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Le défi du samedi
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24 juillet 2021

Monsieur Serge par bongopinot

 

Toujours en pleine mer dans ma barque

La nuit arrive et de moi se moque

Heureusement je croise un chalutier

Je me hisse à bord la pluie se met à tomber


Au petit matin de retour au port

Je reprends la route du nord

Je ne sais pas où je vais je marche sans but

J'arrive au lieu-dit la hutte


Je dépose mes affaires dans une auberge

Je pars en visite et je croise monsieur Serge

Il a son atelier dans sa camionnette

Où il fabrique de jolies marionnettes


Il s'est embourbé là un jour et a décidé de rester

Les gens au début méfiants ont fini par l'accepter

On peut le croiser lors des marchés

Où Il vend ses belles figurines articulées

 

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7 août 2021

La petite ville de Durbuy par bongopinot

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Je quitte le studio avec ma petite valise

Des au revoir et quelques bises

Je reprends mon itinéraire

Aéroport et je m’envole dans les airs

 

J’atterris à Bruxelles dans l’après-midi

Deux heures de bus et je suis à Durbuy

Dans une petite auberge je me pose

Un repas gastronomique et un repos s’impose

 

Le lendemain matin je fais mon programme

Je rejoins mon amie et son fils Sam

Visite de la petite ville et ses maisons de pierres

Chemin faisant on arrive au parc de la topiaire

 

Impressionnant de féérie et de beauté

Ce jardin insolite aux sculptures végétales variées

Avec des formes de personnages ou d’animaux

On déambule dans les allées on admire le château

 

Sur les panneaux des informations sur la faune et la flore

Et sur cette collection de buis unique en Europe

Une journée inoubliable on en a pris plein les yeux

On repart par les petites rues étroites fatigués mais heureux

 

17 juillet 2021

À côté de chez moi par bongopinot

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J’ai donc loupé mon avion

Et je scrute l’horizon

Je suis là avec ma valise

Partir ou pas ma tête s’enlise

 

Je décide d’aller à Ouistreham

Pour faire partir mon vague à l’âme

À mon arrivée je vois une petite barque

C'est celle de mon père elle porte sa marque

 

L'embarcation est en mauvais état

Je mets ma valise et me pose sur le fond plat

Le temps est clair et le soleil est revenu

Il me semble que c’est un signe de bienvenue

 

C’est parfait pour s’y reposer

Voyager dans sa tête et rêvasser

Le petit clapotis doucement me berce

Je m’allonge et admire les nuages qui avancent

 

Je me suis assoupie quelques heures

A mon réveil je me retrouve en pleine mer

Je ne distingue même plus le rivage

La mer qui m’entoure est très sage

 

Elle m’emmène surement en vacances

Je prends ça comme une chance

Quel sera donc ma destination

Je ne vois toujours rien à l’horizon

 

31 juillet 2021

Trouble Obsessionnel Chimique (Walrus)

 
Quoi ?

On parle de cuisine, pas de chimie ?

Mais la cuisine, c'est de la chimie ! Et c'est même pas moi qui le dis, deux exemples au hasard : un et deux.

Et sans vouloir insister lourdement, tout est chimie, ou presque, et avant tout la vie. Comment pensez-vous que se transmettent les infos dans vos neurones ? Via des synapses et leurs neurotransmetteurs... ah !

Mais ne nous égarons pas...

On peut donc penser qu'étant chimiste, je suis également cuistot ou, tout au moins, que je pourrais l'être.

Bien raisonné : la cuisine et la chimie, c'est du pareil au même : on applique une recette, une suite d'opérations et de leur réalisation aussi précise que possible dépend le résultat.

Prenons une recette simple :

 

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Comment, c'est pas simple ? Mais si, je l'ai réalisée plusieurs fois et pourtant, je ne suis pas cuistot, je suis chimiste !

C'est pas une démonstration par l'absurde ça ?

Vous objectez quoi ?

Que je ne fais qu'appliquer la recette, que je ne la crée pas ?

Bon, ben disons que je ne suis pas chimiste mais simple laborantin !

3 juillet 2021

Y a pas photo ! (Walrus)

 
Vous vous posez des questions ?

Moi aussi !

Pourquoi diable ai-je été choisir cette photo qui n'est même pas de moi (ça se voit tout de suite : elle n'est même pas floue !) ?

Vous inquiétez pas, je m'en vais vous le dire :

Parce qu'elle m'a fait un cygne !

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Eh oui, comme disait Nietzsche (quel était donc son prénom ? Ah oui : Friedrich ! tu parles d'une association : Friedrich Nietzche, à tes souhaits! et tu t'étonnes qu'il ait été tordu!) : le diable est dans les détails !

Côté patelin, ça n'a pas été difficile : sur le compte Flickr de MAP, c'était spécifié : Lucerne* !

Du coup, on trouve le Kapellbrücke, la Wasserturm et l'église des jésuites. Et même le nom de la rivière : la Reuss. Pour le nom du cygne, c'est pas demain qu'on va y arriver.

Le plus dur, ça a été d'identifier la montagne à l'arrière-plan,  j'ai essayé de tracer dans GoogleEarth l'orientation du pont couvert pour voir sur quel massif elle aboutissait, mais ça n'a pas donné grand chose : y a des montagnes partout dans ce foutu pays** !

Enfin, grâce à un site (web) touristique j'ai repéré le profil de la ligne de crête : c'est le Pilate (non, Joe mon neveu, ce mont n'est pas célèbre pour ses carrières de pierre ponce ! Et  l'espèce de culture physique garantissant le retour de ton ventre plat prend un s : pilates, oui, tu peux sortir...).

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Voilà, vous savez tout! Enfin, tout ce que je sais, si vous voulez plus, faudra chercher vous-même !

 

* En langage local "Luzern", ce qui ne manque pas de m'évoquer ma jeunesse plus campagnarde où la luzerne (medicago sativa) était cultivée comme plante fourragère par les fermiers locaux.

