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Le défi du samedi
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22 juillet 2023

Ah, la photo ! (Walrus)

 
Sur la photo-sujet 777, on pourrait croire que ce petit édifice sur son tas de granit est proche du rideau d'arbres de l'arrière-plan, mais il n'en est rien comme on peut le constater sur celle de la liste des participants 7772 .

On s'aperçoit également que le tas de granit est plus important que prévu. Bref, la photo, on lui fait dire ce qu'on veut. Et encore, ici, il n'est question que de position et d'angle de prise de vue... alors je vous dis pas avec les programmes de traitement d'images modernes !  Faut pas croire tout ce que montrent les photos !

Nous vivons bien à l'époque des fake news et tromperies en tous genres !

Même le français semble avoir perdu toute sa proverbiale rigueur ! Parce que dans ma phrase là-haut, vous pouvez me dire si ce sont les images ou les programmes qui sont "modernes" ? Hein ?

Quoi ? C'est mon français qui est bancal ? Vous n'avez peut-être pas tort, j'aurais dû me rappeler l'injonction de Boileau : "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement" ! mais que voulez-vous, j'aime pas le petit Nicolas.

Bien sûr, en tant que scientifique, je ne puis trouver son conseil que plein de bon sens, mais que peut bien faire ce machin dans un ouvrage dédié à l'art poétique ? Je ne vois aucune poésie là-dedans !

Je m'en vais vous écrire un alexandrin à la mode Boileau :

"Veux-tu mon pied au cul, ou mon poing sur la gueule ?"

Je me demande si je vais grimper au Parnasse avec ça...

Quoi ? C'est bancal aussi ? Le "e" final de gueule ne serait pas muet ? T'as jamais écouté Johnny toi ? Mais bon, allez remplaçons  "la gueule" par "le pif "(ouais, là, ça fait gadget mais c'est toi qui l'as voulu), ça augmente mes chances ?

 

Oui, joye ?...

Où c'est ?

Cet édicule s'appelle "La sentinelle", c'est de là qu'on surveillait la mer depuis Port Blanc (Côtes d'Armor). Devenu inutile, on l'a transformé en oratoire.

w7771

P.S. : Vous voyez sur la vue satellite que les arbres dont je parlais au début se situent à l'amorce de la langue de terre séparant la plage de Port Blanc de celle du Voleur.

 

 

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24 juin 2023

Le druide (TOKYO)

 

Je ne sais pas si c’était cette cabane, et ses mille trésors, les bruits de la forêt, le vol des oiseaux, ou le sentiment d’être au bon endroit au bon moment, mais devant ce druide, le monde devenait très petit, comme si dans mon ciel passait une fusée de détresse. Durant ces années que dura notre drôle de mariage ; C’était un condensé de mondes anciens. Il décodait le message des vents, les signes mystérieux derrière le rideau des pluies. Mon Druide avait grandi derrière un corridor de légende, il disait que les loups nous avaient appris à parler.

Au réveil sa chevelure ivoire et ses yeux transparents l’envoyaient dans l’antichambre des gaéliques.

Un soir pourtant en réparant la haute aspirante, mon druide a trébuché et toute sa mémoire est partie dans la lessiveuse.

Malgré son tout nouvel intérêt pour le monde dont il avait décidé de faire partie, Mon druide avait pris trop de retard sur ce monde. On aurait dit qu’il avait tourné le dos à ses ancêtres. il était devenu chiant comme la pluie .j’avais confectionné un petit casque souple qui m’éloignait des paroles de mon druide .Avec ce casque je vivais en bordure de son monde sans laisser la moindre empreinte .On avait pris l’habitude de converser par signe .Quand il inclinait ses doigts vers le bas je savais qu’il voulait dormir .D ans un magazine spécialisé j’avais lu un dossier inquiétant sur l’imminence d’un décrochage de nos connexions .Je serai alors mon porte-clefs fétiche l’oiseau-mouche priant qu’il me rende mon druide .

v1

 

15 janvier 2022

Ogre, est-ce...? (tiniak)

 

Poucet ne le sait pas
(mais le conteur, oui-da !)
au bout de son regard, la lumière qui brille
va les mener tout droit dans le lit de sept filles
lui et tous ces frangins
perdus dans la forêt dont on fit des bouquins
bien après d'y entendre
les soupirs englobés dans La Parole-Apprendre

Or, c'est l'instant crucial où l'enfance bascule
que des miettes de pain ont rendue ridicule
pour le temps d'un chapitre
car le conte, au final, en fera une épître

Une lettre affranchie à l'aune de l'humain
qui cherche, comme lui, à tâton son destin
dans la mousse des arbres
et n'entend qu'à la fin ce qu'en vaut le palabre

Car l'enfance bascule et demeure, à la foi
une béquille sûre et fragile à la fois
dans le conte où, bien sûr, un ogre va surgir
mais pour mieux démontrer comme tout doit finir
telle, autour du fagot, l'humaine ligature

Et l'enfant qui l'entend - sachant la conclusion !
ne peut se départir de ce premier frisson
qu'à la première écoute
lui a rendu le fond d'un archaïque doute

Toi, l'enfant sans sommeil
(mouronnant au brasier que nourrit la merveille)
à ton pouce bagué de songes ambigüs
je reconnais ma place et j'en poursuis le but
car l'ogresse, accueillante
a permi que réchappe aux peines dévorantes
ton espiègle sourire en mon adulte mue

ti

11 décembre 2021

Du centre de l'univers à la Bretagne (Clio101)

Planète-du-centre-de-l’univers

 

c01

Un silence profond règne dans une immense salle octogonale, bordée par quatre arches rectangulaires de cinquante mètres de haut. Toute la surface est recouverte d’un quadrillage de miroirs ; l’œil novice qui y pénètre devient fou car il ne perçoit que son reflet, décliné à l’infini comme dans un puits sans fond.

Nul signe, nulle agitation de vie, rien que la froideur du néant.

En l’exact centre de l’octogone trône une structure en étoile ornée d’un même matériau réfléchissant. Au milieu un assemblage de cônes d’où sortent à intervalles réguliers grésillements et bourdonnements, rompant la monotonie tombale du lieu.

 

c02

 

Une cloche teinte et son écho se répercute sur les murs.

Quand la dernière note s’évanouit dans le lointain un cortège de robes blanches à capuche pénètre dans la salle par l’une des arches et vient se disposer autour de l’étoile centrale.

 Nul chant, nul tambour, nulle dispersion d’encens, nul discours.

Nouveau son de cloche, plus bref.

Un se détache du groupe et vient se placer devant la colonne.

Un autre s’agenouille et compose une série de chiffres sur un clavier au niveau d’une branche de l’étoile.

Un nouveau transfert se prépare.

Aujourd’hui sa mission : appuyer un Gardien du Temps à empêcher qu’un peuple dérobe un collier de diamants destiné à la reine Marie-Antoinette et ne change à jamais l’histoire.

Le ronronnement caractéristique du téléporteur retentit, signe d’un départ imminent.

Le regard du conducteur se fige. Le signal fluctue : il y a dispersion temporelle.

Le cri du conducteur résonne dans toute la pièce.

—    Ça jitte !

Du tube sort un rayon de lumière qui traverse la salle, passe à travers les parois et disparaît dans l’univers.

La procession se presse autour des écrans de contrôle.

Le faisceau achève sa course infernale sur la Terre en s’enfonçant dans un dolmen sur une île de Bretagne.

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Crédits photographiques : NimuesWelt, Pixabay, 26 mai 2009 (dernière mise à jour : 6 septembre 2018)

4 décembre 2021

Oh la vache ! (Yvanne)

y

 

Oh la vache !

Je vous ai parlé il y a quelque temps de l'ouverture d'une maison de retraite pour éléphants en Limousin. Ce qui étonne quand même un peu quand on sait qu'en matière d'animaux, il y a ici plus de bêtes à cornes que de bêtes à trompe. Revenons donc aujourd'hui à nos moutons ou plutôt à nos vaches. Parce que, c'est bien connu, nous sommes un pays d'élevage bovin et nos limousines (les vaches) sont réputées pour leur viande mais très peu pour leur lait (on ne sait pas ce que l'on perd ! Ce lait est peut être peu abondant mais tellement délicieux.)

