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Le défi du samedi

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28 novembre 2020

Sarah est Balance (Kate)

 

Comme tu balances ton... Grégory ! "Un de perdu", dit l'adage, mais c'est un adage...

Et Hector ? Non, Nestor, alors, dis-moi, vous avez parlé musique ou cinéma ?

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Je te remercie pour ton cadeau : "Tristesse de la Balance et autres signes" de Jacques-André Bertrand, ce Papou, son premier livre. Balance, signe d'équilibre, soi-disant... mais on a dit et écrit tant de choses pour expliquer les caractères et le monde, le zodiaque serait-il une science ? Ça se saurait, en tout cas c'est drôle et bien écrit et si la Balance est mise à l'honneur, les autres signes ne sont pas oubliés !

Pour l'heure, "balancer" ou pas, telle est souvent la question. Deux exemples, nés en 1948, respectivement Nathalie Baye née le 6 juillet et Gérard Miller né le 3 juillet, non pas sous le signe des Gémeaux mais du Cancer.

En 1982, dans deux films phares, Nathalie Baye incarne deux personnages bien différents confrontés au dilemme : balancer ou pas ? Elle incarne aussi bien Nicole, prostituée, dans "La Balance" proche du milieu, des truands, des indics, de "balances", que Bertrande, paysanne sans fard dans "Le Retour de Martin Guerre" face au retour de son pseudo mari : balancer ou pas...

Mais encore ?

En 2009, Gérard Miller balance avec humour dans son livre "Ce que je sais de vous... disent-ils" en énumérant les lieux communs qu'on a bien sûr envie d'entendre, par exemple : "La Balance n'est jamais vulgaire", etc.

Sur un plateau Nathalie et surtout les personnages qu'elle interprète, sur l'autre Gérard, sur le troisième toi et sur le quatrième moi. Quoi ? Une balance n'aurait que deux plateaux ?

La Balance que je suis (serais ?) te salue et te rappelle que j'ai bien balancé, d'ailleurs, il n'y a pas si longtemps...

Puisqu'il faut terminer en chansons, bonus : Moustaki par Barbara, et le réjouissant film "La fiancée du pirate" avec la belle Bernadette Lafont.

Et alors, avec Victor, pardon, Nestor, vous avez parlé cinéma ou musique ?

Bises de ta cousine,

Sarah

 

 

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28 novembre 2020

Y'a pas d'quoi (Vegas sur sarthe)


« Quoi ? »
« Mais j'ai rien dit »
« Hum... mais tu n'en penses pas moins »
« Comment tu sais que je pense ? »
« Quand tu penses tu remues les lèvres »
« Moi, je remue les lèvres ? »
« Parfaitement, tu as remué les lèvres »
« Comment peux-tu dire ça alors que toi tu grommelles du matin au soir sans penser à rien»
« Moi je grommelle ? C'est bien la première fois qu'on me traite de grommeleuse »
« Parfaitement, tu grommelles »
« C'est parce que je ne sais pas faire deux choses à la fois »
« Pourtant quand on remue les lèvres c'est pour exprimer ce qu'on pense »
« Oui et bien moi je pense d'abord et je parle ensuite »
« Madame ne fait jamais rien comme les autres, forcément »
« Et Môssieur ne supporte pas que je me démarque, que je me distingue, que je m'élève au dessus de la masse... »

(Soupir)

« Quoi ? »
«Je n'ai toujours rien dit »
« Tu parles ! Ton attitude parle pour toi »
« Quelle attitude ? »
« Cette façon que tu as de me regarder et de remuer les lèvres sans parler »
« Moi, je remue les lèvres ? »
« Parfaitement, tu as remué les lèvres »
« Je vais te tourner le dos et le problème sera réglé! »
« C'est ça... profite en pour prendre toute la couette et pour parler dans mon dos »
« Si je te tourne le dos, je ne pourrai pas parler dans ton dos »
« Môssieur joue sur les mots »
« Pour jouer sur les mots il faudrait encore que je parle »
« Je n'en démordrai pas, tu as remué les lèvres »

(Soupir)

« Quoi ? »
« Ah là c'est toi qui vient de dire Quoi »
« Ça doit être l'écho de ton dernier Quoi. Et puis je ne vois pas pourquoi je ne dirais pas Quoi moi aussi »
« Et pourquoi tu dirais Quoi ? »
« Euh... c'est un défi que je me suis lancé comme ça »
« Autrefois le samedi matin sous la couette Môssieur faisait autre chose que se lancer des défis »
« Oui Madame, je me lance des défis pour me démarquer, pour m'élever au dessus de la masse... »
« Très original. Félicitations »
« Y'a pas d'quoi »
« Comment ça Y'a pas d'quoi ?»

