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Le défi du samedi
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14 novembre 2020

Nombril (TOKYO)


Je vivais dans une pieuse sérénité bouddhiste que seule une ligne de crédit substantielle avait le pouvoir d’entretenir.
Le nombril à l’air, un chapelet de sucres d’orge dans les mains j’avançais légèrement dans la vie.
Les  dernières syllabes  des mantras se répercutaient joyeusement sur mon diaphragme et mon nombril oscillait comme la courbe du dow Johns après les élections de Joe Biden .
Je ne faisais jamais face au monde pour longtemps. Je me défilais en catimini ne trouvant aucun nuage derrière lequel me cacher des turbulences du monde.
Je n’étais pas décidée à relâcher l’embrayage quand il a surgi dans ma vie.
Il a flanché sur mon nombril.
Mon psychisme qui marinait dans une épaisse soupe trouvait hautement improbable qu’un jour je rencontre cet homme.
J’ai filé à la salle de bain pour consulter mon miroir
Miroir ho mon gentil miroir mon nombril est il toujours le plus beau du monde gentil miroir.
Et cet homme mon prince charmant ou un mécréant ?
Comment mon miroir pourrait savoir tout ça ?
Pommadée et poudrée le nombril au soleil je l’attendais depuis si longtemps
J’étais prête à sortir mon numéro de charme
Qui en avait fait frissonner bien d’autres.
 Là je l’ai vu perdre la boule. On aurait dit qu’il avait passé trop de temps dans un congélateur mon prince charmant. Il roulait des yeux de poisson mort. Il avait le visage d’un steak de saurien flambé. Je m’étais jamais cogné le nombril sur la grille du confessionnal mais là il faut l’avouer, j’y étais sur la grille. Depuis je me suis mise à la glace à la banane , aux pains au raisin . J’ai pris du poids. Mon nombril se perd depuis dans les plis de graisse de mon ventre. Un conte de fée vous dis je.

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19 décembre 2020

Il était une fois ... par bongopinot

 

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Tu vas vers ton destin
Le cœur sans chagrin
Tu commences comme petite main
Une apprentie trottin

Tu vas par tous les chemins
Et en livrant une robe en lin
Tu croises le beau Célestin
Qui lui était gardien

Vous avez créé de beaux liens
Et comme vous vous entendiez bien
Et s’en suivirent la noce et le festin
Puis vous ouvrez votre magasin

Au numéro quarante et un
De la rue Jean Moulin
Et arrive un joli bambin
Que vous prénommez Gabin

Et les jours passèrent un à un
Vous ne manquiez de rien
Vous êtes maintenant des anciens
Vous voyagez souvent en train

Vous poursuivez votre destin
Le cœur sans chagrin
Confiants et sereins
Avec des projets sans fin

 

12 décembre 2020

Sophistication (TOKYO)

Qu’est ce qui va me dire quand il me verra ?

Du genre arrête de déguiser ta voix, tu ne peux pas arrêter de couiner

 Tu devrais être sous la douche afin d’atteindre le summum de la sophistication

 Je te rappelle que ce soir on dine chez les Rod Child.

Il doit y avoir un trou dans l’éther divin où toutes mes tentatives pour lui plaire s’évaporaient.

 Aussi question sophistication je décidais de lui servir un plat bien froid / ma réincarnation en diablesse.

J’étais entre le steak haché et le miaulement d’un chaton.

Et encore je fais bonne mesure

Mise à part le choc provoqué par mon apparition au cocktail tout se déroulait selon mes plans.

Mes rêves devenaient enfin réalité. J’avais le tournis tant mon succès me collait aux basques

Sophistication, trace d’un désir ancien chargé de couteaux rouilles bébé.

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J’étais sortie toute seule du peloton et je courrai en tête.  Mon compagnon avait l’air d’un marin noyé devant une telle classe.

 Je crois que c’est quand je suis passée devant lui au bras du neveu des rot Child qu’il a eu ce visage crispé.

Alors là je n’ai pas pu m’empêcher de lui murmurer à l’oreille. Je viendrai te chercher un jour sur le bord d’une rampe de sécurité d’autoroute en Porches. Prends soin de toi mon biquet.