** Normalement, tout comme en amateur de vraie bière il ne boirait jamais une Heineken, un Belge digne de ce nom n'irait jamais se perdre en Suisse, un pays qui prétend faire le meilleur chocolat du monde, on croit rêver !

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3 juillet 2021

En Suisse par bongopinot

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Un pont de bois couvert
Sur le lac des quatre-cantons
Avec ses deux cents quatre mètres de long
A traverser été comme hivers

On écoute l'histoire de Lucerne
De l'époque du moyen-âge
Jusqu'à nos jours pas toujours sage
Les gens tranquilles s'y promènent

Passer d'un coté à l'autre
Sentir le poids du passé
Admirer les tableaux accrochés
Et les personnages illustres

Il y a des rides sur l'eau
Car un cygne y fait sa toilette
Non loin de la chapelle
Le temps semble si beau

Un paysage qui transporte
Au loin une montagne
L'envie de voyage me gagne
Je me retrouve devant ma porte

 

24 juillet 2021

Le clou de l’histoire (Vanina)

 

A l’école normale sup. de Cachan où j’étais a-normalienne, c’est-à-dire candidate choisie sur dossier n’ayant pas passé le concours d’entrée, j’ai eu un camarade qui venait tout droit de Marseille, «avé l’assent» qui va bien.

Un jour, je ne saurais plus dire au détour de quelle conversation, le voilà qui nous raconte qu’enfant, il aimait allez jouer dans une vieille voiture abandonnée dans un terrain vague, en bordure de son quartier.

Sa maman s’en inquiétant, était venu le chercher en le sermonnant:

«- Ne joue pas dans cette veille voiture.

- Mais, Maman... je ne fais rien de mal!

- Rentre à la maison tout de suite!

- Mais Maman... je connais les jeunes qui sont là, tu n’as rien à craindre...»

Parce que cette épave était plantée au milieu d’un terrain mal fréquenté, utilisé pour divers trafiques, la Maman lui coupant la parole, lança une phrase sortie tout droit d’un film policier:

« Arrête ! Tu vas laisser tes empreintes ! » (Toujours « avé l’assent».)

Cette phrase avait saisi notre camarade alors jeune, car il avait pensé sa maman inquiète pour bien d’autres raisons mais n’avait pas pensé à celle-là...

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24 juillet 2021

Moi et ma grande gueule (mon titre favori) (Walrus)

 
Plein d'assurance, j'avais  répondu à la question de Kate "C'est une vieille Land Rover utilisée comme déco par le jardin botanique de Meise".

D'abord, à bien regarder la chose, je ne suis pas certain qu'il s'agisse vraiment d'une Land Rover.

Ce dont je suis certain par contre, c'est que ce n'est pas une déco de cet endroit : c'était une déco (la photo date du 15 janvier 2006) car si j'en crois la vue satellite actuelle de l'endroit, elle a disparu (elle était au centre du cercle rouge).

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De l'autre côté du ruisseau, il y avait une pancarte expliquant ce qu'est le gazon :

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Qui c'est ? Louise, ma petite-fille.

Oui, j'en ai deux : voici la statue équestre de l'autre (le cheval s'appelle Louise)

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C'est fou le nombre de fois où nous nous sommes promenés dans cet endroit !  Nous y avions un abonnement familial qui nous permettait même d'inviter des amis (c'est ainsi que nous y avons un jour emmené l'Adrienne, non, pas de photo, elle est timide...).

Non, nous n'y allons plus : les chiens y sont interdits. À quoi tiennent les choses quand même, un si bel endroit ! C'est le domaine de Bouchout, dont le château a servi de demeure à l'ex-impératrice du Mexique et sœur de Léopold II.

C'est aussi un truc typiquement belge : à l'origine, le jardin botanique de Belgique se situait au cœur de Bruxelles (ses bâtiments existent toujours et servent de salle de spectacle ou d'exposition). Comme il était un peu à l'étroit, on l'a transféré à Meise. Au moment de la fédéralisation de l'état, il s'est donc retrouvé en territoire flamand. Drame : un jardin national sur le sol sacré de la Flandre !

Il a fallu des années de tractations pour trouver un arrangement, fixer les participations de chacun pour que tous les botanistes du pays puissent continuer à y travailler et on s'est mis d'accord pour l'appeler le jardin botanique de Meise (plutôt que "de Belgique", l'honneur flamand est sauf !).

Surréaliste me direz-vous ?

Normal, le surréalisme c'est la seule chose qui reste belge (en dehors de la bière, des frites, des gaufres et du mic-mac institutionnel bien sûr).

 

 

26 juin 2021

Donner vie aux rêves (Vanina)

 

Mon père, créateur, toujours à la recherche de nouveaux effets magiques, a, un temps, réalisé pour lui, ou en tant que metteur en scène, des spectacles, des numéros de théâtre noir. Le secret du théâtre noir, c’est la lumière ultraviolette, parfois appelée "lumière noire" ou "lumière UV". Les salles de spectacle, du théâtre au réfectoire de l’école, sont plongées dans l’obscurité: les murs recouverts de tissu noir. En plus de ces rideaux noirs, et de l’éclairage UV, les costumes et tout les actants sont fluorescents. Cette technique permet de créer des illusions visuelles complexes car l'œil humain n’est pas capable de distinguer des objets noirs sur un fond noir. En revanche les objets fluorescents deviennent aussi lumineux que si la pièce était éclairée.
Passons le côté technique.
Papa a longtemps travaillé pour les cabarets parisiens, utilisant la lumière noire pour faire naître des nuits blanches... Il a aussi beaucoup participé à des arbres de Noël: pour les enfants, il faisait surgir de l’obscurité un arc-en-ciel fluorescent de marionnettes.
De numéros en spectacles, de mise en scène en chorégraphie, de dessins en livres, Papa créait sans cesse. De plus, notre enfance a été bercé par des monstres sympathiques que notre grand-mère anglaise aimait inventer. C’est donc naturellement que mon frère aîné a suivi les traces de Papa comme accessoiriste tout d’abord, apprenant ainsi les bases du métier, avant de devenir marionnettiste/conférencier en lumière noire et de se faire son propre nom. Papa lui a fait un cadeau extraordinaire: il lui a offert des numéros qu’il avait créés et l’a aidé à monter le "Blacky’s Show". Un numéro visuel international, unique au monde, car réalisé par un seul manipulateur.
Des anecdotes me reviennent en mémoire, mes parents ouvrant leur valise à l’aéroport et le douanier sortant une cagoule noire... Le terrible incendie qui ravagea le cabaret Le canotier du pied de la butte ainsi que tout le matériel de mon frère qui était à l’intérieur. Et pour que Xavier puisse reprendre son travail au plus vite toute la famille "re-fabriquant" les marionnettes en quelques jours de vacances d’été: l’une cousant, l’autre tordant les cordes à piano, ou clouant, etc.
Mais ce que je voulais vous dire, c’est que parmi les chorégraphies que j’affectionne qui sont passées du père au fils, il y a Le Tango
Que la lumière ultraviolette soit!

