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Le défi du samedi
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8 octobre 2022

Les années Biture (Nana Fafo)

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Le sévice militaire.
Ronchonchon et ses aventures avec le Colonel Nanasse.
"l'épisode : petit polisson"
(attention de bien mettre un "l" sinon ça rend moins cochon et plus poisseux)

Lorsque Ronchonchon est parti faire son sévice militaire,
et oui, dans son jeune temps, "Scrogneuneu",
ça existait encore !
il a découvert les joies de l'esprit de corps.
A cette époque, le rite de passage à l'âge adulte
se passait de manière immersive, nom d'un pétard mouillé.

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C'est avec le colonel Nanasse qu'il en apprit plus long sur ce Corps dardé
Ce qui explique peut-être son célibat, nom d'un aligator en rute !
Ce jour là, le Colonel Nanasse avait besoin d'un chauffeur
pour le conduire à Bagatelle.
Des négociations "enfernales" étaient au programme, avec le chef de la "Dantelle".

Ronchonchon ne pouvait pas imaginer cela, Scrogneuneu !
Des corps s'étendaient partout... enlisés, ruisselants, enlacés.
Sentant l'ambiance s'échauffer,
Ronchonchon Satan-dait à voir les hostilités s'ouvrir.

0-travail photo(2)


Mais le colonel confiant, confia Ronchonchon à Goustavette Frissons-le-réticule,
la fille qui a toujours froid et qui ne demande qu'à se réchauffer.
Sa mission...
faire germer l'esprit du corps en Rochonchon, nom d'un radiculaire !
Après avoir utilisé la liste de tous les services de chambre qu'elle connaissait
Goustavette n'avait plus froid... aux yeux !

Ronchonchon n'y connaissait rien en Bagatelle
mais ce jour-là, il découvrit tout l'intérêt du Sévice militaire
avec ces vices et versa dans l'amour inconditionnel du Corps Damné

Quel polisson ce Colonel Nanasse ! Il cachait bien son Jeu... de Bagatelle.

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Belle lecture créative

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1 octobre 2022

Les Rouflaquettes ? Pour ce que ça vaut (à barbe) ! (Joe Krapov)

DDS 735 Louis-PhilippeD’aucuns trouveront ce sujet des rouflaquettes assez barbant. C’est mon cas. D’aucunes apprécieront et le trouveront au poil.

J’ai failli me faire des cheveux toute la semaine en songeant à ce que je pourrais bien écrire sur ce type de pilosité qui ne m’inspire rien du tout, pour ne pas dire qu’il me rase.

J’en étais même à me demander ce matin si les mots que nous suggère semaine après semaine le tenancier de ce salon de coiffure qu’est le Défi du samedi n’étaient pas un brin sexistes. Mais aujourd’hui, hélas, tout l’est !

On ne peut pas proposer bigoudi, choucroute, Wonderbra, oeillade sans recevoir un coup de klaxon et se faire taxer de misogynie de tous les côtés ! Il y a trop de flou dans la raquette !

Bref ! Étant peu inspiré par la façon dont mes congénères gèrent ces poils hirsutes ou pas qui nous jaillissent ici et là et donc sur la tête, sous le menton et sur les joues, j’ai refilé le bébé à mon pote Jean-Emile Rabatjoie qui, un peu fainéant lui aussi sur les bords mais toujours bien féru d’histoire et dégagé sur les oreilles, a bien voulu étudier l’influence du roi Louis Philippe et de son look de roi bonne poire sur nos monarques républicains récents et même sur Mona Lisa.

DDS 735 Présidents à rouflaquettes

Vous remarquerez que dans ce texte même pas oulipien, je n’ai pas fait de jeux de mots capillotractés, sauf dans le titre, ni utilisé le mot « blaireau » de peur de susciter des frictions. J'espère juste ne pas avoir été trop rasoir !

Et donc, n’ayant pas fait d’effort particulier cette semaine, et n'étant pas déprimé par le chauve-qui-peut général, même pas victime d’un quelconque vague à lame, je ne m’accorde pas le droit de boire une petite mousse harassé.

Mais ne prends pas ombrage de cette non-participation, cher oncle W. ! Tu restes toujours mon animateur d’atelier d’écriture… favori ! 

1 octobre 2022

Miss Moche et Flaquette (Nana fafo)

assemblage photo(1)

Miss Moche et Flaquette

L'autre jour le regard de Ronchonchon
a été attiré par 2 jeunes de son village sur un banc.


Une question faisait des claquettes dans sa tête.
Pourquoi Miss Moche et ce Roux de Flaquette
(oui, dans les petits villages, on affuble de petits noms
d'oiseaux ou de "sobres biquettes" les gens qui y vivent)
ont-ils besoin de faire le roufle en se donnant en spectacle ?

DSC09456


De leur tenue façon jaquette
à leur attitude façon caquette
tout donnait à penser qu'en effet ils souhaitaient
exprimer quelque chose.
Mais quoi ?


Leurs parents devaient avoir envie de roufler ces maroufles
tant ils marouflaient leur corps d'une proximité collante.

DSC09459



N'y tenant plus, Ronchonchon s'approcha pour tenter
de les décoller en les flaquant d'une caquette d'eau froide.
Sachant qu'ils sont contre pour être tout-contre,
il se ravisa et préféra ne pas marcher sur leur platebande
avec ses raquettes.
Il opta pour un plan d'action et sortit une plaquette bien fisselée
qui généralement plait aux jeunes...


Un concert des "Rouflaquettes" était organisé gratos
par le Centre Social pour permettre une première approche.

Rien ne sert de leur rentrer dans le lard, à ces petits cochons !

