Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
1 août 2020

Les fleurs dans la ville (Laura)


J'aime la ville
J'aime les fleurs
J'aime la nature
Mais ce que je préfère
Ce sont les fleurs et la nature
Dans la ville
J'aime la foule
Et ma solitude
Dans la foule
Je me fonds dans elle
Et j'aime me dire
Qu'à chaque minute
Je me peux dissoudre
Ma solitude dans la ville
Avec la foule
Les transports
Pour aller d'un bout à l'autre
Y voir de l'architecture
Et la nature
Et les fleurs dans la ville
Comme les oeuvres
Dans le champ du musée
Et les immeubles dans le champ de la ville

Publicité
1 août 2020

Le Temps des fleurs (Joe Krapov)

DDS 622 127304495- Elles nous en font voir de toutes les couleurs !

- Qui ça ? Les femmes ou les fleurs ?

- Elles sont partout ! Du Roman de la rose au Dahlia noir, de Fanfan la Tulipe au Lys dans la vallée !

- L’amour est un bouquet de violettes… impériales et impérieuses !


- Elles vous disent d’aller siffler là-haut sur la colline, de les attendre avec un petit bouquet d’églantine… et elles ne viennent pas !


- Moi je ne marche plus dans la combine ! J’ai décidé une fois pour toutes : pas d’orchidées pour Miss Blandish !


- La petite marguerite est tombée, singulière, du bréviaire de l’abbé !


- Gentil coquelicot ! Fleur de Paris ! Roses blanches de Corfou !


- Quand refleuriront les lilas blancs ? Au temps du muguet ? A celui des cerises ?


- Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, donne-moi ton cœur !


- On est bien peu de choses et mon amie la rose me l’a dit ce matin.


- La Rose pourpre du Caire ! Le Rosier de Madame Husson ! Le Chevalier à la rose ! La Tulipe noire ! Les roses blanches («C’est aujourd’hui dddiman-cheuh») ! Petite fleur, P’tite fleur fanée, Magnolias for ever, les glycines de Serge Lama (quand lui fâché, lui toujours cracher !). Les Rhododendrons de Sim ! L’important c’est la rose !


- Violetta ! La Traviata ! La Dame aux camélias ! Le Lotus bleu ! La Rose et le réséda !


- En tout cas si tu crains la canicule et que tu ne veux pas rencontrer une jolie vache déguisée en fleur, ne te réfugie pas là, oncle Walrus ?


- Où ça, là ?


- Là où l’on fait catleya : à l’ombre des jeunes filles en fleur !



P.S.

- Eh ! Ne m’oubliez pas !

- C’est qui, lui ?


- Le myosotis !
 

1 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses V (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 5 :  Des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones

Eh oui, L’Adrienne, Tatie flingueuse extraordinaire, embrassa la grenouille qui tenait de Lino Ventura, et s’en alla vivre en Italie avec lui, [je dis cela en résumé parce que certains parmi vous ne semblez pas avoir le courage de lire les résumés que je mets en lien chaque semaine, je dis ça, je dis rien, hein ?] ayant servi de personnage principal dans cette saga pendant tout le mois de juillet.

Ce fut bien normal alors qu’elle s’offre un peu de vacances bien méritées pour son aimable participation…et aussi qu’elle prenne, à partir du désormais, le thé tard.  [Non, même pas honte !]

Quand Don Walrusleone apprit qu’elle partit avec son prince, il ne s’affola pas. Il prit son pistolet…et en fit un sandwich pour prendre dans le Thalys en allant chercher autre flingueuse pour devenir le personnage central dans cette saga.

Malheureusement, à la gare du Midi [Brussel-Zuid pour les flinguophones...oups, pardon, je veux dire flamandophones], on annonça une irruption de service à cause du Covid – pas moyen d’aller en France afin de donner des ordres à la Flingueuse Kate, et tant pis, parce qu’elle était en ce moment dans l’Eurostar, allant à Londres pour son rôle de Hippolyte dans « Le Songe d’une nuit d’été [On est déjà après tout, le premier août, hein ? Mais ne nous affolons pas, il y aura encore quatre samedis ce mois…eh oui !].

