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Le défi du samedi
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5 novembre 2022

Wolfram (TOKYO)

 

Le téléphone sonna à nouveau.

Je l’écoute se confondre en excuses. Je suis le livreur j’ai pris du retard. C’est wolfram.

Le minerai non c’est mon prenom.je m’appelle wolfram.

Je ne peux m’empêcher de rire, puis je me surprends à penser que le livreur n’est peut-être pas un livreur.

A l’heure des réseaux sociaux je me demande qui cherche à me contacter derrière ce prénom improbable.

Je suis pratiquement certaine que mon ami walrus est au bout du fil.

Oui je vous écoute c’est quoi ce colis ? quel est le nom de l’expéditeur.

Je n’en sais rien, je suis maintenant derrière votre porte ouvrez mademoiselle.

Walrus en personne derrière ma porte je n ‘en crois pas mes oreilles.

Comment avez-vous fait pour monter lui dis je derrière la porte, l’ascenseur est bloqué depuis mardi.

 Soudain je suis prise d’un doute ,40 étages à grimper pour walrus ce n’est pas à sa portée.

Progressivement pourtant et pour le meilleur et pour le pire j’ouvre la porte .

Désolée dis je à wolfram le livreur j’ai dû être prise d’un accès de niaiserie je vous ai pris pour mon ami walrus.

Walrus me dit le livreur oui je le connais, c’est à cause de lui que je suis affublé de ce prénom à la con.

Ha bon, dis-je stupéfaite ?je  vais taper direct sur le clavier wolfram et je regarde le mot briller comme une ligne de débris phosphorescents sur l’écran de mon PC. J’avais bien raison wolfram n’a jamais été un prénom homologué. Mon livreur le temps d’écrire son prénom s’était volatilisé.

Sur la table un colis provenant de Bruxelles attendait.

Toujours en peignoir j’ouvre la petite boite .au fond un petit billet la consigne de samedi défi.

Je déglutis une fois, je cligne des yeux deux fois, surprise par le contenu du message.

 Je vous laisse deviner celui-ci !!

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20 août 2022

SA GRANDEUR HUMILIÉE (François)

 

Fr

 

 

Drapé dans sa grandeur,

Il est, cet homme de pouvoir.

 

Ils connaissent le malheur,

Ceux qui cherchent à le décevoir.

 

Il ne supporte aucune offense,

Encore moins une moquerie

Ses réactions sont immenses,

Parfois, entrainant une tuerie.

 

Mais voilà qu’un pigeon,

Dépose sa fiente céleste

Sur sa tête et lui en fit don,

Après s’y être posé en souplesse,

 

Le prélat humilié peste,

Le petit peuple rit de cette délicatesse.

 

29 octobre 2022

Le bal (TOKYO)

 

Non mère je n’irai point à ce bal, c’est pire qu’un rhum de cerveau.

 Epargne moi ton romantisme Rose tu veux donc finir vielle fille ?

Pour rencontrer qui ? des sales gamins de vingt-quatre ans, des allumés tendances mystiques.

Mère je voudrai faire table rase du passé, je suis prête pour une nouvelle voie.

Mais enfin rose toutes les adolescentes ont envie d’être regardées, admirées.

 Parlons-en de mon allure avec le port de ce vertugadin.

Mère je déteste la silhouette  que j’ai avec ce foutu filet de pêche .j’aurai du t’interdire de lire ces romans et surtout le Frankenstein de mary Shelley.

C’est toi mère qui me l’a offert ce livre.

C’est alors que mère c’est servi son cinquième verre d’eau de vie. Elle tomba raide sur le parquet de bois comme un pot de fleur à l’envers. On pouvait voir son ridicule vertugadin.

Je regardai la bouche de ma mère d’où s’écoulait un filet de salive.

Le seul remède à cette cuite c’était le sommeil je l’a trainé par les pieds jusqu’à sa chambre. On pouvait l’entendre ronfler.

 J’aurai bien aimé retailler sa robe à grands coups de ciseau pendant son sommeil et suspendre comme un abat-jour dans le grand salon son vertugadin au plafond. Mais magnanime j’ai préféré quitter la maison avec deux idées en tête , ouvrir ma boutique de couture et faire porter un pantalon à toutes les femmes de ma génération.

