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Le défi du samedi
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23 mai 2020

Yallah (TOKYO)

 

Un yallah me porte

 v

Tel un cheval sautant de pierre en pierre.

 Un yallah me porte de visage en visage

Je pleure la domestication de la femme

 Ceux qui lui portent préjudices me font mal.

Un yallah me porte vers elles.

Où sont passés les poètes et leurs roses

Un yallah me porte vers elles.

Je reste attentive à leur chant

L’amour n’est pas péché mortel , nous serions mortes depuis longtemps .

Un yallah me portent vers les loups ceux qui sauvages savent prendre l’air

 Et considèrent la vie comme un voyage .

Un yallah me portent vers eux ?

v2

Je marche sur des jacinthes bleues à la recherche d’Ulysse

 un yallah me porte vers lui .

 je veux vivre à ses cotés

où te caches tu ULYSSE.

C’est midi le soleil est haut dans le ciel

Mon ombre joue avec les martinets qui volent bas , très bas presque en dessous de moi .

Un yallah me porte vers eux .

v3

je voudrai comme eux jouir de cette liberté

Un yallah me porte vers eux..

 

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16 mai 2020

Histoire d'enfance par bongopinot

 

 

b

 

L’histoire commença grâce au petit Arthur

Qui un jour voulut faire une vidéo

On décida alors de sortir nos vélos

De partir tous les cinq à l’aventure

 

De prendre la direction de la forêt

Pour trouver un chouette endroit

Puis on se mit à couper du bois

Pendant ce temps Arthur nous filmait

 

Puis on se lança dans une construction

Une cabane pour tous se réunir

Pour partager tous nos délires

Comme des amis des compagnons

 

Lily voulait fabriquer un joli tipi

William lui désirait un wigwam

Jean rêvait d’un radeau avec des rames

On hurlait tous des hourra des youpi

 

Tous nos travaux enfin terminés

On s’endormit sous les feuillages

Comme des enfants bien sages

Rêvant de tout pouvoir réaliser

 

Au réveil Jean voulut aller pêcher

Un énorme xiphias ou immense espadon

Il se faisait tard on repartit donc à la maison

Mais on reviendra vite pour d’autres aventures filmées

 

Nous étions cinq copains main dans la main

Arthur Lily William Jean et moi

C’était il y a bien longtemps déjà

Mais nous sommes restés amis et voisins

 

16 mai 2020

LE VIRUS (TOKYO)

Après le covid 19 le Xiphias  est apparu sur les côtes varoises en 2025.

 

Un virus au dos cambré, à la tête qui se tortille et que l’on contracte uniquement dans le cadre d’une étreinte coïtale suivie d’un chant de cigale.

Tous espèrent la contamination par le Xiphias. On inspecte les armoires, les tiroirs en espérant le croiser.

Tout en dévorant cinq tranches de pain grillé,  je me demande quand le Xiphias va frapper . Ma vie est si monotone. Tiens un défilé que fait-on aujourd’hui ce n’est pourtant pas un jour férié ?

On fête la pandémie au Xiphias. Virus qui donnerait l’envie de vivre et d’aimer inconditionnellement dont le coït est sans fin .

Moi qui ne suis pas dans une forme éblouissante je reçois ce virus comme une chance. Ils ne vont quand même pas envoyer la fourrière pour limiter ce virus !!D’ailleurs je sais qu’il a sorti son numéro de charme et qu’il est en train de conquérir la planète.

La romance serait-elle de retour  rien que ça ! on entend de tout sur les ondes ce matin .

Ce VIRUS fera de vous des hommes et des femmes enfin comblés. Autour de moi, je recueille en effet des dizaines de témoignages du virus romances ». Fred me raconte, la voix chevrotante, la merveilleuse épopée d’un like sur Instagram qui se transforme en une série de nuits blanches passées sur l’application de visioconférence Zoom à se raconter son enfance : « Comme moi, elle a grandi sans télé, c’est con tu vois, mais y a plein de petits trucs comme ça, qui me font me dire : “Je te jure, il va se passer de grandes choses, je te jure, je crois que je suis amoureux, le virus m’a contaminé par les ondes .” Mais je ne l’ai jamais vue, tu crois que c’est possible ? » Après s’être murmurés, des cochonneries par téléphone, Élodie, ma meilleure amie et son match Tinder font des mots croisés sur une appli dédiée. Maxime, lui, fait livrer du champagne à son crush pour qu’elle le boive dans son bain et réfléchit à toutes les stratégies pour pouvoir la rejoindre malgré les trois kilomètres qui les séparent.

 Le monde est devenu fou me dis je du haut de mon balcon planquée comme une huitre sur son rocher dans l’attente de la tempête hormonale .

