Van za gat geive (Walrus)
Je vous laisse le soin d'interpréter le titre, vous ne pouvez pas croire où l'agate peut aller se nicher ! La chanson des ketjes bruxellois du temps passé vous aidera peut-être :
"Ajuin, ajuin, a gat is bruin,
ajoen, ajoen, a gat is groen !"
Ou la plaisanterie, raz des touffes de pâquerettes, basée sur la confusion entre "Let Agathe zien" et "Let a gat zien"
Mais j'imagine que ça ne vaut pas comme participation pour "agate" malgré la consonance. Quel spépieux, ce Walrus !
Il n'acceptera sans doute pas non plus "Ma bru, finement pétillante et native de Varsovie, se prénomme Agata", pourtant, y a pas de h...
Bon, d'accord, rabattons-nous donc sur l'agate pure et dure. Parce que s'il y a bien une chose dure, c'est l'agate.
C'est même pour cette raison qu'on l'emploie à la fabrication de mortiers (et des pilons qui vont avec*).
Au labo de diffraction des rayons X, nous en avions de toutes les tailles (faut bien adapter le système de broyage à la quantité à broyer).
Pour les zigoto·(quel est le féminin de zigoto?)·s aux mains délicates nous avions même des cylindres en acier chemisés d'agate où introduire l'échantillon accompagné de billes, elles aussi en agate
Cylindres que l'on montait une fois refermés sur un instrument dénommé délicatement par l'industrie française "broyeur planétaire" mais que nous avions rebaptisé "branleuse orbitale".
Ceci de façon complètement stupide, eu égard au couvercle de sécurité destiné à protéger le(s) spectateur(s) de projections potentiellement mortelles en cas de rupture de l'attelage.
Mais pourquoi diable me direz-vous s'esquinter à réduire en poudre de pauvres échantillons ?
Dites, les gars, vous voudriez pas aussi que je vous dise tout de la vie sexuelle de Röntgen, tant que vous y êtes ?
Non, mais...
* Je passe sur les pointes des brunissoirs des doreurs à la feuille, anecdotique comme production