Ludovic Varichon dirait qu'ils sont juste en train

de tricoter leur vie avec 3 brins de laine


Belle lecture créative.

24 septembre 2022

Kiko Nimportekwa (Joe Krapov)

DDS 734 Status quo

Il ne faut pas prendre Kissinger pour Kossyguine. C’est qui, ces cocos-là ?

Ne confondons pas Jean-Pierre Mocky et Josiane Balasko, Kiloutou et Koh-Lanta, Kiri le clown et Corot le peintre, la consultation de volumes encyclopédiques avec la rôtisserie de la reine Pédauque.

Faut pas prendre la Queen consort pour une conne qu'on rentre.

César Cui ne fait pas la même musique que Status quo.

Faut pas prendre Jean-Claude Killy pour un moniteur de colo : son téléski ne peut pas monter chez Manon Lescaut.

On ne trouve pas plus de kibboutz à Quiberon que de kolkhoze à Cambrai ou même à Combray si on préfère lire des bêtises.

Il ne faut pas mélanger les quiches lorraines de tante Marie avec les cochonneries d’Honorine Tintamarre, sa marraine.

- Les quizz débiles du prof de maths ne sont pas forcément la cause pour laquelle tu déballes ton paf devant les mottes ! » dit le psychanalyste à l'exhibitionniste.

Faut pas prendre « Qui l'habille ? » pour un quolibet. Quoique !

« Kim Basinger écoute Come together des Beatles habillée en Elizabeth Arden », ce n'est pas pareil que « Qui wassingue les cours des corons écoute plutôt Stone et Charden ».

Ne mélangeons pas Yoko Ono, Wikipédia, Marco Polo, marquis de Sade, le sirtaki, un vieux tacot, un baraki ,un bourricot, ne me quitte pas, cot cot cot Kodak, un kil de vin rouge, un alcool de riz, un kimono noir sans ceinture et des façons comminatoires, Valérie Kaprisky et Elvire Popesco, Eleska c'est exquis et Eugène Ionesco, riquiqui et rococo, Rocky Balboa et Rocco Siffredi !

DDS 734 MoussorgskySapristi! C'est presto qu'il faut jouer Moussorgski et c'est moderato qu'on interprète Enesco, pas l'inverse !

Ne mélangeons pas « Bien mal acquis » et « Paye pas ton écot ! » même si ça revient au même.

Qui cocoone tout l'été s’enquiquine tout l'hiver.

Défense de cogner sa coquine même si elle vous enquiquine, surtout place de la Concorde !

A trop kiffer les coffres forts de Fort Knox on risque de se faire coffrer et d'enquiller les années au trou en Alkatraz ou à Sing-Sing.

DDS 734 Kara-koNe confondons pas Takeshi et Kitano, la Guinée et Conakry, la Tchéquie et le shako, l'expédition du Kon-Tiki et l'étrange odyssée du Kara-Ko.

Fin de l'abondance : Qui kiffe l'enfilade et le Kâma-sûtra copulera en pull cet hiver plus que jamais !

Faut pas prendre Yom kippour pour Raymond Kopa ni François Coppée pour un fromage qui pue.

Ce blé du kilimandjaro colle aux dents : manger horrible

Kilt à l'envers, costard austère, Colt à l’holster : un killer en colère !

Qui torée aux arènes parmi les cotillons sait aussi marier l'art de la critique ciné de Marion Cotillard.

Faut pas confondre l’aura qui limbe Christophe Colomb sur son esquif avec le renom de la coke des nuits festives de Kiki à Montparnasse.

DDS 734 AstérixSi sur le Quirinal Rémus et Romulus burent de la Corona - et pas qu'un doigt ! - ce n'est pas à la louve qu'on le doit.

Ne pas confondre kitchenette et kot chelou !

Laisser filer Kylian M’mbappé vers les filets des buts adverses est moins grave que choper le scorbut sous l’averse ou filer un collant... au capitaine Haddock addict du sparadrap.

A part ça vous avez tout à fait le droit de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages mais pas de tirer dessus !

Et même aussi celui de prendre l’Helvétie pour une lanterne ! Mais attention de ne pas vous brûler !

24 septembre 2022

Quiproquo vadis, Alice? (joye)

C’est la méprise de la surprise lorsque le geai du mot imbroglio disparaît sans un son. C’est con, ce genre de fusion, une profusion si l’on veut. On pourrait dire que ce geai silencieusement criant est sous-entendu, mais c’est vraiment faux : il est, bien entendu, mal entendu en français, d’un silence criant, cette bévue imprévue, Bref, à la longue, c’est une méprise qui dure jusqu’en juinprise. Intrigue ou deux ? Alors, c’est quoi ce geai qui provoque lorsqu’on équivoque ?  C'est une maldonne qui donne bien une sorte de brouillamini qui frôle le brouillamaxi. Je dis ça, je dis rien, moi.

Alice

 Mais...psst, Alice ! Ce n'est pas un géai, ça, c'est un flamant !

Ou bien un Wallon tout au plus !

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17 septembre 2022

Montre-moi...non, fais-moi un dessin ! (joye)

L’Ovale Pantographe

Inspirée d’une montre de poche restaurée par Parmigiani Fleurier, l’Ovale Pantographe est la première montre de la Maison à posséder des aiguilles télescopiques.

 

Elle 

(La Parmigiani Fleurier Ovale Pantographe - PFH775-1205401-HA3131)

ne coûte que $ 38.900

+ $ 59 (frais de livraison)

(et précisons que c'est une montre d'occasion !!!)