Évidemment, la frontière belgo-albionne n'était pas fermée ! [Depuis le Brexit, ils se croient tous permis, ces perfides]

Mince ! Que faire ?

En sortant de la gare, il vit le fleuriste [À savoir Katia & Vonny, non, oui, vraiment Googlez-le si vous ne me croyez pas] et il eut une idée !

En même temps, dans un petit jardin fleuri en Normandie, la belle Tatie flingueuse Bongopinot s’occupa des vers…non, pas ceux qui mangeaient ses plantes, mais des vers poétiques qu’elle couvait avec soin afin de confectionner de jolis poèmes. Elle venait tout juste de terminer quand elle entendit sonner sa flinguefleur [okay, non, vous n’avez pas loupé un épisode, mais la flinguefleur est une sorte de télécommunication où le microphone est déguisé comme un hibiscus. Et non, vous n’avez jamais entendu parler d’une telle chose, parce que je viens de l’inventer, voilà pourquoi…]

 

microphone

 

-          Flingueflingue ! Flingueflingue ! sonna la flinguefleur . [ben non, elle ne fit pas drin, drin, non, quelle idée !]

-          Allô, coucou, que puis-je pour vous ? rimait la Tatiepoète.

-          Bongo, c’est moi, Don Walrusleone, j’ai besoin de votre aide !

-          Oui, chef, à la gare SNCF ? [oui, elle l’appelle « chef » et non pas « don », vous avez une petite idée de ce qui rime avec « don » ? Hein ? et vous pensez que la belle Tatie flingueuse bongo s’en servirait ? Alors, non, pardi !]

-          Oui, c’est ça. Je vous attends.

-          À bientôt en stilettos ! répondit-elle. [ben quoi ? baskets ne rime pas]

Soulagé, Don Walrusleone décida d’attaquer son pistolet-sandwich. [mais oui, il a oublié que si lui ne pouvait pas prendre le Thalys, elle non plus, mais tout cela sera à résoudre la semaine prochaine !]

À suivre…

1 août 2020

Pandémie en sous sol (Zigmund)

 
Nous  avions  installé  ce  petit  coin  de  bonheur au  sous  sol  de  la  maison dans  une  cave oubliée.
Certes  le  jardin  aurait été  assez grand pour  accueillir  une  serre en  dur,  mais  le  chauffage  aurait  posé  problème, or  notre  serre  se  devait  d'être  "assez  picale"   et  si possible  tropicale.
Une  structure  métallique  doublée  de  laine  de  verre,   des  néons  au  plafond, quelques  étagères : nous  avions  délimité un  petit  espace  au  milieu  de  cette  cave. L'éclairage  suffisait  à  maintenir la  température entre  25 et  30° et  l'hygrométrie  dépassait  les  90% . 
 Les  plantes furent introduites progressivement  pour  peupler  notre  micro  paradis quelque  peu  artificiel.
Chaque  orchidée  fut  choisie  avec  amour,  je  me  souviens  que  nous  traversâmes tout  Paris en  speed (et en  métro)  pour  aller  adopter la  dernière orchidée  vanille  d'une  boutique.
Quelques  plantes  carnivores, quelques  bégonias, et d'humbles "couvre  sol" s'ajoutèrent et  surtout 
une  petite  collection  de cycas assez  rares dont nous  étions  particulièrement  fiers. Même  les  jardiniers  des  serres   du  jardin  des  plantes  bavaient  d'envie quand  nous  décrivions   certains  de  nos  spécimens.
Nous  descendions à tour  de  rôle "pschitpschitter " les  feuillages ;  nous  prenions un bain  de  lumière  et  de  douce  chaleur, et  en  plein  hiver, ça  suffisait  pour  nous   remonter le  moral  en  rentrant  du  travail.
Il  m'arrivait  même de  parler à  certaines de  ces  beautés cachées  et  même  de  leur  lancer  un  "soyez  sages  les  filles " ou "dormez  bien "  en  fermant  la  porte  avant  de  remonter  dans  le  monde  réel !
Plus  besoin   de chercher  une idée de  cadeau  d'anniversaire :  un  tour  sur  les  sites super  spécialisés  en  cycas  rares (et  une  carte  bleue)  suffisaient...
Quand  la saloperie  de  cochenille  pointa  son nez, nous   crûmes  pouvoir  lutter contre  l'épidémie : nettoyage de   chaque  feuille, encore et  encore,  recherche  de  solutions non  conventionnelles  sur  le  Net, essai  de  produits divers ...
Inexorablement les  feuilles  se  desséchaient, nos  beautés étouffaient  une   à  une malgré  les  soins.


