue

(c'est toujours mieux que du poudingue,

qu'il avait dit,

j'avais pas compris),

qu'on a roulé vers un rade cradingue

Où du sol dégueu au plafond bas tout chlingue,

Là, j'ai senti comme qui dirait ma carlingue

Qui tout à coup se déglingue

Surtout avec cette musique de sourdingues

Les clients multilingues

Ambiance moins de ribouldingue

Que de bourlingue

Dans la fumée à peine si on distingue

Des verres qui valdinguent

Et le louftingue

Qui m'appelle : "Grande bringue,

Va passer la wassingue !"

Moi, une secrétaire trilingue...

C'est dingue !

 

6 avril 2019

Zapotèque (Venise)

 

Les premières années d’Archéologie m’ont demandé d’intégrer beaucoup de connaissances en peu de temps.

Quatre mois plus tard j’étais sur un site de fouille ZAPOTEQUE, J’avais pris la confiance !!

 

J’étais prête à me confronter, du moins je le croyais à toutes les exhumations.

 

Je travaillais pourtant avec des pirates sans vergogne, des dominateurs tout en deltoïdes et sans cou !!

Ces tombes renfermaient au moins cinq milles ans d’inquiétude au regard des cranes fracassés.

Ils avaient tous dû être chassés du paradis.

Voilà ce que c’était une vie d’étudiante. J’étais tout à fait conscience d’avoir gâché toutes les occasions de me la couler douce.

Je n’appartenais pas à un club de lecture à croire que ma nature avait déterminé mon destin.

 

Il ne suffit pourtant pas passer son temps à déterrer des morts pour prendre vite conscience que l’archéologie c’est déprimant. J’estimais alors que c’était là que résidait le problème.

Il y a des relations causales qui servent à établir qu’ici il n’y a aucun espoir de revenir à l’EDEN.

J’avais ainsi l’impression d’avoir été chassée du paradis.

Je ne pouvais tout de même pas donner des leçons de déontologie et d’essayer de démontrer d’une manière légèrement baroque qu’on n’embête pas les morts et qu’ils ont le droit d’emporter leur secret.

Ici il n’avait rien à sauver tout était en cendre je venais après Tchernobyl.

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Je ne vais pas faire durer le suspense trop longtemps j’ai tout largué

Je suis sagefemme ! être postée au début de la vie c’est quand même plus marrant !!

 

6 avril 2019

Les Zapotèques par bongopinot

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Je découvre à la bibliothèque

Un livre sur les Zapotèques

Où les histoires dramatiques

Se mélangent aux endroits magiques

 

J’apprends qu’ils sont d’habiles artisans

Et moi j’entends le chant du vent

J’admire ces lieux intéressants

Et tous ces superbes monuments

 

Je tourne les pages écornées

Des statuettes en pierre taillée

Ornent joliment ces feuillets

Et j’imagine des secrets pas encore révélés

 

Qui seront découverts lors d’autres voyages

Et moi je rêve en regardant les nuages

De leurs richesses et leurs paysages

Espérant y aller pour en révéler davantage

 

 

30 mars 2019

Le yacht (Venise)


L’Autiste s’était replié sur lui-même, tout en gardant une connivence secrète avec l’océan.

Il est tour à tour navire yacht sous un ciel tourmenté.

Si on prête attention à ses silences, on voit qu’il se destine à une grande traversée.

Enfant pirate sur son yacht, il perce le mystère de son existence.

Il murmure aux vagues celles qui contiennent toutes les voix humaines avec la possibilité qu’il s’éveille à l’une d’elles.

Rien n’est sur puisqu’il ne parle pas, seul un crapaud pourrait colorer son langage.

Sa barque est en dormance il attend son heure.

Entre ses mains et sous ses yeux son yacht s’éveille et se déplie.

