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Le défi du samedi
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14 décembre 2019

Qu’on se le dise ! (JAK)

 

Augustin le maire de Baldigny est dans tous ses états.

Depuis 20 ans qu’il est élu, jamais il n’a constaté telle chienlit dans sa bourgade.  

Chaque jour à son lot de suprise.

Dimanche dernier des protestataires se sont bousculés sur le ballodrome  de la place du marché, pour contrecarrer  le jeu de balle prévu a 11 heures. .

 Prétexte, certains riverains en ont assez des nuisances implantées juste devant chez eux, le dimanche seul jour où ils peuvent farnienter.

Augustin doit également biaiser devant la   revendication des nouveaux bordiers de l’église ancestrale, D’aucuns seraient gênés par le son du jaquemart à heures fixes qui décrètent   insupportable

Pis, à l’entour, un coq a été condamné pour nocuités décibelatrissimes : Chaque matin dès potron-minet, il annonçait le lever du jour.

Sans parler des vaches, à la périphérie du village,   qui ont été sommées d’ôter leur sonnaille car elles émettaient un son insoutenable pour des oreilles délicates, habituées au calfeutrage morbide des écouteurs

Augustin en a par-dessus la tête. Il     est entièrement affligé, au bord du burn-out.

Que faire ?

 

Ses administrés –hormis les récalcitrants- le soutiennent

Ils aiment leur village avec toutes ses composantes

Même l’odeur du fumier ne les rebute pas.

Lors, ras-le bol, dans le bistroquet du coin, réservé aux autochtones, une contre-jacquerie s’élance.

On décide derrière, une pinte de Chuche-Mourette que tout nouvel habitant devra montrer patte blanche avant de s’installer.

Prouver ses origines terriennes, son amour de la nature et surtout

présenter un certificat d’honnestre homme tolérant.

Tant pis pour la désertification, et  si le quota pour l’école, n’est plus atteint, des marmots, ils vont se mettre à en faire, dans la bonne ambiance générale, bien entre eux.

j

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14 décembre 2019

Le balladrome (TOKYO)


La nouvelle est tombée à 12h 25 sur les ondes// la ville va subir un assaut sans pareil des martiens. Le Ballladrome est déjà la piste d’atterrissage pour eux
Accrochez-vous c’est brutal le journal annonce que Monsieur le maire est calme et déterminé …sur les ondes la radio annonce en boucle que Monsieur le Maire est calme et déterminé.
Alors que tout le monde le sait, il est prostré dans son lit en train de se ronger jusqu’au sang ses ongles et qu’il est prêt à faire une fugue en ALASKA. Monsieur le Maire est calme et déterminé.
Avec une ambiance pré gilets jaunes les martiens   ont sérieusement entamer les chances d’un deuxième mandat pour Monsieur le maire
 La main sur le cœur Monsieur Le maire annonce tendre la main aux martiens au nom des droits de l’homme.
On en revient aux bonnes anciennes recettes de l’ancien monde. Les boulistes sont passablement agacés On ne va pas négocier avec des PUN KS crient -ils à l’unissons
He bé SI // déterminations et concertation seront les deux mamelles de la réponse du maire
Il faut être attentif à la fin de sa déclaration.  Monsieur le maire se dit attentif aux droits des extraterrestres de circuler librement dans la galaxie ..
 Les balladromistes savent que Monsieur le Maire s’en fou des droits en général de l’humanité terrestre ou extra-terrestre.
Bien sur tout le monde aurait aimé un « cassez-vous pauvres cons » pendant que d’autres voudraient faire sauter à la petite cuillère à pamplemousse leurs yeux globuleux.
Mais le calme déterminé du Maire a apaisé les esprits. D’un pas qui surjoue la légèreté et la bonne humeur alors que ses traits tirés montrent le contraire, il déclare que   la situation est sous contrôle alors qu’en vérité il contrôle que dalle.
Monsieur le Maire fait de l’hypertension il ventile trop.
Pendant ce temps Sur le balla Drôme Eh bien, finis les burgers, finis les frites, fini le reggae sorti du vieux TUB Citroën recyclé en mangeoire place à la haute technologie martienne.
Une vrai tempêtes se tient sous le crane des balladromistes . ils ont décidé des les attaquer à coup de polochons jaunes citrons v

.C’est une sacré intimidation face à cette haute technologie et pourtant .v2
L’un deux s’approche d’un martien he dit/  il y a qu’aux  Etats Unis que les choses sont simples pour vous .Ici c’est pas la même salade . On est pas à la Maison Blanche les cafards on en veut pas .
Est-ce le mot salade ou cafards que les martiens ont mal pris ou la batailles de polochons la question reste ouverte. Ils ont pulvérisé la ville en deux secondes. Le discours de Monsieur le maire tourne en boucle sur les ondes/ je suis calme et déterminé

9 novembre 2019

La serpillère (TOKYO)


Dans ce bas monde les choses ne durent que ce qu’elles durent. Prenez une serpillère par exemple quand vous avez fait usage de celle-ci plus d’un mois elle finit par perdre son âme.
Avec mon compagnon ce fut la même chose. Après un usage inconsidéré, force est de constater qu’ il a vite  atteint son heure de gloire et n’a fait à mes yeux que décliner .
De toute évidence les folles années où tout dure sont bien passées.v

Ce déclin serait-il permanent ou des serpillères plus robustes pourraient nous laisser espérer une belle longévité en toute chose.
Les couples sont- il condamnés à s’enfoncer dans des adultères débridés jusqu’à ce qu’un  jour , tous solitaires une serpillère autour du coup en guide de chandail nous errions dans un Sahara sans nom ?