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21 novembre 2020

Corne d'abondance (Walrus)

 
Dans mon pays pas encore confédéré mais déjà con et fédéral, la pléthore est partout :

  • les étrangers (179 nationalités différentes à Bruxelles en 2017)
  • les sans emploi
  • les sans abri
  • les sans avis
  • les convaincus
  • les cons tout court (jeunes et vieux confondus)
  •  les gendarmes  (oups, y en n'a plus)
  • les voleurs (ça y en reste)
  • ...

Mais, grâce à notre régime (politique), là où la pléthore est la plus évidente, c'est chez les ministres !

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7 novembre 2020

Un autre temps par bongopinot

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Les mélodies du moyen-âge
Une tradition orale qu’ils assument
Et des signes appelés neumes
Ni portées ni clefs ni solfège

Au-dessus d’une syllabe à chanter
Des points des traits des accents
Comme le souffle du vent
Emporte la note aimée

Pour enlever une détresse infinie
Ou montrer une joie intérieure
Une petite note ou plusieurs
Dans un graphisme réunies

Comme une mélodie courte
Arrivée d’un autre temps
Entendez tous ces chants
Qui moi me déconcertent

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31 octobre 2020

Monsieur Fléau par bongopinot

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C’est le plus grand des menteurs
C’est aussi un sacré mégalomane
Il s’empare de votre cœur
Sans même besoin d’une arme

Il a la folie des grandeurs
Un orgueil surdimensionné
Il se croit toujours le meilleur
Il me donne la nausée

Il n’a pensé toujours qu’à lui
Il se sert des autres puis les jette
Il abime tout et il détruit
Et je suis sûr que jamais il ne regrette

Il se croit le plus fort le plus malin
Il aime se donner de l’importance
Je plains ceux qui croisent son chemin
Moi j’ai traversé juste à temps quelle chance

 

7 novembre 2020

Zut alors ! (Walrus)

 

J'ai dû chercher un peu pour retrouver le nom de ces bouquins  donnant, en plus du texte d'une célébration, la mélodie des chants liturgiques associés en notation neumatique (non, j'ai pas dit pneumatique, vous ne manquez pas d'air !), une sorte de missel avec bande son somme toute.

 

Mais je l'ai retrouvé !

Dommage, il aurait fait un bon sujet pour la prochaine occurrence du A !

Vous voulez savoir ?

Y a qu'à demander :
 

Antiphonaire
 

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Comment ça, c'est un vieux truc ?

Détrompez-vous, l'abbaye de Solesmes en a encore édité un en 2009 !

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Alors ?

 

31 octobre 2020

Blagues revisitées par Vanina

 

La chirurgie, c'est l’échec de la médecine...

 

Je n’aime pas particulièrement les médecins (sauf ceux qui sont mes ami(e)s !) encore moins les chirurgiens. Ce n'est pas seulement la discipline qui me dérange, mais l'état d'esprit qui règne chez ces hommes-là. Oui, je dis hommes et pas femmes car je vous parle de mon expérience.

Ma mémoire a sans doute été marquée dès mon enfance par le docteur Léger, qui ne l’était pas en réalité, infecte avec le personnel soignant -sans lequel il n’était rien-, au point que même moi enfant, j’en avais conscience. Puis, vint son remplaçant, le docteur Chiche ! Sans blague, est-ce un nom pour un chirurgien ! Et l’autre que j’ai croisé plus récemment, dont je ne me souviens pas du nom, qui devait plus souvent revenir des îles que du bloc opératoire, la blouse entr’ouverte sur un torse bronzé, poilu, se croyant irrésistible, en fait je n’éprouvais que du dégoût, c’était obscène... 

C’est pourquoi j’adhère à une devinette très connue :

Quelle est la différence entre Dieu et un chirurgien ?