 

Mais avec $38.900, je peux acheter

 

Une Nissan Leaf 2023

 ($ 28.895) (neuf)

Qui n’a rien de pantographique, autant que je sache, mais bon, l’argent, c’est l’argent, et un défi, c’est un défi !

Alors, on ne se refuse vraiment rien !

Je vais commander la toto en rouge.

et

avec ce qui reste

Une Pantographe Manfrotto,

 une bonne,

$ 849.88

pantograph

 et avec les presque $ 10 000 qui restent, un voyage en Europe !

(non, deux !) 

(business class !)

Okaaaaaaaaaay !  J'accepte le défi !!

17 septembre 2022

Et Pan ! (Kate)

Et Pan !

Faut dire que comme Monsieur Seguin

avec ses chèvres, je n'avais pas eu de chance

avec mes chiens

pas plus à l'étranger qu'en France...

0-8 2

Pantone

Perdu à Barcelone

0-4 2

Pantin

Métro Porte de Pantin

0-3 2

Pantois

Mon petit roi

Au château de Blois

Je crois

0-6 2

Pantalon

Si élégant en blanc

Jouant avec Panthéon

Place de l'Odéon

0-5 2

Pantelant

Si rapide à Laon

Dans l'Aisne

Pas de veine

0-7 2

Panty

Tout mimi

Si blanc

Trop craquant

0-1 2

Pantomime

Aux arènes de Nîmes

Entre chevaux

Et taureaux

0 2

Pantalonnade

À Marseille, une vraie galéjade

Autour de la rade

Aucune marrade

0-2 2

Enfin Pantoufle

À Ceyrat

Bien que pucé

Rien de rien

Où était ce chien

Aperçu à Bondoufle

Déjà plus là

Me restent mes BD

Suis comme hébété

Plus envie de dessiner

Je me délasse

0-9 2

Mais quel est ce chien charmant

Qui passe

En ce moment

Tel celui de Gaston

Lagaffe

Son nom ?

Pantographe !

(extrait de "La saga des gaffes"

gaston

et merci au facteur pour le calendrier 2022...)

17 septembre 2022

Mon pantoufle-graphe (Nana Fafo)

assemblage photo

Le pantoufle-graphe de Ronchonchon


La poursuite d'une quête, Kate ?
 
L'autre jour, Ronchonchon errait dans une brocante
de trou trou les oies (encore un volatile ?)
Il tomba sur un instrument bizarre
Le gars en ventait les mérites
"cet appareil sert à tout agrandir et tout réduire"
Un pantographe qu'il disait...
Hum... intéressant !

Intrigué, Ronchonchon se laissa tenter
par cet achat impulsif.
Et si, cela pouvait lui ouvrir le champs des possibles ?

Repensant à ce que disait son pote pouète Théophile
qui a le don pour les métaphores,
vu que "la fortune aime assez à donner des pantoufles
à ceux qui ont des jambes de bois,
et des gants à ceux qui n'ont pas de mains"
Ce serait l'occasion de conjurer le sort
qui s'acharne contre lui en matière de femme.

Et si, il tentait une homo-thétie ?
Ce qui est propre à former l'homme,
en modifiant l'échelle d'un pti truc
en agrandissant une petite chose
à laquelle il tenait
et que ces femmes regardent avec dédain.

Vous devinez quoi ?
Ses pantoufles !
Et oui, bande de cochons, comment voulez-vous être à l'aise
avec les femmes, quand on ne l'est pas déjà dans ses pantoufles ?

Belle lecture créative.

20 août 2022

Libre air (Kate)

Libre air

Ne serait-ce pas Adam Black ?

B comme Black

merle4

Blackbird

Oiseau

À ma fenêtre

 

Beatles

Bourrée en mi mineur de

Bach

desaix

Bicorne empanaché

Du général Desaix (*)

Sur lequel des pigeons

S'apprêtent à nicher

Après mûre réflexion...

Non, je n'allais pas oublier

De louer

Ce libre air

Écossais

Tel Paul Mc Cartney

Et du libraire

Au liber

Remercier le hêtre

Le bouleau

Pour le cahier

Pour le papier

Du rouleau

Au parchemin

Au velin

Au livre

Aux livres !

deux sexes

(*) prononciation : "deuzé"

 

 

 

 

27 août 2022

Autres rivages, partie huit (joye)

abbayeabbayeabbaye

L’amitié de Pierre est  comme une cathédrale. Elle est belle et délicate, un lieu de refuge, un abri de la dureté du monde, d’un travail prenant. 

L’amour entre lui et moi est à nous, absolument et seulement. C’est comme les neiges d’hiver, les neiges d’antan. On les oublie un peu au printemps et en été, mais quand les environs retombent  dans leur froidure cruelle, la chaleur de nos sentiments  nous ravive. Elle nous souffle de la joie, des reflets des lumineux, des chuchotements et des sourires au fin fond de sa sacristie.

La structure de notre amitié  a des spires, il y a un gros bourdon et des petites cloches qui rappellent l’esprit mystérieux qui communique silencieusement entre nous.Ce n’est pas un lieu pour des prières ni des attestations de foi, juste des occasions pour faire communier nos cœurs.

Il y a aussi une crypte pour les reliques des moments rares passés ensemble. Un jour, ils auront une fin, comme la chandelle allumée, scintillant dans la noirceur des faux serments des autres.

En attestant ces mots, je redéfinis et renouvelle mes croyances, je ressens le parfum épicé des encens. Je lisse les bords rugueux, j’entends encore les catéchismes que je fredonnais dans d’autres abbayes, dans d’autres églises, dans un autre monde.