Moi, coi  (Soupir)

28 novembre 2020

Balance Celle - tiniak

 

Ce mouvement
de balancier
naguère te faisait la fête

Dorénavant
dépense y est
négoces vains et maux de tête

C'est pas du jeu
qu'être à rebours
de chaque élan sentimental

Mouronne, feu
de mes débours
en suis pas fiévreux, j'en ai mal !

Voile carguée
(nul vent arrière)
et l'incurie des calmes plats

À balancer
(l'Une ou la mère ?)
s'égaillent tous les agrégats

En ai des aphtes
à tant maudire
la cataracte à l'œil aimant

Mais, si je cafte
- eh, quoi ? au pire...
Lui saura qu'Elle eut un amant

Pas si passive
dans la bluette
mais contractuelle pour Toujours

Passe, poussive
escarpolette
à deux pas de moi, dans la cour

 

1686330622[1]

28 novembre 2020

Quoi?!!!! hein?!!!! (Laura)

 
Je n'ai eu que des beaux-enfants dont un a vécu 5 ans(de 15 à 20 ans environ) avec nous mais  nos CDI(cette année de 2 collèges: un que je partage avec un collègue, l'autre n'est ouvert qu'à mi-temps avec moi)brasse une centaine d'enfants(adolescents) par jour. Je crie beaucoup mais je ne suis pas beaucoup entendu à cause du bruit ambiant et/ou des casques. Au bout de quelques injonctions, on me répond : Quoi????!!! ou hein???!!!! J'ai beau demander le comment pour remplacer, là aussi, je suis peu entendu sauf ceux de plus en plus  rares  qui m'entendent parce qu'ils m'écoutent et me respectent.

 

21 novembre 2020

Défi #639

 

Quoi ?

C'est bien ce que je vous demande...

6391

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21 novembre 2020

Ont été submergés

21 novembre 2020

Corne d'abondance (Walrus)

 
Dans mon pays pas encore confédéré mais déjà con et fédéral, la pléthore est partout :

  • les étrangers (179 nationalités différentes à Bruxelles en 2017)
  • les sans emploi
  • les sans abri
  • les sans avis
  • les convaincus
  • les cons tout court (jeunes et vieux confondus)
  •  les gendarmes  (oups, y en n'a plus)
  • les voleurs (ça y en reste)
  • ...

Mais, grâce à notre régime (politique), là où la pléthore est la plus évidente, c'est chez les ministres !

6384

 

21 novembre 2020

S'il te plaît Thor ! (Lecrilibriste)

128105504[1]


S'il te plaît Thor
le plus puissant des guerroyeurs
vogue sur notre monde en berne
Et lance ton marteau Mjöllnir
qui commande à la foudre et l'éclair
pour brûler avec le feu du ciel
le chaos qui broie notre monde

Que Sif, ta femme aux cheveux d'or
ranime le feu de l'athanor
pour enflammer les météores
qui tomberont comme pléthore
sur les butors et les retors
qui se veulent conquistadors
pour dominer leur nouveau  monde

S'il te plaît Thor
toi le tenor, toi le major
Sois le brillant toréador
qui détruira ce carnivore
 qui dévore à travers et à tort
et insuffle un nouvel essor
pour que naisse un monde meilleur

21 novembre 2020

Sapins écolos (Yvanne)

