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26 novembre 2016

Le penseur de Rodin par bongopinot

bo


Le penseur de Rodin
Mais à quoi pense t-il ?
Il pense à son jardin
Et à des choses plus subtiles

À la porte de l’enfer
À la souffrance au désespoir
Au centre de l’univers
À la montagne du purgatoire

 Mais aussi à des choses plus futiles
Il se demande s’il pleuvra demain
Si ce monde lui sera hostile
S’il y aura des embuches sur son chemin

Et il rêve à des choses plus drôles
À une divine comédie
Où il aura le beau rôle
Il imagine une parodie

Il se voit en Italie
Il sent le parfum d’une rose
Il évoque Meudon et Paris
Mais son bronze semble morose


Il se souvient des poètes
Il regarde passer la vie
Il n’est pas toujours à la fête
Assis sur nos soucis

Il pense aux tempêtes
Aux misères et aux guerres
Sans tambour ni trompette
Mais que peut-il bien y faire

Tous les jours il nous contemple
Son menton appuyé sur sa main
Et tout son intérieur tremble
Sa peine n’a pas de freins

Il juge sans ombrage
Que l’égalité n’est plus de service
Que la fraternité pointe au chômage
Il ressent toute l'injustice


Il s’interroge encore et toujours
Depuis longtemps et pour longtemps
Penseur poète mystère de nos jours
Par tous les temps par tous les vents

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28 mai 2016

UN CŒUR, UN CUL, UN CERVEAU ! (Alain André)

 

C’est dans la lignée des pluriels atypiques et irréguliers de la langue française : Le pluriel de « un cœur » c’est : « des espérés  » !

Avec quoi  est fait un cœur ? Avec des tresses ( en détresse) ! Du coup, ne pourrait-on pas le rafistoler avec « détresse » ?

On dit souvent qu’on a le cœur brisé, mais c’est impossible ! C’est tout mou, un cœur ! C’est flasque ! Laid, couvert de graisse (enfin le mien en tout cas) ! Ca ne peut pas se casser !...Sauf un cœur de pierre, peut-être ?

Pas plus qu’un cul, d’ailleurs : On dit souvent qu’on se casse le cul pour gagner sa vie… m’enfin ? Comment pourrait-on casser un cul ?... Un cul de bouteille, à la rigueur ? ...

 Et se creuser la cervelle, dis-moi ? Comment tu fais ?  D’ailleurs : C’est pas très malin ! Surtout si on creuse, et qu’on ne trouve rien… Ou pas grand-chose !

Et puis on a beau dire, se casser le cul et se creuser la cervelle pour rafistoler un cœur en détresse, c’est pas rigolo !  

Dans la vraie vie, pas celle des fées, hein ?  La vraie, la dure vie de chaque jour, il y a deux sortes d’histoires d’amour : Les histoires de cul et les histoires de cœur ! Et bien, si vous prenez en compte les peines de cœur occasionnées par les histoires de cul …Il y en a, des détresses ! … (Ou bien l’inverse ) ! 

Quand on a le cœur en détresse, on a du mal à s’en sortir, alors, on biaise…Parce que, c’est souvent la solution pour rafistoler un cœur : Il suffit parfois de biaiser ! Un bon coup ! Une bonne fois pour toutes ! Bon, je sais, je sais, ce n’est pas facile, mais en se creusant un peu les méninges, croyez moi ….On y arrive,  Et sans trop se casser le cul !

Surtout qu’en fait, le cœur n’est pas le siège des sentiments, ce n’est que l’instrument des conséquences physiques de l’amour. Donc, c’est la tête qu’il faut rafistoler : boucher les trous que l’on s’est fait dans la cervelle en se la creusant !

IL y a peut-être un moyen pour rafistoler tout çà :

aa

14 novembre 2015

Participation de JAK

Engrenageja01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’araignée a tissé sa toile.

Lui veut  fuir ce tunnel sournois

L’attirant  dans   un cercle sans fin

Tel un engrenage aux rouages certains

Il a peur d’affronter l’inconnu malin

Qui tel le diable, veux prendre son âme

Et il court désespérément…..

Mais l’araignée maline le suit dans tous ses instants

L’empêchant de ses soies solides  d’aller au  bout du tunnel

Enfin

 

8 décembre 2018

Cette semaine ça fourre pas ! ça défouraille ... (Nana fafo)

Ronchonchon-Yoda

Ronchonchon il aime pas la bible en latin, c’est insipide !

 

L’Incipit Prologus proposé par Walrus est vraiment très obscur.

Ronchonchon pense tout haut : "C'est sur-moi j'vou'l dit ça va être la Guerre"

Immédiatement La Guerre des Etoiles, lui revient en mémoire...

N'irait-il pas interviewer son vieux pote Yoda, pour savoir ce qu'il en pense du côté obscur de ce texte ?

 

Maître Yoda, par le biais de l'image

tente d'expliquer à Ronchonchon pourquoi ça frite dans la famille Vadehors :

 

(bon là il faut imaginer le générique du film qui défile... car je n'ai pas le talent de Joye)

 

... Il y a très longtemps, dans une "Proximité" lointaine

Un verset de la Bible les oppose...

 

FAMILY WARS

 

EPISODE 1 : THE Obscure filiation

 

« Je suis ton père... » Ici commence le livre I du mystère de l'obéissance filiale selon Luc, façon dark side.

« T'as plutôt intérêt à me croire, je suis ton père ! De ce seul acte de foi forcée dépendra ton salut ! »

« Ouhais c'est ça, salut, j'me casse ! » Renoncer à mes volontés, mais il rêve le vieux ! La force est avec moi...

Ainsi débute la quête de Luc : « Je suis moi et toi tais-toi ! C’est encore sur-moi que ça tombe ! »

 (fin du générique)

 

A l'écoute de ces éclaircissements,

Ronchonchon est bien content de ne pas avoir eu des petits gorets à qui réciter la bible en latin !

Tu m'étonnes que les gamins se rebellent ! On comprend rien quand y causent les vieux...

avec leur phrases insipides !

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Défi 536: Incipid Prologus

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

 

 

1 décembre 2018

Ne te fourre pas le doigt dans l'oeil (ou dans le nez !) (Nana Fafo)

Ronchonchon-et-EMDR

Ronchonchon a décidé de tester l'EMDR.

 

A la lecture du thème 535, HOULA ! (EUHLA dans sa version normande)

Ce fût le drame.

Ronchonchon était choqué.

Comment Walrus avait pu lui faire ça, à lui : aller sonder les affres de sa mémoire

pour y dénicher le souvenir de la mort qui tue.

 

HOP, le voilà replongé à l'âge de 9 ans, où il découvre que ses parents ont oublié

dans le déménagement, l'objet de sa vie : son HULA HOOP !