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17 septembre 2022

Pantoquoi ? (Walrus)

 
Tout ça, c'est la faute à Clairy, un copine de ma femme à l'atelier de peinture sur soie (dont une des réalisations avait servi d'illustration à un des billets de mon blog), qui en cherchait un de pantographe. Faut dire que dans sa jeunesse, elle a fait "les Beaux-Arts" à Paris.

J'ignore si elle en a finalement trouvé un mais le ver était dans le fruit...

Avec les moyens informatiques d'aujourd'hui, on voit mal pourquoi on utilise encore ce genre d'instrument alors qu'il suffit de photographier le sujet et de régler l'agrandissement nécessaire pour en obtenir l'image aux bonnes dimensions.

Et même s'il n'y avait pas l'informatique, il suffit d'utiliser le principe de l'homothétie : vous prenez un point en dehors de l'objet, vous déterminez le facteur d'agrandissement souhaité et sur les droites partant du point fixe jusqu'à quelques points du sujet, vous reportez cette distance multipliée par le facteur d'agrandissement souhaité et le tour est joué !

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Personnellement néanmoins, les premiers pantographes que j'ai rencontrés surmontaient les "trams verts" de Charleroi (ben oui, je suis né à Montignies-sur-Sambre) et servaient à capter l'électricité fournie par la caténaire.

Je suppose qu'ils étaient dénommés ainsi en raison de leur aspect rappelant celui de l'instrument de dessin.

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Je sais, la photo est en noir et blanc. Bon, ben en voilà une en couleurs, c'est fou ce que vous pouvez être difficiles parfois !

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Ne cliquez pas bêtement sur la petite flèche à droite de la photo pour voir la suivante, elle fait partie du paysage : c'est un des signaux annonçant la présence d'un passage à niveau.

Passons ! Le plus étrange dans tout ça, c'est que mon père travaillait pour la Société de Gaz et Électricité du Hainaut (appartenant au Groupe belge Empain également constructeur et exploitant du métro parisien jusqu'en 1945) et plus précisément dans la station qui fournissait le courant continu alimentant ces trams.

Enfant, je suis souvent passé par la salle des redresseurs à vapeur de mercure ce qui à chaque fois me causait une sorte de vertige dû au champ magnétique intense j'imagine.

C'est fou ce que ça peut évoquer un bête pantographe ! Heureusement qu'il a pas choisi pantomime, on se serait plongés dans l'étymologie et toutes ces choses biscornues !

 

22 octobre 2022

Et la lumière fut (Walrus)

 
Au temps de mon dur labeur, j'avais un collègue (et néanmoins ami) qui se passionnait pour tous ces phénomènes aussi étranges qu'inexpliqués qui se déroulaient au-dessus de nos têtes. Il s'appelait François et il a fini par s'enrôler dans la SOBEPS. (disparue en 2007 et reprise en partie par la COBEPS).

Personnellement, j'avais tendance à penser que le phénomène, c'était lui. Même si, esprit scientifique oblige, toute observation mérite d'être prise en compte.

Mais un jour, fin des années 80 (ou peut-être même début des années 90), alors que je garais ma voiture dans la rue Hellinckx (où se trouve le bureau de poste de Ganshoren)...

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... quelques points lumineux très brillants sont apparus dans le ciel par-dessus la coupole de la basilique de Koekelberg, se sont déplacés rapidement vers ma gauche, se sont arrêtés un instant, puis sont repartis volle petrol, comme on dit par ici, vers le haut et la droite.

J'en ai pas parlé à Verschtroumpf pour éviter d'éveiller son intérêt fouineur et ses discours sur la chose (quand il était lancé sur un sujet il était bien foutu de vous suivre en argumentant jusque dans les toilettes), mais peine perdue : le lendemain les journaux étaient pleins de témoignages de l'événement : j'étais pas le seul imbécile à l'avoir remarqué !

Conclusion ?

Rien, je n'en ai plus jamais entendu parler après et j'ai rangé la chose dans le carton "Souvenirs étranges".

Faut jamais fouiller les greniers, demandez où ça peut mener à mon neveu Joe !

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22 octobre 2022

Ufologie (TOKYO)

En principe je reste toujours humble et polie en présence de martiens.

Ces derniers venaient chaque année de la galaxie d’Andromède. Ils devaient avoir des raisons parfaitement légales de venir dans la banlieue de la terre.

La tradition voulait qu’on les observe de loin sans les convier à notre table.

En ce soir de noël la crainte de manger la dinde seule me poussa à étendre un drapeau et à faire signe à la première soucoupe volante.

Aussitôt dit aussitôt fait. L’une d’elle atterrit dans mon jardin. Le premier avait des yeux roses. Se découpant sur le soleil aveuglant de cette fin d’après-midi le second surgit de nulle part un tournevis à la main.

 

Je ne suis guère vaillante je fis aussitôt demie tour et m’enfuis en hurlant « les martiens attaquent’.

 

Je finis par me convaincre que j’étais sans doute inutilement nerveuse.

Vous avez une réaction complètement absurde me dit yeux roses. Nous sommes venus réparer votre machine à laver.

Ma grande expérience m’avait appris que devant une situation insolite il faut fuir mais malheureusement ce n’est pas toujours vrai.

 J’ignorai que les martiens étaient de simples réparateurs de machine à laver qui traversaient des milliards de kilomètres pour nous aider à laver notre linges sales.

 Je me présente dit le second Charles green.

Mon inquiétude empira. Personne ne s’appelle Charles chez les martiens. Je profitais d’un instant d’inattention pour explorer leur soucoupe.

 Elle était pleine de machines à laver, l’insolite était poussé à l’extrême Mes antennes s’affolaient mais je n’avais pas d’autre solution que de les laisser entrer chez moi. . J’avais envie de sauter l’allée de lilas et de m’enfuir mais pour aller où ? j’étais incapable de prévoir ce qu’il allait se passer.

 Au réveil la dinde sur la table la machine à laver finissait son programme .je m’assis dans le jardin et regardai autour de moi. Signes pélicans et canards flottaient sereinement sur les flots bleus, les grands eucalyptus rouges au moins centenaires écartaient leurs larges branches dans des poses ostentatoires. . Les libellules fusaient en tous sens, et les hirondelles poursuivaient leur chasse interminable aux insectes invisibles en de longues boucles périlleuses. Tout était normal jusqu’à ce que je voie dans

L’allée centrale le tournevis.v1

 

15 octobre 2022

La journée du Grand Nicolas (maryline18)

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Une tortue colla un torticoli au Grand Nicolas, livreur de colis.

"Nicolas, Nicolas sonne, lalali, lalala..."

Un ventru croqua une morue pas fraîche et depuis ce jour là, eut la langue rêche.

"Nicolas, Nicolas sonne, lalali lalala..."

Un oiseau frileux, échappé d'un zoo, fut trouvé huileux, mort, dans un frigo.

"Nicolas, Nicolas............, lalali lala..."

Un loup noir alléché par un Chaperon Rouge, dans le four d'une mémé, cuisit parmis les courges.

"Nicolas, Nico................., lalali la...."

Une belle, endormie sur un bras tendue, gagna un torticoli à la nuit rendue. Le tort tue et l'amour fait mal.

 

3 septembre 2022

MADAME EST UNE NAREUSE (François)

 

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 Madame est difficile,
Même très difficile
Elle a des réflexes nauséeux,
Avec un regard chassieux
Devant tout ce qui est alimentaire,
A ces yeux peu de mets peuvent lui plaire.

Madame est une nareuse.

Madame se refuse d’ingurgiter,
Ce qui pourrait être en contact avec de la saleté,
Devant son assiette elle n’est que méfiance,
Elle exprime trop facilement sa répugnance.

Madame est une nareuse

Manger avec elle n’est pas une sinécure,
Et depuis longtemps cela dure.

8 octobre 2022

F comme Fan! (Adrienne)

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Les parents consternés étaient assis face à monsieur H*rb**rt, l’instituteur de leur fils :

- Il faudrait qu’il lise, disait-il. Il est intelligent mais il n’apprend pas ses leçons. Et il ne lit pas.

Il le leur a encore bien répété quand ils ont pris congé de lui, croyant sans doute que si le goût de la lecture venait, celui des études suivrait :

- Il faudrait qu’il lise !

Qu’il lise, oui. Mais quoi ? La seule lecture qui intéresse cet enfant, c’est le résumé en quelques chiffres de la carrière des footballeurs de division 1 belge, dans ses albums Panini. Il est incollable sur leur taille, leur poids, le nombre de buts marqués et les divers clubs par lesquels ils sont passés.

Le père ayant grandi avec les albums de Tintin, la mère avec la Semaine de Suzette, c’est donc tout naturellement qu’ils ont fondé leurs espoirs dans la BD. Ils ont acheté une grande armoire laquée de jaune et elle s’est rapidement remplie de tout ce qu’il y avait sur le marché : Michel Vaillant, Gaston Lagaffe, Astérix et Obélix, Lucky Luke, Spirou et Fantasio, Boule et Bill, Tif et Tondu, Blake et Mortimer, Yoko Tsuno, Les Tuniques bleues, Benoît Brisefer, Blueberry, l'agent 212, Achille Talon, Johan et Pirlouit, les Schtroumpfs, le Marsupilami et bien sûr le journal Pilote ainsi que tous les albums de Tintin.

Ceux qui dévoraient toutes ces saines lectures avec délectation, c’étaient le père et la grande sœur : ce n’est rien de dire qu’ils étaient à la fête :-)

Peu à peu leur langage familial s’est enrichi de mots et de petites phrases sortant tout droit de leurs albums préférés, à commencer par le M’enfin ! de Gaston. Ils ne disaient plus ‘le thé’ mais ‘de la chaude eau’. Ils ne disaient plus ‘là, c’est stationnement interdit’ mais ‘sucette géante’. Tout repas copieux recevait l’exclamation ‘c’est frugal’, tout avis différent recevait un ‘ils sont fous ces Romains’, tout ronchon devenait scrogneugneu.

Les injures du capitaine Haddock étaient des cadeaux du ciel grâce à leur inépuisable variété et leur forte expressivité, tout en restant parfaitement innocentes.

Seul le rongtudju de Prunelle était interdit, ce qui lui donnait évidemment une saveur supplémentaire.

- Mais si ! Je peux le dire ! Puisque c’est dans le livre ! affirmait le petit frère de son air le plus candide. 



 

1 octobre 2022

Bornière (tiniak)

 
C'est pas tant que la mousse tache
mais cette froide boue me fâche !

J'en ai parcouru des rallyes !
des glabres, des poilus aussi...

Mais je dresse un triste bilan
sur un trou même pas béant !

Car je patauge en pays d'Auge...

Qu'allais-je faire en cette ornière !?!
Vraiment, je ne fais pas le  fier...

Aurais-je un brin perdu la tête
cependant que ma roue flaquette ?

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6 août 2022

Geoles (TOKYO)

 

Capturées mise en geôles, les trois jeunes dames d’Assisses, le corps cicatrisé, l’âme rajeunie dans la lutte attendent.

Jusqu’ici, leur gaité pouvait passer pour le privilège d’une jeunesse doré, Or voici que cette bonne humeur se maintient et s’accroit dans le noir de cette prison.

C’est donc que cette joie venez d’ailleurs de bien plus loin qu’une simple ivresse du monde.

Il est dans cette prison plus rien de clair et pourtant ces trois jeunes dames, comme Jonas dans le ventre de la baleine chante.

Elles chantent tout comme lui. Et elles trouvent dans leur chant plus qu’une lumière et plus qu’un monde. En vérité nous disent ces 3 dames d’ASSISES que le lieu où nous vivons n’est pas un lieu, ce n’est pas où nous passons nos jours, mais celui où nous espérons celui où nous chantons sans comprendre pourquoi nous le chantons.

De la licorne à la salamandre, le jour où nous rencontrons le grillon, celui qui aime sa chanson et qu’il se réjouit de savoir qu’il est attendu dans la nuit de ceux qui son entrain de se perdre arrêtons-nous un instant et comme lui mourrons en chantant.

Ce soir les amis défiants venez chanter faux pour faire tomber la pluie.

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30 juillet 2022

Souvenirs d'enfance (TOKYO)

 

J’ai longtemps hésité avant d’affuter ma plume d’oie et coucher sur cette feuille de vélin toute fraiche mes souvenirs d’enfance.

J’étais un oiseau migrateur, voleur de lumière au fond d‘un préau bleu ciel.

 J’avais toutes les ruses, je marchais au cœur des halles aux draps et aux toiles. On y vendait toutes sortes de fruits et de fleurs, je mordais dedans et fuyait en riant.

J’aimais l’odeur des brioches chaudes sorties du four qui s’étalaient comme de jolies fesses toutes rondes et sucrées.

J’avais toujours trois pommes de pin dans ma poche, dans mon esprit elles sont toujours là.

Qu’importe si je suis le seul à les voir .je suis le seul aussi à voir sous la cloche à fromage le bon gros gâteau de grand-mère. Il était fait aux pommes et à la confiture. si j’avais le loisir et la patience de l’enfance je reviendrai ici , pour ne rien demander d’autre que d’y rester .

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30 juillet 2022

Une petite ville par bongopinot

 

Bill

 

Une merveille de la bande dessinée

Deux amis inséparables

Ce sont boule et bill

Un cocker et un garçonnet

 

Érigé en sculpture de bronze

Et ça joue à saute-mouton

Le chien bondit par-dessus le garçon

Le tout est superbe et grandiose

 

Et dans cette petite ville

Deux fillettes adorent s’y amuser

En grimpant sur cette statue aimée

En montrant qu’elles sont agiles

 

Les petites ont bien grandi

Les souvenirs sur des photos

Sont des moments cadeaux

Pour les papis les mamies

 

N'oubliez pas ces beaux instants

Magie d’une année de cœur

Des photos qui donnent du bonheur

Gardez-les précieusement

 

16 juillet 2022

Mes antennes.(Yvanne)

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Ah bien sûr ma tour n'est pas aussi rutilante que la tour japonaise de notre ami Walrus !

 

Ne me demandez pas pas à quoi elle a pu servir autrefois (aujourd'hui elle ne sert à rien) je ne le sais pas. Ici on dit « les antennes de Belveyre ». Voilà tout. Belveyre est un joli village Corrèzien - célèbre pour sa foire aux chèvres annuelle très prisée - qui dépend de la commune de Nespouls. C'est de ce village et de cette tour en particulier que partent plusieurs chemins de randonnées sur le Causse Corrèzien en limite du Lot voisin. Je fais très souvent ces balades surtout quand fleurissent les orchidées sauvages au printemps. Les antennes me servent de repère parce qu'on les voit de loin. Très appréciable quand on a, comme moi tendance à s'égarer !

 

 

 

13 août 2022

CROUSTILLONS ET BIGORNEAUX (François)

 

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Des pavés, des pavés par milliers,

La voirie en est chaleureusement décorée,

Des briques sur lesquelles on peut rouler,

En terre du pays après avoir été moulés.

 

Ici c’est la coutume,

Il y en a plein les rues,

À la place du bitume,

Depuis longtemps ils sont apparus.

 

Le passant baissant les yeux,

Peut voir le nom de sa friandise favorite,

LES CROUSTILLONS ET BIGORNEAUX

Ce souvenir d’enfance merveilleux,

Que l’on mange tantôt,

Qui réveille des envies subites.

 

Par gourmandise plus que par faim,

Il en achète, pavé de bonnes intentions,

Pour se régaler en chemin,

Sur les pavés, pour les manger avec émotion.

 

 

6 août 2022

Question (Walrus)

 
Rue Questive, j'ai croisé une fenêtre. Enfin, une fenêtre... disons une ouverture, peut-être même une fermeture !

Je n'ai même pas remarqué si ce barrage métallique multicouche protégeait une croisée, faudra que je retourne vérifier sur place parce que MAPS et son Street View ne me sont d'aucune utilité : la rue est piétonne et l'objet de mes angoisses trop éloigné de la jonction avec la rue du Puits Salé. Tout ce qu'on peut en extraire, c'est que le bas de l'ouverture en question se situe à plus d'un mètre du sol.

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J'aurais dû mieux regarder après avoir pris la photo, mais le chien qui est une chienne ne trouvait rien d'intéressant à la chose et tirait comme un forcené sur sa laisse pour continuer sa promenade et j'ai dû obtempérer.

Du coup, bien qu'ayant moi-même immortalisé la chose, je ne sais rien de plus que vous et tenter d'extraire plus d'information de la photo relève de l'hypothèse hasardeuse : elle pose bien plus de questions qu'elle ne fournit de réponses.

