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Le défi du samedi

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14 novembre 2020

Se seraient-ils pris pour l'ombilic de Vénus ?

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14 novembre 2020

Tiens-le toi pour dit, nombriliste ! (Walrus)

 

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14 novembre 2020

Nombril (TOKYO)


Je vivais dans une pieuse sérénité bouddhiste que seule une ligne de crédit substantielle avait le pouvoir d’entretenir.
Le nombril à l’air, un chapelet de sucres d’orge dans les mains j’avançais légèrement dans la vie.
Les  dernières syllabes  des mantras se répercutaient joyeusement sur mon diaphragme et mon nombril oscillait comme la courbe du dow Johns après les élections de Joe Biden .
Je ne faisais jamais face au monde pour longtemps. Je me défilais en catimini ne trouvant aucun nuage derrière lequel me cacher des turbulences du monde.
Je n’étais pas décidée à relâcher l’embrayage quand il a surgi dans ma vie.
Il a flanché sur mon nombril.
Mon psychisme qui marinait dans une épaisse soupe trouvait hautement improbable qu’un jour je rencontre cet homme.
J’ai filé à la salle de bain pour consulter mon miroir
Miroir ho mon gentil miroir mon nombril est il toujours le plus beau du monde gentil miroir.
Et cet homme mon prince charmant ou un mécréant ?
Comment mon miroir pourrait savoir tout ça ?
Pommadée et poudrée le nombril au soleil je l’attendais depuis si longtemps
J’étais prête à sortir mon numéro de charme
Qui en avait fait frissonner bien d’autres.
 Là je l’ai vu perdre la boule. On aurait dit qu’il avait passé trop de temps dans un congélateur mon prince charmant. Il roulait des yeux de poisson mort. Il avait le visage d’un steak de saurien flambé. Je m’étais jamais cogné le nombril sur la grille du confessionnal mais là il faut l’avouer, j’y étais sur la grille. Depuis je me suis mise à la glace à la banane , aux pains au raisin . J’ai pris du poids. Mon nombril se perd depuis dans les plis de graisse de mon ventre. Un conte de fée vous dis je.

v

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14 novembre 2020

Danse du ventre (Laura)

 

Quand mon mari travaillait à Bouskoura, je faisais de la gym dans un club à Casablanca et les fins d'années, étaient, comme partout particulières: j'ai eu ainsi l'occasion de voir des dames de tous âges et physionomies faire la danse du ventre et ce fut... incroyable... ment beau... sauf quand je m'y mettais... où ce fut... ridicule.

Ma deuxième danse du ventre fut plus pittoresque, à Istanbul, une nuit de Saint-Silvestre: la dame était vêtu comme sur la photo du défi du samedi: beaucoup de strass et tout aussi incroyable, même de près.

Merci au défi du samedi pour ces bons souvenirs qu'il me fait me rappeler et pour m'avoir fait faire des recherches documentaires sur l'ombilic[1]   , d'avoir ainsi découvert le sens architectural, littéraire[2]  et enfin de par mes goûts encore d'avoir abouti à omphalisme[3], un mot et un sens que je ne connaissais pas(c'est ce qui me fait lever encore après sa mort, d'apprendre des choses chaque jour). C'est un dogme ancien mais Chateaubriand décrit Adam avec un nombril et la majorité des peintres de nu le peint aussi ainsi. Et j'ai eu notamment les plaisir de voir "Adam et Eve" par Lucas Cranach.   Merci au défi du samedi.... pour tout.

Lucas_Cranach_d

 


14 novembre 2020

hommes bilics (joye)

les hommes bilics

me coupent 

le siffle

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14 novembre 2020

Le clan Licque (Vanina)

 
Nous sommes dans un siècle, mi-chèvre mi-chou, où le papier et le digital coexistent encore. Cependant avouons-le, l’informatique est reine. La famille Licque, sans papiers -d’identités ceux-là-disons le clan Licque sort peu et toujours la nuit. Le jour, rideaux tirés, volets fermés, lorsqu’ils ne dorment pas, ils hantent les réseaux sociaux. Chacun d’eux, dont personne, ou presque, ne connaît l’adresse, ressemble à première vue, à un hikikomori voire à un mort-vivant.


