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Le défi du samedi

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3 octobre 2020

99 dragons : exercices de style. 61, Récit de rêve (Joe Krapov)

Saint-georges par Baden Powell (communiqué par Baden Powell le 27-09-2020) 127705243

Ah la la ! Quel imbroglio ! Je me suis réveillé ce matin dans un état proche de l’Ohio ! Quelle belle série de rêves idiots !

Primo, j’étais attelé à un chariot et j’allais dire des fabliaux à la Taverne d’Attilio – où était-ce le Don Camillo ? – pour un public de gens spéciaux, drôles de zoziaux par trop joviaux tous venus de Bonifacio ou d’Ajaccio où souffle ce vent de folie qu’on appelle le Libeccio. On me dételait du chariot, on me poussait sur les tréteaux et mon impresario me lançait depuis les coulisses :

- Vas-y ! Chante leur « O sole mio » ! Tu enchaîneras ensuite avec « Si tu vas à Rio » de Dario Moreno puis « Le petit joueur de flutiau » de Brassens.

J’étais tétanisé, sans voix, agonisant, bon pour un passage en cardio. Il est vrai que les dragons ne chantent pas ce genre d’airs familiaux que l’on entend à la radio ou qu’on joue sur l’autoradio. Ils n’ont pas la voix d’un loriot ni celle de Don Juan Tenorio. Je n’ai rien d’un griot et s’il me fallait un jour fréquenter la musique, je préférerais de loin l’adagio d’Albinoni ou le Juditha triumphans, ce bel oratorio de Vivaldi, voire les Capriccios de Paganini.

Bref je restais muet devant le micro et les Corses, peu conviviaux au naturel, devinrent bientôt antisociaux voire triviaux puis vipériaux, me balançant des noms d’oiseaux et des glaviots. Le calme s’en revint lorsque j’ouvris la gueule et que d’une flamme puissante je mis le feu à tout le patio ! Houla ! Comme ils sont redevenus cordiaux ! Seulement, la tronche du proprio !

Ayant fait place clarinette je jouai alors le trio des quilles de Mozart et des flûtes pour aller dans des lieux plus enchantés.

Deuzio, rêve encore plus dingo : au bout du viaduc de Millau je rencontre un autre barjo avec des habits ecclésiaux, des affûtiaux de nobliau, monté sur un bidet tout blanc et ses grands chevaux qui me demande mes fafiots (si vous n’avez pas votre Gaffiot, je vous traduis : les fafiots ce sont les papiers).

Il me questionne :

- D’où c’est que vous venez ?

- De la station Campo–Formio, c’est direct avec le métro !

- Où qu’vous allez ?

- C’te question ! A Mogadiscio, San-Antonio, en Ontario ou aux pays équatoriaux ! A Quimper, aux faïences Henriot ou à Baguio 78 voir jouer Tolia Carpovio contre Victor Kotchnio !

- D’après ce que j’vois d’écrit ici, vous vous appelez Marcel Petiot ? qu’il continue, le Fantasio.

- Jamais d’la vie ! C’est quoi, ce nouveau scénario ? Tu vois bien qu’je suis un bestiau ! J’m’appelle Elliott ou Emilio, je suis de la classe des marsupiaux et champion de France des arts martiaux. Et toi, t’es qui, Super Mario ?

Le maigriot, sur ses ergots, prend des airs inquisitoriaux, aérospatiaux, comme Blériot chez Latécoère, et manche à balai dans le derrière, mordant comme un chiot en colère, d’humeur guerrière, décline son identité :

- Tout le monde m’appelle San Giorgio. J’suis c’qu’ on appelle un estradiot ou un stradiot, un éclaireur qui vend du bio aux provinciaux. J’ suis envoyé par le daïmio pour retrouver le salopiot qui boulotte toutes les côtes d’agneau et qui a foutu l’feu au studio ! Numérote tes abbatiaux ! Prépare ta tête pour le billot, docteur Petiot !

Voilà-t-y pas que ce salopiot m’balance un chtard dans les tuyaux ! Oh la la ! Ca va être sa fête ! J’vais lui réclamer des agios, au loupiot ! Tu vas voir, tristesse d’Olympio, qu’t’eusses mieux fait d’choper la polio ! J’vais t’soigner ton compère-Loriot ! J’vais t’transformer en carpaccio ! En atriaux, eh, Pieds nickelés !

Y eut-il massacre à l’île de Scio ? Si le viaduc était un bateau, lequel des deux chut du rafiot ? Se battit-on (Oh chou ! Ma chère !) avec brio ?. (Oui je sais Battiston-Schumacher, c’est nul, mais, à contrario, c’était aussi dans le rêve !). Je ne sais plus : c’est à ce moment-là que je me suis réveillé pour aller pisser.

