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Le défi du samedi

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25 janvier 2020

Collapsologie sautillante (Joe Krapov)

DDS 595 920be1ea5abd98ea1831bc1208cadb85S’il suffisait - Hop là ! Hop là ! -
De sauter par-dessus les flaques
Nous le ferions sans hésiter
Car nous avons su rester souples, 
Primesautiers, légers, gamins.

Mais c’est la banquise qui fond !
C’est Belgrade qui s’asphyxie !
C’est l’Australie qu’on incendie !
Des tsunamis pour le Japon
Et des îles qui s’engloutissent !

C’est pourquoi je vais maintenant
A pied jusqu’au bout de la ville
Jouer aux échecs tous les jeudis

C’est pourquoi je marche toujours
Vers Villejean tous les mardis
Pour y écrire des bêtises
Ou chanter la fin de la vie
Les animaux qui disparaissent.

DDS 595 0ad6e431a9fa84acdecd51c5cb806c1eEt quand il a plu sur la ville
Je vais courir sur le halage.
Hop là ! Hop là ! Hop là ! Hop là !
 

Je saute par-dessus les flaques
Et je le fais sans hésiter
Car je fais preuve de souplesse.
J’ai su rester primesautier,
Léger, gamin et, de surcroît,
J’adore ce qui est inutile !


Photographies d'Henri Cartier-Bresson

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25 janvier 2020

nanoseconde (joye)

leur baiser d'adieu

image retrouvée sur Pinterest

25 janvier 2020

HOP LA (TOKYO)

 

Quand   ça vœux pas

On fait quoi ?

On pourra rebondir sur la moquette en criant HOP là.

  Quand ça vœux pas ça vœux pas .

Je vais cette année récupérer mon bic, jeter mes stylos, pour que personne ne voit rien

J’ai tiré au loto les mauvais numéros

Quand ça vœux pas ça vœux pas.

Coté pile je m’en fou

 Coté face j’en rage

Le cœur frétillant hop là

 Que le quidam prenne garde

 Qu’il ne s’agglutine pas contre moi

Car je pourrai pousser le cri antédiluvien

HOP La qui va là .

Je bats froid 

Quand ça vœux pas ça vœux pas

 La gentillesse ça coule mieux avec un hop-là qui va là !!

L’infame et maousse année commence mal

Hop là

 En fond d’écran j’ai ce

 Quand ça vœux pas ça vœux pas.

Qu’est ce que j’aimerai roupiller sous la housse toute une année

En chantant love me please love me .

 Je voudrai que cette année soit retenue par une colique néphrétique

Pendant qu’on danserait sur un hop là

Ais voilà quand ça vœux pas ça vœux pas

Le problème des ours en hiver c’est qu’ils hibernent

Ce n’est pas un problème pour moi.

Je voudrai faire comme eux.

Bon mon âge y est pour quelque chose

Passée 40 ans on ressemble tous à une ville bombardée

 

25 janvier 2020

Sauter (Laura)

 

Quand j’étais gamine, l’exercice que je préférais (après mon père qui me parlait de ses sauts), c’était le saut en hauteur mais sans perche.

Quand j’étais plus jeune encore, j’ai beaucoup sauté à la corde ou à l’élastique.

 

Aujourd’hui, ma discopathie sévère me déconseille fortement de monter  et sauter à cheval  mais je ne peux m’empêcher de sauter  de bonheur lorsque j’entends certains rocks de mon adolescence comme Indochine.