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- Il y aura pléthore de sapins pour Noêl. Des vrais. Ceux des sapinières. C'est le ministre de l'agriculture qui l'a dit. Mais moi je n'irai pas à Bordeaux. Tant pis. Tant mieux. Qu'est-ce qu'il croit Monsieur le Maire de Bordeaux ? Que je suis dépité parce que je ne vais pas, comme mes aînés des Noëls précédents, trôner sur la place Pey-Berland de sa belle ville ? Que nenni, cher Monsieur. Vous m'évitez un voyage inconfortable de 300 kilomètres sur une remorque de camion. Et vous n'imaginez pas comme cela me fait chaud au cœur de passer les fêtes  de fin d'année dans ma Corrèze natale. Oui, cher Monsieur, puisque vous m'avez écarté d'un « je ne veux pas d'un arbre mort » sous prétexte de la jouer écolo – ça m'amuse -  je vous répondrais que des fins comme la mienne, tous les arbres de la Terre en souhaiteraient une semblable. Tout d'abord, pourquoi dîtes-vous que je suis un cadavre ? En avez-vous vu souvent des macchabées aussi fringants que moi ? Vous allez me regretter vous et vos administrés foi de sapin.

- Eh oh arrête  le Grand !  Ben oui, tu es vexé toi qui te prends pour le roi de la forêt ! Bien sûr que tu aurais aimé voir du pays et montrer ta belle prestance aux Bordelais. Mais l'édile n'a pas voulu de toi. Tu te souviens de la vieille histoire des vins bordelais vendus dans le Nord de la France et en Belgique par des Corréziens ? Qui avaient osé, il y a plus d'un siècle,  l'appellation « Meymac-près-Bordeaux » sur les étiquettes ? Et ça a marché : nos compatriotes étaient très malins et forts en affaires. Tu vois, à mon avis,  ils n'ont pas encore digéré, les Bordelais. Ils n'ont pas digéré et il fallait que ça se paie un jour. Que veux-tu : tu en fais les frais. Dommage pour toi !

- Tais-toi nabot ! Toi et tes copains de la même espèce,  vous allez finir arrachés, ensachés, entassés, mêlés...pour arriver tout fripés, tout fatigués, tout laids sur les marchés. Ensuite, après votre petite période de gloire, vous serez desséchés, jetés, brûlés, compostés...Vous n'avez pas un sort enviable, ça non mes pauvres gringalets.
- Tu me fais rire !  Ton destin serait-il meilleur que le nôtre, vaniteux ? Toi aussi tu vas mourir.
- Ah mais non ! Je te parie 10 pommes de pin que je vivrai des années encore. Sais-tu que le magistrat qui m'accueille dans sa commune de Malemort fera de mon bois des bancs pour agrémenter les lieux de promenade ? Je m'en réjouis d' avance.
- Taratata ! Cause toujours. Tu te voyais déjà étalant tes branches alourdies de guirlandes enluminées et d'étoiles à ton sommet devant la Mairie de Bordeaux. Je dois en convenir : tu as fière allure avec tes 20 mètres de hauteur et tu aurais fait sensation. Ils ne savent pas ce qu'ils perdent. Ah, bah ! Noël sans nous, ce n'est pas vraiment Noël.
- Mais oui. Ce n'est pas un spectacle éphémère qui va remplacer les traditions. Nous sommes magiques. Moi plus que vous évidemment.
- Tu recommences ? Qui va embaumer les salons ?  Qui va enchanter les marmots tout fiers de nous parer pour la grande fête ? Qui va abriter les petits souliers ? Qui va observer d'un regard attendri les  enfants heureux de déballer leurs cadeaux posés à notre pied ? Certainement pas toi.
- Tu as raison. On ne va se disputer. Mais je t'assure que j'en ai gros sur la patate quand on dit de nous que nous faisons entorse à l'écologie. Qu'ils continuent donc, ces imbéciles à importer leurs sapins en plastique de Chine. C'est certainement mieux – croient-ils - pour l'environnement et la santé des enfants. Après tout, cela nous permettra de vivre longtemps dans nos forêts alors que nous sommes bien obligés actuellement de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

- Le Maire écologiste de Bordeaux a refusé le sapin corrézien prévu cette année pour les fêtes de Noël en le taxant d'arbre mort. Non mais oh !
- L'histoire des vins bordelais portant le label « Meymac-près-Bordeaux » vendus par des Corréziens à partir de 1860 est vraie. Meymac est une petite cité du nord de la Corrèze.  Sont-ils coquins ces Corréziens !

