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Le défi du samedi
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19 février 2022

Saints guérisseurs, saintes guérifrères (Joe Krapov)

Si tu penses que ça urge de voir venir un thaumaturge, n’attends rien d’un président : on élit toujours un drôle de mecton !

Contrairement à ce que dit le dicton, il vaut mieux s’en remettre à ses saint·e·s qu’au bon Dieu !

Déjà, ils sont plus nombreux et savoureux !

DDS 703 saints guérisseurs

Saint Marcel soigne vos insomnies : grâce à lui plus de temps perdu à rechercher le sommeil ;

Saint Huron te protège des chutes de pantalon ;

Saint Accouchement met un terme aux grossesses ;

Saint Cougar justifie les libidos durables (mais pourquoi ne le seraient-elles pas ?) ;

Saint Georges en pommade combat le dragon (mais bon,  99 applications, c’est long !) ;

Saint Glinglin récompense la patience de Madeleine (son ami Léon est allé retrouver Germaine pour manger des frites chez Eugène) ;

Saint Guy guérit les transes des frappés de la danse ;

Saint Nazaire apaise la sous-marinière en mal de balèze ;

Saint Christophe protège de la catastrophe Lady Diana (c’est ce que raconte Saint Zouave du pont de l’Alma) ;

Saint Médard distribue des parapluies gratuits à celles qui n’ont pas de riflard ;

Saint Thomas guérit des croyances autant que le hasghtag « Balance... » ;

Saint Sylvestre vient à bout des années confinées, covidées, bien usantes, mal torchées, lamentables et des longues litanies dont Krapov est capable ;

Saint Raoul le D.J. nous enchloroquiquine mais pas autant sans doute que Sainte Seringue qui rend brindzingue ;

Saint Eustache protège ta trompe, éléphante (et pour les éléphants il faut voir Sainte-Phallope) ;

DDS 703 hildegarde-de-bingen

Sainte Ethique, à repasser, c’est pas coton ;

Sainte Hélène isole du Napoléon ;

Sainte Germaine guérit de la morosité via ses cocasseries, savamment relatées par son mari chéri ;

DDS 703 margueriteSainte Marguerite a péri pour toi un peu, voire beaucoup, pour que tu sois sûr que ton Anna t’aime ;

Sainte Cécile, patronne des musiciens ne te protège pas des couacs (faut pas trop demander, non plus !). Si tu en commets,  moussaillon, tu n’as à t’en prendre Cacatois même !

Si Sainte Rita ne peut plus rien pour toi remets-t’en à Saint L’Hasard qui arrive sans crier gare ;

Sainte Pilule de Viagra revigore Grand-papa ;

Sainte Tour de Gustave, au concours de celui qui aura la plus longue, rabat les prétentions ;

Sainte Vulgarité au défiant du samedi an mal d’inspiration redonne l’occasion de rire et faire rire parfois à profusion

Sainte Marie de la mer donne beau temps aux gitans et la palme à Kusturica pour son titre résume-tout : « La Vie est un miracle ». 

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12 février 2022

Humour ou humeur ? (Kate)


- Salut Didier !

- Ça va Vincent ? Un café ?

- Oui, un double...

- Et un grand verre d'eau non glacée.

Tiens?

- Merci. C'était super la matinée du 29 : rock, plateau de fromage, ambiance...

- Ouais, du monde. Pourtant on n'ouvre jamais le samedi. Une première... Tu lis le Goncourt ? C'est bien ?

0-4

- Bof... C'est Kitty qui l'a lu et me l'a passé mais tiens, encore un mot à chercher : schibboleth !

- Quoi ?

- Oh, un mot de passe, un signe de reconnaissance, d'appartenance, un peu comme quand tu demandes le "passe" et que tu le scannes.

0-5

- Je vois. Moi je lis "Nouilles ou pâtes ?".

- Fais voir...

- Marrant !

- Ah oui, quand même ! "Amante ou maîtresse ?" Question intéressante...

0-10

- Prends-le. Dis-moi ce que tu veux. Menu du jour ?

- Nouilles ou pâtes... Non, je blague. Tu as de l'os à moelle ?

0-11 2

- Oui, sauce au vin.

- Douze cinquante ? C'était pas à treize ?

- Si, en janvier, et on n'en avait plus. Là, on en a et on a baissé le prix et puis 13 €, pas cool comme prix...

- Bon, un faux-filet, un vrai. À point.

- Frites et salade ?

- Oui, pour 13 heures.

- Ça roule !

Pas moyen de lire en sirotant un café. À peine plongé dans le chapitre "Amante ou maîtresse" (mais pourquoi ça m'intéresse tant ?) que la sonnerie de mon téléphone joue "Pulp fiction" (avec Vincent Vega, non pas moi !). Ça c'est Jean-Mi, je lui ai collé cette sonnerie  énervante. Je réponds pas, on est vendredi, mec !

Bien écrit ce truc... ça me fait penser à Flaubert qui avait dans sa vie toutes ces nuances dans ses relations féminines, surtout avec Louise Colet, je crois.

Ma bien-aimée à moi m'a quitté à Noël. Je m'en doutais un peu depuis qu'elle a eu ce poste "à responsabilité" (comme on dit !) à la banque et qu'elle passait plus de temps au travail qu'avec moi... Et moi aussi plus de temps au boulot qu'avec elle : on se croisait et l'on n'était plus que rarement tous les trois en famille avec notre fils Hippolyte.

Téléphone...Encore ! Cette fois c'est Kitty, je le sais car mon idiot de frère, m'a mis la sonnerie "Ta Katie t'a quitté", chanson de Bobby Lapointe qu'il a détournée en "Ta Quitterie t'a quitté", humour ou vacherie ? Je vais l'enlever, ça m'énerve. Oui, Quitterie mais Kitty c'est plus simple et surtout plus compréhensible...

Bon, j'ai pas répondu non plus. Elle m'a laissé un message, elle aussi.

Une longue inspiration et je compose le 888 : "Vous avez deux nouveaux messages et trois messages sauvegardés", merci la voix mécanique.

Aujourd'hui, à onze heures zéro trois : "Vin-cent ! Bon sang, tu m'as pas rendu ton article sur Bourdieu. Tu sais, le trentième anniversaire, etc. Je t'ai envoyé par mail les infos. Mais tu me fais pas la même chose, joue-la plutôt "billet d'humeur". Pour dix-sept heures, sans faute. Je compte sur toi."

Aujourd'hui, à onze heures quinze : "Vince, c'est Kitty. Le petit est malade, une gastro je pense. Je le récupère à l'école et je le garde à la maison ce week end. Je t'appelle ce soir."

0-3

J'envoie un SMS à Jean-Mi : "OK" et un autre à Kitty : "OK merci" et j'ouvre le mail avec l'article que j'avais déjà lu avec intérêt à sa sortie fin janvier mais il m'était sorti de l'idée que je devais écrire un truc là-dessus...