 

25 janvier 2020

Paré pour le grand saut ? (Ilonat)

 
Et hop, on va sauter la barrière
Et hop, on va enfin monter là haut
Finies les pleurs et la misère
On va enfin se mettre au chaud

Chanté :   Bateau ciseaux on va sauter la barrière
               Bateau ciseaux pour  s’retrouver tout là haut

Scandé :   Fi-nies-les ga-lères
                Les- grosses- ornières
                La la la la lère
                Les chemins –tordus
                Qui vous laissent-sur- le –cul

Finies la souille et la gadoue
Et ces atermoiements de vieux grigou
Qui compte encore ses jours comme des sous
Sur un boulier usé rafistolé tout mou
Finis ces airs patibulaires
A égrener le chapelet
Des ses bobosses et de ses plaies
Il fut un temps dans le passé
Où il avait vécu sans regards en arrière
Un temps où il rêvait de vivre sans frontières
Et sans respect des règles édictées
          Bateau ciseaux, la rivière la rivière….
Puis vint le temps tout gris où son temps fut compté
Qui remplaçait ses rêves par des regrets
          Bateau sur l’eau tous mes vieux rêves envolés…
Alors il s’était dit : Holà !
Je ne vais pas finir comme ça
Dans cette pétaudière
A compter mes abats
Faut trouver la manière
Et faire un vrai  grand pas
           Bateau ciseaux la rivière la rivière……

Et hop, on va sauter la dernière barrière
S’extirper de ce marigot
A nous les belles bayadères
Qui nous attendent tout là haut
Pas besoin de visa, deux p’tits sachets dans l’eau
Bien l’bonjour à Saint Pierre et tous ses angelots

Mais comme il s’apprêtait à faire le grand saut
Une petite voix ensommeillée lui demanda
Hé vieux papa grognon tu m’emmènes avec toi
Faire un tour en bateau ? Et j’ai repris les rames
Comme un ballot

      Bateau sur l’eau la rivière la rivière
      Bateau ciseaux  la rivière au bord de l’eau    


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25 janvier 2020

hop là... boum! (Adrienne)

 
"Raide comme un piquet!" voilà ce que le père de l'Adrienne n'a cessé de déclarer à qui voulait l'entendre en parlant de sa fille. "Raide comme un piquet!" - en on sentait bien sa désillusion, lui qui excellait dans tous les sports sauf aquatiques.

Sans doute qu'il aurait fallu baisser les bras et accepter. Mais c'était compter sans cette tête de mule d'Adrienne. "Raide comme un piquet!", aha on verrait bien.
Si au cours d'éducation physique les points avaient été distribués selon l'implication et la bonne volonté, c'est elle qui aurait été première. Malheureusement, à cette époque, c'était le résultat qui comptait.
Elle regardait ses condisciples qui l'une après l'autre réalisaient le saut du tigre. Si elles y arrivent, se dit l'Adrienne, moi aussi je devrais pouvoir le faire.
Y a pas de raison.
Alors elle prend son élan... Hop là... boum!
C'est ainsi qu'elle a eu tout un bras dans le plâtre, du poignet jusqu'à l'épaule, pendant quelques chaudes semaines de juin.
"Raide comme un piquet!"
 
25 janvier 2020

Non pas "hop là" mais "hop là !" (Kate)


Si "hop" (ou "houp") serait un mot ancien à l'origine plus ou moins vague, "là" un explétif d'insistance, c'est-à-dire une marque déictique qui maintient le propos de la subjectivité, qui sert à affermir, confirmer le premier mot... Bon, mais encore ?

Ce n'est en tout cas pas le "tope là" des barguigneurs, le "stop, là !" des autostoppeurs ni le "dope-la" des entraîneurs...

Enfin c'est "hop" et pas "cop, flop, lop, mop, pop, sop, yop..." !

Éliminons également youpala, Yoplait, hou là là, ukulélé, et autres hula hoop...

 

Alors ? Une chanson ?

Ce n'est pas non plus "Le fiacre" d'Yvette Guilbert (quelle réussite !),

ni "Prosper" de Maurice Chevalier (quel succès !),

ni "Deci-delà, cahin-caha"( Véronique, Marcel... et puis Paulette !)

pas plus que "Djobi djoba" (oh ! là !)

ou "Be bop a lula" (oh là là !)...

Et si c'était une chanson au parfum léger, subtile, sensible...

25 janvier 2020

Du bruit dans la chaumière (Vegas sur sarthe)


Je venais juste de garnir les gamelles pour calmer les Miaou et les Wouf de nos fauves quand j'ai perçu un bruit non répertorié provenant de notre chambre.
Je croyais pourtant avoir domestiqué tous les bruits de cette maison depuis qu'on l'avait faite construire il y a quarante ans.

