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Le défi du samedi

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11 avril 2020

Putain d'sofa ! (TOKYO)

v2

 

Tu fais quoi sur un sofa ?

Ça pourrait être destiné à t’impressionner

Mais avec un type aussi fantasque que toi je te l’accorde le sofa ce n’est pas approprié

T’as sans doute plus de pierres précieuses dans ton froc qu’une mine d’émeraude d’Afrique du Sud.

Donc pour toi le sofa c’est sous dimensionné  c’est ça ?

v

 Ben le sofa pour moi c’est comme si je me baladais sur un scooter rouillé.

 Tu préfères ta boite à biscuit ; heu   !!Ton lit pliant je veux dire.

La question est / serais-tu disposé à passer une nuit avec moi sur ce sofa ?

Je ne suis pas un vieux cheval qui répond à la dernière alarme.

Mais je dois le reconnaitre je suis porté sur le sexe.

Pour ouvrir les vannes de mon cœur pour autant il me faudrait autre chose que ce sofa miteux.

Alors, laisse-moi donner un coup d’éponge sur ce sofa et j’aspergerai l’étoffe d’un parfum vanille banane.

Il ne reste plus qu’à attendre que tu tombes dans mon piège.

Alors, pare-toi des derniers sous-vêtements Christian Dior.

Alors je veux bien jouer au saut à la corde avec ton cœur sur le sofa.

Je ne veux pas t’égratigner les coudes et voir ton cœur se prendre les pieds dans la corde à sauter.

Ton fard à joues est assorti à la couleur pomme d’amour du sofa tu l’as fait exprès ?

Dis donc, mais tu grimpes plus vite qu’un voyeur à la gouttière d’un dortoir de jeunes filles c’est le sofa qui te fait cet effet ?

Sur ce sofa on vient d’apprivoiser le divin.

 Je ne m’y connais pas trop en spiritualité, d'habitude je me laisse guider par mes instincts de fauve, mais là je reconnais que le sofa nous a inspirés.

Notre première fille on l’a appelé Sofia et……/ ils ont vécu heureux le restant de leur vie .

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11 avril 2020

Les Aveux d'Haroun El Poussah (Joe Krapov)

DDS 605 Raymond Kopa

J’étais sur ce sofa quand Kopa écopa d’un méchant pénalty ; l’arbitre s’appelait Coppi, comme Fausto, et c’était à Sofia, chef-lieu d’la Bulgarie.

J’étais sur ce sofa quand Sophie se défit de tous ses beaux habits et fauta un iota.

J’étais sur ce sofa à manger du moka lorsque Mocky tomba dans un méchant coma après avoir commis tant de films très moqués car aucun du niveau de Pépé le Moko.

C’est sur ce sofa là que j’ai lu Modiano, Akim, Kamo (Pennac), Kerouac, Chaval et Gus Bofa (ici la rime est riche !).

C’est sur ce sofa-là que Lagaffe a gaffé et que De Mesmaeker une nouvelle fois ne signa pas contrat.

DDS 605 fox-et-croa-l-emprunt-quotidienSur ce sofa passa tout le gotha : Truffaut, Léaud, Sapho ; ici Nino Rota et Verlaine vomit, Rimbaud gifla Basile Boli et puis lança la tombola du Stromboli. Ont défilé ici Philémon et Baucis rejoints à la coda par Alexandre Lagoya, un joueur de cora des îles sous le vent (en fait Bora-Bora), le directeur des disques Ocora, l’inventeur du Coca-cola, Michèle Cotta, Benoît Dauga, Alice Dona qu’on adora, qui se dopa et répéta toute la doxa du mouvement des bodegas de Mendoza et même aussi Fox et Croa !

Sur ce magique sofa on se gaussa de ces beaux gars, Nicky Lauda, Robert Rocca, Emile Zola, Podalydès, Donatello et Jean Roba.

Sur ce sofa qu’est-ce qu’on a ri de Deborah, de Sorayah, Mona Lisa, Nick et Nora, Rona Hartner, Lotharingen et Konakry ! Du mollah Omar, de Radio-Nova, de l’auteur de la Torah, de tous les ayatollahs et même de Saint-Thomas qui ne voulait pas nous croire quand on lui affirmait que son amour était parti avec le loup dans les grottes de Rocamadour (il en fit un zona par la suite !).