Ci-dessous, mon frère en action lors d’une conférence. Vous y apercevrez un extrait du Tango.

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26 juin 2021

ULTRAVIOLET ULTRAVIOLENT (TOKYO)

 

Vous essayez de jouer au plus fin avec moi me dit - il en pointant son regard ultraviolet dans ma direction.

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J’aime bien jouer rajoute-t-il à condition que le jeu en vaille la chandelle.

 Les envahisseurs s’étaient arrogé tous les droits sur notre planète terre.

Celui-ci me trouvait plutôt tartignole avec mes questions insultantes.

 Cependant avec arrogance je répétais mes questions.

D’où vendez-vous ?

 De quelle galaxie ?

Comment avez-vous fait pour traverser cet univers sans embuche.

Pourrais – je monter dans votre soucoupe volante ?

Cherchant désespérément à nouer un dialogue malgré mon Qi affligeant j’attendais la réponse.

Un ultraviolet vint alors me gifler /c‘était comme une mise en garde.

 N’auriez vous pas une question plus fascinante un peu moins convenu me dit-il enfin. Vous êtes d’une terrible banalité.

Je ne sais pas à cet instant ce qui m’est passé par la tête j’ai répondu / je me suis refait faire le cerveau.

Aussitôt son regard devint plus attentif. je suggère   que nous continuons nos échanges me dit il .

 Ha dis je ironiquement j’ai oublié à qui je parlais, je vais m’exprimer plus lentement, pour que vous puissiez suivre.

 Je reçus sur mon visage le souffle chaud d’un ultraviolet suivi d’un contentez-vous d’être claire, ne ralentissez pas j’ai pas que ça à faire. .

Avez-vous déjà éprouvé la sensation de ne pas être chez vous lui dis-je ?

Non-dit il je suis partout chez moi. Il venait de me donner la définition de l’envahisseur / partout chez lui .

 Ce n’était pas une grande surprise pour moi .

 Vous comptez rester combien de temps ici ?

Avez-vous embarqué avec vous des préservatifs ou comptez vous vous reproduire comme des lapins ?

 Oui me dit-il, il va falloir vous faire à l’idée d’être une espèce en voie de disparition.

 Ce pourrait il que cet abruti de martien aux yeux ultraviolets soit la cause de notre imminente disparition me suis-je dit alors.

 Désolée mon chaton en sucre lui dis-je un marteau dans la main ,c’est toi qui va te rapprocher du précipice.

C’est nous l’espèce la plus adaptée pour vivre sur cette planète.

 A cet instant j’ai su ce que l’espèce humaine me devait.

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19 juin 2021

Une belle balade par bongopinot

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Sur ta trottinette

Fillette fillette

Tu files tu files

Le long du canal

 

Sur la piste des vélos des rollers

Des trottinettes des promeneurs

D’un côté l’eau de l’autre les champs

Tes cheveux volent au vent

 

Tu côtoies les canards

Direction le phare

Tu files sans rame

Petit bout de femme

 

Un bateau passe

Un canoë glisse

Au bord de l’eau

Comme il fait beau

 

Et tu files tu files

Le long du canal

Tu vas vers la mer

Et, arrivée au port

 

Encore un kilomètre

Et puis quelques mètres

Et ça y est enfin

Tu t’enivres d’air salin

 

19 juin 2021

La trottinette (TOKYO)

 
Je rentrais chez moi en trottinette en suivant un itinéraire curieusement tortueux.

Je ne résistais à l’envie de monter sur le trottoir pour taquiner les piétons récalcitrants.

Quoi qu’il en soit maintenant je suis sur SECONDE AVENUE , une artère en sens unique qui va vers le sud .Cela signifie que je m’éloigne de l’université plutôt que je m’en rapproche.

Je me rends compte que j’ai un sérieux problème de navigation qu’il va falloir régler.

Alors que je ralentis pour voir si la prochaine rue perpendiculaire peut convenir, une soudaine bouffée de musique me saute aux oreilles avec une force qui me fait sursauter.

Je tourne enfin dans la ruelle et entrevois un attroupement de trottinettes. Je freine aussitôt envisage de faire marche arrière. Mais non cela ne sera pas nécessaire. Ces gens sont arrêtés devant  une corde en velours. J’avance doucement. C’est le club branché des trottinettes de la cinquième avenue.

Les abrutis , les fauches , les anxieux sont sommairement rejetés. Alors qu’ils sont très sélectifs me voilà embarquée dans la file de  droite .

L’espace d’un instant je me sens  l’élue  avec ma trottinette rose, mes sandales à paillètes   et mon ensemble saumon Kenzo . Soudain une limousine s’approche j’ai juste le temps d’esquiver la portière et de poursuivre ma route.

Ca fait longtemps que j’ai mis mes ambitions pathétiquement bourgeoises de cote , alors ce type de club ne me fait pas rêver .

Le regard fixé sur la route je pense à tous ceux  qui ruinés par le covid circulent en trottinette comme moi .

 Quel sera donc le prochain joueur de flûte que nous suivrons aveuglement avec nos trottinettes ?.