Ce n'était ni le Clap clap clap des mules de Germaine – ses chaussons bien sûr, pas des bardots encore que Bardot porte aussi des mules – ni le Clac clac exaspérant de ses loups-bouquetins, c'est ainsi que j'aime moquer ses escarpins bon marché.
Non c'était plus subtil, comme un bruissement soyeux entre Frou frou et Froutch, un froissement de tissu suivi d'un Raaah que je trouvai incongru pour un début d'après-midi.  
Je dois dire que les Raaah de Germaine retentissent invariablement en fin de soirée un peu après les Guili guili et avant le Tagada tsoin-tsoin, un rituel qu'elle appelle pertinemment le Hop-là et dont je vous épargnerai la liste fluctuante d'onomatopées.

J'en étais là de mes supputations quand un Coin Coin tonitruant nous cloua sur place, notre ménagerie et moi.
Qu'est-ce qu'un Coin coin foutait à cette heure dans notre chambre ?
Kukuriku – notre chienne malinoise – avait instinctivement retroussé les babines et j'en fis de même quand une Germaine échevelée sortit de la chambre comme une furie, suivie du Vlan bien compréhensible de la porte.
Avant que Germaine ait ouvert la bouche, Kukuriku s'était jetée sur l'objet vibrant son dernier soupir et entreprit de le dévorer avec d'horribles Gnap.

« Ces foutus canards connectés, c'est d'la daube ! » s'écria Germaine hors d'elle c'est à dire hors de cet affriolant déshabillé commandé sur Ecuyère – ou Amazone, je ne sais plus – et qui lui avait valu en prime le dernier cri (Coin Coin) de la haute technologie libertine, le Duck Fripon 2.0 !  
« Hummm » osai-je pour toute réponse et conscient que tout commentaire risquerait de faire capoter notre prochain Hop-là.

«Beurk» fit Kukuriku qui parlait humain à ses heures et dont les crocs achevaient de démembrer le fâcheux volatile.
Boudeuse, Germaine avait prestement gagné son boudoir, notre salle de bains où je reconnus bientôt le doux ramage de ses Bla bla bla et Na na ni, Na na na, ceux-là même qu'elle échange à longueur de forfait téléphonique avec ses amies.

Après ce Couac intempestif notre maison semblait retrouver ses bruits familiers, ce rassurant ordonnancement qui fait qu'on s'y sent comme chez soi.
Kukuriku notre gourmande malinoise digérait l'objet du délit mise à part sa pile au lithium que je comptais bien récupérer dans sa petite déjection du matin.
Dans le boudoir les Na na ni, Na na na n'en finissaient pas de bouder; Germaine devait raconter ses malheurs à quelque curieuse confidente, pester contre cette notice en 12 langues quand une seule langue aurait suffi à faire son bonheur...
Alors Hop-là ou plus simplement Hop ! d'un saut de cabri sur mon Lanskrona en cuir pleine fleur (ne cherchez pas, c'est du suédois) je m'installai – zapette en main, Youpi – pour une après-midi de calme et de volupté.

25 janvier 2020

Hop là zou ! (Lecrilibriste)


Allez ! hop là hop là zou !
quand me réveillait mon père
hop là hop là zou !
faut réviser ta grammaire

Faut t'bouger y a rien à faire
pas moyen d' t'abstraire
si tu veux bien réussir
faut pas t'endormir
faut savoir écrire

Allez ! hop là hop là zou !
viens jouer à la marelle
hop là hop là zou !
faut que t'ailles jusqu'au ciel

Faut t'bouger y a rien à faire
pas moyen d' t'abstraire
pour gagner, être le premier
faut des ressorts sous les pieds
faut pas t'arrêter

Allez ! hop là hop là zou !
disait l'prof de gymnastique
hop là hop là zou !
j'ai pas de baguette magique

Faut t'bouger y a rien à faire
pas moyen d' t'abstraire
Faut bouger sauter t'muscler
si tu veux de beaux fessiers
faut te remuer

Allez ! hop là hop là zou !
Faut travailler tes neurones
hop là, hop là zou
prends ton crayon et crayonne

Faut t'bouger y a rien à faire
pas moyen d' t'abstraire
y a l'défi du samedi
et ses embrouillaminis
sois pas avachi

Allez ! hop là hop là zou !
Voilà, Prosper ! ….......................  C'est parti !