21 novembre 2020

Au premier confinement par bongopinot

b


En cette période compliquée
On voit une pléthore de marchandises
Dans les caddies des hypermarchés
De la déraison à la bêtise

Ils stockent le sucre riz pâtes
Et bien sûr le fameux papier-toilettes
Leur appartement devient échoppe
Mais ils sont mieux dans leur tête

Alors pourquoi les en blâmer
Mais quand je suis allée au magasin
Les rayons étaient bien vidés
J’y retournerai un autre demain

Et pour ne pas me prendre la tête
Je suis allée en bas de chez moi
Dans une petite supérette
Une alternative de choix

21 novembre 2020

Participation de TOKYO

 

Nous aurions dû rester des singes.

Je me rends compte du poids de cette affirmation, et croyez-moi mes amis, je suis émue et prisonnière de toutes ces images du désordre du monde occasionné par l’activité humaine.

v

Oui mes amis nous aurions dû rester des singes

 A hauteur d’homme le choc est frontal.

Et ce n’est que le début.

J’ai été comme vous émerveillée par la beauté de nos civilisations.

Les Aztèques, les Egyptiens, la Grèce ,les mayas, la Rome antique, la Mésopotamie

Pléthore de civilisations, de propositions civilisatrices, mais toutes ont disparu mes amis.

Le cap des 10 milliards d’individus sera atteinte en 2050. Tous les 12 ans 1 milliards d’hommes et de femmes supplémentaires peuple cette planète.

 L’humanité se répand, dégouline consomme sans limite.

 N’aurions-nous pas dû rester des singes. ?

L’influence anthropologique est clairement établie et puisque que nous ne sommes pas des singes pourquoi ne point prendre ce problème à bras le corps au lieu de le laisser aux pandémie aux guerres nucléaires ou aux génocides.

 

La maitrise de notre démographie mondiale est le devoir non pas d’un singe mais d’un homme.

 Nous avons pléthore de savoirs, nous sommes une vaste bibliothèque humaine et sur la question de la démographie rien sujet tabou.

La sécurité alimentaire en 2050 ne sera plus assurée. Oui je vous le dis mes amis

Nous aurions dû rester des singes.

Peut on encore longtemps se moquer de notre ami l’ours polaire, ce plus vieux carnivore de la planète?

Fin de l’histoire mes amis nous aurions dû rester des singes, si l’ours disparait. Et il disparaitra et nous avec.

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21 novembre 2020

Participation de Vanina

#638-Plethore_Vanina

21 novembre 2020

L’embauche 141120 (Pascal)


Début mars 89 (1989), dans un bureau sévère, j’étais au garde-à-vous, devant un recruteur à l’embauche, chez notre grand électricien national. Je savais que dans le couloir, il y en avait des dizaines qui attendaient leur chance, derrière moi et, sans réelle tension, j’essayais de me vendre au mieux de mes qualités. À l’intensité de ses questions directes, je répondais par des réponses sans résistance, inductives, se voulant attractives, remplies de mes capacités, de mon savoir, de mes diplômes, et de mon entrain à vouloir intégrer la Maison.
Aussi, je lui lâchai ma botte secrète, ce qui faisait ma fierté : ce difficile diplôme que j’avais acquis à la sueur des cours du soir, en semaine, et sur le pré de samedis entiers à jouter sur la table de la salle à manger, jusqu’à sacrifier ma vie de famille ; paradoxe, pour tenter de la faire mieux vivre. Dans la vie, on est souvent mal récompensé de ses efforts, j’ai remarqué. Au mauvais moment, mal reconnus, la vaillance et le courage n’ont pas de récompense véritable à hauteur de leur dévouement…

« Vous avez le BP d’électromécanicien ?... Option appareillage, mesure et régulation ?... « Mais des brevets professionnels d’électromécaniciens, on en a une « prétore », jeune homme !... À l’heure d’aujourd’hui, même nos releveurs de compteurs en sont pourvus !... », me dit-il, avec une réelle véhémence, un aplomb d’orateur, debout, à la tribune de son incontrôlable fatuité...
D’abord, son « jeune homme » m’avait un peu hérissé le poil ; je n’étais plus un gamin pubère, sortant du CAP, et se bouffant les ongles ; tenant la barre du frêle voilier du couple, j’avais femme et enfant, un loyer, des fins de mois difficiles qui duraient deux semaines, etc. Du bon côté du bureau, il en profitait ; de sa bouche en feu, sortaient ses phrases toutes faites, tels des boulets de canon lancés de son vaisseau, baptisé sur sa porte : « Bureau d’embauche ».