Quelle affreuse trahison, quand il apprend que c'est volontairement

qu'ils l'ont jeté à la poubelle.

C'en était fini pour lui, de la danse et de la confiance en l'adulte.

HOOP, son cerveau était en deuil, il devait renoncer à cette chose à laquelle il tenait tant.

 

Depuis ce GRAND SAUT dans le passé, Ronchonchon est perturbé,

il comprend que ce souvenir a changé le cours de sa vie.

Il décide alors de tester l'EMDR pour digérer et donner du sens à tout cela.

L'EMDR est une Expérience Miraculeuse de la relation Doigt/Regard.

C'est une Méthode Efficace pour suivre du Regard ton Doigt.

MERD, on dirait que ça fonctionne leur truc.

Ne vous fourrez pas le doigt dans l'oeil, tout ceci est très sérieux !

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Défi 535: Houla Hoop

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

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4 août 2018

C comme cochon (participation d'Adrienne)

Un petit cochon pendu au plafond,
Tirez-lui la queue, il pondra des oeufs!
Combien en voulez-vous?

Dans la ronde des fillettes, quand le doigt s'arrête sur Catherine, elle sait toujours exactement quel chiffre dire pour que soit désignée la copine de son choix. Ou elle-même, si elle en a envie.

- Huit! dit-elle fermement.

Et chacune sait sans compter qu'Angélique pourra prendre place au milieu du cercle.

- Cent quatre-vingt-neuf! crie Colette pour montrer qu'elle en a assez de ce jeu débile et qu'il est temps de passer à autre chose.

- Ça ne compte pas, dit Martine, qui décide de ne retenir que le neuf et continue tranquillement le décompte de "qui y est".

Mais jamais, jamais aucune d'entre elles n'a trouvé bizarre ou cruel qu'on veuille pendre un petit cochon au plafond.

Ou lui tirer la queue pour qu'il ponde des oeufs.

Personne. Sauf mini-Adrienne.

 

9 juin 2018

Un long voyage par bongopinot

bo

 


Il laisse tout derrière lui
Pour ailleurs reconstruire
Trouver un terrain ami
En quête d’un meilleur avenir

Alors il paie un passeur
Monte dans une barcasse en bois
Pour un voyage périlleux en mer
Pour fuir la guerre mais arrive l’effroi

D’une traversée avec la peur d’y rester
Sur une embarcation avec tant de monde à bord
Alors ça tangue ça chavire il faut s’accrocher
Ça lui demande de terribles efforts

Il espère que tout cela en vaudra la peine
Alors il poursuit son voyage et ses ambitions
Sur une rivière de rêve dans sa tête bien pleine
Et aimerait vite arriver à sa destination

Après diverses traversées il arriva en France
Les bombes ne descendaient plus du ciel
Mais l’attendaient des journées d’errance
A faire la quête dans sa vie sans miel

Arriveras-tu à trouver ta place
Dans ce pays si différent du tien
Où les gens te voient et grimacent
Toi le jeune homme qui espère du soutien

9 juin 2018

En quête d'idées (Kate)

 

Mendiante, non pas de l'amour (enfin j'espère !),

Enrico Macias - Le mendiant de l'amour

mais d'une idée qui tienne la route, qui me plaise, qui "matche"...

Jacques Brel - Les vieux (Olympia 1966)

Jacques Brel - Madeleine

Ce "Grand Jacques" m'impressionne et là grimé m'effraierait presque... Il a bercé mon enfance avec "Les vieux" (la pendule qui avance, qui dit oui, qui dit non, qui dit... je vous attends !) et un peu plus gai "Madeleine" (ce soir, comme tous les soirs, j'attends Madeleine... qui ne viendra pas !). Youpi ! Du pessimisme à la pelle, du réalisme comme s'il en pleuvait... Un artiste extraordinaire qui ne m'inspire guère côté "quête" si ce n'est celle de l'impossible étoile et donc retour à la case  "départ"...

En quête d'idées et même si ma page n'est pas blanche et remplie depuis longtemps par toutes formes de quêtes... En vrac : savoir, connaissance, amour, reconnaissance, dépassement de soi, paix, sérénité, partage, besoins tant essentiels et basiques qu'inessentiels et optionnels, tant matériels qu'immatériels.

Les Parisiennes - L'argent ne fait pas le bohneur (1966)

Si je sais depuis longtemps (grâce aux charmantes Parisiennes, les "originales" pas les copies !),  que "L'argent ne fait pas le bonheur"... voici quelques quêtes recensées :

- quête du Graal : mythique ("c'est pas faux...")

- quête du secret de jouvence : faustien (vaut mieux que deux... tu l'auras ?)

- quête de sens : joker ! (GPS indisponible),

- quête d'éternité, d'au-delà : sans urgence... vraiment !

Côté iconique, cette sévère sébille en fer blanc parfaitement décontextualisée naïvement cadenassée (la confiance règne !), plus près du tronc adossé au pilier d'église près du bénitier que de la modeste corbeille que les paroissiens faisaient passer et où je déposais la pièce de un franc que ma mère m'avait donnée avant d'aller à la messe du samedi soir...

De retour de la ville du Puy-en-Velay, voici une simple photo prise fin mai en ce haut lieu de pélerinage tant religieux que non religieux...

(statue de Saint Jacques)

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Ah j'oubliais ! Je viens de finir ce livre (oui, ma période islandaise est permanente !). Non, pas un polar. Un livre de 2007. Tout à fait en rapport avec le thème de la quête : le personnage est passionné de roses et cela va le mener loin... à tous les sens du terme !

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19 mai 2018

Si Louis dort, est-ce bien utile de l'éveiller ? (Joe Krapov)

DDS 507 Pistoles en stock Arthur

LE NUMISMATE - "Hé ! Ho ! On n’est pas aux pièces !" comme dit le numismate ! Et qu’est-ce qui vous prend, d'abord, d’entrer sans sonner dans l’arrière-boutique où je roupi(ll)e ? J’ai quand même bien le droit de piquer un som de temps en temps, non ? Vous n’allez pas en faire un dram d’avoir dû attendre cinq minutes ?

LOREILLE - Désolé, Monsieur, mais il s’agit d’une urgence ! Nous avons absolument besoin de vos talents d’expert !

LE NUMISMATE, les ramenant dans la boutique - Aboulez la monnaie ! C’est cinquante euros !

LARDU (à voix basse à Loreille) - Boudjou ! C’est cher ! Il pratique des tarifs de yen, ce charognard !

LOREILLE – Pendant que mon collègue vous fait un chèque, je vous expose notre problème. Hier après-midi M. Lardu et moi nous déchiffrions le terrain dans le petit bois derrière chez moi.