Tertio : une fois que j’ai eu replongé, je me suis retrouvé dans le bus n° 11 dans une ville nommée Rennes avec un masque sur le visage et je lisais un in-folio sur le catalogage des fonds patrimoniaux. Il y avait plus loin une fille en robe rose, masquée elle aussi, qui appuyait sur le bitoniot pour demander l’arrêt du char à la station Charles Géniaux. Je l’ai bien reconnue la fille ! Elle s’appelait Isaure Chassériau. C’était la belle-fille du député Guyot-Desfontaines ! Mais après elle a disparu et j’ai fini ma nuit tranquille en censurant tout le restant du matériau.

***

Bon, c’est pas le tout ça. Qu’est-ce que j’ai sur mon agenda aujourd’hui ? Ah oui. « Aller bouffer des brebis en Libye ». Pourvu que je ne tombe pas là-bas sur un de ces frappadingues adverbiaux d’ces bas du Front Police à Rio !

St-Georges patron de Cacéres par Walrus 127705049

Illustrations aimablement fournies par notre bien-aimé oncle Walrus
que je remercie de son soutien à l'entreprise Nonante-neuf !

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3 octobre 2020

IMBROGLIO (Laura)

 

Imbroglio: intrigue qu'on trouve au théâtre[1], dans le scenario

Mêlant des larmes, des rires, des cris, du bruit et des trémolos

Bus comme du petit lait[2] par des spectateurs en mal de brio.

Rien n'a été aussi stable dans ma vie que le goût des imbroglios

Orchestrés par les scénaristes des soap que j'aime: intello,

Gaga de feuilletons  moqués par les hypocrites et les bobos.

Lire avec la télé en toile de fond: l'amant dans le placard, solo

Intéressée par tout et pourquoi pas aussi les imbroglio?

Oublier le politiquement correct, nager contre l'eau.

 


[2] https://www.expressio.fr/expressions/boire-du-petit-lait: j'ai un peu dévoyé cette expression

 

26 septembre 2020

Défi #631


Mais si, vous allez vous y retrouver !

Imbroglio

6311

26 septembre 2020

Ont consommé (ou pas)

26 septembre 2020

Hyménée (TOKYO)

 

Aujourd’hui on célèbre l’hyménée de

La grande Reine de la vallée du NIL.

 Tout arrive des quatre coins du monde

v

 

Paprika de Jordanie, coriandre d’Arménie, mouton du Soudan , sans compter le basilic  acheminé par la Rome antique .

On a fondu des pièces de Monnaie d’or pour parer la reine du plus beau collier jamais vu dans toute la haute Egypte.

 Mais voilà l’improbable se produisit.

 Contrairement à toute attente AKIRA ABE Le fiançé se fit trucider sur le chemin entre les rives du NIL par un crocodile.

C’est donc un maigrichon en survêt avec des dents de lapin tout juste sorti de l’adolescence qui fit office de prétendant à la dernière minute.

On raconte depuis la nuit de noces de la Reine dans toute l’Afrique.  La legende se rependit comme une  nuée de sauterelles.

Elle attendait l’explosion atomique et que l’étoffe légère de son hymen fut déchirée sans ménagement par ce fauve.

A l’époque on ignorait encore Hiroshima et Nagasaki/  là je crois que je m’égare.

 Reprenons /

La reine n’était pas d’humeur à apprécier les calembours de dents de lapin. Elle enfourcha le gamin. Subitement réduit au statut de gadget dents de lapin se rebiffa et montra ses dents.

En guise de consolation elle eut droit à un baiser sur le front.

Elle avait rêvé d’un avion de chasse elle se prenait en pleine figure une tapette que dis-je un fleuriste de la bourgade voisine.

 

Puis elle partit d’un grand éclat de rire et elle manqua de s’étouffer devant le visage ahuri de dents de lapin.

v2

Tu as mal au crâne lui demanda – t-elle gentiment.

Non . Sommeil ?

Non . Hypertension Non .

Tel un ballon de baudruche dont on avait défait le nœud la nuit de noces partait en sucette.

La reine a rêvé toute la nuit de garçons roux, ténébreux et, au petit matin elle tenta une dernière stratégie. Elle prépara une mixture à base de galantamine, d’acide folique et de sperme de serpent. Elle glissa cela sur la langue de ‘dents de lapin’ endormi et attendit les effets secondaires.

Ils ne se firent pas attendre longtemps croyez-moi.

 Au petit matin ‘dents de lapin’ attaqua la grotte, d’une vigueur excessive l’hymen explosa en un seul tir. Tous les ponts ont sauté même celui de la rivière kwai. Bon là je m’égare.

 Alors et seulement à cet instant un chant sacré se leva dans toute la haute Égypte. L’HYMÉNÉE était célébré.   Nul ne sait ce qu’est devenu dents de lapin tout le mon de s’en fout.

v3

Non on ne peut pas dire ça. Je reprends.