Dieu ne se prend pas pour un chirurgien…

 

Mes galops, Man !

va

 

3 octobre 2020

Le labyrinthe par bongopinot

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J’aime bien lire les intrigues
Avec des situations chaotiques
Dans des lieux fantastiques
Avec des héros pleins de fougue

Dans des affaires embrouillées
Autour de quiproquo en sac de nœuds
Et d’évènements tirés par les cheveux
Difficiles voire impossibles à démêler

Vive les romans les imbroglios
Avec un tas de micmacs et d’astuces
Qui se terminent en feu d’artifice
Sous un concerto de complots

J’aime les récits invraisemblables
Les ouvrages bien ficelés
Les récits et inventions aillées
Dans un labyrinthe de fable

3 octobre 2020

Ben en vlà une autre !

 
Voilà qu'il nous propose des trucs en italien maintenant !

Y a pas assez de mots dans notre belle langue française (mouarf ! comme disait Val, notre mère fondatrice) ?

Bon, d'accord, embrouille ne débute pas par "i" et puis, l'embrouille, y en a (des vieux bien sûr) pour qui ça évoque directement Didier...

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Faut bien dire que quand il s'agit de nous plonger dans l'imbroglio, l'embrouille, l'embrouillamini (vous saviez qu'on dit également "brouillamini"?), il est un peu là le pseudo animateur (comme si dégoter un mot stupide par semaine c'était un boulot de dingue).

Encore que dans boulot de dingue, il y a dingue, alors, vu sous cet angle...

Bon c'est pas tout ça, revenons au sujet !

Je suis au regret de devoir vous annoncer que je ne peux rien vous dire d'imbroglio, ici, aux frontières du domaine francophone et par conséquent à la pointe de l'évolution de cette foutue langue, nous disons "sac de nœuds" !


12 septembre 2020

Fariboles (TOKYO)

 

J’avais commandé un jus de pêche et j’observais de la terrasse du café le vrai théâtre de l’existence.

 Mon voisin de table sans doute sous les effets tardifs du cannabis tenait un discours pseudo philosophique sans grand intérêt.

Brusquement j’ai voulu avaler un tube de barbituriques. Mon voisin avait pris la forme d’un hybride aquatique. D’une certaine façon cette vision fut un grand soulagement

Il commençait à me courir sur le haricot avec ses fariboles. J’étais partagée entre la colère et la préoccupation.

C’est la sonnerie de mon téléphone qui m’a sauvée de cette situation. Je me suis jetée comme une truie sur une mouche pleine de cochonneries.

 

Ha ma puce tu es chez toi, je suis assise à cote d’un homme très bizarre .il n’arrête pas de débiter de fariboles.

 Des quoi ?

 Des fariboles.

Et c’est quoi qui te fait penser qu’il est bizarre ?

 Dans sa voix je sentais pointer la moisissure verte de la suspicion.

  Tu as peut-être le mauvais livret maman. Fais-moi confiance c’est un individu instable. Il se passe ici des trucs étranges.

Etranges comme quoi ?

Là je suis coincée si je devais exprimer ces trucs étranges, ces fariboles sembleraient bien inoffensives.

Comment expliquer que ces fariboles étaient en train de transformer mon Week end de Paques en halloween.

Quitte cet homme avant que tu aies envie de l’épouser maman.

Débrouille-toi pour qu’il quitte cette terrasse au plutôt.

 

Je suis désolée ma chérie que tu t’inquiètes pour moi. Je n’aime pas que tu te fasses du souci.

Alors mignonne me dit l’individu camé comme un anchois il y a huit années-lumière entre toi et moi.

Ho allez qu’il aille raconter à d’autres ses histoires à dormir debout.

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 Je ne vais pas entrer en conversation avec un astronome marginal. Ce qu’il veut c’est voir mon petit minou et le plan de mes routes labiales, mon bouton de rose, morceau de choix n’attend pas ces fourchettes à dégustation ou les baguettes magiques. J’appartiens déjà à un homme et celui-là c’est toute une galaxie de jouissance. je suis une antiquité grecque dont le noble destin ne supporte pas la médiocrité alors toi le sdf passe ton chemin .

Alors celui-là je vais l’expédier sur la lune lui et ses fariboles.

 

12 septembre 2020

Les hirondelles (maryline18)

 

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Toutes rassemblées sur le fil,

Elles m'attendaient pour le spectacle.

J'entends déjà les cinéphiles

Noicir le tableau en débacle...!

 

Etait-ce un spectacle pour Eole ?

Elles semblaient touchées par la grâce.

Leurs vols, plus que des fariboles,

Remplissaient le lieu et l'espace.

 

De jolies courbes, elles m'offraient.

Emerveillée et silencieuse,

Figée, je n'osais plus bouger

De peur d'effrayer les valseuses.

 

Puis, envolées d'un même souffle,

Elles m'ont laissée là, tête en l'air,

Encore en nuisette et pantouffles !

Non mais, elles ne manquent pas d'air !

 

5 septembre 2020

Ça pique ! (Walrus)

 
Éteule, j'te demande un peu !

Je sais bien qu'Iowaboy est agriculteur ou un truc du genre, mais c'est un peu ténu pour introduire l'anniversaire de joye dans le contexte...

Bah, maintenant que je l'ai dit autant en profiter :

TRES HEUREUX ANNIVERSAIRE JOYE !

Bon, ça c'est fait, revenons à nos éteules.

En se promenant sur FB, mon épouse a appris que la maison de ma tante Georgette (récemment décédée) venait d'être vendue.

Il y a plusieurs années, nous étions passés voir à quoi ressemblait la rue de la Barette. Eh bien, à ceci :

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La maison en question se trouve au centre de la photo. Ma tante, l'avait achetée (au grand dam de ma mère) à la mort de ma grand-mère. Le terrain à l'arrière est très grand et se prolonge jusqu'au pied du talus de la voie de chemin de fer reliant Houdeng-Goegnies à Bois du Luc et aujourd'hui disparue.

C'était pareil au temps de ma prime jeunesse. Par contre, a cette époque, le quartier résidentiel dont on aperçoit quelques bâtisses de l'autre côté de la rue n'existait pas : il n'y avait là que des champs.

En été, j'allais parfois passer quelques jours de vacances chez ma grand-mère et à cette occasion, j'ai encore vu faucher le blé manuellement par un gaillard armé d'une faux qu'il affutait régulièrement au moyen d'une pierre à eau qu'il sortait d'un étui pendu à sa ceinture. C'est vous dire si je suis jeune...

C'est à cette occasion aussi qu'en faisant voler au-dessus de ce champ un cerf-volant construit en papier peint par mon oncle (qui n'avait de Modeste que le prénom) que j'ai fait, via mes chevilles, connaissance avec les éteules et leur côté tranchant.

Faut dire qu'à l'âge que j'avais alors, il me faudrait attendre encore longtemps pour échanger mes shorts (on disait culottes courtes à l'époque) contre des pantalons.

8 août 2020

Je n’avais jamais vu la MER (TOKYO)

 

. il faut aller à la vérité de toute son âme » : sans doute est-ce ainsi, et ainsi seulement, que l’on va à la mer, non comme un amateur, mais comme un être doué d’âme. D’un corps aussi, rassurez-vous (au demeurant, je ne sais pas très bien la différence entre les deux). Bref, je veux parler de cela qui est le plus intime en nous, et qui fait indissolublement corps et âme en nous, pour un certain amour. On va à la mer avec son corps, et le premier bain que l’on y prend, lorsque l’on y réfléchit, a bel et bien la profondeur d’un baptême, tant l’élément salé est aussi solennel. Et puis, ne se baignerait-on jamais (on dit que les marins ne se baignent pas), il y a le bain, l’incomparable bain que prend le regard : la mer tout entière comme un collyre, la mer belle, tout entière, pour se rincer l’œil. On va à la mer avec son âme, et la mer, à la longue, tourne à l’âme, je veux dire qu’elle tend à devenir elle-même une âme au plus intime de l’homme, qu’elle ne cesse d’étendre en lui son arrondissement et qu’elle lui fait une espèce d’avarie dont il demeure irréparable.

Il y avait longtemps, déjà, que j’allais à la mer. J’ai appris, assez récemment somme toute, que, du côté paternel, j’avais un ancêtre capitaine de brigantine qui trafiquait je ne sais trop quoi entre Malte et Marseille. Mais du côté maternel surtout, le virus de la mer était assez répandu : un oncle capitaine au long cours dont mes grands-parents recevaient et conservaient précieusement, je m’en souviens, des photos qui ressuscitent les morts .

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 Un corsaire borgne sans doute que j’imaginais volontiers écumant les mers comme un vieux loup.

 Avaient-ils gagné dans leur salut la rédemption. La mer convoquait mes ancêtres à un examen de conscience, impossible de regarder son écume sans penser à ses colères.

Un jour la mer a rejeté à mes pieds une bouteille, à l’intérieur un mystérieux message de mes ancêtres corsaires.

Nous voulions être musiciens, nous ne sommes que des brigands de mer , nous te confions nos pauvres âmes .L e monde est tout droit sorti de l’imaginaire des hommes mon enfant  rêve le à ton tour .

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19 septembre 2020

Alexandre et Céleste par bongopinot

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Alexandre et Céleste
Aiment la nature
La musique la peinture
Ils sont tous deux artistes

Elle, peint de belles choses
Sur des tableaux des feuilles à dessin
Avec ses brosses ses pinceaux fins
De la gouache de l’eau à petite dose

Elle peint les histoires qui l’entourent
Les gens les champs les animaux
Les arbres la mer et les bateaux
Installé près d’elle tous les jours

Lui, son amoureux qui manie les mots
Souvent il lui joue de belles mélodies
A la guitare en chantant de la poésie
Des phrases tendres qui donnent chaud

Lui avant comique conteur de fariboles
Aimant tourner et détourner les mots
Maniant la vérité la bêtise le vrai le faux
A ses cotés il est devenu plus sage mais reste drôle

Je les croise souvent quand je vais en balade
On échange des paroles sympathiques
Des moments de partages magiques
Au rythme d’une belle et douce ballade

5 septembre 2020

Le cycle de la vie par bongopinot

 

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En octobre les grains de blé mis en terre
On attend qu’ils se montrent en hiver
Et au printemps enfin ils grandissent
Puis les épis sortent de leurs graines

Après la floraison et la fécondation
 Déjà juillet-aout commence les moissons
Les batteuses tournent à plein régime
Et voilà que toute la région s’anime

Une grande fête s’organise
On place les gerbes de blé dans les vases
C’est l’ouverture du banquet
Suivi de bruit de talons sur le parquet

Et le lendemain tous admirent le nouveau décor
Partout de jolis ballots d’or
D’où des bouts de paille s’envolent
Et là restent des tiges fixées au sol

Appelées éteule ou chaume
D’une somptueuse couleur vert-jaune
Des champs d’éteule à profusion
En attendant la prochaine saison  

Et tout ce cycle recommence
Dans une lente dance
Le blé c’est tout une histoire
Et il aime redonner l’espoir

5 septembre 2020

VINCENT VAN GOGH (TOKYO)


Il a levé le menton vers le ciel, a rempli son gobelet de la couleur terre de sienne, s’est essuyé le front et il a commencé à peindre.
Il peint depuis l’âge de huit ans. Il peint pour ne pas boire, il peint pour oublier le visage de sa mère.
Le temps que sa main refroidisse, il pose son bras sur le chevalet il fait chaud.
Le dernier à qui il a tendu sa main manquait de poigne, il y pense en regardant les Éteules flambant sous le soleil d’aout.
Il garde encore cette odeur âcre et acide du corps de Marlene la gosse croisée hier au café.
Maintenant sa main est hésitante, il tremble presque et il ne sait plus si c’est la toile qui lui échappe ou s’il fait l’idiot volontairement devant ce champ coupé.
Il est à un moment de sa vie où la peinture remplit tout son espace., et pourtant personne encore n’a jamais entendu parler de Van Gogh Vincent.
Non presque personne sauf l’aubergiste qui le loge contre quelques toiles jetées dans la cave.