Voyez-vous, je n’ai jamais cru en Dieu, mais je crois absolument au pouvoir des cathédrales. Et en Pierre.

abbayeabbayeabbaye

27 août 2022

L’ABBAYE (François)

 
L’ABBAYE

Fr

Abbaye de Saint Jean des Vignes, Soisson, Aisne.

 

L’abbaye c’est leur aître,
Ils y vivent leur promesse
Leur volonté de disparaitre,
Loin du monde des faiblesses.

Ils on tous fait le vœu,
De se recueillir et de prier,
De consacrer leur vie à Dieu,
Dans le silence travailler.

Pour nous une telle vie serait triste,
Pour  eux c’est l’expression de leur foi,
Qu’ils pratiquent avec allégresse.
Ils ont été libre de leur choix.

 

13 août 2022

Autres rivages, partie six (joye)

longueur

Mes souvenirs d’Artur sont flous comme un vieux Polaroid, j’ai encore des restes de quelques vagues images délavées par les années

Je garde l’impression d’un jeune gars, blond,  tendre, plutôt imberbe, qui souriait avec les yeux.Il était grand et mince, intelligent, sa voix était limpide, il riait doucement.

C’était le genre d’homme auquel on pense lorsqu’on vous parle des librairies d’antan, où il y a un chat, une patronne quelconque, et un client en gros pull qui feuillette des livres moisis, ses yeux bleus et avides cachés un peu par les lunettes à monture métallique.

Il habitait Bruxelles.Je ne savais pas exactement comment il gagnait sa vie, mais il travaillait dans un bureau, comme font beaucoup de gens qui seraient des artistes ou des acteurs ou des écrivains si les vivres et les logements étaient gratuits et si tout écrivain était payé pour son travail.

Nous nous sommes connus sur l'Internet, et pendant que je faisais des projets d'un voyage, je lui ai demandé si l'on pouvait se rencontrer quelque part. Il a dit oui, j'ai oublié il y a longtemps les autres détails, mais j'ai souvent demandé à rencontrer quelqu'un "pour de vrai" lors des voyages. Il n'y a qu'une seule personne sur des dizaines qui m'a carrément refusée.

Alors, c’est Artur qui m’a fait connaître le stoemp, un plat familial peu connu parmi les touristes américaines  qui ne fréquentent pas toujours le genre de restaurant du voisinage qui le sert.

Je me souviens de la soirée, j’avais l’impression de dîner avec un de mes élèves. La conversation était facile, naturelle, agréable, et pas trop intime.

C'était beau comme une chanson qu’on retrouve par accident sur un disque qu’on a acheté, une découverte plaisante, mais sans trop d’importance. 

Nous étions tout simplement deux personnes qui ont fait l’effort de se connaître et qui soupions ensemble en parlant de leurs chats. 

Le mien s’appelait Badebec et le sien s’appelait  Moules-Frites.

13 août 2022

Bronze âge (Kate)

Bronze âge

Serait-ce une incrustation au sol ?

0-2

I comme incroyable invitation

D comme délicieuse dégustation

E comme écriture, écrin

M comme marquage urbain

et autres médaillons

en bronze

alliage

bronze âge

référence hommage...

Ici "Smoutebolle en karikolle"

Les casseroles s'affolent

Là "truffade et farinade"

De croisade à pachade

Potée aux choux

Force tripoux

Petit salé aux lentilles

De Gergovie au pounti

De fil en aiguille...

Non, je n'allais pas oublier

Que pompe aux pommes rime avec brioche de tomme

Pâté aux pommes de terre avec bière

Jambon avec saucisson

Fromage avec pâturage

Gentiane avec gentils ânes...

0-3

Des voyages

Des voyageurs

Vercingétorix

Et des rixes

Des orages

0-1

Des orateurs

Urbain Deux

Et la trêve de Dieu

0-4

De mathématicien

À théologien

Blaise Pascal

Mystique

Et scientifique

Auteur des Provinciales...

0

Alors "Smoutebolle

en karikolle"

D'accord à quelle adresse

Votre Altesse ?

 

13 août 2022

728 messages possibles (Nana Fafo)

 728 oiseaux

La version de Ronchonchon de la langue des oiseaux...

A la vue du défi 728 "Smoutebolle et karikolle"
Ronchonchon ne douta pas un seul instant que notre ami Walrus
nous ait concocté un défi pavé de bonnes intentions.

DSC09325


La première idée qui lui est venue entre les oreilles...
c'est de jouer sur les mots (à l'image de la langue des oiseaux)

Ronchonchon caracole haut et fort, sur tous les toits
et la bouche pleine en mangeant ses mots
que ce soir il veut déguster un "Smoutebolle et karikolle"

c'est-à-dire : un Bol de semoule et du Cari qui colle

et pourquoi pas ?
C'est pas pire que croustillons et bigorneaux comme traduction !
Non ?

 

Belle lecture créative

6 août 2022

Des tresses (Kate)

Des tresses

Mais ne seraient-ce

Pas des tresses

Des noeuds

Qu'on fait

Quand on ne veut

Pas être défait

Ni être en détresse

Qu'on fait gaffe aux fesses

De la princesse

Qui s'enamoure

Du premier troubadour

Qui rime avec toujours ?

m

M comme mur, muraille

Où qu'on aille

F comme fente, fenêtre

Mais il faut naître

Pour renaître

Masculin

Féminin

Tiens

Tiens...

grille

Qu'on empêche de sortir

D'aller et venir

Et on empêche d'entrer

On est forcément piégé

Tout grillage

Est un mirage

Aussi ténu

Qu'un feuillage

Au gré du zéphyr

Tombé des nues

v

Mais quelle était la question ?