LARDU – Celui où il y a un peuneu.

LE NUMISMATE – Je pense que vous défrichiez, plutôt !

LOREILLE – En déterrant une souche avec une pioche on a entendu « Klong !».

LARDU – Et on a trouvé ce coffre métallique. Il est rempli de pièces bizarres.

Le Numismate examine les pièces une par une et reste silencieux. Puis :

LE NUMISMATE – Messieurs, c’est un grand jour à Mark-er d’une pierre blanche ! Je crois que vous avez mis la main sur le trésor de Monsieur Sequin, le célèbre curé éleveur de chèvres du midi de la France !

LOREILLE – Ah ? Et en tant qu’inventeurs ça va nous rapporter beaucoup ?

LE NUMISMATE – Pas une peseta ! Ce sont là des oboles versées pour le denier du culte ou lors des quêtes effectuées pendant la messe ! Il n’y a ici que des monnaies d’avant l’euro ! Elles ne valent pas un peso ! Des centimes, des sous, des couronnes tchèques, des escudos portugais, des lires italiennes, rien que des monnaies qui n’ont plus cours !

LARDU – Et on vous a payé cinquante euros juste pour entendre ça ?

LE NUMISMATE – Attendez, attendez, je n’ai pas fini ! Les pièces ne valent rien mais pas contre, comme je suis collectionneur, je vous rachète tous les boutons de culotte que les drôles de paroissiens ont donnés à la quête.

LOREILLE – Combien ça nous rapporterait ?

LE NUMISMATE - Trente euros.

LARDU – Attendez, ils sont vachement jolis, ces boutons. Ca vaut certainement plus, non ?

LE NUMISMATE – Allez, vous m’êtes sympathiques, je monte jusqu’à cinquante mais c'est mon dernier prix. Et du coup, comme la transaction est blanche, je déchire votre chèque et on est quittes !

Loreille et Lardu statère du regard et décidèrent d’accepter. Ils sortirent les boutons de la malle au «trésor», les laissèrent sur le comptoir, saluèrent le numismate et quittèrent la boutique avec leur coffret sans valeur sous le bras.

LE NUMISMATE, resté seul – Baht d’affaire ! Ah les gourdes ! On dirham ce qu’on voudra mais c’est quand même un sacré coup de bol que ces deux idiots-là aient mis la main sur ce coffre ! Il contenait la collection de boutons pour habits royaux dont le curé avait hérité après le décès de la marquise de Maravédis de Piastre-Pistole ! Et quelle chance qu’ils soient venus me trouver, moi, Louis Bienloti, qui connaissais cette histoire ! Allez ! J’ai gagné ma journée ! Je me sers un petit birr, je ferme la boutique, je contacte le musée Carnavalet pour leur vendre les boutons et après je retourne roupi-er !

28 avril 2018

Kerkemisse (Cavalier)


Et puis encore, vous connaissez son histoire, l’histoire des saints patrons, de leurs foires, avec leurs  rayons dardant qui venaient nous réchauffer dans la joie, la douleur, avec tous ces photons d’énergie pure envoyés par Dieu sur nos chemins, et les déesses prêtresses accrochées à la couronne du cosmos, leurs rejetons brûlants faisant tournoyer nos rondes païennes, et l’oiseau virevoltant qui dit : j’ai confiance dans le souffle du vent…

Ou alors, vous contez les choses naturelles, essentielles : aux ripailles, aux amourettes d’un jour, d’un soir, de celles qui en font des tonnes, tambours battants remplis d’odeurs de pomme et d’ailes prétentieuses, aux vinasses frelatées d’ors et d’argents pipées dans des tonneaux posés en gravité tombés sous les grandes feuilles de vigne palmées et sous les houblons mordorés adorés,

et
puis à la foule en transe dansant, s’empiffrant, s’enivrant, s’embrassant et s’écrasant enfin sous la plume d’airain...

 

00kermesse

 

 

 

16 juin 2018

ô voleur de temps (Nana Fafo)

 

Ronchonchon_orangina

 

 

Ronchonchon, il aime pas qu’on lui dise ce qu’il a à faire.

.

Et c’est Walrus qui ouvre le bal, avec son “ne soyez pas secoués”.

.

Comment ne pas être secoués, dans ce monde d’enragés ?

.

Ronchonchon observe ces scènes quotidiennes, parfois amusé, souvent énervé.

.

Les bulots du boulot, fêlés du ciboulot, débattent du bien fondé de l’éloge du toujours plus.

Le vert de rage les anime de manière collective pour aller envers et contre tous.

Mais pourquoi sont-ils si méchants ?

Hystérie collective ?

.

Et pendant ce temps… rien n’avance, juste le temps qui passe et la rage qui croit.

.

Avec tous ces “il faut” on pourrait reconstruire le monde.

Mais quelle vaine tentative de vouloir apprivoiser l’inévitable et permanent changement…

.

Et pendant ce temps... la Team rage !

Rien ne va jamais comme prévu. Evidemment.

Tant que Tim rape façon rapt him, il y a de l'espoir.

.

Pourtant à force de se prendre des Book en pleine Face, ils auraient pu le voir venir

le côté obsessionnel consultatif du toujours plus…

C’est vraiment un temps à “ô” rage, “ô” désespoir,

une èRe où l’Assemblée Générale du Temps Impose que l’on Meurt d'Énervement.

.

Walrus pourrait penser que Ronchonchon est désespéré… Que nenni !

Bongo, lui montrerait tout en poésie, que le beau est là où tu regardes,

Maryline, la soutiendrait en 18 vers guillerets.

Adrienne, oserait lui parler avec des mots d’un autre temps qu’il regarderait les yeux écarquillés.

Venise, lui raconterait l’histoire d’un gars à qui c’est arrivé.

Laura lui dirait qu’elle ne comprend pas son attitude vert de rage.

Jak lui démontrerait l’ironie du râleur qui râle contre des râleurs.

MinuitDix lui dirait d’aller se coucher, car demain debout 5 heures.

Kate, lui proposerait un bon Pow pour oublier.

Vegas, lui conseillerait le 36,

Pascal, le 46, à chacun ses médocs.

Joye, lui filerait des champi, pour calmer ses hallu (version Power Point)

Monsieur Krapov en rajouterait une couche en lui proposant une expérience hallucinante qu’il a découvert au cours de ses nombreuses lectures : se mettre du papier alu autour de la tête.

Cavalier lui tirerait sa révérence avec le Chapeau de Mme Chapeau, tel un chevalier en quête d’un fort beau château.

Emma, sa cousine d’adoption, lui dirait peut être que la morale de toute cette histoire, c’est …

ORANGINA ?