Sur ce sofa on rigola, on caressa des chats, surtout des angoras, on visionna maître Yoda et des vidéos de yoga, on cria « hop-là ! », on yodla au-delà de tout ce qui est permis dans le kama-soutra en matière de cris !

Sur ce sofa on osa tout et jamais on ne mit le holà à quoi que ce soit : on y gueula djobi-djoba, on y joua au jokari, on y chanta du Joe Dassin, on y moqua Michel Jonasz plus chauve qui peut que Charles II à son retour des grandes Jorasses quand il se shootait à la Josacine et voulait jouait de l’ocarina.

Sur ce sofa, la semaine dernière, se donna Lola Rastaquouère !

Sur ce sofa on s’y lova, on ânonna, on y alla à Canossa, on annota Benjamin Stora, on pelota Paula, la cousine Rosa et toutes celles qui voulurent bien nous laisser faire (les autres nous giflèrent, en colère, ou alors nous violèrent, en chaleur). Je me souviens encore de Constance Bonacieux, de Nicole Notat et d’autres audacieuses de la montée aux cieux comme de Fausta Tulmouche, reine des Sainte-Nitouche le tiercé pas dans l’ordre !  Sur ce sofa, on y sauta même des repas ! On dansa la soca sans qu’Iznogoud le sache, on y but du soda et y engloutit des tonnes de gelati Motta aux germes de soja.

Ce sofa sur lequel Aladin me faussa compagnie n’était qu’un vieux tapis volant qu’il me faucha ! Il mérite l'échafaud, ce fâcheux ! Heureusement me sont restés les rêves des mille et une nuits que j’ai rêvés dessus dans l’humble médina où l’on me confina à cause du corona lorsque j’étais pacha.


N.B. Il n'y a ni nota bene ni post-scriptum à cette divagation de calife bonasse !

DDS 605 haroun-el-poussah

11 avril 2020

La mer (maryline18)

 

Comment va la mer les jours gris,

Quand tu ne donnerais pas cher

De ta vie, fait-elle plus de bruit

En dansant sa marche lunaire ?

 

Quand sur le sofa, renfrogné,

Tu attends les beaux jours, encore...

Si loin de ses embruns salés,

Froid, comme un alligator...

 

Comment va la mer qui s'ennuie ?

Cherche t-elle tes pas sur le sable ?

Jalouse, elle a enseveli

Mon dessin... infatigable.

 

Elle garde en elle tous mes secrets,

Dispersés en gouttelettes

Et tout est à recommencer

Avec l'arrivée des mouettes !

 

Bientôt, on ira la voir dis ?

J'ai encore des choses à lui dire...

Main dans la main, comme deux amis,

On lui offrira nos sourires.

 

 

11 avril 2020

Sol-fa, Sceau Gouda (joye)

AVIS AU PUBLIC

in re le Chantier Covid:

(chantier sol-fa)

Restez sur votre divan.

(sofa)

Faites livrer à la maison une bonne quantité de fromage.

(gouda)

Ne bougez plus avant que votre stock ne soit épuisé.

(de fromage)

Attendez encore quelques jours.

(cela vous rendra plus prudent que Cheeto)

On vous enverra votre badge.

(sceau ouate)

bedtime

 Portrait de monsieur Récamier par Joye-Louis David

11 avril 2020

Sauf à (Kate)

 

Sous ma frange noir nos yeux en miroir

Otées mes chaussures les tiennes

Feu sous mes pieds nus

Allez on danse !

 You never can tell

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11 avril 2020

Rester SAUF Alfred, rester SAUF Avec la musique (Sebarjo)


Détendez-vous… Facile à dire ! Mais quand on a l’impression d’avoir en permanence la mort aux trousses – alors qu’on ne peut plus sortir et qu’on se sent tous comme enchaînés !- on a forcément l’impression que l’étau se resserre. On a des sueurs froides et c’est la psychose dans toute la maison. Il suffit d’avoir quelques soupçons de fièvre pour se dire que sans l’ombre d’un doute, on a chopé le covid-19 ou le Pie 14. Okay, Ils sont bien gentils avec leur relaxation et les oiseaux qui gazouillent guillerets ou les baleines évaporées qui soi-disant chantent, mais se détendre quand on a l’impression de vivre une histoire du grand Alfred, c’est pas simple !