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Ça peut paraitre bizarre, mais Vincent peint comme il respire, il peint sans réfléchir sans l’urgence de la beauté, il n’a jamais aucun regret quand le tableau est terminé.
Il sait que la prochaine fois son frère est prêt à l’interner, il redoute la déferlante chimique de sa dernière dose de cachets. Il ne veut pas de cette paix narcotique il préfère regarder les éteules dans le champ.
Il voudrait qu’on le laisse tranquille au milieu des corbeaux et des tournesols qu’il s’est promis de peindre demain.
Il se dépêche de dessiner les dernières touches, le soleil descend très vite derrière les collines d’ARLES.
Il vient de sortir une liasse de billets qu’il garde dans le fond de sa poche de son vieux pantalon. Il croit qu’il avait plus que ça.
Des larmes commencent à lui monter aux yeux. Il les a essuyées d’un revers de manche. Il fait basculer dans le creux de son avant-bras le chevalet.
Il se dit qu’une petite promenade ne lui fera pas de mal. Il marche le long de la voie ferrée.
Il lève à nouveau le menton et regarde les corbeaux qui le suivent comme s’ils allaient à son enterrement.
Il ne court pas , il ne court jamais . Il sait que ses toiles seront son linceul. Alors il fait la course avec le temps, il rafle toute la lumière.
Le sang rouge qui coule de son oreille , il ne le voit pas , il n’a jamais peint ce rouge vermillon , aujourd’hui c’est lui qui lui taille le portrait .

8 août 2020

Face à la mer par bongopinot

 

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Vaste étendue d’eau salée
Paysage aux mille effets
La mer et ses galets
Dans l’immensité

Une marche de fin d’après-midi
Sur cette plage désertée
Loin de l’affluence de l’été
Pour un défi du samedi

Cet homme connu des défiants
On l’admire sur la plage
Lors de ses nombreux voyages
Dans un endroit à l’air vivifiant

La mer à perte de vue
En admirateur de la dernière heure
Il aime observer toutes ses lueurs
Il respire à pleins poumons il est détendu

Il reste un long moment à regarder
On devine sa silhouette
Il explore les différentes facettes
De cet espace en cette fin de journée

22 août 2020

Le diable est dans les détails (Walrus)


Ah, les anges !

Sans même me pencher sur celle de leur sexe, je me suis posé, et me pose encore d'ailleurs, bien des questions à leur égard.

Au premier plan : leur hiérarchie, classiquement, des plus élevés au vulgum pecus :

  • Séraphins
  • Chérubins
  • Trônes
  • Dominations
  • Vertus
  • Puissances
  • Principautés
  • Archanges
  • Anges

Allez donc me situer là-dedans le brave Lucifer, l'ange porteur de la lumière, victime de son orgueil !

Et ça rabat un peu le caquet à ce matamore de Saint Michel. Archange et Patron des Bruxellois, tu parles d'une gloire ! D'autant qu'il en est réduit à partager la place avec... Gudule !

Ensuite, leur organisation : on parle de légions (ça fait du monde une légion, chez les Romains ça contenait de cinq à huit mille hommes). Mais dans ce cas, les anges gardiens, ils sont "détachés" ? Hein ?

Bon, laissons tomber, on ne va pas se perdre dans les détails !

Sauf un :

Vous avez vu celui en bas à gauche de l'image ?

Il ne vous rappelle rien ?

Regardez bien :

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Mieux !

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Ouiii !

C'est un thuriféraire !

Ça vous aurait bien aidé à l'époque, hein ?

Comment ça, vous n'étiez pas là, fin 2017 ?

N'essayez pas de m'enfumer !