.

Slogan au choix :

  • secouez-moi !

  • Pourquoi est-il aussi méchant ?

  • ...

.

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

 

 

DEFI 511 - Ragtime "ne soyez pas secoués"- thème de la semaine

 

 

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

16 juin 2018

Ragtime, que me veux-tu ? (Kate)

 

Facile : Scott Joplin, l'Arnaque... Mais encore ? Les origines, les danses européennes du 18ème siècle, la marche, etc. What else ?

Si R comme routine m'aurait mieux convenu, mot français passé tel quel en anglais : un vrai ami, enfin ! Mais il faut sortir de la routine et l'étymologie m'emporte alors qu'il est de musique question.

Unknown-1

R comme réalisateur. Film marquant vu dernièrement "Guet apens" ("The Getaway") de Sam Peckinpah. Plus sur la beauté des deux stars et le grand art de la réalisation que sur le douceur de vivre ou la morale... Mais pas de ragtime. Et le film "Ragtime" de Milos Forman ? Pas vu, sorry !

Unknown

Ragtime, on tourne autour comme cette musique entraînante aux origines du jazz qui faisait tournoyer les couples... Oui, tout ça nous ramène à la danse. Et quand le film inclut une scène de danse telle que celle-ci, chapeau !

 

Ragtime, que me veux-tu ?... Me faire écrire un peu quelque chose même si je ne sais rien ?...

Titre qui parodie un sujet de devoir qui nous avait été donné par un professeur de musique particulièrement doué en musique (plus qu'en pédagogie) qui ne nous avait pas inspiré le moins du monde : "Sonate, que me veux-tu ?"  !

Et d'ailleurs nous n'avions pas fait ce devoir... dont le titre nous avait, après un premier temps mis KO et très vite amené à la rebellion et au boycott...

Hors sujet ? Pas si sûr...

 

28 avril 2018

Chez la comptinetière (joye)

Un jour, à la foire

De l’Ile-du-Prince-Edouard --

(Ne fût-ce à la fête

De Sainte-Marguerite-de-Viette --)

J’ai enfin vu la vraie :

Cette Nana Fafo !

Puis, au festival

De vieux Fourneaux-de-Val

(Peut-êtr'à la frairie

De Merbes-Sainte-Marie)

J’ai enfin vu le vrai :

Charlie, ne fût-ce Rimbaud !

ou est rimbaud

Enfin, à la ducasse

Un soir  à Caracas

(Presqu'à la kermesse

De Méphistophélès !)

J’ai enfin vu les vrais :

Les Défiants globaux !

defiants

24 mars 2018

Réécriture circassienne d'un chef-d'oeuvre piscénois (Joe Krapov).

DDS 499 funambule supertramp

- J’ai beau être sous ta férule,
Ma chère maman que j’adule, 
Je ne veux pas faire funambule !
Très peu pour moi !

Depuis cet étroit monticule,
Sur le fil d’une tarentule
Avancer comme un somnambule ?
Très peu pour moi !

Ca fait frissonner les globules
D’une populace incrédule ?
Ca relève des travaux d’Hercule ?
Très peu pour moi !

Il y a parmi ces minuscules
Un détestable groupuscule
Qui attend juste que tu bascules !
Très peu pour moi !

S’écraser en tas de fécule,
S’accidenter au crépuscule,
S’éparpiller en particules ?
Très peu pour moi !

Je ne connais pas la formule
Pour se changer en libellule !
Et casser mes jolies rotules,
Très peu pour moi !

- Arrête ce conciliabule
Qui nous brise les testicules !
On a compris ton préambule,
Vieille tête de mule !

N’empêche, pour gagner ton pécule
Et faire claper tes mandibules
Faut autr’ chose que tes opuscules
De poésie, vieux ridicule !

Arrête de nous faire une pendule,
T’impressionnes pas la pellicule !
T’es jamais qu’un ancien ovule !
Numérote ton matricule !

Tu vas pas t’dorer la pilule
Jusqu’à ce que vienne la sainte-Ursule !
Dis-moi donc, triste noctambule,
Espèce de crapule à pustules

Qui bulles sans aucun scrupule, 
Ce que tu veux faire comme boulot,
A part fainéant majuscule,
Dans notr’ petit cirque ambulant ?

- Moi, je veux jouer de l’hélicon !
Pon pon pon pon !
 

24 mars 2018

Tigresse, es-tu donc funambule ? (Cavalier)

 

Ta berge est joli nénuphar
Qui se dérobe en renoncule,
Emprisonnant mon tronc hagard
Sous la pâleur du crépuscule,
Ta pulpe tiède qui circule
Autour de moi, sans un seul bruit,
Me fait chérir ton calicule,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…

Je serai ton doux léopard
Pris dans tes douves en férule,
Dans tes coquillages sans fard,
Je serai ton conciliabule,
La pluie aux lunes de cupule,
Aux ronces de tes mots minuit.
Je t’aime ô sombre tarentule,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…

Il est des roses sur ton dard,
Ocelles pourpres qui pendulent
Des miaulements en étendard,
Mes allers-retours articulent
Pour dévêtir la libellule,
Laisser la nymphe, et que ma nuit
Découvre enfin ta peau de tulle,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…

Tigresse, es-tu donc funambule,
Liant ma vie où tout s’enfuit ?
Car sous tes fils mon cœur bascule,
Quand gloire en fleur n’a point de fruit…



tigresse3000

 "Ton tatouage prend toutes mes sensations…
Alors viens, sombre funambule,
Laissons là le plombier à ses beaubourgs,
Mais emporte tes jurons de palefrenier fleuri,
Ton smartphone à la glue si jolie,
Et prends ma main je ne la lâcherai pas…"

--> Carrousels - Cavalier 

 

 

10 mars 2018

Même pas gênée aux emmanchures (Cavalier)

"Même sans que ça nous mène, Chimène
Du désespoir à la haine
Même Chimène si tu m'aimes
Il faut que tu te souviennes

Aux amours bien nées, Chimène
Le bonheur n'attend pas
Le nombre des années, Chimène
Comprends-tu ça ?"
R. Joly G. Manset 

δυναστεία, ha ces dirigeants sans Gêne d'une Même famille !
 
Il était une fois deux puissantes dynasties d'essaims de génies ailés, les Gènes et les Mèmes, qui vivaient heureux au doux royaume géminé d’Hominidia. Le royaume dual se développait grâce aux Gènes besogneux, pendant que les Mèmes imaginatifs prospéraient harmonieusement grâce aux gigantesques possibilités mises à leur disposition.
 