25 janvier 2020

Montmartre (Pascal)


Quand j’étais tout gamin, à la sortie de la douche, une grande serviette à la main, m’man m’attrapait et me posait debout sur la table de la cuisine, en disant : « Hop là !... Monte là-dessus, et tu verras Montmartre !... ». Souvent, elle continuait sa chanson, sans doute pour se donner de l’élan à mon ouvrage…  
Moi ?... Je ne comprenais rien aux paroles ! Pendant qu’elle me frictionnait, tel un petit poisson frétillant, par-dessus son épaule, je cherchais ce Montmartre qu’elle répétait dans ses couplets. Elle disait que je pourrais voir jusqu’à Chartres !... Alors, pour me grandir, je me mettais sur la pointe des pieds pour tenter d’apercevoir ce Chartres si vanté !... « Monte là-dessus, monte là-dessus !... ». Elle connaissait des couplets parallèles à la chanson, avec quelques mots osés, et quand je ne devais pas comprendre, elle fredonnait à la place des paroles ; ça la faisait sourire, m’man, et j’étais content quand elle souriait. Je voulais lui faire plaisir, lui dire que je voyais ce Montmartre pour la satisfaire encore plus !... « Regarde bien !... », me disait-elle, « Tu verras des peintres, des clowns, des poètes, des musiciens !... ».
Je mis du temps avant de comprendre et de traduire Montmartre, dans l’environnement  comme m’man le voyait, quand elle chantait ses refrains. Elle était pure parisienne, fille  légitime de la Tour Eiffel et du Trocadéro. Cette chanson enthousiaste, dans notre petite ville de province, cela devait lui apporter un grand courant d’air de sa capitale.
Elle avait le mal de chez elle, m’man ; il lui manquait La Seine et le Pont Mirabeau, Notre-Dame de Paris et les Misérables, le Sacré-Cœur et les poulbots. M’man, quand elle regardait par la petite porte de notre cuisine, même masqué par le rideau chasse-mouche à bandes multicolores, elle devait le voir, son Montmartre…

Il y a des années, à l’heure du goûter, je sortis ma fille de la pataugeoire de la piscine ; voyant une chaise à ma portée, je lui dis de grimper dessus et de ne pas faire le guignol pour éviter de tomber ; ce serait plus facile pour l’essuyer. À mon « Hop là !... », je ne pus m’empêcher de rajouter « Monte là-dessus, tu verras Montmartre !... ». Amusé, je me suis retourné pour être sûr que ce n’était pas ma mère, du haut de son bout de paradis, qui m’avait soufflé ces quelques mots de jadis, à l’oreille.
Je n’en connaissais pas beaucoup plus en paroles et l’air m’avait échappé depuis longtemps. Cela me fit drôle de prononcer ce bout de refrain, comme si le temps et l’espace s’étaient tout à coup rapetissés d’une distance proche des souvenirs émus.
Bien entendu, ma pitchounette, en se tortillant dans la grande serviette, cherchait ce Montmartre !... « Il paraît qu’en regardant bien, on peut même voir Chartres… », rajoutai-je, le plus sérieusement du monde. En équilibre, les mains posées sur mes épaules, de son point de vue panoramique, elle scrutait les environs comme une vigie qui cherche à faire plaisir à son capitaine de papa !...  
Je sais, depuis, que « Monte là-dessus, tu verras Montmartre… », c’est un peu comme « Compte là-dessus et bois de l’eau fraîche… », c’est une épigramme, une sentence pour exprimer un refus. Du plus haut qu’on se trouve, on ne peut jamais voir Montmartre. Mais pour moi, c’était comme un refrain familial, un écho naturel du passé envoyé dans le présent…  

