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Le défi du samedi
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30 janvier 2016

Va donc éh garé ! (Walrus)

 

- Chérie, t'as pas vu mon Vargas ?

- Lequel ? (à question idiote, réponse idiote, je les possède tous)

- Le petit !

- Ah, y en a un petit ?

- Ouais, y en a un petit, mais c'est bon, je vais continuer à le chercher...

Faut dire que chez moi, retrouver un livre, c'est pas de la tarte ! Et l'inquiétude augmente en proportion inverse de l'épaisseur de l'opuscule. Et celui que je cherchais n'était pas bien épais, vous voyez l'angoisse.

Sans vouloir faire le mauvais esprit, s'il y a bien un adage qui s'applique au livre, c'est celui qu'on utilise en général pour les amours déçus : "Un de perdu, dix de retrouvés". Même qu'à force de contempler ces anciens amis dont on avait oublié jusqu'à l'existence, on en vient vite à oublier celui qu'on cherchait. Mais ça n'empêche pas de continuer.

Vous angoissez pas, j'ai fini par le retrouver. Je l'avais glissé sous l'avant de l'imprimante, ce qui évite qu'elle crache dans l'enthousiasme du travail accompli ses documents sur le sol.

Et pourquoi donc cherchais-je ce livre enfin retrouvé me demanderez-vous ?

Parce que Fred Vargas est une chercheuse (en archéologie de surcroît) et que je savais pouvoir compter sur elle lorsqu'il s'agit d'évoquer le désespoir de la perte et le bonheur des retrouvailles.

Un petit extrait ?

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"Critique de l'anxiété pure", ça s'appelle.

 

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22 février 2014

J'ai tout vu ! (Walrus)

De ce terreau nourricier qu'était l'œuvre de l'immense auteur français surgissait  à présent une profonde forêt, image de ce qu'avait coûté à la nature l'édition toujours renouvelée, en d'innombrables formats et collections diverses, de ses élucubrations aristoguignolesques, fléau qui n'avait eu de comparable à ce jour que la déforestation massive de la planète par les planteurs d'Elaeis guineensis Jacq attirés par les bénéfices tout à la fois honteux et plantureux des pirates de l'industrie agroalimentaire, ceux-là même dont on raconte qu'ils ne sont guère à cheval sur le respect du bœuf, fût-il sur le toit.

Mais je m'égare ! Un peu à l'image d'Albertine (prénom obtenu en associant intimement Alice et libertine) perdue dans la forêt dont question ci-dessus et la parcourant en tous sens autant que pédestrement depuis que son cheval s'était emplafonné sur un arbre en bois dur, transformant la fière et fringante amazone que fut sa cavalière en sauvageonne coureuse de bois.

Son huit-reflets élégamment drapé d'un vaporeux voile de soie était irrémédiablement perdu, lui qui avait à l'instar des carrosseries déformables de nos modernes automobiles encaissé la majorité du choc protégeant ainsi la cervelle d'oiseau (voir défi précédent) de la charmante écuyère.

Elle avait donc abandonné la chose auprès de la dépouille de l'animal qui, contrairement au casoar, était dépourvu de casque autant que de haut-de-forme protecteur et n'avait donc pas survécu à cette rencontre inopinée avec le géant de la forêt qui s'était subitement dressé devant lui dans sa course effrénée.

Depuis le temps qu'elle errait à travers la futaie, elle commençait à se trouver peu futée elle-même de n'avoir cédé à cette pulsion libératoire qui l'avait fait se précipiter au triple galop dans la forêt pour échapper à son geôlier que pour s'y retrouver tout aussi irrémédiablement prisonnière que dans la sombre demeure de son bourreau.

C'est en ressassant ces funestes pensées qu'elle se trouva soudain nez à nez avec un mur lequel lui sembla de papier. Elle tendit la main, palpa la matière, aucun doute !

"Oh, une maison japonaise !" s'écria-t-elle tout en ajoutant immédiatement, car elle  était auvergnate, "Ch'est gai cha !" Et elle poussa la porte.

Mal lui en prit, car comme les portes des maisons japonaises traditionnelles se glissent mais ne se poussent pas, elle défonça le panneau de papier pour tomber à genoux devant un jacuzzi où macérait un vrai, un dur, un tatoué de chez tatoué, en un mot : un yakuza !

- Sabre de bois! s'écria ce dernier, fervent adepte du kendo, Vous être défoncée, parole ! Pas parce que vous vautrer vous sur tapis persans avec copain en marcel que vous devoir aussi fumer moquette, même si persane qualité supérieure est, vous contenter plutôt vous de cigare à moustaches d'ami à vous, Baronne !

- Je ne suis pas Baronne, même si j'ai noble allure, je m'appelle Simonet !

- Baronne Simone est, je savoir source sûre !  lui répondit le baigneur tatoué.

- Simone l'est peut-être, mais moi je suis Albertine, la libertine...

- Ahah ! Vous être sorte Geisha ? Vous jouer Shamisen ?

- C'est parce que vous marinez que vous me parlez de misaine ? Seriez-vous capitaine au long cours ?

- Longs, courts, falloir choisir, vous pas pouvoir avoir deux, mais peut-être moi pouvoir trancher en biais , shah ! Grand coup katana, lames japonaises parfaites pour tailler cheveux belles dames...

- Mais, cet animal veut saquer ma coiffure !

- Saké ? Femme pas boire saké, plutôt faire thé matcha...

- "Femme faire thé matcha..."  Non mais tu t'entends ? Je vais te faire infuser,moi, gros macho !

Et elle plongea dans le bain à bulles.

Ce qu'il advint par la suite nous restera à jamais inconnu, la diligente domesticité japonaise s'étant précipitée pour réparer le panneau à grand renfort de papier de riz (wagami).