Quoi qu'il en soit, figurez-vous que dans un village creusois les habitants, à la suite d'un repas festif, ont eu l'idée peu banale d'acheter une vache en commun. Mais pas n'importe quelle vache. Bien sûr, il y en a dans ce hameau . Mais pas des vaches à lait. Et non, ils n'ont pas choisi une bête rouge originaire de la région puisque, justement, ils voulaient avoir du lait. Beaucoup de lait. Ils ont opté pour une demoiselle de 3 ans de race normande de Jersey. Oasis – c'est son nom – a pour mission, outre de donner généreusement du lait, d' établir un lien entre les gens de la localité. Et c'est une réussite. Je ne vais pas faire ici l'éloge d'une payse. Tant pis mais c'est pour la bonne cause.

Oasis n'a pas eu de souci d'intégration. Elle broute tranquillement et même un peu de neige ne la rebute pas. Elle est belle dans sa robe fauve, sa tête fardée de noir. Elle est docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied...Mais je m'égare. Enfin, Oasis est une perle et fait la joie des petits et des grands. Elle fournit allégrement 15 litres de lait riche en protéines par jour et les amis se relaient matin et soir pour la récolte qui se transforme en fromages frais ou secs, beurre, crème onctueuse et savoureuse et yaourts. Il paraît même que tous les enfants ne veulent plus que des « laitages Oasis ».

Les coutumes changent avec les néo-ruraux qui s'installent de plus en plus dans les campagnes, surtout depuis la crise sanitaire que l'on connaît. Ils conservent souvent leur mode de vie urbain, s'intègrent peu, l'entre-soi restant la règle. Ils ne communiquent pratiquement pas avec les « autochtones ». Chacun reste dans son pré carré et l'on s'ignore. Pourtant, en Creuse cela n'a pas été le cas puisque des Parisiens, propriétaires de résidences secondaires ont mis la main au porte-monnaie pour aider à acquérir la petite vache. Ils peuvent se targuer de posséder « un bout de vache » quelque part dans la campagne limousine.

L'initiative des creusois mérite que l'on en parle. Elle induit un impact réel sur la vie de ce village puisque des liens d'amitié se sont crées à partir de cet achat partagé. Chacun bichonne « sa »vache. Elle est le pôle d'attraction et on parle même de la faire participer à tous les événements à venir. Mais le plus précieux, dans ces coins reculés de la campagne c'est la renaissance de la notion d'entraide qui s'est effritée ces dernières décennies. Mais oui, « le bonheur est dans le pré » et aussi dans l'assiette en Creuse grâce à Oasis.

 

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17 juillet 2021

Tour d'horizon (Walrus)

 
Mais non, je ne vais pas vous parler d'un phare lointain et vous montrer celui du bout du monde* quand je dis "Tour d'horizon". Il ne s'agit pas d'une tour mais d'un tour !

Je me suis gouré encore une fois en vous annonçant que j'allais utiliser une photo personnelle pour ce défi !

Quand, suite aux remarques de certain·e·s sur l'inclinaison de sa ligne d'horizon, j'ai consulté les métadonnées de l'œuvre contestée, j'ai constaté que la photo avait été prise le 15 mai 2015 à 17:43 (16:43 heure locale) au moyen d'un appareil Nikon Coolpix P7100. Et ça, c'est l'appareil de mon épouse ! (Enfin, c'était parce que depuis, elle l'a oublié dans la cafeteria du manège et ne l'a jamais retrouvé. Je déteste les manèges, même quand ils servent de l'Orval dans leur bar).

C'est donc à mon épouse que vous adressez des reproches amers, faisant fi de la liberté de l'artiste quant à sa sensibilité personnelle sur l'angle de prise de vue, je voudrais pas être à votre place !

Pour néanmoins calmer ces esprits chagrins, j'ai suivi leurs conseils et (vaguement, s'agissant de la mer) redressé la chose, ce qui m'a obligé à installer Gimp sur mon ordi, merci les ami·e·s ! (Je me demande comment traiter le cas "copains/copines" via l'écriture inclusive)

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Il y aurait beaucoup à dire sur cette fameuse ligne d'horizon et, à l'instar de Kate toujours prête à nous faire partager son incommensurable savoir, je ne vais pas m'en priver !

Comme chacun, en dehors des platistes, sait, la terre, notre planète déliquescente, est de forme plus ou moins sphérique puisqu'aplatie aux pôles. Sa surface présente donc une certaine courbure, si bien qu'en dépit de son utilisation abusive pour définir une horizontale, l'horizon également ! Ah, ça vous en bouche un coin, hein ?

On remarque très bien cette courbure sur la photo suivante :

DSCN3839

Oui, notre chienne, Câline au nom trompeur, s'est insinuée dans le paysage mais ça ne change rien à l'affaire : on voit très nettement que l'horizon est courbe !

Qu'est-ce que vous dites ?

Ce serait un problème de focale de l'objectif ?

Prenez garde, c'est encore une photo prise par mon épouse ! Non mais...

 

 

La Rochelle-0307* Oui, je vois comme vous que la ligne d'horizon penche vers la gauche, mais c'est normal : c'est au bout du monde que, selon les platistes, la mer déborde et le flux induit une pente. Et de toute manière, là c'est moi qui ai pris la photo, ce qui suffit déjà à expliquer la chose.

 

7 août 2021

Première, et moi... (tiniak)

 

 

À quelque endroit que je me trouve
en classe ou en bas de chez elle
plein de doucereux décibels
flotte ce vide qui m'éprouve
et m'éluge, à bord d'une transe

Qu'importent montagnes, vallées
trottoirs plus sales qu'encombrés
coule vers ma salle d'attente
le tourment d'une peine aimante
et pas moyen d'en réchapper...

Pire que ça ! Je la cultive
cette douleur adolescente
avec, là, au bout de sa pente
mon cœur embarqué, sans dérive
arborant son doux pavillon

À l'horizon point ma quinzaine
et la sienne a déjà sonné
au clocher de notre quartier
en son chapelet de semaines
à l'immuable rigodon

J'ai beau savoir d'où vient le vent
il est trop vaste l'océan
qui me porterait à lui dire
comme j'aime l'aimer - sans rire !
mais je suis seul et je me tais

Le silence est mon seul ami...
J'aime son oreille avertie
réfutant l'heure et sa menace
Il me regarde, bien en face
et me dit : va, et danse !

On s'est aimés
trois ans après
Je l'ai cru, puis j'ai déchanté

Que l'heure avance...
Je la dépense
en buvant son bol à l'or rance

ti

3 juillet 2021

Puissance et légèreté . (maryline18)

 

Sous un vieux pont, glissait un cygne

- " Où vas-tu ? " S'enquit le premier.

- " Voir la vie ! " Cria le dernier,

Traçant sur l'eau, deux blanches lignes.

 

Un instant, dos à l'horizon,

Jambes et bras tenus au sol,

Il envia sa course folle,

Lassé, de ne voir que le fond.

 

Un jour, il en eut plein le dos

Qu'on lui marcha dessus, sans fin,

Et il s'affaissa, tout chagrin,

Laissant hébétés, les badauds.

 

Le cygne déjà loin alors,

Rencontra en chemin, Viviane,

Déprimée et toxicomane,

Dépendante à la verge d'or...

m18

Elle voulu le suivre en Toscanne

Puisqu'elle avait laissé Médor

Se faire pourlécher à Andorre

Par une chienne nymphonane.

 

Pas toqué, le cador s'enfuit,

Laissant délirer la cane,

à la recherche de gentiane

Pour soigner... vous l'avez compris,

 

Des flatulences incommodantes !

Avait-elle trop bu de tisanes

De bardane ou de valériane ?

...C'est bien, plein gaz et divagante,

 

Qu'elle alla manger une pizza

Chez l'Martin pêcheur en cabane,

Dingue de musique tzigane

Mais aussi de Zarathoustra !

 

Attablé, il lui expliqua

La puissance des cannes légères,

La traitant de nouille, au dessert !

Trois ou quatre cannes à la fois...

 

Quel goujat ! (Pensa t-elle, vexée).

Et, refusant toute connivence

Et, rejetant toute concurrence,

La plume sèche, s'en est allée.

 

Elle pestait à contre-courant

lorsqu'elle s'écrasa sur le pont

D'un bateau grouillant de nippons

Venus là, pêcher le Hareng.

 

Ils n'étaient donc pas au courant

Qu'il n'y avait plus ni pont

Ni poissons en rangs ou en bancs ?

Ils s'en retournèrent au Japon.

 

Remise à l'eau, elle dériva

Jusqu'à la cabane...du pêcheur,

Qui la sauva, ( à la bonheur ! )

Avec des tisanes à tout-va !

