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Le défi du samedi
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1 janvier 2022

Participation de TOKYO

 

Le chauffeur de taxi qui m’emmène arbore une étrange coiffure jamaïcaine qui a dû lui prendre une quantité phénoménale de mastic   .

Quand je pense que les gens passent une quantité de temps pris sur leur temps de vie à se coiffer à se crêper et se boucler les cheveux. En plus il pue la marijuana fraîchement brulée. Seigneur dieu pourquoi moi > ? qu’ai-je donc fait au monde pour attirer ces gens-là.

Un instant j’ai envisagé de descendre du taxi, mais je comprends vite que c’est l’effet du gin qui est responsable de mon agacement.

En fait cette coupe au mastic lui va bien et sa voix profonde aux accents d’ailleurs m’excite sexuellement.

Alors bien sur /

-chauffeur !!

-oui sœurette v1

- oh non ça ne fait rien.

 Il commence à m’astiquer le jamaïcain avec son accent des caraïbes. Voilà qu’il allume la radio on écoute un tango Je n’ai jamais aimé le tango.

Je me réjouis qu’il soit encore tôt je prends un chewing-gum dans mon sac que je mastique férocement.

On pourrait supposer qu’une femme aussi sensible que moi et dont les facultés precognitives sont si convaincantes accorde aucun intérêt à un chauffeur de taxi mais c’est ma façon de m’ancrer dans le monde .je réprime une rigoureuse envie de lui sauter dessus car ses yeux lancent des étincelles comme un arc à souder. C’est quand même humiliant que les parques aient décidé de me coller un amant pareil pour m’astiquer divinement mon entre -jambe.

 

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8 janvier 2022

Participation de JAK

 

Ce soir je suis damnée, je ne peux pas terminer mon billet sur Nomade.

Au moment où  je relis, et émonde mon texte de Sam ‘défi,
péniblement scribouillé, à la lumière  d’une  LED A67 ,
v’la qu’ un démon fait  surgir  d’elle, un  immense éclair en zigzag,.
Etincelle pas dans mon crâne hélas, mais au plafonnier.

Chuis dans le noir

Mon chien Ado hurle,

Nulle en électricité, je mande aussitôt un spécialiste sur les ondes,

Il m’assure que c’est une histoire d’anode

C’est quoi ? lui demandé-je

Problème avec votre Conducteur relié au pôle positif d'une source de courant continu,
m’affirme-t-il

J’en conclus dans ma p’tite tête que mon courant est devenu nomade, et que je ne suis pas près de voir clair dans la maison, d’ici un bon moment. !

Alors je m’affale sur le canapé, et pour être davantage dans le noir, je mets un masque,
Dans mes mains, je serre, un galet  zen relaxant et nomade- lui aussi- , mais qui  fonctionne sous batterie.

gallet nomade

 

4 décembre 2021

Impact (TOKYO)

 
C’était un vendredi saint, un cataplasme de mercure et de jus de pêche, accompagnait le couchant derrière l’horizon.

Soudain on a vu le sang du christ fluorescent tomber en nuées ardentes.

L’impact retentit dans tout l’univers.

Toues les océans absorbaient les gouttes de sang jusqu’à devenir écarlates.

 L’humanité pensait à lui , la lumière du monde s’était retirée , jésus revenait nous inonder de ses larmes.

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C’est alors que l’obscurité s’est répandue. Ce deuxième impact altérait nos consciences.

Je sentais la signification intuitive de cette noirceur qui nous frappait durablement.

Puis une voix s’est élevée au-dessus de l’écume des vagues.

Vous les êtres humains dans ce monde que vous croyait moderne vous y cherchez un sens qui se dérobe à vous.

Le problème c’est qu’on ne vous a pas donnes le bon livret. Vous vivez dans des scenarios dignes de sketchs de maternelle.

Et vous venez vous plaindre à la direction.

Voilà exactement les paroles qu’il a prononcées.

Puis brusquement la lumière revint éblouissante, aveuglante.

Ce troisième impact fut fatal à certains.

Seulement la moitié de l’humanité survécut.

Nous avions vécu avec le mauvais livret, nous n’étions pas ce que les anciens livrets disaient de nous.

 L’ajustement fut long , un trou dans l’éther divin s’était produit , il aspirait le vivant qui s’écartait du livret .

 Le livret ressemblait étrangement au Pass- sanitaire que décrivaient les anciens.