Je repense, je ne sais pas pourquoi au Goncourt et au mot que j'ai cherché et qui m'a donné une furieuse envie d'arrêter de le lire... mais peut-être pas définitivement. Ah oui ! "Schibboleth"... Ça me rappelle le film "My fair Lady" que j'avais vu au Ciné Club de la Fac d'Anglais où le professeur de linguistique, tel Pygmalion, veut relever le challenge (anglicisme !) de faire passer l'accent faubourien (cockney) de sa Galathée à coups de répétitions du style : "The rain in Spain mainly stays in the plain" ("Le ciel serein d'Espagne est sans embruns" in French) ! Bien sûr, ça marche. Enfin, au début. Et puis pas tant que ça... "Chassez le naturel, etc."

Comme le racontent les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon dans "Notre vie chez les riches", leur autobiographie récemment sortie, leurs mémoires à quatre mains, comme leur travail l'a été, même s'ils ont exploré bien d'autres champs et d'autres territoires. Enfin, lls expliquent que même si leurs fréquentations avec les classes élevées ou aristocratiques leur ont apporté des vrais échanges et des amitiés, c'est quand même pas ça... En gros, "t'en es, ou t'en n'es pas"... Tu l'as ou tu l'as pas, le shibboleth ! Ca y est, je l'ai casé ! Ah ! Ah !...

Et puis bien sûr, le magnifique film "Ridicule" qui n'est pas sans faire écho au "Bourgeois gentilhomme" : même riche, tu n'auras jamais tous les codes et on se fichera toujours de toi...

0

Et bien sûr aussi le roman beau et cruel de Donna Tartt, "Le maître des illusions", où les étudiants qui font du grec ancien se trouvent appartenir à une sorte d'élite, de club très fermé où le héros n'a pas vraiment sa place... Tiens, je vais le relire !

Bourdieu ? Oui, Pierre Bourdieu, si cultivé, qui aimait plus que tout Flaubert et Proust, Bourdieu décédé depuis trente ans, déjà, toujours présent, bien présent et le livre "La distinction" a fait comprendre bien des choses à beaucoup de gens, dont moi.

Résumons : il est presque midi, je vais demander le repas pour 14 heures plutôt et je finirai l'article pour Jean-Mi. De toute façon, je récupère pas le gosse ce soir à quatre heures, j'ai le temps...

Page 71 : Se laver ou faire sa toilette ? Trop marrant ! Il est fait référence à "L'amant de Lady Chatterley" et dans chaque chapitre des références littéraires. Top !

- Ça te plaît, Vincent ?

- Tu parles ! Super bien, ça me rappelle la Fac.

- Je te le prête.

- Merci, je veux bien. Je vais écrire sur la banquette du fond, je mangerai vers 14 heures.

- OK.

0-1 2

Bourdieu, "La distinction" : livre culte et quelle couverture ! J'ai compris pourquoi mes parents enseignants lisaient Télérama, écoutaient Bach et Brel et n'aimaient pas Johnny (mais moi si !)... Tout ça est loin, les codes ont changé. Enfin, je sais pas. Quitterie aurait-elle été mieux assortie avec un Eudes ou un Josquin ?

0-2

D'ailleurs, si on s'est rencontrés au cours de "Civi" sur la vie en Angleterre à l'époque victorienne, cours qui m'a tant passionné, mais pas elle, elle est partie en Droit en fin d'année...

- Tiens, Vincent.

- Ah oui, merci Didier ! Ça a l'air bon.

- Tu voudras un dessert ?

- Non, fromage.

- Je t'apporte un verre de Bordeaux et une grande carafe d'eau !

- T'as tout compris. N'oublie pas l'addition.

- Tiens, et café offert.

- Je te ramène ton bouquin la semaine prochaine.

 

 

5 février 2022

C'est quand le robot tique - tiniak (2)


C'est quand le robot tique
que je compte mes tocs

Je crois voir un moustique
dans mon oeuf à la coque

Que sur France Musiques
on me parle amerloque !

J'invoque ma métrique
pour un éléctrochoc

Mais sa mathématique
n'est que verve loufoque

Un brin de basilic
ferait un bon médoc

Car les barbituriques
n'ont plus cours, à l'époque

Onc' Joe Krapov m'applique
un capiteux ad hoc

Rien n'y fait ! Je claudique
en rond, dans ma bicoque

Mon esclave électrique
ne vaut pas un pébroque

Toute ma domotique
n'est que vaine breloque !

Et mon mantra védique
n'est qu'obscur soliloque

Ce jour et trop merdique
et sa merde, mastoc !

Fi ! de la robotique
Je débouche un médoc !
(sic)

 

ti701

5 février 2022

À coups de rabots (Kate)

 

 

À coups de rabots

Il sculpta le robot

Qu'il nomma Pinocchio

Se non è vero, è bene trovato

 

À coups d'os et de matériaux

Victor rescapé sur son traîneau

Entouré de glace et d'eau

Recueilli à bord du bateau

Raconte son histoire de pseudo robot

Réussie au-delà de tous les maux

 

À coups de stylos

On visualise les manteaux

Alourdis de fardeaux

Portés par les filles de Monroe

La pluie comme un rideau

Annihilant tout cerveau

0 2

À coups de dicos

Traquer les mots

Des plus costauds

Aux plus falots

Les priant de raconter

Leur histoire

Leur géographie

Un copeau de leur vérité

Aussi bien dérisoire

Qu'empreinte de philosophie

Parfois teintés d'acrimonie

Mais souvent riches de leur trajectoire

De Saxo Grammaticus à Umberto Eco

De Platon à Barthe en passant par Giordano Bruno...

 

29 janvier 2022

... Aux quetsches ! (Joe Krapov)

DDS 700 défense robatschTout reste encore à inventer :

Une réfutation de la Nimzovitch et de la Robatsch (ce sont des ouvertures du jeu des échecs) ;

Un placard qui fait « splash » en s’étalant dans l’eau ;

Le match de squash dans lequel on a remplacé la balle par une tarte aux quetsches ;

Le César et l’Oscar du meilleur sketch intello ;

Le concours du vieux tableau le plus kitsch ;

La kitchenette en caoutchouc ;

Le collier anti-putsch pour monarque africain ;

Un guide du Saskatchewan à trottinette électrique par temps neigeux ;

Le concours du plus gros mangeur de borchtch ;

Des couettes chouettes et chaudes pour celles des esquimaudes qui se prénomment Sheila et pour les autres aussi ;

Le brunch au cours duquel on ne mange que du Crunch ;

Une version de « Besame mucho » en jazz manouche ;

DDS 700 Contes-de-la-vie-de-tous-les-joursUn recueil des œuvres complètes de Mikhaïl Zochtchenko ;

Un film sans pitch qui raconte une journée du tovaritch Leonid Plioutch à Palm Beach ;

Une injure cinéphilique : « Son of Ernst Lubitsch ! » ;

Une quiche qui joue à cache-cache avec un welsh dans un goulash ;

L’expression « Wesh, Raquel ! » uniquement compréhensible par des « Boomers » ;

Une thèse intitulée « L’Influence de Walter Scotch sur Bertolt Brecht » ;