Ensuite, ce… « prétore… » Avais-je bien entendu ?... Sa langue de tribun avait-elle fourché ?... Était-ce un piège que je devais éviter ?... « Prétore… Prétore… », je suis sûr que tous les dictionnaires auraient bouté ce mot d’entre leurs couvertures comme Jeanne d’Arc, les anglais, en son temps. Aussi, un peu diplomate sur les chances de mon avenir, je ne devais pas reprendre mon interlocuteur sur le mot qu’il avait employé ; c’eut été un motif de licenciement, un court-circuit, avant même d’entrer dans cette boîte.
« Une prétore… » Je ne connaissais pas ce mot ; peut-être qu’en entrant dans cette boîte, je ferais partie d’une garde prétorienne, au plus près des intérêts des missions qui me seraient confiées. Peut-être que je bosserais avec le grand boss, en personne ; je savais que je lui devrais le respect, mais quand même… Mais je ne voulais qu’être monteur, moi !... Grimper sur les poteaux, être à la hauteur, raccorder les clients, les dépanner au mieux des intérêts de tous, marquer des heures supplémentaires, et rentrer chez moi, avec ma paie, comme le sésame d’un mois de travail honnête !...

Si je ne disais rien, c’était comme entériner ce mot, que je l’acceptais comme viable au sein de la grande entreprise et, à contrecoeur, dans celui de mon entendement. C’était faire allégeance à son illettrisme et, par-delà, qu’il comprenne la mienne, et qu’il me fasse entrer, dare-dare, dans la poubelle pleine… des recalés.

C’était ambigu ; j’avançais en terrain mouvant où un seul faux pas m’aurait entraîné dans la tourmente des « Au suivant !... » Comment lui faire comprendre que le mot « prétore » n’existait pas, sans le vexer, dans son côté m’as-tu-vu ? Pourtant, j’avais du mal avec ma conscience ; éclairer des vessies en faisant croire qu’elles étaient des lanternes, ce n’était pas dans mon tempérament. Je savais qu’arrivés à un certain poste, dans la hiérarchie, certains (certaines) s’autorisaient à inventer, au fil de leurs diatribes discoureuses, des mots extraordinaires, des mots révolutionnaires, puisqu’on ne pourrait pas les reprendre dans notre modeste position de petit soldat. Ha, des vertes et des trop mûres, si vous saviez comme j’en ai entendu, dans ma carrière !... J’en connais qui auraient fait fortune de points, en jouant au Scrabble !...

Pourtant, ce type, avec son air de premier de la classe, il était bien plus érudit que moi ! Il avait fait de si hautes études, qu’en levant simplement la main, il devait toucher la lune ! Si cela se trouve, les cratères, c’était de sa faute ! Il me regardait comme si j’étais une fourmi ! Peut-être souffrait-il de dyslexie ? Vous savez, une de ces maladies arrangeantes qui font passer la pilule ? Peut-être qu’il prenait les l pour des r, ou bien avait-il un accent du sud-ouest complaisant ? C’était peut-être un ajustement de vocabulaire pour se rendre plus compréhensible auprès de l’interlocuteur que j’étais ; avais-je l’air si benêt ?...