 

17 juillet 2021

La belle manœuvre est à la limite de l’intelligible (Vanina)

 

Il est des souvenirs dont on ne sait plus bien s’ils vous appartiennent ou si le fait de les avoir mille fois entendu, les ont fait devenir vôtres. L’histoire que je vais vous conter est belle comme une frégate.

Enfant, j’ai passé toutes mes vacances d’été sur la même plage avec les ami(e)s et camarades que je retrouvais d’année en année et les nouveaux bien sûr qui venaient enrichir le groupe. Il en était de même pour mes parents et mes frères et sœurs aînés. C’était une plage familiale où nous nous connaissions presque tous, au moins de vue.

Cette année là, monsieur K., dont les fils jouaient avec mes frères et sœurs aînées, avait un petit bateau: une barque ou un Optimist, je ne saurais dire tant le souvenir est flou. Le bateau était entreposé à sec près des tentes, au plus près des galets au pied des dunes, protégé dans notre petite baie.

Ce dont je suis sûre, c’est de son nom, un nom intrigant pour ce petit bateau à la coque rouge: L’Epinard.

Un jour, Papa osa la question: «Pourquoi L’Epinard pour un bateau rouge?» Si le ton de Papa était fort amusé voire taquin, monsieur K. n’a pas baissé pavillon, sérieux et même énigmatique, il répondit: «Ne savez-vous pas que les épinards plongés dans l’eau bouillante deviennent rouges?»

Elevée en milieu artistique, avec Dada et le surréalisme en tête de gondole, cette réplique m’amusa et plut à toute la famille, aujourd’hui encore, ce souvenir nous met en joie.

va1

22 mai 2021

C comme chicorée (Adrienne)

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- Qu’est-ce que c’est que ça ? Moi n’aime pas ça ! disait mini-Adrienne du haut de ses presque cinq ans, en examinant attentivement ce qu’il y avait dans son assiette.

Rassurez-vous, ça n’arrivait pas souvent.

Si peu souvent, même, qu’elle se souvient exactement de quoi il s’agissait et de la raison pour laquelle elle fronçait le nez comme si on avait voulu l’empoisonner.

La première fois, c’était pour des champignons.

Ils avaient flotté trop longtemps dans l’eau, probablement, parce qu’ils baignaient dans un jus noir.

Et ne sentaient pas bon.

Mais ça, les parents ne l’ont pas compris :

- Toi, tu manges avec les yeux ! ont-ils décrété.

Et ils ont continué à lui faire ce reproche. Toute la vie.

D’accord, l’aspect visuel, c’est important.

Mais ce qui rebutait mini-Adrienne, c’était l’odeur.

L’odeur du chou rouge.

L’odeur de la soupe.

L’odeur de la chicorée.

- Pourquoi tu mets « ça » sur le café ? demandait-elle à sa grand-mère en lui voyant ajouter une grosse cuillerée de chicorée par-dessus le café moulu, avant d’y verser l’eau bouillante.

- Parce que c’est meilleur !

- « Ça » sent mauvais !

Les grandes personnes n’ont jamais accepté cet argument : elles aimaient l’odeur douceâtre de la chicorée qui dénaturait complètement le goût du café.

Grand-mère Adrienne, jusqu’à son dernier souffle, a ajouté sa cuillerée de chicorée dans son filtre à café.

- Parce que c’est meilleur :-)

 

 

6 février 2021

La mer n'est plus...(maryline18)

 

m18

 

Je me souviens de ses éclaboussures rieuses quand elle me poursuivait. Sa mousse lactescente se répendait sur mon infortune et alors, il faisait beau, si beau !

Patiente, elle me surveillait de ses mille yeux pétillants d'amour. Je me souviens de ses coups de langue qui m'aidaient à me relever, toute fière d'avoir cet bel équilibre... Elle se montrait aussi attentive à moi qu'une lionne aurait pu l'être avec ses lionceaux. Ses vagues me lavaient l'âme de toutes ces couches d'incompréhension qui recouvraient ma confiance, jusqu'à l'asphyxier. Elle devait être complice avec le soleil pour travailler à un programme urgent de desquamation accélérée !

Protectrice, elle m'entourait de ses grondements, au combien nécessaires ! En effet, il aurait suffit d'un seul de ces : "t'es pas cap !" de mon frère, pour que devant ses yeux d'éberlué, je porte des bateaux et leur équipage à bout de bras, que je touche le ciel juste en allongeant les doigts, que je cours sur l'eau jusqu'à toucher l'horizon, ou encore que je me laisse flotter jusqu'en Angleterre afin d'y déguster quelques abalones.

La retrouver me mettait le coeur en fête ! Moi aussi je lui manquais, je le sais parce que dès mon arrivée, à peine mon maillot de bain enfilé, elle me tendait les bras et m'embrassait si goulûment que le sel de ses baisers m'assaisonnait la peau jusqu'à me redonner l'appétit à la vie... Elle m'accueillait comme une de ses grand-mères idéales qu'ont toujours les enfants dans les contes et elle me berçait, longtemps, doucement. Ainsi réinvestie, à chaque belle saison, par une insouciance lumineuse et heureuse, mon petit corps se laissait balotter des heures pendant que mon coeur chavirait en de merveilleux nauvrages.

Parfois, fatiguée de nos jeux, je m'alongeais près d'elle, sur la grande serviette. Je fermais les yeux et elle me racontait ses histoires de mer...J'aimais son intonation apaisante. Oh, bien sûr, c'était toujours les mêmes récits qu'elle me déroulait alors, espiègle, je n'attendais jamais leurs fins pour les lui faire ravaler à grands seaux d'eau et je riais, je riais, de tout mon bonheur !

Non, la mer n'est plus...

 

26 octobre 2019

Utopie (TOKYO)


8H 30 les portes s ‘ouvrent.  Une immense salle d‘examen s’offre au regard des candidats.

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Mon numéro 125 , je prends place  et dégrafe l’enveloppe .
SUJET DU BAC PHILO/ A quoi ressemblerait un monde utopique ?
Je fais défiler les diapos dans mon cerveau. Tout y passe, jusqu’à de pittoresques indigènes dans de longues pirogues.
Pour une raison quelconque mon voisin semble me regarder avec une admiration sincère.
Puis il me dit / sais tu que vouloir atteindre ta démonstration trop rapidement c’est une pulsion de mort sublimée ?
Le Sahara serait ton monde utopique à toi pour une impatiente comme toi . Je le récompense d’un sourire aussi large pour décorer une niche à chien .
Apparemment je m’attendais à un sujet plus traditionnel comme/
Pourquoi les hommes portent-ils des T -shirts sales ?v2


Je commence à sérieusement regretter d’avoir ingurgité toute la semaine dernière des documentaires ethnologiques qui parlaient d’Harry Potter saison 8. Je commence à faire naufrage.
Le surveillant se penche sur moi / Vous ne seriez pas en train de penser à FRED ASTAIRE ?
Arrêtez donc de taper avec vos pieds vous dérangez tous les candidats.
Bon en fait ce sujet m’intéresse tout de même un peu .
Je me souviens tout à coup de la remarque de mon père à ma mère parlant de moi  .
On peut emmener un crapaud à la rivière mais on peut pas l’obliger à penser.
C’est drôle pour une fois je suis d’accord avec lui .
Allez je me jette à l’eau , premier rond dans l’eau / mon monde utopique ressemblerait à une pâte à tarte avec de la lumière des étoiles .Un monde où seul un aventurière comme moi se hasarderait , ou seul un romantique me pardonnerait , ou que seul un nomade trouverait hospitalier alors que peut être qu’un chameau aimerait .
J’ai eu cette audace d’occuper avec toute cette fantaisie enfantine le vide de ma pensée pendant 3h de charabia.
J’ai récolté un 0,5 pour l’encre sans doute.

Ce ne fut pas mon heure de gloire mais quand même une question pareille te prend une vie pour y répondre !!
Je reviendrai à 75 ans passer ce bac philo .v3



5 novembre 2022

Ho (joye)

Oliver Sacks

Cette semaine, je n’ai pas trop envie de vous parler du wolfram.

Je préférerais vous parler du regretté écrivain Oliver Sacks. Vous le connaissez peut-être sans le savoir, peut-être du film, L’Éveil, tourné en 1990 par Penny Marshall. Dans ce film, le neurologue joué par Robin Williams est, en effet, Oliver Sacks.

Oliver Sacks fut un scientifique doué, un neurologue exceptionnel, et aussi un superbe philosophe.

Dans un de ses derniers essais, « Mercure », qui se trouve dans son petit recueil, GratitudeSacks explore l’idée de regarder son âge comme le nombre atomique d’un élément, et puis de comprendre comment les caractéristiques d’un élément peut représenter cet âge.