Les Gènes bossaient les maths, la biologie, l’informatique et toutes sortes de techniques. La partie sinistre, énorme, de leur crâne chauve bourdonnant nuit et jour.
Les Mèmes, eux, exultaient, friands de légendes, de chansonnettes, d’idées nouvelles, d’histoires drôles et de jeux de mots. Tous les soirs, leur tête était brûlante, un peu maladroite. Ils ne dormaient jamais de ce côté-là, pour mieux ventiler leur folle chevelure.
 
Chimène, la fille du roi des Gènes, aimait Jaimes, alias Side-car des neiges, prince des Mèmes. Malheureusement pour les amoureux, un soir, le roi des Gènes, un peu halogéné, gifla sans vergogne la reine-mère, mégère des Mèmes. Ce qui revient à dire qu’elle commença à gémir puis, se ressaisissant, à mugir. Elle entreprit alors de vouer aux gémonies le royaume des Gènes, et se creusa fort les méninges pour appeler Némésis à la rescousse.

Chimène, qui de la dernière pluie n’était née et avait étudié moult écrits bien amenés sur la fabrication du cidre à Burgos, a clos l'affaire, en offrant un gemme magnifique à la matrone phénoménale.
 
Si à ce stade dynastique vous êtes gênés et sans plaisir aucun, on prend les mêmes et on recommence...



Cid_comedie

 


Pour les plus courageux, voir sur les Mèmes https://fr.wikipedia.org/wiki/Mème

 

12 mai 2018

À Paul, l'inerme (joye)

Sous le pont Audemer coule la cène
Et nos ripailles
Faut-il encore un jeu de tire-pailles
La joie venait toujours même à la horsaine

Vienne l’entrée sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

Les mirlitons dans les mains et nous bouche à bouche
Tandis que dans
L’assiette où la faim brasse
Des éternels regards au repas si farouche

Vienne le plat principal sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

La bouffe s’en va comme cette eau courante
La bouffe s’en va
Comme la serveuse est lente
Et comme l’Indigestion est violente

Vienne le fromage sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

On mange des jours et boit des semaines
Ni le sel passé
Ni le pain ne reviennent
Sous le pont Mirliton coule la cène

Vienne le dessert sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

Mirliton-de-Pont-Audemer

12 mai 2018

Mitonner (Nana Fafo)

Livre II : en quête de sleep ...

 

Pingouinnot sans slip

 

Episode 01 : Mitonner

Au Mont Brequin, Pingouinnot avait trouvé le résultat de l’énigme du Livre I.

Mais à quoi ce nombre allait-il lui servir ?

 

Il espérait que toute cette histoire n’était pas du pipo, parce qu’il n’aimait pas trop qu’on lui joue de la flûte, encore moins du mirliton.

Tous ces vents sont disgracieux et assourdissants.

Déjà, qu’il n’y voyait pas très clair dans cette mission,

si en plus, il fallait ne plus rien entendre, que pourrait-il attendre ?

 

Il faut croire que le gars aux brodequins vraiment rouges avait le sens l’humour,

un petit farceur qui avait mitonné cette première épreuve aux petits oignons.

 

Après s’être farcis de nombreux déplacements aux 4 coins de la terre, le voilà revenu au point de départ…

Revenir pour mieux repartir !

 

Qu’est-ce que JP allait lui annoncer lors de leur petit tête à tête ?

 

Mitonner

 

Avant de se séparer, JP remit à Pingouinnot, un compte crypté ...

 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

DEFI 506 - Mirliton- thème de la semaine

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

*** Tous mes remerciements à Masyl pour cette idée de BD, le thème était de circonstance ***

12 mai 2018

Participation de La Licorne

lali


Des vers de mirliton...

Des vers de mirliton
Des vers de mirliton...
Quelle drôle d'expression... !
Quel rapport y a-t-il donc
Entre la poésie et le mirliton ?
J'ai chaussé mes lorgnons,
Je veux dire mes lunettes...
Et j'ai cherché la définition
Dans la bible d'internet
La déesse aux mille voix
Nommée Wikipédia.
Elle m'a dit qu'autrefois
On copiait sur papiers
Soigneusement enroulés
Autour d'un mirliton
- Instrument de carton -
Des poèmes de guingois
De mauvaise qualité
Vendus pour quelques sous
Avec le p'tit biniou...
M'est avis que mon Dieu...
Un vendeur astucieux
Reprit l'principe plus tard
(Là, c'est un peu moins vieux)
Pour les blagues Carambar...
Moi-même je m'en inspire
Et j'vous conseille au pire
D'enrouler mes p'tits vers
Ecrits tout de travers
Afin qu'ils se tortillent
Autour d'une broutille
En carton d'pacotille …
Je vous les donne gratis
Afin qu'joyeux ils puissent
Sonner et résonner
Jusqu'au samedi 12 mai !
Mais après, jetez-les
Sans scrupule ni regret...
Je ferai mieux promis,
Pour le prochain défi !

La Licorne

11 novembre 2017

Ecrire à Rimbaud ? 11, Maléfices (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

“Sweet Lorraine
Let the party carry on… »

Uriah Heep (Ken Hensley ; Mick Box ; Lee Kerslake) 



A force de m’interroger sur le maléfice ardennais, sur cette suite de catastrophes que fut ton existence, j’en viens à me demander si je ne suis pas, moi-même, le maléfice ultime !

N’ai-je donc rien de plus intéressant à accomplir dans la vie que cette exploration non essentielle des bibliothèques et d’Internet au sujet de ton œuvre et de ta vie afin d’en souligner, s’il en est encore besoin, la malchance infinie ?

N’ai-je pas à rechercher des images plus colorées, plus joviales que celles du Harrar en noir et blanc ou de Charleville-Mézières après le passage de la météorite Rimbaud ou des bombes de 14-18 et 39-45? J’en connais pourtant ! Et des tonnes !

Est-il bien utile d’offrir en partage ma dernière trouvaille ? Sans doute que oui, histoire de relativiser le fait que «Non seulement j’ai écrit des bêtises mais j’en ai chanté aussi». J’avoue, j’aime bien balancer des horreurs dans les oreilles des gens, c’est pour cela que je chante ! Mais avec le «Rimbaud» de John Zorn, vous allez être gâté(e)s ! C’est du pire to pire !

Il ne sortira donc jamais, de la tête des hommes, que le génie du mal et le goût pour l’inaudible ? Serions nous tous ensorcelés ou quoi ?

Attention, passage litigieux : 

Uriah Heep Demons and wizards

Et pourtant, c’est bien la société elle-même et, paradoxalement, l’école qui nous encouragent à cela. On y prône la curiosité, le goût pour la lecture, pour les arts, pour la science, pour la découverte, bref tout ce qui a causé ton malheur… et mon bonheur !