 

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14 décembre 2013

Tango (Célestine)

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J'aime les furieux et époustouflants escarpements de la passion qui s'envole, en me faisant oublier la sagesse, juste le  temps d’un frisson. Jupon qui virevolte, lèvres rouge sang,  regard de braise, talons aiguilles,  bras en tenailles autour de la taille, la fièvre et le tourbillon qui soulèvent, enivrent et enivrent encore, jusqu'à ce que le petit jour demande grâce à la nuit...
Tu peux sourire, temps assassin, sadique mendiant qui me tend sa sébile en salivant sur tes dents jaunies! 
Tu sais bien, toi, que la saison des fleurs passe. Tu grignotes mes heures avec la patience d'une souris. Tu m’observes, avec tes yeux de saumon bouilli, dans cette lutte perdue d’avance, tu me regardes m’étourdir, m'abandonner à la danse jusqu'à l'épuisement.
Tu vois, je me fabrique des souvenirs. Pour le temps d’après. De salutaires souvenirs à conter à des petits-enfants ébahis, quand mes jambes ne me porteront plus…
C'est ma façon dérisoire mais exaltante de te tromper, maudit temps!
Ma vie est un tango argentin, un surprenant cocktail de musique sauvage en caraco de soie, de jubilation, d’effleurements et de nostalgie.
14 décembre 2013

RYTHMES ………. (Sergio)

Il s’était réveillé contraint, le réveil numérique n’avait pas fonctionné.il était transi de froid.il se leva dans l’obscurité la plus totale. Aucun témoin de veille d’ordinateur ne scintillait dans cette pièce de repos sans fenêtre .après s’être écrasé l’orteil gauche il trouva sa frontale, s’habilla, et partit au petit trot comprendre ce qui se passait. Comble du problème il était seul dans cet observatoire perché car Piotr, son collègue avait dû redescendre hier par la dernière benne, victime de fortes fièvres. Le remplaçant arriverait demain, surement Pierre. Il aimait bien cette veille hivernale, cette parenthèse, sa parenthèse. Quand les programmes s’interrompaient pour l’hiver les équipes regagnaient des altitudes et des températures plus clémentes.  II était seul depuis longtemps alors seul en bas ou seul à l’observatoire il avait vite choisi. Par contre ce matin il était seul pour gérer cette panne d’électricité. De surcroit les systèmes de secours n’avaient pas fonctionnés. Au bout du tunnel il arriva dans la salle du groupe de secours, tout avait l’air normal. Le groupe démarra du premier essai et le courant se précipita dans l’installation. OUF il était temps d’aller déjeuner. De retour à la base, expression qui désignait l’endroit  où se réfugiaient les deux gardiens-chercheurs. Il se fit sa théière du matin en chauffant l’eau sur le bec bunsen. Le matin du mélange « caravane » et le soir vers dix-sept heure une autre de « Earl Grey ».Ces deux thés rythmaient sa vie. Machinalement il regarda sa montre –neuf heure trente- ???  c’est impossible pensa-t-il .il décrocha le bracelet et écouta le tic-tac parfait. Quand même une Master control de Jaeger&Lecoultre , un mouvement mécanique automatique jurassien ne pouvait se tromper. Il regarda par l’oculus vers l’immense plaine presque trois mille mètres plus bas t ce qu’il vit le stupéfia.il n’y avait pas fait attention, plus aucune lumière. Il leva les yeux vers les étoiles vers la voie lactée

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et ce qu’il vit le pétrifia. « Les étoiles se sont arrêtées »  il se dit cela à lui-même et à haute voix. Cela n’avait pas de sens. Sa montre indiquait 9h30. le ciel indiquait qu’il était minuit et le soleil ne se levait pas à l’Est. En bas pas la moindre petite lueur.  Il essaya de téléphoner, faxer, mailer mais plus rien ne semblait fonctionner. Pour vérifier il lança un programme de surveillance automatique de la courbe de rotation de certaines galaxies. En ce moment il espionnait une certaine Galaxie spirale M33 du Triangle, c’était sa plus proche voisine et cette dernière ne tournait pas comme elle aurait dû tourner. Mais là, NOM DE DIEU elle était figée. Il se précipita pour écouter son plus vieux compagnon le pulsar PSR 0531+22 qui éructait trente-trois fois par seconde  dans une large fréquence. Depuis 1054 où il fut observé par un collègue chinois il rythmait tel un métronome le cœur de la nébuleuse du crabe.

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Il s’était tu, lui aussi. L’univers avait perdu le rythme, la petite musique qui rythmait sa course. Cela contredisait toutes les théories élaborées mais force était de constater que tout tenait en équilibre. Il n’avait pas d’explication sauf à imaginer que nous étions arrivés à l’expansion maximum  pour entamer une phase de contraction. Il aurait dû rayonner de bonheur car cela validait une théorie qu’il avait soutenue, souvent sous les quolibets mais dans son hypothèse cela se passait dans 37 milliard d’années. La comme acteur dans la pièce THE BIG CRUNCH  il trouvait soudain le scenario un brin tragique. Nous étions dans une phase de singularité, un entre deux sans mouvement, sans  rythme. Il aurait adoré faire une thèse sur ce phénomène mais la gravité de la situation lui interdisait d’en rire encore que il valait peut-être mieux en rire tant qu’il était encore temps. Il, enfin ils étaient bloqués sur la face désormais non chauffée par le soleil.la température allait chutée. Il décida de noter cette évolution en Kelvin vu ce qu’il supputait cela saurait plus pratique. Cette position figée face au noir sidéral signifiait l’arrêt de tous les rythmes qu’il avait aimé. Plus de saison signifiait, oublié le retour du printemps l’ouverture de la pèche à la truite ; le même matin à intervalle de 12 mois sur le même ruisseau, oublié l’été, ses salades grecques, ses tomates gorgées de soleil et les bouteilles de Cassis. Oublié le cycle travail, vacances, week-end, oublié les générations se succédant depuis des temps immémoriaux. 

Température extérieure = 263K

Il repensait aux rythmes des marées, les vagues, le sac et le ressac. Ils avaient adoré, avec son épouse ce bout de Bretagne. Elle était heureusement décédée. C’était la première fois qu’il tirait un bonheur de cet évènement. Elle aurait été terrorisée.il pensa à tous ses amis, collègues et tous les autres perdus dans une peur noire.

Température extérieure = 255K

Il repensa au rythme des élections, puéril dorénavant.  Tout ce qui avait fait la vie des hommes, des civilisations, naissance, vie, décès, cette respiration immuable venait de cesser.

Il repensa avec bonheur au Défi du samedi, au rythme qu’il impulsait sur ces semaines. Samedi matin découverte du défi puis après quelques pétrissages il mettait la pâte dans un coin de son cerveau pour qu’elle lève, tranquillement. Dès le lundi matin il avait une idée de ce qu’il allait cuisiner avec ces ingrédients et  jusqu’au mercredi après-midi il travaillait par petites touches, en  précuisaient certains puis  les réservaient,   assemblait sans précipitation, rectifiait l’assaisonnement, épiçait certains textes trop fades à son gout, réduisait en cocotte les bavardages   . Le vendredi il dressait l’assiette et envoyait en salle.  Et hop ! Un kebab revisité par Lafontaine pour la table 275.

Température extérieure = 250K

Dans ce silence absolu il devinait le ronflement binaire du groupe électrogène. Ce serait surement le dernier rythme de sa vie. Quand il arrêterait de produire de l’énergie ce serait la fin. Il décida donc de s’offrir un dernier repas digne de ce nom. Il descendit à la réserve et remonta un Chablis grand cru de chez E-Defaix .quel beau rythme que celui de la vigne. Il accompagna de trois tranches de pâté en croute pistaché, d’un saucisson entier et de 6 rigottes de chèvre. Il programma sur son PC relié à son installation HI-FI quelques disques qui l’avaient accompagné, qui avaient bercé ses nuits de doute et ses longues séances de travail ou, tout en fredonnant et battant le tempo avec son genou droit il réfléchissait.