Le patch anti-connerie (on l’attend depuis longtemps, celui-là !) ;

DDS 700 SplotchL’onomatopée « Splotch ! Splotch ! » pour exprimer qu’on marche de plus en plus dans la boue à chaque campagne présidentielle ;

Un match de catch pour opposer au deuxième tour les candidats de ladite élection ;

Une brouette pleine de disques de Bratsch ;

Un coach adéquat qui vous apprenne à monter une tente Quechua en moins de quinze minutes du côté de Latche par grand vent ;

Le slogan « Ecce omo  est là, la saleté s’en va ! » ;

Une méthode pratique de bouche-à-bouche écrite à la lueur d’une bougie par un Gilles de Binche nommé Jérôme Bosch ;

Un speech d’orateur tchoutchke aux îles Sandwich, la bouche pleine ;

DDS 700 une_masque_gille_binche_curiokids-1

Des bintjes en trench (Ben quoi ? On a bien des pommes de terre en robe des champs que tout le monde ou presque y disent « robe de chambre »?) ;

Une cuite au guignolet kitsch pour oublier le retour de Kirche Küche Kinder dans les projets des intégristes ;

Un moyen pas trop brutal de mettre un terme à ma tchatche.

Oui, tout reste à inventer mais en matière de surréalisme, il faut bien admettre ceci : fût-il mallarméen, aucun coup de dés jamais n’abolira la force du hasard. Et c’est sur cette oeuvre d’art incroyable, fixée sur la pellicule numérique par ma pomme et intitulée « Beloved witch » (Ma sorcière bien aimée), que je clos ce billet… un peu tarte *, je vous le concède.

2022-01-16 - 285 5

* aux quetsches, la tarte ! Les brunes ne comptent pas pour des prunes !

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29 janvier 2022

C'est un sketch ? (Kate)

 

- Vincent ?

- Articule.

- Vin-cent !

- Oui, Jean-Mi. Ça va ?

- Non, j'ai un problème.

- Écoute, on est vendredi matin, j'ai fini la semaine, je bois un café et je pars au ski.

- Oui, je sais.

- Bon week-end ! Tout est bouclé, non ?

- Problème de dernière minute.

- Non !

- Il me manque l'article sur l'abécédaire des fruits. La stagiaire qui devait le faire est malade et je n'ai que le titre...

- L'abécédaire des fruits ? Mais, dis, Jean-Mi, c'est pas mon rayon, ça...

- Vincent, j'ai personne.

- C'est pour quand ?

- Ce soir.

- C'est sur quoi ?

- Quetsche.

- Articule.

- "Cou -ette -che" :  Q U E T S C H E, c'est une prune.

- Tu plaisantes, c'est un sketch ? En plein mois de janvier je vais écrire un truc sur une prune au nom pas possible (mais il fallait bien trouver un fruit dont le nom commence par la lettre Q, hein) et je pars ce soir en montagne...

- Tu m'en fais quelques lignes, ce que tu veux...

- Il faut mettre une recette ?

- Non, t'inquiète...

- Pour quelle heure tu veux ce truc ?

- Seize heures.

- Non !

- Seize heures trente dernier délai.

- Bon, il est onze heures, je m'y colle mais c'est bien pour te dépanner...

Peinard j'étais venu prendre un café, l'esprit tranquille et je dois me recoller au boulot. Sur quoi, déjà ? Ah oui, le fruit de saison : la quetsche...

- Didier, un autre café, s'te plaît !

C

- Tiens. Tu as vu que samedi en huit on fait une matinée spéciale ?

- Oui, super. T'es complet, bien sûr ?

- Oui, mais j'ai encore une place.

- Y aura d'la zik ?

- Surprise...

- Alors c'est oui.

- C'est noté.

B

- Pour ce midi, plus d'os à moelle ?

- Non, et j'arrive plus à en ravoir...

- Alors un steack frites mais pas avant 14 heures. J'ai un truc à écrire avant...

- Mets-toi au fond si tu veux, c'est plus tranquille.

Allons-z-y, pas mal la banquette et en plus c'est loin des toilettes et du bar.

A

J'ai rangé le livre que je venais de finir (pas mal, entre parenthèses) et allumé l'ordi.

Questche : prune magnifique et délicieuse.

Non, mais, n'importe quoi.

Voyons l'étymologie. Du latin transformé : les quetsches ont beaucoup voyagé depuis Damas et ont été ballotées dans tous les sens !

Donc la questche est une prune qu'on déguste au coeur de l'été. C'est un sketch ou quoi ?

- Didier, tu connais la quetsche ?

- J'ai ça : eau de vie de prune.

- Non merci, plus tard, peut-être...

- Mais Nina a reçu une Qwetch à Noël.

- Hein ? Une Swatch tu veux dire ?

- Non, tiens, regarde, c'est pour aller en rando avec des copines...

D

- Qwetch ? Une bouteille thermos ?

Mort de rire ! Je note, merci !

Une gourde qui s'appelle "Qwetch", ça alors... Comme "quench" en anglais alors : étancher (la soif) ? Pas bête, ce nom !

Je regarde sur internet et il y en a de toutes les couleurs, des vertes et des pas mûres et même une couleur prune...

- Et un steak frites !

- Hum ! Merci Didier.

- Et après tu veux une tarte aux prunes ?

- Tu en as ?

- En cette saison, tu rigoles ? Tarte au citron, tiramisù, crème brûlée...

- Non, ça ira.

- Une eau de vie de prune ?

- Non, juste un café et l'addition, je récupère mon fils et en route pour la montagne.

- Bon week end ! À samedi, Vince !

Vite, juste le temps de passer chez moi et de mettre en forme tout ça pour envoyer quelque chose pour l'abécédaire des fruits : un sketch !

Enfin, ça me rassure, je sais déjà quelle sera la fin de la pige :

Meilleur moment pour déguster la quetsche : l'été donc patience, en attendant profitons des joies de l'hiver.

Comment le consommer ? Le fruit, rien que le fruit, sa couleur, sa texture, son parfum et son suc, telle sa substantifique moelle.

La semaine prochaine, la lettre R comme ... "ramboutan". Oui, vous avez bien lu ! J'articule : "ram- bou- tan" !

 

22 janvier 2022

Les Polochons (Joe Krapov)

 

andy capp

 1
En ont-ils vu, les polochons,
De ces si communs greluchons,
Des freluquets, des maigrichons,

Presque rien dans le cabochon,
Certains mêmes fumant chichon,
Qui mènent vie de patachon

Et viennent jeter au plumard
Leur corps enivré de fêtard
Puis ronflent soûls sous l’édredon

Après avoir vidé cruchons !

Nous nous branchons,
Nous bambochons,
Nous étanchons,
Nous nous éméchons,
Nous pitanchons,
Nous trébuchons

Et à la fin
Nous nous couchons.

téléchargement

2
En ont-ils vu, les polochons,
Des gars devenir cornichons
Devant d’aussi jolis nylons,

D’autres arguments folichons
Et des jeux de califourchon
En veux-tu en voilà Fanchon !