Il nous restera quoi alors à contempler ?
Les étoiles lavées de leurs larmes que nous avons versées.
Je lis en vous comme  dans un livre ouvert je vois bien que vous attendez l’épiphanie .
Les serpillères comme les sentiments d’attachements ne tiennent qu’à des fils minuscules qui s’usent que l’on s’en serve ou pas .
J’ai vu comme vous ce stupide ou génial film  « le père noël est une ordure « .v2


Comme vous la séquence du pull serpillère m’a dispensée de dix ans d’université et de soirées de Monopoly .
A cet instant quelque chose m’est arrivé. Je me suis dit qu’une chose pareille ne peut advenir. Aucun homme pourrait être assez bouché pour prendre des vessie pour des lanternes.
Aucun homme pourrait porter une serpillère en guise de gilet par amour sauf si je travaille à police secours et qu’ au vu des appels innombrables je pourrais tomber sur ce profil aux abois.
Je pourrais passer à l’offensive porter un bleu de chauffe dans cette société frauduleuse et une serpillère à la main m’agiter comme le phare dALEXANDRIE pour attirer le manant.  v3


Avec cet attirail et mon cri de guerre j’ameuterai des loups fous  du gilet serpillère (non pas du gilet jaune)
Chacun de nous à ses références et le pouvoir de séduction qu’il peut moi c’est la serpillère ..
Quel fœtus qui se respecte choisirait de naitre tout de même si on lui montrait qu’au cours de sa vie il devrait par amour porter des gilets serpillère .

2 novembre 2019

Mon vade-mecum par bongopinot

b


Mon vade-mecum en poche
Je pars sur les sentiers
Les randonnées y sont notées
Avec mes bâtons et ma torche

Je peux y aller en toute sécurité
Pas de danger que je me perde
Ici et là je m’attarde
Sous un arbre je me suis abritée

Une pluie fine vient me rafraîchir
J’enfile mon ciré bleu marine
 J’épluche une mandarine
Sur un tronc je me pose pour réfléchir

Avant que la nuit ne tombe
Je reprends ma route
Ces paysages m’envoûtent
Au dessus de ma tête passe une colombe

Mon vade-mecum est mon ami
Il me suit partout en sortie
Dans une poche ou un sac il s’y blottit
Lui et moi c’est une douce alchimie

30 novembre 2019

La main (TOKYO)

 

Nous n’en sommes qu’au stade du projet, disait le Maire au préfet, mais je vous avoue toute ma satisfaction

Notre vieux cimetière va enfin faire peau neuve. C’est-à-dire dit le préfet qu’avez-vous en tête Monsieur le maire. ?

Nos chers administrés veulent rentrer de plain-pied dans la modernité.

 De quelle modernité vous parlez ?  Dit le préfet agacé

Pensez-vous que les morts ont à se soucier de leur avenir ?

 Je ne vous suis pas Monsieur Le maire que va devenir votre cimetière.

Il sortit quelques croquis et losanges pour répondre aux questions fondamentales du préfet.

Ce n’est pas génial dit Monsieur le Maire en arborant fièrement ses croquis.

 Ces petits dessins paraissaient superficiels voire illisibles pour Monsieur le préfet.

Nous ne sommes qu’au stage de la recherche renchérit Monsieur le Maire nous devons encore peaufiner le projet. Il est d’ampleur aucun cimetière n’existe à ce jour comme celui que nous allons faire surgir de terre. Notre équipe commence à se dire que tous les problèmes de la vie auront une réponse ici dans ce cimetière.

 Les propos du maire commençaient sérieusement à agacer le préfet.

 Le Maire poursuivait, nous avons commencé des tests nous sommes loin du résultat escompté mais nous poursuivons.
Quel test dit Monsieur le préfet qui ressemblait de plus en plus à un pitbull.

Nous allons servir une bonne cause disait le maire aveuglé par son enthousiasme.

Les morts pourront enfin dialoguer avec les vivants Monsieur le préfet

 Sur chaque tombe la réplique de la main du défunt nous fera signe. En somme un geste pour l’éternité.

 Le cimetière sera une collision de mains qui rappellera les vivants à eux.v

Une grande fresque de main ornera l’entrée du cimetière. Un cimetière miroir dont les connexions avec les morts n’échapperont plus au cerveau humain.

 Le préfet se précipita alors vers son véhicule sorti son fusil tira à bout portant dans la tête de Monsieur le maire qui maintenant gisait comme une pastèque éclatée au sol .Ca faisait vraiment désordre.

 Je t’en foutrai moi des connexions dit-il en reprenant le volant de sa Scénic ..

Oui se dit le préfet ce Maire était du mauvais coté du fleuve la vie est parfois bien étrange.

 

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23 novembre 2019

POT DE YAOURT (TOKYO)

 

POT de yaourt             ABANDONNE

t1

 

t2


                 

 

 

 

Ne guérit point                     
                Crème de châtaigne
                Mêlée au lait chaud de la chèvre
                Monsieur SEGUIN et sa cuillère à pot
PEAU DE CHAGRIN   MIETTE DE PAIN
                BEGAIEMENT de l’enfant qui sur son pot
                    Comme un idiot joue à POT perché.
            Et regarde le papillon.
Le printemps dépote les fleurs, et fait les cerises en pot      puis tu titubes comme un ivrogne
                    Alcool fort raisins en pot gorgés de soleil
        POET POET POET j’entends vos voix et j’ouvre le port de miel et s’écoule tout RONSARD et sa rose
Jeanne ne cours point si vite ton pot au lait va vaciller t3



ALLONS TOUS PLEIN POT VERS LA GRANDE VIE.