Nous  tentâmes  l'isolement et le  confinement pour  certaines  plantes ou  au  contraire   une  sortie  au  grand  air... Il fallut  se  rendre  à  l'évidence : rien  ne  fonctionnait  et  chaque   "descente  au  paradis" nous  déprimait.
La  serre  ne  fut  plus   qu'un  mouroir,  il  fallut  se  résoudre à  sortir  toutes  les  plantes et  les  entreposer  sur  un  coin  du  compost. Nous  n'avions  pas  le  courage  d'y  mettre  le  feu."Que  peut  on  déposer  sur  la  tombe  d'une  fleur ?"
Quelques cycas encore  un  peu vaillants eurent  l'autorisation  d'entrer  dans un  coin  reculé  de  la  maison après  nettoyage pour  y  recevoir  des  soins  palliatifs minimalistes.
Les  mois passèrent. Le  squelette de  la  serre, vide  nous   déprimait et nous  avions  condamné  cette cave.
Pourtant, récemment,  nous  avons  constaté  que  quelques uns  des  cycas sub-claquants confinés  dans  un  coin éloigné  de  la  maison  semblaient  reprendre   du  poil  de la  bête :  oh !  pas  bien  nombreux ,  et  aujourd'hui la  résurrection  se  résume  à  une ou  2  feuilles  par  ci  par  là.
Mais  ça  suffit à  nous  redonner  l'espoir  d'un repeuplement   de notre  petit  paradis... avec  masques  et  gestes  barrière bien  sûr  
à  suivre ...
1 août 2020

H comme hibiscus (Adrienne)

 
La première fois que la petite voit des passiflores sur un treillage, sa mère lui explique:
- Tu vois? On appelle ça la fleur de la passion parce qu'il y a la couronne d'épines, les trois clous, les cinq plaies... Tu vois?
La petite voit et est fort impressionnée par cette merveille de la nature.
Alors depuis ce jour-là, elle observe bien les fleurs, toutes les fleurs, et très souvent elle y trouve les trois clous, les cinq plaies et la couronne d'épines... 
Regardez bien cet hibiscus :-)
 
Publicité
1 août 2020

L'été est un parfum (Kate)

 

"Ce que nous appelons une rose, sous tout autre nom donnerait une aussi douce odeur."

Shakespeare, Roméo et Juliette

0 2

Parfums de fruits

Fraîchement cueillis

Senteurs de fleurs

Réjouissent le coeur

 

L'été est dans le pré

Cours-y vite

L'été bien commencé

Déclinera ensuite

 

L'automne s'installera

Vents pluies et tracas

L'hiver le détrônera

De ses frimas nous comblera

IMGP1386 2

"À Noël je ne désire pas plus de rose que je ne souhaite la neige au retour des fêtes de mai."

Shakespeare, Peines d'amour perdues

(photos de l'auteur)

1 août 2020

Respirer une fleur...(maryline18)

 

Sur un chemin, respirer une fleur c'est faire une pause.