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23 mars 2019

Un gnome de nos jours par bongopinot

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Je suis un grand homme
J’ai beaucoup de défauts
Mais je ne parle pas faux
Je suis le jeune gnome

Je déteste, je hais
Les palabres inutiles
Les personnes viles
Du plus mauvais effet

Et sans aucun amorti
Je les réinitialise
Décapsulant leur crâne
Et leur cerveau refleurit

Mais je ne pourrai pas
Anéantir du globe
Tous les xénophobes
Leur bêtise et leur pas

Alors assis sur une sculpture
je ne peux que constater
Les murmures d’une société
Et en prendre toute la mesure

 

3 novembre 2018

Mille nuances de gris (Venise)

 

15 jours que j’attends, que je mange sans appétit et à n’importe quelle heure, que je ne sors plus de chez moi, que je me lave à peine, que je vis l’œil rougi par le visionnage obstiné des chaines d’info en continu, 15 jours que je néglige mes amis, mes enfants et petits-enfants qui, lorsque j’en ai la garde, sont nourris de pizzas immondes livrées par des travailleurs surexploités que je note mal (exprès) sur les sites faits pour ça, juste parce que je suis devenue méchante , juste parce que depuis 15 jours, l’insoutenable attente, entretenue par  des scientifiques sadiques souhaitant reprendre le contrôle du climat et cherchant à me faire croire qu’on va sortir de la grisaille .

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De ces fumée, plomb, poussière, muraille… gris éléphant, souris, tourterelle… gris de Payne, de perle, gris gustavien… gris Delacroix, Renoir, Vélasquez… gris administratif… éminence grise, marché gris, matière grise, pouvoir gris, zone grise… faire grise mine, en voir de grises… grisaille, griserie, griseur, feldgrau…

Oui la Grise climatique , avec ces mistigris de l’écologie nous promettant un avenir lumineux si et encore si  on accepte que les crevettes deviennent grises

Je te fais un dessin où tu vois le tableau avec ses milles nuances de gris qui nous attendent.

 

22 septembre 2018

Cognac XO ? Ah non ! (Walrus)

 

J'admets qu'elle était facile mais j'ai pas pu m'en empêcher, sans doute un effet secondaire du whisky de la semaine dernière, ça me prend la tête ces sujets à la noix de Pécan...

En plus, je suis contrarié, j'avais échafaudé un truc à propos d'un peintre de chez nous (Jan Verdoodt) dont j'avais vu sur un blog qui lui était dédié un tableau représentant une femme se dégageant d'un tronc avec encore de-ci de-là des résidus d'écorce sur sa peau.

Mais le blog a disparu ! Même le web m'en veut.

J'ai bien trouvé ceci :

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Mais ce n'est pas très convaincant comme image de la déesse s'extrayant du bloc de bois comme le Baron de Münchhausen de la boue en tirant sur ses bottes.

Comment ?

Athéna n'avait pas de bottes ?

Vous me portez le coup de Jarnac, là !

 

27 juillet 2019

Romane d'apprentissage : Épisode trois (joye)

Eh oui, deux fois veuve dans la même histoire, c’est pas la veine !  Je quittai donc ma Bordighera adorée à la recherche de nouvelles aventures, mais pas avant de vendre le resto et me transformer en modiste.  Les bouteilles qui pendaient du plafond me servirent d’inspiration et mes nouvelles créations faites de paille firent de moi une célébrité – jusqu’à ce que l’ancien amant de mon beau-fils me traite de copiste. Comment pouvais-je savoir que ce stupide panier tissé de paille qu’il portait sur la tête était son idée à lui, je vous le demande ?

Bon, fatiguée par une telle épreuve – ce n’est pas tous les jours qu’on soit traitée d’assassine et de fraude en même temps, hein ? – je décidai de changer de climat.

Alors, c’est à Edinburgh, une ville très cool, que j’établis ma boutique tout près de la cathédrale St Gilles, dans une close (non, la rue, pas la maison ! OH !) qui s’appelait « Coquelanne ».  Oui, non, je ne vous mens pas ! 

C’est là où je créai mon plus grand succès, que j’appelais la Kret’,  un chapeau rigolo fabriqué des gants en caoutchouc que j’avais gardés de mes jours à laver les plats à l'établissement de mon pauvre Otto défunt.hail a cab

Je ne sais pas pourquoi ces petits chapeaux étaient si populaires, mais j’étais bien contente que tant de touristes deviennent « Krétins ». Superbement utiles pour héler un taxi ou un bus ou attraper le bouquet quand la mariée le jette. 

Et puis, si l'on n'a plus de sous lors d'un voyage, extra pour trouver un petit boulot comme plongueuse, quoi. On ne sait jamais où cela mènera...moi, Romane, votre héroïne estivale, en suis la preuve !

Allez, je sais, personne ne meurt dans cet épisode…à part un lecteur ou deux qui en meurent de rire ? Non. Bon. Peut-être à la semaine prochaine.