La protection

Contre l'aventure ?

Quelle serait la réponse ?

raiponce

Attention à la chevelure

De Raiponce

Si la fenêtre

Succéda

À la meurtrière

Pour faitre entrer la lumière

meutrière

Il fallut mettre

Ça et là

Des surveillances

Ambiance

Estivale

Et pointe d'humour

Non, je n'allais pas l'oublier

Cette cigale

D'avant-cour !

f

23 juillet 2022

a stare at windy stairs - tiniak

Le vent - ce jouet ! jouait avec sa robe rouge
Un livre se navrait, au fond de quelque bouge
de son air absorbé par le petit écran
où son pouce imprimait, d'un même mouvement
un balai singulier, mécanique, sans âme...

Moi, de la regarder, j'en avais la bougeotte !

Le souffle vespéral agitait ses cheveux
d'une chorégraphie qu'envieraient certains dieux
si simple que parfaite et faite pour le soir
qui tombait, à genou, sur le même trottoir
ses habits orangés, aux symboliques flammes...

Ah ! comment lui parler sans avaler ma glotte ?

L'Esprit de l'Escalier qui loge sous mes cernes
s'était déjà réjoui de voir mon cœur en berne
avant que d'entamer, sans pari, sans motion
avec elle, un semblant d'honnête finition
d'où pût éclore - et sans effort ! un doux sésame...

Et moi, de me tenir au fin fond de ma grotte !

Hallali ! Allons-y, d'un destin encor vert !
Le vent n'est si méchant que par les vastes mers !
Ici, voici un banc, avec elle dessus
caressant l'océan de vagues incongrues
surgies de bien plus loin que notre cher Paname...

Je me suis pris un vent ! Oui, quoi ? Bon... Allez, crotte !

'Faut bien tourner la page
Elle l'aime tant, sa cage...

windy-red-dress

23 juillet 2022

Autres rivages, partie trois (joye)

Francesca est mon amie. Elle naquit en Italie, mais à une jeune âge, elle connut un jeune Iowanien venu en visite avec un des ses copains de Des Moines. C’était le coup de foudre entre lui tout grand et blond et italianophile  et elle petite et basanée et américanophile. Ils se marièrent très jeunes et on connaìt la suite !

Enfin, non, voyons, vous ne connaissez pas la suite.

Revenons alors à Francesca.  Je la connus à la fac en Iowa où j’enseignais. Elle était assistante en sciences. Elle était haute comme trois pommes si l’on en avait mangé une.

C’était remarquable de la voir avec de grands gars costauds en train de leur expliquer les mystères de la chimie, cette gamine qui avait l’air d’une ado, un peu comme un petit lapin qui expliquait la forêt à des ours, quoi.  Francesca

Toutefois, Francesca n’étudiait pas les sciences, elle se spécialisait en espagnol.Elle gagnait tous les prix et sa maîtrise était tellement bonne qu’elle put se disputer avec quelques policiers corrompus à la ville de Mexico et elle gagna. Au lieu d’un pot de vin, ils eurent une seau d’eau plein dans la tronche. Cela me rappelait la fois où je me disputais longuement au guichet du SNCF à Montparnasse, et gagna ! Moins impressionnant, sans doute. Je ne risquais pas que le monsieur me jette en prison. Quoique...

Personne ne nie le fait que Francesca est surtout impressionnante. À part sa gymnastique mentale et linguistique, elle est athlète, coureuse à longue distance. Elle est mère de deux filles superbes, maintenant à l’université, et Francesca elle-même est directrice d’un département à une petite université non loin de Des Moines. Elle et son mari sont aussi ce qu’on appelle des “foodies” (non, l’expression “gourmets gourmands” ne fait pas l’affaire) et tout le monde rêve des parfums exotiques des repas préparés par la piccola ragazza mía.

Cela dit,  la chose la plus impressionnante serait le fait que Francesca est bien plus américaine que moi. Elle n’a pas exactement l’accent du Mid-West, mais personne ne croirait pas qu’elle naquit à l’étranger, cette belle citoyenne - et fière de l’être - de mon pays..

16 juillet 2022

Autres rivages, partie deux (joye)

pagode

Hedwig fut une déesse, une vraie.

Sa peau luisait sa jeunesse et sa beauté.

Elle avait de grands yeux bleus, écarquillés, et de longs cheveux blonds.

Sa bouche était large quand elle souriait, mais son sourire était rare, rare comme une étincelle de miséricorde dans ses yeux bleu vitreux.

C’était une grande fille fluette mais robuste, perspicace, sèchement spirituelle.

Elle sentait la santé.

Hedwig était stéréotypiquement allemande, quoi.

Elle portait son intelligence comme un fleuron porte des marins armés avec des flèches flambantes.

Quand elle jouait aux cartes, c'était une pirate à la recherche d’un butin, elle jouait jusqu’au bout et ramassait ses pièces avec ses doigts longs.

Nous traversâmes Paris ensemble un jour, à pied. Hedwig cavala à longues enjambées, une jument en liberté et à la conquête.

Si elle avait été asiatique, elle aurait été une pagode, un mot qui veut dire “déesse”.

Mais elle était humaine, il y avait de l’imperfection dans ses intentions.

C'était une déesse, mais elle n’était pas God.

16 juillet 2022

724 raisons de noter ses rêves ! (Nana Fafo)

reve de rouge

Ronchonchon était un peu chamboullé

Il faisait souvent ce rêve (724 fois pour le défi du Samedi... quand même !)

où il se baladait paisiblement dans ce parc, avec ce beau lac.

Tout était tranquille, il y avait des passerelles en bois

qui rejoignaient des endroits fleuris et arborés.