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5 juin 2021

Pour le plaisir d’un bon mot (Vanina)


Ai-je jamais été un ange rebelle ou un petit démon? Je ne saurais dire, peut-être aurait-il fallu questionner mes enseignants...
Je me souviens du cours de musique au collège. Je me suis toujours trouvée mauvaise en musique car mes deux années au conservatoire m’avaient appris que si je déchiffrais juste, j’étais en revanche nulle (sans le moindre euphémisme) en dictée de notes –le coefficient le plus fort–. Cependant ces deux années me donnaient un avantage certain sur mes camarades qui ne faisaient de la musique que lors de notre heure de classe. C’est ainsi que je suis entrée dans le groupe instrumental du collège, nous nous entrainions entre 13 et 14h juste après l’heure de cantine, pour un spectacle en cours d’année. J’avais choisi la flûte à bec alto: quel que soit l’instrument, j’ai toujours eu une préférence pour les altos. Mais je m’égare!
Nous avions donc une heure de musique par semaine. Parmi bien des activités: flûte, histoire de la musique, etc. nous chantions.

L’année commença par une chanson en allemand, pourquoi pas, sur une musique de Mozart Komm, lieber Mai:
Komm, lieber Mai, und mache
die Bäume wieder grün,
und laß uns an dem Bache
die kleine Veilchen blühn! (...)

Traduction notée sur mon cahier:
Viens, joli mois de mai,
Fais reverdir tous les rameaux,
Laisse s’épanouir
La violette au bord de l’eau! (...)

A notre (nous les élèves "classiques" - anglais/allemand/latin) plus grande surprise, la chanson suivante fut en espagnol. Une chanson de Jeanette alors connue pour le titre Porque te vas utilisée dans le film Crià Cuervos. Oui, mais voilà, par esprit de contradiction, sans aucun doute, notre professeur nous dit qu’elle avait choisi un autre titre Soy Rebelde.  Une fois écoutée, elle nous en fournit une traduction.
Yo soy rebelde
porque el mundo me ha hecho asi
porque nadie me ha tratado con amor
porque nadie me ha querido nunca oir (…)

Je suis rebelle
parce que le monde m'a fait ainsi
parce que personne ne m'a jamais aimé
parce que personne ne m'a jamais écouté (…)

C’est d’ailleurs ce jour-là que j’ai joué ma rebelle. J’ai levé le doigt, me suis levée lorsque le professeur m’a donné la parole et j’ai dit d’un ton plein d’assurance mais blagueur, persuadée de mon petit effet auprès de mes camarades: «Et la prochaine chanson sera en chinois?» Malgré une vague de rire dans la classe, voilà notre professeur qui ne m’en veut pas de cette incartade (im)pertinente, qui fouille les tiroirs de sa mémoire et répond: «En chinois non, mais je dois avoir une chanson en japonais. C’est une très bonne idée!»
Évidemment, jusqu’à la fin de l’année scolaire, je me suis gentiment fait chahuter par mes camarades, car nous avons effectivement appris une chanson traditionnelle: Sakura, Sakura.
Sakura, Sakura
Yayoi no sora wa
Mi-watasu kagiri
Kasumi ka kumo ka
Nioi zo izuru
izaya izaya
mini yukan (…)

Certes notre professeur n’avait pas la traduction, ni la prononciation parfaite, je vous parle d’un temps sans internet… Si, Si cela a existé. Heureusement, notre camarade de classe Junko, dont je garde un excellent souvenir, était japonaise, de passage en France pour plusieurs mois, elle se fit fort de nous traduire les paroles en français, et de nous permettre de maîtriser la phonétique:
Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers
Mois de mars, où le ciel est  
Dans toute sa vue
Couvert de brume
L’air parfumé
Allons, allons,
Allons voir

L’année se termina "normalement", en français, avec le titre de Maxime Le Forestier: L'Éducation sentimentale
Ce soir à la brume
Nous irons, ma brune
Cueillir des serments (…)

Curieuse situation, j’étais persuadée de ne rien écrire pour ce défi, c’est alors que me rendant en voiture chez Maman qui venait de sortir de l’hôpital: j’ai entendu à la radio, Porque te vas, et tout m’est revenu, jusqu’au nom de ce professeur exigeant que j’aimais bien: Mme Richard (enfin, je crois...).

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29 mai 2021

Un chapitre Phare par bongopinot

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Sur un quai de gare

Entre bruit et foule

Un homme à l’écart

Qui se roule en boule

 

Il n’attend personne

Il sirote son vin

Les téléphones sonnent

Les gens attendent le train

 

Lui, ne dérange personne

Recourbé dans son coin

Quand une voix raisonne

Celle d’un jeune gamin

 

Leurs regards se croisent

L'enfant lui dit bonjour

Tous deux s’apprivoisent

La mère du gosse accourt

 

Elle est apeurée elle crie

Elle arrive à leur auteur

Son visage s’éclaircit

Et arrive la stupeur

 

Puis ses bras s’ouvrent à cet inconnu

Qui ne s’attendait pas à ça

Elle pleure elle bafouille elle sourit

Sa voix se libère et elle hurle PAPA

 

Sur ce quai de gare

S'écrit une histoire

Un chapitre phare

Au gout de victoire

 

26 juin 2021

(cholé)calciférol (Walrus)

 
Zut ! Encore un mot que j'aurais pu mettre de côté pour un prochain C (si je vis jusque là).

Donc, né pendant la deuxième guerre mondiale et après la Saint Jean (dans mon pays les chats d'après la Saint Jean sont réputés plus chétifs que les autres), j'ai, vers mes cinq ans, été diagnostiqué un brin rachitique (beau mot également).

La médecine locale s'appuyant sur ses connaissances (et supputations) de l'époque m'a immédiatement appliqué le traitement ad hoc :

  • lait en bonne quantité quotidienne
  • bol hebd(r)omadaire de sang de bœuf (si, si) que mon père allait chercher à l'abattoir de Charleroi
  • foie de veau cru (avec un peu de sel)
  • huile de foie de morue ou Émulsion Scott

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  • vitamine D

Pour cette dernière, il faut savoir qu'à l'époque on n'avait pas encore synthétisé le calciférol et encore moins réalisé sa production à l'échelle industrielle.

On avait par contre déjà découvert que notre peau fabriquait du cholécalciférol par exposition aux rayons UV-B (ceux-là même qui te filent des coups de soleil), raison pour laquelle je me retrouvais de temps à autre en slip de bain et goggles anti-UV dans une pièce éclairée à l'aide de lampes à arc à hydrogène (avec production concomitante d'ozone, question de te filer un bon petit mal de tête).

On n'était pas très regardant à l'époque sur la sécurité des méthodes de traitement (ni de mesure d'ailleurs : au même âge, À la Chapelle, un magasin de chaussures de la ville basse, on vérifiait la position de mes pieds dans des chaussures en m'envoyant une bonne dose de rayons X dans les...).

Tu comprends pourquoi avec un tel traitement, la dernière fois où on a pratiqué sur mon corps chétif une mesure de densitométrie osseuse j'ai explosé les scores de l'appareil : 120% !

Comment ? Pourquoi cette mesure ? À la suite d'un traitement prolongé à la cortisone...

Quoi ? Pourquoi la cortisone ? Oh, on parle d'ultraviolet, pas d'immunologie, non mais !

Bref, aujourd'hui, ma médecine (oui, mon médecin est une femme), en raison de ma vie de reclus qui empêche ma petite usine à UV d'en produire (d'autant que ma tenue d'été, c'est plutôt chemises à manches longues, jeans et casquette), continue de me faire prendre mes 25000 UI de cholécalciférol hebdomadaires, ce qui me permet d'échapper à l'exposition à des  lampes UV. Remarquez qu'avec les LED aujourd'hui on parvient à des résultats plus sélectifs dans les longueurs d'onde du rayonnement ultraviolet, mais c'est quand même plus simple d'avaler le contenu d'une ampoule de D-cure (publicité gratuite).

Voilà, c'est tout pour mes aventures dans l'ultraviolet !

Quoique... en fin de carrière au labo en plus de mon laboratoire de rayons X (les radiations qui suivent immédiatement les UV dans le domaine décroissant des longueurs d'onde - ne vous y trompez pas ; plus la longueur d'onde d'un rayonnement est petite plus son énergie est grande - ), j'ai hérité d'un labo de microscopie optique et d'un autre de spectrométrie IR (infrarouge) et UV, c'est le destin !

PS : (non, je ne suis pas socialiste) Ça m'est revenu après : quand je sévissais au labo d'électrochimie, je me souviens d'avoir utilisé une lampe à hydrogène pour générer de l'ozone pour tester un détecteur/doseur de ma conception, là aussi j'ai dû recevoir ma dose d'UV. Je crois bien que c'est tout cette fois-ci. Si je pense à autre chose, vous serez les premiers avertis !

 

 

29 mai 2021

Et j'entends encore siffler le train… (Emma)

 


A-t-on jamais vu quais plus gais que ceux de 14, quand, aux fenêtres des trains qui les emmenaient à la boucherie, nos petits paysans agitaient des drapeaux en promettant d'aller manger chez les Hohenzollern ? La fleur au fusil, la même allégresse des deux côtés de la frontière, s'il faut en croire les services de propagande.

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Peut-être  quelques embarquements de fringants supporters   qui terrifient aussi bien les cheminots que la police.

Rien à voir avec le raffinement des quais de métro nippons

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Partir, arriver, quitter, se quitter… Tout le malheur des hommes vient de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre (Pascal, patron des confinés)

Te rappelles-tu ces quais ruisselant de bière dans les tessons de bouteilles, à chaque gare des villes de garnison, tout au long du parcours du Calais Bâle, cette nuit où par distraction tu es montée dans un train militaire UN JOUR DE QUILLE ? quand il a fallu qu'un médecin militaire t'exfiltre pour aller vous retrancher dans la motrice avec les contrôleurs affolés…

C'était il y a bien longtemps, et dans le même temps, cette nuit-là, précisément, la fureur des hooligans de Liverpool massacrait 39 supporters de la Juventus.

 L'alcool révèle le loup qui est en toi, et la meute veut du sang.

Te rappelles-tu ce quai, ou plutôt cette absence de quai dans la gare de triage des RER à Massy, où plongée dans une lecture passionnante, tu t'es retrouvée seule au milieu d'une mer de trains déserts ? avec une "marche" de 2 m dissuadant de rejoindre la "terre ferme", et d'où tu fus sauvée après une heure ou deux par un vigoureux employé de maintenance, alors que ta conférence était passée depuis longtemps ?

Te souviens-tu de ce beau garçon en costume bleu qui, après avoir été  happé par un train, a mis un temps interminable à mourir sur le quai, au milieu des passagers qui sifflotaient ou s'irritaient de l'arrêt forcé de la rame ?

Te souviens-tu de ce quai de nuit désert, qui aurait fait un merveilleux coupe gorge, où un sans-abri en quête de chaleur s'est agenouillé pour te déclamer une longue tirade, selon lui de Proust, qui se terminait par "madame, je vous aime" ?

Te souviens-tu des quais humides des petits matins gris, déversant des foules silencieuses de zombies déshydratés qui ne reprendraient vie qu'auprès de leur machine à café ?

Te souviens-tu des quais noirs de fatigue et colère des jours de grève, où un jour, par trois fois, tu renias tes convictions et ta jeunesse pour souhaiter que les CRS viennent au plus vite flanquer la pâtée aux protestataires enchaînés sur les rails ?

Et d'où vient cet espoir insensé, maintenant que l'automne est venu, de chercher une silhouette qui attendrait au bout du quai ?

