Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
15 août 2020

La Sainte-Barbe (Laura)

 

Début décembre, Saint-Etienne, la ville que j'ai choisie il y a dix ans, commémore, Sainte-Barbe, la patronne des mineurs qui ont été le centre de la vie économique de cette ville jusque dans les années 1980 où le dernier puits a été fermé puis a été transformé en musée que j'ai visité plusieurs fois avec la famille venue nous voir , à deux ou celle il y a quelques mois pour la nouvelle exposition.
Il y a quelques années nous sommes allés assister à la fête qui commence place Jean Jaurès, le centre de la vie sociale de St Etienne. La statue, entourée par des mineurs et portée par eux s'arrête devant la cathédrale St Charles. Il fait nuit et froid , ce froid(temps) sec que j'ai tant aimé(la première fois où j'y ai vécu), une des raisons de mon choix de la ville. Il y avait beaucoup de monde pour le spectacle musical(type fanfare) et les discours de ce genre de cérémonie. Les élèves de l'Ecole des mines nous faisaient froid avec leur uniforme peu épais sans grand chose en dessous et au dessous alors qu'avec nos vêtements chauds surtout sans bouger.
Ensuite, une bonne partie du public a suivi la procession à travers la ville vers le musée de la Mine, dernier puits(il y en avait partout dans la ville ) à avoir été en service à St Etienne. Malgré le froid piquant, j'appréciais ce monde de communion avec mon mari et les autres , moi qui suis solitaire et sociable.

Tout a bien été jusqu'au moment où j'ai eu une brusque et lancinante envie de faire pipi. Pour la fête des lumières à Lyon(lorsque c'était à taille humaine et sur un soir), le froid avait avivé cette envie et bien sûr c'est là qu'on ne trouve pas d'endroit pour... A Lyon, il y avait tant de monde que ce fut difficile de trouver un endroit où se poser. L'envie satisfaite, je profitais de la fin de la procession et de l'arrivée, fervente à l'ancienne mine. Ce fut un moment mémorable mais je fus contente de me rentrer au chaud et je ne réitérerais tout de même pas l'expérience, une de celle qui doit rester unique.

 

Publicité
15 août 2020

Le vieux sage (Lecrilibriste)


Le géant à la barbe fleurie a résisté au temps
chauffé par le soleil, rafraîchi par les embruns
son regard se perd  au loin, sonde les apparences
impassible et indifférent
Depuis huit siècles, il jauge la vie qui va
les croyants et les mécréants
sans sourciller,
sans s'offusquer,
sans juger
Au sommet de la chapelle romane
détruite, puis reconstruite
à nouveau détruite,
à nouveau reconstruite
Il  écoute depuis tout ce temps le chant des sirènes
qui le tressent et caressent sa barbe fleurie.
Figé sur sa colonne de pierre, tel Ulysse à son mât
il résiste, et son regard ne faiblit pas
attaché et lié à jamais pour ne pas succomber
Parfois il voudrait avoir péri avec les ruines
pour capituler et vivre la liberté
Il rêve de routard, d'auberge de jeunesse
quand il les voit passer sac à dos insouciants,
 partir à l'aventure et faire la fête
mais il n'en a pas le droit
Son créateur a figé à jamais son existence
il est né ainsi et reste le vieux sage

15 août 2020

Barbe à poux (Lilou)


Un léger sourire, lui étirait les lèvres…. Il revenait pour la première fois devant cette bâtisse où il avait fait les quatre cents coups avec les autres de la colo…plus loin, la chapelle avec la sculpture d’un dieu barbu inconnu lui faisait comme un clin d’œil !
Puis il était revenu comme mono ; il avait fait le pitre avec son béret noir mimant le sketch de Raymond Devos… d’ailleurs à mi-voix pour lui-même il se surprit à dire
C’est vrai au fait cela n’a pas de sens un béret…
Par la suite il était revenu comme directeur de la colo. Là ce matin, les pieds dans la vieille pelouse encore humide de rosée, une chanson lui revint en mémoire… Dans sa tête, un air résonna. Il perçut les voix cristallines et malicieuses des gamins  

Il y avait dans mon village,
Un homme qu’y avait des poux
Barbe à poux
Il portait une barbe qui était pleine de poux
Barbe à poux barbe à poux barbe à poux
Barbe à poux barbe à poux barbe à poux

8 août 2020

Défi #624

 

6241

Et ne me dites pas
"Oh, la barbe hein !"