 Ils se souvenaient de la voix/ vous perdez votre temps à vivre ici. Mise à part le choc du contenu du message le livret était pire.

Alors certains d’entre nous se sont élevés comme des oies au-dessus des marécages. On a brulé tous les livrets.

Nous n’avions plus d’autres objectifs que de vivre selon nos intuitions.

27 novembre 2021

tiniak - Roh, la belle verte... veste !

... et donc, émoustillé tant par l'exergue que par l'image (un dessin original, très... quoi, très en marge du cahier d'école,  'oyez ?), je me fendis de ce billet, quand, en deux temps (à cet "HOQUETON", il y faut bien deux bras, non ?), je me prends cette veste... Jusqu'à plus d' poils que j'en hoquète, dites donc ! Et voici, ayant d'abord réagi au "post" original en musique, l'échange qui en résulta :

EvDeDou_OOops!

 
#mwof :p

18 décembre 2021

Alléluia ! (Walrus)

 
Ah ben là, y a pas besoin d'être un étymologiste distingué pour deviner d'où ça vient ce mot à deux francs cinquante !

Ce doit être la répétition lancinante des paroles du chant liturgique Kyrie éléison ( Κύριε ἐλέησον) des églises catholique et orthodoxe qui a donné naissance à ce mot. Tiens, je vais même pas vérifier dans le dico !

Je l'aurai entendu et même interprété le machin ! Pourtant, j'étais même pas kreoltsje (enfant de chœur en burgondje) d'ailleurs j'habitais même pas Bruxelles quand j'avais l'âge ad hoc. Vous n'avez quand même pas oublié les chants grégoriens, les antiphonaires et leurs neumes ?

Après ça qu'est-ce que tu veux que j'en fasse de ce mot, hein ?

Ce ne fait jamais qu'un de plus dans la kyrielle de mots abscons que propose ce blog à la noix !

M'demande bien quel sera le suivant !

Seigneur prends pitié !

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9 octobre 2021

Elle et Lui par bongopinot

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Je me rappelle

Tu me parlais souvent d’elle

C’était ton âme sœur

Elle a fait chavirer ton cœur

 

Tu l’as rencontrée à quatorze ans

Elle avait douze printemps

Tu la voyais chez ses grands-parents

Quand tu allais travailler dans les champs

 

Et les années sont passé

Vous vous êtes mariés

Trois enfants ont suivi

Petits et arrière-petits-enfants et oui

 

Plus de cinquante ans de mariage

Et une sale maladie en fin de page

Elle est partie mais tu as continué

Sans jamais l’oublier

 

Elle est partie un matin de novembre

Ça fait treize ans qu’elle vit dans ton ombre

Et tu portes toujours autour du coup son Agate

Symbole pour toi de sa douceur délicate

 

Tu viens de souffler tes quatre-vingt-dix bougies

Entouré de ta famille et de tes amis

Tu as réuni quatre générations

Et tu as toute notre admiration

 

Tu me parles encore d’elle

À tes yeux elle était si belle

C’était ton âme sœur

Et elle chavire toujours ton cœur

 

 

11 décembre 2021

Le bug ! (Yvanne)

San Salvador.

 

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Ils sont six. Trois garçons, trois filles. Ils ont une trentaine d'années. Tous musiciens issus de parents amis et musiciens. Leur enfance, dans une petite commune de Corrèze, Saint Salvadour - ma commune d'adoption - a été bercée par la musique folk et les chants anciens en langue occitane. En hommage à leur lieu de naissance ils ont nommé - avec quelque malice - le groupe qu'ils ont formé San Salvador.

Ils chantent à six voix puissantes, deux toms, un tambourin, une basse, des cymbales et douze mains. Cela donne des concerts un peu étranges, souvent très rythmés alliant gaieté et tragique à l'image des chants populaires dont ils se sont nourris. Ils ont participé à de grands festivals, les Vieilles Charrues, le Printemps de Bourges, Suds à Arles et bien d'autres. Ils parcourent le monde et ont eu leur article dans le Times pour des concerts à New York au GlobalFest.

Ma famille et moi-même regardons avec sympathie et fierté ces jeunes gens puisque, à l'origine il y a, parmi d'autres vieux musiciens de la Terre, un très proche, aujourd'hui décédé qui composait, chantait en occitan en s'accompagnant d'un violon. C'est un peu grâce à lui, de part le collectage et des liens très forts établis avec leurs parents que ces jeunes gens font aujourd'hui un chemin remarqué.

