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Le défi du samedi

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11 juillet 2020

La Mer, c'est dégueulasse ! (Joe Krapov)

200618 Nikon 059

Le poète a toujours raison qui voit plus loin que l’horizon et déclare avec feu Renaud (1) : « La mer c’est dégueulasse, les poissons baisent dedans » (2).

Et les bougres sont nombreux sous la vague qui déferle !

Il y a Bernard l’ermite qui envahirait bien Bianca la moule, le requin-marteau qui cherche une enclume pour se taper une femelle à faux-cils et toutes ces morues qui rêvent du maquereau charmant : « Un jour mon crabe aux pinces d’or viendra ! ».

Tortillant du popotin, Maryline la pieuvre susurre : « Poulpe Poulpe Pis Douze » d’un air imcalamarcessible.

Tous les samedis que Neptune fait les sardines quittent leur banc et vont en boîte de nuit. Le hareng sort aussi. La danse est frénétique jusqu’à ce que le homard réclame : « Tamisez toutes les lumières car c’est l’heure du quart d’heure armoricain ! ».

Au sortir du bal tous les crabes en pincent, les thons en font des tonnes jusqu’à ce que ça cartonne, ça n’arrête pas de draguer, les tortues touchent le fond à raison ou à tort, à force d’entendre radoter les méduses sont médusées, certains poissons mystiques tombent en adoradation devant l’être aimé, ça s’aime, ça s’aime, ça sème, ça essaime…

Les baleines se décorsètent, même les vieux des profondeurs perdent leur cœlacanthe-à-soi, la lotte envoie valser sa culotte par-dessus Camille Desmoulins mais le bulot n’est pas sans culot. Don Cabillaud s’étrangle devant ces jeux érotiques foldingues qu’Eros a déclenchés de ses coudes épais dans l’eau : colin-paillard, le plongeon esturgescent, l’espadon ma louloute, le cache-cache ma raie montante, le ça ne fait pas une plie, l’applie pour smart faune du fond d’S.-F. Mer, le monte là-dessus et tu verras le saumontmartre, le déguste langouste, l’heureux flétan soleil levant, l’anchois dans la date, l’églefin du fin, le tacaud de la Marne, la limande ampoulée, loup de mer y es-tu, Je te tiens tu me tiens par le bar, bichette, Rends moi le congre, ô, Belge, le Robert Makaire, la paire de loches des mers de Loches… 

DDS 619 127172638

Les palourdes font dans la légèreté, les rougets rugissent, les carrelets décarrent, les morues remuent, les squales ont le son long, les poissons polissonnent, les crustacés s’incrustent, les berniques se… s’accrochent aux branches, les barbeaux barbotent dans le bonheur, l’hippocampe swingue sauvage, le napoléon carapontdarcole, même les vieilles mettent le turbot, bref, tous ces animaux copulent marine au fond de la piscine au cri de « Adjanique ta mer ! ».

Tout le monde est lamproie au désir, asticoté par le stupre, nul n’arête de penser à la fornication, il n’y a plus lieu, ni noir, ni jaune, de faire maigre, de se retenir de jouir ; même les plus déviants des souhaits sont exocets !

Quels walrus et coutumes, mes aïeux ! Quelles drôles de morses !

Et je ne vous parle même pas des désidératas de ces bougres d’andouilles d’hommes-grenouilles ! 

(1) : il n’est pas mort mais ça ne vaut guère mieux !
(2) : la formule lui aurait été inspirée par Dominique Lavanant citant W.C. Fields.

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11 juillet 2020

Pourtant, la mer est belle ([ Fabrice ])

 

 

L'azur est un royaume où les rêves s'achètent
Au prix d'une existence acculée aux écueils,
D'une vie en sursis que les vents déchiquettent
Sur la houle taillée en milliers de cercueils.

Pourtant, la mer est belle.
Pourtant, le ciel est chaud.
L'espoir, une chandelle
Qui brille fort et haut.

L'azur ouvre les bras. Comme Saint-Pierre, à Rome ;
Saint-Pierre et tous les saints qui fermeront les yeux
Quand les mortels bien nés croqueront dans la pomme
De leur indifférence, ou diront faire au mieux.

Pourtant, la mer est belle.
Pourtant, le ciel est chaud.
L'espoir, une chandelle
Qui brille fort et haut.