8 août 2020

Ont rêvé au bord de la mer

Publicité
8 août 2020

Je n’avais jamais vu la MER (TOKYO)

 

. il faut aller à la vérité de toute son âme » : sans doute est-ce ainsi, et ainsi seulement, que l’on va à la mer, non comme un amateur, mais comme un être doué d’âme. D’un corps aussi, rassurez-vous (au demeurant, je ne sais pas très bien la différence entre les deux). Bref, je veux parler de cela qui est le plus intime en nous, et qui fait indissolublement corps et âme en nous, pour un certain amour. On va à la mer avec son corps, et le premier bain que l’on y prend, lorsque l’on y réfléchit, a bel et bien la profondeur d’un baptême, tant l’élément salé est aussi solennel. Et puis, ne se baignerait-on jamais (on dit que les marins ne se baignent pas), il y a le bain, l’incomparable bain que prend le regard : la mer tout entière comme un collyre, la mer belle, tout entière, pour se rincer l’œil. On va à la mer avec son âme, et la mer, à la longue, tourne à l’âme, je veux dire qu’elle tend à devenir elle-même une âme au plus intime de l’homme, qu’elle ne cesse d’étendre en lui son arrondissement et qu’elle lui fait une espèce d’avarie dont il demeure irréparable.

Il y avait longtemps, déjà, que j’allais à la mer. J’ai appris, assez récemment somme toute, que, du côté paternel, j’avais un ancêtre capitaine de brigantine qui trafiquait je ne sais trop quoi entre Malte et Marseille. Mais du côté maternel surtout, le virus de la mer était assez répandu : un oncle capitaine au long cours dont mes grands-parents recevaient et conservaient précieusement, je m’en souviens, des photos qui ressuscitent les morts .

v

 Un corsaire borgne sans doute que j’imaginais volontiers écumant les mers comme un vieux loup.

 Avaient-ils gagné dans leur salut la rédemption. La mer convoquait mes ancêtres à un examen de conscience, impossible de regarder son écume sans penser à ses colères.

Un jour la mer a rejeté à mes pieds une bouteille, à l’intérieur un mystérieux message de mes ancêtres corsaires.

Nous voulions être musiciens, nous ne sommes que des brigands de mer , nous te confions nos pauvres âmes .L e monde est tout droit sorti de l’imaginaire des hommes mon enfant  rêve le à ton tour .

v2

 

8 août 2020

Sole Bay (Walrus)


Lors de notre dernier séjour à Aldeburgh, nous occupions un appartement appelé "The Nest" au premier étage d'un petit commerce jouxtant la boulangerie du coin de la rue.

adnamsSur le coin opposé, Adnams, le célèbre brasseur de Southwold venait d'ouvrir un magasin.

Admirez au passage le ciel typiquement anglais le jour de la prise de vue réalisée par Sreet View.

Adnams dans son nouveau magasin faisait la promotion d'une "Solebay Celebratory Beer" dont les bouteilles étaient garnies de l'image d'un vaisseau de guerre du XVIIème siècle participant à un combat naval.

broadside

Intrigué par la chose je me suis donc renseigné sur l'événement (grâce au défi du samedi, j'emporte toujours un PC portable).

Solebay (aujourd'hui Sole Bay) est la baie au large de Southwold et de l'embouchure de la Blythe. Sur la berge de ce petit fleuve vous pouvez même voir les installations d'une pêcherie : The Sole Bay Fish Company.

sole-bay-fish-company-nick-eagles

C'est dans cette baie qu'a eu lieu un engagement sanglant entre la flotte anglo-française et celle des Hollandais au cours de la guerre de Hollande, celle-là même où d'Artagnan trouva la mort devant les murs de Maestricht.

Les Anglais et les Français alliés, ça me fait toujours bizarre (surtout quand on a fréquenté comme moi les pubs anglais). Dans le cas qui nous occupe, ils voulaient fermer la mer du Nord aux pauvres Keis. Ça a raté !

Quel rapport avec la photo-sujet ?

6231

Ben c'est moi, contemplant Sole Bay depuis la grève de Dunwich...

Et ne me dites pas que c'est tiré par les cheveux : j'ai pas de cheveux !