Yaourt en pot
Pot de bebe
Bebe en pot
Peau de bébé
Peau d’âne  t4



23 novembre 2019

Encore raté (Vegas sur sarthe)

v


Il est passé tout droit, fier, hautain, imprévisible mais bien fermenté... tout comme Germaine sa lanceuse.
Germaine avait très vite été douée au lancer d'objets en tous genres et le message «Yaourt ou yogourt... prends-ça dans ta tronche !» m'est parvenu bien après le crash du produit concerné dans la soupière rose en porcelaine de Gien, cadeau de mariage de tante Anastasia qui trône sur le buffet depuis... depuis ce lointain événement.
En vingt ans de mariage j'étais devenu expert en balistique et en dépit de la masse du projectile, de ses frottements dans l'air et de l'arthrose du poignet de Germaine, je peux affirmer que la trajectoire de cette voie lactée était rectiligne et qu'elle allait manquer sa cible.

Autrefois on n'était pas riches alors on le dégustait à deux, les yeux dans les yeux et cette petite cuillère qui allait et venait alternativement dans nos bouches gourmandes était un merveilleux excitant.
On terminait alors notre délicieux dessert en s'en tartinant sous la couette avec... non, vous n'en saurez pas plus.
Et le temps a passé, on est devenus moins pauvres – chacun sa petite cuillère – et on est passés aux fruités sauf qu'on n'était déjà plus d'accord sur le fruit ni sur la nature ni sur le nom lui-même.
Il faut dire que Germaine s'était mise à parler le yaourt, des phrases floues ponctuées d'onomatopées, un jargon incompréhensible qui n'arrangeait pas cette situation conflictuelle.
De biquet, je suis devenu vieille carne alors elle est passée de chaton à grosse vache car même en terme d'affections on n'était plus d'accord ; mon cholestérol et son ostéoporose faisaient mauvais ménage.

C'est alors que le sujet sur l'orthographe du yaourt est venu sur le tapis si j'ose dire, tout comme le projectile qui – dégoûtant de la soupière rose de notre beau mariage – s'était répandu piteusement à mes pieds en une petite flaque laiteuse.
« Raté ! » ai-je crié, triomphant et sûr de mon fait « Va t'en donc voir Erdogan chez les turcs et demande lui s'il y a un 'h' à yogurt ! »
« Et toi chez les grecs ! » m'a t-elle rétorqué en référence à un séjour au pays hédoniste qui ne m'enchantait pas plus que ça .
« Le grec c'est du brebis, Madame... pas d'la vache » ai-je rectifié savamment.
« D'abord on dit Erdoan... pas Erdogan ! » m'a t-elle asséné, forte de tant de soirées passées à regarder BFM TV.

Voilà qu'on en était arrivés à s'écharper sur l'alphabet, mon 'h' contre son 'g'.
« Après on s'étonnera que les pays se fassent la guerre » ai-je voulu conclure en élevant le débat.
« Va plutôt chercher la wassingue pour nettoyer ce gâchis» a t-elle lancé, à bout d'arguments pour ramener le débat au ras du sol.
Depuis huit jours qu'elle avait découvert ce mot, elle me le servait à chaque occasion c'est à dire deux fois par jour et je maudissais le type qui avait lancé ce défi un samedi matin, à l'heure où les gens normaux font la grasse mat ou leur tiercé !
Alors je suis allé chercher une serpillière – sans commentaire – pour nettoyer le gâchis d'un yogourt nature qui n'avait rien demandé à personne.

Pour l'heure Germaine s'était privée de dessert et comme il ne lui restait qu'une banane ou des kumquats – par prudence et par respect pour le 'k' et le 'q' – je lui ai suggéré la banane, fruit de forme ambiguë certes et qu'un farfelu nommé Rocco Polo ou Marco Polo avait osé baptiser « pomme du Paradis »... tu parles !

En la regardant engloutir sa banane aux multiples bienfaits, j'imaginais tous les combats qu'elle menait : dépression, stress, gueule de bois, nausées matinales ; Ah ça ! elle m'en servait des nausées matinales, bref... non, vous n'en saurez pas plus.

23 novembre 2019

J'aime pas les yaourts par bongopinot

b


J’aime pas du tout les yaourts
Qu’ils soient aux fruits ou nature
Ni même avec de la confiture
Non je n’aime pas du tout les yaourts

Mais j’aime bien les charlottes aux fraises
J’aime bien les salades de fruits
Je peux même me lever la nuit
Et tout finir car cela m’apaise

J’aime bien les mousses au chocolat
J’aime bien la compote de pommes
Sentez donc tous ces arômes
Je les mange même pour un encas

J’aime bien la tarte Normande
J’aime bien le far Breton
Et même la tarte aux citrons
Oui je sais je suis gourmande

J’aime aussi les éclairs au café
J’aime bien les crêpes au sucre
Pas même besoin de me convaincre
J’adore tous les dévorer

Mais j’aime pas du tout les yaourts
Qu’ils soient aux fruits ou nature
Encore moins à la confiture
Non j’aime vraiment pas les yaourts

2 novembre 2019

Vade retro (Walrus)


Ben oui quoi, au temps de l'internet omniprésent, je les trouve un peu retro ces vade-mecum. Ça avait commencé avec les aide-mémoire Dunod quand j'étais étudiant. Je possédais ceux de physique, de mathématiques et bien sûr de chimie.

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Je les trouvais pratiques et étonnants. Mais je n'avais encore rien vu !

Quand j'ai débuté ma carrière dans un centre de recherche, j'ai découvert que chaque labo y détenait un exemplaire de cet incroyable ouvrage de référence : "The Chemical Rubber Company Handbook of Chemistry and Physics".

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Une compilation de (presque) toutes les valeurs de propriétés chimiques et physiques mesurées sur toutes les matières. Sauf que la première édition que j'ai rencontrée ressemblait plutôt à ça :

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Nous l'appelions le "Hodgman", du nom du compilateur de l'époque.

Tant qu'à vous parler de cette période de ma vie, je vais vous raconter un petit truc.

À l'époque où je sévissais dans l'électrochimie, nous avions créé un groupe de cinq collègues et nous nous retrouvions six fois par an avec nos épouses : une fois au restaurant et les autres chez chacun d'entre-nous. À la belle saison chez ceux qui vivaient à la campagne (avec l'inmanquable barbecue), en autre temps dans les appartements de ceux qui, comme moi, vivaient en ville.

Un jour où les choses se passaient chez moi, j'avais réalisé un menu personnalisé pour chacun·e des participant·e·s : il comportait un acrostiche basé sur le prénom du convive concerné.

Bien évidemment, chacun voulait aussi voir le menu de tous les autres, ça faisait une sacrée ambiance.

Je cachais soigneusement le mien mais ils ont fini par me le dérober. Ils en ont été pour leurs frais : il ne comportait pas d'acrostiche. Seulement le petit vade-mecum de l'hôte attentif : les sujets à aborder avec tel ou telle (et a contrario, ceux à éviter), qui complimenter sur quoi, à qui faire discrètement la cour etc, etc.

Qu'est-ce que je pouvais être con à l'époque !

Comment ?

Ça n'a pas changé ?

Si vous le dites...

 

 

2 novembre 2019

Vademecum (TOKYO)


Je remercie tous les jours la ‘bonne mère’ d’avoir pu enfin me permettre de poser la main sur le Vademecum de grand père grand chef cuisinier très réputé dans le milieu marseillais.v

 

Il en a pris des notes le bougre et a tracé sa route de la Corniche au Vieux Port.

Le consommé de bouille Abaisse rien que ça la lecture vaut le détour.

Il note plus loin que les poissons de roches faut les pécher le matin très tôt entre les calanques d’envaux et Sormiou.

Et ses cannellonis aux calamars et à la poutargue !!! . La cuisson, les aromates tou est ici détaillé avec une parfaite maitrise.

Je lis plus loin que c’est à Castellane qu’il va chercher son couscous végétal trempé dans du jus d’encre. C’est là qu’il a rencontré Delphine la pâtissière qui lui faisait gouter son éclair au chocolat framboise. Enfin c’est ce qu’il racontait à grand-mère.

Un petit cœur est dessiné sur le plan de la rue de Castellane !!

C’était le QG des Marseillais son Resto, Des noms incroyables défilent sous mes yeux Marcel Pagnol, Raimu fanny ils sont tous là .

Il dit que Marius lui reproche son coup de chaud sur les prix il note Raimu’ un vrai radin’

Pour ce rendez-vous des vrais amateurs, il a une seule ligne Apéro non-stop pastis le 51 coule à flot.  .

Ici on ne plume personne à part le pigeon c’est souligner en rouge ça doit être la formule magique pour en tasser quelques-uns 

Il a gardé un petit effet branché façon saint-germain dans ce carré marseillais je trouve une photo de lui avec une casquette !!

Une consigne m’étonne / pour les grandes gueules servir des poirettes confites à l’huile d’olive pour leur emboucher un coin .

Réserver la fin veloutée de Saint-Jacques à Marcel Pagnol quand il vient seul et déprimer.

Ici on rassure, on bouscule les casse-couilles, on sert la daurade marine à l’écume d’algues bleues.

Grand-père, ce soir ton Vademecum signe ta présence éternelle à mes côtés toi la coqueluche de Marseille.

J’ai grimpé jusqu’en haut de notre bonne mère j’ai salué Marseille que tu as si bien servie et je m’apprête à marcher dans tes pas ce Vademecum sous le bras.

 

9 novembre 2019

Je suis femme de ménage par bongopinot

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Je suis femme de ménage

Et je tourne la page

De ma petite vie sage

emplie de belles images

 

Je me sers d'un plumeau

D'une plume et de mots

D’une wassingue et d'un seau

Que j'imprime de mon sceau

 

Je suis femme de ménage

Pour moi le balayage

la tête dans les nuages

Essuyant le carrelage

 

une fée du logis

qui tue les bactéries

De rime bien arrondie

De phrases que je dédie

 

Je suis femme de ménage

un peu de repassage

Et ma tête déménage

Vers d'autres paysages

 

Essuyer la table en verre

Pour y mettre mes vers

Alignés de velours vert

Pour celui qui adhère

 

Nettoyer les étagères

Entourée de belles lumières

Et de mots de Baudelaire

A chacun sa chimère

 

je suis femme de ménage

C'est pour moi le brossage

Sur de bien beaux rivages

Emplis de mots en marge

Passer l'aspirateur

Toujours avec ardeur

Avec des mots d'auteur

Quelle joie quel bonheur

 

je suis femme de ménage

Je referme la page

Sur ce magnifique ramage

De ma petite vie sage

 

12 octobre 2019

Mon exutoire par bongopinot

b

 

Chaque vendredi après le boulot

Je vais lire tous les défiants

Je me fonds dans leurs tableaux

Parfois drôles ou émouvants

 

Les autres jours de la semaine

Lorsque ma tête est en déconfiture

Je trouve le réconfort sans gène

Dans une promenade de lecture

 

Et pour peindre mes idées noires

Et guérir certains de mes maux

J’écris de belles histoires

A la douceur du beurre de cacao

 

Je place les vilains mots à la corbeille

Je ne pose que mes mots bonheurs

Ceux que j’aime chuchoter à l’oreille

Et qui doucement libère le cœur

 

Voilà comment lorsque la coupe est pleine

J’arrive tranquillement à ouvrir ma soupape

Et le mauvais va se noyer dans la fontaine

C’est mon échappatoire pour éviter que tout dérape

 

12 octobre 2019

Ah, les soupapes ! (Walrus)


Emporté par mon enthousiasme devant ce mot miraculeux, j'ai d'abord pensé  vous parler des premières soupapes que j'ai rencontrées : celles des pompes à main amenant l'eau des citernes de récupération d'eaux pluviales jusqu'aux éviers des cuisines (anciennes).

Je vous aurais raconté le fonctionnement étrange de ces  instruments qu'il fallait souvent amorcer en y versant une bonne cruche d'eau dont on se demande bien où on allait la chercher puisque la pompe était désamorcée, parlé de leur montage en aspiration limitant ipso facto drastiquement la hauteur de pompage qu'elles autorisaient, dit que les pistons de ces pompes antiques étaient garnis de cuir et qu'ainsi en était-il aussi de ce que je croyais être des soupapes mais que les illustrations que j'ai découvertes pour animer mon propos nomment des clapets !

w5801

Caramba, encore raté, je ferme mon clapet !

J'éviterai aussi de jouer mon petit Prévert, vous savez bien :

Fermez les fenêtres dit le pape. Un sous-pape répond à sa sainteté que les fenêtres sont déjà fermées.

Ce serait plutôt le genre de mon neveu Joe.

Parlons donc plutôt de ces trucs dont je suis certain qu'elles en sont : les soupapes des moteurs à explosion. Celles-là, leur appellation je peux vous la garantir sur factures : celles de mon garagiste !

Faut dire qu'avec mes premières voitures, j'en ai grillé des soupapes ! Même que l'homme de l'art les joignait à mes factures comme preuve des dégâts causés à mes pauvres moteurs par mon style de conduite ignorant la pédale douce.

Ma première voiture était une Sunbeam Chamois et grâce à cette mécanique anglaise au tableau de bord en loupe de noyer polie, j'en ai appris des choses sur les soupapes (et pas que... je vous parlerai des carburateurs Solex si l'occasion se présente) !

Par exemple qu'il y en a de deux sortes sur le même moteur : celles d'admission et celles d'échappement (ça m'avait échappé) qui diffèrent par leur usage et leurs dimensions.

Culasse

 

Mais aussi qu'elles sont commandées par un arbre à cames (rien à voir avec le coca ou le khat) et dans ce véhicule précis un arbre à cames "en tête" !

Eh bien je peux vous dire qu'on l'a échappé belle !

Parce que l'autre système de commande est dit "à culbuteurs" et je n'ose même pas imaginer les commentaires que n'aurait pas manqué de susciter ce genre d'appellation, surtout en l'absence de soupapes de sécurité...

2 novembre 2019

Curiosité (Vegas sur sarthe)

vg


Trouvé ce curieux billet dans la poche de la blouse de Germaine

V ider la caisse du chat avec le chat dans la poubelle verte
A spirer les tapis dessous, dessus et sur la tranche
D émonter le machin en forme de truc sous le lavabo (en dernier recours)
E changer vignettes Auchan contre vignettes Mammouth (le 30 de mois)
M ariner la serpillière dans cinq litres de vinaigre blanc (pas trop chaud)
E pousseter le lustre de tante Irma mais pas sur la chaise qui branle
C ouper le courant avec un couteau pointu (petit trou du compteur Linky)
U pdater le minitel tous les mois (appeler SAV PTT après 15 heures)
M astiquer le joint de la baignoire (chewing-gum blanc dans angle droit)


5 octobre 2019

Une belle amitié par bongopinot

b

 

Il vient d’une famille de bien

On est toujours restés copains

Et ça depuis la saint glinglin

Son petit côté décalé de rupin

 

Fait que je me moque un brin

Mais ensemble sur les chemins

On partage nos joies nos chagrins

Peu importe le futur le destin

 

L’amitié nous réussit si bien

On l’a écrit sur un parchemin

C’était un mercredi au petit matin

Et on écrira bien d’autres demain

 

Avec nos mots pleins et sereins

On garde le cœur sur la main

Et la tendresse d’un air malin

Sifflant dans les sapins

 

Face à la mer et à l’air marin

On continue de tisser le lien

Comme lorsqu’on était gamins

Car un amour vrai n’est jamais vain

 

2 novembre 2019

Défi #584

 

Wassingue

 

5841

Oui, je sais, vous n'êtes pas de Lille !

Eh bien, moi non plus !

C'est par pur esprit de vengeance que je propose ce mot.
Vengeance à l'encontre d'un tas de Français qui continuent
de penser que ce mot serait utilisé par nous, les Belges.

Personne dans mon pays n'utilise ce mot (en dehors bien
sûr de quelques immigrés fiscaux français qui se gardent
bien d'utiliser la chose eux-même et préférent la laisser
au petit personnel de maison).

La preuve dans cette passionnante étude !

Donc, si wassingue ne vous dit rien, racontez-nous donc
une histoire de

serpillère,
torchon,
loque (à reloqueter),
patte,
panosse,
pièce,
cinse,
toile,

ou tout autre vocable en usage
dans votre région.

Pour ma part, j'estime en avoir fait assez,
considérez ceci comme ma propre participation.

 

12 octobre 2019

La soupape (TOKYO)

Je me suis toujours demandé qui faisait battre le cœur d’ELEONORE.

Quand elle levait les yeux pour se regarder dans un miroir de Venise, sa lèvre supérieure tremblait

C’était si rare de la voir sourire

Pourquoi pleurez-vous ELEONORE ce soir ?

Je prenais goût pourtant à vos éclats de rire à nos jeux communs.

Puis un matin je vous vis vous précipiter dehors, aussi fraîche qu’une rose.

J’avais le sentiment de vous voler quelque chose à vous suivant dans le dédale des rues.

Le bruit des pommes de pin éclatait soudainement sur votre passage

v

Où courez-vous ELEONORE les joues en feu ?

Maintenant je la vois elle pousse la porte d’un hôtel et s’engouffre sans hésitation.

Elle est seule maintenant à tenir devant la porte où son amant l’attend.

Je l’imagine s’adossant contre le montant du lit somptueux prés de la lampe.

Elle prend doucement les joues de son amant entre ses mains et pose son visage sur son ventre.

Quand ma sœur ELEONORE est enfin rentrée

Je n’ai pu retenir un POURQUOI ;

Elle me regarda en souriant. Une soupape Henri une soupape !!

J’ai longtemps tourné ce mot dans ma bouche une soupape L’explication nébuleuse de ma sœur m’avait projeté aux confins de la galaxie il y faisait très noir .L’obscurité protège autant qu’elle menace me disais-je du haut de mes 15 ans.

Je suis devenu ingénieur et c’est à ma sœur ELEONORE que je le dois.  Quand je regarde une soupape je souris maintenant.

 

26 octobre 2019

Ma ville d'Utopie par bongopinot

b


Parfois pour me protéger
Je rejoins un endroit
Où il ne fait jamais froid
Et où mes jours sont légers

Dans ce pays lointain
Dans la ville d’Utopie
On vit en harmonie
Du soir au matin

Le soleil ne brûle pas
La pluie gentiment rafraîchit
La lune illumine nos nuits
Les étoiles éclairent nos pas

Le vent doucement caresse
Les oiseaux nous enchantent
Les rivières nous chuchotent
Des messages de sagesses

Ici pas de peur ni de crainte
La méchanceté n’existe pas du tout
L’amitié est partout
La joie est sans complainte

Je vis entre deux abris
L’un réaliste l’autre imaginaire
Mais ils sont complémentaires

Pour garder mon esprit

26 octobre 2019

La dissertation. (maryline18)

m18

 

"les bons sentiments, peuvent-ils changer le monde ?"

 

Si ça c'est pas une de ces questions absurdes qui fait tourner les méninges en rond ! C'est néanmoins, l'un des sujets du DAEU (l'équivalent du BAC) pour les étudiants de la deuxième chance, comme Marie, la trentaine, quatre enfants. Elle a Quatre heures pour analyser la phrase, la disséquer, l'inverser, l'envisager, pour enfin peut-être la contredire ou alors l'approuver, arguments et exemples à l'appui, il va sans dire...

Changer le monde...C'est pas les idées qui lui manquent mais les moyens ! Et puis, par où commencer ! Il faudrait établir des priorités, les femmes et les enfants d'abord ! Oui, mais non, les féministes vont encore raler, pas de discrimination, même positive...

Ou alors, on sauve une personne, une ville, un département à la fois ! L'idée lui plait assez. Elle fait appel à son penchant pour l'ordre. Elle la note sur son brouillon. C'est une bonne méthode pour n'oublier personne !

Mais on les sauve de quoi ?

Elle décide de lister les dangers de la vie moderne :

-Ceux liés à l'environnement : ( Polution, diminution de la couche d'ozone, les maladies...)

-Ceux liés aux accidents de la route, aux accidents domestiques, et à ceux qui découlent des accidents de parcours : Dans l'ordre logique : mariages, enfants, divorces. Non, attention, évitons de faire de l'humour, se dit-elle, il peut ne pas être apprécié du correcteur...( Elle barre.)

-Ah oui, elle parlera aussi des addictions, du manque chronique de sommeil et de la "mal bouffe !"

Elle dira un mot ou deux sur les attentats mais évitera de parler religion ( trop explosif ! ).

D'un coup lui vient une idée lumineuse, une étincelle justement, qui embrase toute ses réflexions déjà notées et traitées de long en large, il est vrai, dans tous les magazines.

- Et si le danger "number one" c'était " L'AMOUR " ? Le manque, le trop peu, le trop plein, le "pas bien", le mesquin, le grandiose, le magnifique, le possessif, le jaloux, le destructeur, l'utopique,...le rêveur !

Si le plus grand des bons sentiments pouvait à la fois sauver et anéantir un enfant, une femme, un homme, une famille, un bourg, une ville, un département, un pays...toute une génération ! Toutes LES générations futures !

Mais oui ! Elle a l'idée, le fil conduteur de sa dissertation ! L'amour, celui qui apporte l'intensité, la lumière à la vie et  reprend tout en un seul instant, dans un regard, dans un silence... Il foudroie, transcende, humilie, torture, dilapide, exécute.

Mais maintenant que l'ennemi est démasqué, il lui faudrait trouver les termes à utiliser pour une prochaine campagne publicitaire destinée à repousser le plus possible le redoutable danger ! Une campagne de dissuasion, en quelque sorte...

 

Alerte à la population :

 

Toute personne étant surprise avec des quantités d'amour non conformes au régles en vigueur, sera dépossédée de son coeur et condamnée à errer, à tourner inlassablement en circuit fermé, dans les méandre de ses pensées tristes, à perpétuité !

 

Marie rassemble ses notes et rédige sa copie, de sa plus belle écriture en évitant les fautes d'orthografe, d'orthographe.

Voilà, tout est dit, pense-elle, en se relisant, ça ferait un bon début pour une histoire de science-fiction, en tous cas "ça fout les j'tons !"

19 octobre 2019

Troubadour (TOKYO)

 

Nous marchons dans les fougères sans savoir où dorment les troubadours.

Nous ne lisons plus de lettres d’amour, car eux seuls savaient tenir le feutre sur le papier.

Ils nous font les reproches que nous nous faisons.

Nous ne lisons plus de poèmes, les femmes adoraient les poèmes qu’ils leur adressaient.

Ils avançaient dans les rues sous d’amples chemises et toutes les ombres frissonnaient sur leur passage.

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Ils gardaient les chansons qui parlent d’amour secret, ils arrachaient des grappes de glycines pour toucher nos âmes meurtries.

Nos vies sont étroites sans eux.

Nos vies sont comprimées sans leurs chansons.

Où dorment nos troubadours quand tout s’en va ?

Quand l’encre et le papier et la douceur du feutre sont devenus clavier et leurs échanges SMS.

J’en ai aperçu un l’autre fois à super U. Il dansait devant l’épicerie Rimbaud rayon charcuterie.

Et me voilà devant lui. Les miracles ne se reproduisent pas deux fois me suis-je dis.

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Il vendait du boudin noir, mon troubadour, je me sentais un peu gêner à l’idée de rencontrer l’archétype du troubadour moderne celui qui avait traversé les siècles sans sourciller.

M’arrêtant un instant devant son visage à la blancheur pascale je me suis dit que s’il existait encore un troubadour c’était ici dans ce super U.

Et puis me suis dit pourquoi faire des lettres d’amour quand on sait faire du boudin noir d’accord je vous l’accorde il n’y a pas non plus un champ de fougère à ses pieds.

C’est alors que la caissière me dit ‘ ; dans l’éternité le temps n’existe pas. Ma première réaction a été de répondre /

Comment osez-vous vous approchez de moi comme ça sans bruit alors que je suis devant le dernier troubadour de notre époque.

He ma petite dame ce n’est pas un être venu d’ailleurs le vendeur de boudin

 Je n’ai pas la moindre idée de ce dont vous parlez-lui rétorquais -je

 ET si vous pouvez lire dans mes pensées alors vous devriez savoir ce que je fais ici

C’est alors que mon troubadour charcutier s’est penché vers moi en riant. il avait un regard libidineux en me proposant son boudin noir .

Pivotant sur un pied je me suis éloignée de lui à toute vitesse. Si jamais il me suit, je crie comme un putois.

 Ce dégénéré, ce troubadour de mes deux la coquetterie t’a barré le chemin jusqu’à l’optométriste ça fait deux ans que je dois porter des lunettes

. Mais je vois le sourire de mon charcutier dans le brouillard/     Ma petite dame vous avez oublié votre boudin.

 Je suis sereine comme une présentatrice à la télé en train d’annoncer une crise mondiale

Puis il se penche sur moi et murmure je ne crois pas que vous glisser dans mon pantalon soit une bonne idée ..

 Je ne vous dirai pas ou a fini le boudin de mon troubadour. Mais pendant le chemin qui me menait au café je me suis demandé ce qui était arrivé aux troubadours qui dormaient dans les fougères.

Ce qui est sur c’est qu’ils ne sont pas à super U la prochaine fois je tente le rayon crèmerie à AUCHAN.;

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28 septembre 2019

La foule des quidams par bongopinot

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Des centaines de quidams

Déambulent dans les rues

Seuls ou avec leur dame

A la recherche de l’imprévu

 

Avançant comme des automates

On dirait qu’ils sont anesthésiés

Certains sont en costard cravate

D’autre en jogging bariolé

 

Tous ces gens se bousculent

Dans le flot incessant des voitures

Je prends ta main pour faire une farandole

Dans ce chahut qui bat la mesure

 

Vraiment la belle ville de Paname

N’est pas du tout faite pour moi

Mais je ne veux pas que l’on me blâme

Moi j’aime les champs la forêt et les bois

 

28 septembre 2019

Toi, l'invisible. (maryline18)

m18

 

Dans les rues de Pékin, amoureuse, je t'ai cherché...

Le saxo de Louis Sclavis doucement m'emportait.

Comme le vent d'automne soulève les feuilles,

Mon amour soufflait ses promesses de baisers.

Quand au détour des ruelles je t'apercevais,

Le rythme de mon coeur subitement s'accélérait,

Battait la mesure, en une course imposée.

Tu parles d'une aventure...! Tu me laisses épuisée.

Dans la chambre d'hôtel, ton absence m'envahie,

Je ferme les yeux et tu t'étends près de moi.

Sur le couvre lit, lascive, je respire ton odeur

Et je te pardonne tout, l'espace d'un instant...

Ta main sur la mienne, adroite, caresse

La dentelle inutile, enfilée le matin.

Encore un effort, un soupir de désir,

Avant que s'évanouïsse le rêve... le plaisir.

 

5 octobre 2019

Confusion mentale (Walrus)

 

Je ne me suis pas laissé démonter quand une amie m'a demandé "Comment vas-tu t'y prendre avec Rupin ?"

J'ai répondu "Pas la moindre idée, il nous reste six jours, je ne travaille que poussé par l'urgence !"

Mais j'ai quand même ajouté "J'associerais bien rupin et Rutebeuf..."

C'est maintenant que je suis au pied du mur que je m'aperçois de mon erreur : j'avais associé Rutebeuf (vous savez bien : "Que sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus et tant aimés" comme le chante Ferré) à quelques vers qui, en fait, sont de Villon :

Et les autres sont devenus,
Dieu merci grands seigneurs et maîtres
Les autres mendient tous nus
Et pains ne voient qu'aux fenêtres

D'ailleurs, là aussi, ma mémoire était infidèle : je pensais que le premier ver commençait par "Et les aucuns...", mais cette classification est réservée chez Villon à ceux que la mort a déjà raidis.

Bien sûr, j'ai une excuse : on peut considérer en l'espèce les aucuns et les autres comme une forme plus ancienne de les uns et les autres et donc trouver  que si les autres mendient tous nus, les uns doivent en toute logique être les rupins. Or Villon nous donne, lui trois catégories : les uns, les autres et d'autres encore. On croirait du Marcel, bordel !

J'aurais pu, pour camoufler mon incullture crasse, supposer que Villon répondait à la question de Rutebeuf, mais deux cents ans les séparent. Ça n'aurait pas amélioré mon image de marque !

Passons !

Je pensais souligner que cette description que Villon nous fait du monde de la fin du moyen-âge ressemblait vachement à celle que l'on pourrait faire du nôtre quand, ce qui ne saurait tarder, la mondialisation aura produit tous ses effets : un monde où ne coexisteront plus que deux classes : les rupins et les crève la faim.

Coïncidence : cette semaine mon épouse a reçu un livre qui décrit un monde où les choses semblent être déjà comme ça. Il raconte les aventures d'un couple qui se place chez les rupins de haut vol comme gardiens de propriété mâtinés de jardinier, cuisinière, lingère, etc. Un métier qui semble plus tenir du servage que du contrat d'emploi classique.

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12 octobre 2019

L'amour en fuite... (maryline18)

m18

Les mots s'envolent, bels oiseaux aux ailes engourdies,

S'accrochent au saule, qui déjà crie sa plainte, alourdi

De ces "pourquoi", et de ces "pourquoi pas", aussi...

Echoués là, les rêves s'inventent un abri.

L'hiver menace, de si fragiles certitudes.

L'homme ramasse, d'un geste lent de lassitude,

Les feuilles mortes, en balayant ses inqiuétudes,

En quelque sorte... fidèle à ses louables habitudes.

Fuite vitale, retardant encore, l'explosion,

Sérum fœtal, concentré d'amour en fusion,

Aveux soufflés, tout abrutis de déraison...

Pourquoi aimer... pour que tout se finisse en chanson ?

https://www.youtube.com/watch?v=mjrj9enypSY

m18

5 octobre 2019

CHANSON POUR UN RUPIN (TOKYO)

 

Le jour où je rencontrerai un RUPIN

Je déguiserai ma voix.

Et sans charivari, sans couiner je lui dirai.

 

REFRAIN

v

Pourquoi n’es tu pas dans mon lit                            

Sous ma douche

Chez mon médecin

Alors que je retiens mon souffle

J’entends le RUPIN me dire

 

REFRAIN

 

Pourquoi n’es-tu pas dans ma douche

Pourquoi n’es-tu pas dans mon lit

Pourquoi n’es-tu pas chez mon médecin

Et toutes les nuits

  1.  
  2.  
  3. Sans dormir sans rêver
  4. Je n’ai qu’une obsession/
  5. Son chéquier
  6. So compte en banque
  7. Son livret A
  8. Donnez-moi un élastique géant
  9. Donnez moi deux billets pour Tombouctou

REFRAIN

Pourquoi n’es-tu pas dans ma douche

Pourquoi n’es-tu pas dans mon lit

Pourquoi n’es-tu pas chez mon médecin

Mon portefeuille est à sec

Les pièces ne tombent plus du ciel

Les rues sont pleines d’hommes d’affaires ruinés

Mes objectifs financiers prennent l’eau.

Comment réveiller le dieu de l’argent sinon en reprenant mon chant sacré.

Tous ensemble les défiants.

Reprenons le refrain !!

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Le défi du samedi
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