Car, la nuit, telle une nuée de moustiques envahissant un faible luminaire, les Licque venant des quatre coins de la ville se retrouvent, dans une attirance morbide. Le groupe, formé d’individus de tous âges, désigne alors une victime, dont ils ont suivi l’activité sur le net, et la massacre. C’est un carnage à coups de pieds, de genoux, de têtes et même de dents : la gamme complète y passe. La presse papier et digital en fait son chou gras, sans chèvre.

Cela fait des mois que la police mène l’enquête, à la recherche de preuves irréfutables. Le phénomène de groupe rendant la charge plus lourde, car aucun des Licque arrêtés jusque là, ne se sent coupable en tant qu’individu, et que les plus jeunes, mineurs, sont relâchés sans même que les parents ne viennent les chercher. Et puis, phénomène étrange, aucune empreinte, aucune trace d’ADN ne sont présentes sur les scènes de violence, voire de crime.

Ce matin encore, l’inspecteur referme son dossier trop vide. Le journal sur son bureau titre sur cinq colonnes à la Une : En cette nuit de samedi, les zombies Licque ont encore frappé.

 

14 novembre 2020

À trop le contempler (petitmoulin)

 
Entre lien et séparation
Un cri
Et un bouton de rose
Cousu à même la peau
À trop le contempler
On oublie les fenêtres
À trop le contempler
On est vite voûté
 

14 novembre 2020

Nombril de Vénus (Lecrilibriste)


Tellement belle
qu'on a envie de l'appeler
Nombril de Vénus
Magnifique jeunesse
splendide déesse
ephémère et parfaite plastique
avec au centre cet ombilic
cette fleur, cette ombelle
ce cratère indélébile
qui parle d'explosion de vie
qui parle de blessure sacrée
qui soudain nous libère
et nous fait naître à notre humanité

14 novembre 2020

Caïn (Vegas sur sarthe)


Ils en étaient encore à se chamailler au sujet du prénom – elle exigeait Caïn alors que lui voulait Caha – quand elle ressentit une douleur atroce, bien plus atroce que lorsqu'elle s'était cassé un ongle en feuilletant son Genèse Magazine …
Eve comprit alors le sens des paroles du Tout Puissant peu soucieux de créer la péridurale : »Tu enfanteras dans la douleur ».
« Tu vas morfler » lui souffla Adam pour la rassurer « tu devrais ôter tes loups-bouquetins » , ce qu'Eve fit de mauvaise grâce en se tordant sur la couche.
A quoi bon relater ici l'horreur et la panique des heures qui suivirent et combien Adam souffrit des beuglements d'Eve au point qu'il dut s'équiper de boules de houx, ancêtres des célèbres boules « Qui est-ce ? »
C'était leur toute première fois, toute toute première fois comme le braillerait bien plus tard une extraterrestre nommée Jeanne Mas...

C'est en braillant lui aussi que Caïn débarqua sur Terre au bout d'un moment et d'un tuyau, une sorte de boyau qu'Adam eut bien du mal à sectionner entre deux cailloux.
Comme Eve trouvait ce bout disgracieux, Adam n'eut pas d'autre idée que d'y faire un nœud qu'il dissimula sous une petite feuille de vigne en déclarant d'un air satisfait: »Tiens mon p'tit Caïn, mon p'tit pouchin, y'a plus qu'à attendre que ça sèche »
Eve fulminait. Ce gamin démarrait mal dans la vie avec un tire-bouchon sur son bidou !
Soucieuse, Eve palpa son ventre encore gonflé et n'y trouva pas ce bout de machin.
Adam non plus ne possédait pas le bout de machin, elle s'en serait rendue compte.
« Comment on va l'appeler ? » demanda Eve.
« Tu ne vas pas recommencer ! » hurla Adam «c'est Caïn. T'es pas satisfaite ? »
« Non » rétorqua Eve «  j'te parle du machin, pas du gosse... comment on va l'appeler c'machin ? »
« Euh... j'en sais foutre rien » dit Adam « on s'attendait pas à c'que le gosse ait un bout... enfin, deux bouts puisque c'est un mâle »
« Si on l'appelait un nombrilic ? » suggéra Eve.
« D'où tu sors ça ? Encore une connerie de ton Genèse Magazine» ronchonna Adam.
« J'trouve ça mignon, nombrilic » répondit Eve, évasive «Môssieur a surement une meilleure idée ? »
« Euh... je trouve que Hic c'est en trop, on dira plus tard qu'y a un Hic chez Caïn » fit remarquer Adam.
Eve soupira : »Alors disons nombril. C'est sympa nombril... et ça fait quand même dix points au scrabeule ».
« C'est quoi un scrabeule ? » s'enquit Adam.
« Laisse tomber » dit Eve «c'est un nouveau jeu dans Genèse Mag ».