Bon faut dire que je suis à cran depuis quelques temps. Normal à force d’écouter du hard-core-ona, du metal hurlant ou du heavy morbide… Quand j’y pense maintenant, il fallait être complètement dingue… Enchaîner directement avec une séance de relaxologie animé par popol le rossignol et ugo le cachalot, c’est un peu faire le grand écart ! Non, il faut que je passe d’abord par un sas de décompression, de déconfinement si j’ose dire…

Je décide donc de quitter youtube et la chaîne relax au logis avec max et lili, et fouille dans mes vieux vinyles…

Je crois que j’ai trouvé ce qu’il me fallait. Alors que le trente centimètres crépite de plaisir, sillonné par le diamant de ma chaîne w-hifi, je m’assois bien sagement, le plus calmement possible dans mon humble canapé. Je ferme les yeux et entends la basse qui démarre puis la voix feutré de Mark Knopfler. Tout va mieux soudainement, j’ai l’impression de m’enfoncer dans leur Sofa... Re-ouais… !

 

Où écouter Sebarjo

11 avril 2020

Madame Carrier (Yvanne)


    • Oh, pardon !

Josy referme doucement la porte du salon. Elle s'apprêtait à faire le ménage dans cette pièce comme chaque lundi, suivant les instructions de son employeur, Monsieur Carrier. Mais elle a été coupée brutalement dans son élan. Josy s'appuie contre le mur du couloir et réfléchit : que faire ? Le salon est occupé et ce qu'elle a aperçu la laisse pantoise. Elle ne peut  quand même pas entrer. Elle reviendra plus tard pense-t-elle. Peut être la personne entrevue sera-t-elle alors plus présentable. Ou aura déguerpi.

Tout en s'affairant dans la cuisine, Josy se pose des questions. Que fait cette femme dans la maison ? Qui est-elle ?  Pas possible : Carrier aurait-il déjà trouvé quelqu'un ? Son épouse  vient juste de refroidir : à peine trois mois depuis son décès. D'une longue et cruelle maladie comme on dit. La pauvre. Ces hommes. Tout de même !  Et le genre de la remplaçante ! L'image de la jeune femme – car il s'agit d'une jeune à n'en pas douter – s'impose à son esprit. Elle a vu, de ses yeux vu une silhouette allongée sur le sofa. Le beau sofa que Madame Carrier  avait choisi elle-même quelques mois avant son décès et qu'elle aimait tant. Un canapé de cuir pleine fleur, aux belles lignes et très confortable. Blonde aux longs cheveux défaits, la demoiselle, avec une bouche rouge et pulpeuse comme celle de Marilyn et d'immenses yeux bleus qui la regardaient tranquillement. Nue, entièrement nue avec de gros seins. Une prostituée sûrement. Quelle indécence ! Et puis Carrier ne lui a rien dit à sa poule ? Il sait pourtant bien que le lundi est le jour de Josy. Qu'a cette créature à traîner encore dans la maison à cette heure ?

Josy s'énerve. Elle n'aime pas être contrariée dans son travail. Et puis, si la pauvre madame Carrier, si gentille, si douce découvrait ça !  Même morte elle ne mérite pas que cette gourgandine trône ainsi chez elle. Sans aucune gêne. Sans aucun scrupule. Sa rage se tourne maintenant contre son patron. Mais comment ose-t-il ce saligaud ? Il n'attendait que ça : le départ de sa malheureuse épouse  pour assouvir ses bas instincts sans doute ! Dégoûtant.

Josy guette l'arrivée de la jeune femme.  Elle finira bien par sortir du salon quand même ! Elle ne la saluera pas. Ah ça non ! Une heure passe et rien ne bouge. Josy bout d'impatience. N'y tenant plus, elle marche d'un pas décidé dans le couloir. Elle ne va pas pas passer toute la journée à attendre que la...chose se décide à partir.  Et puis hein se dit-elle je vais aller passer l'aspirateur dans le salon. Si la traînée campe toujours là, elle fera son travail en l'ignorant. Le silence n'est-il pas le plus grand des mépris ?

Josy frappe assez brusquement à la porte. Écoute. Rien : pas un bruit. Elle recommence une deuxième, puis troisième fois. Pas davantage de mouvement à l'intérieur de la pièce. Faut-il insister ? Elle dort peut être, cette...cette...Manquerait plus que ça tiens !  Je vais la réveiller moi ! Ou bien, elle fait semblant de ne rien entendre. On va voir . Là, c'est trop.