Sans la fréquentation des livres, Arthur Rimbaud, tu serais sans doute devenu un paysan ardennais plus ou moins prospère. C’est à cela que te réduit d’ailleurs M. Thierry Beinstingel dans son roman «Arthur Rimbaud, vie prolongée». Arthur Rimbaud, contremaître à béquilles dans une carrière de marbre belge, marié puis veuf avec enfants, qui traverse l’affaire Dreyfus et 14-18 sans prononcer un mot plus haut que l’autre… Désolé de spolier celles et ceux d’entre vous qui souhaitent lire ce livre mais, à part le fait que c’est très bien écrit, ce scénario n’a rien de bien intéressant !

L'autocritique du jour : La malédiction des auteurs de romans c’est le lecteur qui se prend pour un critique littéraire !

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne reproche rien à ce Charlemagne qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école. Je ne fais pas partie de ceux qui veulent l’interdire avec la musique, le jeu d’échecs et la liberté de parole pour voiler tout cela du grand manteau noir d’une religion. Allez-y, les jeunes gars, les jeunes filles, à l’école ! Allez y, vous n’en reviendrez pas, comme le chantait Brigitte Fontaine jadis. Oui, c’était assez inaudible aussi !

Uriah_Heep-The_Magicians_Birthday_Japan-Booklet-

En effet, sans les livres d’images, sans les bandes dessinées, sans la liberté de publier et de diffuser la culture, fût-elle d’abord souterraine (underground) puis récupérée (mainstream) et officielle (old dinosaurs, Pink Floyd, Rolling Stones, Bob « Nobel z’années » Dylan), sans les couvertures des romans de science-fiction et les pochettes de disques vinyles, comment aurais-je pu rencontrer les démons et sorciers dessinés par Roger Dean pour les albums d’Uriah Heep et d’autres groupes de rock des années 70 ?

Bien sûr, c’était en dehors de l’école, mais il n’y a pas que l’école dans la vie, ou mieux, toute la vie est une école et le professeur-cancre Joe Krapov y donne des cours de récréation ! Bien sûr c’est le hasard qui préside à la sorcellerie, à la magie et qui fait qu’un sortilège devient maléfice ou enchantement. Rien ne l’abolit et surtout pas un coup de dés. 

Uriah_Heep-very 'eavy

- T’as du faire nénette, deux, deux et un, Jean-Arthur, et moi casser la baraque avec trois six !

J’ai eu la chance de découvrir chez lui et d’emprunter à l’ami J.-B. B. le premier 33 tours de Uriah Heep, «Very ‘eavy, very ‘umble». Que faisait-il, égaré dans sa collection de disques de musiciens de la West Coast des Etats-Unis (Jefferson Airplane, Grateful Dead, Hot Tuna, CSNY) ? Mystère !

Toujours est-il que «The Magician’s birthday» est bien le premier disque de rock acheté par les pauvres deniers de mon argent de poche de l’époque. Je suis toujours aussi scotché par le morceau final de dix minutes sur la face deux avec son solo de guitare électrique et de pédale wha wha. Le plus enchanteur des sortilèges musicaux n’en reste pas moins Demons and Wizards, l’album qui précédait celui-ci, avec la suite magique de Ken Hensley, «Paradise / The spell». 

Greenslade 1 recto

Et donc, de maléfice en aiguille, pour le seul plaisir de posséder des illustrations de Roger Dean, j’ai été victime de fièvre acheteuse et je possède encore les disques du groupe Greenslade, de Yes et même de Badger.

Bon, assez disserté sur mes envoûtements personnels. Je m’aperçois que, tout à mes recherches et à mes écoutes de musiques folles, j’ai oublié de voir passer le 20 octobre et de te souhaiter un bon anniversaire ainsi qu’à ce cher oncle Walrus qui est né dans ces eaux-là aussi, un peu plus tard quand même qu’en 1854 !

C’est pourquoi je termine cette lettre en vous Balançant à tous les deux un «Happy birthday, magician !».

P.S. Et comme je ne suis pas chiche, je vous offre mes derniers trésors du Trégor. Vous pourrez ainsi constater que Messieurs Nikon et Canon ont prononcé à mon endroit aussi un terrible maléfice : «Chaque fois que tu prendras des photos, Joe Krapov, tu tourneras la molette des effets créatifs afin de te retrouver dans un autre monde qui te rendra fou ! Ha ! Ha ! Ha !" (Rire maléfique de Nippon ni mauvais qui te jappe au nez). 

P.S. Oui, je t’ai entendu, Jean-Arthur !

- Passer de Sweet Lorraine à Loreena McKennitt, c’est une belle façon de boucler la boucle. Et ce serait bien que tu la boucles un peu plus souvent, Joe Krapov !»

- Ha ! Ha ! Ha ! Compte là-dessus et bois de l’absinthe !

30 septembre 2017

Mon gramophone par bongopinot

 

bo

 
Mon gramophone
N’est pas aphone
Et il ronronne
Et il résonne

Dans tous les cœurs
Offrant du bonheur
De la bonne humeur
À toutes les heures

Mon gramophone
N’est pas aphone
Et il chantonne
Et il frisonne

Sa douce mélodie
Gentiment grandit
Sous les rire et les cris
Dans ce ciel tout gris

Mon gramophone
N’est pas aphone
Je l’affectionne
Et le claironne

Sa musique lente
Son air qui enchante
Ses milliers de notes
Et nos yeux clignotent

Mon gramophone
Jamais n’est aphone
Je le questionne
Et ça étonne

16 janvier 2016

99 dragons : exercices de style. 32, Genre "Après la bataille" mais sur les traces de Pérec (Joe Krapov)

REMY SANZEAU, BIENFAITEUR DE L’HUMANITE SAUF SI ELLE EST VEGETARIENNE

La bête était gigantesque, effrayante, dangereuse mais le petit gars, Rémy Sanzeau, avait réussi à l’exterminer. Sa lance avait transpercé la carapace, sa Durandal à lui, épée bénie des dieux, ancêtre d’autres Excalibur à venir avait tailladé dans le gras, les pustules, le ventre et les membres du bestiau, avait fait jaillir le sang sur le tablier blanc du dépeceur. Et c’est bien ce que Rémy était en train de faire, se payer sur la bête, tel que cela avait été établi préalablement avec le chef des tribus libyennes, Hafez Keujdi Ibn Paskeujfez qui avait fait appel à lui et à d’autres, plus pleutres, qui s’étaient esbignés devant la rude tâche. Lui n’avait pas fui et avait vaincu.