Lorsque j’avais onze ans, j’ai pu dire que j’étais sodium, et maintenant que j’ai 79 ans, je suis l’or,  a-t-il remarqué.

Bien sûr que Sacks avait hâte d'avoir 80 ans, parce qu’il ressemblerait alors au mercure : il serait (encore) brillant, argenté, liquide, et vaporisé assez rapidement.

Non seulement est-il devenu mercure, Sacks a vécu jusqu’à l’âge du plomb (82).

C’est du solide, ça.

Bon, tout ça pour dire que je n’avais pas trop envie de vous parler du wolfram (74) cette semaine, même si j’espère être encore robuste et rare si j'ai la chance de vivre jusqu'à cet âge-là.

Après tout, une telle envie serait élémentaire.

30 juillet 2022

Autres rivages, partie quatre (joye)

Je n’ai jamais eu de sœur, mais j’avais une cousine favorite. Elle, ronde et rousse bouclée.. Moi, ronde et blonde ébouriffée. Elle plus âgée, mais pas beaucoup plus.

Nous nous adorions. Pour toujours.

cousines encadrees

Lorsque nos parents se rendaient visite, au moins une fois par mois en été, après le travail à l’usine pour mon oncle, après la traite du soir pour mes parents, nous les cousins - Siobhan, son frangin Roussel, et moi - nous jouions ensemble à tous les jeux. En été au dehors, en hiver dans le living.

Si l’on s’aventurait au premier étage, soit ma tante Lila, soit ma mère venaient nous demander si l’on voulait qu’elles montent. On comprenait du ton de l’interlocutrice  que ce n’était pas une éventualité qui finirait agréablement. Ma tante Lila criait souvent “Well, Jeez-O!” pour montrer son irritation. Sinon, les décibels montaient jusqu’au premier - et dernier - avertissement.

Notre jeu favori en été était “Pubs”.  Sur la véranda de ma maison qui nous servait d’estrade, nous nous  présentions nos publicités favorites à la télé. Nous chantions les rubriques, nous jouions les gens, nous parlions de nos produits. La luminaire de porte nous servait de projecteur. Il n’y avait pas besoin d’y aller les voix baissées. On était dehors. À la campagne. La campagne qui résonnait de nos talents musicaux et mimiques. C’était magnifique ! On était plus stars que les étoiles.

En hiver, nous nous contentions de jouer au cache-cache dans le living, mais nous cachions un objet au lieu de nous-mêmes. Cela irritait moins les adultes qui bavardaient dans la cuisine à côté.

Et puis, un soir : désastre. Mon oncle et ma tante sont arrivées sans mes cousins. Ma cousine avait commencé à travailler en ville au ciné le soir et mon cousin n’avait plus l’âge de jouer aux pubs.  J'ai reçu cette nouvelle comme une claque. Comme un coup de lapin, et moi, j'étais le lapin qui n'avaient pas prévu une telle fin abrupte. Siobhan avait rompu avec moi sans me prévenir !

Un peu plus âgée que moi, elle m'avait aussi trahie en grandissant, maigrissant, devenant vraiment belle. Elle avait trouvé un travail en ville et un petit copain. Moi, je n'avais que mes livres, mes bonnes notes, et ma rondeur encore trop généreuse.

Alors, merde. C’était mon premier vrai deuil, la fin de notre enfance mutuelle, de notre amour pour toujours.

Juste après le lycée, elle a épousé son copain et elle a commencé à travailler comme secrétaire dans une usine. Moi, je suis partie faire les études. J'ai appris des langues. J'ai voyagé. Je suis devenue prof.

Nous ne nous sommes revues que deux fois depuis : aux obsèques de mon papa, et la dernière fois juste avant la mort du sien. Elle avait regrossi, ses cheveux roux étaient gris, elle boîtait et souffrait au dos, mais je ne me sentais ni surprise, ni triste, ni vengée, c'était juste un petit moment heureux ensemble avec elle et Roussel.

J'ai failli demander s'ils voulaient jouer aux « Pubs ».

Mais hélas, j'ai dû faire un deuxième deuil, cinquante ans après le premier, quand j’ai su qu’elle avait voté pour Trump.

D’abord, c’était le choc, après la colère, j'avais envie de crier "Well, Jeez-O!", et puis, lentement, je me suis rendu compte que moi, je n’avais jamais eu ses cheveux roux. Et elle, elle n'avait jamais eu mon intelligence.

23 juillet 2022

Feux mêlent (Kate)

Feux mêlent

Serait-ce une danseuse

une patineuse

une gymnaste

une acrobate

une contorsionniste

une cycliste

velo

une artiste

hors piste ?

Enchâssée dans un cube de glace

En manque de place

Longs cheveux

Drus

Échappés

Feux

Mêlent

Sueur

Et fureur

De vivre

Besoin d'air

D'échapper à ce cadre

Restreint qui l'encadre

Revenir sur terre

Et maintenant ?

Quels seront ses vêtements

armes, bagages

états d'âme, voyages

carburants ?

Les comédiens ?

Maquillage,

partage,

tiens !

citation

Mais la flamme,

la femme ?

Non, je n'allais pas l'oublier !

Lire

Quelquefois rire

rire

Sourire

Réfléchir

N Krauss 2

Quelques livres

Enivrent

Font vivre

Délivrent...

27 novembre 2021

Sarah fait flèche de tout bois (Kate)

 

Ma chère Marianne,

Si heureuse d'avoir pu bavarder avoir toi hier au téléphone !

Ces temps-ci, je me suis replongée, si j'ose dire, dans l'histoire des nombreuses fontaines de la ville.

alcools apollinaire

Hier soir, Pacôme s'était mis, non pas à l'alcool, mais à lire "Alcools" d'Apollinaire et en me penchant vers la table basse du salon pour lui déposer une tasse de café, j'ai vu qu'il lisait "Les colchiques", poème étudié au lycée.

colchiques

Le mot "hoqueton" m'a comme sauté aux yeux, tiens ce mot dans ce poème, je ne m'en souvenais pas, j'avais retenu "lentement s'empoisonne" et "violâtres" si violent.

Donc les "hoquetons" sont les grosses vestes de toile des enfants, c'est l'automne avec tous ces colchiques... dans les prés ! Et ce mot résonne avec harmonica et d'autres allitérations.

Ça m'a fait penser aux "hoquetons", vêtement épais des archers du Moyen-Âge, et en retournant à non pas à mes moutons mais à mes fontaines, j'ai soudain pensé à celle de la Flèche située, devine où, rue des Archers !

0

"Bon sang !..." Oui, comme on dit, mon sang n'a fait qu'un tour, tu me connais ! L'histoire est là, sous nos yeux : les archers, la noble confrérie des archers dont le saint patron est le martyr Saint Sébastien...

histoire rues

Plongée dans la lecture du recueil d'articles parus dans La Montagne intitulé "Histoire des rues de Clermont", j'ai appris que le quartier actuellement appelé Delille servait de lieu d'entraînement aux archers rémunérés par la ville et l'hôtel des Archers aujourd'hui disparu se situait rue des Archers justement nommée.

fontaine flèche

Pacôme a laissé son livre sur le bord du fauteuil et ramené sa tasse à la cuisine en me remerciant. Un verre d'eau à la main, il s'est approché de l'écran de l'ordinateur où j'examinais cette photo que j'avais prise récemment de la Fontaine de la Flèche, tout à fait banale semble-t-il, devant laquelle il était passé tant de fois, attiré par l'ambiance festive et nocturne du coin, en face de l'École de Commerce (actuellement ESC) où il avait fait ses premières armes...

- Pas de flèche ni d'arc sur cette fontaine de la Flèche, a-t-il dit.

- Non, pas plus que d'archer en hoquetons, ai-je ajouté.

- C'est quoi, en haut, une pomme de pin ?

- Oui, on dirait, je n'y avais pas fait attention... Regarde ce qu'écrit Louis Passelaigue : "fontaine ornée d'une pomme de pin, emblème des archers" !

- Bravo ! Trinquons alors et ne hoquetons pas !

texte rue

Cette découverte m'a réjouie même si je sais que plus je connais l'histoire de la ville, ses rues, maisons, détails architecturaux, j'ai toujours des surprises et les restes du passé revivent et prennent sens...

Ainsi, j'ai écrit un article sur la présence des archers dans la ville et je ne résiste pas à t'envoyer une des photos qui l'illustre et que tu reconnaîtras : le cavalier blanc, archer lui aussi. Clin d'oeil : c'est un vitrail du XXème siècle !

archer blanc

Au plaisir d'avoir de tes nouvelles bientôt.

On pense à toi tous les deux.

Bises bises de ta cousine,

Sarah

 

18 décembre 2021

Kyrielle (et lai y sonne) - tiniak


Avant-propos : A la lettre K, me devais de faire grand cas de celle, qui nous a gratifiés, la fois dernière, d'un florilège d'acrostiches et autres charmanteries langagières.C'est donc à toi, en particulier, que s'adresse cette "inventation au virage", chère Kate.

Kyrielle (et lai y sonne)

Kamandu-Konakry, via Koursk, à dos de yacK...
Y a vraiment un défi à relever, d'IssY !
Rentrer n'est pas l'objet, mais trouver un trésoR
Il y faudra suer, en prendre son partI
Et ne pas rechigner aux mets que l'on nous offrE
Là dans un pantalon, ici dans un sarouel
La route égrenera ses feuillets de missel
En n'ayant à redire à sables, ni à flaques

En chemin, le trésor sera complète foirE
Tant la kyrielle humaine abonde à son histoire

Le périple accompli, que faire de son seL ?
Annoter un CV de son nota benE ?
Ils en penseront quoi, tous les a priorI ?

Yoga de complaisance au présentiel Issy ?

Sanas, mausolés, nids, promenades, patioS...
Où croyiez-vous mener - disons : grosso modO ?
Non dans l'obscur signet valant sine qua noN
Ni l'heure à ce clocher qu'orgues zélées y sonnent...
En route, l'intérêt, c'est de rêver, en somme !

ti694



20 mars 2010

Twitt-heure (Joe Krapov)

DDS98_bandeau_Twitter

DDS98R_Aragon

Louis_Aragon
Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard !




 

DDS98R_JK

Joe_Krapov Ben justement ! Vivons ! On apprendra plus tard ! Qu’Elsa crie « Olé ! » et grimpe aux rideaux !


 

DDS98R_caro

Caro_Carito Un cadran solaire, c’est parfois quadrangulaire. Tandis qu’un cadre en goguette est toujours bien rond chez  Caro.


 

DDS98R_Otto_EkolOtto_Ekol

- Passe en première !

- Une seconde !

 

DDS98R_Noeud

Nœud_gordien35
 Il y a peu de papillons qui lisent Minute !

 


DDS98_PAL

Pal_Sarkozy
Tu vas pas nous chier une pendule parce que t’as perdu ta montre ?

 


DDS98R_Godnat

Tatie_Godnat
Il y a plus d’horloges franc-comtoises que d’hors-loge Francs-maçons

 


DDS98R_woody

Woody_Spinoza
Est-ce que la vie c’est court ? Est-ce que la vie c’est long ? Est- ce que la vie c’est lourd ? Est-ce que la vie c’est con ?

 


dds98R_einstein

Einstein_MC2
Est-ce que le temps s’écoule plus vite quand on est cool ? Est-ce qu’il trépide quand on est speed ?


 

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Marquise Bombeplizz
Chez nous on ne nettoie le lustre que tous les cinq ans

 



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BNF
75 On a conservé les riches heures du duc de Berry mais pas les laborieuses journées du pauvre Martin, serf.

 



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Saint-Pierre_Saint-Simon
Qu’as-tu fait de ton temps sur cette terre ? » demanda Dieu à Dostoïevsky.

- L’Idiot…



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Saint-Pierre_Saint-Simon
Mais avant que le Russe n’ait pu ajouter un autre titre, Dieu se tourna vers moi et demanda : - Et toi, Joe Krapov ?




DDS98R_JK

Joe_Krapov
 Pareil ! J’ai fait l’idiot !

 


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Jean_Dulent
Aller voir au cinéma « Le jour le plus long », « La vingt-cinquième heure », « Un été 42 » ou « L’année des méduses », ça prend du temps !

 

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Jean Dulent
Le plus long film que j’ai vu, c’est « Sept ans de réflexion ». C’est bien simple, quand je suis sorti de la salle, Marilyn était morte !

 



DDS98R_JK

Joe_Krapov
Saturne pas rond dans ma p’tite tête !

 



DDS98R_JK
Joe_Krapov
Le temps peut bien manger ses enfants s’il le veut. Mais qu’a-t-il fait des miens que j’avais tant aimés ?

 



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Joan_Krapovna_la_mère @Joe Krapov
Ils ont grandi mon fils, par la grâce de Dieu ou par loi de nature et se sont envolés hors du nid familial.

 



DDS98R_JK
Joe_Krapov @Joan_Krapovna_la_mère
Maman… ne me dis pas qu’ils sont devenus vieux ? Moi j’ai juste vingt ans ! Et toi… quelle santé !

 



DDS98R_Joan

Joan_Krapovna_la_mère @Joe Krapov
Mais toi, sombre crétin toujours piqué au jeu, vois donc que tu n’es plus ce que tu as été ! Ouvriras-tu les yeux ?

DDS98R_JK

Joe
_Krapov Le temps peut bien manger ses enfants s’il le veut. Moi je rêve éveillé et je m’en trouve bien !

 


DDS98R_JK

Joe_Krapov
Bon vent à mes enfants ! Qu’ils soient aussi heureux que nous sommes parfois. Et… à dimanch’ prochain !

 


DDS98R_JK

Joe_Krapov @mademoiselle_Zell
Oui, ma fille, je sais ! C’est un peu énervant. Je n’aurai pas changé Tout aussi fou qu’avant !




DDS98R_JK

Joe_Krapov @monsieur_jibhaine
Enfoiré ! Bravissimo ! http://tinyurl.com/yautevo

23 mars 2013

La femme qui lit. (Célestine)

Elle a par cent chemins aux forêts de pendules écouté chevaucher sur le gazon sucré de trèfle et de luzerne aux clairières endormies cent chevaux prodigieux aux ailes de licornes.

Elle s’est accrochée aux lèvres des bourreaux des cœurs tendres et aux dents aiguës de l’ambition, elle a gravé sa peau du nom des héroïnes et chanté les folies des génies méconnus.

Elle a aimé. Elle a tremblé. Elle a vomi. Elle a reçu cent coups de poing dans l’escarcelle, cueilli des tas d’étoiles en ses paumes blanchies. Volé des ducats d’or et des rubis ravis au destin des pucelles reçu cent coups d’épée au flanc et au pourpoint. Les rois l’ont vénérée les princes l’ont trahie. Elle s’est jetée au pied des ténèbres assourdies, elle a gravi des pentes et sondé les abîmes.

Elle a défait son cœur, asséché des déserts de jaillissantes larmes  et pleuré des rivières et mangé des mouchoirs dans l’ambre et l’aubépine des printemps frileux. Elle a senti le vent l’emporter en un songe sur des bateaux flambants aux îles inconnues. Elle a triché au jeu, traversé la prairie et de sombres coyotes essuyé les affronts Elle a versé son sang, elle a gagné des guerres, et compté aux jours gris les aurores naissantes.

Elle a péri d’amour huit cent quarante fois, se traînant languissante au pied d’un amant brut, comme un diamant taillé pour lui crever le cœur. Contemplé des frissons, des lagunes paisibles, enroulée dans des songes aux ponts mystérieux, goûté cent fruits empoisonnés et langoureux, essuyé mille orages, et sué sang et eau comme les galériens.

Elle a été modèle, et muse et prostituée, aviatrice et docteur, et comtesse aux pieds froids, et chatte langoureuse sur un toit brûlant.

Elle a fait tout cela, et ce n’est rien encor, sans sortir de son lit.

Il lui reste des mondes à serrer dans ses poings, et des éternités palpitantes à vivre.

Oui ! Car depuis toujours, sans arrêt, elle lit.

Et sa voie, et sa voix se fondent dans les livres.

cél

 “La Femme qui lit”, de Jean-Jacques Henner (1883)
23 mars 2013

Participation de Cavalier

 

Leçon de choses

 

En quatre, oui, il faut quelquefois savoir se mettre en quatre pour faire avancer la science. Et ce n’est pas toujours facile, mais bon…

- Cavalier, Cavalier, vous n'auriez pas vu un petit chat tigré ?

Ah ! Tiens, voilà la Mère Michel... Enfin, quand je dis Mère... Plutôt belle comme Mère... Moitié rousse, moitié blonde, avec un joli petit nez retroussé sur sa frimousse polissonne. Et des jambes ! Longues !

- Oui, en effet, j'ai chez moi, bien au chaud, un magnifique chaton gris.

- Rendez-le-moi ! Espèce de Lustucru !