Je ne sais pas si l'on peut danser le jitterbug lors de leurs récitals mais leur répertoire est entraînant, hypnotique disent les medias. Ils iront loin et ont déjà obtenu le prix « album du monde » aux victoires du jazz en janvier 2021 à Paris pour leur album « la grande folie ». Bonne route !

 

 

 

 

9 octobre 2021

Van za gat geive (Walrus)

 
Je vous laisse le soin d'interpréter le titre, vous ne pouvez pas croire où l'agate peut aller se nicher ! La chanson des ketjes bruxellois du temps passé vous aidera peut-être :

"Ajuin, ajuin, a gat is bruin,
ajoen, ajoen, a gat is groen !"

Ou la plaisanterie, raz des touffes de pâquerettes, basée sur la confusion entre "Let Agathe zien" et "Let a gat zien"

Mais j'imagine que ça ne vaut pas comme participation pour "agate" malgré la consonance. Quel spépieux, ce Walrus !

Il n'acceptera sans doute pas non plus "Ma bru, finement pétillante et native de Varsovie, se prénomme Agata", pourtant, y a pas de h...

Bon, d'accord, rabattons-nous donc sur l'agate pure et dure. Parce que s'il y a bien une chose dure, c'est l'agate.

C'est même pour cette raison qu'on l'emploie à la fabrication de mortiers (et des pilons qui vont avec*).

Au labo de diffraction des rayons X, nous en avions de toutes les tailles (faut bien  adapter le système de broyage à la quantité à broyer).

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Pour les zigoto·(quel est le féminin de zigoto?)·s aux mains délicates nous avions même des cylindres en acier chemisés d'agate où introduire l'échantillon accompagné de billes, elles aussi en agate

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Cylindres que l'on montait une fois refermés sur un instrument dénommé délicatement par l'industrie française "broyeur planétaire" mais que nous avions rebaptisé "branleuse orbitale".

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 Ceci de façon complètement stupide, eu égard au couvercle de sécurité destiné à protéger le(s) spectateur(s) de projections potentiellement mortelles en cas de rupture de l'attelage.

Mais pourquoi diable me direz-vous s'esquinter à réduire en poudre de pauvres échantillons ?

Dites, les gars, vous voudriez pas aussi que je vous dise tout de la vie sexuelle de Röntgen, tant que vous y êtes ?

Non, mais...
 

* Je passe sur les pointes des brunissoirs des doreurs à la feuille, anecdotique comme production

20 novembre 2021

Galimatias, avec ou sans "h" ? (maryline 18)

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_"Elle aurait du se méfier de son char, à Bia, les types de son genre pullulent !"

_"Oui, ici, les vols avec agressions ont grimpé en flèche ces derniers jours, elle en a fait les frais : Deux côtes cassées et le minois bien amoché !

_"Les flics l'ont déjà interrogée ?"

_"Non, la cadre leur a interdits l'entrée de sa chambre, elle est encore trop fatiguée !"

_"C'est pas prudent de voyager seule, tout de même ! La pauvre petite !"

_"Ils vous accostent tout sourire et vous attendrissent avec leurs histoires de famille à nourrir et de père absent ! Elle s'est laissée avoir, jusqu'au troisième rendez-vous, ensuite, le ton a changé. Il lui a demandé encore plus d'argent à ce qu'elle m'a dit, alors elle a prévenu son père, elle s'est sentie menacée.

_"Elle aurait du se rendre dans un poste de police !"

_"la peur la paralysait, tu comprends, il la suivait partout ou la faisait suivre par ses amis ! "

Un homme en mocassins et blaseur sombre, traçait son chemin dans les couloirs clairs de l'hôpital public de Brazzaville. Les charriots de linge s'écartaient devant lui ; rien n'aurait pu ralentir sa progession. Sa stature de gorille en imposait. L'arcade sourcilière prononcée et le regard creusé et noir, il se dirigeait vers les deux aides-soignantes, tout-à- coup, moins volubiles.

_"Bonjour Mesdames, je suis Monsieur Gali, Gali Mathias, je viens voir ma fille !"