Jusqu’alors, une petite compil’ par une touriste ricaine qui passa ici à Edinburgh l’année dernière, et non, elle ne fut pas Krétine…fallait qu’elle garde ses sous pour le transport, l'entrée au château, les cartes postales, et du haggis…

27 juillet 2019

Il suffirait (Kate)

Il suffirait

Il suffirait

De presque rien

D'un je ne sais quoi

Pour qu'on décrypte bien

Cette scène où l'on pose

Et comprendre qui fait quoi

0

Il suffirait

Qu'on ne nous égare pas

Vers Avignon

Et son ambiance de rue

En Cité des Papes ne sommes pas

Lorgnons

Vers le Nord beaucoup plus

ian rankin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il suffirait

D'un signe de ralliement

Que sais-je

Un insigne

Un gant

Jaune ou beige

scotland map

Il suffirait 

Qu'on soit porté

Par la foule

Pour sortir de l'anonymat

La musique enflerait

Comme une houle

Et nous réunirait là

Paul McCartney & Wings - Mull of Kintyre (HD 1080p)

Photos de l'auteur : n° 1 Avignon, Place des Corps Saints, juillet 2017

n° 2 et 3 juillet 2019

 

12 avril 2014

Ci-lombalgīt Joe Krapov (Joe Krapov)

la-metamorphose-des-cloportes-a02

Il suffit de changer une ampoule dans sa salle de bains et on se retrouve métamorphosé en Clo-Cloporte. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Franz Kafka, spécialiste du genre qui eut sa petite heure de gloire jadis en raison d’un numéro de transformiste qu’il exécutait dans un cabaret de Prague.

C’est avec des jeunes sots qu’on fait des vieux cons. Cela, c’est paraît-il, de Louis Aragon. Moi je me fiche de cela comme de mon premier slip aéré – c’est aussi de lui – mais mon dos, non : avec le temps, va, comme tout s’en va – oui, gagné, Léo Ferré ! -, il paraît que ma colonne vertébrale a perdu sa courbure en chemin. Pour apprendre cela l’iatrophobe militant que je suis a dû avaler une couleuvre supplémentaire après le dernier lumbago subi et prendre rendez-vous avec un kinésithérapeute-ostéopathe. Très sympa, le gars, pour une fois !

Ca ne m’a pas fait perdre le sens de l’humour pour autant ! Quand je suis rentré de la première consultation j’ai demandé à Marina Bourgeoizovna : « Tu n’aurais pas un annuaire du téléphone pour que je me lave les dents ? ».

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes mais Joe Krapov si. Pierre Lescure et Philippe Gelück aussi. C’est pourquoi il partage ses images, ses citations de Louis Aragon, ses délires verbaux et désormais ses cours de maintien pour internautes à mal de dos récurrent avec vous.

- Chaque fois que vous vous laverez les dents, conseille l’ostéopathe sarthois de Rennes, vous mettrez un annuaire sous vos orteils. Cela vous aidera à retrouver la cambrure naturelle de la colonne vertébrale.
Et de fait, à part les taches de dentifrice sur le pyjama ou sur le pull le matin, ça marche !

La deuxième visite a eu lieu vendredi dernier. Ce soir-là j’ai appris à me métamorphoser en chevalier servant. Toutes les dames qui passent par ici savent très bien que leurs désirs sont des orgues et que je me ferai un réel plaisir d’en jouer. Désormais je pourrai pour elle, en plus, mettre un genou en terre, poser sur le tapis le cœur que j’avais sur la main, appuyer mes deux mains sur l’autre genou allonger vers l’arrière la jambe avec le genou en terre en la faisant glisser, cambrer les reins et me casser la gueule sans me faire mal aux seins : c’est juste vous qui vous fendrez les côtes en regardant le tableau.

DDS 293 ASTERIX_SPHINX-1

Et puis j’ai aussi appris à me transformer en sphinx. « Chic ! se disent les messieurs qui passent par ici, il va enfin la fermer, celui-là ! ». C’est vrai, je les comprends, je suis comme ça, moi aussi : quand on en a plein le cul d’entendre des gens bavards parler pour ne rien dire, on rêve de voir le sphinx se taire.