Je perds le fil des récits, mais tous ont le même point commun : l’enthousiasme, l’excitation. Mes interlocuteurs ressemblent tous à des ados qui cherchent à faire le mur de l’internat pour pouvoir enfin se pécho dans les buissons. Le mouvement artistique surréaliste l’OuLiPo considérait que la liberté n’existait pas hors des contraintes, que seules celles-ci permettaient de renouveler l’imagination. Et si le VIRUS pour les privilégiés avait tout simplement un aspect excitant ? « La limitation dans la possibilité de la jouissance augmente le prix de celle-ci », écrivait déjà Sigmund Freud plus de cent ans avant la pandémie dans Éphémère destinée, texte de 1915.

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16 mai 2020

Paysage avec xiphias (Laura)

1908196084

  

D'autres photos sur mon blog

 

Nous vivions à Casablanca depuis un moment quand un couple d'amis vint nous voir. L'homme nous dit qu'il allait venir avec nous au marché et nous faire à manger le midi. Il jeta son dévolu sur des tranches d'espadon qui furent bien cuisinées et délicieuses. C'était il y a plus de dix ans mais tout est si clair dans ma tête comme si un film passait là devant moi avec ce marché du MAARIF[1] comme toile de fond d'un paysage avec xiphias. Nous sommes les personnages secondaires de ce film dont tu tiens la vedette, si vivant, toujours que je pourrais te toucher... comme je pourrais savourer cet espadon, sentir les odeurs du marché et écouter les harangues des vendeurs. J'avance ma main et tes fesses s'éloignent; me reste les images figées d'un passé ressuscité.

 

 


[1] https://www.sarouty.ma/blog/maarif-lun-des-quartiers-les-plus-animes-de-casablanca/

 

9 mai 2020

Micmac en Gaspésie (Vegas sur sarthe)

 

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On avait craqué pour l'offre alléchante d'un tour opérateur consacrée au Québec et qui vantait l'une des plus belles baies du monde, la Baie des Chaleurs où l'on pouvait à coup sûr observer les baleines et les pygargues à tête blanche.
Germaine voulait surtout faire de l'apnée avec les saumons et moi je voulais seulement découvrir ce fameux été indien qui avait fait le succès de Joe Dassin en 75.

Pour l'heure nous randonnons sous le soleil depuis deux plombes – moi devant et Germaine vingt mètres derrière avec nos deux sacs à dos –  quand j'aperçois une sorte de grand tipi penché mais tout droit sorti de la Chevauchée fantastique.
J'avise un autochtone assis devant l'entrée occupé à fumer une Marlboro, dommage collatéral des pubs télévisées.
« Hugh ! » éructe t-il entre deux signaux de fumée.
O.K. il s'appelle Hugues …
Comme Germaine vient enfin de me rejoindre je nous présente : « Elle, Germaine. Moi, Vegas ».
« Vegas pas bon … pas Micmac » me répond l'autochtone à la suite de quoi je lui demande d'étayer son jugement un peu hâtif puisqu'on ne se connaît pas.
« Las Vegas … Navajos. Nous … Micmacs » dit-il et il ajoute « Pas mélanger Navajos et Micmacs sinon » et d'un coup de pied il écrase sa Marlboro comme on enterrerait un calumet de la paix ; je perçois une pointe d'animosité dans son regard d'aigle.
« Germaine entrer dans wigwam » ordonne t-il en découvrant l'entrée du tipi.

Déjà Germaine feuillette fébrilement le guide de la Baie des Chaleurs à la recherche d'une sortie de secours ou au mieux d'une formule de politesse.
Elle tente de me rassurer en m'apprenant que Micmac signifie Amis ou Frères.
Mais il se trouve qu'on est en Septembre – le mois du rut de l'orignal – et je les sens tous un peu galvanisés là-dedans au spectacle d'une Germaine échevelée portant nos deux sacs.
J'entre à mon tour.
C'est toute une smala qui se présente individuellement – j'ose dire en file indienne – « Hugh ! ». Donc ils s'appellent tous Hugues et ont tous les cheveux longs, comme les femmes.
Ça ne va pas être facile.

« Germaine porter gros sacs. Bon pour pagayage … charger traîneau … travaux des champs » déclare celui qui ressemble au chef du clan car il porte des saumons en pendants d'oreilles.
J'apprendrai plus tard que le saumon est leur emblème ; leur chef doit les fumer avant de se les carrer sur l'oreille car ça renifle grave !
Je m'insurge : « C'est quoi ces micmacs ?» en saisissant Germaine par le bras.
Une vieille femme édentée prend Germaine par l'autre bras, lui fourre deux doigts dans la bouche : »Bonnes dents, Germaine … toi plus Germaine  … toi Saumon Agile ».
Germaine est servie, elle qui voulait nager avec eux la voilà saumonée.
On lui offre un « cocktail » de bienvenue, on lui enfile des mocassins qui puent l'orignal comme tout le reste.
Armés de javelots et de frondes les hommes commencent à danser autour d'elle et entonnent un chant surréaliste moitié Micmac moitié Joe Dassin « On ira où tu voudras, Hugh quand tu voudras, Hugh ».
C'est d'un ridicule alors qu'autour de nous des marmots turbulents jouent aux cow-boys !
Le chef aux saumons fumés me tend une paire de bourses en porc-épic, genre cadeaux empoisonnés remplis d'os de caribou et de verroterie sans valeur. Si c'est ça le prix pour Germaine alias Saumon Agile, j'ai pas l'goût comme on dit au Québec.
«Allez Germaine, on salue et on se tire »
Germaine est dans un état second : »Appelle moi Saumon Agile, biquet »

