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Le défi du samedi

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29 août 2020

Qui a croqué le marmot ? (Vegas sur sarthe)


Comme je ne trouvais ni bobinette ni chevillette, je me décidai à frapper le heurtoir qu'on avait mis fâcheusement à hauteur d'homme, sans doute pour dissuader les gamins facétieux tireurs de sonnettes.
C'était un effrayant heurtoir à gueule de lion et cornes de bouc mais courageusement je me hissai sur la pointe des pieds pour heurter un grand coup puis je collai mon oreille à l'huis.
Derrière la porte ça heurtait comme en écho, ça heurtait même beaucoup ; je dirais même que ça bûcheronnait sec.
Comme je heurtais une seconde fois, le tapage s'arrêta et j'entendis une voix éraillée :« Faut toujours qu'on nous fasse chier au meilleur moment ! »
J'allais repartir d'où je venais - c'est à dire de chez mère-grand - quand la porte s'ouvrit sur une grosse femme un peu dénudée, très échevelée et au yeux exorbités : »C'est toi qui croque le marmot ? » me lança t-elle.
« Euh … Je ne croque rien du tout »  bredouillai-je sur la défensive.
Elle éclata de rire en se tapant sur les cuisses.
« Tu entends ça, Raymond ? » lança t-elle à l'adresse d'un homme qui avait surgi derrière elle dans cette carrée mal éclairée.
J'ignorais tout de cet ogre croqueur de marmots dont elle parlait et j'apprendrais plus tard que le marmot est un heurtoir et que croquer signifie frapper.
« Qu'est-ce qui t'amène, marmouset ? » s'impatienta la furie callipyge.
Je marmonnai sans trop réfléchir : »J'ai ici un pot de beurre pour ... ».
La furie faillit s'étouffer de rire : »Tu entends ça Raymond ? Le môme nous apporte du beurre. Est-ce qu'on a besoin de beurre à cette heure ? »
« Non point » hurla le Raymond en frappant par mimétisme ses cuisses de ses grosses mains.
J'avais dit ça machinalement mais comme les deux se retournaient j'insistai : »C'est par rapport au loup ... »
Ils firent face et la furie au bord de la syncope me lâcha dans un énorme rire: »Y'a longtemps que j'ai plus peur du loup, gamin, pas vrai Raymond ? »
« Pour sûr » acquiesça Raymond qui avait cessé de rire et il ajouta : »Viens t'en par là… j'aimerais bien finir mon affaire »
La furie toujours secouée d'un rire nerveux le suivit en disant : »Entre ou sors, gamin mais ferme la porte … y'a ici un courant d'air à choper une angine de poitrine ! »
Je faillis faire remarquer qu'on n'attrape pas d'angine de poitrine avec un courant d'air mais je n'étais pas médecin et la furie pas en état de m'écouter puisqu'elle s'affala sur l'homme avachi sur une banquette.
« C'est quoi ton blaze ? » demanda t-elle.
Je répondis en détournant la tête : »Perrot … euh … Charles Perrot »
L'homme s'était mis à l'amignoter avec ses grosses mains et grommela : »Dis lui de se tirer … on n'a pas besoin de chaperon »
La furie s'esclaffa : »Charles Perrault ? C'est ça ! Et moi j'suis la belle au bois dormant !»
Je ne voyais pas ce qu'il y avait de singulier à s'appeler Charles Perrot.
Et pourquoi avait-il parlé de chaperon ?
Visiblement agacé l'homme se dégagea vivement de la furie pour se saisir d'une étrange paire de bottes qu'il me semblait avoir vues quelque part.
Si mon intuition était bonne il ne me restait plus qu'à déguerpir au plus vite, ce que je fis sans prendre le temps de refermer la porte.

Sur la route une citrouille vrombissante semblait m'attendre. J'y montai machinalement tandis que le bruit des bottes s'amplifiait.
« C'est où qu'on va ? » me demanda le chauffeur à tête de musaraigne et qui répondait au nom de Uber.
« Chez mère-grand » répondis-je sans hésiter.
« Celle qui a de grands bras, de grandes esgourdes et de grandes ratiches? » répondit celui qui semblait connaître le conte.
Les bottes résonnaient furieusement sur le trottoir.
Heureusement la citrouille prit le large ; à son volant la musaraigne se mit à ricaner « : »Alors, vous l'avez trouvée comment l'ogresse ? »
Visiblement, il connaissait l'adresse.

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29 août 2020

...Dégage ! (maryline18)

 

La porte claque comme par mégarde,

T'évites les flaques, tu vas... hagarde

Prendre l'argent, sur ton livret,

Encore en francs, il est léger...

 

Une nuit d'hôtel et un p'tit dèj ,

Tu te fais belle, choisis un siège,

Le train t'emmène en gare de Lille,

T'as pas de haine mais t'es fébrile.

 

Ton désarroi fait pas la "UNE"...

C'est pas la joie, t'as plus une thune.

Ta chambr' de Bonne te sauve la mise.

T'as plus personne, ils t'utilisent...

 

Tu fais des heures pas chères payées,

"à la bonheur" !, tu peux manger !

T'es en sueur... pas que l'été !

V'là ta candeur "bien" exploitée.

 

Tu veux ton compte de jours heureux,

Glaciers en fonte, errent tes yeux

à la recherche des mots d'un autre,

Tu prends la perche et tu te vautres...

 

Tu fais le compte de tes échecs,

Les larmes te montent, tu fais avec.

T'y avais cru, au grand amour,

Sans l'avoir vu... comme tous un jour !

 

Tu te rends compte que tu vieillis,

Tu r'lis le conte qu'on t'as appris

La fée c'est toi, le prince c'est lui,

Encore une fois, brique ton logis !

 

Tu comptes, décompte les jours qu'il reste

Tu t'la racontes d'vant l'autre qui peste !

Traine un je t'aime... impunément,

Dans ton poème, en mal d'amant...

 

Tu r'lis ta vie comme un roman

Qu't'aurais écrit étant enfant.

Tu sais déjà qu'ça fini mal,

Alors tout bas comme lui, tu chiales.

 

Tourne la roue, filent les années,

Creuse ton trou et laiss' passer

Tes désirs fous les soirs d'été...

ça vaut pas l'coup d'encore aimer !

 

 

29 août 2020

Le grand vent (Lecrilibriste)


Avec une poignée de sable blond
Et une poignée de sablés ronds
j'ai toqué l' heurtoir du voisin
pour voir si tout se passait bien

Et s'il me dit « non !  n 'entre pas »
Alors passerai par derrière
puisque j'ai fait le tour du monde
cela ne me dérange guère

J'ai posé le sable par terre
et dans ma main les sablés ronds
j'ai pénétré dans la maison
par la porte qui grince aux charnières

Il regardait vers le heurtoir
et vit qu'il n'y avait rien à voir
me suis assise en la bergère
doucement lui ai dit « bonsoir »

Je le trouvais plus beau qu'avant
avant de faire claquer la porte
 fort comme un jour de grand vent
où s'envolaient mes amours mortes

Revenue avec le grand vent
qui balaye toutes les scoumounes
en attendant qu'il se retourne
j'ai grignotté un sablé rond

22 août 2020

Défi #626


Pour ce coup-ci, j'ai volé une photo à MAP,
l'initiatrice de ce bête jeu d'été !

 

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22 août 2020

Sont aux anges

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22 août 2020

Le diable est dans les détails (Walrus)


Ah, les anges !

Sans même me pencher sur celle de leur sexe, je me suis posé, et me pose encore d'ailleurs, bien des questions à leur égard.

Au premier plan : leur hiérarchie, classiquement, des plus élevés au vulgum pecus :

  • Séraphins
  • Chérubins
  • Trônes
  • Dominations
  • Vertus
  • Puissances
  • Principautés
  • Archanges
  • Anges

Allez donc me situer là-dedans le brave Lucifer, l'ange porteur de la lumière, victime de son orgueil !

Et ça rabat un peu le caquet à ce matamore de Saint Michel. Archange et Patron des Bruxellois, tu parles d'une gloire ! D'autant qu'il en est réduit à partager la place avec... Gudule !

Ensuite, leur organisation : on parle de légions (ça fait du monde une légion, chez les Romains ça contenait de cinq à huit mille hommes). Mais dans ce cas, les anges gardiens, ils sont "détachés" ? Hein ?

Bon, laissons tomber, on ne va pas se perdre dans les détails !

Sauf un :

Vous avez vu celui en bas à gauche de l'image ?

Il ne vous rappelle rien ?

Regardez bien :

w6251

Mieux !

w6252

Ouiii !

C'est un thuriféraire !

Ça vous aurait bien aidé à l'époque, hein ?

Comment ça, vous n'étiez pas là, fin 2017 ?

N'essayez pas de m'enfumer !

 

 

22 août 2020

Un beau lieu par bongopinot

 

6251

  

Dans la cathédrale
Parée de lumière
Placée là derrière
Sur la place centrale

Pour être visitée
Du matin au soir
Et même très tard
Pour être admirée

Par des passionnés
Par des vacanciers
Aimant découvrir

Et par tous ceux
Voulant décrire
Ce magnifique lieu 

 

22 août 2020

Ne pas oublier (Laura)

 

Que la les religions hors leur aspect dogmatique
Hors leur aspects géo politiques
Hors les inquisiteurs et terroristes de tous bords
Hors de tous les inconvénients 
Ne pas oublier que la les religions ont inspiré tant de beauté comme la collégiale St Martin de Colmar que nous propose Walrus
Le retable d' Issenheim pas loin au musée Unterlinden
Je l' ai acheté en miniature et m 'en sert pour l' autel dédié à mon mari
A St Etienne, nous avons la cathédrale St Charles entre autres
J ai vu a Sète il y a peu notre dame de la Salette[1]
Au dessus du cimetière marin
Les magnifiques églises en brique du nord[2]
La splendide Ste Sophie
Les kerk[3] d' Amsterdam
Les dieux ont inspiré aussi les pyramides de part le monde
Penser à la beauté pour oublier la terreur

 


22 août 2020

L'été est un paradis (Kate)

 

L'enfer est vide, tous les démons sont ici.

Shakespeare, La tempête

Paradis des fruits

Des fleurs

Des coeurs

Plus ou moins meurtris

Un enfer de chaleur

De déconvenues

De paroles non tenues

De leurres

L'été est un paradis

Perdu

Sauf le samedi

Quand les défis sont lus

"Viens, épaisse nuit, enveloppe-toi des plus sombres fumées de l'Enfer."

Shakespeare, Macbeth

22 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VIII (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 8 : Tout droit à la maison mère

-          Où allons-nous ? cria Tatie Bongo au-dessus des vrombissements des rotors.

Tatie Laura la Flinguepilote indiqua l’écran sur le tableau à bord… 

helicollage

-          C’est où ? demanda Bongo.

-          Là, devant nous ! Sur l’écran !

-          Non, je veux savoir où se trouve notre destination !

-          Tu ne lis pas le Flinguedéfi du samedi ?

-          Ben si, dit Bongo, qui ressentit soudain une envie féroce de sortir son flingue à elle. Et alors ?

-          Et alors, dit Laura, Don Walrusleone a donné le nom du lieu. C’est à Colmar.

-          Calmar ? s’étonna Bongo.  En Iowa ?? Pas loin de chez notre chère flingueauteure ? 

-          Non ! répondit la pilote. COLMAR.  Calmar, c’est où vit Calimaro.

Tatie Bongo se tut. Elle étudia la photo sur l’écran et essaya de déchiffrer les mots sur les phylactères. [ben oui, c’est ainsi qu’on les appelle, ne le saviez-vous pas ? Eh ben, alors, maintenant, vous le savez et cet épisode aura servi à quelque chose d’utile]

Quelques minutes plus tard, Tatie Bongo fit :

-          Bon, quand est-ce qu’on arrive ?

-          Encore un épisode…

-          Non, quand est-ce qu’on arrive à Colmar ?

-          Encore quelques lignes, voyons…

-          Dis, est-ce qu’il y a des toilettes à bord ?

-          Non. Personne ne fait jamais pipi dans la grande littérature classique, tu sais.

-          Tiens, c’est vrai, soupira Bongo.  Quoique…

Son portable sonna. C’étaient les Taties Maryline [non, une seule, pas 18] et Lecrilibriste. Elles avaient une question pressante :

-          Eh oh, dites, vous deux, dirent-elles à l’unisson, n’est-ce pas que les autres épisodes ont été plus drôles que celui-ci  ?

-          En effet !  rigola le  Flinguéquipage. [Ben quoi, vous ne voulez pas que je répète leurs noms continuellement, hein ? Je hais les auteur·e·s qui font ça… vous pas ?  Non ? Oh. Tiens.]

-          Bon. Allez, à tout’, on vous retrouvera devant l’autel.

-          L’hôtel ?  dit Tatie Bongo. On ne va pas à l’église ?

À suivre…

helico

22 août 2020

Mon ange guérisseur (Lecrilibriste)


Il faut lever la tête et regarder le ciel de la coupole parée d'or  pour découvrir la cohorte des anges et des séraphins jouant leur musique céleste messagère du royaume de Dieu
Ils enflamment l'imagination ces messagers de l'autre monde transformant l'invisible  en visible à nos yeux dans cet eden iconographique
Ils planent sur les ailes du vent pour porter la bonne nouvelle aux hommes  et les pénetrer d'espérance. Ils veillent sur le monde. Chaque être humain a son ange qui le protège... Son ange gardien !
Et je songe à la chanson d'Anne Sylvestre « sans le chant des troubadours, n'aurions point de cathédrales ». C'est vrai ! Serions nous encore capables de créer toute cette magnificence ?

Lors d'un passage très difficile de ma vie j'ai rêvé à un ange... Je vous raconte mon rêve …

Il est arrivé soudainement par la droite vers un lit de camp où j'étais étendue toute cassée, toute brisée. Il était immense, vêtu q'une tunique brun rouge qui l'enveloppait tout entier et tenait tout l'espace du rêve.
Je ne distinguais pas son visage mais tout autour de lui, il y avait comme une vibration d’énergie  magnétique qui pulsait avec une puissance incroyable d’intensité au moins jusqu’à  1 mètre autour de tout son corps.
C’était sans doute son aura. Il m'a regardée. J’avais les les yeux fermés mais je le voyais, là.  étendue sur mon lit et je n’avais pas  mal.
 Je savais qu’il était là pour moi et je n’avais pas peur.  Il a levé sa main, je crois que c’était la gauche et j'ai senti  que son magnétisme extrêmement puissant et irrésistible me guérissait comme par enchantement.
Je voulais absolument continuer à le voir mais il s'est’effacé soudain en face de moi comme une sorte de nuage qui se défait …

Eh bien croyez-le, ce rêve m'avait fait le plus grand bien et m'avait requinquée !

22 août 2020

L'icône (maryline18)

 

- "Tu sais Lucie, J'me suis dévisagée sur cette vidéo qui aurait dû n'être qu'une photo si j'avais bien su régler ce foutu appareil et devine ce que j'y ai vu : une conne avec une tête d'icône !"

-"Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes !"

-"Si, je t'assure ! J'ai une de ces têtes sur mon "selfie/vidéo"que je voulais mettre en ligne ! Regarde ! je fais un sourire dégoulinant de béatitude, comme celui d'une "Bonne-Soeur" que même un miracle n'étonnerait pas, imperturbable, même par l'annonce d'une fin du monde imminente ! Ne me fais pas ces yeux, tu sais bien que j'ai un grand respect pour les soeurs mais je préfère n'être que bonne...!"

_" T'es conne ! Mais où est le problème ? T'es cool, détendue, où est le mal ?"

-" Le mal est sournois comme le Diable... Il est là où tu ne l'attends pas ! Il profite d'une baisse de vigilance...

-" Pour te fîche le feu aux fesses ?!"

-" Ah très drôle ! Madame fait de l'humour ! Non mais blague à part, tu aurais pu me le dire que j'avais cette tête !"

-" Oui, pardonne moi, j'aurais dû te le dire !"

-" Ahhh ! alors ! tu vois bien que j'ai raison hein ?"

-" Je VOULAIS t'le dire mais t'avais l'air si...si...enfin, comme en communion avec l'au-delà, ah ! ah ! Comme en lévitation au dessus de toutes nos emmerdes, depuis l'été dernier, que je ne savais pas si je devais te ramener sur Terre !"

-" Oh ! Arrête de te fiches de moi...! T'es pas drôle !

-" Bon OK, tu l'auras voulu : On a un mois de loyer en retard, la cagnote pour la bouffe tire à sa fin, j'ai raté mes partielles, on a de surcroît aucune chance de travailler cet été à cause de cette saloperie de Covid, la paume de douche est naze et..."

-" Et quoi encore ?!"

-" Et...figure toi qu'on a trois jours pour faire nos bagages !"

-" On est expulsé ! Oh MERDE !"

-" Non, on est invité à finir l'été chez Mamie Lucette en échange de quelques menus services.

-" Mamie Lucette ??"

-" C'est la grand-mère par alliance d'une amie de la soeur de la copine de Julie !"

-"Julie ?"

-" Oui, Julie, la cousine de Pierre ! Tout est écrit là ! Il nous explique tout dans sa lettre ! Attention...! Tu rattrapes ce doux visage d'icône !"

-" Donne-moi cette lettre ! Non mais tu as eu le toupet de la lire avant moi, non mais je rêve ! Donne la moi ou j'te défonce ta p'tite gueule d'ange si bien que même ta mère ne te reconnaîtra pas !"

-" Calmez-vous soeur Marie-Josette, votre beau sourire s'étiole ! hi hi ! Alléluia ! Viens la chercher et ne te prends pas les pieds dans ta robe chasuble !" Oh là là , j' suis trop impatiente de revoir Pierre, il a une façon de te regarder qui donne envie de croire aux miracles !

 

15 août 2020

Défi #625

 

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15 août 2020

Ont fêté la sainte barbe

15 août 2020

la BARBE (TOKYO)


J’habitais une mezzanine au-dessus d’un bar
C’était la bonne planque. Je me disais qu’ainsi je me rapprocherais de ma cible.
 J’écoutais ainsi à sa porte sans qu’il le sache.
De l’autre coté de la porte me parvenaient des bruits, étranges des gargouillis de hamsters, de mulots et de musaraignes. Ainsi j’avais des visions étranges qui défilaient toute la nuit dans mes rêves à la suite de ces écoutes discrètes ;
Que pouvait-il bien faire de son temps quand il s’absentait.
Un jour la porte s’ouvrit j’ai à peine eu le temps de m’esquiver dans la cage d’escalier.
Une femme pas plus grande qu’une quille de bowling en sortit.
 Je la trouvais vraiment petite et de surcroit laide.
 J’avais la tête d’un pharaon ressuscité. Je voulais la vérité mais maintenant qu’elle était devant moi j’avais du mal.
 Le simple fait d’être devant cette vérité me faisait rougir.
 Pendant que la naine s’éloignait je ronchonnais dans ma barbe .

v

J’étais en train de tourner le dos à cette histoire, la déception et le soulagement amoureusement enlacés sur le lit défait de mon cœur s’inscrivaient sur mon visage.
 Pendant qu’il jouait au bowling avec sa quille j’énumérais les expressions que je voulais lui jeter en pleine gueule/ tu me fais suer , non c’était trop tendre
 La barbe ça/ ça en jetait.
En tête de la division sa quille et lui devaient être jetés aux ordures ménagères. J’avais hérité de ma mère sa radicalité enfantine.
 Heureusement je ne l’ai jamais plus croisé sur ma route.
 L’expression la barbe est restée inusitée.
 Je suis rentée chez moi je me suis douchée comme après un rapport sexuel qui ‘n’avait pas eu lieu.
 L’intérieur de mon moi était en pagaille .je consultais l’annuaire et je découvris que je n’habitais pas loin d’un bowling.
Depuis je démonte toutes les quilles sur le tapis histoire de me faire la main.

15 août 2020

Barbara par bongopinot


Barbe ou Barbara
Un même prénom
Fort mignon
Qu’on acclamera

Une sainte patronne
Pour tous les pompiers
Les mineurs et artificiers
Une protectrice de renom

Avec cette tradition
Où l’on plantera du blé
De diverse variété
Mis dans des poêlons

Le quatre décembre
On réunit petits et grands
Pour passer un bon moment
Et éloigner les minutes sombres

 

b

15 août 2020

Un détail (Walrus)


Ce barbu est-il chauve, comme moi ?

C'est l'impression qu'il donne en tout cas.

En examinant la photo pour confirmer cette opinion, un détail m'a frappé :

w6241

Ces membres inférieurs me donnent l'impression d'être palmés.

Pour tout dire, ils m'évoquent ceux d'un pinnipède...

Un pinnipède comme un morse, en anglais : walrus ! Ou un lion (de mer) en italien : leone !

Walrus, leone, ça ne vous rappelle pas quelque-chose ?

Est-ce que ce colosse barbu serait le gardien séquestrant l'otage Walrusleone évoqué par joye ?

Faut que j'arrête de lire ce roman-feuilleton, je finis par ne plus penser qu'à ça !
 

15 août 2020

Les barbiches. (maryline18)

 

Tout tout tout, j'vous dirai tout sur ...les barbiches !