Au contraire, pris d’une grande vague de scepticisme, j’essayais de lui trouver des circonstances atténuantes. Je me demandais si c’était lui qui passait un entretien  d’embauche ou si c’était moi ; pire, j’en arrivais à la conclusion que cette boîte, malgré toute son aura, était mal tenue. Devais-je le prendre pour un c…, rétorquer que je n’avais pas l’étoffe d’un héros, pour entrer dans sa garde prétorienne, que je n’étais pas assez entraîné pour cela ? Je ne savais même pas que les vêtements « Image de Marque », c’était une armure épaisse contre des potentiels assaillants…  
En cours du soir, à ce fameux BP, j’avais appris les nombres complexes, je ne savais pas encore toute la complexité de cette boîte. Aussi, dans la queue du trottoir des embauches, j’étais là pour me vendre. Son « prétore », gros comme une maison, je lui laissais trouver sa place, un jour, dans des mots croisés bienveillants…

Le nez penché sur mon dossier, il continuait de loucher sur mes états de service ; cet Audiberti, on aurait dit un voyeur, l’œil dans la serrure du dortoir d’un pensionnat de jeunes filles. S’il continuait avec son cheveu sur la langue, j’étais maintenant pilote de haute voltige au lieu d’être soudeur, Saint-cyrien à la place d’être un ancien mataf, titulaire d’un diplôme des sciences appliquées, etc.
Il ne disait rien ; il attendait, sans doute, que je relève ce « prétore » à la barre de son prétoire. Il savait que je savais ; chat ou souris, c’était un jeu de dupe au dénouement irrévocable. Je fermai ma bouche ; après dissertation, après concertation, il m’embaucha ; on sera « prétore » plus un, me dis-je, tandis qu’il me tendait la main…  

21 novembre 2020

De Caïn à ... (Vegas sur sarthe)


Caïn avait un nombril vieux de cinq ans quand son petit frère Abel fut venu.
Alors Adam se plia de mauvaise grâce au cérémonial du nœud d'ombilic en jurant sur la Bible que ça serait bien la dernière fois.
Mais Eve ne l'entendait pas ainsi et, s'armant de patience elle remit le couvert cent trente ans plus tard pour accoucher de Seth, un sacré numéro conçu pour compenser la disparition d'Abel, sauvagement taquiné par son aîné !
« Pourquoi Sept ? Pourquoi lui avoir donné un numéro au lieu d'un prénom ? » se demandait Adam qui n'avait pas eu droit au chapitre.
On dit que les voix du Seigneur sont impénétrables mais cette manière de compter nous permet de savoir que nous sommes près de sept milliards à nous regarder le nombril.
Bien avant que nous soyons sept milliards, le Tout Puissant avait eu la bonne idée de créer la pléthore pour abréger les comptes.

N'y avait-il que des petits couillus et pas une seule pisseuse dans cette pléthore ? Que nenni puisque Seth eut des filles après avoir épousé Azura, la première fille d'Eve donc sa sœur.
Ainsi naquit l'inceste pour faciliter la « chose » et  assurer la tranquillité d'Eve.
« Eve lève-toi tes enfants ont grandi » braillerait bien plus tard sa descendante Julie Pietri.

Depuis son septième fils Mathusalem, Eve en avait marre d'enfanter dans la douleur – le Créateur étant toujours réfractaire à la péridurale – sans compter que son onzième fils Noé lui avait donné bien du souci.
Il faut dire que Noé était né humide et qu'il trempa ses couches très longtemps jusqu'à provoquer le déluge; il dut son salut et celui de sa famille à cette grande boîte en bois goudronné qu'on lui avait offert pour Noël alors qu'il atteignait l'âge de six cent ans …
Le Tout Puissant avait créé Noël pour juguler un trop plein de rennes qui chiaient partout et de sapins qui lui bouchaient la vue... mais ceci est une autre histoire

21 novembre 2020

Tu es toujours dans l'excès (Laura)

 

"Tu es toujours dans l'excès[1] "m'a t-on asséné. Eh oui, j'ai une pléthore[2]

De choses et gens que j'aime, y compris celui qui me critique

C'est pourquoi dans mon blog, il y a une pléthore de notes.

J'y parlerais de la pléthore de vélos que j'ai vus à Amsterdam

Et dans d'autres villes des Pays-Bas avec une pléthore de parcs

A vélos, de cyclistes donc; j'en serais une aussi là-bas,

Ce pays presque plat comme l'étaient tous les paysages

De ma vie quotidienne jusqu'à ce que j'habite sur une colline

21 novembre 2020

Sous la Coupole (joye)

flourish

Une

abondance

de décadence,

Une affluence

de confiance,

Un comble...abominomble.

flourish

Un

déluge

de vermifuge.

Un excès

de désuccès.