À Vitrolles, il y a quelque temps, alors que je leur rendais visite, ma fille, en sortant mon petit-fils de la baignoire, dit tout à fait négligemment : « Hop là !… Monte là-dessus et tu verras Montmartre !... », en le posant sur un meuble bas, de la salle de bain.
Quelle ne fut pas ma stupéfaction ! Par je ne sais quel mimétisme de souvenance des mots, peut-être, de la façon dont ils avaient été prononcés et dans leur contexte, le message se transmettait de génération en génération !...
Mamy devait frotter le dos de son arrière-petit-fils à cette heure de commémoration ! Sur la pointe des pieds, il regardait par la lucarne de la petite pièce, comme si Chartres et sa banlieue était dans les environs ! Le temps se raccourcissait encore en entrouvrant les portes d’un passé enchanteur ! D’un clin d’œil de connivence de l’au-delà, ma mère avait passé son message de vraie parisienne à sa descendance…   

Un jour, j’irai à Paris ; du côté de la Butte, je monterai sur une chaise de saltimbanque de rue et « Hop là !... ». Enfin, quand je serai là-dessus, je verrai Montmartre ; je verrai des peintres, des clowns, des musiciens, des poètes et, sur la pointe des pieds, peut-être même... Chartres…

25 janvier 2020

Hoplalala (brindilletartine)

 

Hoplalala

J'adore ça 
C'est plus fort que moi
Je ne me retiens pas
Je passe le pas
Et je remet le son
Hoplalala 
Ne sois pas ingrat 
Toi qui ne me vois pas
Viens assied toi là 
Non pas là.. Là 
Tu sais que tu m'inspires toi
Ça va faire des dégâts 
Je n'en doutes pas 
Et pourtant j'y vas
Quoi tu es raplapla ??? 
Leves toi
Et marche 🚶 
Tiens ça me rappelle quelque chose ça
Et je remonte le son 🔊 
Hoplalala 
Plus besoin de manière je vais sauter le pas et m'envoyer en l'air 
Haut très haut. Puis là c'est ça 
Hop la 
Spéciale dédicace à qui se reconnaîtra.. 😂   Ou pas.. Hop la..
 
18 janvier 2020

Défi #595

 
Oui, on a déjà eu dynamite
mais on saute quand même :

Hop là !

18 janvier 2020

Nous font goûter le sel de la plaisanterie

18 janvier 2020

Un paysage magnifique par bongopinot

b

 

Sur le sentier des Gabelous

J’ai rencontré un clou

Planté sous mon soulier

Il m’a fait mal au pied

 

Je me suis assise sur un rocher

Pour enlever ce clou rouillé

Puis j’ai repris ma route

Je suis passée sous une voûte

 

Formée par de drôle d’ombres

Sous le frileux soleil de décembre

Et j’ai continué à suivre la piste

Et j’ai croisé quelques cyclistes

 

J’ai suivi sans arrêt mon chemin

Car le ciel devenait vilain

Un brouillard blanchâtre fait d'embruns

Aidait la mer à former son écrin

 

Un paysage merveilleux s’ouvrit à moi

J’ai stoppé malgré la pluie et le froid

Ce moment à classer au registre du sublime

Je l'écris pour que ça ne se perde pas dans l’abîme

 

18 janvier 2020

Gabelou (TOKYO)

 

La Reine ne doit pas être absente crie le grand chancelier. La parole de la reine doit circuler dans tout le royaume et ces mignons serviteurs doivent s’en faire ‘écho.

Mais voilà la Reine est loin, très loin de ses sujets il faut s’y faire. Et le chancelier a coupé les robinets de toute la cour austérité oblige.