Mais vous allez voir que ce n’est pas si évident. Pour faire le sphinx, on s’allonge sur le ventre. On pose les deux bras étendus devant soi et on relève la tête. On rapproche les bras en pliant les coudes, on prend appui sur les avant-bras et on relève la tête au maximum.
- Voilà, c’est tout, ça fera 72 euros.
- Rapace !

Nân, je déconne. Le praticien qui m’a avoué être né à 72300 La Chapelle d’Aligné ne me demandera qu’à la 3e et dernière séance en mai de les.
(Oui, de les aligner !)

Pour terminer, puisque me voilà devenu sphinx, je ne résiste pas au plaisir de vous soumettre à la question. Notre atelier d’écriture « en vrai » du mardi à la salle Mandoline s’est en effet métamorphosé la semaine dernière en fabrique de questionnaires cinéphiliques. A vous, cher(e)s Oedipes in the dark, de donner les titres des films évoqués, ci-dessous

Une robe blanche soulevée au-dessus d’une bouche de métro ?

Un charlot portant moustache joue au ballon avec un globe terrestre ?

Un défilé de mode ecclésiastique avec des chasubles qui clignotent dans un film italien du siècle dernier ?

Un parapluie orné d’un perroquet au bout du manche et ce perroquet parle à une dame à chapeau chargée d’éduquer deux enfants ?

Un rideau de douche et un couteau ?

Quatre notes d’harmonica dans un film de Sergio Leone ?

Un couple qui écarte les bras au milieu de l’océan ?

Jean-Paul Belmondo avec le visage peint en bleu ?

Une femme nue allongée sur un lit et qui demande à son amant « Est-ce que tu les aimes, mes fesses ? » ?

Deux hommes dans un canot à moteur. L’un des deux, habillé en femme, enlève sa perruque et dit : « Je suis un homme ! ». L’autre répond « Personne n’est parfait ! » ?

Un gamin tout nu dont le nom évoque un chapeau a bien du mal avec le conditionnel ?

Un type en pantalon bleu à rayures blanches fait tomber le nez du sphinx ?

Si le nez de Liz Taylor n’avait pas été ce qu’il fut, la face du monde en eût été changée ?


P.S. Je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler des métamorphoses de libido vide en désir de rata et que je n’ai pas placé non plus « Métamorphose où j’ai mon doigt ! ». J’espère que d’autres y auront pensé à ma place !

19 mai 2012

L'art vulgaire est de retour (Joe Krapov)

J’ai toujours la chair de poule quand je pénètre dans un musée. Mais je m’illusionne : Isaure Chassériau, en chair et en os, ne viendra pas à ma rencontre pour me dire qu’elle a aimé les aventures que je lui ai inventées. Ou pour se chicorer avec moi en me traitant de tronche de cake. Qu’elle surgisse d’un seul coup dans cette exposition d’oeuvres de Léonard de Vinci serait un peu fort de café.

DDS 193 mona_lisaUne fois cette première appréhension passée, il me faut mettre les bouchées doubles et jouer des coudes comme tout un chacun pour m’approcher de la Joconde. Mona Lisa ! Cette fille-là, mon vieux, elle est terrible ! Et l’offrir en pâture à des régiments de touristes japonais au Louvre c’est comme donner de la confiture à des cochons ! Notez que je n’ai rien contre nos amis les Nippons bien nippés mais ce n’est pas la peine d’avoir inventé le Nikon, le Canon et le Minolta pour venir se presser comme des citrons devant le tableau et faire chou-blanc photographique : un flash, devant une vitre, tu ne vois que le flash sur la photo, eh, cornichon ! Je sais bien que vous avez les pieds en compote et l’esprit en capilotade après avoir expédié Florence, Venise, Amsterdam et Bruxelles en quatre jours mais quand même !

De toute façon, cette fille nous rend tous fous. Même les Allemands, gens d’une extrême sagesse, déclarent désormais devant le chef-d’œuvre : « Ach so ! Das ist Da Vinci code ! ».

Mais bon, faisons comme tout le monde et jetons un œil à cette croûte. Tâchons de comprendre pourquoi il y a lieu de se faire envoûter et de devenir le dindon de la farce. Certes, Mona nous tient la dragée haute avec son petit sourire en coin et l’air mi-figue mi-raisin de celle qu’on dévore des yeux, qui a de l’estomac et aussi les moyens de te rouler dans la farine. Mais est-ce que toutes les femmes ne sont pas un peu comme ça ?