Regardons néanmoins :

  • Les gros barreaux à l'avant-plan semblent  anciens et en fer forgé : on voit qu'un barreau rectangulaire a été entaillé et les côtés extérieurs des entailles rabattus  en arrondi pour former des pointes.
  • Mais pourquoi diable deux de ces barreaux ont-ils été disposés dans un sens et le troisième dans l'autre ?  Était-ce  d'origine ou l'assemblage a-t-il été démonté et mal réassemblé ?
  • Qui cette superposition de grilles a-t-elle pu empêcher de fuir ? Jeanne d'Arc? On sait qu'elle a transité par le patelin après sa capture.
  • Le soubassement en silex indique-t-il que le bâtiment est ancien (il se trouve au cœur de la cité médiévale)?
  • Que veut dire Questive dans le nom de la rue (apparemment la seule rue de France à le porter), qu'on y administrait la question ? Ouais d'accord, c'est pas la photo qui va aider pour ça...

Non, décidément, faudra que j'y retourne, ça fera plaisir à ma femme : elle adore les vacances !
 

9 juillet 2022

Sarah par bongopinot

bongo

Les gens sont dans la rue

Bras et pancarte levés

Une manifestation est lancée

Des cris que le porte-voix accentue

 

Tous parlent d’un même bruit

Marchent d’un pas égal

Moments solidaires amicales

Pour les mécontents grands et petits

 

Seront-ils écoutés

Seront-ils entendus

En haute sphère des abus

Car le temps nous est compté

 

Changerons-nous les choses

Les anciens nous ont prouvé que oui

Solidaire Sarah les rejoint et les suit

Puisque vous osez alors elle ose

 

La manif se termine par des jets de pierres

Des poubelles commencent à bruler

La tête de Sarah embrumée

La force à sauter une barrière

 

À sa gauche un immeuble ouvert

Elle s’y refugie et monte les escaliers

Ils sont en bois et grincent sous ses pieds

Une porte s’ouvre son cœur se serre

 

La peur au ventre la gorge nouée

Elle continue à avancer à pas feutrés

Avec un petit air désabusé

Dans ses escaliers en colimaçon carré

 

Elle arrive au quatrième étage

Épuisée elle s’assoit sur une marche

Et attache son sweat sa capuche

Sa première manif fut pour elle un carnage

 

6 août 2022

Des barreaux à ma mémoire par bongopinot

Saint-Valery

 

Des barreaux à ma mémoire

En fer forgé pour éloigner

Tout ce qui peut m’effrayer

Et continuer mon histoire

 

Ne plus m’encombrer de ce qui fait mal

Mais ne pas avoir d’œillères

Et laisser mes chagrins derrière

Pour pouvoir garder le moral

 

La vie étant faite de haut et de bas

Je préfère ne garder que le meilleur

Et pouvoir m’extasier devant une fleur

Et avancer tranquillement pas à pas

 

J'ai mis des barreaux à ma mémoire

En fer forgé pour retrouver

Le chemin de ma liberté

Et continuer mon histoire

 

6 août 2022

UNE CURIEUSE MAISON (François)

 

Saint-Valery

 
La peau de la bâtisse est sale.
Ses pierres et ses briques sont encrassées.
Le bâtiment lugubre n’incite pas à l’escale,
Il est loin de faire rêvasser.

Sa fenêtre est occluse comme une geôle,
Fermée par un rideau en fers forgés,
On se demande quel est son rôle,
D’autant qu’elle est doublée de barreaux bien rangés.

Nous sommes devant une curieuse maison,
A la ferronnerie moyenâgeuse,
Pourtant ce n’est pas une prison
C’est une école qui abrite des danseuses.

Le contenant contraste avec le contenu,
Austère à l’extérieur, gracieux en dedans.
Les petits rats y évoluent en tutu,
Pour y faire des entrechats sans contre temps.

Honni soit qui mal y pense,
C’est là le royaume de la danse.

 

25 juin 2022

Lubie (TOKYO)

 

C’est un martini ou un marsupilami dis-je au barman d’un air sarcastique.

Ma conscience comme un Jiminy cricket revint soudain au galop ;

 Efface-moi ce vilain sourire et dis moi qui est le mieux équipé pour échapper à l’obsolescence ?

 Les barmans sans a priori ou les gamines capricieuses pleine de lubies fantasques.

 Puis je reprendre ma conversation avec mon charment barman ?

Si ça continue je vais utiliser un détergent puissant pour efficace de ton cerveau toutes tes lubies.

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Ok OK je me calme.

 Le bar va bientôt fermer me dit le barman avec un large sourire.