Avez-vous remarqué comme tout ce qui entoure celle-ci n'a plus alors aucune importance ? Le vent peut souffler, la pluie peut tomber, les gens peuvent parler, non, plus rien n'a d'importance.

Ce matin j'ai respiré cette rose, elle avait l'odeur des petites savonnettes que ma mère m'avait offertes en même temps que ma petite soeur ! Je les avais collées sur mon nez avant d'aller laver ma poupée.

Dans mon coeur, les roses sont fanées, le vent a cessé, les gens se sont tus, seule la pluie coule en continu...

Le bonheur nous balance ses bémols sans en avoir l'air et toujours, des soupirs accompagnent ses pauses...

Ce matin, j'ai respiré cette rose et maintenant plus rien n'a d'importance, non, plus rien.

Avez-vous remarqué comme l'air, si lourd hier, devient si léger quand vous n'attendez plus rien ? Enfin, tout est égal : le ciel, la mer, les nuits, les jours, les rides...Tout.

 

1 août 2020

Participation de JAK

 

Lorsque la  canicule  nous tient,

L’eau fraiche  nous procure un grand bien

Mais mille fois plus rafraichissant

L’hypocras  façon hibiscus  est glaçant

Alors,

profitez de mon humeur généreuse

céans,

je  vous exhibe cette recette mystérieuse.

 

j

 

Tout d’abord à la fontaine allez quérir 2 litres d'eau

Dans la réserve tisanière prenez 2 grosses poignées de fleurs d'hibiscus qu’antérieurement  vous aviez fait  sécher et stockées. (Vous pouvez les acheter en herboristerie) moins compliqué☺

A l’épicerie bio du coin,

Choisissez

- 2 citrons verts  que vous couperez en 4

&

-60 g de gingembre  que vous éplucherez et fractionnerez en petits morceaux.

 

Dans le sucrier en cristal, raflez 4 c. à s. de sucre de canne  en poudre

&

dans le placard à épices 5 ou 6 clous de girofle.

 

Un saut dans le jardin pour y cueillir 4 branches de menthe fraîche.

-si le soleil darde trop ses rayons prenez votre ombrelle, cela vous évitera une insolation-

 

Voici, vous avez en mains  vos ingrédients.

 

Alors aux fourneaux !

Mais sur plaque induction, cela ne fera pas monter la température de la cuisine !

vous  ferez alors  bouillir 1 litre d'eau, ajouterez les fleurs d’hibiscus, laisserez bouillonner doucement 10 minutes.

La vieille passoire de votre grand-mère servira à tout filtrer dans un pichet en terre

et  alors, vous ajouterez le deuxième litre d’eau,

Puis, le gingembre, le sucre, les clous de girofles et la menthe, les citrons.

Avec patience vous laisserez  refroidir et  réfrigérerez au moins 5 heures.

 

Alors avec amour décantez  ce breuvage,

 

Sans oublier, avant  de l’offrir de le  gouter et éventuellement ajouter du sucre

 

25 juillet 2020

Défi #622

 

Allez, je vous fais une fleur !

6221

 

25 juillet 2020

Ont nagé dans un bénitier

25 juillet 2020

On patauge (Walrus)


Des grenouilles à c't'heure !

Encore heureux qu'il n'a pas ajouté "Et que ça saute !"

Parce que les grenouilles,
ça vous saute jusqu'aux... genoux !

Faut pas surestimer leurs capacités non plus... (Je parviens pas à retrouver la chanson à l'origine de cette plaisanterie douteuse, mais je cherche, rassurez-vous...)

Je pourrais vous faire celle de la différence entre coasser et croasser, mais Vegas s'y est attelé avant moi !

Alors, chatouiller et gratouiller ? Aucun rapport avec les grenouilles, la chatouille et la gratouille, ça ne rime à rien !

Bon, on va dire grenouillère et barboteuse alors.

Là, vous devez bien admettre que grenouillère et grenouille sont intimement liées et si vous ignoriez que les grenouilles barbotent , vous avez jamais vu de grenouille !