25 septembre 2021

D'Étretat à Fécamp par bongopinot

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Venez donc pendre un bol d’air

Entouré de hautes falaises

Verte prairie et bleu de mer

Prenez le temps mettez-vous à l’aise

 

Un chemin de randonnée

Un village et des yourtes

En cette belle fin d’été

Même si les journées sont plus courtes

 

Vous verrez dans ce lieu magique

Des paysages majestueux

Aux formes magnifiques

Dans un cadre mystérieux

 

Appréciée des grands et petits

Du paddle à la voile

Écrin et féérie

La nature devant vous se dévoile

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30 octobre 2021

La dyslexie (TOKYO)

 

Je croyais qu’il sortait d’un cirque, il utilisait un escabeau, pour me servir un sirop à la menthe.

Je me rendais chez lui tous les mercredis pour réviser nos leçons.

Il faisait un énorme bond la bouteille de sirop de menthe à la main et avec sa dyslexie il me disait.

Tu l’écris comment boire un sirop avec un P ou un B.

Alors il se cabrait comme un vieux canasson hennissant en vociférant boire poire on s’en fout .

 

C’était mon meilleur ami. Quand la cloche sonnait dans la cour il arrivait tout triste et se mettait dans le rang où je me trouvais.

On rentrait dans la classe il se mettait en face le globe terrestre et disait un jour je serai le plus grand de ce monde .

La dyslexie personne ne savait ce que c’était mon ami portait au coin du mur affublé d’un bonnet d’âne. Les punitions pleuvaient pour lui. Il s’est perdu à l’école, c’était un explorateur dont on avait grippé la boussole. A l’école on n’aimait pas les idiots du village. Mon ami il écrivait pour les morts. Tous les dimanches il travaillait au petit cimetière, il se faisait quatre sous, vaille que vaille ici les morts ne s’offusquaient pas de sa dyslexie.

J’ai oublié longtemps cette amitié et ce petit compagnon qui boitait de la langue jusqu’au jour où j’ai cru l’entrevoir au détour d’une ruelle assis en train de faire la manche.

C’était bien lui. Ces fautes avaient eu des conséquences désastreuses. Ce bon à rien comme disait l’instituteur avait perdu toutes les guerres. Il ne m’a pas reconnu quand je me suis penché vers lui. Puis j’ai entendu un ricanement BOIRE ou poire on s’en fout.

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11 septembre 2021

La partie de cartes (TOKYO)

 

J’avais pris la rue Mouffetard, , j’arrivais maintenant devant la rue de la Montagne Sainte Geneviève .vers la place Maubert .

On m’attendait tous les soirs à 18H pour ces fameuses parties de cartes.

 

C’était le quartier le plus pauvre de Paris, l’hiver dernier il manquait de bois et on trouvait des marmots jetés comme des sacs dans la rue.

Puis au milieu des grands parapluies rouges des marchandes de poisson j’ai vu Léon.

Tu vas aussi à la partie de carte m’a -t-il dit ?

On a poursuivi notre route vers le pont saint Michel , pour rentrer dans des rues étroites et sales.

Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve on se retrouvait tous rue saint honoré à 18H pétante.

 

J’avais joué au creps, au passe dix , au trente et un ,au biribi , mais las bas on servait du punch flambé et on jouait au whist toute la nuit.

C’était un tripot connu de peu de monde. Quand on entrait dans la maison de jeu on commençait par vous dépouiller de votre chapeau.

 

Le soir les filles se mêlaient aux joueurs. Ce n’était surement pas le café des colonnes dont la patronne avait une beauté que tout Paris raffolait.

 

Les esprits délicats s’abstenaient de venir ici , on les trouvait flânant dans le parc . Il arrivait que Gerard de Nerval se joigne à nous.

 

Je l’imaginais plutôt lisant la bible sur les hanches cambrées d’une femme nue qui dort.

  Avec son regard mélancolique, il emportait souvent la partie. Il était impossible de se consoler quand on partait plumer comme un faisan.

Avec sa bobine de satyre retraité le patron servait le punch flambé. Il riait et répétait d’un air malicieux ; malheureux aux jeux heureux en amour.

Je remontais la rue saint Denis, pour rentrer chez moi. A hauteur de saint Nicolas des champs je bifurquais à gauche et la nuit m’avalait.