- Si je te débarrasse de cette enflure-là qui sème la terreur et la calamité dans tes terres, avale sans leur enlever la laine les brebis de tes paysans, réclame en guise de cerise sur le gâteau la chair de ta chair, la main et le reste de ta fille chérie, autant dire le beurre et l’argent du beurre de la crémière ; si je te libère de cet empêcheur de vivre libre et heureux, je ne te demanderai qu’un seul avantage en échange de ce service. Je désire m’établir marchand de viande en tes terres. J’ai les crédits nécessaires qui me viennent d’un héritage familial, les certificats vétérinaires du cheptel et les diplômes nécessaires que j’ai acquis après cinq années d’études à l’Université de Rennes 3.
- Kèkséksa, Rennes 3 ? avait tiqué Hafez Keujdi.
- C’est une université étrangère dans un pays qui s’appelle la Gaule et s’appellera plus tard la France mais avant ça il y aura en icelle le duché de Bretagne. C’est là qu’est-Rennes.

Epaté par tant de science, d’aisance et aussi par le peu de salaire qui lui était demandé, le chef de tribu un peu pingre avait accepté le deal. C’était, avait-il dit au grand vizir Itiz Verybad, du gagnant-gagnant à 100%.

151227 099

***

Et maintenant le magasin, que dis-je, la chaîne de magasins RSC, « Rémy Sanzeau Charcutaille » était installée dans chaque village de Libye, fréquentée par les ménagères avec leur petit panier et appréciée de leurs maris avec leurs grands appétits. Plus aucune nécessité d’aller chasser et tuer les animaux en vue d’assurer la subsistance de la famille. Rémy Sanzeau et ses équipes assuraient l’emplissage rapide des caddies ® et ensuite celui des ventres, travaillant ainsi au bien-être suprême de chacun. Ses chasseurs tuaient les bêtes sauvages, ses éleveurs abattaient les animaux dans les fermes, ses vendeurs débitaient la marchandise et des salamalecs du genre « il y en a un peu plus je le laisse ? » aux clientes béates.

« Maintenant, est-il écrit dans le dernier bulletin mensuel de la start-up, le secteur tertiaire peut prendre de l’ampleur et la Libye devenir une puissance de premier plan en marchant à pas de géant (« walk like a giant » in the british language) vers un futur aussi bien garni qu’un filet gagné à la kermesse miraculeuse de Dargif-Al-Sur-Yvette. Car derrière chacune des vitrines d’RSC, à l’arrière de chaque tête de veau garnie de persil dans les narines, c’est carrément Byzance ».

Et cela est bien vrai. Dès que la cliente a pénétré dans l’établissement elle peut admirer des quartiers entiers d’une viande luisante, dégraissée, apprêtée, appétissante, suspendue à des esses rutilantes : des chapelets de saucisses, du salami venu du Danemark, de la hampe, de l’araignée, de l’échine, du jarret, du gîte, de la perdrix, de la caille, du faisan, de la biche, du chevreuil ; et, parce que RSC est aussi très vite devenu traiteur et vend des plats préparés, de l’aiguillette de sanglier, de la vraie daube qui n’est pas « de la daube », du pâté de marcassin, du filet de rumsteck au vinaigre de cidre, des paupiette de la reine Paulette, du magret de canard, des travers, des pieds panés, de la queue aux herbes, du petit salé aux lentilles, du speck à l’Appensell, du civet de lièvre, des grives au genièvre, des gésiers, du saupiquet nivernais, du ris de veau à l’ancienne, de l’aillade, du fricandeau, des tripes, de la pissaladière au lard et aux graine de carvi…

Et dans les chaumières, les cuisines et les salles à manger, quelle activité ! C’est sûr, ça y va de la fricassée, de la quiche, du pâté de tête, du parfait au Muscat de Rivesaltes, de la caillette, de la langue, de la crépinette de pieds, du cake charcutier, de la terrine au piment d’Espelette, de la palette fraîche au lait, du carré au cidre, de la ventrêche, des petits farcis, de l’échine à la bière de garde, du curry d’agneau, de la blanquette arrière, du cabri au lait…

Et vas-y que je te barbecute au crépuscule d’été ! Que je te pause sandwich aux rillettes dûment préparées, que je te fais le lit de verdure au carré d’agneau, que je te me repaye une tranche, que je te tartine à l’envi, que je te tajine de pintade aux mirabelles, que je te sers la pastilla aux épices, que je te gave de hamburgers…

Seuls les végétariens crachent sur cette réussite parce qu’elle ne va pas dans leur sens. « C’est cinq fruits et légumes, pas cinq cent grammes de steak haché par tête de pipe et par repas, bande d’adipeux et de gras du bide ! ». Sachant que le grincheux traverse les siècles, le fait qu’ils étaient déjà là en ces temps anciens n’a rien de surprenant.

Ce qui reste inexplicable cependant et d’une injustice flagrante, c’est que Rémy Sanzeau a disparu des tablettes. Aucun livre, aucune revue, aucun article, aucun universitaire ne fait état dans ses travaux de l’existence, grâce à lui, d’une ère bénie de la Libye débarrassée d’un tyran aussi légendaire qu’animal par un petit apprenti en chemise bleue à petits carreaux, tablier blanc et petit chapeau carré, blanc lui aussi, sur le chef.

Il faudra attendre les années 1940 et 1950 et même plus si affinités. Le célèbre dessinateur Hergé, auteur des « Aventures de Tintin » a repris vraiment très brièvement dans les cases de sa bande dessinée ce que je viens de narrer en détail à mes lecteurs et lectrices chéri(e)s. Il en a fait un gag très récurrent dans lequel un marin barbu en retraite qui habite un ersatz du château de Cheverny est sans cesse dérangé par des appels mal dirigés par la dame du « Fil qui chante » (j’ai aussi lu Lucky Luke et dans le même genre, il y avait également le gag du 22 à Asnières de Fernand Raynaud).

Qui plus est, Hergé s’est quelque peu planté dans la graphie en transcrivant « Sanzeau ». Ce malentendu vaudevillesque est parfaitement injuste, gars Rémy, mais c’est la vie. Heureusement que je suis là et que je peux, si ça aide, rétablir la vérité des faits !

DDS 385 Boucherie Sanzot

 P.S. Ami lecteur, amie lectrice, tu l’auras peut-être remarqué ? Dans ce texte à la Pérec n’apparaît jamais la quinzième lettre de l’alphabet, ce qui, en un sens, ne manque pas de sel !

9 mai 2015

Défi #350

Quelques jours après avoir pris possession de sa somptueuse villa,

Ernst Kazirra, rentrant chez lui, aperçut de loin un homme qui sortait,

une caisse sur le dos, d'une porte secondaire du mur d'enceinte,

et chargeait la caisse sur un camion.

Il n'eut pas le temps de le rattraper avant son départ.