 

8 août 2020

Face à la mer par bongopinot

 

6231

 
Vaste étendue d’eau salée
Paysage aux mille effets
La mer et ses galets
Dans l’immensité

Une marche de fin d’après-midi
Sur cette plage désertée
Loin de l’affluence de l’été
Pour un défi du samedi

Cet homme connu des défiants
On l’admire sur la plage
Lors de ses nombreux voyages
Dans un endroit à l’air vivifiant

La mer à perte de vue
En admirateur de la dernière heure
Il aime observer toutes ses lueurs
Il respire à pleins poumons il est détendu

Il reste un long moment à regarder
On devine sa silhouette
Il explore les différentes facettes
De cet espace en cette fin de journée

8 août 2020

Evasion (Lecrilibriste)


Face à l'océan, le vieil homme
prend le temps et s'émerveille
Devant cette immensité
dans la fraîcheur du soir
 le champ est libre au rêve.
Il capte le précieux de l'instant liberté
enveloppé d' odeurs d'iode et de marée
qu'attisent l'air du large.
Son regard affuté se perd à l'horizon
Il songe aux grands navigateurs
qui ont bravé tant de tempêtes
subi tant de naufrages
pour aller chercher d'autres rives
pour aller découvrir l' ailleurs
de l'autre côté de cette étendue
à perte de vue
Il songe aux corsaires et aux flibustiers
qui écumaient les mers
Il songe à l'aventure ...
à  toutes ces gouttes d'eau
en osmose dans l'océan gris vert
inombrables et mêlées
comme la somme des vies
disparues à jamais dans une éternité

Sondant cet infini, il oublie
les effets du déclin de l'âge
Plus rien à choisir, ou si peu
c'est vieillir ….
Plus  de projets lointains à réaliser
Il n'en a plus le temps
ni peut-être le courage...

Il s'est résigné, mais pas tout à fait …
il résiste ….Tient le coup,
respirant de grandes goulées de cet air  tonifiant
 Il s'ancre et se ressource
et songe à finir ce qui reste encore inachevé
avant de partir...

8 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VI (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 6 :  Bougez pas !

Non, en effet, Bongo, la célèbre Tatie flingueuse normande, ne pouvait pas prendre la SNCF à cause du Covid.  Et pire, sa flinguemobile [une superbe Peugeot Proxima rouge] était chez le mécano [eh oui, encore c't' histoire des défauts du concept du design, quoi], alors, pas moyen de griller l’A29 jusqu’à Bruxelles [en tout cas, il y avait des travaux sur le tunnel Léopold et le détour en passant par Lille, pas question, Lille, c’est toujours le cirque, toutes directions, on finit toujours à Roubaix] !

Elle ne pouvait même pas flinguephoner au patron, le flinguecombiné étant tout fané. Oh !

Que faire ? Que faire ?

Juste à l’instant, le petit facteur passa. [mais non, il n’était pas mort, vous écoutez trop de Moustaki, vous]

Bongo alla vérifier son flinguecourrier : une pub Carrefour, une carte postale de Tatie Kate à Londres, une lettre de remerciement de la part de Tatie L’Adrienne la nouvelle mariée en Italie, [non, non, rien de Tatie Tokyo, elle boudait parce que son rôle n’était pas très grand dans l’autre épisode] et une enveloppe mystérieuse.

Bongo saisit l’enveloppe et l’examina soigneusement. Le papier vert-bleu sentait les algues et le cachet de la poste était délavé. Elle l’ouvrit d’un doigt élégant [ou sans les gants, c'est selon] et parfaitement manucuré [eh oui, hein, une pandémie n’est pas une raison de se laisser aller, hein, surtout lorsqu’on est Flingueuse].

Ses beaux yeux grandirent d’horreur en regardant le contenu de ladite enveloppe :

ransom note

il pleut

-          Prudence ?  cria Tatie Bongo, furieuse.  Je ne m’appelle pas Prudence !!!

 À suivre…

8 août 2020

tiniak... et l'âme erre

 
L
à, veille homme ! où l'âme erre...

Nulle raison de s'amarrer
pas même aux féminins mystères
N'est que va-et-vient des marées

Il reparaît toujours, Ulysse
quand le long cours arrive à terme
au seuil que jamais ne dévisse
la tempête sous l'épiderme

Bienheureuse, la rêverie
le regard pris dans le lointain
qui s'invente des paradis
avec un fantôme à la main

Et comme il fait bon respirer
à pleins poumons, l'aire marine
avec son rivage à nos pieds
clapotant mieux qu'une comptine

Rappelle-toi au dernier vent
qui t'a rameuté un sourire
d'avoir aimé, intensément
au point d'en goûter le soupir