Cette fois, Josy ouvre en grand la porte du salon, le traverse et se plante devant le canapé. La créature gît toujours dans la même posture. Mon dieu, mais elle est morte, on dirait. Qu'est-ce que je fais ? Je ne vais tout de même pas lui fermer les yeux ? J'appelle Carrier à son cabinet – ben oui, Carrier est dentiste -  et je file. Il n'aura qu'à se débrouiller. Moi, je n'ai rien vu hein ! Je ne veux pas me mêler de ça. Déjà que les flics me connaissent à cause de mon fils, ce crétin qui circule sans permis...

Josy ne peut résister à une certaine curiosité cependant. Je vais regarder de plus près quand même. Après tout, cette personne a peut être besoin d'aide. Je ne peux pas me tirer comme ça. A moins que...Une idée germe dans la tête de la femme de ménage. Elle se penche et surprise ! Elle éclate de rire devant sa découverte : la remplaçante de Madame Carrier, dans le cœur et surtout  - qui l'eût cru – la libido de Monsieur Carrier est une vulgaire poupée gonflable.

11 avril 2020

Sofa away (Pascal)


Te souviens-tu ?... Confinés d’amour, dans notre petit appartement, tous les jours, nous apprenions à le faire. La somme de nos deux âges, c’était la quarantaine ; c’est pour cela qu’on s’enfermait loin du monde souffreteux et de ses agitations guerrières. Les volets à l’espagnolette, dans un moment de matin, seul le soleil pouvait nous rendre visite. Sa clarté voulait nous surprendre dans notre lit douillet. Pour t’enlever, pour t’envoûter, il « vertébrait » la poussière, il la maquillait en paillettes multicolores qui s’élevaient jusqu’à ressembler à un galant cousu d’or. Divinement impudique, vêtue d’une seule barrette, tu allais jusqu’à la fenêtre, tu te plaçais dans son rayon lumineux, tu te laissais éblouir, et j’étais jaloux, et je venais te chercher, et je venais te soustraire à ses sortilèges savants…  
 
Comme deux gosses, on se courait après, autour de la table ; je ne sais plus qui rattrapait l’autre ou qui se laissait prendre. On se donnait des gages ; diablesse, ensorceleuse, avec des effets de sourires enchanteurs, des doses savantes de chair blanche découvertes, un trait de parfum accaparant mes narines frémissantes, tu savais rallumer le feu de ma passion ; en braille de mes doigts, de ma langue, au jeu de piste de mes sens, j’avais des chemins balisés à caresser, des collines à visiter, des forêts à traverser, des grottes à explorer. À pleines dents, je croquais dans le fruit offert. À deux, on tenait le monde ; on s’exerçait à le repeupler en riant, en râlant, en criant. Essoufflés, sur ce sofa défoncé, encore, on s’échangeait nos frissons, nos murmures, nos secrets, nos illusions ; on se tricotait un futur ambitieux en forme de bonheur…  

Te souviens-tu ?... Quand tu sortais de la douche, je te réchauffais, je t’essuyais avec la grande serviette, tu cherchais un baiser, et tu volais le chewing-gum dans ma bouche. Au coin du sofa, comme deux souris affamées, on grignotait des gaufrettes et quand on s’embrassait, quand on se redécouvrait, on léchait nos miettes. On dansait nus, on avait les mêmes refrains de chanson, on fumait la même cigarette, on buvait dans la même bouteille d’eau ; tu me donnais la becquée, j’essayais tes bagues, tu tentais ma chemise, je récupérais mon chewing-gum, et je te regardais te recoiffer dans la glace de la vieille armoire, et ma seule pensée, c’était de te reprendre dans mes bras…  

Telles deux mouches éprises, sous l’éclairage de l’ampoule-lustre, on se tournait autour ; on cherchait la faille, j’étais taureau, tu étais banderille, j’étais Pégase, tu étais Vénus, j’étais Dylan « Just like a woman », tu étais sa guitare, et mes doigts couraient sur ton corps à la recherche des meilleurs accords. Coude à coude, yeux dans les yeux, pendant de longs silences connivents, chercheur de saphir et de topaze, je scrutais le fond de tes pupilles ; en apnée d’admiration, dans l’immensité de ces bleus abyssaux, je voyais des trésors, je voyais mon avenir, je voyais mes décors. Toi, comme si tu ne savais pas que tu étais aussi la détentrice de mon âme, tu cherchais toujours à savoir ce que je pensais. On faisait semblant de bouder pour mieux nous retrouver…