Une femme plus jeune – elle porte sa poitrine au dessus de son ventre – me désigne au chef d'un doigt volontaire : »Vegas Navajo … lui Castor Malingre, maintenant. Chasser castor pour moi ».
Castor Malingre ? Non mais ça va pas ?
Je me rapproche de la sortie mais elle est barrée par un type moustachu qui a l'air et l'accent de Marcel Bèliveau : « Surprise sur prise ! » hurle t-il en s'esclaffant.
Les Micmacs s'esclaffent aussi : « Surprise sur prise, Hugh».
Je crois que je vais m'évanouir.
Je trouve la force de protester : »Moi pas Hugues ni Castor Malingre … moi Vegas … Vegas sur sarthe »


A l'hôpital Hugues Capet tout le monde est gentil avec moi et les infirmières m'ont même offert une toque de trappeur en souvenir.
Ah ils sont forts les types de ce tour opérateur !

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21 mars 2020

Parturiente (TOKYO)

 

Qu’a fait Ève après cette première nuit ?

Et Adam allait - il comme chaque soir au bar des oliviers.

Est-ce donc bien notre affaire ?

Quand ADAM a chevauché ÈVE et qu’il  a oublié ses préservatifs il lui a dit / « ne t’’inquiètes pas , ce n’est pas grave  , rien ne va nous arriver .

Ève pensait qu’il était un loser, mais un loser a le droit de raconter des histoires.

 Ève riait de tout presque bêtement.

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 Au paradis c’est comme ça l’insouciance est de mise toutes les heures.

Merde alors cria ADAM   si on ne peut plus s’envoyer en l’air tranquillement à qui ça sert qu’on appelle ce jardin l’Eden.

Adam voulait continuer à s’allonger sur le sable, il voulait passer l’éternité sur la plage près de l’océan.

Il se disait chacun à sa façon de vivre de survivre de mourir, ça s’était impossible il était immortel.

Jusqu’au jour ou Ève est arrivée avec un ventre proéminant gonflé comme un ballon d’hélium.

ADAM et ÈVE manquaient de recul pour comprendre que le statut d‘ÈVE venait de changer c’était une parturiente.

Après une demi-douzaine d’amphétamines, Ève était restée éveillée à chercher à comprendre ce qui se passait dans son ventre.

Le paradis était réglé comme un métronome, alors cette grossesse qui s’annonçait rendait ADAM morose.

Ève ressemblait à une nageuse des pays de l’Est avec ces amphétamines.

La première parturiente de l’humanité, sans talon aiguille, sans bas résille, sans perruque sur qui repose toute l’humanité a accouché là au bord de la plage.

Un jour de frimas en janvier.

 

11 avril 2020

Ces instants par bongopinot

 

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Assise sur mon sofa

Je regarde le ciel

Ces moments intemporels

Vont guider mes choix

 

Je vois passer un goéland

Dans ce ciel bleu clair

Mon esprit divague et s’aère

S’évadant du confinement

 

Je me retrouve sur un nuage

Encore plus confortable qu’un sofa

Je regarde ce qu’il y a en bas

Et admire le beau paysage

 

Ce n’est pas la foule des grands jours

Il n’y a presque personne dehors

Et ça change tout le décor

J’ouvre un œil je retrouve mon séjour

 

11 avril 2020

Putain d'sofa ! (TOKYO)

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Tu fais quoi sur un sofa ?

Ça pourrait être destiné à t’impressionner

Mais avec un type aussi fantasque que toi je te l’accorde le sofa ce n’est pas approprié

T’as sans doute plus de pierres précieuses dans ton froc qu’une mine d’émeraude d’Afrique du Sud.

Donc pour toi le sofa c’est sous dimensionné  c’est ça ?

v

 Ben le sofa pour moi c’est comme si je me baladais sur un scooter rouillé.

 Tu préfères ta boite à biscuit ; heu   !!Ton lit pliant je veux dire.

La question est / serais-tu disposé à passer une nuit avec moi sur ce sofa ?

Je ne suis pas un vieux cheval qui répond à la dernière alarme.

Mais je dois le reconnaitre je suis porté sur le sexe.

Pour ouvrir les vannes de mon cœur pour autant il me faudrait autre chose que ce sofa miteux.

Alors, laisse-moi donner un coup d’éponge sur ce sofa et j’aspergerai l’étoffe d’un parfum vanille banane.