La légende ne dit rien sur Dents de Lapin. Ce n’est guère mieux, bon je sors ! Putain qu’est-ce qu’il est encombrant ce mec .Q quelqu’un a une idée au boulot les défiants .

 

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26 septembre 2020

L'Hyménée de Joseph et Marie (Joe Krapov)

09 Joseph et Marie

La mémoire, c’est comme une maison. On court de la cave au grenier, ou plutôt du grenier à la cave, oui, c’est plutôt ça. On descend des photos du grenier, on écrit des textes à partir d’elles et les textes finissent à la cave. Ou parfois on retrouve un texte à la cave et on le modifie un peu pour qu’il colle avec une photo du grenier.

C’est le cas ici. La semaine dernière je retrouve mes vieilles amies de la chorale «La Ritournelle» et je leur fredonne «Obladi Oblada» des Beatles, histoire de moderniser un peu ( ?) leur répertoire qui va de «Froufrou» à «La Bonne du curé» en passant par «Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine». Je me souviens que j’ai commencé à écrire une version française de cette Liverpoolienne rengaine pour la leur faire chanter car ces dames détestent utiliser la langue de la perfide Albion.

Une fois rentré à la maison, je retrouve la traduction-trahison-adaptation dans mon ordi (qui est ma cave à moi !). En fait la chanson est déjà complètement écrite, il n’y manque que les accords pour pouvoir être chantée. Je la fredonne pour vérifier que tout coule bien et je bute, dès le deuxième vers, sur la prononciation de « Jean-Jean joue» :
 

« Marie vend des œufs sur le marché d’Vill’jean
Jean-Jean joue dans un groupe de rock’n’roll ».

Et c’est là que j’ai l’idée du siècle (mwarf !). Pourquoi ne pas l’appeler plutôt Joseph, le gars ? Un couple Joseph et Marie, ça sonne bien, non ? Joseph et Marie. Joseph et Marie !

Joseph et Marie ? C’est bizarre, ça me rappelle quelque chose. Jésus ce que c’était mais je ne me souviens plus bien où j’ai entendu ça.

Ah mais si, bien sûr ! Mon oncle Joseph et ma tante Marie ! J’ai récupéré cette année la photo de leur mariage. Mon cousin Pascal avec qui nous avons beaucoup parlé de la famille m’a remis aussi en mémoire l’histoire de leurs deux enfants, un couple de jumeaux, un garçon et une fille, né·e·s à cheval sur deux années la nuit de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre et le 1er janvier ! Comment se choper un an d’écart en moins d’une heure !

Mais bon, je ne suis pas là pour raconter ma vie ni celle des autres alors, musique, maestro !

OBLADI-OBLADA
(Lennon-MacCartney ; traduction-trahison-adaptation par Joe Krapov)

1
Marie vend des œufs sur le marché d’ Vill’jean
Joseph chante dans un groupe de rock’n’roll
(comme une casserole)
Joseph dit à Marie : «Qu’est-ce que tu es jolie !
Est-ce que ça t’dit de v’nir danser au bal sam’di ?"
"Oui ça me dit"

Refrain
Obladi ! Oblada ! C’est la vie ! Oui !
La la ! C’est la vie qui va !
Obladi ! Oblada ! C’est la vie ! Oui !
La la ! C’est la vie qui va !

2
Marie joue maint’nant du piano dans le groupe
Sur la moto d’ Zèph elle monte en croupe
On n’sait pas comment ça s’est fait les amis
Voilà que le ventre de Marie s’arrondit
(Au refrain)

Pont 1
Pas plus tard que sam’di place de la mairie de Rennes
Lalala Lalala Lalala
La-a
Devant tous les amis ils se sont dit oui Amen
Mari-és par Nathali-ie

3
Joseph est dev’nu le mari de Marie
Ils ne dansent plus le boogie-woogie
Ils ont raccroché la guitare à son clou
Et le groupe de rockabilly lui est dissous
(Au refrain)

Pont 2

Dans une couple d’années ils auront un « home sweet home »
Lalala Lalala Merci Giboire !
Avec un bout d’pelouse et une balançoire
Pour leurs deux jolis petits mômes

4
Marie vend des œufs sur le marché du Blosne
Joseph fait des autos à La Janais (des SUV !)
Le dimanche midi ils déjeunent chez Mamy
Et puis ils vont au CGR à La Mézière
(Au refrain)

5
Cette histoire d’amour est vraiment bien partie
Elle va leur durer toute une vie
Et lorsque Joseph aura 64 ans
Marie l’aim’ra peut-être encore plus que maint’nant
(Au refrain)


P.S. 1 Désolé, mais à force de courir de la cave au grenier, je n’ai pas eu le temps encore de mettre les accords ni de l’enregistrer ! A vous de la chanter sous la douche, l’air est connu !

P.S. 2 Ah et puis si, j'ai trouvé le temps, finalement !
 

26 septembre 2020

L'hymne mené (joye)

Paroles –  Annie Lennox/ David Stewart

Traduction – joye  (l’aimable épouse chanceuse de Mr Fifi)

How many sorrows
Do you try to hide
In a world of illusion
That's covering your mind?

 

Combien de chagrins

Essayez-vous de cacher

Dans un monde d’illusions

Qui recouvre votre esprit

 

I'll show you something good
Oh I'll show you something good.
When you open your mind
You'll discover the sign
That there's something
You're longing to find

 

Je vous montrerai quelque chose de bon

Oh, je vous montrerai quelque chose de bon

Quand vous ouvrirez l’esprit

Vous découvrirez le signe

Qu’il y a quelque chose

Que vous avez envie de trouver

 

The miracle of love
Will take away your pain
When the miracle of love
Comes your way again.

 

Le miracle de l’amour

Enlèvera votre peine

Quand le miracle de l’amour

Vous reviendra encore

 

Cruel is the night
That covers up your fears.
Tender is the one
That wipes away your tears.

 

La nuit qui dissimule vos peurs

Est cruelle

Celle qui essuie vos larmes

Est tendre


There must be a bitter breeze
To make you sting so viciously
They say the greatest power
Can hurt the most ferociously.

 

Il doit y avoir une brise amère

Qui vous cingle si brutalement

On dit que le plus grand pouvoir

Peut vous blesser le plus férocément


But I'll show you something good.
Oh I'll show you something good.
When you open your heart
You can make a new start
When your crumbling world falls apart.

 

Mais je vous montrerai quelque chose de bon

Oh, je vous montrerai quelque chose de bon

Quand vous ouvrez le cœur

Vous pouvez commencer de nouveau

Quand votre monde croulant s’effondre

 

The miracle of love
Will take away your pain
When the miracle of love
Comes your way again.

 

Le miracle de l’amour

Enlèvera votre peine

Quand le miracle de l’amour

Vous reviendra encore.

26 septembre 2020

Toi hyménée moi (Kate)

 

Puisqu'elle court, qu'elle court,

La maladie... d'amour !

Et que la vie "c'est beaucoup plus marrant

En chantant"...

Bercée par cette comptine

"Gai, gai, marions-nous !"

Enfantine ?

Enfin, d'après vous ?

Elevée au tourne-disque familial

De "La marche nuptiale"

Et de "La non-demande en mariage"

Au milieu des scènes de ménage

Pas trop tentée

D'être la mariée...

Mais puisqu'avec toi

C'est "L'avventura"

Que tu fais tourner "Les moulins de mon coeur"

Et qu'on est partis avant la fin

Du "Monologue shakespearien"

Qu'en nous résonnent

Les musiques de Van Morrison

Toi hyménée moi

Moi hyménée toi

 

 

 

26 septembre 2020

Avant… (Laura)

 

Avant de connaître Daniel, Cannelle n’avait jamais rêvé d’hyménée, de prince charmant (depuis le dessin animé Candy quand elle était en primaire et le conte de fée s’est mal terminé pour son amie de l’époque et pour elle par ricochet). Peut-être quand même, l’idée de mettre une robe qu’elle ne portrait jamais dans d’autres circonstances, lui plaisait mais elle a quand même répondu non deux fois aux demandes de Daniel car son fils était un fauteur de troubles et elle ne se voyait pas s’engager dans ces conditions… mais elle est restée, a gagné contre ce petit… sauvageon. Avant son mariage, elle n’aurait pas cru que ce serait le plus beau jour de sa vie, un jour où elle verrait tout en rose, ne laisserait personne lui gâcher sa journée de princesse, danser et pétiller. Avant de vivre 25 ans avec Daniel (dont 17 de mariage), Cannelle n’aurait jamais cru qu’être veuve serrait aussi… terrible, comme perdre un membre comme elle l’avait entendu dire. Avant, elle n’était jamais resté 10 mois sans faire l’amour avec un homme et la Cannelle d’avant qu’elle était tout de même encore  ne voyait pas finir sa vie sans sexualité

Mais elle ne se voyait pas non plus partager l’intimité d’un homme d’autant que les hommes qui la draguaient étaient moches, gros, pas sexy, vieux (même s’ils avaient 20 ans de moins que Daniel et son âge), idiots (pour être polie), bref pas lui : pas son homme qu’elle parait de toutes les qualités d’un prince charmant de midinette qu’elle n’était pas avant…l’hyménée avec lui.

 

26 septembre 2020

Télégramme par bongopinot

b



Harmonie entre deux personnes
Youpi c’est le grand jour…………..
Mariage samedi à onze heures..
Evénement à ne pas manquer…..
Noce en entre familles et amis.
Epoux heureux et détendus……
Embrassades déconseillées…….

 

26 septembre 2020

Hyménée (petitmoulin)

 
De noce en noce
De lit en lit
Haut le flambeau
( Le reste aussi )
Battement d'ailes
Sur le silence
Les mots s’emmêlent
( Les corps aussi )
D'hésitations en ouragan
De maladresses en volcan
Le feu au lac
( Ailleurs aussi )
Au septième ciel
Bouquet d'étoiles
Cueillir la lune
( La fleur aussi )
 

26 septembre 2020

Éh men ! (Walrus)

 
Malgré l'avertissement affiché dans certains trains de mon enfance "è pericoloso sporgersi", je me suis penché sur les origines et significations du mot de la semaine.

Donc, en dehors de l'usage "Proust ma chère" de ce vocable pour désigner le mariage lui-même en plus d'un chant antique destiné à le célébrer, le fameux Hyménée serait également un dieu grec ou romain présidant à cette union.

Si l'on creuse un peu, on s'aperçoit que les représentations de cette divinité varient avec leurs sources.

Ce qui semble néanmoins constant, en plus de son charme célébré par toutes (les sources), c'est qu'il est représenté armé d'une torche ou mieux d'un flambeau, vaut mieux être précis, y a des coupeurs de cheveux en quatre qui rodent par ici.

L'utilisation que fait l'individu de cet accessoire n'est par contre pas clairement établie et donne lieu à de multiples interprétations.

Normal, à l'époque, ils ne connaissaient pas Johnny, mais nous , grâce à lui, nous savons :

Comment ça, quel feu ?

 

26 septembre 2020

Hymne nuptial (Lecrilibriste)

 

Autour du feu de camp, le groupe d'Eclaireurs gloussait de rire en se faisant passer de main en mains le faire-part de mariage de Cloclo, un des leurs, qui les invitait à son hyménée – un terme on ne peut plus ringard - et ça n'étonnait personne venant de Cloclo - mais il les invitait aussi à apporter leurs duvets et leurs tentes pour finir la soirée dans le pré d'à côté .... Pour jouer les prolongations, disait-il ! Quelles prolongations ?.... Une soirée éclés en guise de nuit de noces ?

Sûr, il avait fumé du kif avant d'envoyer son faire-part, Cloclo  ! mais tous le connaissaient … Et finalement le re-connaissaient bien, là, avec cet envoi  étrange, lui qui employait toujours des mots d'outre temps !

Depuis qu'il avait lu le faire-part, le «  Xou » à l'instar d'Assurancetourix , le barde, déclamait à qui voulait l'entendre le poème d'André Chénier : « Elle a vécu Myrto, la jeune tarentine, un vaisseau, la portait au bords de Camarine, la l'hymen, les chansons, les flûtes, lentement Devaient la reconduire au seuil de son amant.... Après, il ne s'en souvenait plus …. Ou plutôt quelqu'un lui coupait la chique, car il n'en finissait plus !

Malabar, toujours sérieux déclara au groupe qu'il fallait trouver quelque chose d'original à faire pour cette « hyménée » exceptionnelle d'un chef éclé avec une prof de philo du CNRS. Quel couple !

Gaston, toujours dans la lune, plongé dans une BD de Franquin, bien sûr , sortit soudain de sa revue et avec l'air de se réveiller « m 'enfin  c'est quoi cette histoire, quel hymne est née?

Malabar un instant interloqué, lui dit « répète, répète ce que tu viens de dire »

Gaston : .Pourquoi ? j'ai demandé quel hymne était née.. C'est celui du groupe ?

Non ! T'as pas dit comme ça !

Mais si ! - Mais non ! - J'ai dit comment alors ?

Il a dit quel hymne est née a crié le « Xou »

Malabar s'est passé les mains dans les cheveux, s'est tiré l'oreille, gestes on ne peut plus significatifs d'une grande réflexion que tout le monde connaissait bien. Il a tapé sur son smartphone... Tout le monde s'est tu et il a dit :

Ben, elle est là notre idée , l'hymen, c'est aussi un chant nuptial ! Bien joué Gaston ! Allez ! on s'y colle les potes, et on lui fait un hymne à Cloclo pour son hyménée. Et croyez moi, il s'en souviendra

Et depuis cette étrange soirée, pour tous les mariages d'un membre du groupe, un hymne est composé et chanté en chœur aux nouveaux mariés par tous les éclés présents à la soirée.

 

26 septembre 2020

Un gros cierge (Vegas sur sarthe)


Elle rêvait d'un gros bien dur et turgescent
De ceux qu'on dresse aux cieux le lundi des Rameaux
J'osai lui suggérer le mien à demi mots
Mais il était ce jour aux abonnés absents

Je la croyais gaillarde et elle était dévote
Elle avait revêtu sa belle robe blanche
Me força d'endosser mes habits du dimanche
Alors que je rêvais d'investir sa culotte

À Saint Vincent de Paul je me vis entraîné
Germaine avait besoin d'un cierge en toute hâte
Je glissai à regret quelques sous dans la boîte

Au pied d'une statue je dus m'agenouiller
J'ai lu dans son regard qu'elle allait m'embrouiller
Il me fallut alors prier Saint Hyménée

 

19 septembre 2020

Défi #630

 

Hyménée

Vous connaissez ?