  • Patricia Barber –companon
  • Miles Davis – so what
  • Stan Getz – Anniversary-concert à Copenhague

Cela agaçait sa mère. Un peintre en bâtiment peut siffler en travaillant, pour rythmer son ouvrage mais pas lui ???

Température extérieure = 245K

Ce Chablis, quel tempo et quelle résonnance. Normalement il ne digérait plus très bien et surveillait son cholestérol mais il avait jugé que cela n’aurait plus d’importance.

Température extérieure = 240K

En s’attaquant à la bouteille de Lagavulin 16 ans d’âge qui clôturait ce concert gastronomique il songea que l’hémisphère nord allait être lyophilisée par le froid  et l’hémisphère sud carbonisée par un soleil ardent qui ne se coucherai jamais.

Température extérieure = 235K

En bouche ce single malt, un pur bonheur, tombe d’abord dans des notes marines sur fond de réglisse puis un final, quasiment du Verdi marqué par des notes délicates & boisées .un opéra ……..

Température extérieure = 230K

Miles entamait SO WHAT .Il entamait la deuxième moitié de sa bouteille de whisky.43° dans les veines et presque autant en négatif dehors. Il aurait bien aimé observer ce qui se passerait à l’approche de 0.0000001 K, l’installation d’une certaine entropie, une totale immobilité des particules élémentaires, l’arrêt du rythme nucléaire. Il imaginait les neutrons arrêtant leur samba endiablée autour des demoiselles proton et neutron.

Température extérieure = 213K

Le martèlement sourd du groupe s’arrêta et s’installa un silence sidéral.

Il but le reste de la bouteille pour anesthésier le dernier rythme qui battait encore, son rythme cardiaque.

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7 mars 2015

Fermé pour cause d'inventaire à la Prévert (Joe Krapov)

Au Bazar du Bizarre, si l’on fouine au hasard, c’est fou ce qu’on dégotte !
Un buste en bronze de Bizet sculpté par Jean-François Bizot,
Le portrait de Guizot peint au couteau aiguisé par Bézu,
L’arbre généalogique du bacille imbécile qui un jour décima toute la bande à Basile, ceux-là qui bizutèrent la belle Cé-Célimène à leur bal des oiseaux,
Un coup de boule de Zidane, un coup de corne de brumes humides du BZH (Breizh), une corne de Belzébuth,
Une lettre de Balzac pour déclarer sa flamme à sa cousine bête pendant que son cousin ponce,
Une autre lettre d’Olivier Besancenot pour candidater à la présentation de Nulle Part Ailleurs (mais non, Antoine, je déconne !),
Une besace de facteur (encore Besancenot ?) sur laquelle a reposé la tête de Booz endormi (natif de Besançon, Victor Hugo en rut, lorsqu’il la découvrit en perdit ses bésicles !),
Un bison pas futé perdu dans le blizzard parce qu’il a raté la bretelle qui menait à Bazouges-La-Pérouse,
Un vieux plan de Byzance ayant appartenu à Bajazet,
De sable et d’azur le blason de Blaise de Monbazillac 2 dit le Moelleux,

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Un Mexicain basané sniffant du basilic,
Un bison ravi,
Un blues écrit par Count Basie,
Un boson né sous X dans un boxon de Buzenval,
La rive gauche du Zambèze,
Un parlement de Bretagne qui s’embrase quand on trouve son point G ou quand on lui dit un conte léger d’Anatole Le Braz (ça n’existe pas !),
La règle du jeu de zanzi que l’on joue dans le métro et aussi dans les bars de Zanzibar avec des gens zarbis aux yeux exorbités,
Un zébu qui bosse du dos, qu’un drôle de zèbre appelle the boss et qu’a peint un rapin surnommé Scapin, membre de l’école de Barbizon,
De vieux blazers et des blousons des blues brothers,
Un nœud de vipères et une folle mouche du coche ayant appartenu à Hervé Bazin,
Un uniforme de bachi-bouzouk avec le bazooka ad hoc,
Un sécateur géant pour tailler les bonzaïs balèzes,
Une paire de ciseaux pour tailler en biseau la barbe du bisaïeul,
Une bizyklette bleue pour les pays lipogrammatiques dans lesquelles la lettre « c » n’existe pas,
Un astéroïde bizarroïde en forme d’hémorroïde ovoïde,
Une photo de Marcel Bozzuffi déguisé en Bozo le clown,
Le baise-en-ville de l’évêque de Belzunce,
Un jeu de bésigue pour ceux qui vont vite en besogne dès lors qu’il s’agit de tricher,
Une virole de bec bunsen du Bas-Empire,
La partition de « La Biaiseuse » de Marie-Paule Belle « Je suis biaiseuse chez Paquin »,
La batte de base-ball de Camille Bazbaz,
Des trucs, des machins, des business
Et des bouses et des bouses et des bouses ! Jamais on en vit tant, même chez Félix le laid qui faisait de beaux meubles
Et, j’allais oublier :
Et un raton laveur !
Non, deux !

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Au Bazar du Bizarre on bazarde le bousin qui encombrait la remise du cousin, on largue les mérins qui font chier le marin quand la mer est mauvaise.

Mais tout cela n’est rien à côté de ce qu’on trouve dans le fourbi du voisin :
« Au Gourbi du Zarbi » !

Allez ! Salut les filles ! Bisous ! Et pour vous, amitiés, mes bons amis !

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1 août 2020

Le Temps des fleurs (Joe Krapov)

DDS 622 127304495- Elles nous en font voir de toutes les couleurs !

- Qui ça ? Les femmes ou les fleurs ?

- Elles sont partout ! Du Roman de la rose au Dahlia noir, de Fanfan la Tulipe au Lys dans la vallée !

- L’amour est un bouquet de violettes… impériales et impérieuses !


- Elles vous disent d’aller siffler là-haut sur la colline, de les attendre avec un petit bouquet d’églantine… et elles ne viennent pas !


- Moi je ne marche plus dans la combine ! J’ai décidé une fois pour toutes : pas d’orchidées pour Miss Blandish !


- La petite marguerite est tombée, singulière, du bréviaire de l’abbé !


- Gentil coquelicot ! Fleur de Paris ! Roses blanches de Corfou !


- Quand refleuriront les lilas blancs ? Au temps du muguet ? A celui des cerises ?


- Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, donne-moi ton cœur !


- On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin.