Je continue ou vous en avez mare ?

La barboteuse est un vêtement qui laisse les membres découverts (je parle des bras et des jambes, je vous vois venir !) ce qui permet effectivement de barboter sans (trop) mouiller ses vêtements.

barboteuse2

La grenouillère (désolé j'ai pas de photo de moi dans cette tenue) englobe tout, ce qui n'est pas pratique pour barboter et comme vous n'avez jamais vu de grenouille qui ne barbote pas (sauf dans la collection de ces batraciens en porcelaine que possède une amie de mon épouse), vous conviendrez que ce vocable est bien mal choisi. Parce que si vous enfilez ça pour barboter, c'est plus une grenouillère, c'est une combinaison de plongée ou un burkini.

Alors, pour la différence entre la combinaison de plongée et le burkini...

Comment ?

Là, vous en avez vraiment marre ?

Bon, je me plonge dans autre chose !

 

25 juillet 2020

Où sont passées les grenouilles ? (TOKYO)

vv2v3v4

25 juillet 2020

La petite rainette par bongopinot

b


Une petite grenouille verte
 S’est échappée
Elle s’est cachée
Dans les herbes hautes

Elle ne veut pas être mangée
Et se retrouver dans une assiette
Ses petites cuisses toutes en miettes
Alors elle fuit loin du marais

Elle part chercher un coin tranquille
Elle, l’amoureuse des champs
De la rosée et du vent
Elle s’en va droit vers la ville

Là-bas aussi il y a de l’eau
Elle n’a pas peur c’est une rainette
Qui ne veut pas finir en miette
Elle saute, saute avec son sac à dos

Elle a revêtu sa robe grise
Pour se fondre dans le paysage
Elle aime l’aventure et a du courage
Les pots d’échappement lui font la bise

Elle a enfin trouvé refuge
Dans un jardin près d’un étang
Elle est amie avec des poissons marrants
Et sur les nénuphars elle fait de la luge

La petite grenouille verte
Et devenue une belle rainette
Avec ses amis elle fait la fête
Et apprécie toujours les herbes hautes

25 juillet 2020

Participation de JAK

Défi #621

25 juillet 2020

Une grenouille à la mer (Lecrilibriste)


Dans les eaux de l’étang vert
Une grenouille rêvait
d’aller voir la mer.
Les jours et les nuits de mai
au milieu des crapauds diserts
sans cesse, elle coassait
pour exprimer son souhait
en parfaite civilité
Mais aucun ne la comprenait
ni ne voulait l’accompagner

Un garnement de l’été
avec un appât rouge
prestement l’a attrapée
dans l’aquarium l’a gardée
en baromètre météo
Les vacances sont arrivées
à la mer l’a emportée
dans un sac plastique empli d'eau
pour lui offrir la liberté
C’est ainsi que dans l’eau salée
la grenouille a crevé
noyée dans la félicité
de ses rêves exaucés.

25 juillet 2020

Encore une belle Crapaud-verie ! (Joe Krapov)

DDS 621 127251074

- Si seulement la grenouille chantait des airs du Prince Igor, « Si tu vas à Rio », « Roule s’enroule ma vie à la tienne », « Le Roi Lion » ou « Girl » des Beatles, « Noir c’est noir » de Johnny ou « Banana Split » de Lio… Si la grenouille jouait des reels du pays d’Eire, du Lionel Hampton sur un piano bastringue, « Mon vieux Léon » de Brassens à la guitare ou « La Ligne Holworth » de Graeme Allwright à l’autoharpe… Si elle dansait à la Revue nègre en compagnie de Joséphine Baker, si elle connaissait Léni Escudéro, Lorie, les Rolling Stones… Même « Au clair de la lune », « Petit papa Noël » ou « Tiens voilà du boudin », l’hymne de la légion… On l’écouterait avec plaisir. Au lieu de cela elle coasse toute la nuit dans l’étang derrière la longère et nous empêche de nous endormir tous les soirs ! Tu parles de vacances ! Tu ne veux pas aller l’embrasser, chéri ?