 

 

1 août 2020

Un hibiscus par bongopinot

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De juin à octobre
Tu te renouvèles
Et tu nous révèles
Tes feuilles d’un vert-sombre

Tes fleurs en entonnoir
S’ouvrant en trompette
Comme un air de fête
Nous redonnent l’espoir

En appartement
Tu te plais si bien
Ou dans un jardin
Mais à l’abri du vent

Jolie fleur des îles
Ma rose de Chine
Fragile et si fine
Battement de cils

Qui en un instant
Offre ses couleurs
Ses parfums ses odeurs
Au soleil non brûlant

15 août 2020

Barbara par bongopinot


Barbe ou Barbara
Un même prénom
Fort mignon
Qu’on acclamera

Une sainte patronne
Pour tous les pompiers
Les mineurs et artificiers
Une protectrice de renom

Avec cette tradition
Où l’on plantera du blé
De diverse variété
Mis dans des poêlons

Le quatre décembre
On réunit petits et grands
Pour passer un bon moment
Et éloigner les minutes sombres

 

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8 août 2020

Sole Bay (Walrus)


Lors de notre dernier séjour à Aldeburgh, nous occupions un appartement appelé "The Nest" au premier étage d'un petit commerce jouxtant la boulangerie du coin de la rue.

adnamsSur le coin opposé, Adnams, le célèbre brasseur de Southwold venait d'ouvrir un magasin.

Admirez au passage le ciel typiquement anglais le jour de la prise de vue réalisée par Sreet View.

Adnams dans son nouveau magasin faisait la promotion d'une "Solebay Celebratory Beer" dont les bouteilles étaient garnies de l'image d'un vaisseau de guerre du XVIIème siècle participant à un combat naval.

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Intrigué par la chose je me suis donc renseigné sur l'événement (grâce au défi du samedi, j'emporte toujours un PC portable).

Solebay (aujourd'hui Sole Bay) est la baie au large de Southwold et de l'embouchure de la Blythe. Sur la berge de ce petit fleuve vous pouvez même voir les installations d'une pêcherie : The Sole Bay Fish Company.

sole-bay-fish-company-nick-eagles

C'est dans cette baie qu'a eu lieu un engagement sanglant entre la flotte anglo-française et celle des Hollandais au cours de la guerre de Hollande, celle-là même où d'Artagnan trouva la mort devant les murs de Maestricht.

Les Anglais et les Français alliés, ça me fait toujours bizarre (surtout quand on a fréquenté comme moi les pubs anglais). Dans le cas qui nous occupe, ils voulaient fermer la mer du Nord aux pauvres Keis. Ça a raté !

Quel rapport avec la photo-sujet ?

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Ben c'est moi, contemplant Sole Bay depuis la grève de Dunwich...

Et ne me dites pas que c'est tiré par les cheveux : j'ai pas de cheveux !

 

1 août 2020

Les fleurs sont pour tous les vivants (TOKYO)

 

« Cette nuit j’ai fait un rêve étrange : je suppose que c’est parce que je commençais aujourd’hui ici, mais je ne comprends rien du tout. C’était une fête foraine, nous montions une montagne jusqu’à une petite église qui était au sommet. Je descends de la charrette chercher un foulard qui était tombé, et je perds le groupe. Je suis seule à les chercher dans la forêt, mais je ne trouve pas le chemin. Alors je trouve des hommes qui étaient en train de couvrir de terre un fossé. Je m’approche, et je vois qu’il y a dedans le cadavre d’une petite fille. Il y a très longtemps qu’elle est là, et les hommes me disent qu’elle est morte il y a seize ans à peu près. Malgré le temps passé, elle est intacte. Ils allaient la couvrir de terre de nouveau, et alors je vois que c’est moi et je leur dis non ! Il ne faut pas, parce que, s’ils l’enterrent de nouveau, dans beaucoup d’années elle continuera à être pareil, qu’il vaut mieux faire tout ce qui est possible pour l’enterrer comme il faut, mais pas comme ça. Les hommes ne voulaient pas me prêter attention, ils me disaient que c’était une bêtise. Alors une femme approche du groupe et elle leur dit que non, que c’est moi qui ai raison, qu’il faut donner à cette petite fille une nouvelle possibilité. Pendant ce temps, la petite fille est sortie du fossé et me regarde. »

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Elle me tend une fleur. elle me dit les fleurs sont pour les vivants .Tu es vivante depuis ta naissance et tu n’as pas fini de fleurir de tes milles printemps .

Foule encore de tes pieds nus, l’herbe qui chante sous la roue des saisons.