Ah ! Cette douleur à l'épaule...
Ce trouble confus au bas-ventre...
C'est là qu'il faut tenir ton rôle
et replacer ta joie au centre

C'est dans le cri des goélands
et ce qui grouille sous le sable
et chaque pli se déroulant
que tu te sais enfin capable

Toi ! Oui, toi... d'aimer sans conteste
le jour qu'il t'est donné de vivre
Le ciel peut bien tourner sa veste
l'âme t'es chère autant qu'un livre

Il reparaît toujours, Ulysse
quand le long cours arrive à terme
au seuil que jamais ne dévisse
la tempête sous l'épiderme

Offerte à aucun dieu, la crainte
a déserté, depuis longtemps
la nostalgie de tes complaintes
Restent tes cheveux dans le vent

Nuées changeantes à ton front
s'apaisent aux coins de tes lèvres
La mer se marre à l'horizon...
Tu n'en es rien moins que l'orfèvre

 

8 août 2020

L'été est un déclic (Kate)

 

"Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, qu'il n'en est rêvé dans votre philosophie."

Shakespeare, Hamlet

0-3 2

L'été est un déclic

Photographique

Autobiographique

Et numérique

 

Bord de mer

Espoir de voir

Le rayon vert

Un film de Rohmer

Bonheur

Et candeur

Un peu amer

0 2

Qu'on voit

Des aurores boréales

Qu'on soit

Au soleil du Sénégal

À pied à cheval en voiture et en bateau à voiles

0-2 2

L'été est un déclic

Partir

Revenir

Rester

Demeurer

Qui s'y frotte s'y pique

Mais qui a donc l'As de Pique ?

0-1 2

"Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut, qui gouvernent notre existence."

Shakespeare, Le roi Lear

 

(photos de l'auteur)

8 août 2020

Face à la mer : (maryline18)

 

Conduite de survie :

Pour ne (plus) jamais être une "pauvre chose échouée" .

 

1 . En cas de submersion, serrer les dents et continuer de nager.

(...Face à la mer, les golfs sont clairs mais les pensées sont parfois amères. Peu importe les "vague à l'âme" qui emportent les rêves... Je ne sais pas ce qu'il se trame la haut, j'ai peur. Donnez-moi mes crayons de couleurs, du bleu pour le ciel, du rose pour les coeurs...)

2 . Oublier les problèmes insolubles.

3 . Recracher les notes trop salées du destin.

4 . Essuyer le sel resté sur les lèvres, respirer !

5 . Sans boussole, mouiller son voilier et laisser le vent décider.

6 . Dans la tourmente, si des projets prennent l'eau, les laisser couler.

7 . Noyer les regrets, plusieurs fois si nécessaire.

8 . Apprendre à avoir le pied marin. Après chaque chute, se relever.

9 . Se jeter à l'eau, toujours, parce que c'est la meilleure façon d'apprendre à nager.

10 . Prendre des cours de chant.

 

 

 

8 août 2020

Lorsque... (Laura)


Lorsque je marchais sur la plage
Tu étais là, marchant vite
Pour m'éviter les chutes
Lorsque je mettais les pieds dans l'eau
Tu étais là à me regarder, belle de ton regard
Lorsque je plongeais mes cuisses dans l'eau
Tu les ouvrais pour y pénétrer
Peu  m'importe si une veuve
Ne doit pas dire ça, tu m'avais dit
Que je devrais être celle
Je t'avais dit que je ne serais pas celle
Pardonne-moi si je suis celle
Qui a perdu ton ombre
Mais je suis toujours celle
Qui cherchait ton regard
Sur la plage, tes baisers sur mes seins
Tu ne voulais pas être le vieil homme
Et la mer, tu ne seras, serais jamais
Ce viel homme car je sens encore le sexe
Et la main et je vois tes pas
Lorsque la mer revient
Je ne suis plus veuve
Mais toi et moi qui marchions
L'été dernier sur la plage
Et moi qui pars vers l'eau

Et toi qui prends le large

1 août 2020

Défi #623

 

6231

Le vieil homme et la mer ?

(à moins qu'il ne s'agisse d'une photo volée de Don Walrusleone?)