- OK, OK ! On y va, on y va Mère...

- Dites donc, c'est quoi tout ce foutoir dans votre garage ? Tous ces instruments et tous ces fils ?

- Prototype de modem ADSL à démonter le temps, chérie. Venez, votre Minou, c'est par-là !

- Une boîte ! Mais que fait-il là-dedans ?

- Ecoutez ! C'est très simple... C'est une expérience quantique classique. Une expérience pour un TP de mon prochain ouvrage didactique, à savoir : si le compteur Geiger, qui est à l'intérieur de la boîte, détecte la désintégration d'un seul atome, un marteau frappe une seringue de cyanure directement dans le gosier de votre greffier…

- Assassin ! Il est mort alors !

- Pas si vite, petite... La probabilité pour qu'il soit vivant est la même. Tant que l'on ne regarde pas dans la boîte, il reste dans un état quantique vivant/mort grâce à la fonction d'onde Psi de notre atome. Psi, étant telle que :

Somme de - l'infini à + l'infini de Psi carré dxdydz = 2

- Quoi ! Assassin, assassin !

- Mais quoi !?

- C'était dxdydz = 1 ! Connard !

- Heu !... Oui. Vous avez raison, c'est bien 1 ! (???) Que j'ai mis... Minou, lui, il ne sent rien, pour l'instant ; il est mort/vivant, sit venia verbo, tout mélangé, ou tout brouillé si vous voulez, en proportions égales avec l'atome.

Ecoutez, l’expérience doit durer une heure, il reste trois longs quarts d'heure à attendre. On fait une petite pause ? C'est paradoxal, mais j'ai ici un petit divan, qui lui est bien vivant.

- OK ! Pourquoi pas... Mais trois quarts d'heure, pas plus ! Juré, promis, hein ?

Un peu plus tard, la Mère Michel s'en retourne chez elle, toute guillerette, son tigré Schrody bien vivant sous le bras. Qui l'eût cru ? ...

 

cav1

 

 

 

30 janvier 2010

Le cimetière des filets mignons en croûte et des illusions sur la liberté (Joe Krapov)

DDS9101_westlakeDimanche, nous sommes tous morts. Nous tous, Mademoiselle Z., Monsieur J., Madame M. et moi. Oui, dimanche dernier, nous sommes morts de rire. Eclatés, explosés, pliés, dilatés ! C’est à cause de Monsieur J. qui nous a raconté sa dernière mésaventure. Comme dit Donald Westlake, ça n’arrive qu’à lui !

Depuis plus d’un an maintenant, Monsieur J. vit tout seul dans un appartement situé au rez-de-chaussée dans un quartier calme d’une ville que nous nommerons R. afin de ne froisser aucun pompier en France, en Navarre ni même en Bretagne et encore moins en Ille-et-Vilaine.

Dans son appartement, Monsieur J. a une télévision. C’est Madame M. et moi-même qui payons la redevance mais c’est lui qui la regarde. Samedi soir, sur FR3, Monsieur J. a revu le film « Blade runner » de Ridley Scott. On diffusait le « director’s cut » (non, ce n’est pas un gros mot, juste un concept un peu incompréhensible pour les fans âgés d’Eric Rohmer qui doivent aller sur Wikipédia pour constater que le cinéma hollywoodien est d’abord un commerce. Voir aussi le carnaval de « Brazil » de Terry Gilliam !).

DDS9102_Andro_des« Blade runner » est un film américain adapté d’un roman de Philip Kindred Dick. J’adore le titre français de ce livre : « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ». A une certaine époque, avant que je ne rencontre Mademoiselle M. puis ensuite Monsieur J. et Mademoiselle Z., je lisais beaucoup. Entre autres choses, j’ai lu pratiquement tous les romans et les nouvelles de Monsieur Dick. Ils parlent de paranoïa, de manipulations, de drogue. Avec lui, nous naviguons en pleine science-fiction ! J’adorais la S.F. à l’époque. J’avais commencé enfant avec la bande dessinée « Les Pionniers de l’Espérance », j’avais aimé ensuite «Valérian et Laureline», «Le Vagabond des Limbes», lu les «Chroniques martiennes» de Ray Bradbury, dévoré l’intégrale des romans et nouvelles de Clifford D. Simak, Robert Sheckley et Fredric Brown.

Maintenant qu’on a dépassé le cap autrefois fatidique de l’an 2000, je ne lis plus de S.F. parce qu’on est en plein dedans. Le monde actuel est, ni plus ni moins, un roman de Philip K. Dick. Du moins, il me fait cet effet.

Dans son appartement, monsieur J. a aussi un ordinateur qui lui donne accès à Internet. Comme beaucoup de djeunns dgens de son âge, Monsieur J. laisse des messages sur Facebook. Tout de suite après la fin du film, il est allé partager avec ses blogamis ( ?) du réseau social ses impressions sur ce visionnage. Impression est un bien grand mot puisqu’il s’est borné à inscrire une phrase prononcée dans le film en ajoutant que c’était « une putain de chiée fin que la fin de Blade runner » (je traduis à ma façon « Fucking Blade Runner Ending »).

Puis il vaque à d’autres occupations sur la toile ou dans son logis. Peut-être fait-il sa vaisselle ou du rangement  (les parents sont toujours optimistes et très naïfs dès qu’il s’agit de leur progéniture !) ? Peut-être concocte-t-il de sa géniale musique ? Toujours est-il que, vers une heure du matin, il se déshabille et s’apprête à se glisser dans ses draps. C’est à ce moment là que les Martiens ont frappé à la porte !

DDS9103_mars_attacksCe n’est pas tous les jours que Mars attacks ! Histoire de ménager le suspense et de justifier le titre de cette histoire, je voudrais signaler que quelque temps auparavant, je m’étais occupé de mon côté à faire cuire dans ma cocotte-minute un filet mignon avec du vin blanc, des oignons, champignons, tomates et noix. Ensuite, avec Madame M., nous avions regardé « Liberté-Oléron », dévédé d’un film quelque peu dispensable de Bruno Podalydès mais on ne pouvait pas le savoir avant de l’avoir vu. A l’issue de ce visionnage, j’avais sorti le morceau de viande de la cocotte avec ses ingrédients et avais mis le tout à figer au réfrigérateur.

Les Martiens ont posé leur véhicule dans la cour de l’immeuble de monsieur J. Ils en sont sortis un par un. Ils sont au moins dix d’après le narrateur. Ils ont allumé leurs grosses lampes, balayé la surface des immeubles aux alentours du faisceau de leurs projecteurs. Ils portent des combinaisons à bandes fluorescentes et, avant de sortir l’artillerie, ils frappent à la porte. Si un jour cela vous arrive, faites comme Monsieur J., ouvrez et écoutez-les. Il m’est d’avis que si vous restez au lit avec vos boules Quiès à rêver comme un sourd ils auront tôt fait de défoncer votre huis à coups de hache pour venir vous sauver du danger.

Quoi ? Les Martiens sont bienveillants ? Oui, plus que vous ne pourriez le penser. Ils habitent la planète 18, leur camion est rouge et pour vous sauver du péril quand vous habitez à l’étage ils ont une grande échelle. Ce sont bien les pompiers de la ville de R. qui sont-là.

DDS9104_BladeRunner- Qu’est-ce qui se passe, demande Monsieur J. en leur ouvrant la porte, en slip, torse poil et jambes nues. Il y a un incendie ?
- Non. On vient pour vous. On a téléphoné déjà mais vous n’avez pas répondu. Vous n’avez pas l’intention de vous suicider ?
- Me suicider ? Non, pas vraiment. J’allais me mettre au lit, comme tous les soirs.
- Pourtant vous avez bien déposé un message en ce sens sur votre Facebook ?
- Sur mon F… Ah oui, la citation de Blade runner ? Mais... Non je vous rassure, c’est juste une citation.
- Bon faudrait voir à mieux contextualiser, la prochaine fois, hein ? Allez, bonne nuit monsieur. Et puis, la citation, vous l’enlevez, hein ! ».