 

Migrants dessin : Capdevilla

 

L'azur n'est qu'un mirage, un passeur qui fabule,
Un vautour écumant les rives de l'enfer ;
Il s'efface, repu, devant le crépuscule
Qui pousse les rafiots aux portes de l'hiver.

Et si la mer est belle
Dans les reflets du soir,
Le Pré de l'Asphodèle
Vient d'enfermer l'espoir.

 

Le défi du samedi 619

 

 

03

11 juillet 2020

Comme une vague (Laura)

 

Vision d'horreur
J'voudrais que tu reviennes te coucher
La plaisanterie a assez duré
C'est plus drôle
Prends moi dans tes bras
Qui me réchauffais
M'apaisais
Ou m'échauffais
Comme une vague

Comme une vague  

Qui passait sur moi,
Le chagrin a tout emporté.
Supprimé ta vie
Des vagues en furie,
Qu'on ne peut plus arrêter.
Vision de ton hommage
Un mariage qui s'achève
Le point final d'une rencontre
Cette nuit à Casablanca
"Ton absence me dévore,
Et mon coeur bat trop fort.
Ai-je eu raison ou tort?
De t'aimer tellement fort[1]."

Comme une vague

Qui passait sur moi,
Le chagrin a tout emporté.
Supprimé ta vie
Des vagues en furie,
Qu'on ne peut plus arrêter.

 


[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2020/07/04/comme-un-ouragan-6249752.html

 

4 juillet 2020

Défi #619

No comment
(mais j'ai dû faire un gros effort)

Nieul-0293

 

4 juillet 2020

Nous ont réservé un chien de leur chienne

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4 juillet 2020

L'homme et ses chiens (bongopinot)

 

b


Une photo de famille
Prise dans un coin calme
Un jardin plein de charme
Des clins d’œil qui brillent

Un homme et ses chiens
Ses petits amis pour la vie
Des moments adoucis
D’intervalles de câlins

Une balade dans le parc
Leurs pas sur les pavés
Un banc pour se reposer
Instants magnifiques

Des pelouses bien vertes
Des haies bien alignées
Maitre et toutous en virée
C’est Walrus en chemise sans cravate

4 juillet 2020

Comme une promesse (TOKYO)

 

Notre époque à un grand nom / WALRUS

 Mais ne vous détrompez pas il s’agit d’un hologramme .

les Rolling Stones, Elton John, Cher, Billy Joel et Paul McCartney ont comme lui plus de 70ans.

Walrus est  un grand vétéran du circuit du defi samedi .

La nostalgie paye la preuve cette photo elle est d’ailleurs moins risquée que la nouveauté !!!!

Il monte sur scène tous les samedis et c’est le jackpot car à  chaque fois ça marche .

Il s’est pris de passion pour l’écriture et jusqu’à la dernière goutte d’encre dans l’encrier nous le suivrons .

 

v

4 juillet 2020

Cadet Russell a droit à une chanson (Joe Krapov)

Cadet Russell


LA CHANSON DE JACKIE

(se chante sur l'air de "La Chanson de Jacky" de Jacques Brel)

1
Même si un jour à Knokke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Clébard pour femmes finissantes

Même si j’leur chante " Mi Corazon "
Avec la voix bandonéante
D'un Dalmatien de Carcassonne

Même si on m'appelle « vieux corniaud »
Que je brûle mes derniers feux
En échange de quelques cadeaux
Madame Madame yé fais cé qué yé peux

Même si je m’gave de Canigou
Pour mieux parler d’futilités
A des mémères décorées
Comme le Saint-Guibert de Gembloux

Je sais qu' dans ma soûlographie
Chaqu’ nuit pour des Docteurs Pangloss
J’leur chant’rai la chanson molosse
Celle du temps où je m'appelais Jackie

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois

2
Même si un jour à Neufchâteau
Je deviens roux comme un chow-chow
Cerclé de chiennes languissantes

Même si lassé d'être aboyeur
J'y sois devenu maître chanteur
Et qu’ce soient les bipèdes qui chantent

Même si on m'appelle le boxer
Que je vende des produits de niches
Du porto fait près de Dinant
De vrais bichons de faux caniches

Que j'aie une banque à chaque patte
Et une patte dans chaque pays
Et que je lève des crédits
Je sais quand même que chaque nuit

Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de chihuahuas
J’rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où j’ m'appelais Jackie

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois

3

Même si un jour au Paradis
Je devienne comme j'en serais surpris
Husky pour femmes à ailes blanches

Mêm’ si j’joue d’la pédale Wah Wah
En regrettant le temps d'en bas
Où c'est pas tous les jours dimanche

Même si j’pose à côté d’mon père
Çui qui s’prend pour un rottweiler
Entre clebs fou et chien de garde
Même si mon bipède se barbe

Même si toujours trop bonne pomme
Je m’crève le cœur et l’ pur esprit
A vouloir balader les hommes
Je sais quand même que chaque nuit

J'entendrai dans mon Paradis
Les épagneuls et les cockers
Me chanter ma chanson d’ naguère
Celle du temps où je m'appelais Jackie.

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois.
 

4 juillet 2020

La famille Lajoie ([ Fabrice ])

 

Dans la famille Lajoie,
Je demande le papa ;
Un bougon pétri de joie,
Très amateur de coppa
Et de tout ce qui rougeoie.

Çà, de la joie, il en a,
Malgré sa moue éternelle ;
Tous les soirs, c'est... na na na,
Secret de Polichinelle,
Mieux qu'aux noces de Cana !

Ah ! Sacré papa Lajoie...
Çà, du pinard, il en a !

*

Dans la famille Lajoie,
Je demande les loupiots ;
Jack et Russell, pleins de joie,
Surnommés les Salopiots
Par la mémère Lajoie.

Çà, de la joie, ils en ont
Pour pisser sur la mélisse
De la vieille dame... Oh non !
Mais que fait donc la police
À traîner chez la Manon !

Ah ! Sacrés loupiots Lajoie...
Quels cabots, crénom de nom !

* *

Dans la famille Lajoie,
Je demande la maman ;
L'ombre de papa Lajoie
Lisse comme un talisman,
Bigote un brin rabat-joie.

Çà, de la joie, elle en vend
Toujours plus au fil des âges
À ces saints souffleurs de vent
Qui peuplent ses paysages ;
C'est presque comme au couvent.

Ah ! Sacrée Irma Lajoie...
En retrait, dorénavant.

Vous voulez voir sa trombine ?
Pas ici, pas de sitôt !
Rusée, elle se débine
Au moment de la photo,
Pour la prendre - Oh la combine !

* * *

 

03

4 juillet 2020

Quant notre vie change... (Laura)

 

Quant notre vie change
Pour le meilleur ou pour le pire
Quand on perd son ami
Son amant et son ami
Et qu'on est triplement marri;
On s'accroche à ce que la vie
Nous offre de permanence ébahie[1]
Comme le défi du samedi;
Et quand l'école est finie
Il y a la photo du défi.
Quant notre vie change
Il reste toujours le défi.

 


[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2020/06/27/l-ecole-est-finie-6248399.html

 

4 juillet 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses (joye)

Épisode premier :  Amenez-moi le grisbi que je le touche… 

saga d'ete

C’était dans le bon vieux temps quand la mafia était encore à nous (la cosa nostra, quoi) et quand les chimistes ne se plaignaient jamais de leur boulot. (Oui, une époque lointaine, je le sais.)

S’ils ne se plaignaient jamais de leur boulot, c’est qu’un chimiste, ça peut faire boum ! s’il pleut ou s’il fait beau. Peu importe, le gaz dans l’eau, ce n’est pas un problème, au moins pour ceux qui savent faire des maths.

Or, Don Walrusleone était un de ces gentlemen-chimistes, autant qu’on pût savoir [exact, c’était aussi le genre de type qui inspirait l’imparfait du subjonctif]. Ce que l’on ne savait pas, c’est que c’était le chef de ce gang notoire des flingueuses.

La plus connue de ces flingueuses était L’Adrienne de Delabelgique. Une linguiste accomplie, l’Adrienne savait lire et écrire parfaitement six mille langues.  Quand elle n’était pas occupée à flinguer, elle voyageait beaucoup et elle écrivait comme un rêve.  Alors, on n’aurait jamais cru que c'était une flingueuse par excellence, parce que, en principe, les flingueuses n’ont pas la parole facile, c’est pour cela qu’elles flinguent. Pour s’exprimer.  Comme son associé, le gentleman chimiste, elle cachait bien son jeu à elle, qui était, bien sûr, le Scrabble.

Un jour, Walrusleone et l’Adrienne devait se rencontrer afin de…non, je ne peux pas vous le dire, c’est un secret et si je le dévoilais, je serais très certainement flinguée...  On dirait seulement qu’il fallait qu’ils se rencontrent. Alors, ils se donnèrent rendez-vous au célèbre Warandepark à Bruxelles (belle capitale pour un crime). Non, je ne sais pas ce que le nom Warandepark veut dire, il faudrait demander à l’Adrienne, la linguiste. (et non pas à l’Adrienne la flingueuse).

Oui, vous allez me dire que ce n'est pas ce parc-là sur la photo, et c'est sans doute vrai, mais c'est quoi une saga d'été sans fausses pistes, je vous le demande, hein ?

Parce qu’ils ne s’étaient pas encore rencontrés dans la vraie vie, comme on dit sur l’Internet, Walrusleone décida d’amener deux chiens afin qu’elle le reconnaisse tout de suite. Alors, non, les deux chiens sur la photo ne sont pas des flingueuses. Ce sont des chiens. Les chiens ne flinguent pas. C’était alors le meilleur des ruses pour un chef de mafia notoire et dangereux, quoi.

L’Adrienne s’approcha du banc où se trouvait son complice.

-          J’ai connu une Polonaise…aborda-t-elle le monsieur.

-          …qui en prenait au petit déjeuner…répondit celui-ci.

-          Ouah !  disait le premier toutou.

-          Ouah Ouah ! disait l’autre. (l'autre chien, pas la flingueuse, hein ?)

Et puis, tous les quatres souriaient…néfastement.

Bref, c’était comme ça que commença l’aventure de cet été 2020.

À suivre…

4 juillet 2020

L'été est un jeu (Kate)

 

WA

"Regarde avec tes oreilles"

Shakespeare, Le Roi Lear

 

Indéfinissable

Et parfaitement aimable

Le parfum de la dame en noir

Surgi de nulle part

 

Le roi blanc

Par ses élégants

Canidés

Bien protégé

 

A frémi

Puis blêmi

Désarçonné

Tétanisé

 

Ses animaux

À l'odorat développé

L'avait flairée

Sans un mot

Elle s'est avancée

La partie a gagné

 

L'été est un jeu...

d'échecs

gagne l'un des deux,

il faut faire avec !

W2

"Inquiète est la tête qui porte une couronne"

Shakespeare, Henri IV

 

(photos de l'auteur, juin 2020)

 

 

 

4 juillet 2020

Job d'été (Lecrilibriste)


L'été était là...
Pour arrondir ses fins de mois
et se payer des vacances
il avait trouvé ce petit job sympa
en épluchant les petites annonces
« Cherche cause vacances juillet
personne aimant les chiens
parfaitement dressés
pour gardes, promenades et calins »

Un job comme ça, ça lui allait bien
Dieu sait s'il les aimait les chiens
en garder deux c'était dans ses moyens
et puis, ça le ferait sortir à ciel ouvert
pour se mettre un peu au vert
et parcourir le parc  pas à pas
avec des chiens marchant au pas
comme l'annonce le promettait

Au premier temps de la valse
car dans le parc,on tourne en rond
pour faire le tour... Tout était bien huilé
ils ont flairé, flané, marchotté
sans lui lacher la grappe
et au dernier banc tous se sont arrêtés
pour souffler un peu et se reposer
et les toutous lever la patte

Au deuxième temps de la valse
ils s'étaient tout trois échauffés
un petit sprint les chiens ont osé
Lui courait derrière, tirait sur les laisses
mais les toutous loin de leurs maitres
carapataient  avec d'autant plus d' hardiesse
qu'en face un couple de boxers
joggait tout shuss traînant leur maîtresse
qui ne pouvait les arrêter

Au troisième temps de la valse
les laisses se sont emmêlées
les chiens se sont mis à japper
à faire chorus, à disjoncter
leurs conducteurs ont lâché les laisses
pour tenter de les désembrouiller
les quatre chiens en ont profité pour faire la fête
tandis qu'épuisés, sur un banc les deux se sont affalés
En attendant que les chiens calmés
reviennent les trouver à l'heure des croquettes.

4 juillet 2020

Celui qui attendait le 618 (Vegas sur sarthe)


« Qu'est-ce qu'il attend ce gars avec ses chiens ? »
« Y doit attendre le passage de la Zinneke Parade »
« Euh … c'est râpé vu que la parade est passée au mois de mai et qu'elle repassera pas avant deux ans ! »
« Ah bon. Alors y doit attendre le passage du tour de France »
«Ça m'étonnerait vu qu'il est passé l'an dernier le 6 juillet en hommage au cinquantenaire de la première victoire d'Eddy Merckx »
« En hommmage à qui ? »
« A Eddy Merckx »
«Merck … le type des laboratoires qu'a inventé le Levothyrox ?»
« Non ! Celui avec un X comme Merckx »
«C'est bien c'que j'dis … avec un X comme Levothyrox »
« Laisse tomber ! De toute façon le tour de France ne repassera pas de sitôt »
«Alors y doit attendre le passage du groupe folklorique de Lauterbach»
« C'est loin ça … Lauterbach ? »
« C'est en Allemagne dans l'arrondissement de Rottweil »
« Ah ! Rottweil ! C'est pour ça qu'il attend avec des chiens »
« Euh … j'crois pas. J'y connais rien en chiens »
« Ben, on pourrait p't'être lui demander c'qu'il attend ? »
« Vas-y toi … moi je me méfie des chiens que je ne connais pas »
« Mais le gars, on l'connait pas non plus »
« Non, pas plus que ses chiens »
« Parle plus bas . Y nous regardent »
« C'est pas passe qu'y nous regardent qu'y nous entendent ! »
« Tu sais c'qu'on dit chez nous en Belgique … Qui cause sème et qui écoute récolte »
« Je sais pas s'il récolte mais en tout cas il nous a parlé »
« Ah ? Et qu'est-ce qu'il a dit ? »
«Il a dit qu'il attendait le 618 »
« Tu savais qu'un 618 passait par ici ? »
« Non … ça existe pas le 618. P't-être qu'y voulait dire septante-huit ?»
« S'il a dit septante-huit, y peut attendre la saint Gudule passe que le septante-huit, y va Gare du Midi »
« On devrait p't'être lui dire qu'y s'est gouré !»
« Attends … y dit autre chose »
« Qu'est-ce qu'y dit ? »
« Y dit que le 618 c'est un défi »
« Ah pour sûr, c'est un vrai défi ! Attendre ici qu'un 618 veuille bien passer !'
« T'as raison … c'est un sacré défi d'autant qu'y prendront pas les clebs à bord »
« Parle plus bas. Les chiens aiment pas qu'on les appelle comme ça»
« On ferait p't'être mieux d'se barrer»
« T'as raison »
«Euh, bon courage M'sieur pour vot' défi ! »

4 juillet 2020

Message de ma chienne (Walrus)

 
Vous savez quoi ?

Mon bipède a utilisé une de mes photos comme sujet pour le blog du défi du samedi.

Sans même me demander mon avis !

Il est gonflé quand même !

Quoi ? Vous voulez la voir ?

6181

Évidemment, ça pouvait pas rater, il y a aussi mon père. Avec lui, c'est toujours pareil : dès que mon bipède apparaît, il veut se l'annexer et il se colle à lui !

Parfois, il m'énerve tellement que je dois intervenir et me hisser plus haut que lui.

6182

Non mais... c'est mon bipède à la fin ! Ou quoi ?


27 juin 2020

Défi #618


Comme vous le savez (ou pas), depuis MAP,
il est de tradition de n'utiliser que des photos
pour les défis de l'été.

Une petite photo de famille ?

DSCN0285

Je vous le promets,
les suivantes seront (peut-être) sans commentaire.

 

 

27 juin 2020

Nous ont vendu de la poudre aux yeux...

27 juin 2020

Ali Baba (Vegas sur sarthe)

veg

 

Au village il y avait une famille de droguistes qui tenait une sorte de caverne d'Ali Baba même si le père s'appelait Ali Ben Youssef.
C'était le seul endroit que je connaisse où vous entriez pour acheter une serpillière et d'où vous ressortiez avec des tringles à rideaux et des tapettes à souris !
Dans la famille Ben Youssef j'ai souvent pioché la mère, une femme acariâtre attachée à son tiroir-caisse comme un kebbab à sa broche.
Je n'ai jamais compris comment on pouvait avoir autant de poils sous les bras quand on vend des lames de rasoir par paquets de cent !
Dans la famille Ben Youssef j'aurais préféré – façon de parler – piocher la fille Aïcha mais le père Ali veillait comme un cerbère sur sa marmaille et se méfiait des piocheurs ...
Le benjamin qui se prénommait pourtant Djamel tenait la partie mercerie et vendait des boutons, lui qui en exposait de nombreux échantillons sur sa figure.

J'y allais surtout chercher des asticots pour la pêche et des wassingues pour la mère et quand je réclamais une ristourne, Ali hurlait « Des clous ! » même s'il ne m'en donnât jamais la moindre poignée …
La plupart des gens boudaient la caverne, préférant les grandes enseignes où « il y a tout ce qu'il faut » et où « les envies prennent vie ».
Et puis le jour vint – il fallait bien que ça arrive – où la vieille Simca 1000 du maire explosa sa tête de delco au milieu de la grand'rue.
On chercha partout dans le canton de quoi faire redémarrer l'antique carrosse de notre édile … mais que dalle, nib comme ils disent au bled !
Persuasif, je réussis à traîner le premier adjoint – celui qui porte trois stylos à la poche de son costume – jusqu'à la droguerie.
Le brave Ali Baba ayant fouillé une heure dans son souk en extirpa du fin fond une tête d'allumeur des années 60 de chez Ducellier qu'il eut tôt fait d'adapter à grands coups de lime et de tournevis.
La Simca repartit sur trois pattes sous les Hourra des villageois et quelques pétarades qui laissèrent sur la chaussée un bon morceau de pot d'échappement rouillé mais Ali venait de gagner ses lettres de noblesse.

Le jeune garagiste du village – féru d'électronique, d'ABS et de GPS et ignorant tout des tronches de Delco – rentra chez lui en haussant les épaules.
Madame Ben Youssef empocha les 18,71 euros avec un rictus non feint tandis qu'Aïcha m'envoyait le plus beau sourire du monde.

27 juin 2020

En bas de chez moi par bongopinot

 

b

 


Dans ma rue
En bas de chez moi
Il y a un droguiste barbu
Avec un sourire narquois

Et à côté une fleuriste
En tablier à fleurs
Aux yeux tristes
Entourés de couleurs

Un peu plus haut
Un ébéniste aux cheveux long
Portant toujours un chapeau
Avec dans sa vitrine un violon

A droite un caviste
Qui adore plaisanter
Il se prénomme Baptiste
 Et passe ses journées à chanter

A gauche un chauffagiste
Qui anime cette rue
Car il est aussi humoriste
A ses heures perdues

Et lorsqu’il y a la fête
Des parapluies fleurissent dans le ciel
Et très vite la bonne humeur nous guette
Dans notre belle rue Mademoiselle


Voilà ce qu’il y a en bas de chez moi
Mais ce n’est pas tous bien sur
Il y a aussi beaucoup de joie
Des amitiés qui se créent au fur et à mesure


27 juin 2020

Maman, c’est quoi ? (Lilou M)

 

_ Je vais chez le droguiste, tu m’accompagnes mon chéri ?

_ Non maman, ce n’est pas bien, tu nous as prévenu que les drogues étaient dangereuses !

La mère se mit à rire.

_ Oui mon chéri mais une droguerie ne vend pas de drogue.

_ Alors pourquoi ça s’appelle comme ça ?

_ Ce mot vient du Néerlandais « droguerij » qui signifiait sécherie. Les premières drogueries datant du XVème siècle, vendaient des plantes médicinales séchées.

_ Tu es malade maman ?

_ Non moi je vais chercher une casserole et des tuyaux pour que papa répare l’évier.

_ Mais tu as dit qu’ils vendaient des plantes pour soigner.

_ Oui, mais ça leur fut interdit sous Louis XVI qui donna le monopole aux nouveaux pharmaciens.

_ Alors qu’es ce qu’elle vend la droguerie ?

_ Viens voir avec moi chez Monsieur Drugier. C’est un bazar, ils distribuent des produits de bricolage, d’entretien, du jardin et de soins. Bientôt tu n’en verras plus, c’est la dernière à proximité.

_ Pourquoi il n’y en a presque plus ?

_ Des grands commerces aux ventes diversifiées ont vu le jour.  Comme Leclerc où tu trouves de tout : nourriture, vêtements, produits de maison, de bricolage. Et les gens, par facilité regroupent tous leurs achats dans de tel commerce pendant que les petits commerçants ferment leurs portes.

 

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