Adam réfléchissait : »Sympa ce nombril ? Me dis pas que je vais devoir faire un nœud à chaque fois qu'on aura un moutard ? »
« Bien sûr que si Monsieur ! » s'emporta Eve «  et n'oublie pas que c'est d'abord un bout de moi ».
« Ouais, ben c'est pas le meilleur bout » lança Adam sans mesurer la portée de ses dires.
L'instant d'après il prenait les loups-bouquetins en pleine tête comme on recevrait une paire d'enclumes si les paires d'enclume existaient.
Quelle idée avait-il eue de lui confectionner ces lourds escarpins qui puaient le bouc ?
Dans sa nacelle en feuilles de bananier, Caïn ronflait comme un opossum, pendu à la mamelle de Ino, la nourrice mytho... logique .

Dans son coin Adam ruminait : »Pour le prochain, c'est moi qui choisis le prénom... ça sera Abel, Abel-de-Cadix et il aura des yeux de velours, na ! »

14 novembre 2020

Acrimonie (tiniak)

 
A
ux branchies de la terre
s'étiole un vieux panache
- mon Moi de nain bravache en est tout dévasté
quand l'Art qu'on voit aux ciels ne veut rien pardonner
nul serment goût-de-miel
ni compulsivités

Crois-moi, c'est bien fini (même l'Année Prochaine...)*
tant l'humus a couvert chaque ban dévoyé
par les impunités de la nature humaine

Referont pas le monde (où niche l'univers)
pas ceux dont la chambrée n'est plus que devanture
ni les frontons austères
(quand les fourmis, peut-être, auront cette aventure...)!

Il en va des questions comme des pandémies :
maigres résolutions au courage en vacance
et la perte de sens... Fourrées ! Sous le tapis !

Mais, oh ! s'aimer au four que de plaider Toujours...
Et puis ? semer en corps encore une réplique ?
Eh ! Crottes...
La culotte au genou sitôt quittée la Grotte ?

Oh ! N'y soit - quand mâle y pense... qu'un peu de joies
humbles, dans le soupir qui enjambe une danse
Mais non, Ménon !
C'est Possession, en procession d'Appartenances
croissant de l'Une à Celui Qui
tend ses appétits à Fortune & Panse

N'était le ventre d'une femme
où peut se former de l'espoir...
à l'entrée comme à la sortie : rien de certain
au caractère - volontaire ? aléatoire ?... du festin ?
Et puis, (je vous l' demande un peu)
elle est fait' de quoi, Son Assiette ?

"Il en pose, de ces questions !!"
(elle, n'entend pas de réponse; pas une once)
Un chariot passe, un autre fronce et crie son nom
sur son mouvant nombril : "j'essuie !!!"
Mais rien que la merde à ses pieds sur le Pardi !

Et voici que la page tourne
(impavide sous l'horizon)
tandis que Bon Soufflet s'enfourne
avec la semaine à sa suite
(imprimée sur cartons d'invite)
avec un jet d'ancre... au citron ?
 

 

All aboard

tiniak ©2020 DUKOU ZUMIN &ditions TwalesK

14 novembre 2020

Kiss me, stupid ! (remake) = Embrasse-moi, idiot ! (ris mec !) (Joe Krapov)

Où est passé mon ombilic
Sans lequel je n’ai plus rien d’chic ?

C’était un diamant synthétique
Qui brillait sous l’ciel des tropiques
Et qu’j’avais collé au mastic
Dans ce trou qui tombait à pic
Au bas d’mon thorax athlétique !

A-t-il filé en Amérique
Dans la vallée siliconique
Où de transhumanistes geeks
Font d’la chirurgie esthétique ?

A-t-il calté au Mozambique
Pour y chasser le porc-épic,
Le serpent python ou l’aspic
Ou d’autres animaux mythiques
Que l’on ne trouve qu’en Afrique ?

DDS 637 images

Y a-t-il messe à la basilique ?
Se prend-il pour une relique
De Saint Blaise ou Saint Dominique ?
A-t-il des prétentions bibliques ?
Veut-il pondre des encycliques ?

Pour qui se prend cet alcoolique ?
Sort-il du coma éthylique ?
Rêve-t-il de lieux idylliques ?
Se fout-il de la République ?

Fut-il arrêté par un flic,
Divaguant sur la voie publique,
Ayant coché au stylo Bic
Sur son ADD (1) famélique
« Je vais acheter de la gueuze Lambic
Pour agrémenter le pique-nique
Qu’on va faire chez les « Am’nez zique »
En chantant « Dominique nique » ?

Ce à quoi Longtarin réplique :

DDS 637 Kim Novak

- 135 euros ! Donne ton fric !
On n’a pas encore passé l’pic
Et pas fini le diagnostic
De cette maladie inique
Qui rend étique et rachitique
Le modèle capitalistique
De notre système économique.
En attendant nous on fait «Couic » !
On fait avancer le schmilblick
Et renfloue le Trésor public
En taxant les gens bordéliques. ».

Où est passé mon ombilic ?
Je perds tout et c’est ça le hic !
Je suis vraiment somnambulique
Depuis c’confin’ment fatidique !

Et puis surtout, nom d’une bourrique,
Pourquoi écris-je en italiques
Mes perditions métaphysiques,
Mes impressions mélancoliques
D’homme à qui manque, ainsi qu’Ithaque,
Son trou perdu quasi Proustique,
En marcel à côté d’la plaque ?

N’y a-t-il donc aucun indic,
Chez les Bouley ou les Lepic,
Pour me dire où donc ce loustic,
Ce zombi bidon d’ombilic,
A pu jouer les bucoliques ?
C’est plus la saison des colchiques
Ni celle où tourne l’alambic !
Est-il parti boire un tonique
Dans le bistrot de Kim Novak ? (2)

 

201113 285 010 redimensionnéejpg

- Sonic attack ! Do not panic !
As-tu r’gardé, vieil amnésique,
Sous ta pile de slips en chachrik ? (3)
Dans ce joli vase de Lalique ?
Dans tes tomes de Rubrique-à-brac ?
Dans l’ Larousse encyclopédique
Dans l’manuel de ton Kodak ?
Dans le pot de colle vinylique ?
Au pied d’l’applique ? Sous le clic-clac ?

- Ne cherche plus, Marie-Annick !
Il était dans l’ pot d’basilic !
Y’a des jours, j’ me fich’rais des claques !

(1) Autorisation de Déplacement Dérogatoire

(2) Il s’agit ici, tout au long de ce poème ( ?) d’une allusion au film de Billy Wilder dans lequel l’actrice Kim Novak qui joue le rôle d’une prostituée, à un moment donné du film, « cherche son nombril » qui a roulé par terre.

(3) Mercerisé comme il se doit depuis Pierre Dac et Francis Blanche.
 

14 novembre 2020

Ma toute petite fille par bongopinot

 
Tu as déjà un mois et demi
Et je te vois en vidéo
Je reçois aussi des photos
Et je suis toute attendrie

Mais ce maudit confinement
M’interdit de te voir
Mais je garde l’espoir
Mais c’est un peu déprimant

Tes yeux pour l’instant si clairs
Un gris-bleu si profond
J’ose le crier à l’unisson
Comme ceux de ta grand-mère

Et au milieu de ton petit bidon
Une petite cicatrice indélébile
Que l’on appelle aussi nombril
Ton ombilic tout mignon

C’est le souvenir de ta naissance
Il a une forme toute ronde
Symbole de l’unité du monde
De l’harmonie et de l’élégance
 

14 novembre 2020

Leçon de choses (Yvanne)

 
Le Michou de chez Pénichou – 7/8 ans environ – garde les vaches dans le Pré Long près de la ferme de ses parents. Aujourd'hui, sa nouvelle amie la Parisienne Claudine – même âge - en vacances au village l'accompagne. Les enfants jouent dans le ruisseau, s'éclaboussent, courent après les libellules, attrapent des écrevisses.
Les vaches paissent tranquillement quand soudain l'une d'entre elles grimpe sur le dos de sa voisine.
Claudine, surprise et effrayée s'approche de son petit compagnon et hurle :
- Elles font quoi là ? Elles sont folles, tes vaches.
Michou éclate de rire et explique à Claudine, dans son langage fleuri de petit paysan que les mamans-vache manifestent ainsi leur désir d'un papa pour avoir ensuite un veau.
Claudine sent confusément que Michou sait des choses. Des choses intéressantes dont elle se doute mais qu'en petite fille bien élevée, elle ne peut éclaircir en posant des questions aux adultes ou à ses amies.  Une idée lui traverse la tête. C'est le moment d'en savoir davantage.
- Ah ! Et comment il s'y prend le papa-vache ?
- Ben, il la b. tiens !
- Quoi ? C'est quoi ça ?
Michou rit de plus belle et se moque de la naïveté de sa copine.
- Tu veux que je te dise comment ? Je sais pas moi. Il la prend voilà tout.
Claudine est perplexe. Elle voit bien que Michou se paie sa tête. Elle n'insiste pas. Mais tout de même, au bout d'un moment elle revient à la charge.
- Alors, il est où son ombilic à la vache ?
- Mais qu'est-ce que tu racontes ? Comment tu dis ?  Frolic ? Basilic ?
- T'es trop bête ! Om-bi-lic.
- C'est quoi ce machin ? Qu'est-ce que ça mange l'hiver ? demande Michou goguenard.
Claudine soulève son tee-shirt et exhibe fièrement son nombril, sûre d'elle et de son savoir.
- C'est par là que naissent les bébés. L'ombilic. C'est ma mère qui me l'a dit.
Michou est quelque peu décontenancé devant les affirmations de la gamine. Mais brusquement il se tord de rire :
- Elle se fout de toi, ta mère.  Les bébés, même ceux des animaux, sortent pas par l'ombonilh, imbécile, mais par la fente...
- Quelle fente ? Il est complètement fou, s'exclame Claudine vexée.
Michou, madré pour son âge, voit là l'occasion de satisfaire une certaine curiosité. Un demi-sourire aux lèvres, il s'avance vers sa copine et lui souffle à voix basse – c'est comme ça que ça se passe dans son entourage -
- Baisse ta culotte ma jolie. Je veux bien la voir moi, ta foufounette et même lui faire un bisou.
Il n'en croit pas ses yeux. Il pensait que Claudine « jouerait les peureuses comme toutes les femelles «  - c'est son père qui le dit – Mais non. La petite s'exécute sans un mot et se tient devant lui, bravache. Que faire ?  Pour ne pas être en reste malgré une timidité soudaine, il descend son short.

Fort occupés par leurs observations réciproques, les enfants n'ont pas vu arriver la mère Pénichou.  Cette dernière se met à crier :
- Ah, les polissons ! Je le savais bien qu'à Paris, on ne savait pas se tenir. File chez toi dévergondée. Je vais en toucher deux mots à tes parents moi quand ils viendront prendre le lait. Et toi, le Michou, grande bestiasse, tu vois pas que la Blanchette « est à bœuf » ? Totor va être content.Va me la chercher que le cul lui démange.

14 novembre 2020

Sarah fait le tour de l'ombilic (Kate)

 

Chère Marianne,

Non !  Mais il ne connaît pas Michel Delpech !   

Enfin, il a choisi son chemin, et toi le tien sans hésiter, lui qui donnait pourtant l'impression de te porter aux nues, ce Grégory, et de te prendre pour le nombril du monde : "la femme de ma vie", "la seule, l'unique", "la prunelle de mes yeux", bon, j'arrête de le citer, il m'énervait, comme tu le sais...

Et comme se plaisait à répétait ta mère, ce qui avait le don de me taper sur les nerfs, le "gendre idéal", tu y avais presque cru ! Comme si ça voulait dire encore quelque chose... on n'est plus au XIXème siècle, Marie-Cécile, enfin !

Et ton père d'en rajouter une couche : Greg parle trois langues (surtout la langue de Goethe, n'est-ce pas ?) et il a Bac+5 (et plus mais sans affinité), la belle affaire ! Toi aussi mais pas grave. Bon, on peut les comprendre, leur fille unique, le cordon ombilical pas coupé pour eux, l'"omphalos" comme on l'avait vu à Delphes avec notre prof de grec, et on rigolait en chuchotant : "arrête tes bétyles"...

0-1 2

Tu vas leur dire quoi ? Qu'il reste en Allemagne, que vous faites un "break" ? Rien peut-être pour l'instant... Qui sait si sa Loreleï ne va pas s'en lasser assez vite...

Pour en finir avec ce chapitre tout récent et sans vouloir insinuer que Clermont serait le "nombril" du monde (tu sais trop bien que non), tes parents vivent rue Grégoire de Tours (qui vaudrait son pesant de doumes au Monopoly local) !

Et pour terminer ce petit tour dans le magasin des souvenirs, il y a quelques années, je t'avais entraînée à l'atelier d'écriture de François Bon (que j'avais revu par la suite à Tours, justement pour une journée d'écriture pas comme les autres), et je découvre qu'il a consigné sa venue chez nous dans ses carnets... J'ai dû aussi garder des traces écrites de cette journée, mais c'est une autre histoire !

Bises de ta cousine,

Sarah

(photo extraite de mon livre "Grèce" de Michel de Grèce)

14 novembre 2020

Plus de danse du ventre ! (maryline18)

 

Julie file la laine

Depuis qu'Arthur

Est venu sur elle.

Elle se trouve vilaine

Même s'il lui jure

Qu'elle est la plus belle.

Elle regarde sa bedaine

Comme un fruit mûr,

Ses pelotes s'emmêlent...

 

Julie a de la peine,

Elle se dit : "rien ne dure !"

Arthur s'est fait la belle.

Elle se taille les veines.

C"est la déconfiture,

Bien pire que la Varicelle !

Les pompiers se ramènent,

Les sauvent à toute allure,

Elle et la belle Anabelle.

 

Au centre de leur abdomen,

l'ombilic accroché à elles

Est coupé, quelle aventure !

Depuis, elle n'exhibe plus sans gène,

Son ventre couvert d'huile essentiel,

Traversé par des vergetures...

Peu importe, elle est la reine

Et sa princesse c'est Anabelle !

Elles attendent le roi Arthur...

 

14 novembre 2020

Le nombril du monde (Emma)

 

Souvent je me prends pour le nombril du monde.

C'est mon frère Kevin qui dit ça.

- Pourquoi tu dis ça, Kevin ? je demande.

- Y'en a que pour toi, ma vieille Pam ; tu penses qu'à toi, t'arrêtes pas de parler, de parler, et pour rien dire en plus. Et tu fayottes grave.

- Moi, je fayotte ? et qui ça, je fayotte ?

- Tu te vois pas, toujours à roucouler "oh maman, ton gâteau, il est GEANT… Mon petit papa par ci, mon petit papa par là…"

- D'abord je parle pas comme ça avec ta voix de kiwi.

- Une voix de kiwi, c'est la meilleure, ça va vraiment pas la tête !

 

Quand on se dispute comme ça, en général Maman dit :

- Thomas, va voir ce qui se passe !

Et alors Papa dit :

- Kevin, laisse ta sœur tranquille.

Et à moi il demande :

- Qu'est-ce qu'il y a mon chaton ?

- Il dit que je me prends pour le nombril du monde !

- Mais TU ES le nombril du monde, chaton.

- Il est où, le nombril du monde, Papa ?

-Eh bien comme le tien, chaton, au milieu.

 

Je vais chercher mon globe terrestre lumineux, dessus c'est marqué "coupe du monde 98", un vieux truc, j'étais pas née .

- Le nombril du monde, ça peut être qu'au pôle, celui du haut ou celui du bas, vu que personne peut savoir où c'est, le milieu de l'équateur. Peut-être que Dieu a gonflé le monde comme un souffleur de verre, et le nombril c'est la trace de là où il a retiré sa canne ?

- Oh chaton, c'est vraiment joli ce que tu dis là, dit Papa.

-C'est joli joli joli, Chaton chatounet, répète Kevin avec sa voix de kiwi.

 

Alors je lui envoie dans les fesses ma mule de princesse Cindy, qui a des diamants presque vrais.

 

7 novembre 2020

Défi #637

 

Ombilic

Ben oui quoi,
j'ai manqué "nombril" la semaine dernière...
 

6373

7 novembre 2020

Ont écrit leur introduction à la sémiologie grégorienne

7 novembre 2020

Un autre temps par bongopinot

b

 


Les mélodies du moyen-âge
Une tradition orale qu’ils assument
Et des signes appelés neumes
Ni portées ni clefs ni solfège

Au-dessus d’une syllabe à chanter
Des points des traits des accents
Comme le souffle du vent
Emporte la note aimée

Pour enlever une détresse infinie
Ou montrer une joie intérieure
Une petite note ou plusieurs
Dans un graphisme réunies

Comme une mélodie courte
Arrivée d’un autre temps
Entendez tous ces chants
Qui moi me déconcertent

7 novembre 2020

Loup, LiPo, y es-tu ? (Vanina)

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