Partir, arriver... qu'on le veuille ou non, à la fin, le train s'en va…

19 juin 2021

Trottinette, trottinette ? (Lecrilibriste)

 
Comme un coup de baguette magique, il me rappelle soudain quelque chose ce défi  …. D’abord, notre vieille trottinette  qui ressemblait à l’image, que l’on se prêtait ou que l’on se disputait avec mon frère pour rouler sur le trottoir en béton de la cour

Il me rappelle … Encore quelque chose …

Une chanson d’enfant que le défi du jour me colle dans la tête :
«  Il avait belle moustache et belle crinière au vent
il avait belle moustache et se trouvait élégant
trotte, trotte trottinette, trotte trotte trottinant » 

Mais encore …  Mais Ouiiii ! Mais c’est bien sûr !  Moustache et Trottinette !  La BD de Calvo, un auteur français, dont les aventures paraissaient chaque semaine dans « Femmes d’aujourd’hui », la revue à laquelle ma Mère était abonnée, lorsque j’étais enfant.
Je me précipitais sur la revue et feuilletais jusqu’à la page de « Moustache et Trottinette » le chat et la souris pour découvrir leurs nouvelles aventures. Et je détaillais ses illustrations avec avidité et une certaine désespérance – quant à lui ressembler un jour et avoir ce talent - la précision avec laquelle l’auteur pointait le doigt, jusqu’au plus petit détail du tout petit dessin, le sujet qu’il dessinait d’une manière extrêmement précise et fouillée qui m’émerveillait et je passais au crible toute la page pour découvrir ses astuces et ses trouvailles.

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Mon mari garde précieusement, bien à plat sous sa pile de chemises dans l’armoire, car le format est grand et ne tient pas sur les rayons de notre bibliothèque, l’album de Calvo « La bête est morte » album qu’il a réalisé sur la seconde guerre mondiale en illustrant les camps des belligérants par des animaux. Et cet album est tellement précieux pour lui qu’il ne le laissait voir à nos petits enfants qu’en sa présence pour ne pas l’abîmer.

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Actuellement, Martin Handford, un illustrateur britannique a un peu la même patte et la même approche pour dessiner ses albums. «Où est Charlie » fait le bonheur des enfants – et des parents - à la bibliothèque. Dans un fouillis inextricable et compact, mais pourtant organisé de dessins colorés et très précis, il faut retrouver « Charlie» et d’autres petits sujets, ce qui, sur certaines pages, prend un certain temps ! Mais sur le coup, avec leurs yeux aiguisés, les enfants battent les parents !

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12 juin 2021

Soliflore (TOKYO)

 

Vos yeux sont de toutes les façons meilleurs que les miens.

Ils vous permettent donc au premier regard de mettre un’ j’adore’ sur le visage d’une jeune femme.

L’ambiance aurait pu friser le romantisme entre nous, mais vous me rappelez par ce’ je l’adore  ‘ sur votre page facebook que j’ai la vague impression que quelque chose cloche entre nous.

J’ai la tête qui tourne , j’ai le cœur qui se repasse la bande des diverses fois où j’ai compris que dans le vase je n’étais pas la seule fleur et qu’il ne s’agissait point d’un soliflore  qui habillait la chambre de vos nuits mais plutôt d’une vasque  pleine de fleurs multicolores .

L’adrenaline me propulse à nouveau vers des chemins scabreux. Je n’ai pas réfléchi à ce que je pouvais faire et où je dois aller une fois que j’y serai.

Alors instinctivement je plonge ma main dans mon sac pour y réactiver des lignes téléphoniques.

Je rêve de grimper une grosse Harley noire et d’envoyer péter le monde entier .

Je me sens tellement humiliée que je pourrai me fourrer une soucoupe de cacahouètes et disparaitre sous les arachides salées .

 Mes paupières contiennent des larmes comme le service de sécurité un soir de concert rock.

Seigneur jésus me dis -je en me mordant les lèvres c’est le pire Week end de ma vie .

 Je veux savoir qui possède un soliflore sur cette planète. Quel est donc cet homme qui repousse toutes les fleurs pour en garder qu’une ?

 Je me dis que le désastre est mieux à grande échelle.

Je décide de vous rétrograder en bas de mes priorités.

 Vous vous situerez devant mes préoccupations de soins dentaires et juste apres mon assiette de cookies au chocolat. Le maillot jaune en tête du peloton c’est terminé.

 

 Jettez donc la fleur  que je suis aux orties pour vous tourner enfin vers celle qui fait vibrer de toute son corps votre âme.

 La froide lumière de l’intellect avec son cortége d’ordres adaptatifs n’ont fait que vous  perdre ; enfin  vous naissez t à vos vrais sentiments. Pas un atome de pollen sexuel circule entre nous depuis.

Je  voulais être comme ce film le seul homme blanc en qui les indiens ont confiance.

Le marteau du commissaire-priseur s’est abattu sur moi depuis Je regarde mon soliflore vide et je me mets dans un état chamanique.

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24 avril 2021

Ne croyez pas votre mémoire (Walrus)

 
Je m'étais (bêtement, as usual) dit qu'avec ce mot-ci, je serais peinard, que je trouverais bien dans  ma mémoire un gag de laboratoire : des labos, j'en ai fréquenté, que dis-je,  j'y ai vécu durant toute ma vie "active" (mouarf !).

Mais j'aurais dû savoir, si j'avais appliqué le célèbre aphorisme grec Γνῶθι σεαυτόν (ceci juste pour faire plaisir à celles ou même ceux qui se sont plongés avec délices, ou pas, dans les études classiques), que lorsque je rencontre un mot, je commence par creuser, généralement au hasard, plutôt que de plonger dans ma mémoire.

Et devinez ce que j'ai déterré en creusant ?

... un bouquin !

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Ça vous intrigue ? Pas de problème, vous pouvez le lire ici, bonne chance!

Et ça, ce n'était que la première couche, c'est fou les liens qu'on peut trouver entre le labo et la littérature, voyez-vous même.

Bref, on trouve des tas de labos qui n'ont rien, mais alors strictement rien à voir avec ceux qu'avec bonheur j'ai pratiqués !

Et c'est là que ma mémoire est revenue à la charge : j'aurais dû savoir !

Lorsque les beaux-parents de ma fille habitaient encore Selles-sur Cher, Anne (elle est Bretonne) la mère de mon beau-fils, travaillait chez un charcutier local et parlait de "laboratoire". Ça m'avait frappé, ici, on dirait plutôt atelier ou même cuisine si le dit charcutier fait aussi un brin traiteur.

Bref, le monde des labos s'étend bien au-delà de ce qu'on imagine habituellement.

J'en resterai donc là, faut pas que je me disperse (comme les fragments de l'étuve où mon copain Robert avait mis à sécher sa préparation clandestine de fulminate de mercure, ça avait fait du bruit dans les labos!).

 

24 avril 2021

Au bout du couloir par bongopinot

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Au bout du couloir
Un petit bureau
Où je trouve le repos
Je l’appelle mon laboratoire

Mon labo de mots
Pas besoin d’éprouvette
Ni même de pipettes
Un simple cahier un stylo

Pour noter mes pensés
Qui arrivent par cascade
Mes lettres en escalade
Retombent sur le papier

Puis je regarde par la fenêtre
Je peux admirer la nature
Et observer le ciel bleu azur
Je m’en imprègne et me concentre

Je passe par différentes émotions
Et quand la vie me paraît difficile
Mes écrits la rendent plus docile
C'est peut-être une drôle de solution

Mais dans ce laboratoire de mots
Là où je me réfugie
Quand tout me semble trop gris
Je m’invente un monde plus beau 

 

24 avril 2021

Souris blanche ou souris verte ? (Yvanne)

 

Pas eu le temps d'écrire – vous allez comprendre pourquoi - sur Minnie la petite souris. Non, pas celle d'Henri mais celle à qui nous devons beaucoup, la souris blanche de laboratoire.

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Ben oui, toute la semaine j'ai chanté et mimé - avec bonheur - « La souris verte » à Ernest, mon petit fils de 10 mois.

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 C'est toujours une histoire de souris n'est ce pas ? Il y en a bien d'autres. La souris d'ordinateur par exemple. Et encore ? Je vous vois venir...Cela me permet de participer en tout cas. Même très succintement.

 

Merci pour votre indulgence.

24 avril 2021

Belynda, (maryline18)

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*Oratoire dédié à Notre-Dame de Bonlieu.

 

 

"LAB ! Oratoire en vue ! Regarde là haut, ton but ne se trouve plus qu'à quelques centaines de mètres, à vol d'oiseau !"

"LAB" est un diminutif de : Louison/Alias/Belynda. Sa petite voix intérieure, Louison l'entend fréquemment : "Allez LAB ! Respire, tu y es presque ! Allez LAB, encore quelques dizaines de mètres et tu feras une halte ! Tu lui raconteras ton parcours à Notre-Dame de Bonlieu, tes efforts pour rester... dans la course et puis ce virage à quatre-vingt-dix degrés que tu vas devoir négocier au mieux ! Tu vas y arriver LAB ! Personne n'a misé sur ton cheval mais tu sens sa fougue monter en toi. Ne lache rien, ta monture a des ailes, crois moi, les obstacles tu les survoleras !

Elle n'était encore que Louison quand pour clore la fin de l'année, elle osa proposer la chorégraphie de la fameuse chanson de Claude François, Bélynda, à son institutrice. La danse eut un tel succès, que toute la classe la rebaptisa ainsi, puis, "LAB" pour faire plus "fun" ! Elle se souvient encore du podium de la kermesse, de sa jupette de crépon et de ses bottes recouvertes d'une fine peinture argentée ! Une vraie Claudette !

Quelle idée lui est passé par la tête, pourquoi avoir emmener ce sac qui pèse une tonne sur ses épaules ? Elle le pose au sol et l'ouvre pour en sortir la brique de jus d'orange. Un tas de choses qu'elle y a fourrées l'empèche de s'en saisir : Un Bob, un briquet, de la crème solaire, un gilet de laine, un baume à l'arnica, un antiseptique, des pansements, un canif, un manuel sur les plantes comestibles, des ameçons...Tiens, après avoir tout raconté à la Sainte Dame, elle ira essayer de taquiner le poisson ; Elle a lu que le lac regorgeait de perches, de chabots, de rotengles...

La nature lui donne des envies de Robinsonne ! Elle pourrait faire un feu et en cuire un, juste pour rire !

"Eh !"

"Quoi ?"

"Range-moi tous c'barda, tu veux et avance ! Tu sais très bien que faire du feu ici et pêcher sans un permis, c'est interdit !"

"Oui, bon, ça va ! C'était juste une idée !"

("Elle me fait suer celle là !")

...Louison troue la brique et aspire le jus encore frais. Elle sourit et dit :

"Alors, LAB ! Elle n'est pas belle la vie ?" Puis elle aspire le fond bruyamment. Elle est heureuse. Elle a envie de rester un peu encore dans le sous bois ; Tiens, voilà de l'aubépine, ses jeunes pousses peuvent se manger, c'est précisé dans son livre. Elle approche une tige de son visage et l'attire dans sa bouche comme le ferait une girafe. C'est bon ! Son visage s'illumine, elle sourit à nouveau. Elle se souvient d'une journée au Zoo de Vincennes, il y a si longtemps déjà...Elle avait pris son gros poupon et toute sa layette, refusant, à grands cris, de le laisser seul à la maison. Elle l'avait installé confortablement sur la banquette avant d'aller à la rencontre des animaux, si beaux, si gros, si terrifiants aussi, pour certains !

Elle se relève un peu à regret et reprend sa marche. Elle grimpe, humant avec délectation les fragrances des sapins massés à sa droite. Elle suit le chemin qui sépare les épineux des grands hêtres. Dans un élan spontané, elle s'approche de l'un d'eux et enlace son tronc bien lisse. Les yeux clos, elle se fond dans sa force, la joue posée sur l'écorce grise. Alors qu'elle le caresse doucement, il lui demande de le regarder. Elle cherche son regard à travers son feuillage et découvre sa lumière bruissonnantes, piaillante jusqu'au faîte. Elle tend encore un peu plus son cou jusqu'à voir sa cime, baignée de soleil. Elle y est . Ses yeux sont bleus. Elle se sent forte et légère, abandonnée et confiante. Ses peurs s'évanouissent, tombent, poussée par des oiseaux complices qui plongent pour les noyer dans le lac en contre-bas. Alimenté par de nombreuses sources aussi souterraines que mystèrieuses, ses rives de toubière, de calcaire et de marne le peignent d'un bleu sombre, grave, magnifique ! Avec le ciel pour édredon, il semble plongé dans un sommeil imperturbable, que surveille le Massif de Trémontagne . Louison aimerait s'enrouler dans la douceur de cette nature amie jusqu'à s'endormir.

Elle avance de plus en plus lentement au fur et à mesure que le chemin se rétrécit. Elle aurait du apercevoir la grange depuis longtemps, celle just'avant le belvédère.

"_Dis LAB ! On se s'rait paumées qu'ça n'métonnerais pas hein !?"

"_LA FERME !" Son coeur s'accélère.

"_... On ne devait pas prendre à gauche, tout-à-heure à la patte d'oie ? T'as pas pris ton manuel sur : " comment survivre en forêt ? As-tu seulement déjà pécher UNE seule fois ? J'ai faim, j'ai peur, dis LAB qu'est-ce qu'on va devenir ? T'as pris une torche ? Le soir tombe vite en forêt !

-"Ecoute, on va dormir, on va juste s'endormir et demain il fera jour ! Reste avec moi...mon ange !"

 

22 mai 2021

Belge, une fois ! (Walrus)

 
Commençons par une parenthèse : Une bonne fois pour toutes, attribuer au Belge tout venant la manie d'agrémenter ses phrases de "une fois !" est abusif, seuls les Brusseleirs (préférentiellement de souche) semblent affectés de cette tare rédhibitoire. Vu ?

Bien, donc, je suis belge (ben oui : "On ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher"), né pendant la deuxième guerre mondiale (vous remarquerez qu'étant optimiste de nature je n'ai pas dit "seconde" puisqu'il y en aura certainement au minimum une troisième).

Ces circonstances ont fait de moi dans ma jeunesse un buveur de chicorée. Et dans mon pays à cette époque, la chicorée, c'était Pacha et sa célèbre rengaine : "Qui a bu boira Chicorée Pacha".

Ses emballages oranges étaient ornés d'un personnage du genre Ottoman :

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Même Hergé s'est farci d'un feuillet publicitaire dont vous remarquerez au passage la parenté avec le tant décrié "Tintin au Congo".

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Que voulez-vous, l'époque était coloniale (fallait bien quelqu'un pour fournir l'uranium aux Américains) et à côté de nous, "Y a bon Banania !", c'est de la roupie de sansonnet !

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Tant qu'à nous faire des amis, prenons-nous en également à la dignité féminine :

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Cette marque a eu son heure de célébrité, puisque Sidney Bechet accompagné de l'orchestre d'André Reweliotty en ont fait la pub en musique :

Et si vous voulez une histoire complète, je vous confie aux bons soins d'Anne-Laure, une de nos présentatrices TV nationales (enfin, je veux dire communautaires) :

8 mai 2021

Plus que 12 coups pour arriver au minuit de l’alphabet (Vanina)

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Un homme misogyne dirait qu’une femme se distingue, dans le meilleur des cas, par son neurone unique... Heureusement un examen en laboratoire montre que ce n’est pas vrai. J’avais raison : coup de klaxon dans ma tête, je me cabre dans mon jodhpurs comme un cheval vainqueur. Où est le scientifique mon idole ? Quand même pas à Houilles... où la gargouille s’est absenté de St-Nicolas, voire ne s’y est jamais tenue.
Mes pensées ne valent pas un fifrelin, je suis figée comme un moucheron dans de l’encaustique, même si les défis semblent aller pas à pas, ou devrais-je dire, lettre à lettre.
Un son lancinent de didgeridoo envahit mes oreilles, comme un compte à rebours aussi long que le curriculum des actions d’une vie. En fait, sur le ballast, c’est un train qui résonne. Non ! je ne fais pas partie du dernier wagon de pommes. Oui ! J’irai à nouveau sur la plage ramasser des abalones.
Enfin peut-être un jour lorsque la fièvre du samedi m’aura quitté et que mes pensées seront moins nébuleuses...

 

17 avril 2021

A cœur ouvert (Vanina)


Chers défiants,
Une lettre ouverte en guise de participation au défi proposé par notre @mi Walrus :
Klaxon...
J’aurais sans doute pu vous parler des accessoires de clown que mon père m’avait un jour montré, vestiges de l’époque où il travaillait au cirque : le Klaxon, la fleur arroseuse, les coussinets musicaux, le « truc » pour faire disparaître un mouchoir, etc.
Ou alors, vous raconter des concours d’attelage auxquels j’ai participé et de l’utilisation du klaxon à air comprimé, en TREC, pendant le Parcours en Terrain Varié (PTV), afin de vérifier la concentration des chevaux et leur calme lors d’un bruit inattendu.
J’hésitais aussi à évoquer mon fils qui ne voulait pas de sonnette sur son vélo mais un klaxon à poire « et rien d’autre ! »
J’aurais aussi pu vous faire rire ou vous choquer, en évoquant mon neveu qui fit « pouet pouet » sur les seins de sa maitresse de maternelle, car il avait vu son Papa le faire à sa Maman...
J’ai même pensé vous proposer ce dessin, extrait de ma première BD humoristique « Le Chapeau » -artiste prestidigitateur-, réalisé à la fin des années 90.

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Mais voilà, ce n’est pas le bruit du Klaxon qui préoccupe mes oreilles, mais celui du glas qui voudrait sonner pour ma petite Maman à qui je viens de rendre visite dans une unité covid. Restons positifs (si j’ose dire), rien n’est encore joué.
Bon week-end à tous : @mis de plume, de photo, de vidéo, etc. Prenez soin de vous et de tous ; je viendrais vous commenter.
 

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Le défi du samedi
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