Si une vierge orante est ton « âme » de « défunt[1] »,   j’espère que la tienne

Circule entre locomotives et wagons en miniature ou en vrai sur des rails

Qui te mènent dans des paysages où nous sommes passés ensemble

Où tu feras une prière pour moi pour que je maintienne notre cap.

Tu traverses des ponts aussi beaux que ceux de l’Estaque[2].

Tu pars de la gare de Metz que nous admirée l’été dernier.

Tu arrives à la gare du centre du monde pour Dali.

Tu scrutes tous les détails techniques, tu me les expliques.

Il appelle ça des « souvenirs » mais c’est notre vie, nos paysages.

Je les vends mais ils n’en veulent pas ; je redresse ma caténaire

Et je chemine vers toi ma vierge orante ; si je suis en avance

Je t’attendrais dans la salle des pas perdus, sous le panneau des corps en partance.

Ma vierge orante, prie pour moi, pauvre amante en mal de tes caresses.

 

 


[2] L'Estaque sur mon blog