Alors il le suivit en auto. Et le camion roula longtemps,

jusquà l'extrême périphérie de la ville,

et s'arrêta au bord d'un vallon.

............................................................................

Dino Buzzati "Les journées perdues" in "Les nuits difficiles"

Caisse

A vous de continuer

pour samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

25 janvier 2014

Allo !!! T’es où ?? (Mamido)

Mam01


Question entendue, il y a quelques années, sur une plage de Vendée.
D’un temps que les moins de vingt-cinq ans ont certes connu mais gardé peu de souvenirs. Un temps où le mobile était encore une denrée rare et chère, seulement utilisée par une élite de gens qui nous semblaient alors bien snobs (on ne disait pas encore « bling-bling »).

La dame est allongée sur le sable, plus exactement sur une serviette marquée en gros caractères GUCCI. Il faut dire que l’ensemble de ses vêtements et des accessoires qui l’accompagnent est dédié à cette marque. Du sac de plage au maillot de bain, en passant par les lunettes de soleil. Celles-ci, pour l’instant  servent de serre-tête à sa blonde chevelure au brushing impeccable dont, malgré la brise marine, pas un poil (pardon, un cheveu) ne bouge. La peau est douce et satinée, le bronzage uniforme, l’épilation et la manucure  soignées.
Rien ne semble laissé au hasard. Pas un seul grain de sable pour venir déranger l’image qu’elle nous offre sauf peut-être ce mobile qu’elle tient près de l’oreille dont elle a soigneusement décroché le pendentif  doré. Elle parle fort, comme si elle était seule sur la plage…

« - Allo !!! T’es où ??? »
Comme si sa conversation ne nous suffisait pas, elle nous fait partager les réponses de son interlocuteur en les répétant.
« - Sur une plage… En Vendée… Quelle coïncidence extraordinaire ! Moi aussi ! Mais où exactement ? »

« - A La Tranche sur mer ? Ah ça, c’est rigolo !  Moi aussi… Sur quelle plage, tu dis ? »

« - La plage du phare ! Tu viens surfer à la plage du phare ? Mais je suis sur la plage du phare !!! »

Là, affolement de la dame qui se redresse et commence à regarder autour d’elle.
Son regard nous traverse. Nous n’existons pas, nous somme transparents.
« - Tu dis que tu es sur la dune… Derrière le poste de secours ? Mais je suis juste au pied du poste de secours, légèrement à gauche ! »
La voix est montée d’un cran dans les aigus. Maintenant la dame est debout, dos à la mer. Elle scrute la dune comme si sa vie en dépendait.
« -Tu portes ta combi et ta planche est bleu nuit ?! Non, je ne te vois pas !... Et toi, est-ce que tu me vois ? Je suis debout, avec un maillot une pièce léopard… Toujours pas ?! Et si j’agite les bras ??? »

La voilà qui se transforme en sémaphore. Ses bras s’agitent dans tous les sens. Elle saute sur sa serviette, envahie maintenant par le sable. Adieu brushing impeccable. Une boucle blonde s’échappe de l’édifice savamment composé ce matin même par Michaël, le coiffeur en vogue, sur l’avenue de la plage. Elle se pose devant les yeux de la dame, pénètre dans sa bouche.
La dame la recrache en postillonnant :
« - Mais si, à gauche du poste de secours… Enfin, à droite pour toi… Juste à côté d’un groupe de personnes… Très nombreux… Avec un parasol multicolore, façon « gay pride»… »
Tiens, on n’est pas si invisible que ça, finalement. Voilà qu’on lui sert de balise !
Elle baisse la voix maintenant, elle nous jette un petit sourire gêné.
« - Oui ! C’est ça… Le troupeau bariolé, avec plein d’enfants et d’ados… »

Elle ne répète plus ce que dit son interlocuteur, se contente de deux ou trois « Mmm » puis d’un « A tout de suite ». Elle raccroche et range le mobile dans son sac.
Elle secoue sa serviette, rajuste son brushing, lisse son maillot autour de son corps parfait et se rassoit. Son visage a repris son masque d’impassibilité. Masque avec lequel elle accueille quelques minutes plus tard son ami. Le haut de la combi de celui-ci est baissé sur ses hanches et permet d’admirer un torse glabre et bodybuildé. La brillance laquée de sa planche, sans une éraflure,  pourrait faire croire que celle-ci n’a jamais servi.

Dès son arrivée le bellâtre plante sa planche devant ma serviette, me cachant le paysage de l’océan et m’empêchant de surveiller les plus petits dans l’eau. Ma contestation se perd dans le vent. Pour ces deux-là qui papotent, nous sommes redevenus transparents, inexistants… L’homme évacue mes protestations d’un signe agacé de la main comme s’il chassait une mouche importune.

Mais c’est compter sans la force de notre groupe qui, l’air de rien déplace les sacs, les serviettes, les parasols et peu à peu annexe la planche, la faisant sienne, s’en servant comme bannière pour notre linge qui sèche.
… Et obligeant notre surfeur à venir quémander son bien quelques temps plus tard.
« Ah, c’est à vous cet engin ! » proclame mon mari d’une voix de stentor qui fait relever toutes les têtes sur la plage et descendre le maître nageur de son perchoir. « Comme elle était plantée devant la serviette de mon épouse lorsque je suis rentré de la baignade, j’ai cru qu’elle appartenait à l’un des freluquets que mon fils fréquente. J’attendais de pied ferme le goujat qui l’avait si mal posé, pour le sermonner, dès sa sortie de l’eau. Mais bon, j’aurais du le savoir, les copains de Lulu n’agissent pas ainsi, ils savent se conduire, eux !!! »

L’autre, qui s’apprêtait à crier haut et fort « au voleur », reprend son engin en s’excusant et s’en va le familiariser avec l’élément marin sous l’œil amusé de notre smala hétéroclite et goguenarde, assise sur le sable en rang d’oignon comme au spectacle, histoire de ne pas en perdre une miette.

 

Mami

4 janvier 2014

Bonne année à tous ! (Venise)

Le vieux portier ouvre toute grande la porte du nouvel   an.

Et d’une voix beaucoup plus forte crie  à tout va : premier janvier !!!

Que cette année nouvelle vous donne des oiseaux qui possèdent les mots

                                   Doux  et tendres

                                   Les mots du cœur

                                   Du grand large et de ‘évasion.

                                   Et si la rue est blanche et sans passant

Dis-toi que bientôt fleurira l’aubépine

            Et que dans les prés verts séchera ta lessive.

Je vous envoie des fleurs, des violettes bourrasques

Et tout ça je le sais à la pointe du doigt que je garde en l’air

Bonne année !!!!

Ve1

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