Les p'tites, les loooooooongues, les fines, les grosses, les filandreuses et les soyeuses, les grisonnantes, les verdoyantes qui ont un goût de Vittel menthe !

Un jour que j'me promenais sur la plage, oh yé oh yé... j'en vis une, entre deux âges, oh hé, oh hé ! Vous m'croirez si vous voulez, mais j'suis restée toute hébétée, quand je l'ai vu papoter avec un coquillage...Elle n'appartenait pourtant pas à un Roi Ma..age, mais j'l'ai prise en photo pour conserver l'ima...age !

Tout tout tout, j'vous direz tout sur les barbiches !

Les trop sérieuses, les désinvoltes, et celles branchées sur le mille volts ! Y'a celles qui traînent dans les couloirs, si bien taillées, just'au d'ssus des costards...Y'a celles qui embaument son homme, trop parfumées à étouffer, les défraîchies des sales bonhommes, les mal lavées qui font l'aumone !

Tout tout tout, vous saurez tout sur les barbiches...!

Un jour que j'me promenais en forêt, oh yé oh yé, y'en a une qui m'a interpelée, O hé, O hé ! pour vous dire la vérité, elle était restée coincée, le nez dans un nid d'abeilles, espérant filer avec le miel ! J'en ai même vu une sur la Tour Eiffel, très belle, qui clignotait et remuait, agitant des sauterelles !

Tout tout tout vous saurez tout sur les barbiches !

Mais moi celle que je préfère rime en vers comme Jacques Prévert et raconte des histoires qu'il me plait de croire. Elle habille mes rêves de volupté. Quand la nuit me chuchote ses secrets, ma joue imagine sa douceur, si bien, que je m'envole pour un merveilleux voyage... sans nulle autre fin que le matin.

15 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VII (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 7 : Quand ça change, ça change

Tatie Bongo fut tellement vexée qu’elle dût confectionner une belle douzaine de jolis poèmes pour se calmer.

Quelques minutes plus tard [parce qu’elles travaillent vite, les Flingueuses poètes], elle revint sur la question du boss kidnappé.

-          Bon, on a enlevé Don Walrusleone, où pourrait-il être ? se demanda-t-elle.

Tout d’un coup, son ordi fit bip ! elle le regarda et sur l’écran, elle vit…

VIGNETTE

-          Oh ! Sacré nom d’un chapiteau !  Qu’a-ton fait à ses occipitaux ? s’écria-t-elle.  [bah oui, hein, elle était encore en mode poétique]  La personne qui a fait cela, on lui fera payer ! Les yeux de la tête !

Trois minutes plus tard, Tatie Bongo monta dans le flinguecoptère, envoyé par la Tatie Tokyo [oui, elle aurait pu l’envoyer plus tôt, mais elle s’en servait pour aller de Venise jusqu’à Tokyo et puis retourner en Normandie, c’est loin, hein ? Même les faibles en géo savent cela !]

Elle [Tatie Bongo, pas Tatie Tokyo, êtes-vous sûr·e·s de bien suivre ?] salua la flinguepilote.

-          Tiens, c’est vous ? Où est votre jumelle silencieuse ?

-          Ma jumelle ? demanda la pilote. Je n’ai pas de jumelle ! Silencieuse ou non !

-          Eh oui, ricana Tatie Bongo. Après tout, on sait bien qu’un Tiens vaut deux tues, Laura…

En réponse, la tatie Laura [tellement stoïque qu'elle ne grommela même pas] fit tourner le moteur et le flinguecoptère décolla.

À suivre…

15 août 2020

L'été est un prénom (Kate)

 

"Il faut toujours craindre de changer de visage."

Shakespeare, Macbeth

 

Pierre disait déjà

À Hélène

Que l'âge est un bât

Un combat

Qu'on livre à grand peine

 

Pierre s'en inspira

Et à la Marquise

Le répéta

Pour qu'elle acceptât

De lui offrir une heure exquise

 

Mais elle se refusa

À ce barbon

Et son frère Thomas

Récolta

Aussi un non

 

Jean-Baptiste remarqua

Cette comédienne

La désira

La courtisa

Et la fit sienne

 

Jean la lui souffla

Cette Du Parc

Tant l'aima

Que pour elle imagina

Le rôle d'Andromaque

 

Tristan lui donna

La parole

Georges la chanta

 

 

Véra filma

Sa vie frivole

 

"Les hommes sont ce qu'est l'instant."

Shakespeare, Le roi Lear

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