6301

19 septembre 2020

Ont mis un peu de couleur dans nos vies si ternes

19 septembre 2020

La gouache (TOKYO)


En fait tout commença avec Anibal le facteur lorsqu’il passa en me souhaitant Joyeuses Pâques et me remit par erreur une boite de gouache.

On était en avril, Anibal mon facteur n’avait pas songé à mal .D’abord c’était le facteur le plus désastreux du bureau de poste de ma commune.

v


Il confondait toutes les maisons, donnant à Paul ce qui était destiné à Pierre, à la pharmacie du soleil ce qui était attendu chez Sam .

 J’ai souvent vu comment en attendant la signature d’un accusé de réception, la moitié du courrier tombait dans une flaque d’eau. .

Il distribuait à tort et à travers courriers, factures et lettres d’amour à qui voulait bien les recevoir.

 Je me souviens encore de cette déclaration d’amour ouverte indument et que je n’ai jamais restituée ; J’ai honte de dire que de temps en temps je la déplie et je la lis. J’en ai le palpitant qui chavire. 

Certaines lettres passaient entre les mains de tout le quartier sauf de ceux ou celles qui auraient dû les recevoir.

J’ai reçu une facture d’électricité qui datait de 1997 !!

 C’est vous dire. !!


 Alors pour la boite de gouache j’avais de la marge !!!v3

J’ai écrit au destinataire de la boite de gouache nouant une correspondance sincère et il faut le reconnaitre attachante. Il avait 98 ans.

 Nous ne parlions jamais de cette boite de gouache, mais des infinités de nuances qu’offrait l’arc-en-ciel de nos vies.

Il ne pouvait se déplacer et voulait que je garde cette boite de gouache. J’ai avec le temps appris grâce avec lui les déclinaisons du bleu magenta.

Je commençais à travailler le bleu outre-mer si cher aux arables quand mon Viel ami de 98 ans m’appela au téléphone.v4

 

Aujourd’hui cherche la couleur cendre. Vous voulez dire Aristide le gris ?

Non non la couleur cendre je t’ai déjà expliqué le chemin.

Je préférai travailler sur le bleu outre-mer que j’affectionnais particulièrement. Aristide m’avait tout expliqué de lui , il s’agit d’un bleu chaud, intense et profond tirant sur le violet, dont l’ancêtre est le lapis-lazuli, une pierre semi-précieuse que l’on broyait pour obtenir un pigment extrêmement onéreux.

v5

 

Puis est arrivé le facteur intérimaire pendant les vacances du cher ANIBAL.

Celui-là il n’aurait jamais laissé se mouiller un magazine télé !!Il n’était guère bavard, il portait d’horribles lunettes double foyer. Une vraie tête de cul.

Anibal avait au moins une utilité il créait des liens sociaux lui. C’était notre site de rencontre à nous.

 

Un matin je reçus une lettre qui était pour moi à mon grand étonnement. Elle m’annonçait la mort d’Aristide qui m’avait désignée héritière de sa collection de tableaux.

Je lisais un livre quand la lettre du notaire m’est parvenue j’étais à Paris pour un vernissage. J’attends avec impatience le retour de vacances

v2

19 septembre 2020

Alexandre et Céleste par bongopinot

b


Alexandre et Céleste
Aiment la nature
La musique la peinture
Ils sont tous deux artistes

Elle, peint de belles choses
Sur des tableaux des feuilles à dessin
Avec ses brosses ses pinceaux fins
De la gouache de l’eau à petite dose

Elle peint les histoires qui l’entourent
Les gens les champs les animaux
Les arbres la mer et les bateaux
Installé près d’elle tous les jours

Lui, son amoureux qui manie les mots
Souvent il lui joue de belles mélodies
A la guitare en chantant de la poésie
Des phrases tendres qui donnent chaud

Lui avant comique conteur de fariboles
Aimant tourner et détourner les mots
Maniant la vérité la bêtise le vrai le faux
A ses cotés il est devenu plus sage mais reste drôle

Je les croise souvent quand je vais en balade
On échange des paroles sympathiques
Des moments de partages magiques
Au rythme d’une belle et douce ballade

19 septembre 2020

Famille Dupont (Pascal)


Fallait-il que j’aille jouer les peintres d’aire de repos, en ce si bel après-midi de fin d’été ? Fallait-il que j’aille surligner cette peine tellement en rapport avec ma contrition habituelle ?
Mon frère, depuis quelque temps, je hante les travées mal gravillonnées de notre cimetière et, pour occuper ma raison, je me devais d’aller redorer notre blason, repousser les épines du temps et tous les dragons griffus de mon imagination perturbée.
Tel un cubiste organisé, chiffon, pinceau, peinture, tabouret, mouchoir, j’avais emporté tout l’appareillage nécessaire dans ma besace. Sur la route, ce retour vers le passé avait les brillances surannées de mes lunettes de soleil ; les feuillages roux du bord de la route me reconnaissaient ; les nids de poules n’ont pas changé de place ; les accotements abrupts ont toujours des envies de précipice…

Arrivé dans la place, fourbi de mon matériel d’enlumineur, d’un pas militaire, j’allai résolument investir notre pierre ; enjamber les quelques fleurs, les quelques plaques funéraires fut une tout autre affaire. Au chevet de leur chevalet, même avec l’humeur d’un paysagiste, on ne dérange pas les ans, et ceux qui les peuplent, impunément ; c’était comme une marque d’irrespect, une inconvenance ; sevré trop tôt, j’espérais presque une réprimande. Peut-être l’avais-je fait exprès pour entendre leurs voix parler, entendre « Pascal », dans ma pauvre tête malade…  

Me sentir si près et si vivant, avec autant de sentiments et autant de respirations, tel un alambic à vent, j’avais l’impression de prendre tout l’air du ciel et des environs et de le rendre avec de l’extrait de larmes pur. Mon ombre de pastelliste supervisait le travail, le vent me soufflait derrière l’oreille, les moineaux me surveillaient par-dessus l’épaule ; en penchant leurs tiges, les fleurs en plastique du voisinage jalousaient mon engagement…   

Il y a mille façons de se rapprocher de ceux qu’on aime ; lire leurs livres, apporter leurs fleurs préférées, arranger les faits divers d’antan pour les retrouver héros, soulever des souvenirs avec des rires, des chansons et des embrassades. Moi, je rejoignais le présent et le passé au bout de mon pinceau ; j’aimais ce rapprochement naïf. Si l’or des lettres a terni, l’amour d’un fils à ses parents est intemporel ; je peux leur chercher des défauts, les remettre en cause en regardant ma vie, supporter leur hérédité, un seul coup de revers de coude balaie tout ça…  

Le présent est si terne, si désenchanté, si incolore, si insipide ; mon imagination manque tellement de couleur. Les morts sont plus présents dans ma vie que les vivants, je trouve ; sans hypocrisie, ce doit être pour tout le monde pareil, quand les affres de l’âge dessinent le temps sur les visages. Fuyant en avant, sans se retourner, la jeunesse court vers son destin ; chez les vieux, il y a du délaissement, les escaliers sont pentus, la rampe est glissante. Mon pinceau de pessimiste fauviste avait bavé ; c’était comme si quelque chose ou quelqu’un avait voulu me faire arrêter ces cogitations alarmistes en forme de renoncement…  

L’après-midi était brûlé de grand soleil. À l’unisson, j’étais le point de connexion entre le Vercors, l’Ardèche, la vallée du Rhône et le nord du département ; j’étais le bâton du sourcier planté dans la terre drômoise, indiquant ostensiblement mes géniteurs gisant là ; j’étais l’ombre de la croix voisine plantée au mitan de notre pierre. Coloriste de souvenirs, sous l’auréole de ma casquette, je m’appliquais ; rien ne pouvait ralentir mon œuvre de rénovation. Ce jaune tirait trop sur le bronze, et pour mes parents, je ne concevais que d’or en médailles…  

Entre toi et moi, ici et là, il me semblait être observé par tous les habitants de la résidence ; le moindre frisson, le moindre déraillement en dehors de la cavité d’une lettre, la moindre tache, gênait et agrandissait le silence ; c’était surréaliste. En substance, j’entendais « Hé ! Tu débordes !... Applique-toi !... », (je pense que c’était papa), ou bien « Tu reviendras me voir pour la deuxième couche ?... », (c’était maman). Et puis, il y avait les autres, tous les autres. « Tu pourrais faire la mienne ?... », « Et la mienne ?… », « Et la mienne, aussi ?… »


Des souvenirs, j’en ai une montagne, au moins aussi haute que la Moucherolle qui pique le ciel avec son sommet sans neiges éternelles ; mes réminiscences heureuses le sont ; je ne pourrais prétendre trouver un meilleur témoin que le précédent, et que le précédent, encore. Retrouvant le soleil de mes sourires, elles se bousculaient en douceur au rythme de mon pinceau de pointilliste. J’avais déplacé mon tabouret ; derrière le marbre, des herbes vénéneuses attaquaient notre sépulture à grand renfort de ronces aux épines acérées. Très vite, je reviendrai guerroyer contre ces intruses, pour protéger nos terres…