La reine s’est claquemurée dans son château. La substantifique moelle du chancelier carbure au gabelou. Foin de la misère crasse du peuple, foin des guerres qui décimaient l’armée du royaume, foin du gabelou qui entamait les petites vies minables des sujets de la reine. Les vrais problèmes du pays sont ici entre la chambre de la reine et celle du chancelier. Sur un parchemin posé sur un coussin de velours cramoisi le nouveau gabelou celui qui sera le énième crachat à la gueule du peuple et qui va lui couter sa tête, mais ça elle l’ignore encore attends qu’elle y appose son sceau.

 Les tranchages de tête se font légion. On ne compte plus les seigneurs qui se refusent à verser le gabelou, pendant que d’autres préfèrent lécher la nuque de la reine plutôt qu’y perdre la leur.

Willy Shakespeare en son Hamlet, « Never alone did the King sigh, but with a general groan » : « Un roi soupire-t-il, c’est tout un peuple aussitôt qui gémit. Oui la reine soupire, l’état de ruine de ses finances la rend morose.

Elle voudrait se faire la belle, se tirer d’ici. Mais on ne quitte pas la firme comme ça !!!. Parce qu’il s’agit bien d’une usine à têtes couronnées.

Dans le grand couloir qui mène aux appartements de a reine rien que là 20 tableaux de feu son père, feu son arrière-grand-père . C’est qu’elle commence à peser cette couronne. En bien observant la tétanie des maxillaires de la reine on sent que le nouveau gabelou ne va rien changer.

Elle sait que si elle s’envole vers d’autres cieux elle va se prendre une volée de bois vert de toute la royauté. La reine va devoir casser son CODEVI et son plan d’Épargne il n’y a pas d’autres solutions pour sauver le royaume de sa ruine. Mais ne soyons pas bassement terre à terre avec de sordides histoires d’argent quand cette affaire relève, comme tout ce qui touche aux REINES – bibis de la reine incluse –, de l’impalpable, de l’immatériel. Avec la petite touche de ridicule qui va avec. Une reine en cavale serait d’un ridicule !!!Le gabelou et la reine sont dans un bateau…

v

 

18 janvier 2020

Le gateau d'anniversaire, (maryline18)

m18

Si comme moi vous êtes "formidable", n'attendez pas que tout le monde soit servi pour vous mettre à table. Poussez les convives malotrus qui prennent un peu trop leurs aises et prenez place au banquet de la vie. Humez, dévorez des yeux les mets bien présentés, attisez votre appétit puisqu'il y a encore tant à manger !

Si comme moi vous êtes "formidable", alors je vous invite à ma table. Prenez une chaise et racontez moi des histoires du temps passé, quand la gabelle tombait dans l'escarcelle du gabelou. Ne soyez pas avare de détails surtout et rions en levant nos verres à la vie. J'aime voir vos yeux rieurs et plein d'envies. Trinquons au printemps si proche et au retour des hirondelles.

Si comme moi vous êtes "formidable", je vous réserve pour le dessert, une part de gateau, celui de l'anniversaire de la future première année du temps qu'il nous reste. Dans un an nous rirons de nos peurs passées et des hésitations qui nous encourageaient au grignotage, qui pouvait parfois prendre des allures d'anorexie. Nous mordrons à pleines dents dans la pâte fondante du bonheur de vivre et la crème débordera sur nos lèvres.

Si comme moi vous êtes formidable, n'attendez pas que la paresse des uns révèle votre courage, ni que l'esprit calculateur des autres ne mette au grand jour votre générosité. Vous qui êtes libres de toute aliénation, ne laissez aucun manipulateur vous resservir un plat froid dépourvu de goût. Un repas forcé ne peut que se révéler indigeste, aussi frugal soit-il.

Vous qui êtes formidable, vivez, riez, chantez, parce que voyez vous le temps qu'il nous reste ne peut avoir que des saveurs encore inconnues et j'ai hâte de les découvrir, pas vous ?

S'il vous plait, ne cessez jamais de vous trouver formidable !