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21 août 2021

Une journée extraordinaire par bongopinot

 
Et la semaine se termine

Les au revoir sont bien tristes

Je vais poursuivre seule mon périple

Direction le département des Yvelines

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A l’hôpital de pédiatrie et rééducation

Pour voir les créations et les réalisations

Faites par les enfants et adolescents

Ils nous font découvrir tous leurs talents

 

En dessin en art plastique

Et leurs écrits mis en musique

Des artistes sont là pour les accompagner

Les enfants progressent dans chaque atelier
 

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Tout le personnel de l'Hospital est là

Ainsi que la compagnie Basinga

Valérie nous fait découvrir ses photos

Et on peut entendre Adrien jouer du saxo

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En même temps on voit une danse magique

Tous portent de drôles de masque

Fait de tissus de fil et de cartons

Rien que du fait maison

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Un fil autonome est installé dans la salle

Enfants, parents, soignants testent leurs équilibres

Quand tout à coup arrive la Basinguette

C'est Jan qui a modifié une Joëlette

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Pour le rêve d'Anaïs pouvoir ressentir les vibrations du câble

Elle a donc testé et approuvé avec son sourire admirable

Puis un carnaval termine cette merveilleuse journée

Riche en émotion en joie non dissimulée

 

Des regards se sont croisés

Des sourires ont été échangé

Les soucis mis un temps au panier

Avec ce beau moment partagé

 

21 août 2021

Errance (Vanina)

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Doux et rêveur, malgré son jeune âge,
Ce visage maquillé invite au voyage.
En habits colorés, prêt pour la farandole
Sur son regard vague, vogue la gondole.

La place Saint-Marc, le palais ducal,
Sont peuplés des fastes du carnaval.
Il pose le décor multicore d’une Venise,
Mais sous ses grands canaux, la ville s’enlise.

S’échappe un soupir, sous le pont du même nom.
Reflets de l’âme en costume d’illusions.

28 août 2021

Remonter le temps (Vanina)

 
Sur l’écran heureux de mes jeunes années se déroule un souvenir en technicolor. Nous sommes au début de l’année 1979, mercredi prochain sort en salles le film Superman avec Christopher Reeve. Une adaptation des aventures du super-héros de bandes dessinées.
C’est avec mon frère -qui était et est passionné de BD et de fiction-, que je découvre Les 4 fantastiques, Strange, l’univers Marvel et au-delà, l’univers des super- héros. Ce jour-là, il me propose de l’accompagner au cinéma. J’accepte bien sûr. Depuis mon plus jeune âge, j’ai l’habitude d’aller au cinéma avec mes frères et sœurs.
J’imagine que nous avions choisi un grand écran pour profiter pleinement du film. Je nous revois dans la salle obscure, prêts pour l’aventure. Tout le monde est assis dans le noir. Une terre colorée au héros improbable est projetée sur l’écran blanc.

Lorsque la lumière revient, le film terminé, mon frère me demande: «On se fait une deuxième séance?» Même si je suis étonnée par l’idée, je dis «Oui», sans hésiter! Nous sommes donc restés dans la salle pour remplir nos yeux et nos oreilles d’un deuxième visionnage. Et quand j’y pense, je me souviens avoir eu l’impression de resquiller en restant dans la salle entre les deux projections...

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Il me reste, entre autres, parmi les images de ce film, le geste de Superman lorsqu’il vole: poing en avant, et le fait qu’il remonte le temps, en volant autour de la terre en contre-rotation.
Sous mes yeux, la photo de mon Superfrère, le poing levé; il me fait remonter le temps, et clavier sous les doigts, je partage ce tendre extrait de ma vie.

14 août 2021

Une belle surprise par bongopinot

 

cabo de São Vicente

 

Et après un appel de ma fille

J'ai les yeux qui brillent

Elle a une semaine de vacances

C'est fou quand j'y pense

 

Deux ans sans se voir

A cause d'un virus bien noir

Elle part de Stuttgart

J'ai regardé sur une carte

 

On se rejoindra au Portugal

Une semaine au soleil, un régal

On n'a pas de temps à perdre

Hâte de la voir, de l'entendre

 

On se retrouvera au Cap Saint Vincent

Pressées de se voir, il était grand temps

Pas besoin de discours, on se prend dans les bras

Plus rien n'existe, envolés les soucis, les tracas

 

Nous sommes devant la baraque à saucisses

On en commande un minimum de six

Ensuite une belle randonnée il faut bien cela

Pour digérer ce généreux repas

 

28 août 2021

Allez c’est parti ! (JAK)

 

Me voici avec une bande d’ados, juvéniles en mode j’sais tout,
que je vais devoir encore  piloter cette année.

Tiens celle-ci, une frileuse, elle a gardé sa veste de jogging,
je l’interpelle pour lui demander si elle craint aussi chaleur.