Et à ce moment-là, pour plomber ma croustillante théorie, il y a Isaure Chassériau qui me balance sa légende urbaine préférée :

- La Joconde, Joe Krapov, c’est un homme ! Comme Sheila ! ».

En général, je digère mal ce genre de plaisanterie et cet humour assez GLLOQ. Je deviens comme tous ceux qui ont vu la moustache ajoutée par Marcel Duchamp à la binette de la donzelle et en sont restés comme deux ronds de flan. Au lieu de se fendre la frite, le gratin aime assez à se scandaliser, cela permet de discuter le bout de gras dans les salons où la marquise sucre les fraises et où Marcel jadis trempa sa madeleine (il s’était embarqué sans biscuits !).

Léonard a-t-il peint son giton ? Faut-il en faire tout un fromage ? Il y a plus de cinq cents ans Gala Voici et Closer n’existaient pas. On ne trouvait pas encore des conseils pour garder la ligne haricot vert dans les gazettes de l’époque, noyés entre douze pages de pub pour surgelés de luxe et l’horoscope des lions : « Ne ramenez pas trop votre fraise aujourd’hui, sauf si vous venez d’être élu Président d’une république ».

Comme ces ragots sur les « people » me font bâiller ainsi qu’une huître et qu’Isaure, pour le coup, m’ennuie, je traîne mes guêtres un peu plus loin et me retrouve nez à nez avec « L’Annonciation », directement importée depuis la Galerie des Offices de Florence.

DDS 193 annonciation

- Je suis désolée de soulever un lièvre, me glisse à l’oreille Isaure Chassériau-Lecrampon, mais la jeune Vierge à qui on vient dire qu’elle aura droit à un lardon sans même passer à la casserole avant, on n’a pas l’impression que ce soit la fin des haricots pour elle, tu ne trouves pas, Joe Krapov ?

- Les voies du Seigneur sont impénétrables, Isaure. Personnellement j’aime surtout l’ange dans ce tableau. Il, ou elle, a l’air assez peu concerné par son message à la noix de coco. Si les anges avaient un sexe et qu’il fût masculin, je dirais même que ça lui casse les noix, d’annoncer, tout sucre et tout miel, à l’heureuse élue que les Dieux de l’Olympe ont encore mijoté un mauvais coup et que c’est elle la victime. Mais maintenant qu’on lui a mangé le morceau, Marie, la moutarde ne lui monte pas au nez parce que…

- Moi, ce qui me troue, m’interrompt Isaure Lamalpolie, ce sont les bouclettes des deux morues. On ne donne pas l’adresse de leur merlan dans l’audio-guide ?

DDS 193 dame-a-l-hermineJ’essaie de semer le fantôme déchaîné d’Isaure – et ce n’est pas du nougat ! – et je me retrouve devant « La dame à l’hermine ». Ca ne mange pas de pain de le dire, ce portrait est une réussite. On marche sur des œufs pour ne pas troubler ce moment-monument de grâce pendant lequel la jeune fille à la résille semble tourner la tête vers quelqu’un qui lui cause. Et l’hermine immobile, avec sa patte gauche levée, est comme le symbole absolu de l’aristocratie : pour cet animal-là toute la maisonnée est aux petits oignons et l’on pense à Baudelaire : tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté…

- Oseille, oui, Joe Krapov ! Je l’ai bien connue, ce sac d’os ! A l’époque je me faisais appeler Isaura Chasserio avec un « o ». Elle, c’était Cecilia Gallerani. C’est son mec, Ludovic le more qui avait tout le blé. Il l’a pour ainsi dire tirée du ruisseau, elle a juste eu le cul bordé de nouilles…

Il ne faut pas pousser grand’mère dans les orties ! Trop d’Isaure tue Isaure ! Je m’enfuis en courant et je sors du musée. J’avoue, j’ai fait le mauvais choix. J’aurais mieux fait d’aller visiter l’expo du douanier Rousseau. Là ils ne l’auraient pas laissée passer, l’étrangère à la robe rose qui a tant à déclarer. Finalement, ils n’avaient peut-être pas tort, les autres avec leur slogan « FRONTIERES ! »

Tu parles, Charles ! Va-t-en lutter, toi, contre ton ennemie intérieure, quand elle utilise tes propres armes !

7 mai 2022

Attention par bongopinot

bongo

C’est le roi de l’entourloupette

Avec sa jolie casquette

Et son petit nez en trompette

Attention il n’est pas très honnête

 

Il est rusé comme un renard

C'est un filou très débrouillard

De ses combines il n’est pas avare

Si vous le rencontrez, changez de trottoir

 

Car c’est l’empereur des mauvais tours

Avec son humour et ses calembours

Prenez garde à ses discours

 

À ses manœuvres hypocrites

À tous ses procédés habiles

Sinon il vous rendra la vie impossible

 

23 avril 2022

Soeur de coeur par bongopinot

bongo

 

J’ai eu une colocataire

Au beau visage lunaire

Elle n’était pas amère

Elle était plutôt solaire

 

Toujours souriante

Calme et sereine

 Tout autant loyale

Et d’humeur égale

 

Elle a connu bien des épreuves

Mais avec la vie elle manœuvre

Je lui ai un jour ouvert ma porte

Malgré son quotidien galère

 

On a vécu en colloque pendant deux ans

Puis poussée par un grand vent

Elle est partie en Angleterre

Puis en Martinique à Grand’Rivière

 

Elle venait me voir chaque année

On parlait des souvenirs passés

Et puis il y a cinq ans elle est revenue

On est voisine bien entendu

 

Ça fait trente ans que l’on se connait

Même éloignées on s’écrivait

On est toujours resté très proche

Avec ou sans rien dans les poches

 

C'est ma petite sœur de cœur

L'avoir près de moi n’est que bonheur

Dans les bons et mauvais moments

On se soutient on va de l’avant

 

13 juillet 2019

Il suffit (Kate)

 

Il suffit
de passer le pont
qui va de juin à juillet
de prendre ce tournant
de lumière
avec un panier
un sac en bandoulière

Il suffit
de voir une photo
de fontaine
de verdure
pour avoir un déclic
sortir de la routine
pour aller musarder

Il suffit
de peu de mots
pour se reconnecter
et participer
à ce défi
du samedi
merci

k

17 février 2018

EPOPEE ANECDOTIQUE (JAK)

 

Voici le premier trimestre terminé. Vincent jeune prof.  de collège  connait maintenant bien  ses élèves.

Pour l’instant, ils sont avachis sur leur bureau,  l’œil un peu absent, complètement désintéressés. Ils arborent tous le jean déchiré,  leur involontaire uniforme.

Cependant aujourd’hui relaxe, Vincent  veut rester cool, la veille de vacances c’est prometteur de galéjades.

Au fond de la classe il y a Titouan, jamais volontaire pour passer au tableau.

Vincent lui demande d’avancer pour  exposer ses projets concernant  les vacances à venir.

Tituan, bougonne,  je t’en foutrais des vacances, avec ma mère cette acariâtre qui se plaint sans cesse, elle va me faire travailler comme d’hab. je préférerais rester  à l’école.

Vincent compatissant,  lui réplique, avec toute  la puissance de son vocabulaire

Alors votre mère est ainsi une atrabilaire ?

Tituan  n’aime pas se sentir insulté,  comme il a l’esprit de famille un peu hérissé, il ne supporte pas que sa génitrice soit ainsi  vilipendée,- même si il a de sérieux différents avec elle -  il voit  rouge, se jette sur le prof, lui casse ses lunettes.

Vincent le mène chez le dirlo  - Explications musclées

Titouan est renvoyé dans  ses foyers : 15 jours à pieds

Le lendemain, la mère, irascible telle  une hargneuse furie, paraît suivie de  toute une flopée de congénères  dont elle a requis l’’aide protestataire.  

C’est l’émeute dans la cour du lycée

Le dirlo pour calmer ce beau monde concède que Vincent y est  allé un peu fort en traitant la mère de Tituan d’atrabilaire.

Devant ses plates excuses la tension tombe

Vincent est profondément déçu.

En septembre,  Vincent déserte l’enseignement.

 Il renonce,  comme beaucoup d’autres collègues, à se battre contre des moulins à vent.

Il gardera pour lui  tout son vocabulaire, ces mots  qui structurent, et permettent de véhiculer  la pensée.

Son oncle, lui a demandé de venir lui prêter main forte,  dans son asinerie où il s’est spécialisé dans l’élevage d’ânes en culottes *

 

ja

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Le défi du samedi
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