Un foisonnement...prochainement.

flourish

Un

maximum

de médium.

Une

multitude

de latitude.

Une nuée huée de buée.

flourish

Un

océan

de goélands.

Une pléthore

d’omnivores.

Une profusion de...confusion.

flourish

Une

proliferation

d’expiation.

Une quantité

d’ubiquité.

Une richesse de vieillesse qui blesse.

flourish

Brèfle,

un surcroît

de pisse-froid

qui aboient

comme des bourgeois

sous leur beffroi

de...rabat-joies.

flourish

 

21 novembre 2020

Pléthore ( petitmoulin )

 
Sept milliards et huit cents millions
D'humains
Piétinant la Terre
Sept milliards et huit cents millions
De cœurs
Battant par nécessité
D'une rive à l'autre

Et un espace
De solitude consentie
Où écouter la mer
Sans prendre rendez-vous
 

21 novembre 2020

Grégory a plus d'une amante (Kate)

 

 

Chère Sarah,

Les souvenirs nous réchauffent et les traces que nous en gardons nous les remettent en tête, merci pour le voyage en Grèce que je n'oublierai jamais : l'excursion mouvementée à l'île de Thasos, les sommets enneigés conduisant à Vólos en ces premiers jours d'avril, le café frappé...

Tu n'avais pas pu venir à la fête de Fabrezan que l'on avait organisée en l'honneur de l'enfant du pays, Charles Cros, dommage, mais Grégory m'y avait accompagnée, surprise !

Sur le podium en plein air, j'avais lu "Le hareng saur", (poésie apprise en primaire), petite contribution parmi tant d'autres en cette belle journée d'été. Au final, la fleuriste accompagnée par son fils, chanta l'air du film de Louis Malle, concert d'applaudissements.

Au retour, Grégory m'a complimentée sur mon texte, dit "sobrement et distinctement" et aussi qu'il avait beaucoup aimé l'exposition sur les débuts de la photographie des couleurs, moi aussi.

Comme tu le sais il est toujours en Allemagne et hier, en cherchant une clé USB avec des photos, justement, j'en ai trouvé une qui m'était inconnue. Tu te doutes bien que je l'ai insérée dans l'ordi : belle surprise musicale et poétique à la clé ! Grégory, musicien et aussi poète à ses heures (talent caché), s'accompagnait à la guitare et chantait à la manière de "Sidonie a plus d'un amant". Lis un peu :

Grégory a plus d'une amante

Grégory a plus d'une amante

C'est une chose peu connue

Qu'il pleuve qu'il neige ou qu'il vente

Il lui en tombe toujours des nues

 

Il en a une qui est allemande

Archéologue et ethnologue

Et c'est pour elle qu'il se demande

S'il va cesser son catalogue

 

Il a Marianne du Centre Ville

Historique et bien accrochée

Qu'il a aimée après Sybil

C'était léger et passager

 

Grégory a plus d'une amante

Quand elles le voient elles s'impatientent

Mais ne croyez pas qu'il s'en vante

Grégory aura plus d'une amante

 

NinaCallias

"La dame aux éventails, portrait de Nina de Callias", tableau d'Édouard Manet, 1873

 

Joli, n'est-ce pas ? L'avant-dernier vers me plaît particulièrement : en pleurer ou bien en rire, j'hésite encore...

J'ai fait une copie (en souvenir) et s'il me réclame sa clé, je la lui rendrai sans commentaire, je crois que ça n'en mérite pas.

Sur ce, je vais aller dîner avec Nestor, mon nouveau collègue. Il m'avait invitée et j'avais réservé ma réponse...Mais des "Nestor" et des invitations à dîner, il n'y a pas pléthore !

Bises de ta cousine,

Marianne

 

21 novembre 2020

Pas de temps à perdre ! (Joe Krapov)

S'il n'y a pas pléthore de délires sur le Défi du samedi, on ne pourra pas dire que c'est de ma faute !

Bonne lecture à vous !

Pas de temps à perdre ! / Marcel Proust

 

14 novembre 2020

Défi #638

 
Ne me dites pas que vous ne trouvez rien !
 

Pléthore

6381

 

 

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Le défi du samedi
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