Te souviens-tu ?... Nos gourmands bouche-à-bouche nous ravitaillaient d’Amour, nos somnolences nous enlaçaient, nos endormissements nous scellaient aux mêmes paysages voluptueux. Quand je me réveillais de cette douce léthargie, j’avais le nez dans ton cou, j’étais bercé par ta respiration, réchauffé par la chaleur de ton corps ; je flottais dans une allégresse incommensurable, et je ne savais pas si je rêvais ou si c’était la réalité. Zéphyr de désir, en soufflant doucement sur ton duvet, je créais des frissons courant sur ton corps et, explorateur infatigable, je cherchais où ils pouvaient se cacher…

Tout ça, c’est si loin…  

11 avril 2020

Jusqu'ici tout va bien... un petit défi sofalesque ! (Nana Fafo)

 

Jusqu'ici tout va bien.

 

0-alligator au crochet

 

"et toi Al, qui es-tu ?"

Pendant que Al réfléchissait à une réponse

Ronchonchon plongea dans ses souvenirs.

 

C'était il y a SO FAr away... et pas dans une galaxie lointaine.

A cette époque, Ronchonchon et Al travaillaient encore ensemble.

Ils cherchaient une sorte de pierre philoSOFAle dans la mémoire humaine.

Ils avaient donné quelques conférences TED (X)

où ce petit tapis rouge était au centre de la scène.

Une scène montée sur une estrade improvisée.

Improvisé, comme la plupart de leurs discours d'ailleurs.

C'était le 1er duo chez TED, du jamais vu !

Ils étaient en SOF, Ah les 2 compères, aucune limite à leurs élucubrations !

A l'image de la SOPHA (SOciété de PHilosophie Analytique, made in Belgium)

ils tergiversaient des heures pour chercher la petite bête, tisser des liens entre les choses.

Ils pratiquaient une nouvelle forme de thérapie sofalesque.

 

0-crocodile au crochet

 

Puisque Frédu préconisait "Sur le divan", eux préféraient "Sous le sofa"

pour finir Saoul de paroles.

Cette activité était d'ailleurs d'actualité avec le SOFA Festival, 

où chacun reste chez soi et les vaches ne seront plus gardées.

Mais bon, ce SOFAmed leur assurait tout le confort nécessaire

et propice à l'émergence d'archaïques conflits héroïques.

Sophocle était de rigueur et ... c'était bien ça le drame !

 

SAUF A dire que SO FAr so good, "jusqu'ici tout va bien"

il y en a des choses à raconter sous le sofa.

Dépoussiérer les coins d'ombre à l'Ajax

Refaire son monde sous un autre angle, un angle confiné et contenu

"sous le sofa"

Dommage que Al avait perdu cette fichue mémoire,

il en aurait des souvenirs à raconter.

 

Après maintes réflexions, finalement, Al répondit :

"Je suis... le Croc Odile, bien sûr ! ou le Croc Mitaine, qui sait..."

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

Pour le défi 606 - Sofa- du défi du samedi

 

Episode 01 - Episode 02 - Episode 03 - Episode 04 - Episode 05

11 avril 2020

C'est Ektorp (Vegas sur sarthe)


Je me souviens qu'il est arrivé un vendredi.
J'en suis sûr parce que le vendredi c'est jour de brandade et on en avait mangé à la maison.
D'ailleurs j'ai été malade le lendemain et c'était un samedi.
Pourtant Germaine n'a pas son pareil pour dessaler la morue mais c'est pas le sujet du Défi.
Il a eu du mal à passer par la porte mais dans l'immeuble y a pas d'autre solution.
On l'a entendu arriver au bruit que faisait la concierge !
Madame Dugenou – je l'appelle comme ça parce que je la vois toujours à genoux dans l'escalier – hurlait qu'elle ne voulait pas le laisser monter vu qu'on est confinés mais il était assez baraqué pour avoir le dernier mot.
Et puis on sentait que les deux malabars masqués qui l'accompagnaient étaient du métier.

Germaine était aux anges ; elle a toujours aimé les gros bras ce qui ne l'a paradoxalement pas empêchée de m'épouser.
Donc il est entré par la porte, tout rouge après avoir monté les cinq étages et aussi parce qu'il était naturellement rouge, le rouge Lipstick comme dit Germaine qui lit Closer …
La concierge suivait – plutôt rouge tomate et essoufflée d'avoir gueulé – curieuse de savoir où on allait l'installer.
Pas facile de leur trouver leur place quand c'est votre premier.
Je ne sais pas comment vous avez fait pour votre premier ; nous on avait galéré au fil des ans avec le vaisselier – celui qui gère la vaisselle – puis avec notre plumard – un King size de chez Galipette&Co – puis avec le secrétaire – Germaine voulait un secrétaire particulier – puis avec mon Dyson mais ça j'en ai déjà parlé.
« C'est gros pour un canapé » a commenté la concierge.
Germaine était furieuse et elle est montée dans les tours : « C'est un sofa, pas un canapé ! ».
J'allais m'informer de la différence quand Germaine a enchaîné : »Un canapé c'est deux places et un sofa c'est trois places ! »
Ce machin avait trois places alors qu'on n'est que deux à s'asseoir ici.
Ca sentait l'arnaque. Ce truc rouge Lipstick avait un bras droit pour un droitier et un bras gauche pour un gaucher mais qui allait occuper la place du milieu ?
Les deux malabars masqués se poussaient du coude. Non, ça ne pouvait pas être eux.
« C'est Ektorp » a dit Germaine.
J'ai aussitôt pensé à un roumain ou à un turc alors j'ai bredouillé : « et il sort d'où ce Ektorp ? »
«Mais il est là, gros naze» a dit Germaine en montrant le truc – il faudra que je m'habitue à dire sofa –  « on va le mettre devant la télé »

C'est chaque fois pareil, quand on reçoit quelqu'un Germaine l'installe devant la télé comme si c'était le raffinement suprême de regarder les Feux de l'amour en sirotant un jus de goyave.
Alors on a poussé mon fauteuil – Germaine dit Voltaire depuis qu'elle lit Closer –  pour faire la place au sofa … ça y est, je l'ai dit.
Va falloir que je m'habitue au rouge Lipstick.
La concierge s'était vite habituée, déjà assise dedans – on dit dedans ou dessus ? – avant même que les malabars masqués ne se démasquent pour réclamer un pourboire.
«Il est confortable votre canapé » a osé la concierge.
Germaine était furieuse et elle allait remonter dans les tours quand je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai crié : »Un canapé c'est deux places et un sofa c'est trois places ! »
Germaine m'a lancé un regard reconnaissant avant de m'inviter à tester notre sofa.
Je dois reconnaître qu'entre Germaine et la concierge, la petite place qu'elles m'avaient laissée au milieu était assez confortable.
J'ai refilé dix balles aux malabars masqués et on est restés seuls, enfin tous les trois à regarder l'écran vide.
Je ne sais plus quel célèbre inconnu a dit : « On naît, on achète un canapé et puis on meurt » et cette pensée m'a tellement fichu le bourdon que je suis allé me coucher direct.

11 avril 2020

Dans mon sofa (Lecrilibriste)

 

La do mi ré do sol fa
il me faut de la musique
quand lovée dans mon sofa
je rêve d'une échappée
vers la mer des Caraïbes
pour combler mon desarroi

Le virus dicte sa loi
de l'Afrique à l'Antarctique
tout le monde est aux abois
c'est un truc amphigourique
Je voudrais avoir des ailes
mais elles n'sont que virtuelles
affalée dans mon sofa

La do mi ré do sol fa
Heureus'ment y a la musique
qu'on écoute et qu'on s'envoie
un air d'theremin* quantique
qui nous laisse médusés
par l'énigme qui est posée
qu'on n'comprend pas

La do mi ré do sol fa
quand je suis dans mon sofa

 

 

* c'est un instrument quantique qui se joue uniquement avec l'énergie des mains.
Trois pays seulement dans le monde ont des écoles de musique qui apprennent à jouer du Theremin:
la Russie, le Japon et l’Irlande . Écoutez, c'est beau ! Le Theremin a été inventé par Léon Theremin, un Russe qui en 1920 le présenta à Vladimir Ilich Ulíanov, alias Lénine, qui fut impressionné par son son. Il fit fabriquer 600 pièces et envoya Léon dans monde pour le faire connaître. C'est un instrument qui forme un champ magnétique et qui se joue sans être touché. Son son est comme la voix humaine.

 

 

11 avril 2020

L'amour avec toi (Laura)

 

L’amour avec toi

C’est une explosion de joie

Qui me laisse baba

 

L’amour avec toi

C’est mon dada

Mon nirvana

 

L’amour avec toi

Sur un sofa

C’est extra

 

L’amour avec toi

C’est un gala

Qui me rend gaga

 

Dans tes bras

Je suis un dahlia

Une rose, un camélia

 

L’amour avec toi

C’est tout un panorama

Du vrai cinéma

 

L’amour avec toi

C’est au-delà

De ce qu’on voit

 

L’amour avec toi

Beaucoup d’émois

 

Et bien plus que ça

 

4 avril 2020

Défi #606


Détendez-vous !

Sofa

 

6061

 

4 avril 2020

Ont goûté la vie parisenne (d'avant le confinement)

4 avril 2020

Le rastaquouère (Lecrilibriste)

 

rasta


Avec tes bottines à boutons
et ta chemise à coeurs
ta cravatte comme un cordon
et tes bretelles à  fleurs
t'as pas l'air d'un baroudeur
ni çui d'un minet en blazer
t'imposes ton style de flambeur
t'as l'air d'un vrai rastaquouère

J'sais bien qu'ton père racleur de peaux
avait commencé comme Grenouille
qui râclait les peaux dans la souille
pour faire bouffer tous ses loupiots
La protection des animaux
la fondation Brigitte Bardot
ça faisait pas bien son affaire
Fallait bien l' faire, ce sale boulot

Mais toi, tu rêvais de glamour
de revêtir de beaux atours
une fleur à la boutonnière
ou pour trouver le grand amour
Mais t'allais leur faire voir, un jour
ce qu' c'est qu'un vrai rastaquouère

Avec ta belle tête d'hispano
tu fus r'marqué par un bobo
pour tenir l' devant de la scène
Et quand on est grand couturier
Faut bien un jour  se démarquer
 imposer dans les défilés
un style quelque peu déjanté
devant le people de la mode
pour dégager Coco Chanel

Ton style qui est aux antipodes
fustigeant les dictats des codes
et du noir trop conventionnel
dans tous les systèmes, tu essaimes
pendant que tu te fends la poire
imposes au top, sans t'émouvoir
ton style de vrai rastaquouère

4 avril 2020

DINER DE CONS CHEZ LES RASTAQUOUERES (TOKYO)

 

Y’avait Brigitte Macron

Y’avait le Père Brossard

Y’avait le Petit lu

Y’avait Tante Lustucru et sa nouille de fille.

v

Y’avait le Père Auchan et son petit caddy

Y’avait PO, Paul Ricard avec les Max Brothers

Diner de cons chez les RASTAQUOUERES

v2

Tout le gratin est là

Qui est le dindon

Qui est le con ?

Y’avait Claude Afflelou  qui lorgnait les seins de MONICA

Y’avait p’tit Nicolas et ses talonnettes

Y’avait le clan Campbell qui sirotait un scotch avec Marie blizzard.

v3

DINER DE CONS CHEZ LES RASTAQUOUERES

Y’avait tout le gratin

Qui est le dindon qui est le con ?

Y’avait Firestone qui venait d’arriver

Y’avait Michelin qui trainait du pied

Y’avait le p’tit Marseillais

Y’avait le P’tit filou

Y’avait coco chanel

Avait caca chanel

 Diner de cons chez les  Rastaquoueres

v4

Tout le gratin était là                                       

Qui est le dindon qui est le con ?

Y avait Intermarché

Y’avait Claude ségala et sa montre au poignet

Y’avait serge Gainsbourg

v5

Y’avait le révérend 

Y’avait un monde fou

Y’avait même le chat de la mère Michel

Et Brassens qui grattait le dos du petit Pepito

Diner de cons chez les rastaquouéres  

 Tout le gratin était là

Qui est le dindon

Qui est le con ?

v6

Y’ avait le p’tit Larousse 

Silence dans les rangs

Y’avait le p’tit robert

Et la vache qui rit

On a sonné chez les Rastaquoueres.

Qui est le con ?

 

4 avril 2020

Le beau par bongopinot

 

Le joli parvenu

Petit rastaquouère

Toujours si fier

A de gros revenus

 

Un mauvais goût

Un luxe suspect

Un drôle de toupet

Et un fort bagou

 

Quoi qu’on en dise

Lorsqu’on le croise

Avec sa folle tenue

 

On se moque un peu

Nous les facétieux

De son passage sur l’avenue

 

4 avril 2020

La haine au temps du Covid-19 (joye)

Premier aveu, beuheuheu...

Rastaquouère

N’était pas dans

Mon vocabulouère !

Alors, coup de pousse [ortho voulu, lâche-moi, veux-tu?]

chez Larousse.. 

screedbot  

Ohhhhhhhhhhhh !!!

Bon. Alors...

j'y vais parce que je ne suis pas le genre de fille qui lâche

par manque de savoir-participer, c'est vache...

Alors, la voici

mon acrobatie...

 Ya basta

Le rasta

Qui traîne son cuir

Qui souhaite

Qui guette

Qui cherche à séduire

L'est falot, ce salaud,

Et ça va sans dire.

Rastacheeto 

4 avril 2020

Sans crier gare (Brindille tartine)

 
Il m’a abordé pour me parler de ses succès
Je n’avais rien demandé 
Il m’invitait à déjeuner
Je n’ai pas su refuser
Ce que je vais vous raconter
Va bien sûr vous étonner
Car vous me connaissez 
Prudente et avisée 
Et pourtant c’est la stricte vérité 
C’était en pleine été 
Je venais de m’installer
Tout près de Calais
D’inspiration je manquais 
Pour choisir mon parquet
Je devais tout de même vaquer
Et c’est avec regret
Que je quittais mon canapé 
Moi si prompte à rêver 
Je me languissais
Pourquoi me balader
Mais cela s’imposait 
Je me sentais guidée 
Vers les boutiques du quai
Il n’y eut pas de hasard
Il n’y en a jamais 
Je le rencontrai
Fringant et attifé 
Arpentant le pavé
Je n’ai pas résisté 
Je veux vous l’avouer 
Je lui ai tout donné 
Ma vertu ma jeunesse 
J’en passe et des meilleurs
Sans aucun regret
Il fut le premier 
Mon bel aventurier
Mon sud américain
Outrancier fortuné 
Je t’ai tant aimé 
Mon »RASTAQUOUEROUNET »


4 avril 2020

Le Rastaquouère (Joe Krapov)

La Renaissance sportive de Libercourt (section ballet) en 1946 01

Voilà : tu es content d’avoir récupéré cette photo de 1946 sur laquelle on voit ta mère, ta grand-mère, ta tante Lucie, sœur de celle-ci, et surtout tes deux autres tantes du côté paternel : Paulette et Marie. Tu reconnais aussi une grande copine de ta mère et de Lucie, Andrée V.

Tu trouves que c’est vraiment dommage d’hériter d’une photo en si mauvais état mais tu es quand même épaté de ce qu’on trouve entre les pliures : une belle absence de grain, une coloration entre le sépia et le noir et blanc, du joli détail sur les visages.

Tu sais qu’il y a Alfred Langlet à droite, tu apprendras bientôt que c'est Fernand Catenne à gauche. Alors tu tapes sur Google «Renaissance Sportive de Libercourt» et tu atterris sur ce site, Histo Libercourt et surtout sur cette page.

En bas de celle-ci qu’est-ce que tu trouves ? La même image et d’autres de cette section «ballet» de la RSL. Mais quel dommage que ces photos soient de si petite taille !

La Renaissance sportive de Libercourt 3 (récupérée sur Histo Libercourt) 68102114


Avec un peu de technique on peut arriver à les agrandir. Et puis tu peux joindre, pour faire un joli billet de blog  à destination de nonagénaires nostalgiques, les autres photos que tu possèdes de ces jolies jeunes filles de 13 ou 14 ans.

Et c’est là que ton unique neurone se remet à fonctionner – on ne remerciera jamais assez le confinement qui lui accorde tout ce repos inattendu – et tu te dis que c’est peut-être par l’intermédiaire des deux jeunes sœurs de ton père que ta mère a connu ton père et que ton père a connu ta mère.

En tout cas tu comprends pourquoi, tous les premiers de l’an, elle ne ratait jamais l'occasion de regarder à la télé le concert de la nouvelle année pour voir exécuter « Le Beau Danube bleu » dans les beaux décors de Vienne !

Et tu comprends aussi que tu es un rastaquouère dans cette famille : tu as lu des tonnes de bouquins, tu écoutes de la musique classique, tu as voyagé, tu écris, tu as épousé la Denise, une fille de la ville, enfin, d’une autre ville mais… Mais… MAIS…

Tu danses comme une patate, le rastaquouère !

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