Quand vous reviendrez rajoute -t-il vous me parlerez de vos mauvais choix que vous avez fait en vous lançant dans cette carrière sans avenir.

Alors je vous donnerai toutes les indications nécessaires susceptibles d’être d’une quelconque utilité pour une personne aussi désespérée que vous qui a royalement foiré sa vie en suivant ses lubies.

Sur ces mots il se leva pour dresser les chaises sur les tables tout en donnant un coup de chiffon.

Je quittai le bar comme un animal qui avait reçu une fléchette anesthésiante dans la cuisse en vacillant en claudiquant.

Dans la semaine qui succéda à cette rencontre fulgurante je me suis débarrassé de toutes mes lubies y compris de travailler.

 Je me suis mis à planter des tomates dans du papier journal humide.

Seulement je ne pouvais pas payer mon porche avec des tomates mon époque avait un temps de retard.

 

23 juillet 2022

Une Sculpture par bongopinot

Castiglion Fiorentino-0006

 

Assise sur les marches d’un escalier

Je regarde le temps passer

Des livreurs déchargent des marchandises

Ils s’affairent d’un bon pas quoi qu’on dise

 

Une allée d’arbres décore le paysage

Les gens commencent leur journée avec courage

Je les salue sans discours

Je repars et continue mon parcours

 

J'arrive rue Piazza Guiseppe Garibaldi

Le soleil gentiment arrive et resplendit

Le petit café est encore fermé

Je continue ma marche effrénée

 

Et découvre une belle statue

C'est une femme au corps nu

En train d’effectuer un salto

Dans un cube à barreaux

 

Le sculpteur a su montrer la souplesse

Je la regarde avec tendresse

Comme une étape un passage

Sur des artistes qui se rendent hommage

 

16 juillet 2022

Y a pas photo (Walrus)

 
La tour japonaise maintenant !

Et pourquoi pas la maison chinoise tant qu'il y est !

Encore un zélateur de Léopold II sans doute !

Tout ça pour faire de son Jan parce qu'il a pris une bête photo depuis les jardins du palais royal de Laeken, alors que tout le monde peut le faire chaque année à l'occasion de la visite des serres royales, pauvre mec !

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11 juin 2022

Jachère (TOKYO)

 

Je suis en jachère, ma vie entière est en dormance.

Alors ce matin j’ai voulu me réinventer ;

Séchée, poudrée crémée, parée de sous vêtement DIOR couleur or d’une jupe Perry ELLIS noire mie longue et d’un pull Ralph Lauren bleu marine sur un chemisier de soie blanche je descends l’escalier pour affronter le soleil le vent et recevoir l’ensemencement du monde.

 

Et là nez à nez avec deux policiers en uniforme l’air très sérieux.

La première chose qui me traverse l’esprit , c’est qu’ils recherchent un violeur et qu’ils vont me demander de rester chez moi de fermer ma porte à double tour.

Bonjour ma petite dame me dit l’un deux.

Vous connaissez votre voisin de palier.

Avez-vous déjà eu des problèmes avec cet homme me dit l’un des policiers ?

Je n’allais pas leur dire que ce voisin en question me fournissait en champignons hallucinogènes

Depuis des lustres et que depuis je ne cessais de voir des écureuils sautillaient sur mon balcon.

Alors tout en candeur je dis non messieurs aucun problème.

Comme je vous l’ai dit ma vie était en jachère

 

Avec des

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s

 

Écureuils trop bavards.

23 avril 2022

Lucia et la bibliothèque (Jean-Patrick)

 