Il y avait aussi des bancs pour s'assoir

et contempler la nature pousser en silence !

Mais... Systématiquement,

une grosse pagode rouge sortait de terre.

Elle était immense et trônait dans le paysage.

Elle perturbait le tableau idyllique.

Ronchonchon ne comprenait pas ce qu'elle foutait là !

Pourquoi cet élément perturbateur revenait sans cesse

et lui laissait une sale sensation au réveil ?

 

Il décida d'en parler à Dick, son psy,

il se doutait qu'il allait encore lui proposer des pistes de réflexion

tirées par le cheveux, à croire qu'ils sont cablés "psychédélique" les psy !

 

Après lui avoir raconté son rêve, Dick lui demanda :

" Y-a-t'il quelque chose qui revient sans cesse vous envahir ?

peut-être quelque chose qui vous met en colère, dont vous avez honte ?"

Ronchonchon : " Maintenant que vous le dites,

je réalise que j'ai cette obsession qui me met en rogne et dont j'ai honte..."

D : " Avez-vous envie d'en parler ?"

R : " Non, pas aujourd'hui..."

D : " Pouvez-vous me dire ce que vous évoque le Parc avec un beau lac ?"

R : " La nature ordonnée et entretenue pour donner une belle image et

une eau paisible aux bords sécurisées."

D : " Pouvons-nous imaginer un père et une mère qui donnent à leur enfant

tout ce dont il a besoin pour grandir et pousser ? "

R : " Oui, c'est intéressant comme lien "

D : "Que vous évoque l'expression pousser en silence ?"

R : "Ah c'est vrai qu'enfant je n'avais pas trop mon mot à dire...

Systématiquement, mon père imposait son avis comme la vérité absolue."

D : "Systématiquement... il venait perturber votre idylle ?"

R : "Ouhais ! Donc la pagode rouge serait mon père !"

D : "C'est une possibilité... est-ce que cela vous mettait en rogne

qu'il soit si imposant ?"

R : "Oh oui..."

D : "En quoi ça vous a impacté ?"

R : "Je suis devenu un bon râleur qui sait défendre ses positions !

D : "Humm (vous savez le fameux humhum)...

Avez-vous honte de cela ?"

R : "Parfois, car je ressemble à mon père quand je fais cela

et je me suis juré de ne jamais être comme lui !"

D : "Pensez-vous que l'obsession que vous évoquiez tout à l'heure

pourrait avoir un lien avec cette ressemblance avec votre père ?"

R : "Je n'avais pas fait le rapprochement... mais oui absolument."

D : "Et si votre rêve essayait de vous dire quelque chose, ça pourrait être quoi ?"

R : "Que si je veux avoir une vie paisible,

il faut que je trouve un moyen de ne plus me laisser envahir par cette pagode rouge

et tout ce qu'elle représente dans ma vie, mon père, mon obsession... mon addiction..."

D : " Victor Hugo disait que

Chaque homme dans sa nuit, s'en va vers sa lumière"

 

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Grâce aux thérapies narratives,

on peut parler d'un problème sans jamais l'évoquer

et même le résoudre...

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

16 juillet 2022

Élément terre (Kate)

Élément terre

Peut-être est-ce une pagode ?

P comme pagode,

Pierre, pieu,

stûpa, peut-être un peu ?

Escale en Asie

0 2

En compagnie de Murakami

Fou de musique

Jazz et classique (*)

 

thépagode

Est-ce un thé 

Pour l'hiver, l'été ?

Neiges éternelles

De plus en plus irréelles

 

Élément terre

Dressé en l'air

De brique, de bois

Aux multiples parois

 

Mais la pagode ?

Sur laquelle on brode

Sur du papier

Non, je n'allais pas l'oublier !

Haïku de Natsume Soseki :

"Pagode élancée dans le ciel

- Et plus haut -

Les feuilles mortes que le vent soulève."

((*) Michel Dalberto, Carnaval,op.9, Schumann)

9 juillet 2022

J'angoisse là où je désire (Nana Fafo)

 

 

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Un cochon nommé désir !

En sortant de la dernière séance de chez son Psy nommé Dick

(sérieusement, il aurait pu choisir un autre nom pour une profession

où le phallique est clairement dominant et où les enquêtes de traces sont centrales),

bref ! Ronchonchon s'est vu raccompagné à la porte sur cette phrase

"on angoisse là où on désire".

Brrr ça fait froid dans le dos, "ça lui donnait l'impression"

d'un vieil escalier étroit, en bois sombre, où chaque marche craque pour raconter l'histoire d'un souvenir,

où chaque palier est une étape vers un autre pan de sa vie.

Plus on descend, plus le bois est poussiéreux, les marches sont glissantes et cirées,

même les rambardes créent un doute,

ne vont-elles pas céder sous le poids des histoires salaces de mon cochon vascillant de honte et de culpabilité ?



Il paraît qu'on doit sortir de séance sur un questionnement, une interprétation

ou une frustration et que ça aide... Mouhais Ronchonchon demande à voir !

723



Quelle vertigineuse descente aux enfers, qu'il allait devoir faire pour récupérer

ce qu'il avait laissé tout en bas, là où il angoisse.


Franchement, il n'avait pas trop envie d'aller voir tout ce qui était collé sur ce panneau d'affichage !

Voir même ce qui est caché derrière.

Il savait bien que tout cela était des souvenirs, mais il préférait rester de marbre à cette idée.

"Comme si" ... ce sol froid et glissant de tout en bas ne pouvait lui apporter que des problèmes !

Et il n'avait aucun désir d'aller explorer ses angoisses.

Non, mais ! pour quoi faire ?

Se rappeler ce qu'on a mis tant de temps à oublier pour ne plus en souffrir

et lui, Dick, il voudrait que Ronchonchon s'en rappelle ?

Sans déconner, ces Psy, ils ont des idées bizarres.



Après avoir dégringolé les escaliers lors du défi du Samedi 723,

Ronchonchon a enfin compris que derrière son angoisse

se cachait l'ombre de ce qu'il n'osait pas désirer,

comme si... c'était mal !

La vérité, c'est que c'était plus facile de faire comme si tout allait bien

tout en sachant qu'il y avait un truc qui va pas,

mais en ne sachant pas l'expliquer...


Il a alors exploré tout ce qui se trouvait en bas, regardé ces vieilles histoires en face.

D'un autre point de vue, de celui qu'il est devenu, elles ne sont plus si terribles.

Comment ne s'en est-il pas rendu compte avant ?

Il portait tout cela comme un fardeau, sans même savoir que c'en était un.

Tu m'étonnes qu'il était lourd mon cochon et que les escaliers grinçaient sous son poids.


Maintenant, va falloir remonter chaque marche, plus léger et rentrer chez soi.

Ronchonchon a compris qu'en ne regardant pas ses peurs en face,

cela avait créé un manque et donc un désir, qu'il masquait sous des "il faut",

les escaliers étaient toujours bien cirés pour paraître beaux... mais tellement dangereux.



Va-t'il faire une ascension spirituelle à la manière de l'escalier de Chambord, qui sait ?


Belle lecture créative à toutes et tous.


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2 juillet 2022

tourisme, quand tu nous tiens... (joye)

manifester les vacances

(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

NDLR:  Je travaille maintenant pour la maison de tourisme locale chez moi et j'ai passé cette semaine à rédiger des pubs pour beaucoup de publications, m'occuper du site web, Instagram et Facebook, préparer un char pour le défilé du 4 juillet lundi, et planifier une visite guidée pour le 5 août, alors, vous comprendrez un peu que je suis encore en mode Syndicat d'iniative...la semaine dernière, j'étais à la radio, et cette semaine, le journal local m'a interviewée pour un article...

À propos, si vous voudriez booker une visite chez moi, n'hésite pas à me contacter, je connais une nénette qui s'occupera bien de vous !

2 juillet 2022

Ce n'est qu'un combat, continuons le début (Joe Krapov)

- C’est quoi toutes ces femmes aux seins nus qui défilent dans la rue, Lardu ?
- C’est une manifestation de Femen et d’employées d’Amazon qui protestent contre le port du burkini, Loreille.

***

- C’est quoi, ce bordel, aujourd’hui Lardu ? On ne circule plus !
- C’est la manifestation des chauffeurs-livreurs qui protestent contre l’emprunt du trajet Bastille-Nation par les manifestations. Ca crée trop de bouchons, disent-ils. Surtout à Bercy.
- Ils ont raison, je vais me joindre à eux. C’est quoi le trajet de leur manif ?
- Bastille-Nation, Loreille.

***

- C’est qui ces drôles d’excités en Loden avec leurs pancartes incompréhensibles ?
- C’est la manifestation contre l’emploi du sigle LGBTQIA+…
- Ils n’ont pas le genre pourtant !
-… comme mot de passe pour accéder au site web des amis de Christine Boutin.
- C’est qui ?
- C’est personne, juste une suite de caractères alphanumériques minuscules pour un mot de passe sécurisé.

***

- Tiens, Loreille ! Est ce que ça te dirait de participer à une marche des fiertés hétérosexuelles ?
- Ça ne va pas Lardu ? Je ne vois pas pourquoi on devrait être fier de ce qu’on fait avec sa zizounette ! Non, je n’irai point. Par contre la manif qui a trait au retrait de la réforme des retraites dont le principal attrait est qu’elle est calculée par points, là oui, j’irai !
- Tu parles en morse avec tes traits et tes points ?

***

Pourquoi tu mets ta main sur mon épaule, Loreille ?
- C’est rien, juste une manifestation de sympathie, Lardu !

***

- C’est qui tous ces gens qui défilent dans la rue avec une veste verte ?
- C’est rien non plus. C’est juste pour changer des gilets jaunes.

***

- Moi, une chose est sûre : la Manif pour tous, on ne m’y verra pas !
- Tu n’y es pour personne ?

***

- J’ai croisé une manifestation qui visait à interdire à Joe Krapov de polluer Youtube avec ses reprises pourries !
- Les gens sont pourtant bien libres de ne pas l’écouter !
- Faut croire que non ! Ou qu’ils sont scato-masochistes ! 

Les paroles de cette chanson de 1967 de Jean Ferrat se trouvent ici.

***

- Salut Lardu ! Est-ce que tu voudrais bien te joindre à une manifestation contre la vulgarité des slogans de manifestations
- Volontiers, Loreille ! Aucu, aucu, aucune hésitation !

***

- On devrait faire une manifestation des gens qui refusent de fermer leur gueule au prétexte qu’ils n’ont rien à dire !
- Celle-là, j’y vais, sans faute !

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2 juillet 2022

A BAS BAS MOTS OBSCURS (François)

 

Fr

 

 A bas les mots obscurs,
Derrière lesquels certains se cachent,
On ne les comprend pas à coup sûr,
Dans notre tête ils font taches.

A bas ces mots abscons,
Qui nous mettent en déroute,
Sortis de quelques lexicons,
Qui ne croisent jamais notre route.

Ils sont le privilège,
D’un inconnu savoir,
Qui souvent nous assiège,
En nous laissant choir.

