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Le défi du samedi

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10 octobre 2020

Le jacquemart de la ville (TOKYO)


Le jacquemart de la ville s’était brutalement arrêté vers 2h du matin.

 

 Le système s’était mis à partir en cacahouète. Le jacquemart avait pris la place du seul homme blanc en qui les indiens avaient confiance.

On appelait ça le progrès. Toutes les heures n’étaient plus perdues. Les patrons les comptaient minutieusement.

A cette époque le prix du temps perdu n’était pas exorbitant mais l’arrivée du jacquemart dans la ville avait changé la donne

 

Alors quand l’horloge divine fut en panne ce fut pire qu’un crash boursier.

Nous sommes moralement obligés d’avertir les autorités disaient les uns.

La crucifixion de notre seigneur ne peut pas être un jour comme les autres.

Comment rassembler les pèlerins si nous n’avons plus d’heure disaient les autres.

Le bon temps ne faisait que commencer pourtant.

 Je savais quelque chose que les autres ne savaient pas.

 

Le temps nous appartenait. Tout le monde se mettait à faire la girouette. On savait plus par quelle porte du temps il nous fallait regarder. Les abrutis, les fauchés et les anxieux étaient aux anges.

On avait tous perdu l’esprit. Il me restait bien un carnet de rendez vous mais sans le jaquemart impossible d’en honorer un seul. On devenait tous des couche-tard faute d’être des lève-tôt.

 

Tous les étudiant s’entrainaient à se lever tôt, aux alentours de cinq heures c’est-à-dire au chant du coq pour arriver à l’université 3 heures approximativement après.

Il fut un temps où tout le monde avait une passion pour la ponctualité. Alors que mon être tout entier baignait dans une sérénité bouddhique.

Ma bonne fée croisa mon chemin et me dit façon Segala si tu n’as pas une Rolex au poignet tu vas rater ta vie.

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C’était comme si j’avais piqué un fard. Munie de ce bracelet scintillant, horloge miniature scintillante, ni en parchemin ni en papyrus que diable. Cette rolex comme l’avait nommée ma divine fée semblait être entourée d’une aura.

 

Toutes les quatre secondes la montre me bipait.

J’ai un pressentiment me dit-elle.

Tu vas rencontrer dans exactement une heure l’homme de ta vie.

 Tiens-toi prête.

 Mais enfin ce n’est pas possible je suis encore en pyjama ; je vais Peter une durite si tu m’annonces des choses comme ça.

Mon scooter est en pièces détachées excuse-moi je ne peux pas croiser quelqu’un en ce moment je reste au lit.

 Le temps qu’on le connaisse ou pas ne fait rien à l’affaire quand on n’est pas prête on n’est pas prête.

 v2

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10 octobre 2020

En Avignon (Yvanne)


Mon Jacquemart et sa Jaquote conversent dans la tour surmontée d'un campanile, place de l'Horloge en Avignon. Comme dans chaque couple il y a parfois des disputes. Il se trouve que l'expression « ce que femme veut... » ne se vérifie pas toujours. Voici l'exception qui confirme la règle puisque, à ma connaissance, ils n'ont, à ce jour, jamais quitté leur beffroi.