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Ne t’absentes jamais de ta vie me murmure -telle en me prenant la main . tu n’es pas qu’une visiteuse aux yeux d’étoile .

Aime passionnément, ne crains pas de souffrir

Avance dans la vie comme une jeune pluie de printemps.

Vous me croirez ou pas depuis chaque fleur que je croise recèle un songe en attente de prendre forme dans ma vie .

Ce matin mes amis je vous envoie un bouquet de fleurs.

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27 juin 2020

Ali Baba (Vegas sur sarthe)

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Au village il y avait une famille de droguistes qui tenait une sorte de caverne d'Ali Baba même si le père s'appelait Ali Ben Youssef.
C'était le seul endroit que je connaisse où vous entriez pour acheter une serpillière et d'où vous ressortiez avec des tringles à rideaux et des tapettes à souris !
Dans la famille Ben Youssef j'ai souvent pioché la mère, une femme acariâtre attachée à son tiroir-caisse comme un kebbab à sa broche.
Je n'ai jamais compris comment on pouvait avoir autant de poils sous les bras quand on vend des lames de rasoir par paquets de cent !
Dans la famille Ben Youssef j'aurais préféré – façon de parler – piocher la fille Aïcha mais le père Ali veillait comme un cerbère sur sa marmaille et se méfiait des piocheurs ...
Le benjamin qui se prénommait pourtant Djamel tenait la partie mercerie et vendait des boutons, lui qui en exposait de nombreux échantillons sur sa figure.

J'y allais surtout chercher des asticots pour la pêche et des wassingues pour la mère et quand je réclamais une ristourne, Ali hurlait « Des clous ! » même s'il ne m'en donnât jamais la moindre poignée …
La plupart des gens boudaient la caverne, préférant les grandes enseignes où « il y a tout ce qu'il faut » et où « les envies prennent vie ».
Et puis le jour vint – il fallait bien que ça arrive – où la vieille Simca 1000 du maire explosa sa tête de delco au milieu de la grand'rue.
On chercha partout dans le canton de quoi faire redémarrer l'antique carrosse de notre édile … mais que dalle, nib comme ils disent au bled !
Persuasif, je réussis à traîner le premier adjoint – celui qui porte trois stylos à la poche de son costume – jusqu'à la droguerie.
Le brave Ali Baba ayant fouillé une heure dans son souk en extirpa du fin fond une tête d'allumeur des années 60 de chez Ducellier qu'il eut tôt fait d'adapter à grands coups de lime et de tournevis.
La Simca repartit sur trois pattes sous les Hourra des villageois et quelques pétarades qui laissèrent sur la chaussée un bon morceau de pot d'échappement rouillé mais Ali venait de gagner ses lettres de noblesse.

Le jeune garagiste du village – féru d'électronique, d'ABS et de GPS et ignorant tout des tronches de Delco – rentra chez lui en haussant les épaules.
Madame Ben Youssef empocha les 18,71 euros avec un rictus non feint tandis qu'Aïcha m'envoyait le plus beau sourire du monde.

20 juin 2020

La douceur des matins d'enfance par bongopinot

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On allait cueillir de bons fruits
En compagnie de notre mamy
On en mangeait un peu en route
En se cachant sous les voutes

Une fois rentré à la maison
On se mettait tous en action
 Il fallait vite les laver les préparer
On mettait le sucre et on laissait macérer

Le lendemain ma mère remplissait le faitout
Tournait les fruits munis de sa cuillère en bambou
Elle adorait faire sa confiture
Avec son tablier en guise d’armure
 
Elle était prête c’était parti
Et une bonne odeur nous tirait du lit
On déboulait dans la cuisine les yeux rougis
Et elle nous disait la confiture est une poésie

Puis les bocaux prêts déposés sur la table
Attendaient ce jus coloré et admirable
Et nous, nous léchions la marmite
Sans perde la moindre goutte
 
Et on chantait à tue-tête
En nous essuyant avec nos serviettes
« La confiture ça colle à la figure
Pourtant c’est une bonne nourriture »

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