Il ne reste plus qu’à attendre que tu tombes dans mon piège.

Alors, pare-toi des derniers sous-vêtements Christian Dior.

Alors je veux bien jouer au saut à la corde avec ton cœur sur le sofa.

Je ne veux pas t’égratigner les coudes et voir ton cœur se prendre les pieds dans la corde à sauter.

Ton fard à joues est assorti à la couleur pomme d’amour du sofa tu l’as fait exprès ?

Dis donc, mais tu grimpes plus vite qu’un voyeur à la gouttière d’un dortoir de jeunes filles c’est le sofa qui te fait cet effet ?

Sur ce sofa on vient d’apprivoiser le divin.

 Je ne m’y connais pas trop en spiritualité, d'habitude je me laisse guider par mes instincts de fauve, mais là je reconnais que le sofa nous a inspirés.

Notre première fille on l’a appelé Sofia et……/ ils ont vécu heureux le restant de leur vie .

4 avril 2020

Le rastaquouère (Lecrilibriste)

 

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Avec tes bottines à boutons
et ta chemise à coeurs
ta cravatte comme un cordon
et tes bretelles à  fleurs
t'as pas l'air d'un baroudeur
ni çui d'un minet en blazer
t'imposes ton style de flambeur
t'as l'air d'un vrai rastaquouère

J'sais bien qu'ton père racleur de peaux
avait commencé comme Grenouille
qui râclait les peaux dans la souille
pour faire bouffer tous ses loupiots
La protection des animaux
la fondation Brigitte Bardot
ça faisait pas bien son affaire
Fallait bien l' faire, ce sale boulot

Mais toi, tu rêvais de glamour
de revêtir de beaux atours
une fleur à la boutonnière
ou pour trouver le grand amour
Mais t'allais leur faire voir, un jour
ce qu' c'est qu'un vrai rastaquouère

Avec ta belle tête d'hispano
tu fus r'marqué par un bobo
pour tenir l' devant de la scène
Et quand on est grand couturier
Faut bien un jour  se démarquer
 imposer dans les défilés
un style quelque peu déjanté
devant le people de la mode
pour dégager Coco Chanel

Ton style qui est aux antipodes
fustigeant les dictats des codes
et du noir trop conventionnel
dans tous les systèmes, tu essaimes
pendant que tu te fends la poire
imposes au top, sans t'émouvoir
ton style de vrai rastaquouère

28 mars 2020

J'ai quidditch par bongopinot

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                      Quatre balles sur un terrain

                      Un jeu collectif et mixte où :

                      Il y a sept personnes par équipe

                      Différents postes de jeu avec balais

                      Des remplaçants en nombre illimité

                      Ici des poursuiveurs là-bas des batteurs

                      Toujours un gardien et un attrapeur

                      Courir attraper souafle cognards vif-d’or

                      Hélas je ne peux vous en dire plus

 

 

CAR J’AI QUIDDITCH

 

18 avril 2020

Fleur de troène (TOKYO)

 

On a un petit problème, le muguet n’a pas poussé cette année. J’ai du mal à imaginer le 1 MAI sans un brin de muguet.

Je suggère que cette année on raye du calendrier le 1 Mai et qu’on passe directement au 2 mai.

 Tu peux arrêter de faire un bruit de trottinette avec ta bouche !

On ne peut pas cloner le Muguet. On n’a même pas gardé un échantillon dans notre labo.

On n’est déjà pas arrivé à ressusciter un pharaon . Comment veux-tu qu’on s’y  prenne pour le muguet. Tu te souviens ce que ça a donné pour les tomates ?

Elles étaient pleines de protubérances et elles palpitaient comme des calamars.

v

Oui je me souviens ce n’était pas une réussite.

C’est quoi déjà le cœur du sujet ?

Le muguet du 1 Mai .

Mais qu’est ce que ça peut faire si le muguet a disparu de la planète terre.

Je suis pas psychiatre ni un sage d’orient, mais je présume que pour notre civilisation bien endommagée le 1 mai est un symbole fort .

Pour qui ? y a plus de boulot d’abord. Ils vont fêter quoi le 1  Mai . ?

Sais-tu que déjà les manuscrits de la mer morte évoquaient déjà le muguet.

Tu es astigmate ou quoi ?

 Qu’est-ce que je tiens dans ma main ? je ne sais pas ?

Une branche de fleur de troène.

 Ha bon on dirait du Muguet.

C’est dingue avec toi on va pouvoir bientôt mettre un terme à la sècheresse en Somalie. C’est incroyable cette trouvaille je n’y aurait jamais penser faire passer la fleur de troène pour du muguet.

Ce qui serait malin de faire c’est de communiquer là-dessus afin qu’ils oublient la gueule du muguet.

Ça me rappelle la campagne qu’on a foirée l’année dernière quand on leur a fait passer les vessies pour de lanternes.

On n’a pas le temps de tergiverser et de lancer une étude de marché.

On fait passer la fleur du troène et ils y verront que du feu.

On aurait dû écouter Darwin, on avait tous la gueule du chaperon rouge qui s’était pris le loup en plein poire.

La foule criait /imposteurs rendez-nous notre MUGUET.

Est-ce qu’on leur dit que l’eau va bientôt disparaitre de la terre ?

Non, le succès dépend du moment que tu choisis et là ce n’est pas le moment.

C’est quand le moment devant cette foule inculte et stupide.

 Demande à Brian on ne va pas passer pour des prophètes nous on est des scientifiques.

 

14 mars 2020

Participation de JAK

 

O-rante O-désespoir !

 

« Agenouillez-vous tous les vilains de ce monde

Le sort en est jeté vous serez punis par la colère  divine . »

Me disait ma grand-mère âgée de 85 ans  , dans ses moments de grande foi.

 

Et aujourd’hui que je l’ai dépassé en âge, point question de mettre sur les genoux, l’arthrose est passé par là..

mais O-rante !  O désespoir !

Pire que, la colère divine   me voici confinée dans mon EHPAD.

Mes petits enfants profitent de l’occasion pour ne plus venir me voir

- la bonne excuse ! -

 

Les temps ont  bien changé.

La colère divine est devenue virus, de survie  il n'est dès lors  que la seule  obsession  !

 

Inclinons-nous, et espérons  sous ce ciel chargé d’ozone.

 

Nous avons maintenant tout notre temps pour surveiller nos rentes.

j

 

11 avril 2020

Non, mais c'est pas possible, ça ! (Walrus)


C'est en cherchant les nuances qui pouvaient bien séparer les sofa, divan (deux mots d'origine ottomane), ottomane, canapé, banquette, méridienne, causeuse... que je suis tombé dessus !

Non, pas sur le siège, sur ceci :

Vous le saviez, vous, qu'en l'an de grâce 1978, un certain Alessandro Mendini, chargé de meubler pour une exposition temporaire le "Palais des Diamants" de la bonne ville de Ferrare avait conçu un siège baptisé "Sofa Proust" ?

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Bon, il nous faut reconnaître que c'est très réussi. Il est bien dans la ligne marcellesque : tarabiscoté et indigeste !

 

14 mars 2020

Un pavé rôti, s'il vous plaît ! (maryline18)

 

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L'orchestre était prêt. Des instruments accordés, plus une note ne venait troubler le silence qui s'insinuait jusque dans les plis du lourd rideau. Oh, ce n'était pas un silence ennuyeux ou gênant, non... ce n'était qu'une simple pause auditive qui décuplait notre impatience.

On prenait des avances de respirations pour mieux retenir encore notre souffle aux premiers coups d'archets. Certains se raclaient la gorge tandis que des yeux réprobateurs les fixaient déjà. On avait attendu longtemps cette soirée, on avait économisé, on avait rêvé de longs mois et on était assis, cranant un peu, sur les sièges de velour. On se retournait, s'observait du coin de l'oeil...Parfois un petit sourire bref de satisfaction, rempli de connivence s'échangeait avec un voisin de fauteuil. On reconnaissait, tacitement, avoir la même vaine.

J'avais arborer mon tailleur bon chic, bon genre ; celui que j'avais mis au mariage de ta soeur, qui vieillit de dix ans, (le tailleur...et ta soeur aussi). Déjà dix ans...Il faisait trop chaud et on était trop serré, enfin trop proche les uns des autres. Je me sentais un soupçon dérangée dans ma bulle de protection, mon espace vital, ça me rendait nerveuse. J'essayais de ne pas me frotter les yeux ; je les avais maquillés pour l'occasion...peut-être trop d'ailleurs mais peu importait puisque la salle allait bientôt être plongée dans une semi-obscurité. Je remarquai une silhouette qui ne m'était pas inconnue trois rangées devant. Mais oui, c'était la pharmacienne ! Elle semblait aussi à l'aise que d'habitude, bien coiffée, maquillée juste comme il faut...J'ai toujours admiré ces beautés classiques, à l'aise dans toutes situations, partout...J'avais hâte que ça commence. Je savais alors que tous ces détails deviendraient insinifiants, que la musique les balayerait et qu'un sourire béat me mangerait bientôt le visage.

Soudain, des éclats de voix brisèrent l'ambiance feutrée de la salle. Une rumeur de mécontentement s'éleva aussitôt. Que se passait-il ? Nous attendions depuis trois heures maintenant ce lever de rideau...

Luciano ne voulait pas chanter.

Etait-il malade ? Avait-il des exigences difficiles à satisfaire ? Avait-il réclamer un sol de verre ? des murs de pierres ? Une fontaine au milieu de l'estrade pour se rafraîchir si une extinction de voix venait à le menacer ? Tous ses caprices, nous les lui pardonnions tous, par avance, de toutes façons.