 

18 janvier 2020

Participation de JAK

j

j2

Photo  carte postale douaniers vue sur http://champ.delette.free.fr/douanes/valletd_006w.jpg

18 janvier 2020

F comme fraudeurzak (Adrienne)

Fraudeurzak, vous ne trouverez le mot au dictionnaire d'aucune langue. Il est formé du néerlandais "een zak" (un sac) et de "fraudeur": le sac d'un fraudeur.

Dans la jeunesse de mon arrière-grand-père - il est né en 1878 - on passait nuitamment la frontière française pour frauder du tabac. Il paraît que ce petit commerce était fort lucratif mais que mon arrière-grand-père avait trop peur du gendarme pour s'y adonner.

Dans les annales non-écrites de la famille, on se plaît à répéter sa phrase à l'intention de son épouse, après sa première expérience avec le fraudeurzak:

- Céleste, vraag mij dat nooit meer

Ne me demande plus jamais (de faire) ça!

Il se chuchote que Céleste, celle que sur les photos on voit l'air sévère, si droite et si digne dans sa longue robe noire au col montant, s'est chargée toute seule de la besogne.

Mais bien sûr, nous n'en avons aucune preuve. 

Et chacun sait ce que valent les légendes familiales... comme les autres :-)

ad

Edmond, Céleste et leur fille, ma grand-mère Adrienne, juste avant la guerre de 14

18 janvier 2020

GABELOUP (brindilletartine)

 

"je n'ai pas peur du gabeloup"
Je vous l'accorde il y a longtemps que je n'ai pas vu le loup 🐺.. En photo ? Peut être ? Et je reconnais que cela ne m'a pas ébranlé.. Dans mes souvenirs d'enfant il était plus grand plus majestueux.. Parfois pompeux.. Très affectueux.. En grandissant ma perception du gars be loup 🐺 a évolué je l'ai moins désiré et plus consommé.. Je me suis ravisée.. Voir apaisée sur le fait qu'il se devait de n'être que parfait.. Je l'ai visualisé dans sa réalité en toute sincérité.. Beaucoup moins apprêté.. Proche d'une vérité moins fantasmée avec laquelle je pouvais jouer.. J'avoue je me suis bien amusée.. Il avait les clés  toutes les clés.. Me faisant voyager..Même sans passeports. Assermentés..  J'ai arpenté grâce à lui quelques paradis interdits... . Il me dédouanait des idées préconçues surannées et brodées de fils incongrus.. Qui parfois bien malgré nous.. Nous habitent.. J'en ai bien profité et n'oublierai jamais la magie des instants sublimés.. Sans critique ni jugement.. 
Puis chemin faisant nous nous sommes éloignés.. 
Aujourd'hui je gobe moins le 🐺 
J'ai arrêté de sursaler ma vie 
Je protège mes artères 
Plus besoin de douaniers 
Il n'y a plus de frontières 
À traverser. Pourtant 
Je ne m'interdis pas d'en rêver
Les soirs de pleine lune
Je m'en vais promener 
Et même hulluler 
Où es-tu ??? 
Gabelououououhhhhhh. 


18 janvier 2020

Plus ça va, moins ça change (Walrus)


Bien sûr,  j'aurais pu prendre le terme au sens élargi d'aujourd'hui et m'égarer sur le sentier des douaniers de la Côte de Granit Rose cher à mon neveu Joe, ça m'aurait permis de recycler quelques vieilles photos (mais j'aurais dû les retrouver dans mes archives, l'endroit le plus nébuleux de notre nébuleuse, c'est vous dire).

Je m'en tiendrai donc au sens premier, celui de ces agents de l'état (c'est moi) chargés de la perception de la taxe sur le sel : la gabelle.

Et dans quel but ?

Celui explicité par le titre : constater cette constance dans le chef de ceux qui nous gouvernent de taxer les choses de première nécessité, ce qui permet de ratisser large et profond.

Bien sûr, vous soulignerez que la gabelle n'existe plus, mais ne vous inquiétez pas, on a trouvé bien mieux : la TVA ! Un machin génial qui, sur les produits soumis à un droit d'accises, vous procure l'inégalable plaisir de payer une taxe sur la taxe ! Génial, non ?

 

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