- Embrasser une grenouille ? T’es folle ou quoi ?

- Qui sait, c’est peut-être ce qu’elle réclame, comme dans les contes de fées ? C’est peut-être une princesse qui a été ensorcelée et changée en batracien. Un baiser lui rendrait sa forme primitive… et surtout la ferait taire !

Vegas-sur-Loing enfila son pyjama et sauta dans ses pantoufles.

- Qu’est-ce que tu fais ? demanda Gertrude étonnée.

- J’y vais, ça vaut le coup d’essayer !

***

Gertrude n’a plus jamais revu Vegas-sur-Loing. Il était tombé, cette nuit-là, sur la mine d’or du Ring : la grenouille embrassée s’est bel et bien métamorphosée : c’était la Lorelei !

Depuis la cantatrice à la voix d’or donne des récitals dans les plus prestigieux opéras du monde entier, Végas encaisse les bénéfices et Gertrude noie son chagrin dans le gin.

DDS 621 lorelei

25 juillet 2020

Coâ ? (Vegas sur sarthe)


« Coâ »
« Quoi Coâ ? »
« Ben, Coâ quoi ! »
« Oui mais pourquoi on fait tous Coâ ? »
« J'en sais rien, on a toujours fait Coâ dans la famille »
« Tu crois pas que trop de Coâ tuent le Coâ ? T'as jamais essayé de faire Meuh ? »
« Pour Coâ faire ? »
« Ben ça nous changerait un peu »
« T'as de drôles d'idées toi … où t'a pêché ça ? »
« J'ai lu ça dans Batraciens Magazine, c'est un certain La Fontaine qui propose le Meuh … parait que ça fait un effet boeuf »
« Tu nous vois faire Meuh toute la nuit dans l'étang ? »
« Ben pour Coâ pas ? Essaie un peu pour voir»
« Meuhoâ … Meuhoâ »
« C'est pas vraiment ça. Tu devrais te gonfler un peu plus »
« J'voudrais t'y voir. Essaie un peu toi aussi »
« Hum … Hum »
« Ouais, ben c'est pas mieux »
« Je crois qu'on devrait enlever nos masques »
« Certainement pas, pour qu'on nous traite de pangolins et qu'on nous accuse de tous les maux de la terre »
« Je suis sûr que sans nos masques on y arriverait mieux »
« Enlève le si tu veux, moi je le garde, et puis j'en ai rien à foutre de tes Meuh »
« Ah tu vois ! T'a réussi à dire Meuh »
« Toi aussi»
« Tu Croâ ? »
« Non, là tu exagères »
« Pour Croâ ? »
« Ben là, t'es plus corbac que grenouille »
« Et ton La Fontaine, il en dit quoi des corbacs ? »
« Il en fait tout un fromage pour pas grand chose ... »
« Finalement je vais garder mon Coâ, c'est plus simple »
« T'as raison … quand j'pense que le paon fait Léon Léon alors que Léon le chasseur fait Pan Pan ! »
« Coâ ? »
« Oublie. Laisse tomber ... »

25 juillet 2020

Cannelle ...de bénitier (Laura)

 

Cannelle a passé ses années de collège  et lycée chez les soeurs. Dans sa nature portée à l'excès, cela a donné a donné un appel à rentrer les ordres qu'elle a hésité... à refuser. Sa crise d'adolescence a été beaucoup plus tardive que celle des jeunes d'aujourd'hui mais elle a été... aussi excessive que le reste même si sa famille ne s'en est guère rendu compte. Ca ne l'a pas empêché de s'excuser mais elle s'est finalement fait plus de mal à elle qu'à eux visiblement. Mais Cannelle se sent toujours excessivement coupable. C'est peut-être pourquoi pendant des semaines , voire des mois et même quelques années, elle allait à la messe en rentrant de ses nuits d'ivresse et de débauche.