- La Rose pourpre du Caire ! Le Rosier de Madame Husson ! Le Chevalier à la rose ! La Tulipe noire ! Les roses blanches («C’est aujourd’hui dddiman-cheuh») ! Petite fleur, P’tite fleur fanée, Magnolias for ever, les glycines de Serge Lama (quand lui fâché, lui toujours cracher !). Les Rhododendrons de Sim ! L’important c’est la rose !


- Violetta ! La Traviata ! La Dame aux camélias ! Le Lotus bleu ! La Rose et le réséda !


- En tout cas si tu crains la canicule et que tu ne veux pas rencontrer une jolie vache déguisée en fleur, ne te réfugie pas là, oncle Walrus ?


- Où ça, là ?


- Là où l’on fait catleya : à l’ombre des jeunes filles en fleur !



P.S.

- Eh ! Ne m’oubliez pas !

- C’est qui, lui ?


- Le myosotis !
 

28 novembre 2020

Quoi ? ([Fabrice])

 

Je n'entends rien, parle plus fort,
Je ne comprends pas les murmures ;
Les mots cachés sous des armures,
Mal assumés, comme ils ont tort !

Ton cœur a quelque chose à dire ?
Offre-lui donc un porte-voix...
Sinon, tais-toi, pour une fois,
Et contente-toi de sourire !

Quoi ? Comment, comment oses-tu !
Me traiter de sourd, c'est facile...
Là, c'était clair – quoique inutile !
Mais juste avant, que disais-tu ?

Ah, ce n'était qu'une bêtise ?
Si tu me laissais en juger...
Non, je ne vais pas te manger,
Tu n'as rien d'une friandise !

Çà... Pour faire le rigolo,
C'est toi, le premier de la classe,
Mais dès qu'il faut se montrer classe,
Tu ne te jettes guère à l'eau !

Eh bien tant pis, garde ta langue,
Même le chat n'en voudrait pas !
Je m'en vais goûter de ce pas
Au croustillant d'une autre langue...

Je n'aime que les vrais repas !

 

 

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25 juillet 2020

L'été est un conte (Kate)

 

"L'amour a le pouvoir  de conférer noblesse et beauté aux choses viles et ordinaires qui n'ont aucune valeur."

Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été

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As-tu vu ces yeux

Amoureux

T'en es-tu éprise

Jusqu'à ôter ta chemise ?

(ATU-440, Le roi-grenouille, Grimm)

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As-tu vu ces yeux

Langoureux

T'en es-tu réjoui

Ou t'es-tu enfui ?

(ATU- 402, La princesse-grenouille, Afanassiev)

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Prince charmant

Princesse tentante

Grenouille touchante

Au bois dormant...

 

"Le prince des ténèbres est un gentilhomme."

Shakespeare, Le roi Lear

 

(photos de l'auteur, juillet 2020)

18 juillet 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses III (joye)

La saga jusqu’ici ici et maintenant...

Épisode 3 : Et pourquoi pas de la quinine et un passe-montagne ?

L’Adrienne s’assit sur le banc. [C’est beau le verbe s’asseoir au passé simple, n’est-ce pas ?]

Elle réfléchit. [Le verbe réfléchir est bien moins beau, hein ? c’est tout à fait le présent au passé simple, et c’est là que les histoires deviennent compliquées]

Bon, elle réfléchissait parce que les Taties flingueuses ne se laissent jamais faire !

Celle-ci sortit son smartfaune.  Du coup, elle googla [oké, là, le mot est carrément moche, je vous le conviens] TOKYO.

Malheureusement, Google lui faisait la tête et lui montra un tas de renseignements inutiles sur la capitale japonaise.

Même en scrollant, elle ne trouvait rien d’utile. [oui, un peu comme cet épisode, mais je vous jure que je le fais EXPRÈS]. [Nah !]

D'un coup, elle reçut un texto de djaki, l’assistante canine de Don Walrusleone. [djaki étant son codename flingueuse, tu vois ?]

texto

-          Aha ! murmura L’Adrienne.  Pas besoin ni d’aller au Nordzee, ni de voir TOKYO [une autre Tatie flingueuse experte qui écrit comme un rêve, fait connu par tous les Défiants samediens fidèles]. 

Alors, elle rangea ses affaires, vérifiant que sa smartflingue était prête pour la semaine prochaine.  Elle l’était.

À suivre…

30 mai 2020

Mot compte triple (Kate)

 

À Sir Walrus l'honneur, à tout seigneur tout honneur, de démarrer la partie de Scrabble l'opposant à Lady Madonna.

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Le premier mot est ZINNEKE, et oui, vous l'aviez deviné, la scène se passe en Belgique et ici le jeu de Scrabble est canadien, francophonie oblige !

Donc ZINNEKE, magnifiquement posé au centre du plateau de jeu, Sir W. s'écrie "Scrabble !", comme il se doit et marque 102 points pour ce beau début.

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Lady Madonna utilise habilement la belle lettre Z (oui, c'est la vedette !) pour placer ZWANZERA (mot compte triple), du verbe ZWANZER qu'elle connaît depuis ses nombreux séjours en Belgique. Elle s'écrie "Scrabble !" (avec un fort bel accent) et marque 125 points.

Sir W. place évidemment MANNEKE et marque 38 points.

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Lady M. continue avec SPITANT et recrie "Scrabble !", (tout à sa joie !) et marque 158 points.

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Ainsi permet-elle fort aimablement à Sir W. de placer ATHENEES, de hurler "Scrabble !" et de marquer 110 points.

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Pour la troisième fois, Lady M. s'exclame "Scrabble !" en plaçant le délicieux (paraît-il) COUGNOUS et de marquer 72 points.

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Tranquillement, Sir W. place le mot BAXTER et se voit gratifié de 19 points.

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Fine stratège, Lady M. place TOQUERAS (du verbe TOQUER), chante "Scrabble !" sur un air de sa composition et marque 82 points, ce qui n'est pas rien !N8

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout simplement mais joliment, Sir W. place CROLE (qui peut n'avoir qu'un L) et récolte 7 petits points.

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Lady Madonna ne lambine pas pour placer le mot LAMBIC et gagner 30 points.

N12

Sir W., en bon organisateur, capitalise avec le mot FARDE 14 points.

N13

Lady M., "she's like a rainbow", fait tomber la DRACHE, ce qui lui rapporte 16 points.

0-15

Sir W., prenant un raccourci, n'hésite pas à nous instruire avec DIAS, (pluriel de DIA),ce qui lui vaut 10 points.

file avd

Lady M., puisque c'est à son tour, dépose FILE et se contente de 14 points.

fin

Sir W., impayablement y va du mot PEYE qui ne paye que 9 points, mais quel mot fréquent !

Arrive bientôt la fin de partie qui se terminera sur des mots plus ordinaires : JOVIAL, etc. et l'heure des comptes sonnera pour une victoire de Lady M. mais avec un score formidable pour chaque joueur de blues Scrabble !

Ah, j'en ai vu des parties de Scrabble endiablées (ici, , ou bien ) mais d'un tel niveau, jamais !

Merci ZINNEKE ! Et merci aux bons joueurs !

photos de l'auteur, mai 2020

 

 

16 novembre 2019

Aplusbégalix ! (Joe Krapov)

aplusbegalix

Aplusbégalix ! Ou, si vous préférez, a + b = x !

Je vous donne deux éléments, a et b. Vous ne pouvez pas véritablement en faire la somme puisqu’on ne peut pas ajouter des carottes et des choux-fleurs mais ils peuvent vous faire penser à un troisième élément nommé x.

X est donc l’inconnue de cette équation quelquefois capillotractée !

L’équation est parfois aussi de type 2a + 2b = x ou 4 a + b = x.

A vous de jouer :

 

1. Une maison en haut d’un arbre + un chanteur très ancien =

2. Une maison en haut d’un arbre + un slip en peau + un animal de compagnie =

3. Un fruit en haut d’un arbre + un animal en bas + deux innocents qui vont tout gâcher =

4. Un fromage en haut d’un arbre + deux animaux dont un en bas =

5. Un militaire à gros ventre + la dernière lettre de l’alphabet =

6. Une difficulté à s’endormir le soir + un faiseur de phrases qui ignore la brièveté =

7. Un appendice nasal important + un balcon =

8. Une moustache + un melon + une canne =

9. Deux moustaches + deux melons + deux cannes =

10. Quatre moustaches + quatre chapeaux hauts de forme + quatre collants =

11. Une bergère hyperacousique + un Lubrizol avant l’heure =

12. Une paire de jumelles + deux avions fous =

13. Un primate + un gratte-ciel + des avions =

14. Trois architectes au talent inégal + un prédateur au poil noir =

15. Un héros mythologique + un légume mal orthographié = (cette équation est anglo-belge)

16. Une pomme + une arbalète =

17. Quatre costumes rayés + un quadrupède =

18. Un bonnet de bain + des cris hystériques sur le bord d’une piscine =

19. Un porteur un peu enveloppé + une pierre bretonne =

20. Une robe rose + des fleurs dans les cheveux = (cette équation est spécifiquement rennaise)


Solutions en images ci-dessous :

DDS 585 Aplusbégalix solution
1. Assurancetourix 2. Tarzan 3. Adam et Eve 4. Le Corbeau et le renard 5. Le sergent Garcia 6. Marcel Proust (désolé, cher oncle !) 7. Cyrano de Bergerac 8. Charlot 9. Les Dupondt 10. Les Frères Jacques 11. Jeanne d'Arc au bûcher 12. King Kong 13. Le 11 septembre 2001 14. Les trois petits cochons et le grand méchant loup 15.Hercule Poirot 16. Guillaume Tell 17. Rantanplan et les Dalton 18. Laure Manaudou 19. Obélix 20. Isaure Chassériau.

14 novembre 2020

Sarah fait le tour de l'ombilic (Kate)

 

Chère Marianne,

Non !  Mais il ne connaît pas Michel Delpech !   

Enfin, il a choisi son chemin, et toi le tien sans hésiter, lui qui donnait pourtant l'impression de te porter aux nues, ce Grégory, et de te prendre pour le nombril du monde : "la femme de ma vie", "la seule, l'unique", "la prunelle de mes yeux", bon, j'arrête de le citer, il m'énervait, comme tu le sais...

Et comme se plaisait à répétait ta mère, ce qui avait le don de me taper sur les nerfs, le "gendre idéal", tu y avais presque cru ! Comme si ça voulait dire encore quelque chose... on n'est plus au XIXème siècle, Marie-Cécile, enfin !

Et ton père d'en rajouter une couche : Greg parle trois langues (surtout la langue de Goethe, n'est-ce pas ?) et il a Bac+5 (et plus mais sans affinité), la belle affaire ! Toi aussi mais pas grave. Bon, on peut les comprendre, leur fille unique, le cordon ombilical pas coupé pour eux, l'"omphalos" comme on l'avait vu à Delphes avec notre prof de grec, et on rigolait en chuchotant : "arrête tes bétyles"...

0-1 2

Tu vas leur dire quoi ? Qu'il reste en Allemagne, que vous faites un "break" ? Rien peut-être pour l'instant... Qui sait si sa Loreleï ne va pas s'en lasser assez vite...

Pour en finir avec ce chapitre tout récent et sans vouloir insinuer que Clermont serait le "nombril" du monde (tu sais trop bien que non), tes parents vivent rue Grégoire de Tours (qui vaudrait son pesant de doumes au Monopoly local) !

Et pour terminer ce petit tour dans le magasin des souvenirs, il y a quelques années, je t'avais entraînée à l'atelier d'écriture de François Bon (que j'avais revu par la suite à Tours, justement pour une journée d'écriture pas comme les autres), et je découvre qu'il a consigné sa venue chez nous dans ses carnets... J'ai dû aussi garder des traces écrites de cette journée, mais c'est une autre histoire !

Bises de ta cousine,

Sarah

(photo extraite de mon livre "Grèce" de Michel de Grèce)

8 juin 2019

Lumière (Emma)

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L'homme dit :
Je sais, je peux.
Je suis Dieu.

Je sais créer le feu, la lumière, l'énergie.
Je peux plonger dans les abysses.
Les atomes, je les fuse et je les fisse
dans d'admirables pyrotechnies.
Je peux voler
plus haut que les oiseaux,
plus vite que l'éclair,
plus loin que la lune.
Je vois ce qu'on ne peut pas voir,
et même ce qui n'existe plus.
Je peux, d'un claquement de doigt,
ou un clic,
mobiliser des foules,
les faire danser,
ou marcher comme de braves petits soldats.
Je peux ôter la vie à tout être,
et fabriquer de beaux massacres sur écrans géants.
Je peux semer la vie dans des ventres séniles,
Je peux la créer sans parents.
Je sais transmuter en or
des cartes, des bourrins,
de la poudre, ou des filles.

Il répète :
je suis Dieu.

Puis il crie : "où t'as encore foutu mes lunettes ?"
Alors elle dit : "dans le tiroir, chéri, comme d'hab"
et grommelle in petto:
"Commence à me gaver celui-là !
Deux millions d'années
qu'il se croit sorti de la cuisse de Jupiter
…"

 

25 mai 2019

La Goualante du ... par bongopinot

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Écoutez donc la complainte
De mon corps à ma pointe
Sur ses lettres je glissais
Ses mots je lui arrondissais

Je lui ai écrit de si belles choses
En vers et même en prose
Je lui ai donné mon encre
le noir le bleu le vert et l’ocre

Je lui étais vraiment utile
Dans les moments difficiles
Devant sa feuille de papier
J’étais son ami son allié

Mais un jour elle m’a posé
Et m’a simplement oublié
Sur un meuble sans importance
Et depuis je suis dans la souffrance

Remplacé par un ordinateur
Elle a brisé mon cœur
Mes larmes d’encre rouge
Deviennent mon seul refuge

Écoutez au moins ma goualante
Une romance qui me hante
Je suis plein d’amertume
Oui moi le stylo à plume

16 février 2019

Participation de Venise


Laisse-moi passer la porte, laisse-moi te quitter.

Je veux que tu pleures comme pleurent les enfants.

Je n’ai pas trouvé en toi ce que je cherchais

Maintenant ton lit est vide, notre barque échouée

Et les coquillages ne chanteront plus à tes oreilles.

Ho mon sagouin, idiot et beau,

Ton ignorance fut ta force de lion

Ta femme, ton nuage, ton mensonge d’avant.

Mais toi mon sagouin que cherchais-tu chez toutes celles qui ouvraient leurs garde-robes ?

Toi mon sagouin tu cherchais le mensonge qui dort dans les fleuves

Et moi ton camélia de la mort   patiente comme une fièvre d’éventail.

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Laisse-moi passer la porte

Dors ! il ne reste rien

Les sagouins dans ton genre ne peuvent pas toujours valser.

 

6 octobre 2018

ZET Z 1 (Venise)

 

La Vérité saute aux yeux comme le gobie à l’hameçon, ZAKOUSKI ET ZAKOUSKA sont deux sœurs jumelles.

 

Elles ont plié leurs gaulles pour se rendre à la ryder cup.

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Ça a entrainé des soubresauts dans toute la planète

Pensez donc deux russes croquantes comme des soufflés au fromage sur le rassemblement de la plus grande compétition.

On croit que le golf est un sport qui répond à des données rationnelles.

Il n’en est rien. Pour ZAKOUSKI et ZAKOUSKA c’est un jeu basé sur l’utilisation des poupées vaudou e t de gris bris caché dans leurs jupettes .

 

En versant durant le parcours des larmes de crocodile pour attirer les paparazzis elles ont capté la curiosité des Américains qui ont vu en elles de sérieuses adversaires.

Mais afin de les faire descendre du camion, les ‘amer lock’ et les Français ont labouré la pelouse

Pour détruire ces hologrammes venus du grand froid.

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ZAKOUSKI ET ZAKOUSKA étaient en mode tout sourire et elles voyaient bien que tous les participants cherchaient le grimoire et que personne n’avait la recette .

L’humiliante débâcle des Américains est là à portée de mains se disent-elles avec leurs bouches en cœur

Quant aux Français ils avaient encore trop mangé de pieds paquets ils roupillaient sur le gazon.

ZAKOUSKI ET ZAKOUSKA avaient sans doute trempé leurs gris-gris dans de la vodka frelatée .

Ça tapait fort comme les pas de Godzilla encore lointains qui font trembler la surface d ‘un verre d’eau.

Tout le monde avait compris qu’elles n’étaient pas venues là pour faire jolies sur une table d’un lunch improvisé.

 

15 septembre 2018

La cuite mémorable (Venise)

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Il lui avait donné rendez-vous à la chouette aveugle.

Il l’avait attendue toute la nuit.

Siband avait un peu trop bu de whisky

Sans être une machine à prédire l’avenir il avait deviné qu’elle ne viendrait plus.

C’était un lapin de plus à la longue liste des rendez-vous manqués.

Il avait décidé de rayer de sa mémoire son nom, sa voix et tous les souvenirs d’elle .

Le whisky son seul véritable compagnon tenait ses promesses Lui !! !!

Que faire de plus se dit-il vaseux, écœuré,

Est-ce qu’à l’âge du bronze on était amoureux ?

Ils n’auraient pas survécu deux mille ans s’ils n’avaient pas connu l’amour

À moins que déjà le whisky ait joué un rôle majeur dans la traversée de l’humanité.

 

Alors que Simbab dans sa cuite somnolait et faisait des hypothèses, il sursauta soudain effrayé par le bruit des voitures.

L’angoisse se mit à l’étreindre.

A présent il dodeline le long de square avenu. Les trottoirs de cette rue sont toujours bondés de monde.

Simbad possédait un sixième sens qui s’activait pendant une cuite au whisky que de nombreux écrivains auraient pu lui envier.

Il venait de l’apercevoir sur le trottoir d’en face c’était elle.

Maintenant ils marchent cote à côté comme deux étrangers.

Ils se retournent soudain se regardent droit dans les yeux.

Mais simbad a une envie soudaine d’uriner il se précipite derrière un buisson.

Satané whisky pense-t-il ce n’était pas le moment.

Elle se trouve devant une boutique de robe de mariée princière.

 

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Tu connais le prix de ces robes dit simbab les yeux injectés de sang ?

 

Bien que les chiens n'aient pas le droit de rentrer dans ce genre de boutique

Puis je n’aime pas interrompre le cours de l’histoire pour vous donner des tonnes d’explications.

Ils regardent tous deux le catalogue.

Je vous laisse imaginer la fin avec un bon verre de whisky.

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Scénarios possibles à vous de choisir l’option

1 elle file dans la cabine d’essayage

2 ) le flair de simbad lui dit de se barrer

3) C’est à ce moment précis qu’ il reçoit la gifle de la vendeuse

4) vous vous rendez compte combien une chute c’est le nerf du texte et que vous ne rivalisez jamais avec ceux de l’écrivain et vous jetez le gant pour vous taper la cuite mémorable.

 

 

8 septembre 2018

En vadrouille sur le WEB (Walrus)

 

Tandis que je me torture le cerveau pour en faire jaillir une idée (t'en foutrai des vadrouilles, moi !) un souvenir remonte à la surface...

Très jeune, j'ai assisté à la représentation d'une opérette au théâtre des Variétés de Charleroi, je jurerais que le titre en était "Le Baron vadrouille". Je ne me souviens que d'une seule scène : un individu grassouillet, un pied sur la table d'un banquet fume un cigare... piqué sur une fourchette ! C'est tout.

En pareil cas, ma réaction est immédiate : je me jette sur mon moteur de recherche favori et je plonge dans les mystérieuses profondeurs du réseau (mais non, pas le dark net !).

Ma première trouvaille me laisse perplexe :

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Johann Strauss jr ! Très peu convaincu, je crains qu'il s'agisse d'une traduction ultra libre de son "Baron Tzigane" ("Der Zigeuner Baron", pour les germanophiles) et je continue mes recherches...

Un collectionneur propose à la vente un programme du théâtre de Huy en 1942 :

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Et là, le compositeur est différent : Walter Kollo et la date colle mieux avec l'époque de mes souvenirs.

Nouvelles données, nouveau plongeon en apnée dans les profondeurs du web. Et là, plus de détails, comme les divers titres français de l'œuvre et le titre allemand "Der Juxbaron" (que je traduirais plutôt par "Le Baron pour rire":

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Bon, avec ça, on peut attaquer Youtube.

Première surprise, une sorte de medley fondé sur les airs de l'opérette et joué sur un orgue mécanique dans un patelin bien de chez nous, je dirais même à deux pas de chez moi :

 La suite est typiquement allemande avec des titres sympathiques :

"Pourquoi as-tu donc ces jambes ?"

"Les petites filles doivent aller dormir"

Bien sûr, cela n'éveille chez moi aucun souvenir supplémentaire à celui du cigare, mais je suis bien content d'avoir trouvé.

Oui, je sais : je suis vite content ! (Mais n'est-ce pas le secret du bonheur ?)

 

P.S.

J'ai même retrouvé un article de la presse de guerre annonçant une représentation de cette pièce au théâtre de Charleroi pendant l'occupation allemande ! Mais c'était en 1917. Caramba, encore raté !

 

1 septembre 2018

Ouh qu’il est laid ? Non ! Ukulélé ! (Sebarjo)

 

Ouh qu’il est laid ?

Non ! Ukulélé !

 

seb

 

Pour moi, l’ukulélé est une petite guitare rose qui n’a que quatre cordes mais qui est très mignonne, de par son format et les teintes qu’elle peut prendre.
J’ai découvert cet instrument grâce à mon ami Joe Krapov et surtout à son fidèle compagnon Lucien Rose.

Très rapidement, j’ai adopté un animal de la même espèce mais d’une essence différente, plus bleu qu’une orange, plutôt que plus rose qu’une crise de foie.
Au bout de quelques mois et plusieurs tentatives pour apprivoiser ce doux sauvage, je me suis lancé et me suis dit qu’avec mes cinq doigts de chaque main, ce serait le comble si je ne parvenais pas à composer une chanson en utilisant ces quatre petites cordes sensibles.

Ce que je fis dans l’après-midi et voici la chanson qui naquit en conséquence :

T'as voulu voir Mexico
On est allé à Mexico
Pour ses merveilles, pour son soleil,
Pour ses chapeaux.

On a enfilé direct' nos maillots
Pour profiter du bord de l'eau
Loin des autos, dé tu madre
Y del pueblo

Sous le soleil de Mexico
On bronze beaucoup
On crame surtout Aïe Aïe Aïe !
A Mexico Mejico !

Sous le soleil de Mexico
N'oublie ton chapeau
Il fait trop chaud Ay ay ay !
A Mexico Mejico !

Comme il faisait vraiment trop chaud
Sous le soleil de Mexico
On est parti en hélico illico !
A Saint-Malo

Alors on suçait des glaces à l'eau
Des remparts on r'gardait les bateaux
Sous nos écharpes, sous nos polaires
A Saint-Malo Aïe Aïe Aïe San Malo !

Et on rêvait dé Mexico
Dé son soleil de plomb Ay Mejico
Dé ses UV (youvé)
Oultra-violentés

 

On regrettait Mexico
On pensait à nos chapeaux
Sous nos bonnets
A Saint-Malo Ay San Malo !

Sous lé soleil dé Mexico
Tout nus, on veut bronzer
Et même cramer un poco
A Mexico Mejico !

Sous lé soleil dé Mexico
A l’aise sous nos sombreros
Il fait bien chaud Ay ay ay
A Mexico Mejico !
Me-xi-coooo !

 

Vous y verrez certainement pas mal de clins d’œil… !

 

Où écouter Sebarjo

 

14 juillet 2018

Louise par bongopinot

Jumping, Knokke

 

 

Louise adore faire de la photo

Elle excelle dans son domaine

Et pour nous c’est une aubaine

Et un véritable cadeau

 

Elle nous fait découvrir

Avec sa graine de talent

Et de poésie de l’instant

Une image à ressentir

 

Un cavalier sur son cheval

Sautant au dessus d’un obstacle

Nous offrant ainsi un beau spectacle

D’un concours magistral

 

La photographie est très nette

J’imagine Louise derrière son appareil

Attendant le moment propice ses sens en éveil

Afin de produire une image vraie et captivante

 

Elle arrive à nous surprendre à nous séduire

Elle garde le contrôle devant le cheval en mouvement

Elle suscite l’attention des défiants

Et arrive d’un coup à nous éblouir

 

Bravo Louise pour cette réussite

Pour toute cette concentration

Merci au Papy qui nous fait partager sa passion

En espérant avoir bientôt une suite

 

21 avril 2018

Participation de Venise

 

Je crois qu’on est pourchassé. On avait laissé derrière nous la colère et le chaos.

On aurait pu tomber en charpie sous les flèches, alors   on a fait une halte dans cette forêt amazonienne.

J’ai sorti mon mouchoir tout neuf que ma défunte grand-mère m’avait donné en souvenir.

Je ne sais pas pourquoi je le porte toujours sur moi, mais je sais qu’il va jouer un rôle capital dans cette histoire comme le fusil de Tchekhov si longtemps accroché au mur.

Je vous taquine, mais cet indice marque une pause nécessaire dans cette fuite en avant pour échapper aux Indiens .

 

Toute seule j’étais trop vulnérable, ce compagnon de fortune , mon guide ne cessait de jeter des coups d’œil sur sa gauche .

Je lui tendis mon mouchoir en soie brodé de délicates roses rouges.

Je crois que ce fut notre premier incident.

Jette ce mouchoir et allons-nous en cria -t-il.

Pour accroitre l’Énergie dramatique de mon récit, je dois à cet instant respecter la sincérité narrative des personnages.

Mais d’un autre côté, je me refuse à dépeindre ceux-ci comme des êtres froids et sans sentiments.

Alors que faire ?   v01

Laissons œuvrer ces vieux mots et voyons ce qu’ils écriront tous seuls !!

 

Va te faite voir c’est le mouchoir de mon aïeul je ne peux m’en séparer espèce de tartignole.

À cet instant j’ai compris que mon roman prenait l’eau et que je pouvais dire adieu au Prix Nobel.

Furieuse et déterminée à sortir de cette jungle avec ou sans mon guide  je pris mes jambes à mon coup quand je fus saisi d’effroi .j’étais  nez à nez devant ces sauvages .

En dépit de leurs apparences, je suis contrainte ici d’appliquer une certaine censure socioculturelle

On dira d’eux pour faire bref qu’ils étaient tout droit sortis des contes des mille et une nuits.