Deux jours d'attente...déjà deux jours ! La pharmacienne avait le teint barbouillé et le bas filé (à la jambe gauche, je l'avais remarqué en allant aux toilettes). Elle accusait la fatigue mais tenait bon, moi aussi. On avait payé et on ne lacherait rien. Les hommes jouaient encore un peu les protecteurs. Mon voisin m'avait apporté un gobelet d'eau. Il était charmant. Sa femme l'avait fusillé du regard. Je jubilais.

Troisième jour, des figurines pieuses avaient été jetées dans la salle. La garde rapprochée du grand ténor tentait de le convaincre de chanter mais il s'y refusait et répétait toujours les même mots, gesticulant, levant les bras au ciel et s'essuyant le visage de son mouchoir, le front  rouge de colère sans parvenir à se faire comprendre.

Quatrième jour : Nous avions tous très faim . Seul Luciano Vaparotti avait pu se restaurer mais aucun son mélodieux ne remplissait encore le théâtre. On était tous à bout ! On se serait mis à genoux si cette prosternation burlesque aurait pu le faire chanter. Certains s'étaient déchaussés pour dormir plus à leur aise, ça sentait les pieds et la transpiration de partout. Tu m'avais lâchement abandonnée pour un pavé rôti, sauce au poivre à la brasserie des trois pigeons. Rempant dans les allées, pour passer inaperçue, des femmes se partageaient des bonbons retrouvés au fond des sacs à main avec des mines de conspiratrices. L'heure n'était plus au paraître mais à la débrouillardise . Un petit homme nous surprenant, voulu rallier notre camp et secoua alors le cabas de sa femme, du balcon. Un vaporisateur fut projeté sur la scène.

Aussitôt, un rire explosa, suivi de la voix chantante tant attendue du maestro :" Ah, Alléluia ! magnifica ! d-é-o-d--o-r-a-n-t-e ! d-é-o-d-orante !

Eh oui le chanteur ne supportait pas d'avoir les aisselles moites !

Pour se faire pardonner il fit livrer des plateaux repas à tous et chanta, chanta, chanta..." Ave, ave Mariiaaa !..."Il était capricieux et exigent mais avait un grand coeur !

(Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existée ne peut-être qu'involontaire).

Bon allez...Je n'y résiste pas...



7 mars 2020

Le non-sens par bongopinot

b

 

Le non-sens est un jeu de société

Qui nous met tous de bonne humeur

A l’automne au printemps l’hiver ou l’été

On y joue pendant des heures

 

On raconte à partir d'une situation donnée,

Un récit  en seulement une minute

 On y glisse un mot à faire trouver

On mène les joueurs en bateau on discute

 

Ce mot secret ils doivent le dénicher

On raconte des histoires farfelues

 On prend confiance on travaille sa créativité

C’est parfait pour les langues bien pendues

 

Des histoires sérieuses ou drôles

Les participants s’en donnent à cœur joie

Un jeu d’acteur dans un rôle

De bons moments à chaque fois

 

Venu tout droit de Belgique

Le non-sens à chez-nous toute sa place

Car ici on aime les mots acrobatiques

Pour un samedi de connivence

 

7 mars 2020

Non-sens (TOKYO)


La langue française a inventé un certains nombres d’expressions qui méritent d’être relevées.
‘NON SENS ‘par exemple, est une expression qui n’y est pour rien dans mes états d’âme, mais ma quête de sens sans fin m’empêche de regarder les cerfs batifoler dans la bruyère sous ma fenêtre.
Dire les choses autrement pourrait même m’aider. Nous sommes « crevés ». Comme un pneu, un ballon, une bouée percée, qui voit s’échapper ce qui lui permettait de conserver sa forme.
 La recherche de sens m’épuise. L’objet lui-même finit par se retrouver à plat, comme démasqué dans sa prétention à être. Alors nous sommes « vidés », « épuisés » : il ne reste plus rien, les stocks sont à sec, les ressources taries, tout a été dépensé. Comme la Terre quand l’être humain aura tout exploité.
 Un vrai non-sens, la déperdition de sens.
Mais avant nous perdu quelque chose quand nous sommes en présence d’un non-sens. Avons-nous même vraiment perdu quelque chose quand nous sommes devant un non-sens ?
 Quand j’étais enfant mes parents me » disaient ne ment pas mon petit doigt me dira tout de toutes les façons. «
Un mantra familial comme celui -ci v

  n’est-ce pas un non-sens. Le mensonge c’est le début de l’intimité. Ce non-sens mantra à deux balles a modifié longtemps l’état de ma conscience.
Et ALEXA elle n’a pas de grandes oreilles ? c’est le petit doigt de mes parents mais à grande échelle, le cheval de Troie de ma vie privée. La machine à cafter par excellence. Alexa est dans ma chambre elle capte tout des mes ébats avec mes amants.v2

 
Pauvre Alexa dire qu’il y a encore dix ans j’aurai rougi jusqu’aux oreilles. Le non-sens c’est que je m’en fou et quelquefois j’en rajoute.
Je crie pour lui laisser croire que mes nuits sont torrides alors que je n’ai pas vu l’ombre d’une licorne depuis des lustres, ça lui apprendra à cafter .