Une à une, nos lettres s’ennoblissaient de l’or de mes tractations picturales ; au bout de mon pinceau, la sinuosité de chacune était un chemin de retrouvailles sans intervalle ; je voulais réussir la suivante mieux que la précédente, et je retournais au début de mon ouvrage pour légaliser l’effort à toutes ces belles. Au compte à rebours des finitions, on aurait dit des notes de musique sur la gamme de mon abstraction miniaturiste ; c’était l’alphabet de l’Amour filial ; c’était un renouveau pictural, une promesse événementielle, le Souvenir ornemental reconduit à ses origines, comme la vraie preuve de son importance…

Peut-être, nos deux sœurs viendront tâter de l’éternité dans notre enclos ; ainsi, la généalogie familiale se recomposera sous la pierre de la perpétuité. C’était rassurant de penser à cette fratrie que rien ne dérangerait plus. Tout à coup, induit par ma mission terrestre, impressionniste, je n’étais plus le peintre réparateur de l’outrage du temps, j’étais la couleur de mon pinceau ; j’avais capturé le coup de vent, je l’envoyais souffler sur mon œuvre ; en déplaçant l’épaule, le soleil séchait ces larmes d’or ; en fermant les yeux, je nous voyais tous sur la photo de famille…

On ne peut prétendre trouver un meilleur emplacement, ici, mon frère. Dans l’épais manteau de l’éternité, l’hiver, on laissera courir le vent du Nord sur notre sépulture ; l’été, en petites incartades posthumes, on ira s’asseoir sur les rebords du mur du cimetière ; on comptera les visiteurs ; on accueillera les nouveaux arrivants ; on agitera leurs fleurs ; on compatira sincèrement. Illustrateurs d’éternité, la nuit, on jouera les feux follets ; on laissera grincer le portail ; on aura des jeux d’immortalité. Au printemps, on regardera arriver les hirondelles et, à l’automne, quand elles s’en iront, on ira se poser sur leurs ailes, pour si des fois…

Navré, déconfit, atteint par la limite des lettres, d’arabesques brillantes en circonvolutions étincelantes, j’avais bientôt fini la signature de notre nom ; nabi en partance, j’avais beau allonger mon pinceau dans des belles révérences, je consommais l’adieu avec les deux dernières consonnes. L’ignoble et grinçant compte à rebours avait commencé ; je revenais en arrière, je grattais des taches invisibles, je perfectionnais, j’essuyais, je chipotais, je recomposais, je traînassais…

Tu crois qu’on viendra repeindre nos lettres, longtemps après notre absolution, mon frère ?... Est-ce que nous serons une petite partie de l’or des comètes en train de briller dans une constellation visitée ou bien, relégués dans l’oubli, devenus illisibles ? Vont-ils nous réduire, nous concasser en poussière d’étoiles et nous jeter aux quatre vents ? Pour reculer l’échéance, puisqu’il ne faut rien attendre de nos enfants, symboliste borné, je passerai une troisième couche, et même une quatrième ; cela me rassurera, et cela fera plaisir à maman…

19 septembre 2020

Portrait à la gouache et à l'air peu bravache mais assez distancié (Joe Krapov)

Je n’ai plus l’âge, que je sache,
De peindre, comme les potaches,
A la Joconde et à la gouache
Une moustache.

DDS 629 LHOOQ

Je n' suis plus du genre qui remâche
Et crache toujours dans le goulache
En gueulant très fort : « Mort aux vaches ! » :
Pour la provoc je fais relâche.

Ne comptez plus sur moi ! Macache !
Je ne sortirai plus d’ ma cache,
Le jeu n’en vaut pas la chandelle
Et tant pis si j’apparais lâche :
Il vous restera B.H.L.
Pour y aller cash !

Non ?

Que d’autres bravaches
Se mettent à la tâche
Et sortent de leur sabretache
De quoi cogner sur la rondache
Des vieilles ganaches à soutaches
Qui, manque de bol,
Sont du bon côté du flashball !

DDS 629 The Clash

Je n’ose même pas croire qu’à l’arrache
Ils se pourrait qu’je m’amourache
D’une fan des Clash
D’une joueuse de squash
D’une tenniswoman a gros smash
D’une dominatrice à cravache
D’une Malgache fumeuse de hasch
Ou que je m’attache
Comme une patache brimballante,
Au point de lui offrir bourrache
D’imprimante avec mon vieux cœur,
A une fidèle de Saint-Eustache
Lanceuse de couteaux à ses heures
Jeteuse de sorts à seize heures trente.

J’ n’ai plus l’âge d’avoir du panache !
J’suis trop vieux pour jouer à l’Apache
Et il faut savoir la tourner
Sinon on finit par faire tache
« Dins l’paysache ! »

DDS 629 Sttellla - Tourner l'apache

Je préfère bouffer des pistaches
Et savourer ce vieux grenache
En jouant un peu à cache-cache
Avec la menace de crash
Qui est suspendue comme une bâche,
Comme un vol de tristes bernaches
Au-dessus de l’eau de la flache,
Pareille à une menace de drache
Sur Anderlecht
Qui gâche la fête à Bertolt Brecht !

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