Pourtant je n’étais pas une vraie blonde alors pourquoi nous kidnapper et nous jeter dans ce géant jacuzzi. ?

Demandez-moi pourquoi et je vous expliquerai

Chers amis les jacuzzis existent chez les cannibales depuis des milliers d’années. Ici ils n’ont pas une fonction aussi inutile qu’en occident.

Voilà pourquoi ils ne fabriquent pas de bombes atomiques eux !!!

Vous allez sans doute répliquer jusque-là ton récit a pas mal avancé, mais là tu prends l’eau.

Mon prochain problème sera de démontrer à ces êtres candides que je panique facilement et qu’une photo de famille serait d’un meilleur effet plutôt que de conserver ma tête réduite.

Je suis arrivée à leur démontrer que le magazine Times serait prêt à leur verser des sommes considérables pour acquérir ce genre de cliché. Mais nous n’avions aucun photographe à proximité.

Alors j’ai sorti mon mouchoir brodé et je l’ai posé délicatement sur la tête du guide sacré roi du TIMES magazine .Ce fut un jeu d’enfant !!

 

14 avril 2018

Une petite impro par bongopinot

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C’est un défi pas ordinaire
Qui arrive pour nous plaire
Improvisez à votre guise
Pour que l’on vous lise

Juste un mot à dérouler
A vous d’improviser
Signé Walrus
Notre maître à tous

Alors vite je me lance
Et mon cœur balance
Que se passe-t-il dans ma tête
Eh bien c’est jour de fête

Des consonnes des voyelles
Rien de plus naturel
Qu’une improvisation de mots
Qui j’espère, ne tomberont pas à l’eau

Et mes lettres s’alignent
Toujours droites et dignes
Une bulle de poésie
Toute simple et fleurie

Et voilà que j’improvise
Et ces secondes sont exquises
Sur un pas hésitant
Et sur l’humeur du moment

Ces instants d’improvisation
Avec un peu d’imagination
Ainsi serpente ma vie
Sur votre écran aujourd’hui

Voilà j’ai improvisé
J’ai puisé dans mes pensées
En l’honneur du défi
Et pour vous mes amis


27 janvier 2018

Participation de Laura

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[1] Carte du terroir producteur de xérès in https://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9r%C3%A8s_(DO)
[1] Falstaff dans ses œuvres
[1] http://journals.openedition.org/aof/269?lang=fr#article-269
[1] http://journals.openedition.org/aof/269?lang=fr#article-269 et http://www.jerezsiempre.com/index.php/El_vino_de_Jerez_en_la_pintura_cubista

13 mai 2017

Un Bel Après-midi au Cinéma (La bande des cinés)

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Le gardien ne nous avait pas laissé entrer au stade municipal, car il y avait un match de division d’honneur. Ou alors il fallait payer. Du coup, on est allés jouer au foot sur l’aire aménagée pour la pelote derrière le cinéma des Frères Lumière. En principe, ça ne dérange pas les spectateurs, le plus souvent, c’est plutôt le patron du cinéma qui pousse le son un peu fort. Les lignes noires peintes sur le fronton délimitent les buts, mais quand on est goal, on n’ose pas plonger sur le ciment. Au début, nous fîmes attention à ne pas shooter trop fort, la salle de projection étant juste de l’autre côté du mur, mais dès lors qu’on eut formé deux équipes, on s’est tellement pris au jeu qu’on n’y a plus fait attention, poussant des cris de joie à chaque but marqué.

Juste avant l’entr’acte, l’ouvreuse, sortie un instant de la salle, est venue s’asseoir sur le muret pour fumer une cigarette, avec sur les genoux son grand chistera rempli de cônes et de cornets, tout en nous regardant pensivement de son regard noisette enrobé de chocolat. J’avais vraiment chaud à force de courir après le ballon, et je ne pouvais m’empêcher de zoomer sur ses cheveux, de la couleur rafraîchissante d’une glace à la mandarine. C’est alors que l’un d’entre nous, profitant de ma distraction, me dribbla avant de décocher un tir violent, qui claqua contre le mur comme un boulet de canon. « Je ne pense pas que ça s’entende de l’intérieur, surtout que c’est un film de guerre, mais faîtes attention. Moi, je vous aime bien, mais le vigile… Bon, je retourne à mon champ de bataille », dit-elle en bondissant comme un écureuil.

Nous nous cachâmes entre les grandes poubelles vertes du cinéma, où ils jettent les vieux navets tout pourris dont même la télé ne veut plus, et, tendant l’oreille, il nous sembla entendre le bruit d’une fusillade en riposte, mais les balles devaient ricocher sur l’écran, que nous imaginions étinceler comme un glacier. Nous quittâmes alors nos abris et recommençâmes la partie, d’abord en nous faisant des passes à une touche de balle, avec des contrôles de la poitrine et des têtes. Mais quand, dans notre élan, nous en vînmes à faire des ciseaux retournés, des coups du sombrero et des reprises de volée, le ballon se remit à fuser, faisant voler la poussière de la cancha, sur laquelle l’ombre du fronton avait fini par se coucher tout à fait, le museau entre les pattes.

Il fallut moins d’une minute au vigile, après que le ballon, salué par nos hourras, eut à nouveau frappé le fronton avec force, déclenchant à l’adret un bruit de miroir qui se feuillette, pour entamer un long travelling dans notre direction depuis l’angle du cinéma. Alors, nous enfourchâmes les mobylette et partîmes en vrombissant vers le mail planté de platanes. Nous fîmes les buts entre deux troncs, le long du mur du cimetière, jusqu’à ce que le gardien nous en déloge, à grands coups de pompes funèbres. C’est vrai que, pour une fois, c’est la famille et les proches qui étaient du mauvais côté du mur.

 

11 mars 2017

UN TANGO ARGENTIN (Venise)

 

Hors de la ville , loin de  Buenos-Aires

Un tango argentin fait ses premiers pas.

Ils ont tous deux dix-sept ans 

Et ne se doutent pas qu’on les regarde

Mais faisons silence pour laisser monter le bruit de leurs pas.

 Comme un vent d’Avril il étreint sa taille et elle sans larme souriant à toutes les morts

Bascule sa nuque dans le vide.
On peut voir battre leur cœur  tant leur rythme est soutenu.

Je les vois onduler sur la place blanche et tout pourrait brûler sur leur passage.

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Comme des papillons qui s’effleurent réprimant en même temps tout tremblement 

Ils se serrent , se desserrent pour mieux se voir.
Qui chante là ce tango avec cette voix si pure?
Ne soyons pas impatients de le savoir , mais suivons la course de ces deux jeunes-gens dont les jambes
Puisent leur énergie dans la braise de l’été finissant.

Cette danse de feu fait de soupir et de détresse marque l’urgence à vivre sa vie  .

 

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