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29 février 2020

Le soleil de Sablé par bongopinot

b


Le mimosa dans le jardin
Donne la couleur à l'hiver
En fleurs à chacun de tes anniversaires
Lui est toujours là et je me souviens

De ses floraisons odorantes
Te redonnant le sourire
Ça te faisait oublier le pire
Sous ses branches réconfortantes

Je n'aimerais pas oublier
Tous nos rires d'après-midi
Emmitouflées et bien à l'abri
Le regardant en sirotant notre café

Tu es partie depuis plus de dix ans
Mais il continue de s'étoffer
Donnant de l'or jaune étoilé
Et c'est pour toi chère maman

C'était ton soleil d'hiver
Tu aimais tant l'admirer
Et regarder les bébés mimosa pousser
Et lorsque je suis devant lui je me sens moins amer

25 janvier 2020

Boute-en-train (Walrus)


Au début de mes études secondaires, les trains que j'empruntais pour me rendre à l'école comportaient encore des voitures de troisième classe... en bois.

Dendermonde_Puurs_C96626

Elles étaient équipées de banquettes, également en bois, séparant les compartiments, assez hautes mais laissant néanmoins un espace d'une cinquantaine de centimètres entre leur sommet et le filet à bagages. Je n'ai hélas pas trouvé d'illustration de la chose.

À l'époque, il était d'usage dans ces trains "scolaires" de faire voyager dans des compartiments distincts les garçons et les filles. Cette ségrégation découlait naturellement de celle en vigueur dans les écoles : Athénée pour les garçons, Lycée pour les filles (dans l'enseignement officiel. Chez les catholiques, c'était Collège et Institut).

À cette époque également, j'étais plutôt chétif, si bien qu'un jour, un, deux, trois, hop-là ! Les "grands" de mon  compartiment m'ont balancé par-dessus le siège dans celui des filles.

J'en ai encore les tympans qui frémissent, c'est fou ce que ça peut hurler les filles !

Pour bien peu, en fin de compte...

 

14 mars 2020

Elle était agenouillée par bongopinot

 

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Elle était agenouillée

Telle une statue d’orant

Des gants pour se protéger

De tous les détergents

 

Elle faisait le ménage

Avec son fichu sur sa tête

Et son vieux lainage

Et chantait à tue-tête

 

Dès qu’elle m’apercevait

Le sourire aux lèvres

Doucement elle se levait

Me faisant signe de la suivre

 

On allait toujours dans sa cuisine

Elle nous préparait un café

On discutait entre cousines

Jusqu’à ce que midi pointe son nez

 

Alors on se séparait amicalement

Et on se disait à la semaine prochaine

En espérant des jours cléments

Sans trop de coup dur ni de peine

 

 

22 février 2020

LEMNISCATE (TOKYO)

 
Cela fait quatre ans je j’observe les seins des femmes qui ont fait l’objet   d’opérations esthétiques.

Vous n’allez pas me croire, mais ces seins-là sont tous identiques et correspondent à une ellipse bien particulière la lemniscate.

J’ai toujours l’impression que tôt ou tard ils vont s’effondrer par la quasi-injonction du temps.

Avez-vous déjà saisi des clichés pris sur le vif de certain people. Entre le maquillage auto bronzant, la chevelure souvent orange soulevée par le vent surgissent de seins frappés de la spirale.

Il ne s’agit pourtant ni de raillerie, ni de dédain, mais d’un jugement dû à mon œil déformé par mes études de physiques quantiques.

Elles mettent tant d’ardeur à afficher leurs nouveaux seins tous droits sortis d’une équation seins refaits = la plus belle., elles passent toutes à côté de la méchante sorcière qui leur donnera la pomme du vieillissement quoiqu’il arrive.

 Sans compter le prix exorbitant d’une telle entreprise. Vous l’entendez tinter, le tiroir-caisse des Pink Floyd ?  Moi sur la plage je les poursuivrai pour abus de position dominante sur le marché de la drague. Parce ce qu’à force de se réinventer et d’améliorer leurs armes d’assaut il va nous rester quoi à nous les femmes non biotiques.

La lemniscate qui est le patron de tous les gestes chirurgicaux, il devrait faire l’objet d’une chasse aux sorcières. Ce détournement de la physique qui va provoquer des divorces dans les chaumières n’en finit pas de me questionner.

Car nous les nanas on est menacé d’intinction si on n’y prend pas garde.

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 Au départ il s’agit derrière cette intervention sans doute d’une angoisse existentielle/ à quel sein me vouer ?

Observez que je viens d’éviter les calembours graveleux et que j’essaye d’être le plus sobre possible pour dire la chose :

 Je n’ai pas besoin de côtoyer ces femmes pour foirer mes stratégies de séduction dans les grandes largeurs. Car ma lemniscate à moi ressemble à une crêpe. Je sais je ne suis plus en pole position j’incarne donc la défaite ,de toutes les femmes qui ont résisté aux lemniscates.

On avance, on avance, on avance, c’est une évidence, on n’a pas assez d’essence, pour faire la route dans l’autre sens…

8 février 2020

Le bistro par bongopinot

v

 

C’était un petit bistro

Sympa et plein de charme

Le lundi il y régnait le calme

Jusqu’au début d’une impro

 

De quelques poteaux

Avec leurs joutes verbales

Et leur voix amicales

Rebondissant chacun sur des mots

 

De ce spectacle improvisé

Ils se livraient un duel en vers

Avec des rimes jamais amères

Et un rythme endiablé

 

Dans une atmosphère de gaieté

J’écoutais émerveillée

Ces poèmes dialogués

Avec une joie non dissimulée

 

Dans ce petit bistro

Sympa et plein de charme

Beaucoup sont venus faire leurs armes

En commençant pour une petite intro

 

14 mars 2020

Ont-ils courbé la tête ?

pas cons

Lautenbach2

Je suis certainement con, mais, pour le titre, j'ai pas trouvé la formule inclusive mêlant "ils" et "elles". Vous voudrez bien excuser mon ignorance.

TOKYO ; Laura ; Lecrilibriste ; Vegas sur sarthe ;

Pascal ; Nana Fafo ; maryline18 ; Kate ; Walrus ;

Adrienne ; JAK ; joye ; bongopinot ; Joe Krapov ;

 

8 février 2020

Dédoublement (Walrus)


Quand la partie "jouteur" (ou "joueur") de ma personnalité a pris connaissance du vocable proposé par la partie "emmerdeur" de la même entité, elle s'est demandée si, d'une part, l'autre moitié n'était pas folle et si, d'autre part, il y avait un lien entre jouter et jouer, entre joute et jeu.

Elle est donc partie consulter ses amis nancéiens du CNRTL , lesquels à l'entrée "joute" se montrent peu prolixes sur l'étymologie de la chose.

Têtue, elle s'est adressée, via Gallica, au dictionnaire étymologique du sieur Brachet pour découvrir ceci :

w597brachet

Avant de s'apercevoir, à sa grande confusion, que les Nancéiens donnaient eux aussi la même origine pour peu que l'on veuille bien s'intéresser à l'entrée "jouter" plutôt que "joute".

Donc jouter n'a rien à voir avec jouer (lequel dérive du latin jocus : plaisanterie, badinage), contrairement à jouxter. Ces deux-là n'étant que les deux faces d'une même idée de proximité l'une statique (jouxter) l'autre dynamique (jouter).

C'est fou comme on peut se tromper !

Comment ? "C'est pas de jeu" ?

Ben,  je viens de vous le dire...


8 février 2020

La joute me met le doute si je puis me permettre (brindilletartine)

brind

Et je me permets d’ailleurs 

Car oui la joute me rend toute floue
Elle ne m’inspire pas 
Alors pourquoi 
Pourquoi écrire
De quel droit
Pourquoi transcrire?
Juste pour savoir 
Si transmuter le doute
Me mettra capoute 
Alors surtout pas ne pas céder
Pas question de parler du mois d’août 
Merde c’est fait
Je m’étais pourtant juré 
D’éviter les libertés oubliées du mois de janvier
Du coup la question se pose 
Vont ils me pardonner 
Je les connais à peine
Et en plus j’en rajoute
Et s’ils s’en foutent
Ça je le redoute
Tant pis je prend le risque cède à la facilité 
Ou est le mal
Vivre dans le confort de ma moumoute 
Manger de la choucroute 
Avoir oublier son casse croute
Zut zut zut que m’arrive t’il 
Je suis possédée par la rime 
Vite je saute dans ma chaloupe
Il me faut conjurer le sort qui m’habite 
Ne plus rimer 
Juste ramer
En avant toute
Oups raté 
Je pedale dans le yaourt  et retourne vivre dans ma ⛺️ yourte

Désolée

https://www.gettyimages.fr/detail/photo/yogurt-with-granola-berry-fruits-and-chocolate-image-libre-de-droits/959868924

29 février 2020

Quand le mime osa (JAK)

 

Là, sur l’esplanade le mime  inlassablement mime les gestes des passants.

Je le regarde avec attention.

Il scrute mon regard, le mime, alors devin, y discerne

 mon sentiment.

Et lors au lieu  de m’imiter, il  a pris la parole

Et là ,sur l’esplanade,  devant la foule intriguée

le mime osa me dire : moi aussi je vous aime.

 

j

 

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