Que de jolie viande au torchon ! 

bidoch-8

Nous nous cherchons,
Amourachons,
Nous aguichons,
Nous entichons,
Nous abouchons,
Nous déhanchons,
Nous nous léchons,

Nous chevauchons
Puis nous couchons.

3
En ont-ils vu, les polochons,
Des poussages au loin du bouchon,
Des je-te-tiens le barbichon,

Des montages de bourrichon,
Des "Je te tire le manchon",
Des « Cesse de m’appeler Mon bichon ! »,
Des « Casse-toi, tu pues, reblochon ! » !

téléchargement (1)

Nous nous fâchons,
Nous nous mouchons,
Nous embrochons
Escarmouchons,
Nous nous desséchons,
Nous nous accrochons

Et puis, encore,
Nous nous couchons.

DDS 699 BanksyPolochon-1

4
En ont-ils vu, les polochons,
Des Bidochon, des vieux ronchons,
Robert, Raymonde, Huguette, Raymond,

Des vieilles sorcières, d’affreux démons,
Des Pécresse et des Mélenchon,
Des bassineuses d’Arcachon,

Des drôles de Bagnères-de-Luchon !

DDS 699 Huguette et Raymond 650

Nous retouchons,
Nous reprochons,
Nous revanchons,
Nous remâchons,
Nous rabâchons,
Nous nous détachons,
Nous empanachons,
Nous nous ébréchons

Et puis et puis
Nous nous couchons.

5
En ont-ils vu les polochons,
Des béribéris berrichons,
Des indigestions de Fauchon,

Des perforés au tire-bouchon !
A l’heure de faire son baluchon
On finit d’écouter Souchon,

La tête perdue sur l’oreiller.
Le moine en train de vous veiller
Rabat d’un coup son capuchon,

Fait son signe de ratichon :
La mort, c’est un tour de cochon !

B9723285862Z

Jusqu’à la fin nous panachons,
Nous nous cachons,
Nous bavochons,
Nous nous épanchons,
Nous nous couchons,

Nous calanchons
Puis nous jonchons.

Et après… tout le monde s’en fichont !
 

15 janvier 2022

King Kong comme un ballet ? (Joe Krapov)

Rennes, le 14 janvier 2022

Ça ne va pas ! Ça ne va pas ! Ça ne va pas !

DDS 698 Opéra

Qu’est-ce que c’est donc que je ne digère pas ? Récapitulons ! Hier j’ai mangé un opéra. Un gâteau sympa. Dans cette ville-ci sa façade est semi-circulaire. Sur le sommet on a posé neuf muses en pâte d’amande et un Apollon en chocolat. A l’intérieur, ce n’est que du bon : fauteuils de velours rouge, superbe décor, tutus roses, lustre de sucre cristal, perles dorées, spectatrices de choix et jolis messieurs en habit de fête, ce n’est quand même pas ça qui m’a rendu patraque ? Alors ?

DDS 698 120107__026


Peut-être la petite fontaine à côté avec sa cerise en forme de tête de femme sur le sucre glace italien ? Je n’en ai fait qu’une bouchée, j’ai à peine senti le goût. Et c’est justement ça qui a commencé à m’inquiéter.




5_Im4

 

 

J’ai passé l’après-midi à chercher une maison close. Oui, je sais,depuis que je sème la terreur dans les parages, toutes les maisons sont fermées, les gens se confinent chez eux en se disant qu’avec un peu de chance je ne les dévorerai pas. Mais il y a une différence entre « fermée » et « close ». Papa m’a toujours parlé des bordels – c’est là leur autre nom – comme d’un mets succulent, un régal composé à parts égales de stupre, de fornication, volupté, luxe, calme et beauté. « C’est fondant à souhait ! » disait-il en levant les yeux au ciel.








3_Im3Il a fini par y partir au ciel et je n’ai pas très envie de l’y rejoindre. Outre qu’il m’a toujours élevé à la dure, je suis sûr qu’il ne me laissera jamais, là-bas, toucher à sa réserve de planètes en sucre d’orge. L’outremangeur n’est pas prêteur, c’est là son moindre défaut. Déjà qu’il a toujours gardé pour lui le palais de Dame Tartine et la maison d’Hänsel et Gretel, ce cochon d’égoiste !

Sinon, qu’est-ce que j’ai pris qui pourrait m’avoir donné ces symptômes à la con ? Je tousse, je ne sens plus les odeurs et ce que je mange a de moins en moins de goût !

Voyons, cherchons. Avant l’opéra j’avais boulotté un EHPAD. D’accord, la barbaque était un poil vieille mais les fauteuils roulants et les déambulateurs qui croquent sous la dent, ça compense bien le petit côté faisandé.

Et puis j’ai bouffé l’école d’à côté. C’est peut-être là que j’ai chopé le virus. Déjà il y avait moins de marmots que d’habitude sur les bancs. Beaucoup parmi eux jouaient à Zorro ou à « Haut les mains, peau d’lapin ! Ceci est un hold-up !» avec un masque sur le nez. Je ne sais pas non plus ce qu’ils trafiquaient avec tous ces coton-tiges. On leur nettoie les oreilles aux minots pour être sûr que le savoir pénètre bien dedans ?

Ouille ! Ouille ! Ouille ! Je douille ! Si ça continue comme ça je vais devoir aller manger une pharmacie. Je sais les repérer, elles ont toutes une croix verte clignotante sur leur façade.Bien sûr, ça n’est pas très bio, c’est plein de produits chimiques mais les jardins de plantes médicinales comme du temps de Papy Gargante, même dans les villes minérales-socialistes, ça ne court pas les rues.

Bon ce sera tout pour aujourd’hui, cher journal. Je vais aller passer la nuit au jardin du Thabor. J’ai l’habitude là-bas de m’étendre sur un espace en pente et j’y ai un sommeil d’Enfer !

Et si jamais je ne vais pas mieux demain au réveil, vaille que vaille j’irai à Pontchaille m’envoyer l’hôpital même si maman m’a toujours dit que c’était un endroit dangereux. A cause des seringues.

N.B. Les deux images sont empruntées au jeu "Dixit" de Jean-Louis Roubira illustré par Marie Cardouat.

26 décembre 2021

Si effaré au sol son dos l'a mis (Kate)

Si effaré au sol son dos l'a mis

Mal au dos

Je suis en arrêt

Et pas prêt d'être remis

J'erre du lit au sofa

Rampe sur le sol

Mon entourage est las

De me voir si bas

0-2 2

J'ai beau espérer que si

Je vais mieux j'oublierai mon dos

Est-ce un coup de poignard dans le dos

Tu vois ?

Pour m'être coltiné trop de fardeaux

0-3 2

L'un m'a dit tout

Bas et tout

De go

Que c'est un lumbago

Long ça sera

Bas ou haut ça varira

Godiller ça passera

Tu crois ?

Alors on danse ?

0-1 2

Bonne chance !

26 décembre 2021

Hypo-con-driaque (Joe Krapov)

01 lumbago-lombalgie1

Quand on en a vraiment plein l’dos
On s’ paye un point de lumbago

Quand on est victime de stress
On déclare un vilain herpès

Bien souvent sur le bord d’la lèvre
Ça s’appelle un bouton de fièvre

Le reste du temps on va bien
Alors on va chez le médecin

Refrain 1

Et à part-ça, Docteur, quoi d’neuf ?
Est-ce que votre coeur fait teuf-teuf
Quand vous buvez du Châteauneuf
Ou lorsque que vous courez la meuf ?

Chassez-vous toujours les Papous
Afin de leur prendre le pouls
Et les amulettes magiques
Qui remplacent tous les antalgiques ?

Prenez-vous toujours, pour être zen,
De l’Efferalgan sans gluten,
D’la Boldoflorine bigoudène
Et du vieux sirop Théralène ?

Prescrivez-vous l’bicarbonate
Pour le cancer de la prostate
Et conseillez-vous le clystère
Pour Bach à la cantate prospère ?

2

Docteur Jekiffe et Mister Aïe
On lui déballe son attirail

De malaises de petit bobo
Pour qu’il nous r’file un placebo.

On le sermonne et on le tance
Pour qu’il nous fasse une ordonnance

S’il se permet de résister
Lors on s’enquiert de sa santé

Refrain 2

04 whats-up-docSo ! Really ? Tell me, what’s up, doc
Have you some gonocoques en stock ?
Conseillez-vous, en cas d’mal-être,
De prendre l’autocar pour Bicêtre ?

Faut-il aller jusqu’au Congo
Pour soigner son impétigo 
Et interdire à l’Amérique
L’usage du barbiturique ?

Avez-vous les oreilles cassées
Par les angoisses ressassées
De vos confrères installés
A demeure dans les télés ?

Est-ce qu’on a marché sur la tête
Depuis qu’est arrivé la bête ?
Faut-il faire pour le sanitaire
Tintin au pays de l’ornière ?


3
Lorsque je vois l’état immonde
Dans lequel se trouve le monde

Quand j’écoute à la radio braire
De sinistres apothicaires

Plutôt que des les insulter
Je préfère aller consulter

Ces habitués du bizarre
Qu’on appelle « les hommes de l’art »

Refrain 3

9B whatsupdocEt à part ça, Docteur, ça va ?
Dansez-vous toujours la java ?
Faites-vous rimer « douille » et « andouille »
Même si ça n’remplit pas vos fouilles ?

Peignez-vous jusque sur les murs
Le besoin d’respirer l’air pur ?
Pour ceux qui ne dorment plus guère
Prescrivez Proust en somnifère ?

Et pour le monde qui va mal
Avez-vous un remèd’ de ch’val ?
Se mettre au lit, manger et boire 
Et Rimbaud en suppositoire ?

Ah, Docteur Batifolamour !
Vraiment, vous m’étonnerez toujours !
Je crois que vous perdez la boule
Vite ! Vite ! Une cure à la Bourboule !

 

4 décembre 2021

Impact avec le diable ! (Joe Krapov)

DDS 691 Lucky Luke

La police scientifique lorsqu’elle constate qu’un projectile a perforé une boîte crânienne, une portière de véhicule, l’ombre de Lucky Luke (?) ou un président des Etats-Unis utilise le mot « impact ».

Le policier de base parlera quant à lui plus volontiers de « trou de balle ».

Il ne faut pas confondre le trou de balle avec le trouduc qui est une personne peu recommandable, détestable, dont la particularité est, plus souvent encore en période électorale, de venir faire des promesses dont la suite nous démontre qu’elles ne sont que du vent et surtout de souffler la haine - en général des étrangers, voire simplement de l’autre – pour troubler nos paix intérieures pourtant déjà bien fragiles.

On pourrait légitimement se dire qu’avec les progrès du progrès ce genre de bonhomme ou de bonne femme serait amené·e à disparaître du paysage médiatique. Comme il ne manque pas d’air, il pourrait très bien s’envoler hors de notre vue ?

Eh bien non. Au contraire la Science a démontré que les imbéciles heureux qui sont nés quelque part continuent de se balader dans la nature avec aplomb.

Le Temps n’a aucun impact sur ce genre de situations ! Craignons pour le futur, mes ami·e·s ! Et même pour le présent ! Comme si ce virus à la con ne suffisait pas !

Cliquez donc un peu sur l'image ci-dessous ou sur le lien en- dessous pour entendre une belle chanson de Georges Brassens interprétée par Joe Krapov, Manu le Bichon et Loïc le Voyou

Capture-d’écran-2018-12-04-à-08


Krapov et_Le_Bichon chantent "Le_Temps_ne_fait_rien à l'affaire" de Georges Brassens en_public

4 décembre 2021

Ils ont conclu un pacte ? (Nana Fafo)

Voilà comment Ronchonchon s'est retrouvé embrigadé dans toute cette affaire.

Il était là, au bord d'une conversation visuelle,

lorsque ses oreilles ont frétillé à ces mots :

"Savoir faire et faire savoir"

Il a donc voulu en savoir plus.

Normal, sa curiosité était piquée au vif.

Quand on parle de savoir ça l'intéresse.

Et puis, il a compris qu'ils avaient conclu un pacte, alors il a voulu le faire savoir.

692 impact

Un pacte ?

Comment ça, ils ont conclu un pacte ?

Et quel impact ça va avoir sur nous ?

 

Il a alors réalisé que le faire savoir était un pacte pour créer un impact.

Sous couvert de se dire... de se raconter... de fabuler...

Comme si, Affirmer qu'on Agit permettait d'Anticiper le pire...

On affirme bien ce qu'on veut sans que cela soit La Vérité, juste Une Vérité.

Ronchonchon préfèrerait la formule Agir Aujourd'hui Autrement,

car c'est bien aujourd'hui qu'on programme la mémoire de son futur disait Céline

Et l'impact est là au moment présent.

Alors, lui, le Pacte, Ronchonchon il n'en a rien à Faire, il sait Faire

et lorsqu'il faut le faire savoir, il pense à l'im-pact que cela aura...

Le contraire du pacte ?!?

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

4 décembre 2021

Supin de Noël (Kate)

 

Chère Sarah,

Toutes tes flèches me touchent et me replongent dans la ville, son histoire, sa géographie, nos études...

En salle des profs, les sujets de conversation ont pas mal tourné autour du pronom personnel (non binaire) "iel" et nous nous sommes questionnés sur l'impact que cela allait avoir sur nos rapports aux autres.

Quelqu'un a dit que cela allait "impacter" la façon de communiquer et, bien sûr, il/elle (je ne sais plus) a été repris sur le bien-fondé du mot "impacter", sujet récurrent. Résultat : une belle cacophonie à laquelle j'ai assisté qui a orienté ma réflexion autour du mot "impact", y étant sensibilisée après toutes les flèches que tu avais évoquées/décochées...

Impact : quelle étymologie ? Anglaise, latine, anglaise d'origine latine peut-être ?

Quelques rapides recherches plus tard : origine latine, mot français emprunté au latin et plus précisément au supin "impactum" (forme verbale servant à former le participe passé passif) du verbe "impingere" (et non "impigere" comme mentionné dans le cnrtl, faute de frappe sans doute).

impingo

Mot d'origine latine attesté en anglais dès 1817 et en français vers 1878 donc mot latin passé en français par l'intermédiaire de la langue anglaise : parcours fréquent.

impinge

impingementjpg

D'ailleurs le lexique anglais fait la part belle à ce mot.

Quid de "impacter", alors, qui ne fait pas l'adhésion ? Anglicisme, présent dans bien des dictionnaires français mais absent du cnrtl (qui pourtant en mentionne les synonymes mais indique que le mot n'existe pas tout en le mentionnant !)

Enfin, ce supin, forme verbale dont je n'avais plus entendu parler depuis longtemps m'a conduite à retrouver un peu mon latin et à apprendre qu'il existe en anglais et de sourire à l'exemple choisi ! Ils l'ont fait !

Allez, il est temps que d'aller chercher le supin de Noël et d'impacter les cadeaux !

sapin

Bises de décembre de ta cousine,

Marianne

4 décembre 2021

pariétal impact - tiniak


Il faisait bon danser à la nuit grande offerte 
dans le bain foisonnant d’anciennes verves celtes 
avec tous les lapins s’égaillant alentour 
pour le païen dessein de célébrer l’amour

Même sous le couvert des arbres centenaires
la joie qui s’exhalait fusait dans l’atmosphère
surgissant de nos cris à gorge déployée
où vibrait à l’envi tout notre animalier

Perdus pour la raison réfutant les oracles
compagne et compagnon d’un semblable miracle
lançaient des rigodons vers la lande et sa tourbe
qui martelant le sol, qui libérant ses courbes

Au regard bienveillant du lunaire cyclope
se livraient nos secrets sans aucune interlope
et la paume et le front peints d’ocres pariétales
la compagnie portait sa griffe au bail social

Car, à peine entamé, ce siècle est mauribond
Qui peut dire, aujourd'hui, lesquels y survivront ?
Nature en sait le prix, qui prépare son choc
que ne craignent fourmis, ni l’arbre, ni le roc

Tant la technologie surclasse le vivant
que son plus simple outil en ourdit le tourment
et que d’aller partout prôner le “sans contact”
ne garantit en rien du naturel impact

ti692

 

27 novembre 2021

Ah quel ton !(Nana Fafo)

 
HOQUETON OU HAQUETON 

et pourquoi pas HACKATHON tant qu'on y est ?

hips


Et bien mon cochon, te voilà à nouveau opérationnel ?
tu as revêtu ta plus jolie veste de taffetas duveteuse qui te donne un look "moisi"
à ta décharge tu étais dans le placard depuis déjà... combien...
oh non ! mieux vaut ne pas compter
car quand on aime on ne compte pas !

Heureusement que tous les ans, tu sors du placard.
Pour partir en croisade ? Que nenni !
Un pti coup de nettoyage à sec car sinon
Hips ! oups... les bulles de savon te montent à la tête.

Te voici parti pour endosser le rôle d'un hackeur marathonien
qui programme des trucs de fin d'année dans un évènement
spécialement nommé pour l'occasion THE HACKATHON.
Alors, Hoquetons en coeur dans ce bain à remoue de lignes et fils qui s'entrecroisent
pour créer une toile de symboles infinie dans un maillage créatif de codes mystérieux
pour les non initiés.
Ronchonchon, as-tu tourné casaque ? Qui saurait le dire ?
Les bulles t'ont tellement tourné la tête que tu as dû repartir en Haubert,
complètement lessivé.
Heureusement que ah l'coton il n'y a rien de mieux pour s'essuyer.


Belle lecture créative à toutes et à tous
Défi du samedi 691 - Hoqueton

20 novembre 2021

99 dragons : exercices de style. 66, Galimatias en S+7 (Joe Krapov)

DDS 690 Brestoise

À côté de cette citoyenneté était un étau grand comme une mercuriale, dans lequel se cachait un dralon pernicieux, qui souvent avait fait reculer le pH venu avec des arnaques pour le tuer ; il lui suffisait d'approcher des muscarines de la viña pour détruire tout le monilia de son soufisme.

Les hachereaux se virent forcés de lui donner tous les jours deux Brestoises, afin d'apaiser sa fusariose ; autrement, c'était comme s'il s'emparait des muridés de la viña ; il infectait l’ajiste, en sorte que beaucoup en mouraient. Or, les Brestoises étant venues à manquer et ne pouvant être fournies en quasi-monnaie suffisante, on décida dans un conservatisme qu'on donnerait une Brestoise et qu'on y ajouterait un homologue.

Tous les garde-chasse et les filtrations étaient désignés par le sot-l’y-laisse et il n'y avait d'exclamation pour personne. Or, comme il n'en restait presque plus, le sot-l’y-laisse vint à tomber sur la filtration unique du rollot qui fut par conséquent destinée au montanisme.

DDS 690 Rubik's_cube

Le rollot tout contristé dit :

- Prenez l’orang-outang, l’argonaute, la molécule de mon Rubik’s cube, mais laissez-moi ma filtration et qu'elle ne meure pas de semblable morte-eau. »

Le pH lui répondit avec fusée :

- Ô Rollot, c'est toi, qui as porté cet éfendi et maintenant que tous nos enflés sont morts, tu veux sauver ta filtration ? Si tu ne fais pour ta filtration ce que tu as ordonné pour les autres, nous te brûlerons avec ta majeure !

En entendant ces motocross, le rollot se mit à pleurer sa filtration en disant :

- Malheureux que je suis ! Ô ma tendre filtration, que faire de toi ? Que dire ? Je ne verrai donc jamais tes noèses ? »

Et se tournant vers le pH :

- Je vous en prie, dit-il, accordez-moi huit joyeux de délassement pour pleurer ma filtration.

Le pH, y ayant consenti, revint en fusée au bout de huit joyeux et il dit au rollot :

- Pourquoi perds-tu le pH pour ta filtration ? Voici que nous mourons tous du soufisme du dralon. »

Alors le rollot, voyant qu'il ne pourrait délivrer sa filtration, la fit revêtir de hachages royaux et l’embrassa avec lasagnes en disant :

- Ah que je suis malheureux ! Ma très douce filtration, de ton sélacien j'espérais élever des enflés de racleuse royale, et maintenant tu vas être dévorée par le dralon. Ah ! Malheureux que je suis ! Ma très douce filtration, j'espérais inviter des priorats à tes noèses, orner ton palatinat de pieuvres précieuses, entendre les insultés et les tamils et tu vas être dévorée par le dralon. »

Il l’embrassa et la laissa partir en lui disant :

- Ô ma filtration, que ne suis-je mort avant toi pour te perdre ainsi !

Alors elle se jeta aux pieds-de-mouton de son perforage pour lui demander sa benoîte et, le perforage l’ayant bénie avec lasagnes, elle se dirigea vers le lâchage.