1 août 2020

Nous ont chanté les roses de Chine

1 août 2020

Les fleurs sont pour tous les vivants (TOKYO)

 

« Cette nuit j’ai fait un rêve étrange : je suppose que c’est parce que je commençais aujourd’hui ici, mais je ne comprends rien du tout. C’était une fête foraine, nous montions une montagne jusqu’à une petite église qui était au sommet. Je descends de la charrette chercher un foulard qui était tombé, et je perds le groupe. Je suis seule à les chercher dans la forêt, mais je ne trouve pas le chemin. Alors je trouve des hommes qui étaient en train de couvrir de terre un fossé. Je m’approche, et je vois qu’il y a dedans le cadavre d’une petite fille. Il y a très longtemps qu’elle est là, et les hommes me disent qu’elle est morte il y a seize ans à peu près. Malgré le temps passé, elle est intacte. Ils allaient la couvrir de terre de nouveau, et alors je vois que c’est moi et je leur dis non ! Il ne faut pas, parce que, s’ils l’enterrent de nouveau, dans beaucoup d’années elle continuera à être pareil, qu’il vaut mieux faire tout ce qui est possible pour l’enterrer comme il faut, mais pas comme ça. Les hommes ne voulaient pas me prêter attention, ils me disaient que c’était une bêtise. Alors une femme approche du groupe et elle leur dit que non, que c’est moi qui ai raison, qu’il faut donner à cette petite fille une nouvelle possibilité. Pendant ce temps, la petite fille est sortie du fossé et me regarde. »

v

 

Elle me tend une fleur. elle me dit les fleurs sont pour les vivants .Tu es vivante depuis ta naissance et tu n’as pas fini de fleurir de tes milles printemps .

Foule encore de tes pieds nus, l’herbe qui chante sous la roue des saisons.

v2

Ne t’absentes jamais de ta vie me murmure -telle en me prenant la main . tu n’es pas qu’une visiteuse aux yeux d’étoile .

Aime passionnément, ne crains pas de souffrir

Avance dans la vie comme une jeune pluie de printemps.

Vous me croirez ou pas depuis chaque fleur que je croise recèle un songe en attente de prendre forme dans ma vie .

Ce matin mes amis je vous envoie un bouquet de fleurs.

v3


 

1 août 2020

Un hibiscus par bongopinot

6221


De juin à octobre
Tu te renouvèles
Et tu nous révèles
Tes feuilles d’un vert-sombre

Tes fleurs en entonnoir
S’ouvrant en trompette
Comme un air de fête
Nous redonnent l’espoir

En appartement
Tu te plais si bien
Ou dans un jardin
Mais à l’abri du vent

Jolie fleur des îles
Ma rose de Chine
Fragile et si fine
Battement de cils

Qui en un instant
Offre ses couleurs
Ses parfums ses odeurs
Au soleil non brûlant

1 août 2020

T'as vu mon pistil ? (Walrus)


Vous avez lu la description des hibiscus ?

J'adore les vocabulaires "spécialisés"!

Vous avez observé comme moi, dès que vos yeux se sont posés sur la photo, la symétrie régnant sur la Rose de Chine et  ses étamines soudées à une sorte de tube dont surgit le pistil.

Mais auriez-vous pour autant parlé de l'androcée monadelphe pentamère de cette fleur actinomorphe ? Sans doute pas...

Je le répète, j'adore les vocabulaires spécialisés !

C'est marrant la présence de ces symétries axiales à cinq parties dans le monde vivant. Dans le monde minéral, elle n'existe pas, croyez-en mon ex-activité cristallographique temporaire.

Mais revenons à l'androcée qui enrobe étroitement (oserais-je amoureusement?) la tige du pistil. Une sorte d'image lascive de l'union des sexes.

Mais ne nous emballons pas !

Comme son nom l'indique, l'androcée fait partie des organes mâles de la fleur et le pistil de la partie femelle.

Ce qui nous permet de constater une fois encore l'illogisme de notre langue qui accorde au pistil le genre masculin et à l'étamine le féminin.

Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve ?
 

1 août 2020

J'veux des fleurs (Lecrilibriste)


J'veux des fleurs
sur mes tee shirts et sur mes murs
sur mes draps et sur mes chaussures
et sur mes serviettes en boubou
J'veux des fleurs  partout!

J'veux des fleurs
du mois d'avril jusqu'au mois d'août
des perce neiges aux hibiscus
des crocus aux eucalyptus
J'veux des fleurs  partout !

J'veux des fleurs
des capucines dans la salade
des reines des prés dans les tisanes
dans les recettes aux marabout
J'veux des fleurs  partout!

J'veux des fleurs
la fleur bleue et la fleur des pois
à fleur de l'âge, à fleur de peau
mais j'veux pas, j'veux surtout pas
voir les jeunes partir,  la fleur au fusil

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité