Tableau (petitmoulin)
De nos terres profondes
À nos rives océanes
Entre le feu et nos draps blancs
Jaillissent gouttes d'espérance
Justes couleurs des mots
Dans le regard du peintre
De nos terres profondes
À nos rives océanes
Entre le feu et nos draps blancs
Jaillissent gouttes d'espérance
Justes couleurs des mots
Dans le regard du peintre
"Raconte un jour de vacances", nous avait demandé la maîtresse.
Ma plume avait couru sur mon cahier d'écolière pour raconter la journée merveilleuse où notre oncle est arrivé à la ferme avec des boîtes de peinture comme cadeau.
Nous sautions de joie à l'idée de peindre comme à l'école mais nos parents n'avaient pas l'air content. À peine notre oncle parti, les parents nous ont donné du travail et notre joie est tombée par terre : pas de peinture ! Par chance, le canard a proposé de nous aider et nous sommes allés peindre, devinez quoi ? Les animaux de la ferme !
Si certains animaux ont été contents du résultat, d'autres ont été très déçus et nous ont carrément fait la tête... et ils se sont même "payé" notre tête en nous "embêtant", c'est le mot !
D'autres se sont mêmes disputés entre eux en se traitant de noms d'oiseaux...
Je me souviens que la maîtresse avait bien aimé mon texte et me l'avait fait lire à la classe en disant que c'était un vrai conte.
Aujourd'hui, je parlerais de conte moderne, de merveilleux, de schéma actantiel, de catégorisation, d'adjuvants et d'opposants pour une quête, de transgression de l'interdit, du conflit entre principe de réalité (travailler) et principe de plaisir (peindre)... Et ma soeur Marie, qui a toujours adoré le cheval, élève des chevaux d'obstacle...
(photos de l'auteur, septembre 2020, illustrations de Philippe Dumas des Contes du Chat perché, éditions Gallimard)
Il y a bien longtemps, vivait une famille comme tant d'autres, dans... "le grand Nord". Des cinq enfants qui la constituaient, l'une des filles, souffrait d'une maladie orpheline. Elle était "Bicolère"...heu...non, plutôt "Bicouleur"; pour faire simple, elle ne percevait le monde qu'en noir et en blanc.
Cette maladie si mal connue l'attristait beaucoup. Chaque jour, elle scrutait l'horizon en espérant y déceler un début de couleur mais la lumière blanche du soleil se mêlait à la poussière de charbon pour ne lui donner à voir qu'un ciel toujours gris. Tout espoir de guérison tombait donc, non pas à l'eau, non, mais au sol, écrasé par l'ombre noire des terrils.
Une pseudo sorcière qui soufflait les brûlures et scandait des prédications, lui ramena un matin, contre les trois chats bien nourris, qui lui avaient été promis, des tubes de gouache qu'elle avait trifouillés ou...disons plutôt, ensorcelés.
_"Tu feras douze dessins ma belle, en utilisant bien chaque couleur, mais hélas tu ne pourras les admirer, que lorsque tu auras englouti les trois foies prélevés sur les trois chats, que je m'en vais te cuisiner! hi hi hi hi !!!"
_"Beurk ! Quelle horreur !", s'écria Blanche, épouvantée...Elle s'élança dans les escaliers qui menaient à sa chambre, la mine toute dégoûtée, serrant contre sa poitrine, les tubes de couleur. C'est alors que le rose lui glissa des mains et dévala les marches sous l'œil mauvais de la Noiraude. Celle-ci lui fit cracher son contenu en l'écrasant de sa savate puante.
_"Rends les moi !" Aboya la vieille.
_"Plutôt mourir !" , lui rétorqua l'enfant qui lui balança, d'un coup de pied, le vase de nuit pas encore vidé . La sorcière qui n'aimait pas l'eau, en général, n'apprécia pas plus celle-ci et s'enfuit, laissant dans sa course, s'échapper les chats de son panier d'osier.
Blanche perdait peu à peu goût à la vie ainsi que tout espoir de guérison. Un matin, ayant même perdu l'envie de dessiner, elle mélangea, entre deux sanglots, la totalité des tubes de gouache à sa grosse boule de pâte à modeler. Sa perception de la Terre resterait donc identique à cette boule, pensa t-elle, laide et grise à tout jamais.
Pourquoi était-elle ainsi ? (Blanche, pas la terre...ça serait trop long pour un seul défi !)
Aux jours, elle en vînt à préférer les nuits. Dans ses rêves, toutes les couleurs l'entouraient. Les orangers prenaient des odeurs d'abricots, les roses sentaient la douce odeur des bébés repus , les verts lui donnaient l'envie de courir dans la campagne et de se laisser rouler, du haut de collines d'herbes tendres où paissent des moutons blancs .
...( Et bien oui, les moutons restaient blancs et les vaches blanches et noires...)
Pourtant, c'est un soir entre chien et loup, que se produisit le miracle : Alors que la boule grise commençait à se dessécher sur sa table de nuit, une étrange lumière l'atteignit. Était-ce un éclat d'étoile filante ou un rayon de soleil fugueur, qui refusait de se coucher ?...On ne le saura jamais. Toujours est-il que la pâte s'éclaira de belles nuances multicolores, projetant sur les murs de la chambre un sublime arc-en-ciel !
Depuis, elle sait que la beauté ne peut naître qu'en mélangeant les couleurs.
Quand je suis entré en humanités (Ne me demandez pas si avant je faisais partie des chimpanzés, vous n'avez pas vu le "s" final ? Humanités, dans mon pays, c'est - ou c'était, les choses changent tellement vite - l'enseignement secondaire général) la liste du matériel à se procurer comportait une boîte de douze pastilles de gouache.
C'est marrant, mes enfants au même niveau utilisaient de la gouache en pots.
Dès le premier cours de dessin, le prof, un certain Monsieur Lenoir, nous a fait enlever de notre boîte toute neuve la pastille de couleur noire en affirmant avec conviction "Je n'aime pas le noir !". Années cinquante, premier cours, première année obligent, il ne s'est pas trouvé le moindre potache pour susurrer "Moi non plus !".
L'horreur du noir n'était pas la seule fixation de l'individu : il voulait nous voir exécuter des à-plats entourés de sertis. Il espérait peut-être faire de nous tous des Rouault (je vous dis pas la gueule de mon premier travail : un nounours, si, si!).
Pour ces fameux sertis, comme nous n'avions plus de noir, nous devions constituer une couleur sombre en mélangeant plusieurs des tons disponibles résiduels de notre boîte. Paraît que ça donnait de la profondeur...
C'est à peu près tout ce dont je me souviens de son enseignement, contrairement à celui de mon instituteur de primaire qui nous avait fait réaliser une vue de la chapelle Notre-Dame de Bon-vouloir à l'aquarelle en nous expliquant bien la perspective, les points de fuite et tout le bazar, un peintre du dimanche sans doute, pas un agrégé en arts plastiques.
Elle rêvait d' une boite en noyer
de tons dérivés d'arc en ciel
d'une palette toute chargée
de plein de couleurs de la vie
avec des brosses en poils de soie
et des pinceaux en petit gris
Tous les jours elle les regardait
dans la vitrine du papetier
sortant de l'école, s'arrêtait
pour un moment les contempler
accrochées au lourd chevalet
installé sur un drapé vert
Elle aurait voulu savoir faire
avant d'avoir commencé
mais surtout avoir dans la main
cette palette colorée
pour peinturer des lendemains
qui seraient tous ensoleillés
Oui, le défi était de taille
mais elle allait bien le gagner
pour peindre il faut être un peu fou
mais pour ça, elle aurait la clé
depuis le temps qu'elle bataille
avec sa gouache à barbouiller
Elle épousa le papetier
qui lui offrit toutes ces merveilles
huile de lin et thérébentine
couteaux, palette et petit gris
et tubes à donner le tournis
avec les couleurs de la vie
Et depuis ce jour ultime
Elle peignit du pire au meilleur
mais parfois du meilleur au pire
en musique et au métronome
pour bousculer les habitudes
et rien que pour se faire plaisir
A l'école, Cannelle avait des cours d'éducation artistique (je ne sais plus comment on appelait ça à l'époque) qui la terrorisaient comme l'éducation musicale et le sport. Sa mère qui dessinait et peignait, lui faisait souvent ses devoirs d'art. Elle ne savait pas si les professeurs étaient dupes devant ses prouesses à la gouache. Elle ne se souvient pas non plus quelles notes avait sa mère.
Le plus surprenant est que sa mère ne dessine et peint plus beaucoup alors qu'elle qui a deux mains gauches adore l'art et pense à se mettre à la gouache... pour le plaisir.
J’avais commandé un jus de pêche et j’observais de la terrasse du café le vrai théâtre de l’existence.
Mon voisin de table sans doute sous les effets tardifs du cannabis tenait un discours pseudo philosophique sans grand intérêt.
Brusquement j’ai voulu avaler un tube de barbituriques. Mon voisin avait pris la forme d’un hybride aquatique. D’une certaine façon cette vision fut un grand soulagement
Il commençait à me courir sur le haricot avec ses fariboles. J’étais partagée entre la colère et la préoccupation.
C’est la sonnerie de mon téléphone qui m’a sauvée de cette situation. Je me suis jetée comme une truie sur une mouche pleine de cochonneries.
Ha ma puce tu es chez toi, je suis assise à cote d’un homme très bizarre .il n’arrête pas de débiter de fariboles.
Des quoi ?
Des fariboles.
Et c’est quoi qui te fait penser qu’il est bizarre ?
Dans sa voix je sentais pointer la moisissure verte de la suspicion.
Tu as peut-être le mauvais livret maman. Fais-moi confiance c’est un individu instable. Il se passe ici des trucs étranges.
Etranges comme quoi ?
Là je suis coincée si je devais exprimer ces trucs étranges, ces fariboles sembleraient bien inoffensives.
Comment expliquer que ces fariboles étaient en train de transformer mon Week end de Paques en halloween.
Quitte cet homme avant que tu aies envie de l’épouser maman.
Débrouille-toi pour qu’il quitte cette terrasse au plutôt.
Je suis désolée ma chérie que tu t’inquiètes pour moi. Je n’aime pas que tu te fasses du souci.
Alors mignonne me dit l’individu camé comme un anchois il y a huit années-lumière entre toi et moi.
Ho allez qu’il aille raconter à d’autres ses histoires à dormir debout.

Je ne vais pas entrer en conversation avec un astronome marginal. Ce qu’il veut c’est voir mon petit minou et le plan de mes routes labiales, mon bouton de rose, morceau de choix n’attend pas ces fourchettes à dégustation ou les baguettes magiques. J’appartiens déjà à un homme et celui-là c’est toute une galaxie de jouissance. je suis une antiquité grecque dont le noble destin ne supporte pas la médiocrité alors toi le sdf passe ton chemin .
Alors celui-là je vais l’expédier sur la lune lui et ses fariboles.

Toutes rassemblées sur le fil,
Elles m'attendaient pour le spectacle.
J'entends déjà les cinéphiles
Noicir le tableau en débacle...!
Etait-ce un spectacle pour Eole ?
Elles semblaient touchées par la grâce.
Leurs vols, plus que des fariboles,
Remplissaient le lieu et l'espace.
De jolies courbes, elles m'offraient.
Emerveillée et silencieuse,
Figée, je n'osais plus bouger
De peur d'effrayer les valseuses.
Puis, envolées d'un même souffle,
Elles m'ont laissée là, tête en l'air,
Encore en nuisette et pantouffles !
Non mais, elles ne manquent pas d'air !
Lorsque le psychopathe qui propose ce jeu nous branche sur un mot, j'aime bien consulter le CNRTL.
Au sein du texte relatif au mot de la semaine, deux passages ont retenu mon attention :
Au fig., péj. Idée, courant d'idées ou institution présenté(e) comme sans fondement ou indigne d'intérêt. Teinté de surréalisme, de freudisme et d'autres fariboles, les notions de refus, de liberté, de révolte et d'absolu se mêlaient curieusement dans sa tête [du commis] et, le verbe haut, il tenait des propos à la fois révolutionnaires et graveleux (Aymé, Confort,1949, p. 117).
Sans pour autant appeler à l'escalade, j'adore quand ce grand obsédé de Zigmund est voué aux Gémonies !
Fariboler, verbe intrans.Faire des fariboles. Deux des plus ravissantes personnes que l'on puisse imaginer devant lesquelles dansait et faribolait une sorte de nègre bistré (L. Daudet, Qd vivait mon père,1940, p. 122).
Il l'a dit le Léon (oui, c'est le fils d'Alphonse, le titre est ambigu) ! Mieux, il l'a écrit : "nègre" ! Quel scandale ! À l'index Léon ! Va pas nous refaire Tintin au Congo des fois ?
Bon, il a des circonstances atténuantes : ami de jeunesse du Marcel, il est né sous le règne de Léopold II. On ne dira jamais assez l'influence néfaste des Belges sur leurs pauvres voisins français.
Comment, vous n'y croyez pas ? Je surestimerais ? Je faribolerais ?
Bon, prenons un exemple au hasard (enfin, au hasard, c'est juste que mon paternel a travaillé dans une des sociétés du groupe) : vous connaissez Empain ?
Ah, vous pensiez qu'il était Français parce que le rejeton habitait Paris, t t t t t !
Et ne me dites pas "Certes, Métro, c'est trop !"
1975 : La bonne du curé
Problème : dé-diable-au-corps-iser
Solution : changer de métier
1980 : Tata Yoyo
Suis partie à Rio
Sous un grand chapeau
Exotisme
Héliotropisme
1982 : Il tape sur des bambous
Il tape comme un fou
Et me tape sur les nerfs
Je suis à bout
C'est un enfer
1985 : Cho Ka Ka O
Je vais troquer des noix
Contre des ananas
J'ai le mal de toi
Me reste le chocolat
1986 : Elle préfère l'amour en mer
Reste avec elle
Si tu préfères
Car je suis de celles
Qui ont le mal de mer
1987 : Kolé Séré
Il m'a bien larguée
Il en a trouvée une autre
Et bien oublié
Ce qui était nôtre
1995 : Frida Oum Papa
Munich m'a tendu les bras
Je suis Frida Oum Papa
Finie la samba
Mais de la bière et du gras
L'été est un duo
Avec ses bas et ses hauts
On n'a pas toujours du bol
Mais il y a les fariboles !
- Georges de Lydda serait né en Cappadoce, dans une famille chrétienne, au IVe siècle après Jésus-Christ.
- Fariboles !
- Militaire de carrière, il aurait été officier dans l'armée romaine et élevé par l'empereur Dioclétien aux premiers grades de l'armée.
- Fariboles ! Fariboles, tout ça !
- Un jour il aurait traversé la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc dont on notera qu’il aurait été de la même couleur que celui d’Henri IV.
- Fariboles ! Fariboles ! Fariboles !
- La cité aurait alors été terrorisée par un redoutable dragon, dévoreur de tous les animaux de la contrée et exigeant des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort.
- Fariboles ! Fariboles ! Calembredaines, même !
- Georges serait arrivé le jour où le sort serait tombé sur la fille du roi, au moment où celle-ci allait être victime du monstre.
- Fariboles ! Fariboles ! Carabistouilles !
- Georges aurait engagé avec le dragon un combat acharné.
- Fariboles ! Fariboles ! Coquecigrues !
- Avec l'aide du Christ, et après un signe de croix, il l’aurait transpercé de sa lance.
- Fariboles ! Fariboles ! Des cacoules ! Té n’racontes que des cacoules, min garchon !
- Une fois la princesse délivrée, le dragon l’aurait suivie comme un chien fidèle jusqu'à la cité. Si c’eût été un Jack Russell de sexe féminin, nul doute qu’elle l’eût précédée.
- Fariboles ! Fariboles ! Fake news !
- Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges aurait tué le dragon d'un coup de cimeterre car il les effrayait toujours.
- Fariboles ! Fariboles ! Balivernes ! Billevesées !
- Puis le cadavre de la bête aurait été traîné hors des murs de la ville tiré par quatre bœufs. Personnellement j’en ai deux grands dans mon étable.
- Fariboles ! Fariboles ! Fadaises ! Sornettes !
- Pour lutter contre le coronavirus, des médecins russes auraient mis au point un vaccin baptisé Spoutnik V.
- Mais pourquoi vous employez le conditionnel ? C’est la vérité, ça ! Il est bien plus efficace que la chloroquine et va nous permettre de retrouver la vie d’avant ! Utilisez l’indicatif, mon vieux, et buvez à ma santé !
- Je vais plutôt boire à la santé d’Alexeï Navalny, l‘opposant que le pouvoir en place en Russie a tenté d’empoisonner avec…
- Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Défèque-niouzes ! Arrêtez de raconter n’importe quoi ! Ou alors mettez-le au conditionnel !

N.B.
- Les oeuvres qui illustrent ce billet sont de Salvador Dali.
- Fariboles ! Fariboles ! Fariboles !
Dans le pays des fariboles
on suit des sentiers chenapans
en se riant des gaudrioles
que susurre coquin le vent
Et au lieu d'aller à l'école
sans se soucier d'itinéraire
on gesticule on cabriole
on fait l'école buissonnière
Dans le pays des fariboles
y a pas de conflits ni de gène
hauts en couleurs les mots s'envolent
tout seuls pour faire un poème
Faribole, « Propos ou chose frivole, de peu d'importance[1] »mais qui parfois console.
Avec le cœur, les fariboles peuvent se grouper pour faire une jolie farandole ;
Rarement rassemblées volontairement les fariboles désaltèrent en rigole.
Il est de bon ton de rire des cabrioles comme si ça venait d’une mauvaise gnole.
Bagnole : mot et chose sérieux dont les conducteurs sérieux font une idole.
Olé ! Evitons le triste, fabriquons nous un discours, une parabole, une parole
Limpide, tiède, un Gloubi-boulga de citations pour Facebook, de symboles.
Et soyons positifs en lisant des « feel good books » ? Je n’aime pas ces fariboles !
[1] https://cnrtl.fr/definition/faribole
Lecrilibriste ; Vegas sur sarthe ; maryline18 ;
TOKYO ; Kate ; Walrus ; Laura ; Yvanne ; joye ;
Ilonat ; Joe Krapov ; bongopinot ;
Éteule, j'te demande un peu !
Je sais bien qu'Iowaboy est agriculteur ou un truc du genre, mais c'est un peu ténu pour introduire l'anniversaire de joye dans le contexte...
Bah, maintenant que je l'ai dit autant en profiter :
TRES HEUREUX ANNIVERSAIRE JOYE !
Bon, ça c'est fait, revenons à nos éteules.
En se promenant sur FB, mon épouse a appris que la maison de ma tante Georgette (récemment décédée) venait d'être vendue.
Il y a plusieurs années, nous étions passés voir à quoi ressemblait la rue de la Barette. Eh bien, à ceci :
La maison en question se trouve au centre de la photo. Ma tante, l'avait achetée (au grand dam de ma mère) à la mort de ma grand-mère. Le terrain à l'arrière est très grand et se prolonge jusqu'au pied du talus de la voie de chemin de fer reliant Houdeng-Goegnies à Bois du Luc et aujourd'hui disparue.
C'était pareil au temps de ma prime jeunesse. Par contre, a cette époque, le quartier résidentiel dont on aperçoit quelques bâtisses de l'autre côté de la rue n'existait pas : il n'y avait là que des champs.
En été, j'allais parfois passer quelques jours de vacances chez ma grand-mère et à cette occasion, j'ai encore vu faucher le blé manuellement par un gaillard armé d'une faux qu'il affutait régulièrement au moyen d'une pierre à eau qu'il sortait d'un étui pendu à sa ceinture. C'est vous dire si je suis jeune...
C'est à cette occasion aussi qu'en faisant voler au-dessus de ce champ un cerf-volant construit en papier peint par mon oncle (qui n'avait de Modeste que le prénom) que j'ai fait, via mes chevilles, connaissance avec les éteules et leur côté tranchant.
Faut dire qu'à l'âge que j'avais alors, il me faudrait attendre encore longtemps pour échanger mes shorts (on disait culottes courtes à l'époque) contre des pantalons.