La connaissance peut être transmise,
Avec simplicité,
Les mots quotidiens sont de mise,
Ils savent porter une vérité.


18 juin 2022

99 dragons : exercices de style. 72, Anglicismes (Joe Krapov)

Elle n’est pas belle, la life ? Le week-end s’annonçait cool. Le temps était du genre caniculaire, à nous faire supporter d’enchaîner drinks et cocktails à la garden-party, de griller, en bermuda à couleurs kitsch, des steaks maousses sur le barbecue ou même d’arpenter un green si on se sentait courageux, dandy et snob. Mais pas de match de tennis, please ! Trop hot ! Trop speed de courir derrière la balle jaune ! Trop usant, les aces !

tregor-motoculture anonymisé

On allait fermer le snack quand un clown en jean et baskets a garé son spider sur le parking. Puis il est venu s’affaler au comptoir et a réclamé un banana-split à la barmaid. Il avait un joli look de supporter du Roazhon Park, d’amateur de hot-dogs et de galettes-saucisses plus que de pratiquant régulier de ce sport de gentlemen qu’on nomme le football. Ou alors son allure était celle d’un testeur de bière en micro-brasserie. Ou d’un ambassadeur du Gault et Millau chargé de tracer un viaduc entre tous les pubs de Bretagne sans modération. En même temps, comme dit Macron, c’était peut-être aussi juste un geek de la start-up nation. Sa carrure était celle d’un bûcheron et il arborait par-dessus son gros ventre un tee-shirt de « Trégor motoculture ». Sponsorisé par le boss de la tronçonneuse lannionnaise, le bad boy !

La Miss la lui a servie, sa glace à la Chantilly façon Lio, non sans lui signifier que ce n’était plus le moment de l’happy hour et qu’on allait procéder à la fermeture du drugstore. Le client est le king ici mais y a une deadline pour la sujétion. Un temps pour tout y compris pour dire stop au job. On n’aime pas trop le burn-out par ici. Je suis un manager libéral mais pas que.

- Ouais, ouais, on dit ça, qu’il a dit la brute épaisse. Moi je le crois pas. C’est que des fake-news, tout ça. Du bluff !

Une fois qu’il a eu englouti son ice-cream il s’est approché de notre antique juke-box et il a consulté la playlist à l’ancienne.

DDS 720 Hurricane

- Comment ? Vous avez le single de « Hurricane » de Bob Dylan ? Je veux l’entendre ! Qu’est-ce qu’on met comme pièce dans votre machine ?

- On ne met pas de pièces, monsieur.

- C’est quoi alors le business model ?

- Il est cassé, monsieur. C’est pour le fun. Décoratif, si vous voulez. C’est vintage.

- Désolé de faire le forcing mais je ne quitterai pas ces lieux sans avoir entendu « Hurricane »sur ce pick-up.

Georgia se tourna vers moi avec l’air désespéré de John Lennon pétant sa corde de mi aigu au moment d’interpréter le solo de « Help ».

- J’ai un très joli smartphone avec lequel je peux aller chercher le morceau sur Spotify et en utilisant les baffles…

- Moi aussi, tocard, j’ai ça ! OK ! Vous savez quoi ? Il me plaît bien votre fast-food ! Je crois que je vais m’y installer et en faire mon camping de base. Tant pis si votre baby-foot à musique est nase. La pom pom girl a de beaux airbags et les sandwichs ont l’air appétissants. Vous m’installerez un cosy corner dans le living-room. Je vais faire un super sit-in ici, mon gars. T’appelleras ça du racket si tu veux mais...

DDS 720 Million dollar babe- Monsieur ? intervint Georgia.

Le type, qui m’avait agrippé par les revers de mon smoking et balancé son sketch de stand up les yeux right in the eyes, comme s’il allait ponctuer, au finale, son talk-show d’un coup de boule façon Zidane à Materazzi, me lâcha d’un coup et se tourna vers la Miss.

- Ça c’est pour le respect des trente-cinq heures de travail hebdomadaire ! Elle lui balança un premier uppercut qui lui fit éclater son bridge au-dessus de l’eau trouble de la vaisselle.

- Ça c’est de la part des Pom pom girls ! Un deuxième uppercut lui éclata le pif.

Le gars prit encore quelques mandales et s’écroula, knock-out.

- Bravo, Million dollar baby ! Ca lui apprendra a s’en prendre à la championne régionale des poids légers de boxe anglaise. Tu l’as bien customisé, le biker !


***

On l’a sorti sur un brancard, le kidnapper de rade freelance qui venait de subir un lifting gratuit en se faisant simplement remonter les bretelles. On l’a plié en trois et mis dans le coffre de son dragster. On n’est pas chiens, on est fair-play, même. On l’a emmené aux urgences au C.H.U de Pontchaillou et on a prévenu l’accueil qu’il y avait un auto-accidenté dans le coffre d’une bagnole achetée en leasing dont les warnings clignotaient à tout rompre sur le no man’s land de la rampe d’accès à leur club select.

Après, pour Georgia, je ne sais pas mais pour moi le week-end a été cool. Open bar, filles sexy, slows langoureux, jackpot au casino, la routine, quoi.

Non, en fait je déconne, j’ai juste terminé mon puzzle de 1000 pièces dont le modèle est le tableau « Les Patineurs » de Wiliot.

Ca me plaît beaucoup, moi l’inaction, le rocking-chair, la non-violence. Ça ou autre chose... Je suis très peace and love comme garçon !  De toute façon la life est toujours belle dans les best-sellers que j’écris à destination de moi tout seul !

DDS 720 Les Patineurs de Wiliot

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