Et l’autre, en arrière, tout en noir, avec ses lunettes de soleil,
elle veut passer  incognito ? encore une star qui s’ignore !

Mon troisième sens me fait pressentir dans mon dos  une retardataire ?
Non elle prend une photo.
Peut-être une demeurée qui ignore l’existence des selfies,
Là au moins elle pourrait se voir avec son groupe.

Et plus loin, regardez-moi ces deux dilettantes.
On croirait  qu’elles partent au sacrifice, pas pressées d’entrer dans le jeu .
Non loin de  de moi, mon  collègue s‘inquiète, un jeune stagiaire qui doit  s’armer de courage
face à cette bande d’adolescents enthousiastes.
Il ne sait pas le pôvre ce qui l’attend !
Ce tantôt, dans la grimpette, vers  les ruines de La Roccaccia ils vont s’essouffler !
  Ils auront moins d’entrain et il lui faudra sans cesse les booster.

Je râle, je râle, parce que c’est dans ma nature,

Mais tout à l’heure dans le feu de l’action, je vais les adorer ces ados.
Me régaler de leurs  initiatives, leurs blagues et leurs réparties !

Et puis restons pragmatique, il n’y a pas si longtemps j’étais encore dans leur catégorie !

jk

 

28 août 2021

Moi sur la photo (TOKYO)

J’étais encore au lycée à l’époque

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A la lueur des lampadaires sous lesquels je passais

 Je dessinais ma vie, aucune ambitions sociales, j’avais encore des sparadraps sur mes genoux à force de faire le mur du lycée.

Je ne prenais jamais rien d’une façon trop personnelle

Je voyais bien mes camarades qui avaient des gènes très spécifiques qui les prédisposaient à faire de l’argent, beaucoup d’argent.

Ce n’étaient pourtant pas des héritiers de grandes fortunes, mais je voyais bien qu’ils étaient génétiquement prêts à la richesse. je les sentais moléculairement liés au fric.

 Par chance mon  ADN avait échappée à ce funeste destin. je n’avais aucun chromosome endommagés , rien de défectueux.

 J’aimais la poésie, Rimbaud Baudelaire, Verlaine.

 J’entretenais avec la poésie ce qu’entretiennent les diabétiques avec l’insuline.

 J’avais des réactions très allergiques devant un problème de math, ou de physique comme si mes globules blancs s’étaient mobilisés contre toute attaque du signe d’un dollars.

Je nageais insouciante dans le chenal des mots et ma rêverie d’adolescente m’a portée   jusqu’à ce grand âge d’où je vous écris.

Quand je fais la biopsie de ce vieux monde, j y observe d’étranges tumeurs malignes qui témoignent du niveau d’endettement qu’il faut pour vivre .

Pourtant mon traitement est bien simple ouvrir un livre de poésie et cesser d’aller voir son banquier.

 

4 septembre 2021

Vide-poche? Avec poche au singulier? (Vanina)

 

Vide-poche... Je ne l’ai pas trouvé dans mes dictionnaires. J’ai trouvé vide-poches, substantif masculin invariable.
Peu importe, vide-poche(s) : quel drôle de thème!

Que ferais-je d’un vide-poches?

Dès mon plus jeune âge, j’ai appris à ne rien mettre dans mes poches qui pourrait les déformer. Deux tolérances: un mouchoir, à l’époque en tissu, et un papier sale en attendant de trouver une poubelle, sans tri sélectif dans ces années-là. Autre exception, dans les poches du manteau d’hiver, pour ne pas les perdre: les gants que l’on n’arrête pas de mettre et d’enlever.

Certes, mon sac contient l’essentiel et plus! Et mes tiroirs à fouillis sont bien garnis... mais pas de vide-poches. Je suis connue pour être celle qui a toujours tout le nécessaire: de quoi recoudre un bouton qui tente de vivre sa vie, le bout de ficelle pour  une réparation de fortune, le sucre de survie, la clef USB de partage de fichiers, le tournevis ou le tire-bouchon du couteau suisse, etc. Cette capacité à toujours détenir l’objet utile m’a même valu un clin d’œil sur cette caricature de l’illustrateur-humoriste Pierre Milon, -nous travaillons pour le même magazine-.

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Quoi qu’il en soit toujours pas de vide poches à l’horizon... La preuve: en vous racontant des bribes de ma vie, je vide mon sac, mais pas mes poches!

 

4 septembre 2021

Début de vacances par bongopinot

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Et me voilà de retour à l’appartement

J'ai passé un été si doux avec vous chers défiants

Mais il est l’heure de déposer tous ces souvenirs

Dans mon vide-poche avant de partir

 

Et de commencer enfin mes vacances

Repos avec une arrière-saison qui danse

Quelques jours ici et là suivant les envies

Profiter un peu de la famille et des amis

 

Mais je serai là tous les vendredis

Pour vous lire et profiter de vos écrits

Je boucle enfin ma petite valise

Et pars sur les chemins que je révise

 

Pour redécouvrir des paysages oubliés

Après des moments qui ne nous ont pas épargnés

Retrouver les joies de l’échange

Et me blottir dans ces instants de partages

 

Je vous dis à vendredi les amis

Et que je sois là-bas ou même ici

J'aurai une belle pensée pour vous

En vous envoyant un petit coucou

 

28 août 2021

De jeunes Héros par bongopinot

 
Et me voilà reparti de beau matin

Me ressourcer dans le Cotentin

Avant de rentrer dans ma cité

En quelques heures je suis arrivée

 

Des paysages à couper le souffle

Comme il fait frais je me camoufle

Et je me prends un bon bol d’air

Et je marche dans l’eau de mer

 

Au loin j’aperçois un groupe de jeunes

Tee-shirt bleu et un S rouge sur un écu jaune

Des supermans gantés muni de pinces et de seaux

Qui ramassent bouteilles plastique et mégots

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Et de voir toute cette jeunesse donne de l’espoir

À chaque déchet ramassé c’est une petite victoire

Même si ça peut paraitre qu’une goutte d’eau

Je trouve qu’ils ont déjà l’étoffe des héros

 

14 août 2021

Ne vous laissez pas abuser ! (Walrus)

 
Chacun prêchant pour son village, les habitants de Sagres (excellente pils si vous aimez ça, la Sagres) vous raconteront que le Cap Saint Vincent est le point le plus occidental de l'Europe continentale.

Ben tiens ! Et pourquoi pas la pointe de Corsen dans le Finistère, tant qu'on est à faire local, hein ?

Non, l'extrémité occidentale de notre continent (déjà appeler continent un appendice accolé à l'Asie, ça laisse à penser sur le nombrilisme des Européens) se trouve effectivement au Portugal : c'est le Cabo da Roca, sur le territoire de la commune de Colares, près de Sintra. Bon, y a jamais que 71 minutes de longitude entre les deux et, grosse désillusion, il n'y a pas de Nurembergeois marchand de saucisses grillées au Cabo da Roca.

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J'y suis allé en 1975 prendre un grand bol d'air après un repas dont je ne vous dis que ça dans un resto de Cascais (la plage "prout ma chère" de Lisbonne) en compagnie de mon collègue Rebello, le chef du labo de notre usine de Povoa de Santa Iria lors du démarrage de l'installation de fabrication d'eau oxygénée en joint venture avec Laporte Industries.

Cette association belgo-britannique m'avait valu quelques mois plus tôt de visiter le labo de ces braves Angliches à Widnes près de Liverpool, la patrie des Beatles, et leur usine de Warrington (patelin d'un club de jeu à XIII très performant). Et incidemment, grâce à l'IRA très active à l'époque, d'être fouillé trois fois lors de mon transit entre la zone internationale et la zone nationale de l'aéroport d'Heathrow, sont méfiants ces Angliches (bon, vous avez pas vu ma tronche de l'époque) !

Tant qu'à parler de Colares, je vous donnerais bien mon avis sur le vin local, rare et hors de prix, mais je veux rester en bons termes avec les Portugais, le peuple le plus gentil du monde.

7 août 2021

Loin de ses crayons et pinceaux, Papa sculptait (Vanina)

 
Lorsque j’ai vu le cliché de ce défi #675, c’est une autre photo qui m’est revenue en mémoire.

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Notre ami Jean, ami de la famille, n’aurait pas manqué de vous préciser -car c’est lui qui avait eu ce bon mot-, qu’à l’époque où fut prise cette photo, j’étais Escalope! Pourquoi Escalope? Simplement parce que lorsque mes parents racontaient des anecdotes de leur vie d’artistes, parfois -trop souvent à mon goût de petite dernière d’une fratrie de six-, ils leur arrivaient de me prendre à témoin, et tout à coup cette phrase tombait comme un couperet: «Ah oui, mais toi, tu ne peux pas te souvenir, tu n’étais pas née...» vous voyez? Pas née... Escalope panée!

Bref, nous sommes à la fin des années 50, l’œuvre de mon père est exposée régulièrement chez Bernheim et à la Galerie-librairie de la Danse tenue par la critique et mécène, Gilberte Cournand. Des toiles, des dessins sont exposés, mais aussi des projets de ballets: E=MC2, Ecce Homo, etc. Certains sont achetés par le chorégraphe Joseph Lazzini. qui les mettra en scène à l’Opéra de Marseille, dans les années 60. Papa réalisera le plus souvent les décors et les costumes qui vont avec ses chorégraphies, il mettra aussi en scène des happenings. Il a même été porté en triomphe par les étudiants des Beaux-arts auxquels il avait demandé de l’aide. Mais je m’égare...
A cette époque, Papa, qui enfant rêvait de devenir danseur, est reconnu pour être un spécialiste de la danse, il illustre des articles pour La Danse, Toute la danse, Musica, etc. Il est aussi connu comme peintre de nus.

Revenons à cette photo prise pendant les vacances, car je suis comme toute ma famille parisienne. Inlassable créateur, Papa ne savait pas s’arrêter. Je vous le dis, car je vous sais capable de garder un secret, la jeune femme allongée sur cette plage vendéenne, c’est Maman.

3 juillet 2021

Participation de TOKYO


 Mes économies étaient en rade. Un rapide coup d’œil sur mon appartement m’informait de la vétusté du lieu. La porte du congélateur était ouverte et des bâtons de glaces gisaient sur la vitrine.

Il me fallait me rendre à l’évidence j’avais besoin de vacances.

 Il y avait gros à parier que ma destination ferait l’impasse sur la côte  californienne .

 D’un air faussement nonchalant je me suis rendue dans une agence de voyage.

 Je me suis surprise à raconter des bobards au mec de l’agence /

 Je suis missionnaire et je m’en vais répandre la parole de l’Evangile au milieu de païens dans un pays lointain. Avez-vous une destination à portée de ma modeste bourse ?

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 LUCERNE me dit-il tout de Go . La congrégation des évangélistes tous les 100 ans se réunit dans 10 jours. Vous aurez un prix préférentiel sur votre billet d’avion.

 J’hésitais, c’était la pire bourde que j’avais fait dans ma vie. Soudain j’eu une idée / les cartes de crédit américaines ne sont pas acceptées en Europe je crois ?

Il faut bien l’avouer que je n’avais aucune intention de partir dans un trou. Le dernier évangéliste que j’avais croisé dans l’immeuble, j’avais failli le démembrer. Si ce crestin continuait à me prendre au sérieux et à sauver ma mission peut être que j’apprécierai mon appart miteux tout l’été sur la cinquième avenue.

Bon sang me dis – je en lui souriant. Il y a une infinie variété de destinations sur la cote de Floride et il me propose un billet d’avion moitié prix pour LUCERNE.

 Je sais j’ai gâché toutes mes chances de répandre la bonne parole. Soudain, Je prie pour que ce mec ne me suive pas, je me rue sur la porte de sortie. Je suis prise de honte et de remord.

Arrêtez, arrêtez crie-t-il pour me faire une offre.

 Je n’ai pas attendu la suite je me suis barrée.

Je suis restée à New York. J’y ai croisé des chrétiens hystériques à moitié nus qui se flagellaient avec des morceaux de pneus, un noyau de néomarxistes prônant les joies d’une révolution sanglante, des vendeurs de cracks dansant le hip hop. Le théâtre de la vie était là sous mes yeux. Depuis le mot vacances est sorti définitivement de mon vocabulaire.

 Les quelques cerveaux qui se sont intéressés à la question du concept de vacances sont arrivés à la même conclusion que moi.

Nous sommes disposés à attendre un contact avec les extraterrestres. Ce sont les seuls touristes que nous pouvons tolérer.

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21 août 2021

mascarade (tiniak)



Main tenir - et le cap, donc !
Aller, venir
Sans coup férir
Que l'absolue dissolution
Un océan d'orge et doublons
En haleine, dessous le masque

Ah, c'est déraison que ces frasques !

Rien à tenir qu'un bout de zinc
Avec toi, perdue dans tes fringues
Dunkerque alentour qui fanfarde
Et ce plein de joie qui s'attarde

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ci-dessus : votre serviteur et sa bonne amie, déguisés en 'Jupiterriens du XVIème cercle'


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