DDS9105_F451Sur le Facebook de monsieur J, on peut lire ce dimanche matin : «Quel est le con qui a appelé les pompiers ?» Mais apparemment dans les relations fesses-bouquineuses de monsieur J., il n’y a pas de cons. On en a discuté, morts de rire, autour de l’apéro-vodka familial. Il doit exister, à la caserne Saint-G. ou ailleurs à R. ou en France une cellule de prévention du suicide qui veille, le samedi soir, sur les moteurs de recherche. Dès qu’ils voient apparaître le mot « mourir », ils envoient une escouade avec un parapluie. Une cellule efficace : même pas une heure après la publication de ceci («Tous ces instants seront perdus dans le temps, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir. »), les anges gardiens avaient téléphoné, trouvé l’adresse du zigue, embarqué dix gus dans le camion et déboulé chez le lecteur-spectateur de SF en slip. Efficace, non, les Big brothers watching you ? Comme quoi une courte phrase postée par monsieur J. a bien plus d’effets sur le monde que les milliers de romans-feuilletons à la con que monsieur K. publie sur le Défi du samedi, Kaléïdoplumes ou les Impromptus littéraires ! Mais ça, grâce à Monsieur Walrus, on le savait déjà.

Je peux les rassurer, les gars du commando anti-suicides. Un type qui boit du Saint-Nicolas de Bourgueuil sans cracher dessus et reprend deux fois du filet mignon en croûte de madame Eliane (c’est elle qui nous a filé la recette) revisité sauce Krapov, je ne le vois pas en train de se passer la corde au cou. Pas même une cravate du reste, bien que j’aie des photos compromettantes au sujet de cet ustensile inutile et du bonhomme dont je cause.

Il n’empêche, ce lundi midi, ma pitance était mince dans ma gamelle au boulot. Le filet trop mignon avait rejoint le cimetière de nos estomacs, il ne m’en restait qu’une petite rondelle et juste deux cuillers du kilo de haricots verts de la veille. Et je ne rigolais plus non plus côté «liberté d’expression et identité nationale».

Vous comprenez, de puis samedi, moi j’écris des épitaphes sur le Web. D’ici à ce que les trois Parques viennent toquer à ma porte ce soir à minuit et m’embarquent pour concurrence déloyale ! D’ici à ce que les infirmiers du Centre Guillaume Régnier ne viennent me passer la camisole de force ! D’ici à ce que la police ne fasse une descente et ne demande comme au bon vieux temps du KGB : « C’est ici Joe Krapov ? ». Difficile de répondre « Non, c’est en face ! » : on n’a pas de voisins de palier !

Voilà pourquoi, je le proclame haut et fort, « je suis immortel, j’aime la vie, je ne mourrai jamais ! Et tout ce que j’écris ou dis, c’est pour de rire ! » Et il faut croire que je fais tout ce qu’il faut pour ne pas avoir besoin de la police, de la justice, des médecins et des pompiers. La preuve, voici mon épitaphe personnelle, très révélatrice là-dessus :


« Ici s’angoisse Joe Krapov

qui n’avait pas de tics ni d’éthique mais des tocs :
a-t-il bien fermé le gaz en partant ? ».

DDS9106_parapluie

25 juin 2009

Consigne 66 (rsylvie)

Votre participation à la consigne 66 tournera autour de la panne de courant. Ah ! Une contrainte !Votre récit comportera au moins dix nombres

 

On en était à la 5ème partie de (que d’ailleurs, je gagnais allégrement par 9 à 3), face à
mon rival de toujours, Ramon notre voisin, quand soudain tout à pété !
A peine le réflexe d’interrompre le smatch que j’étais entrain de réaliser que j’ai entendu comme un cri et

-« putain d’Zédief » !

C’était Doloresse, l’épousée de mon partenaire de jeu. Une charmante dame originaire du Portugal, qui autrefois entretenait les sanitaires du terrain de camping de notre village, en ayant plus particulièrement la charge de la partie réservée par les salariés travaillant chez EDF. D’où, à cet instant précis, cette familiarité envers eux,

Agée d’au moins 7 fois 10, voire pratiquement 4 par 20, elle déboule chez nous, en moins de temps qu’il ne faut pour appuyer sur l’interrupteur.

Seulement cette fois-ci, rien.

Que NENI,

NADA…..

La panne de courant.

Nerveusement je m’acharne

1 fois, 2 fois je recommence

mais vraiment rien !

-« Dire que de mon temps un frottement

et la lumière jaillissait

Ha l’est beau votre monde moderne avec tous ces

un jour, yé finira tous étouffer dans la toile


-« voyons ma fleur, tou  ne devrais pas parler ainsi du progrès.

m ‘rappelle la première qui fut installée. Au village tous se réjouissaient de la modernité et dou confort qui allait nous adoucir la vie.

Rappelles-toi la première fois que

nous étions tellement fierts,

quand trônait sur la table, comme si c’était la 8ème

merveille du monde. Et puis,

ils nous ont bien assuré qu’il n’y avait aucun danger,

d’ailleurs, il n’y a qu’a léver les yeux.  

Souviens-toi, d’nos balades improvisées au grés du vent,

quand nous jouions à réver de la tour EIFFEL

-« Yé ben vrai tout ça, mon Ramon » !
mé rappelle les monstres d’autres fois, qué sont devenus
yé beaux zoiseaux dé maintenant .
y’avoue qué tou as réson.

Allé vous deux, c'est d'circonstance

 en attendant qu’lé Zédiefs

yiennent nous réparer tout ça

Un p’tit

Pendant qué coule touyour » ?

-« Ouai, cool....madame Doloresse » !

24 janvier 2009

Derrière le bleu de mes yeux (Rsylvie)

"derrière le bleu de mes yeux

ou mes enfants m'apprennent la vie "par rsylvie


-"J’ai deux filles et un garçon qui sont tous trois,
de charmants enfants bien élevés, polis, propres sur eux et"...

normal, c’est tes enfants »

-"bon je reprends. J’ai deux filles et un garçon, qui sont comme tous les jeunes de leur âge, espiègles et bien dans leur vie d’adolescents."

c’est beaucoup plus réaliste comme ça » !

-"Ils pratiquent chacun un sport par équipe ou individuel. Sébastien est comme CADET France en basket, Justine est gymnaste en équipe niveau national, et Juliette tout en faisant de la gymnastique loisirs est une fidèle de l’équitation. Ils aiment ce qu’ils font, et surtout ils s’y donnent à fond depuis déjà plusieurs années"…

hé ! on dirait que t’es pas dans le sujet aujourd’hui ! »

ha ! c’que t’es pénible toi.

Tu vas m’interrompre  chaque fois que tu comprends rien ?

…......

bon c’est bien tu dis rien. Alors je continue.

Justine car c’est d’elle qu’il est question, s’ennuyait dans le club de gymnastique où elle était, faute de concurrente en compétition. Car notre cadette est une sportive qui aime faire de la compétition, pour le plaisir du dépassement personnel, dans le respect de l’adversaire".

-« WahOU c’est C000L!

mais vas-tu taire ! j’ai pas fini

.

Donc après réflexion, il est décidé que notre sportive quitterait le club, pour rejoindre celui de la ville voisine. Où elle espère trouver un niveau plus haut. Seulement voilà, après une saison sportive plutôt insipide, notre fille s’est trouvée prise en grippe par l’entraîneur qui n’a pas supporté les réussites de cette jeune qui venait d’un autre club et grimpait les marches des podiums devant ses petites protégées..«

ben c’est pas jolijoli pour un éducateur,d’avoir un comportement pareil ! »

attends, c'est pas tout.Tu vas voir, jusqu’où peut aller la méchanceté. Car cette femme ( je ne vous l’avais pas dit que l’entraîneur était une femme ? bon ben, c’est fait !) s’est mise en tête de pourrir la vie sportive de Justine. Ainsi, à chaque veille de compétition elle imposait des reprises, et encore et encore, d’exercices aux barres asymétriques de façon à ce qu’elle ait les mains tellement abîmées, qu’il fallait lui bander avec une protection spéciale ampoule du talon, afin de protéger la paume des mains meurtries par les ampoules d’ampoules. Pas besoin de vous dire dans quel état physique, et surtout mental, elle était au moment même de la compétition. Tout était prétexte à ne pas s’occuper d’elle, ou la rabaisser à tel point qu’elle a perdu confiance en elle, allait aux entraînements à regret, et s’appeurait au moindre saute d’humeur de l’adulte…

En tant que parents nous étions plus que boull'versés de cela, mais à sa demande nous n’interveniions pas. Jusqu’au jour où lors d’une réunion de famille. Les oncles et tantes nous ont mis la puce à l’oreille en s’étonnant de la « p’tite mine de justine, vous êtes sure que tout va bien ? ».