   Le proprio tombe bien pour nous parler de la colocation. À croire qu’il a eu vent qu’on vient de perdre Lucia et qu’on est obligé d’en trouver une autre pour équilibrer le budget. En dehors des finances, on n’est pas près de dégoter l’équivalent de Lucia : toujours prête à filer un coup de main, une douceur quand on était patraque, un câlin quand on avait le moral dans les chaussettes. Mais attention : en stricte frangine, une bonne sœur dans le vrai sens du terme, pas une fille facile comme dans les séries.
   Ah, v
ous ne savez pas ce qui lui est arrivé ; ou plutôt ce qui NOUS est arrivé, à nous !
  Je vous résume la situation : d
ans l’appartement, on a quatre chambres, la cuisine et la grande salle commune. Dans cette pièce, on a une bibliothèque qui ne sert pas à grand-chose : on y dépose des bouquins que personne n’ouvre ; elle est juste pratique pour poser les bouteilles ou les verres quand les copains débarquent, toujours par flopée entière et un peu bruyants. Donc, on en a discuté tous les quatre : accord général de mettre la bibliothèque sur « le Bon coin » et trouver un pékin qui nous en débarrasse.
   Lucia,
la première à rigoler de n’importe quoi et à pimenter le train-train quotidien, a eu une idée farfelue :
   — Faudrait
poster une annonce qui attire l’œil, pas du genre : grand-mère cède son vieux meuble...
   Comme elle n’
était jamais à court d’idées, elle a proposé de se montrerdevant la bibliothèque pendant que je photographiais l’ensemble, histoire de scotcher le chaland et avoir un maximum de clics sur l’annonce. Je ne vous raconte pas la partie de rigolades et la tirée d’images que j’ai pu prendre sous tous les angles, dans toutes les positions. Ensuite, on a choisi LA photo à publier sur le site :
   AV bibliothèque
Ikéa, peu servi. Forme carrée : 1m80 x 1m80 – Prix : 100 euros, négociable.
   On
n’a pas trouvé grand-chose à raconter, vu que ce qui n’était pas dit était visible sur la photo.
   Là-dessus,
on a mis en ligne à 22h35 ; Jimmy l’a remarqué quand, dix minutes après, le premier appel est arrivé. Et ils se sont enchaînés jusqu’à plus de minuit !À croire que la ville entière était à l’affût d’une bibliothèque et que la nôtre correspondait à tous leurs besoins. En réalité, les mêmes questions revenaient : si c’était la fille qui n’avait jamais servi ?si elle était comprise dans le montant réclamé ? Un autre souhaitait prendre le mannequin, mais pas le meuble. Bref, il y en avait davantage pour Lucia que pour les rayonnages à vendre.
   Le lendemain, Jimmy et Aurélie
étaient assis près du balcon quand je suis rentré du boulot. À voir leurs têtes, j’ai senti que ce n’était pas la forme. Sans desserrer les mâchoires, Jimmy m’a tendu la lettre que Lucia avait laissée sur le premierrayon de la bibliothèque :
   Désolée les copains, j’espère que la bibliothèque va trouver preneur.
De mon côté, je vous laisse mes clés et ma piaule : un internaute est venu suite à l’annonce. On a parlé de la coloc, des avantages, des inconvénients. Il m’a proposéde partager son deux pièces avec lui, et plus si affinités. Il ne prend pas le meuble, il n’a pas la place chez lui. Bisous.
   — Rien de plus ? que j’ai demandé, un peu estomaqué.
   Le balancement horizontal des têtes étaient unanimes ; Aurélie
a juste pleurniché :
   — On aurait jamais dû la laisser poser
nue devant la bibliothèque.

Georgi_Ivanov
Pixabay - Georgi Ivano

 

 

4 juin 2022

Illusion (TOKYO)

to

Autrefois, il y avait que de l’encre pour écrire les contes.
Il n’y avait que le vent pour transporter les images du monde et nos rêves pour les mettre à l’abri .
Puis vint l’image, et son cortège d’illusions.
Mes yeux d’encre pouvaient encore discerner le mirage qu’elles portaient en elle jusqu’ à cette rencontre.
Il était le bourgeon de presque rien , le souffle sur un désir éteint , une vaguelette à marais haute.
Mon cœur s’est enflammé, son besoin d’aimer était aussi grand que le besoin d’un boxeur de frapper dans le vide.
Rien ne voulait s’éveiller en moi, toute joie violente naissait au cœur de mes illusions chéries. Les autres vivants embourbés dans le réel passaient avec leur costume de marbre quand moi ma vie était aussi belle que ce chemin qui mène dans cette forêt où je veux me perdre.
Quand j’ai vu mon troubadour je lui ai dit ne m’enlevez pas la poésie, c’est elle qui écrit la moitié du monde .je vous laisse l’autre moitie l’argent mesurant l’amour aux centimes près, ses excréments d’âme qui implorent le paradis.
Comme une gitane j’avance dans ce siècle d’or finissant, je prends la main à blanche neige, je croque la pomme, elle m’a sauvé du désespoir d’entendre toujours parler d’argent.

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