    - Tu as mis ton chapeau-cloche mon Jacqueminet ?
    - Voyons Jaquote ! Regarde mieux : il s'agit d'un casque !
    - Oh, tu sais, je ne vois pas une grosse différence entre un chapeau et un casque. Et d'ailleurs, pourquoi portes-tu ce couvre-chef ?
    - Les pigeons, ma mie. Les pigeons. Ils trouvent plaisant sans doute de me chier sur la tête toute la journée. Ils me saoulent.
    - Je te comprends. Et si on partait mon Jacqueminet ? On pourrait déménager à la cloche de bois. Ni vu, ni connu, je t'embrouille.
    - Tu en as de bonnes ma Jaquote ! Et qui sonnera les cloches ? C'est mon travail.
    - Ton travail.  C'est toujours le même son de cloche. Et moi alors ? Tu penses à moi quelquefois ? Tu ne m'aimes pas voilà tout.
    - Je n'ai pas envie de me faire sonner les cloches par ce foutu sacristain bossu. Il me déteste. Je ne comprends pas pourquoi. Peut-être veut-il ma place.
    - Et bien voilà mon Jacqueminet. Cède-la lui. Juste pour cet après midi. Il sera ravi et nous, nous irons nous taper la cloche ce soir. C'est oui ? C'est oui. Fabuleux !
    - Comme tu y vas ma mie ! Il ne faut pas acheter la cloche avant la vache.
    - Je t'en prie mon Jacqueminet ! J'ai tellement envie d'une bonne omelette aux truffes !
    - Ben y a quelque chose qui cloche ma Jaquote...
    - Allons bon. Et quoi donc ?
    - Ma jambe droite, là. Elle se pourrit. Ce bois de figuier ne résiste pas à la pluie quand elle vient du Nord. Je crains de ne pouvoir marcher.
    - C'est pas grave du tout. Tu iras à cloche-pied. Et puis je te tiendrai le bras. Regarde, j'ai tout prévu : j'ai mis ma belle casaque jaune et j'ai cueilli une rose pour mettre dans mes cheveux. Tu ne me trouves pas jolie ?
    - Oh si ma mie. Tu es magnifique. Encore plus que la fée Clochette. Mais je ne crois pas que je puisse abandonner mon poste. N'y pense plus.
    - Allez Jaqueminet ! Fais-le pour moi. Rien qu'une fois. Je t'en supplie.
    - Non, ma mie. Ce n'est vraiment pas possible. Et que ferons-nous si je ne retrouve pas ma place ? Y as-tu songé un instant ?  Veux-tu que nous soyons ensuite, toi et moi de la cloche ?
    - Oh et puis, j'en ai assez. Tu me donnes le bourdon tiens. Marre que tu me mettes sous cloche. Cloche toi-même !
      

10 octobre 2020

Sarah en a marre du jacquemart (Kate)

 

Dans la famille Mart, le père Jacques lui casse les oreilles toutes les heures à coups de marteau, et vas-y que j'te tape ! Un quart d'heure après la mère Jacqueline prend la suite et c'est le tour du Jacquelinet, le fils, avant qu'un quart d'heure après la Jacquelinette, la fille, lui crève aussi aimablement les tympans !

La vie de Sarah, oui, Sarah du Centre-Ville-Historique (SDCVH, pour ses collègues) est devenue un découpage en quarts d'heure alors que certains de ses amis peuvent méditer une heure entière, voire toute la journée...

Pourtant, le manège de cette famille qui tourne et qui tape avec une régularité sans faille force l'admiration et les gens viennent de loin pour les voir à l'oeuvre.

Après une nécessaire consultation ORL, et une visite à sa cousine Marianne (MDCVH), Sarah est finalement venue habiter près d'un jacquemart discret et mythologique qu'on n'entend pas, il s'est tu !

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Victoire : un lieu paisible et agréable du centre ville historique (le plateau central), enfin !

Mais c'était sans compter sur la prolifération des bars et des fêtards s'y alcoolisant tous les soirs avec force tintamarre.

Sarah en a marre des bars, regrette son jacquemart... et finalement décide d'aller se reposer quelques temps dans le berceau de sa famille du Centre-Ville-Historique !

(photo de l'auteur)

 

 

10 octobre 2020

Arrêter le temps, (maryline18)

 

Pour ratrapper le temps, il faut partir à temps.

Tout le monde pense qu'il faut courir...

Mais moi, je passe mon temps à leur dire :

_" Rien ne sert de courir, il faut partir à temps. "

On ne ratrappe jamais, hélas le temps perdu...

Il m'arrive, comme tout-à-chacun, d'être dépassée par le temps mais lundi j'en ai eu marre...

Je suis allée décrocher le Jacquemart et je l'ai enfermé dans le placard.

_"Bien fait ! Il ne pourra plus sonner les quarts".

Toutes les demi-heure, je lui colle une baigne, ou un marron, ou une châtaigne !

Je vous le dis, il passe un sale quart- d'heure !

Ce matin, je l'avoue, il m'a fait peur. L'espace d'une minute, j'ai cru qu'il était mort ! J'ai pas hésité une seconde, j'l'ai secoué :

_"Lève-toi, c'est l'heure !" Que j'lui ai dit ! J'ai ri !...

Il a sursauté et s'est étiré. Quand le temps s'étire, ça n'en finit plus...

_"Meester Jacquemart, Meester Jacquemort...à mon gaillard, tu t'crois le plus fort !?"

Depuis lundi, il est ...lundi !

Tuer le temps, c'est un sacré défi ! Entre deux roustes, il m'interpelle.

_"Je n't'ai pas sonner !", que j'lui réponds...pleine de fiel, et puis je croque dans ma tartine de miel.

_"Le temps c'est de l'argent !", crie-t-il vexé.

_"Je vais te réduire en pièces, tu l'auras pas volé ! Réponds-je.

_"Pourquoi ? Ta bourse est vide ?", ironise-t-il, à moitié effondré...

En trois temps, trois mouvements, je te l'ai fait valser !

 

Il s'est redressé, un marteau dans la main en hurlant :

_" Quoi, ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule !?

 

 

C'est vrai qu'avec le temps, va, tout fout l'camp...

 

Oh ! et puis, j'abandonne...tuer le temps, ça me prend trop de temps...

 

10 octobre 2020

Le Jaquemart de Dijon (Lecrilibriste)


À Notre Dame de Dijon
Y'a un Jacquemart de renom
qui chaque heure, tant se tape la cloche
au même endroit, du même côté
que la cloche en est toute fêlée
Les dijonnais tout attristés
se dirent qu'il fallait le marier
Ils lui grimpèrent une Jacotte
pour l'aider à se taper la cloche
« une fois toi, une fois moi
une pour le p' tit frère François »
Mais d' petit frère, y'en avait pas
fallait remédier à tout ça ...
Un enfant, deux, peut-être
Jacquelinot, Jacquelinotte
on leur offrit le choix du roy
Et pour apprendre à travailler
Jacquelinot  la demi heure devrait taper
Et Jacquelinotte le quart d'heure marquer
Mais il arriva qu'un beau soir
de nuit, de vent et de brouillard
de jacker ils en ont eu marre
Et pour faire une petite farce
comme tout gamin un peu diable
de leur tâche ils inversent les rôles
Jacquelinot tape le quart d'heure
 Jacquelinotte la demi heure
Les parents totalement perturbés
ne sachant  à quel saint se vouer
perdent carrément la boussole
et Jacquemart se met à sonner
et Jacquette se met à taper
l'un l'heure d'hiver, l'autre l'heure d'été
le trouble en est considérable
croyant l'apocalypse arriver
les gens se ruent vers le clocher
Le chanoine Kir perturbé
pour un peu se réconforter
un petit peu se rassurer
et un peu en secret oser
met du cassis dans son vin de messe
Son sermon en est fort prisé
et  les dijonnais désormais
 rappliquent tous à la messe
Depuis ce jour inconcevable
où le temps s'est mis à courir
le Jacquemart fut réparé
l'on ne garda de cette soirée que le souvenir,
mais du bon chanoine, on garda le Kir.

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10 octobre 2020

Quand j'serai grand, j'ferai Jacquemart (Vegas sur sarthe)

 

Quand Oncle Hubert déclara que demain vendredi nous irions en ville, l'annonce nous fit l'effet d'une bombe car le petit train des pêcheurs ne circulant plus que le dimanche entre cheu nous et Dijon on irait forcément “à la ville” avec la vieille Juvaquatre du grand-père.
Je vous passe les détails du voyage, vous n'aviez qu'à les lire sur mon blog !

Dédaignant le lac Kir sur notre droite (qui ne contiendra jamais que de l'eau) et une fois passé le pont du chemin de fer, on entra dans Dijon sous une rabasse soudaine qui vida les trottoirs de ses piétons.
La vieille rue des forges nous plongea subitement dans une atmosphère toute médiévale où Charles le Téméraire risquait d'apparaître d'un instant à l'autre à quelque borgnotte.
Nous n'écoutions plus Oncle Hubert, son orfèvrerie, ses forges, ses toits de tuiles plates vernissées aux losanges multicolores...
Déjà les trois étages de la façade gothique de l'église Notre-Dame nous écrasaient de toute leur hauteur d'où grimaçaient cinquante gargouilles inquiétantes jusqu'à ce qu'Oncle Hubert nous rassure quant à leur caractère purement décoratif.
Quiconque n'a jamais vu un jacquemart en action ne peut imaginer la magie d'un tel spectacle.

Un jacquemart est un automate de bois ou de métal qui s'anime pour sonner les heures sur la cloche d'un campanile.
On raconte qu'un jour que notre jacquemart dijonnais s'ennuyait, il oublia de sonner. On eut alors l'idée de lui offrir une femme, Jacquotte - courte jupe et chapeau en galette - pour l'aider à sonner les heures puis vinrent plus tard les enfants Jacquelinet qui sonne les demies et Jacquelinette les quarts d'heure.
Les présentations étant faites, il était dix heures pétantes et Jacquemart et son épouse s'animèrent pour notre plus grande joie.
Voir et entendre sonner dix coups était loin de nous satisfaire et Oncle Hubert comprit qu'il allait devoir patienter un quart d'heure afin d'assister au ballet des enfants.
Il nous abreuva de nouveaux détails, expliquant comment Philippe le Hardi rapporta “notre” jacquemart après sa victoire sur les Flamands en 1382...

Nos trépignements d'impatience encouragèrent Oncle Hubert à continuer en nous récitant par coeur ces vers du chanoine-maire Kir qui donna son nom au fameux blanc-cassis:

Je suis en haut toujours de garde
Humant le bon vin, la moutarde
Et de minuit jusqu'à midi,
Tout en fumant une bouffarde,
Je sonne hardi-petit, hardi”

Autour de nous les curieux applaudissaient, certains même l'ayant pris pour un guide touristique mettaient la main à la poche.
On s'est payé une bonne tranche de rigolade et quelques unes de pain d'épice aussi quand Jacquelinet et Jacquelinette sont enfin entrés en action.
La sonnerie du quart d'heure n'est qu'une formalité mais on eut le temps d'apercevoir le p'tiot et la p'tiote dans leurs oeuvres.

Quand j'serai grand, j'ferai Jacqu'mart” déclara le petit cousin.
Vindieu, une vocation était née !

Parait qu'ceux d'la place saint Marc à Venise sont plus grands” osa un touriste.
Les cousins et moi, on a un regard spécial pour ça, celui qu'on réserve aux cul-terreux, à ceux qui sont pas d'cheu nous.
Oncle Hubert quitta alors son costume de guide touristique, remercia les badauds et nous annonça la prochaine réjouissance:

On va miger (manger) au buffet de la Gare!”
On a jarté d'là, d'autant qu'une nouvelle rabasse se précisait.

Dis nononque, comment qu'y font les Jacquemarts pour pas rouiller?” demanda le petit cousin.
Heureusement la pluie qui redoublait nous évita un cours magistral de l'influence des oxydes hydratés sur le chapeau d'la Jacquotte.
On allait finir gaugés en arrivant au buffet.

Pour la suite, veuillez vous reporter à mon blog … Article « Cancoillotte et Trou du Cru » .

 

10 octobre 2020

Évidemment (joye)

10 octobre 2020

Copie presque blanche (Joe Krapov)

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Mon pauvre jacquemart ! Bredouille !

10 octobre 2020

Sur ton chemin natal (petitmoulin)


Sur ton chemin natal
Exposé à tous les hasards
Tu marches
Pour viatique
Une besace remplie d'inconnu
Une lanterne pour éclairer la nuit
Tu marches
La joie dans une main
La douleur dans l'autre
La rivière à sa source
Pour ta soif
L'étincelle du Levant
Pour ta faim
Tu marches
Un oiseau vers le haut
Un jeune pied de lavande
Pour oublier l'espace
Entre toi et ton port

Et lui
De sa hauteur péremptoire
Il martèle le temps
Vigie qui t'envoie des signaux
Indéchiffrables
Il ne mesure pas ta route
Il frappe sur ta peur
Et décompte le bruit
De tes pas

10 octobre 2020

Jacquemarts et autre(s) curiosité(s) (Laura)

 

Quand je liste tous les jacquemarts[1] qu'il me reste à voir en France et en Europe, je me dis que je ne les verrai jamais tous et qu'il faut que je me dépêche de faire le nécessaire pour garder du temps pour le superflu: si nécessaire. Parfois, j'ai vu la commune où il se trouve comme Avignon qui est une de nos premières visites d'amoureux il y a vingt-cinq ans. Il y aussi Cambrai que j'ai visitée en rentrant du Maroc. J'ai beaucoup aimé Clermont-Ferrand où  pourtant, j'ai raté  un emploi car au concours, il y avait une place et j'étais deuxième... J'ai décidé ce jour-là ne plus passer de concours à part d'écriture. Il y a aussi des lieux où j'ai plus de temps comme Feurs où j'ai travaillé. Des paysages vus mais tant de jacquemarts et autre curiosités à découvrir encore que je me demande toujours comment certaines personnes s'ennuient. Sans doute parce qu'ils n'ont pas la curiosité d'aller dans des villes proches ou lointaines qu'on ne connaît pas, comme St Paul sur mer pour moi.

 


[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacquemart#:~:text=Pris%20en%201382%20%C3%A0%20Courtrai,qu'%C3%A0%20partir%20de%201458.

 

3 octobre 2020

Défi #632


Frappons un grand coup !

Jacquemart

 

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3 octobre 2020

Se sont tirés de l'embrouillamini ?

3 octobre 2020

Le labyrinthe par bongopinot

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J’aime bien lire les intrigues
Avec des situations chaotiques
Dans des lieux fantastiques
Avec des héros pleins de fougue

Dans des affaires embrouillées
Autour de quiproquo en sac de nœuds
Et d’évènements tirés par les cheveux
Difficiles voire impossibles à démêler

Vive les romans les imbroglios
Avec un tas de micmacs et d’astuces
Qui se terminent en feu d’artifice
Sous un concerto de complots

J’aime les récits invraisemblables
Les ouvrages bien ficelés
Les récits et inventions aillées
Dans un labyrinthe de fable

3 octobre 2020

Ben en vlà une autre !

 
Voilà qu'il nous propose des trucs en italien maintenant !

Y a pas assez de mots dans notre belle langue française (mouarf ! comme disait Val, notre mère fondatrice) ?

Bon, d'accord, embrouille ne débute pas par "i" et puis, l'embrouille, y en a (des vieux bien sûr) pour qui ça évoque directement Didier...

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Faut bien dire que quand il s'agit de nous plonger dans l'imbroglio, l'embrouille, l'embrouillamini (vous saviez qu'on dit également "brouillamini"?), il est un peu là le pseudo animateur (comme si dégoter un mot stupide par semaine c'était un boulot de dingue).

Encore que dans boulot de dingue, il y a dingue, alors, vu sous cet angle...

Bon c'est pas tout ça, revenons au sujet !

Je suis au regret de devoir vous annoncer que je ne peux rien vous dire d'imbroglio, ici, aux frontières du domaine francophone et par conséquent à la pointe de l'évolution de cette foutue langue, nous disons "sac de nœuds" !


3 octobre 2020

Imbroglio (TOKYO)


J’ai des problèmes d’argent donc je suis revenue vivre chez toi papa.
Ha non !non
 Ha si !si ! .
Mais je ne vis plus seul ma chérie , je suis depuis la mort de ta mére avec sa sœur jumelle.
Son message contenait un sous texte que je tentais de déchiffrer
 J’hésitais entre ‘fou le camp’ ou ‘tu veux comme belle-mère ta tante ‘?’
D’elle ou de moi une seule avait obtenu un bail à vie chez lui et ce n’était pas moi.
Mieux valait l’éliminer tout de suite cette garce qui avait osé remplacer ma mère.
Et nous avons eu un fils l’année dernière tu seras sa tante ,, non sa cousine enfin je ne sais plus tu me compliques la vie .
Devant cet imbroglio j’ai été tentée de revenir en arrière au temps où fille unique gâtée pourrie je vivais entre mes parents comme un poisson dans l’eau.

Je déprimais, j’étais la candidate gagnante et j’avais dû commettre une minuscule erreur qui avait compromis tout mon succès auprès de mon père.
Il pourrait au moins m’accorder le statut de ‘girl visiting à home.’
Je te jure papa je vais consulter tous les jours des offres d’emploi sur le net.
Quand ma tante s’est pointée pour le déjeuner je l’ai tout de suite rebaptisée l’autre/la sœur jumelle de ma mère .
 Un grain de beauté dans le cou la différenciait de ma mère pour le reste c’était tout pareil.
Mon père faisait l’économie d’un deuil et l’autre d’un loyer.
J’aurai pu la transpercer de 41 balles mais ça faisait désordre et comment identifier le corps je vois d’ici l’imbroglio de la police scientifique.
 Je ne voulais pas être la meurtrière de ma mère ressuscitée.

J’avais oublié que l’intelligence et la gentillesse étaient compatibles. L’autre donc ma tante m’aimait comme ma mère et son fils mon cousin non mon neveu me ressemblait comme deux gouttes d’eau.  Je me suis alors sentie autorisée à parler sans tabou à ce nouveau couple.
Devant mes propos ma mère de substitution me dit l’air blessé que mon manque de respect l’attristait ‘.La femme que tu aimes maintenant papa est une image renversée un négatif de maman.’
 Je trouve ça gore.v


Faut que je me montre digne de d’Artagnan mon héros de jeunesse demain je l’affronte en duel.
J’ai donc commencé à prendre des cours d’escrime

3 octobre 2020

Denouer le nœud ! (Lecrilibriste)


Une houle sévère s'est acharnée
sur un peloton de laine jaspée
provoquant un grave imbroglio
de fils et de nœuds emmêlés
d'un peloton subversif à décortiquer,
Je ne vous dirai jamais assez
ce qu'il faut de patience pour relever ce défi
pour dénouer ce peloton si rebelle et si joli
venant d'une grand mère un peu perturbée
qui s'est pris la tête dans l'écheveau débridé
mal ficelé, mal enroulé et mal embobiné
par une main qui n'en avait rien à faire !
Elle s'est énervée et a tout mélangé !
Trouver le maillon fort est une vraie gageure
le dénouer, une vraie épopée
Chaque nœud s'acharne à proteger le suivant
il faut s'enfoncer dans les friches
garder le moral en rêvant
au magnifique pull que vous réaliserez
quand l'imbroglio sera enfin décortiqué
et l'ouvrage choisi finement tricoté
pour avoir envie de continuer
Faire émerger la trace enfouie
du fil entortillé et suivre son avancée
là où tous les chemins semblent se rencontrer
S'aventurer jusqu'au creux du labyrinthe
pour en trouver le cœur et y passer des heures
si non, jamais ne retrouverez la couleur
de ce qui fut et de ce qui n'est plus
que vous voudriez à tout prix réhabiliter

Dénouer les nœuds d' un peloton emmêlé
c'est comme essayer de trancher
dans les discours des grands de ce monde
les nœuds gordiens de leurs explications
les polémiques sur leurs dissentions
sans joli pull-over à l'horizon
qui motive pour continuer

3 octobre 2020

Imbroglio, quel joli mot ! (Kate)

 

Depuis quelques jours, me voilà plongée à Londres dans la vie d'espion de Nat, sur fond de matches de badminton... de pintes de bières, de verres de whisky.
C'est quoi cet imbroglio ? Un embrouillamini tout simplement et pourquoi faire simple ? Mais parce que c'est compliqué !
"Retour de service" de John Le Carré, oui, le dernier cru, 2020, passionnant...

jlc
D'ailleurs, plus digeste qu'imbroglio, le mot "embrouille" n'apparaît-il pas, page 298, ligne 3 ?

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Style, humour "british", humeurs bonnes et mauvaises, relations bonnes et moins bonnes, anciennes, nouvelles...
Un récit où l'auteur nous emmène dans les rouages du monde actuel comme il va, plus ou moins bien, sur fond de Brexit et autres imbroglios !...

 

3 octobre 2020

Piano, piano...(maryline18)

 

...Je serai fidèle à notre rendez-vous, dès la tombée du jour.

Vous m'attendrez, comme toujours, patient et heureux, je le sais, je le sens. Vous savez rester froid quand il se doit, vous gardez les pieds sur Terre...Vous m'intimidez souvent et pourtant, tout devient possible quand je pense à vous...

Vous savez me deviner, utiliser mes émotions comme personne. Je vous confie mes peines et vous les écoutez, vous me transmettez la joie qui vous anime, curieusement...

Comment nous aimerons-nous ce soir ?

Je me doucherai et j'enfilerai ce peignoir léger. J'aime être impudique à certains moments... D'un regard noir, appuyé, vous me déshabillerez. Les artifices ne sont plus nécessaires, pour vous séduire. J'adore être si nue, si vraie, devant vous. Je serai une fois de plus à l'écoute de vos envies, de vos caprices...

Il n'y a pas d'embrouillaminies dans mes pensées. Je vous suivrai partout où vous m'emmènerez, à votre tempo, je m'accorderai. J'aime ces chemins romantiques que vous empreintez souvent. J'écouterai, troublée, votre sérénade. Vous me surprenez chaque jour. Mes mains gardent prisonnier le souvenir de notre complicité galopante... Laissons aux autres la pénible tâche de décrypter la marche à suivre sur des partitions déjà tant jouées. Improvisons, inventons notre manière de goûter au bonheur.

Parfois, de votre voix grave, vous m'obligez à certaines positions qui m'entraînent immanquablement vers les aigus. Je bondis sur votre instrument. J'en bave, il est vrai, mais... mes soupirs ne font qu'augmenter mon empressement, bien qu'à "touche-touche", vous gagnez toujours...

Attention, sauter n'est pas jouer !

 

3 octobre 2020

Pastis dansant (joye)

Un jour l’aborda un beau gigolo

Qui voulait faire la cour tout de go.

Elle dit « Que nenni ! »

Il dit « Si, si, si ! »

Ce fut le début d’un vrai horror-show !

chéri 

Alors la poursuit ce chaud Roméo !

« Ma belle ! ma douce ! » Ouais, quel idiot !

Sa maigre moustache

Sentait la pistache !

De ses pieds émanaient du cacao ! 

le danseur de madame

Le gars la saisit comme un jeun' salaud

Et ouvrit sa bouche de cabillaud.

Elle crie « Y’a un hic !

Je n’ai pas de fric ! »

Et boum ! Il s'enfuit comme un rigolo !

albert-guillaume-resiliation

Morale de l’histoir' de loupiot :

Fions-nous plutôt à l’adagio.

Une conquête trop vite

Fait toujours faillite –

Vaut mieux y aller sans imbroglio.

 il partit

 Illustrations d'Albert Guillaume 

3 octobre 2020

Viennent vos mains (petitmoulin)


Viennent vos mains de solitude
Démêler la turbulence
Des mots
Suspendus aux ciels d'orages
Viennent vos mains de tendresse
Défricher les chemins de ronces
Et fleurir les errances
Aux pieds nus
Viennent vos mains d'éternité
Décrocher au fond des nuits
Les couleurs sans fin
Du dernier rêve
Viennent vos mains de silence
Dépouiller la parole
De ses pâles habits

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