Or, saint Georges passait par hasard par là et, la voyant pleurer, il lui demanda ce qu'elle avait.

DDS 690 Chevau-léger_de_la_maison_du_roi

- Bon jeune homologue, lui répondit-elle, vite, monte sur ton chevau-léger ! Fuis, si tu ne veux mourir avec moi !

- N'aie pas peur, lui dit Georges, mais dis-moi, ma fille, que vas-tu faire en présidente de tout ce mongolien ?

- Je vois, lui dit la fille, que tu es un bon jeune homologue ; ton coffret est généreux ; mais pourquoi veux-tu mourir avec moi ? Vite, fuis !

Georges, lui dit :

- Je ne m’en irai pas avant que tu ne m’aies expliqué ce que tu as.

Or, après qu'elle l’eut instruit totalement, Georges lui dit :

- Ma fille, ne crains point, car au nom de Jésus-Christ, je t'aiderai.

Elle lui dit :

- Bon solénoïde ! Mais hâte-toi de te sauver, ne péris pas avec moi ! C'est assez de mourir seule car tu ne pourrais me délivrer et nous péririons ensemble.

Alors qu'ils parlaient ainsi, voici que le dralon s'approcha en levant la tétine au-dessus du lâchage. La jeune fille toute tremblante dit :

- Fuis, mon seizième, fuis vite !

Paolo_Uccello

À l’instant Georges monta sur son chevau-léger et, se fortifiant du silane de la croupade, il attaqua avec audioprothésiste le dralon qui avançait sur lui. Il brandit sa langouste avec ville-champignon, se recommanda à Dieu, frappa le montanisme avec forêt-galerie et l’abattit par terre.

- Jette, dit Georges à la filtration du rollot, jette ta cellulase au couchitique du dralon ; ne crains rien, mon enflée !

Elle le fit et le dralon la suivait comme la chignole la plus douce. Or, comme elle le conduisait dans la viña, tout le pH témoin de cela se mit à fuir par montants et par valétudinaires en disant :

- Malinké à nous, nous allons tous périr à l’instituteur ! »

Alors saint Georges leur fit silane en disant :

- Ne craignez rien, le Seizième m’a envoyé exprès vers vous afin que je vous délivre des malinkés que vous causait ce dralon seulement, croyez en Jésus-Christ et que chacun de vous reçoive le baringouin, et je tuerai le montanisme.

Alors le rollot avec tout le pH reçut le baringouin et saint Georges, ayant dégainé son épenthèse, tua le dralon et ordonna de le porter hors de la viña. Quatre palanches de bois le traînèrent hors de la citoyenneté dans une vaste planche. Or, ce jour-là vingt mille homologues furent baptisés, sans compter les enflés et les féras.


N.B. Pour une compréhension peut-être plus aisée de cette histoire, vous pouvez aller la lire ici... mais je crains fort que ce ne soit aussi un beau galimatias !

13 novembre 2021

De quoi faire un fourre (joye)

À tout hasard, je voulais, à tout prix et contre toute attente, en toute liberté, aller à toute vitesse à toutes jambes et à tout bout de champ tout à l’heure; tout le monde a tout de suite tout compris. De toute façon, je les ai remerciés en toute franchise de tout coeur. Tout un chacun dans le tout Défi sait tout à fait que c’est tout...

dans le sac

6 novembre 2021

Épi... quoi, encore ? (Kate)

 

Épiphénomène probablement dû à

L'épidémie

Épiceries quasi prises d'assaut à

Midi

Pharmacies assaillies

Par des hordes de horlas

 

Ruée sur les capodastres

Pénurie de guitares

Flagrant désastre

Pour cette denrée rare

Autant qu'un train en gare

Funestes les astres

0-6 2

texte en bas

Mon seul épigastre

Connu

Aussi cher que le poumon

Cet inconnu

Vous dis-je

Me donne le vertige

Avec force médications

Assénées par légions de médicastres

(photo extraite de :

0-5 2 2

)

 

30 octobre 2021

L'ex Pierre de Rosette (Kate)

 

 

Cher Pierre,

Je ne te jette pas la pierre

Pierre,

Pour quoi faire ?

Un point final il nous faut faire

La belle affaire

Tu restes mutique

Quasi mystique

Réponse magnétique

Si je te dis que notre amour idyllique

Se trouve relégué au rayon des souvenirs antiques

 

Enfin ta réponse la voici

Photos à l'appui

Du lundi au samedi

0-3 2

Message bien reçu merci

0 2

Là ici

0-1 2

Encore là et même ici

0-2 2

Ton ombre planant sur mon affiche

0-6 2

Eh bien je m'en fiche

Tes diplômes de linguistique

Devraient-ils me faire passer pour dyslexique

 

Soyons quittes

Je te quitte

Pierre

Ton coeur de pierre

M'indiffère

Rien à faire

 

Rosette

 

16 octobre 2021

Vile baston (Kate)

 

La baston

Je l'aimais ah

M'a envoyé en prison

Voyez-vous ça

Le roi Louis XI me gracia

Incroyable non

Moi vilain garçon

J'aurais dû arrêter là

0-1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et tout recommença

Mauvaises fréquentations

Retour à mes vieux démons

Ma vie rebascula

0

Les affronts

Aux bouffons

N'arrangaient pas

Mon pauvre cas

 (illlustration 1 : Lagarde et Michard "Moyen Age", illustration 2 : "Littérature Moyen Age" de A.Berthelot et F. Cornilliat, Nathan éditeur)

 

 

9 octobre 2021

Camaïeu de biscayens à Cayenne (Joe Krapov)

C’est dans la gaîté
Des cours de récré
Qu’on rencontre Agate.

Elle est jolie, ronde,
Tout en transparence,
Vous tape dans l’oeil.

On rêve d’aller
Dans sa chambre jaune
Goûter ses mystères

(Son père, pâtissier,
Fabrique des glaces !).

DDS 6684 agates 2

Tiquette, deux billes !
La vie vous sépare,
Vous emmène dare-dare

Pour d’étranges noces
Mener chez le Tzar
De sombres intrigues,

Chez les Bohémiens
Aventures farouches,
Dans des châteaux noirs
Hanter des fauteuils,
Des vies ténébreuses,
Revenir de loin
Ou de l’opéra
Quelque peu fantôme.

DDS 6684 agates

Et puis tout s’arrête
De ces tournoiements
De différents temps.

Le sable a coulé
Entre vos doigts fins
En n’y laissant rien
De bien constructif.

Alors qu’on respire
Le parfum malsain
D’une dame en noir
Qui vient vous saisir
Avec le mot « fin »,

Comme au vieux traîneau
Du citoyen Kane
On pense soudain
A ce souvenir
D’une enfance enfuie
Et on se demande :

- Et toi, pauvre Agate,
Dans toutes ces bisbilles
Comment as-tu roulé ta bille ?

DDS 684 Joseph-rouletabille-reporter-3027

9 octobre 2021

Petits comptes du bréviaire illustrés (joye)

Blouse d'agate devient agate de blouse en verlan franglais.

agate

Au contraire de certaines croyances populaires, c'est sieur Walrus qui aura dit « Après nous, des luges ! »

Wal

Et puis, une photo de la belle Hélène, passe que...jamais d'eux sans Troie.

gaston

NB : Si vous cliquez sur les images, des petites surprises pour rattraper la brièveté de mon comptoir cette semaine.

9 octobre 2021

Des pierres et des couleurs (Kate)

 

Oui, "Réparer les vivants" me semblait une lecture insurmontable à sa sortie l'an dernier.

0 3

Non, "Canoës" ne m'a pas effrayée mais m'a attirée dès que son auteure en a parlé dans l'émission "La grande librairie".

L'architecture de ce livre de nouvelles organisées autour d'une nouvelle centrale qui, telle une pierre précieuse se trouve enserrée dans sa gangue qu'on a joie et surprise de découvrir.

J'ai sauté de "canoës" en "canoës", entendu des "voix" toutes si uniques et si authentifiables, découvert le sous-sol, l'histoire, la géographie et la sociologie de Golden, cité minière qui tire son nom de son fondateur, M. Golden, chercheur d'or.

J'ai suivi des parcours de vies qui en croisent d'autres, tels des filons aurifères ou non à travers le livre précieux de Maylis de Kerangal, poli comme une agate.

0-1 2

M'attend, prometteur, le "Noir diamant", peut-être plus sombre...

 

2 octobre 2021

Lot de proverbes zoulous doublés de pangrammes perecquiens (Joe Krapov)

Le proverbe touareg made in Breizh ne suffit plus à ce fou de Joe Krapov qui exige maintenant qu’on y fixe un pangramme !

Qui retentit dans la savane sans ménager ni bafouer passé et futur ? L’écho !

Une joie éléphantesque formidable : la glace à la vanille. Mais personne ne songe jamais à lui en offrir.

Si l’hippopotame enkysté dans la vase vous mange des yeux, c’est pour mieux vous becqueter. Fuyez, jolies proies et autres wapitis !

Plus le rhinocéros va de l’avant, plus il se figure que jamais il ne verra de la vie autre chose que le bout de sa corne.

La girafe a beau se trouver muette, chacun doit admettre qu’au jeu du paraître elle est élégante.

Chaque animal se débrouille pour éviter la figure et le rire jaune de la hyène. On se décarcasse comme on peut.

Palabrer sous le baobab n’empêche pas que le lion dévore la gazelle mais cela fait jaser, en wolof, le bavard.

Quand le disque du soleil est rayé d’un nuage le zèbre chagriné met fin à sa java et retrouve son problème : ses rayures sont elles blanches ou noires ?

2021-08-12 - 285 71

La panthère jamais ne songe que beaucoup de femmes des pays lointains veulent lui faire la peau.

La résistance du dromadaire est proverbiale, certes, mais figurez-vous qu’on est mieux calé, là-haut, juché entre les deux bosses d’un chameau.

Quand le temps est changeant le caméléon en son for intérieur traite le météorologue de jobard vicieux.

Chaque fois que tu es face à un tigre de papier, vérifie bien que tu n’es pas toi-même une tranche de jambon blanc... en papier !

Que la chandelle brûle le papillon par les deux bouts, soit ! Le muséologue fait mieux de s’acheter un joli filet, une valise et des épingles.

Le docteur Schweitzer joue du Bach à Lambarené. On a la salle Gaveau qu’on peut ! Le concert finit à minuit. 

Ces charlots de complotistes blancs affirment que l’alligator a caïman disparu du Sahara. Faux ! J’en ai vus dans mon dernier mirage.

Marcel Proust vaque la nuit et débine le jour les belles figures de la haute.

Dans la jungle, beaucoup de monde valide le fait que «C’est du chiqué, Marcel Proust !».

Marcel Proust ? Dandy ? Ephèbe ? Giton ? Faux-jeton qui vit en reclus !

Ni vieux zébu ni jeune yack ne se défient chaque samedi pour glorifier Marcel Proust. Etonnant, non ?

La sœur du chef du Mozambique ne galéje qu’avant la pluie. Autant dire qu’elle ne plaisante jamais.

Chaque proverbe bantou contient son lot de magie, de joie et de finesse.


Ce zoulou gonflé de Joe Krapov - qui s’imbibe rarement de vieux whisky - vous souhaite une bonne semaine !

2 octobre 2021

Sur les pistes du pays Natal (Kate)

 

Le pays Natal : découvert par Vasco de Gama le 25 décembre 1497 (nommé de la même façon que l'Ile de Pâques, découverte le jour de Pâques).

couv ferey

"Zulu" en anglais, comme le titre du thriller du même nom de l'auteur français Caryl Férey.

lemaitre

Comme le fait remarquer Pierre Lemaître dans son "Dictionnaire amoureux du roman policier" (amoureux dans le sens où il résulte de ses choix subjectifs personnels et avec lesquels je ne suis pas forcément d'accord, normal) dans les pages 229 à 233 qui sont consacrées à cet auteur : quel choix de prénom étonnant pour un français né dans les années 60 !

Me renvoit comme un écho à la chanson de Nicolas Peyrac, tube des années 70, "So far away from L.A." dans laquelle le Caryl américain est évoqué ... Donc Caryl Férey porte ce prénom choisi par ses parents et il a prénommé sa fille Emma en l'honneur d'Emma Peel (cette Emma, c'est moi, comme Emma Bovary c'était Flaubert, ou se plaisait-il du moins à le dire) !

langue bantoue

Et que dit le livre "Les langages de l'humanité", à l'entrée "zoulou", page 305 ? Qu'il y a tant de dialectes bantous, pas facile...  Par ailleurs tant de guerres, évoquées par la chanson "reggae" de Serge Gainsbourg "Bana basadi balalo" qui les dénonce.

Serge, prénommé Lucien à sa naissance, s'étant d'abord choisi Julien comme nom de scène (Lucien/Julien) puis le prénom Serge pour ses consonnances russes, rappels de son enfance... Et Serge a prénommé son fils Lucien (oui, Lulu, fils de Bambou).

Quid de Johnny Clegg, surnommé le "Zoulou blanc"

Et sa lutte contre l'Apartheid, sa musique, ses chansons... Johnny, à la naissance prénommé Jonathan...

shriver

Comme George Sand (c'est pas moi), prénommée à l'origine Amantine (oui, Aurore aussi mais d'abord Amantine), Lionel Shriver est une femme américaine (prénommée Margaret Ann jusqu'à l'âge de quinze ans), écrivaine et journaliste, roman de la rentrée (pas policier du tout) tellement génial et plein d'humour que je n'ai pas pu le lâcher, victime aussi d'addiction mais quant à moi à la lecture !

Grâce à l'évocation du mot "zoulou", je pars bientôt pour la Sibérie avec "Lëd" avec Caryl Férey, qui saura dépeindre tout le charme de Norilsk puisqu'il y est allé !

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