Alors là, ni une ni deux, prise de rendez vous avec le président du club et la dite personne, pour faire le point et lui demander des explications. Ce à quoi elle nous a affirmé qu'elle l'aimait bien, et ne faisait aucune différence entre les filles, que la notre n’en fait qu’à sa tête, s'isolait, et le président de s’époumoner à nous expliquer que les filles sont toutes des comédiennes,  ont bien souvent deux personnalités et qu’en dehors de leur famille, ils sont souvent différents de ce qu’ils paraissent être avec eux…

Hé toi, la voix, t’imagines dans quel état nous étions ?

parc’que nos enfants on les connaît, et chez nous personne n’a de double face. l'on échange, parle sur tout et rien. Que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises l’on se dit tout.  ces insinuations ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Nous lui avons simplement dit, qu'il nous faisait bien de la peine car chez lui cela devait être bien triste, pour qu'il pense cela de la jeunesse.
Ainsi en raison de la prestation de service payée au club, les incompétences relationnelles et  l’incompatibilité d’humeur avec l'éducatrice, nous lui avons interdit de s’occuper de notre fille jusqu’à la fin de la saison. Ce qu’elle a respecté à la lettre, en refusant de porter secours à notre fille lors d’une mauvaise réception…..j'étais tellement choquée de cette réaction que j'ai fait une crise de nerf de retour à la maison, d'une telle violence que je me suis fait peur.

bref la saison terminée, Elle a changé de club, pour tout doucement retrouver le sourire et les joies de la gymnastique.

OUF, tout est bien qui finit bien »

-«  et bien n’en croit rien, la voix….. car c'est pas terminé. j’explique..

J’espère que t’en n’as plus pour long parc’que j’ai pas qu’toi à écouter moi ! »

hou lala, ma p’tite voix fait sa commandeuse. Ecoutes voir à quel point l’inconscient peut emmagasiner 

à notre insu, et rejaillir quand on n’y pense plus.

Deux années plus tard, lors de la fête du sport les deux clubs se sont trouvés à partager le même espace. Et là, toute la haine que je contenais depuis ces temps refoulés est remontée à la surface en envi de tordre le cou à cette femme qui avait fait tant de mal ma fille. Cauchemard, peur de devoir croiser son regard et Un sentiment de haine si fort que j’en arrivais à comprendre les personnes qui passaient à l’acte. Tu te rends contre, la honte d’un tel ressenti. Moi qui moralise les autres, qui conseille au mieux,

je constate que la ligne de dérive est si petite qu’un rien peut nous pousser à la franchir. Et que, le temps d’une fraction de seconde j’ai eu en moi, une telle envie de détruire, de faire mal comme elle avait fait mal à notre fille.

de rendre coup pour coup, dent pour dent, oeil pour oiel !!!

Sentiment si violent et  terrifiant à la fois.

Je me suis sentie si sale et monstrueuse, que j’avais honte de moi.

Honte,

honte à mourir de chagrin...

quand je vois le comportement exemplaire de Justine, qui ce jour là a fait une prestation plus que réussie !

-«  et ben tu vois personne n’est parfait. Tiens, moi aussi l’autre soir j'ai sucombé à la tentation

alors que je devais prendre soin d'…. »

-« eh la voix, j’viens d’te dire que c’était pas moi l’ange. d'ailleurs mes yeux

sont pas bleus non plus ! pst............. .si vous voulez plus d'illustrations suivez mon vol sur blog.


2 février 2013

Participation de Venise

Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdue, je suis assassinée, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin... (Il se prend lui-même par le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privée de toi ; qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ?

 Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ?

 Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ?

N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin... (Il se prend lui-même par le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais.

Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privée de toi ;(harpagon).

Le metteur en scène : Non non  et NON ça ne va pas, pas comme ça !!Bon sang qu’est ce qui vous arrive ? C’est ici que se joue l’avenir de notre langue !!

                        Plus rapide haletant allez venez sur la scène le regard hagard !!!

 

                        Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir

L’acteur porte une cigarette à ses lèvres et en tire une bouffée et expulse un nuage de fumée.

Je suis sûr qu’on peut résoudre cette affaire comme deux personnes raisonnables de façon à en sortir gagnant tous les deux. Et pour souligner ses paroles il tire une nouvelle bouffée fermant à demi les yeux et il finit de marquer son territoire par un nouveau nuage de fumée.

L’acteur se dit tout bas que ce rôle ne lui va guère. Son masque d’acteur commence à se fendiller à un endroit, puis à un autre, à un autre côté encore puis à cinq à dix endroits en même temps il est déjà comme une vitre craquelée prête à se briser au moindre contact.

Le metteur en scène enfonce le clou : je te propose de renouveler ton interprétation.

L’acteur tente de garder son calme il élève la voix écrase ce qui reste de cigarette/

 Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné. Il s’arrête brutalement et regarde le metteur en scène/

Tu crois que tu me tiens par les couilles. C’est le rôle qui te va le mieux :

Menacer insulter contraindre les acteurs, ta nature te pousse à montrer les dents à te jeter sur moi comme un chien de chasse !!!

Le metteur en scène /qu’est-ce que tu crois que je vais me coucher à tes pieds pour écouter la voix de mon maitre !!!

Tu es un metteur en scène médiocre et tous les conseils que tu peux me donner doivent l’être aussi !!Mais soudain ils entendent tous eux un bruit dans l’escalier :

On vient de cambrioler la loge : les voilà tous deux dans la rue coursant le voleur : Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel

Crient –t-ils d’une seule voix Venise

9 août 2008

Cours Lola cours… à la plage (Cartoonita)

Le soleil darde ses rayons. La plage de West Strand est noire de monde.
Je tartine tendrement de crème solaire le dos de mon Manni. Soudain, HORREUR ...
Je sens la peau de Manni se désagréger sous mes doigts. Des trous verdâtres qui m’hypnotisent. Tandis que j’entends se rapprocher de moi des voix d’outre-tombe. Ne pas se retourner. Ne pas se retourner. Ne pas se retourner. On me tape sur l’épaule…
« Eh Madame, votre chapeau. Eh, je vous cause. » Mon sombrero qui s’était envolé. Un petit minet avec des lunettes Gucci qui me le ramène. C’était ça. Ouf, ça va pas mieux moi, j’arrête pas de psychoter. Pas de plaies purulentes, ni de zombies grouillants d’asticots et ce qui est entortillé autour de mes poignets, c’est les bracelets que Manni m’a offerts. Un clodo lui avait refilés dans le métro, tu parles d’un cadeau.

 

Je chope le tube de crème solaire et commence vraiment cette fois-ci à tartiner Manni. En chantonnant s’il vous plait. Et là, l’horreur. Mes doigts restent collés. Manni ! Il fond !!! Je crie.
Manni se retourne. « Qu’est-ce t’as Lola ? Pourquoi tu tripotes le Zwiebelkuchen ? T’as de drôles de façons de manger Lola, ma louloutte… ». Je me reprends, encore un trip, je devrais arrêter ces cochonneries, ça me réussit pas.

 

Je retourne à mon tartinage d’anti-UVA et UVB. Indice 30. Avec ça, il risque pas se transformer en écrevisse… Je souris en faisant naviguer mes mains sur son dos. Des grognements m’arrêtent. Manni se retourne brusquement. Son visage est déformé par la haine. Il me lance à la gueule des mots durs, crachés. Avec violence me jette à terre, sur le ventre. Je sens son souffle chaud contre mon cou, prêt à me mordre au sang. Il me murmure quelque chose.
« Eh Lola relève toi. C’est qu’un sale gosse déguisé en loup garou qui t’a bousculé. Ça va ?! »

 

 

Je me remets difficilement à la lourde tâche que ma confiée mon chéri : lui protéger le dos des coups de soleil. C’est alors que j’entends quelque chose siffler. On aurait dit un rapace. Bizarre. Mais ? Manni ? Sa tête roule sur le sable. Tranchée nette. Je tremble.

 

Non c’est un ballon. Des gosses qui jouent au volley. Et Manni qui s’était penché pour prendre quelque chose dans le sac. Je me secoue et respire lentement pour faire passer l’hallucination.

 

 

Le tube de crème à la main, j’essaie de rester calme. Mais ma vision se trouble. On m’attrape par les bras. Des hommes. Je les entends parler. Ils sont énervés « Putain, elle fait chier la vioque, encore dans le couloir en train de caresser le poster de Moritz Bleibtreu. » « Allez, Madame Färberböck, vous allez gentiment retourner avec les autres. Ils regardent le film. Ce soir c’est Swing Heil, il est très bien vous verrez. » « De toute façon, y’a que ça. » J’ai l’impression qu’on m’emmène quelque part. Tout est trouble.

 

« Oui, c’est une insolation. Il faut la réhydrater d’urgence. Appelez le 110. J’essaie de la réanimer. »

plage

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