 

25 juillet 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses IV (joye)

La saga jusqu’ici ici et maintenant...

Épisode 4 :  On ne devrait jamais quitter Montauban

Bon, que faire ?

L’Adrienne se leva et se mit à marcher. [parce que c’est quoi une saga d’été sans un peu d’action ?]

Elle passait devant le petit étang près de la sortie lorsqu’une voix rauque l’aborda.

-          Kwa !

L’Adrienne se mit à marcher plus vite. Elle n’avait pas le temps de s’occuper d’un clodo.

-          KWAAAA !  la voix devint plus fort.

Notre Tatie marcha un peu plus vite. Non, vraiment pas le temps de s’en occuper, il fallait qu’elle retrouve…

-          KWAAAAAAAAAAAAAAAA !

L'Adrienne s’irrita. [Rappel: ce n’est jamais une bonne idée d’irriter une Tatie flingueuse.]  Elle se retourna.

Mais il n’y avait personne derrière elle sur le chemin.

Et puis, elle le vit.  Une grenouille énorme qui la regardait mystérieusement du bord de l’étang. [Vous vous attendiez à Don Walrusleone ? Mais je vous l’avais bien dit, il est rentré manger il y a deux épisodes et peut-être qu’il faisait des courses ou la sieste ensuite, c’est un homme de plusieurs talents et occupations. Faut suivre.] [Et puis d'ailleurs, Walrusleone n'est pas une grenouille. C'est un Belge.]

 

Lino Ventura

 

Pendant deux secondes, L’Adrienne pensait à flingueur la grenouille. [parce que c’est quoi une saga de Flingueuses sans qu’on se fasse flinguer au mi-temps, je vous le demande]

Mais, écologiste fidèle, elle décida de l’épargner et de se satisfaire d’un commentaire légèrement dérogatoire.

-          Hein ta gueule, grosse grenouille ! cria-t-elle.

-          T’a fallu un moment, répondit la grenouille. T’es fatiguée. T'as besoin des vacances.

-          À qui le dis-tu ? murmura L’Adrienne, j’ai failli te flinguer !

-          Je me le disais bien. Alors, bon, il est temps de mettre une autre Flingueuse en jeu.

-          En jeu ?

-          Oui, en jeu. T’es sourde, ou kwaaaaaaaaaa ?   Et sur cela, la grenouille disparut dans l’eau.

Une autre flingueuse. En jeu.

-          Mais QUI ?  dit-elle à haute voix.  

La grenouille réapparut [hein, je viens de vérifier le passé simple des verbes en -aître, vous pensiez bien que je le laisserais tomber tout de suite ?]

-          En jeu, du Shakespeare, elle qui connaît la musique…

-          Ah !  sourit L’Adrienne.  Tu veux dire… ?

-          Bah oui !  L’incroyable Tatie Flingueuse…KAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAATE !

Soulagée de savoir enfin qui elle devait contacter, L’Adrienne embrassa la grosse grenouille de reconnaissance.

À suivre…

25 juillet 2020

L'été est un conte (Kate)

 

"L'amour a le pouvoir  de conférer noblesse et beauté aux choses viles et ordinaires qui n'ont aucune valeur."

Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été

0-3 2

As-tu vu ces yeux

Amoureux

T'en es-tu éprise

Jusqu'à ôter ta chemise ?

(ATU-440, Le roi-grenouille, Grimm)

0 2

As-tu vu ces yeux

Langoureux

T'en es-tu réjoui

Ou t'es-tu enfui ?

(ATU- 402, La princesse-grenouille, Afanassiev)

0 2

0-1 2

Prince charmant

Princesse tentante

Grenouille touchante

Au bois dormant...

 

"Le prince des ténèbres est un gentilhomme."

Shakespeare, Le roi Lear

 

(photos de l'auteur, juillet 2020)

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité