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Le défi du samedi
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7 novembre 2020

Participation d'Emma

 

ceci n'est pas un texte, mais c'est une participation

 de la part de tous ceux qui peut être ne se rendent pas compte du temps et de l'engagement que vous leur consacrez, je voudrais dire un grand merci à vous qui animez généreusement des lieux de loisir et d'évasion, principalement en cette période si anxiogène

kalé

 

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7 novembre 2020

Neume joue pas du pipeau ! (Kate)

 

Hello Sarah par monts et par vaux, royale !

Le mois dernier quand tu es venue à la maison, tu n'as pas vu Grégory qui était reparti en Allemagne appelé par des collègues pour ses connaissances en ethnomusicologie, comme tu le sais.

Effectivement, il a fait quelques "trouvailles" et aussi quelques retrouvailles...

Je t'envoie le message que je lui ai envoyé hier suite au prolongement imprévu de son séjour.

0-1 2

Oui, je connais la musique

Mais le chant grégorien

Pas bien

Un peu trop mystique

 

Neume dis plus rien

Neume parle pas d'elle

Non pas d'impasse

Ça ne passe pas, ça casse

 

Neume prends pas pour soutien

Neume dis pas qu'à son appel

Vos liens se sont renoués

Je l'avais déjà deviné

 

Les nôtres se sont déliés

D'un coup

De baguette d'une fée

Qui t'a refait les yeux doux

 

Neume demande pas

De revenir

Neume dis pas

Encore

Gregor

Que tu ne l'as pas vue venir

 

Laisse-moi

À ma liberté

Retrouvée

Sans toi

J'ai vérifié

Je revis

 

Je ne résiste pas au plaisir de t'envoyer la photo de la page 177 de "L'aventure des écritures, Naissances" représentant une page du Tropiaire de Saint Martial de Limoges (XIème siècle), que nous avions acheté toutes les deux lors d'une visite à la BnF.

À bientôt, chère Sarah, le plaisir d'avoir de tes nouvelles, bonnes, j'espère !

Bises de ta cousine,

Marianne

31 octobre 2020

Chassez le naturel, il revient au mégalo ! (Joe Krapov)

Un·e mégalomane, c’est quelqu’un·e qui aime beaugacoup la mugasique.

Un·e mégalopyromane c’est quelqu’un·e qui met le feu à toute sa ville rien qu’en la prenant en photo.

201010 Nikon 064

Un·e mégalomordéfinomane c’est quelqu’un·e de complètement piqué qui trouve son bonheur en déposant un texte chaque semaine sur le Défi du samedi.

Et par-dessus-tout ça il y a le mégalomusic-hallomane qui se croit obligé de trouver et chanter une chanson relative au mot choisi par le mégalowalrusonowheremane qui est le tenancier de ce lieu de mégalodébauche ou de mégaloperdition.


P.S. Mégalomane ! Mégalomane ! Il n’existerait donc pas de mégalowomane ?

 

24 octobre 2020

Amour, castagnettes et tango (Joe Krapov)

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- Lasso ! Lasso ! Tout de suite j'ai pensé à elle !

- La femme au lasso ? C'est quoi, son titre de gloire ?

- Elle en a attrapé six, quand même !

- D'un coup ? Comme le petit tailleur qui a abattu sept mouches et qu'on envoie combattre des géants ?

- Non, pas d'un coup, c'est interdit chez nous. Ça lui a pris quelques décennies.

- Pour attraper six mouches au lasso ?

- Non, six maris.

- Mais de qui tu parles exactement ?

- De Gloria Lasso !

- C'est qui ?

- Une chanteuse des années cinquante.

- Ah, je vois ! Du coup tu vas encore nous balancer une chanson de ton temps !

- Non, je ne vais pas vous interpréter une chanson de mon temps, je vais vous chanter une chanson de Montand !

- T'es difficile à suivre aujourd'hui. Tu nous parles de Gloria Lasso et tu ne veux pas chanter une de ses chansons ?

- Non, j'ai préféré une chanson d'Yves Montand qui parle de lasso.

- Tous aux abris, les gars, les filles !

 

10 octobre 2020

Sarah en a marre du jacquemart (Kate)

 

Dans la famille Mart, le père Jacques lui casse les oreilles toutes les heures à coups de marteau, et vas-y que j'te tape ! Un quart d'heure après la mère Jacqueline prend la suite et c'est le tour du Jacquelinet, le fils, avant qu'un quart d'heure après la Jacquelinette, la fille, lui crève aussi aimablement les tympans !

La vie de Sarah, oui, Sarah du Centre-Ville-Historique (SDCVH, pour ses collègues) est devenue un découpage en quarts d'heure alors que certains de ses amis peuvent méditer une heure entière, voire toute la journée...

Pourtant, le manège de cette famille qui tourne et qui tape avec une régularité sans faille force l'admiration et les gens viennent de loin pour les voir à l'oeuvre.

Après une nécessaire consultation ORL, et une visite à sa cousine Marianne (MDCVH), Sarah est finalement venue habiter près d'un jacquemart discret et mythologique qu'on n'entend pas, il s'est tu !

IMG_2169 2

Victoire : un lieu paisible et agréable du centre ville historique (le plateau central), enfin !

Mais c'était sans compter sur la prolifération des bars et des fêtards s'y alcoolisant tous les soirs avec force tintamarre.

Sarah en a marre des bars, regrette son jacquemart... et finalement décide d'aller se reposer quelques temps dans le berceau de sa famille du Centre-Ville-Historique !

(photo de l'auteur)

 

 

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26 septembre 2020

L'Hyménée de Joseph et Marie (Joe Krapov)

09 Joseph et Marie

La mémoire, c’est comme une maison. On court de la cave au grenier, ou plutôt du grenier à la cave, oui, c’est plutôt ça. On descend des photos du grenier, on écrit des textes à partir d’elles et les textes finissent à la cave. Ou parfois on retrouve un texte à la cave et on le modifie un peu pour qu’il colle avec une photo du grenier.

C’est le cas ici. La semaine dernière je retrouve mes vieilles amies de la chorale «La Ritournelle» et je leur fredonne «Obladi Oblada» des Beatles, histoire de moderniser un peu ( ?) leur répertoire qui va de «Froufrou» à «La Bonne du curé» en passant par «Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine». Je me souviens que j’ai commencé à écrire une version française de cette Liverpoolienne rengaine pour la leur faire chanter car ces dames détestent utiliser la langue de la perfide Albion.

Une fois rentré à la maison, je retrouve la traduction-trahison-adaptation dans mon ordi (qui est ma cave à moi !). En fait la chanson est déjà complètement écrite, il n’y manque que les accords pour pouvoir être chantée. Je la fredonne pour vérifier que tout coule bien et je bute, dès le deuxième vers, sur la prononciation de « Jean-Jean joue» :
 

« Marie vend des œufs sur le marché d’Vill’jean
Jean-Jean joue dans un groupe de rock’n’roll ».

Et c’est là que j’ai l’idée du siècle (mwarf !). Pourquoi ne pas l’appeler plutôt Joseph, le gars ? Un couple Joseph et Marie, ça sonne bien, non ? Joseph et Marie. Joseph et Marie !

Joseph et Marie ? C’est bizarre, ça me rappelle quelque chose. Jésus ce que c’était mais je ne me souviens plus bien où j’ai entendu ça.

Ah mais si, bien sûr ! Mon oncle Joseph et ma tante Marie ! J’ai récupéré cette année la photo de leur mariage. Mon cousin Pascal avec qui nous avons beaucoup parlé de la famille m’a remis aussi en mémoire l’histoire de leurs deux enfants, un couple de jumeaux, un garçon et une fille, né·e·s à cheval sur deux années la nuit de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre et le 1er janvier ! Comment se choper un an d’écart en moins d’une heure !

Mais bon, je ne suis pas là pour raconter ma vie ni celle des autres alors, musique, maestro !

OBLADI-OBLADA
(Lennon-MacCartney ; traduction-trahison-adaptation par Joe Krapov)

1
Marie vend des œufs sur le marché d’ Vill’jean
Joseph chante dans un groupe de rock’n’roll
(comme une casserole)
Joseph dit à Marie : «Qu’est-ce que tu es jolie !
Est-ce que ça t’dit de v’nir danser au bal sam’di ?"
"Oui ça me dit"

Refrain
Obladi ! Oblada ! C’est la vie ! Oui !
La la ! C’est la vie qui va !
Obladi ! Oblada ! C’est la vie ! Oui !
La la ! C’est la vie qui va !

2
Marie joue maint’nant du piano dans le groupe
Sur la moto d’ Zèph elle monte en croupe
On n’sait pas comment ça s’est fait les amis
Voilà que le ventre de Marie s’arrondit
(Au refrain)

Pont 1
Pas plus tard que sam’di place de la mairie de Rennes
Lalala Lalala Lalala
La-a
Devant tous les amis ils se sont dit oui Amen
Mari-és par Nathali-ie

3
Joseph est dev’nu le mari de Marie
Ils ne dansent plus le boogie-woogie
Ils ont raccroché la guitare à son clou
Et le groupe de rockabilly lui est dissous
(Au refrain)

Pont 2

Dans une couple d’années ils auront un « home sweet home »
Lalala Lalala Merci Giboire !
Avec un bout d’pelouse et une balançoire
Pour leurs deux jolis petits mômes

4
Marie vend des œufs sur le marché du Blosne
Joseph fait des autos à La Janais (des SUV !)
Le dimanche midi ils déjeunent chez Mamy
Et puis ils vont au CGR à La Mézière
(Au refrain)

5
Cette histoire d’amour est vraiment bien partie
Elle va leur durer toute une vie
Et lorsque Joseph aura 64 ans
Marie l’aim’ra peut-être encore plus que maint’nant
(Au refrain)


P.S. 1 Désolé, mais à force de courir de la cave au grenier, je n’ai pas eu le temps encore de mettre les accords ni de l’enregistrer ! A vous de la chanter sous la douche, l’air est connu !

P.S. 2 Ah et puis si, j'ai trouvé le temps, finalement !
 

12 septembre 2020

99 dragons : exercices de style. 57, Conditionnel (Joe Krapov)

St-Georges par Dali

- Georges de Lydda serait né en Cappadoce, dans une famille chrétienne, au IVe siècle après Jésus-Christ.

- Fariboles !

- Militaire de carrière, il aurait été officier dans l'armée romaine et élevé par l'empereur Dioclétien aux premiers grades de l'armée.

- Fariboles ! Fariboles, tout ça !

- Un jour il aurait traversé la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc dont on notera qu’il aurait été de la même couleur que celui d’Henri IV.

- Fariboles ! Fariboles ! Fariboles !

St-Georges par Dali sculpture- La cité aurait alors été terrorisée par un redoutable dragon, dévoreur de tous les animaux de la contrée et exigeant des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort.

- Fariboles ! Fariboles ! Calembredaines, même !

- Georges serait arrivé le jour où le sort serait tombé sur la fille du roi, au moment où celle-ci allait être victime du monstre.

- Fariboles ! Fariboles ! Carabistouilles !

- Georges aurait engagé avec le dragon un combat acharné.

- Fariboles ! Fariboles ! Coquecigrues !

- Avec l'aide du Christ, et après un signe de croix, il l’aurait transpercé de sa lance.

- Fariboles ! Fariboles ! Des cacoules ! Té n’racontes que des cacoules, min garchon !

St-Georges par Dali 2- Une fois la princesse délivrée, le dragon l’aurait suivie comme un chien fidèle jusqu'à la cité. Si c’eût été un Jack Russell de sexe féminin, nul doute qu’elle l’eût précédée.

- Fariboles ! Fariboles ! Fake news !

- Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges aurait tué le dragon d'un coup de cimeterre car il les effrayait toujours.

- Fariboles ! Fariboles ! Balivernes ! Billevesées !

- Puis le cadavre de la bête aurait été traîné hors des murs de la ville tiré par quatre bœufs. Personnellement j’en ai deux grands dans mon étable.

- Fariboles ! Fariboles ! Fadaises ! Sornettes !

- Pour lutter contre le coronavirus, des médecins russes auraient mis au point un vaccin baptisé Spoutnik V.

- Mais pourquoi vous employez le conditionnel ? C’est la vérité, ça ! Il est bien plus efficace que la chloroquine et va nous permettre de retrouver la vie d’avant ! Utilisez l’indicatif, mon vieux, et buvez à ma santé !

- Je vais plutôt boire à la santé d’Alexeï Navalny, l‘opposant que le pouvoir en place en Russie a tenté d’empoisonner avec…

- Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Fariboles ! Défèque-niouzes ! Arrêtez de raconter n’importe quoi ! Ou alors mettez-le au conditionnel !

St-Georges par Dali sculpture Pommard

N.B. 
- Les oeuvres qui illustrent ce billet sont de Salvador Dali.
- Fariboles ! Fariboles ! Fariboles !

19 septembre 2020

Portrait à la gouache et à l'air peu bravache mais assez distancié (Joe Krapov)

Je n’ai plus l’âge, que je sache,
De peindre, comme les potaches,
A la Joconde et à la gouache
Une moustache.

DDS 629 LHOOQ

Je n' suis plus du genre qui remâche
Et crache toujours dans le goulache
En gueulant très fort : « Mort aux vaches ! » :
Pour la provoc je fais relâche.

Ne comptez plus sur moi ! Macache !
Je ne sortirai plus d’ ma cache,
Le jeu n’en vaut pas la chandelle
Et tant pis si j’apparais lâche :
Il vous restera B.H.L.
Pour y aller cash !

Non ?

Que d’autres bravaches
Se mettent à la tâche
Et sortent de leur sabretache
De quoi cogner sur la rondache
Des vieilles ganaches à soutaches
Qui, manque de bol,
Sont du bon côté du flashball !

DDS 629 The Clash

Je n’ose même pas croire qu’à l’arrache
Ils se pourrait qu’je m’amourache
D’une fan des Clash
D’une joueuse de squash
D’une tenniswoman a gros smash
D’une dominatrice à cravache
D’une Malgache fumeuse de hasch
Ou que je m’attache
Comme une patache brimballante,
Au point de lui offrir bourrache
D’imprimante avec mon vieux cœur,
A une fidèle de Saint-Eustache
Lanceuse de couteaux à ses heures
Jeteuse de sorts à seize heures trente.

J’ n’ai plus l’âge d’avoir du panache !
J’suis trop vieux pour jouer à l’Apache
Et il faut savoir la tourner
Sinon on finit par faire tache
« Dins l’paysache ! »

DDS 629 Sttellla - Tourner l'apache

Je préfère bouffer des pistaches
Et savourer ce vieux grenache
En jouant un peu à cache-cache
Avec la menace de crash
Qui est suspendue comme une bâche,
Comme un vol de tristes bernaches
Au-dessus de l’eau de la flache,
Pareille à une menace de drache
Sur Anderlecht
Qui gâche la fête à Bertolt Brecht !

5 septembre 2020

À tes cheveux couleur d'éteule (Kate)

 

Cheveux couleur d'éteule

Ni entré dans le moule ni dans la meule

Ta chaumière et nos coeurs

Ressemblaient au bonheur

jlc

C'était sans compter

La vie et ses réalités

Nous n'étions plus en stage

Allaient s'accumuler tant d'orages

 

Cheveux longs belle gueule

Blondeur façon éteule

Si ta vie m'avait séduite

La mienne j'avais réduite

 

Si séduisant parleur

Non dénué de profondeur

Ami de la Terre

Antinucléaire

Mais à Nanterre

M'a envahie la colère

Ces fenêtres nuages

M'ont mise en rage

Et dans ce hall

Ai dit adieu

À tes yeux de feu

À tes cheveux couleur d'éteule

Que j'ai laissés à elle seule

 (photo collection personnelle)

5 septembre 2020

Les Moissonneuses (Joe Krapov)

Maintenant que j’ai assez de temps pour pouvoir regarder dans le rétroviseur je m’étonne d’avoir été accompagné, tout le long de mon chemin, par un fabuleux moissonneur.

Moisson 09

C’est une espèce de Canadien errant. Il s’appelle Neil Young et on a absolument le droit, si c’est votre cas, d’être passé à côté de sa voix nasale, de son rock lourd, de ses interminables soli de guitare électrique et de sa production pléthorique. J’en connais beaucoup qui, dans un autre genre, n’ont toujours pas lu Proust, par exemple.

Et justement, on va rire, c’est dans une ville appelée La Madeleine, chez mon copain Jean-Baptiste B. que j’ai entendu pour la première fois «Uncle Neil» et ses premières galettes plus ou moins «country» ou «country-rock».

Le chef d’œuvre du bonhomme dans ces années-là était un album intitulé «Harvest», sorti en 1972. Il y enfonçait des portes ouvertes comme «Un homme a besoin d’une femme» c’est pourquoi je suis comme toi, «Vieil homme», je cherche «un cœur en or» et je ne me paie pas de «mots» avant de faire ma «moisson».

Il remet ça en 1992 avec un album intitulé «Harvest moon». Mais pour illustrer le mot «éteule» – Que reste-t-il après la moisson ? Des éteules et des chansons ! – j’ai choisi de vous traduire-adapter-massacrer une autre chanson de l’album «Rust never sleeps» intitulée "Thrasher" (La moissonneuse).
Sans prétention aucune, comme est le bonhomme qui ne craint pas, depuis le confinement, de se faire filmer en vidéo en train de gratter-chanter-pianoter… dans son poulailler ou sous le porche de son ranch !

 

29 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses IX (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…la stunningue conclusion…

Épisode 9 :  J’ai toujours rêvé d’être une Flingueuse

Trois ans plus tard… [bah oui, hein, vous pensiez qu’il n’y aurait pas de pauses publicitaires dans cette saga déjà longue de huit épisodes ?  Non ? Vraiment ? ]

Don Walrusleone promenait son joli toutou dans un parc [dont je supprime le nom afin que ledit lieu ne devienne envahi par des hordes de ses fans].

-          Eh oui, ma toutoute, on les a bien eues, n’est-ce pas ?  murmura-t-il à sa compagne.

-          Yip !  répondit la petite.

-          Et pourtant, on a bien rigolé, non ?

-          Ouah ! Ouah ! Ouah ! dit-elle.

En ce moment-là, le Flinguecoptère atterit devant eux, et six nénettes superbes sortirent [oui, c’était un GRAND flinguecoptère, et je mets sortirent parce que débarquèrent me paraît trop bizarre au passé simple…non, je ne sais pas pourquoi].

-          Depuis le temps le temps qu’on vous cherche !  cria la première.

-          Ouais ! ! grommela la deuxième.

-          T’as pas honte ? demanda la troisième.

-          Ouais ! T’as pas honte ?  demanda la quatrième [qui aimait le recyclage].

-          Don Walrusleone ! dit la cinquième. On est là pour y mettre fin !

-          Out ! Out ! Damned Spot ! dit Kate, qui venait de faire encore un malheur sur scène à Londres.

-          Je ne m’appelle pas Spot ! gémit le toutou, blessé au vif.

[Les lecteur·e·s astucieux·ses y auront remarqué non seulement mon emploi expert de l’écriture  inclusive, mais aussi le manque des noms pour ne pas faire des jalouses…okay, oui, mais vous auriez quand même reconnu Kate tout de suite]

Or, Don Walrusleone n’était pas stupide [comme ses collègues du labo pourraient vous l’attester]. Il savait que c’était le moment de la GRF [Grande Rétribution Flingueuse]. Il savait qu’il devait enfin payer son jeu qui faisait que les Flingueuses repartissent dans une grande saga d’été sans savoir où il était, sans savoir s’il était mort ou en vie, et surtout sans avoir flingué une seule personne dans toute la stupide saga !

Les défiant [eh oui, c’était un samedi, après tout] du regard, Don Walrusleone prit sa place devant la grande porte du jardin, refusant gaillardement le bandeau et la dernière cigarette [après tout, fumer tue].

Les Taties flingueuses levaient leurs flingues afin de faire l’horrible bye-bye [amis de Souchon, bonjour] et…

la porte

 À ne pas suivre !!!

22 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VIII (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 8 : Tout droit à la maison mère

-          Où allons-nous ? cria Tatie Bongo au-dessus des vrombissements des rotors.

Tatie Laura la Flinguepilote indiqua l’écran sur le tableau à bord… 

helicollage

-          C’est où ? demanda Bongo.

-          Là, devant nous ! Sur l’écran !

-          Non, je veux savoir où se trouve notre destination !

-          Tu ne lis pas le Flinguedéfi du samedi ?

-          Ben si, dit Bongo, qui ressentit soudain une envie féroce de sortir son flingue à elle. Et alors ?

-          Et alors, dit Laura, Don Walrusleone a donné le nom du lieu. C’est à Colmar.

-          Calmar ? s’étonna Bongo.  En Iowa ?? Pas loin de chez notre chère flingueauteure ? 

-          Non ! répondit la pilote. COLMAR.  Calmar, c’est où vit Calimaro.

Tatie Bongo se tut. Elle étudia la photo sur l’écran et essaya de déchiffrer les mots sur les phylactères. [ben oui, c’est ainsi qu’on les appelle, ne le saviez-vous pas ? Eh ben, alors, maintenant, vous le savez et cet épisode aura servi à quelque chose d’utile]

Quelques minutes plus tard, Tatie Bongo fit :

-          Bon, quand est-ce qu’on arrive ?

-          Encore un épisode…

-          Non, quand est-ce qu’on arrive à Colmar ?

-          Encore quelques lignes, voyons…

-          Dis, est-ce qu’il y a des toilettes à bord ?

-          Non. Personne ne fait jamais pipi dans la grande littérature classique, tu sais.

-          Tiens, c’est vrai, soupira Bongo.  Quoique…

Son portable sonna. C’étaient les Taties Maryline [non, une seule, pas 18] et Lecrilibriste. Elles avaient une question pressante :

-          Eh oh, dites, vous deux, dirent-elles à l’unisson, n’est-ce pas que les autres épisodes ont été plus drôles que celui-ci  ?

-          En effet !  rigola le  Flinguéquipage. [Ben quoi, vous ne voulez pas que je répète leurs noms continuellement, hein ? Je hais les auteur·e·s qui font ça… vous pas ?  Non ? Oh. Tiens.]

-          Bon. Allez, à tout’, on vous retrouvera devant l’autel.

-          L’hôtel ?  dit Tatie Bongo. On ne va pas à l’église ?

À suivre…

helico

15 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VII (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 7 : Quand ça change, ça change

Tatie Bongo fut tellement vexée qu’elle dût confectionner une belle douzaine de jolis poèmes pour se calmer.

Quelques minutes plus tard [parce qu’elles travaillent vite, les Flingueuses poètes], elle revint sur la question du boss kidnappé.

-          Bon, on a enlevé Don Walrusleone, où pourrait-il être ? se demanda-t-elle.

Tout d’un coup, son ordi fit bip ! elle le regarda et sur l’écran, elle vit…

VIGNETTE

-          Oh ! Sacré nom d’un chapiteau !  Qu’a-ton fait à ses occipitaux ? s’écria-t-elle.  [bah oui, hein, elle était encore en mode poétique]  La personne qui a fait cela, on lui fera payer ! Les yeux de la tête !

Trois minutes plus tard, Tatie Bongo monta dans le flinguecoptère, envoyé par la Tatie Tokyo [oui, elle aurait pu l’envoyer plus tôt, mais elle s’en servait pour aller de Venise jusqu’à Tokyo et puis retourner en Normandie, c’est loin, hein ? Même les faibles en géo savent cela !]

Elle [Tatie Bongo, pas Tatie Tokyo, êtes-vous sûr·e·s de bien suivre ?] salua la flinguepilote.

-          Tiens, c’est vous ? Où est votre jumelle silencieuse ?

-          Ma jumelle ? demanda la pilote. Je n’ai pas de jumelle ! Silencieuse ou non !

-          Eh oui, ricana Tatie Bongo. Après tout, on sait bien qu’un Tiens vaut deux tues, Laura…

En réponse, la tatie Laura [tellement stoïque qu'elle ne grommela même pas] fit tourner le moteur et le flinguecoptère décolla.

À suivre…

8 août 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses VI (joye)

L’histoire jusqu’ici ici et maintenant…

Épisode 6 :  Bougez pas !

Non, en effet, Bongo, la célèbre Tatie flingueuse normande, ne pouvait pas prendre la SNCF à cause du Covid.  Et pire, sa flinguemobile [une superbe Peugeot Proxima rouge] était chez le mécano [eh oui, encore c't' histoire des défauts du concept du design, quoi], alors, pas moyen de griller l’A29 jusqu’à Bruxelles [en tout cas, il y avait des travaux sur le tunnel Léopold et le détour en passant par Lille, pas question, Lille, c’est toujours le cirque, toutes directions, on finit toujours à Roubaix] !

Elle ne pouvait même pas flinguephoner au patron, le flinguecombiné étant tout fané. Oh !

Que faire ? Que faire ?

Juste à l’instant, le petit facteur passa. [mais non, il n’était pas mort, vous écoutez trop de Moustaki, vous]

Bongo alla vérifier son flinguecourrier : une pub Carrefour, une carte postale de Tatie Kate à Londres, une lettre de remerciement de la part de Tatie L’Adrienne la nouvelle mariée en Italie, [non, non, rien de Tatie Tokyo, elle boudait parce que son rôle n’était pas très grand dans l’autre épisode] et une enveloppe mystérieuse.

Bongo saisit l’enveloppe et l’examina soigneusement. Le papier vert-bleu sentait les algues et le cachet de la poste était délavé. Elle l’ouvrit d’un doigt élégant [ou sans les gants, c'est selon] et parfaitement manucuré [eh oui, hein, une pandémie n’est pas une raison de se laisser aller, hein, surtout lorsqu’on est Flingueuse].

Ses beaux yeux grandirent d’horreur en regardant le contenu de ladite enveloppe :

ransom note

il pleut

-          Prudence ?  cria Tatie Bongo, furieuse.  Je ne m’appelle pas Prudence !!!

 À suivre…

1 août 2020

Pandémie en sous sol (Zigmund)

 
Nous  avions  installé  ce  petit  coin  de  bonheur au  sous  sol  de  la  maison dans  une  cave oubliée.
Certes  le  jardin  aurait été  assez grand pour  accueillir  une  serre en  dur,  mais  le  chauffage  aurait  posé  problème, or  notre  serre  se  devait  d'être  "assez  picale"   et  si possible  tropicale.
Une  structure  métallique  doublée  de  laine  de  verre,   des  néons  au  plafond, quelques  étagères : nous  avions  délimité un  petit  espace  au  milieu  de  cette  cave. L'éclairage  suffisait  à  maintenir la  température entre  25 et  30° et  l'hygrométrie  dépassait  les  90% . 
 Les  plantes furent introduites progressivement  pour  peupler  notre  micro  paradis quelque  peu  artificiel.
Chaque  orchidée  fut  choisie  avec  amour,  je  me  souviens  que  nous  traversâmes tout  Paris en  speed (et en  métro)  pour  aller  adopter la  dernière orchidée  vanille  d'une  boutique.
Quelques  plantes  carnivores, quelques  bégonias, et d'humbles "couvre  sol" s'ajoutèrent et  surtout 
une  petite  collection  de cycas assez  rares dont nous  étions  particulièrement  fiers. Même  les  jardiniers  des  serres   du  jardin  des  plantes  bavaient  d'envie quand  nous  décrivions   certains  de  nos  spécimens.
Nous  descendions à tour  de  rôle "pschitpschitter " les  feuillages ;  nous  prenions un bain  de  lumière  et  de  douce  chaleur, et  en  plein  hiver, ça  suffisait  pour  nous   remonter le  moral  en  rentrant  du  travail.
Il  m'arrivait  même de  parler à  certaines de  ces  beautés cachées  et  même  de  leur  lancer  un  "soyez  sages  les  filles " ou "dormez  bien "  en  fermant  la  porte  avant  de  remonter  dans  le  monde  réel !
Plus  besoin   de chercher  une idée de  cadeau  d'anniversaire :  un  tour  sur  les  sites super  spécialisés  en  cycas  rares (et  une  carte  bleue)  suffisaient...
Quand  la saloperie  de  cochenille  pointa  son nez, nous   crûmes  pouvoir  lutter contre  l'épidémie : nettoyage de   chaque  feuille, encore et  encore,  recherche  de  solutions non  conventionnelles  sur  le  Net, essai  de  produits divers ...
Inexorablement les  feuilles  se  desséchaient, nos  beautés étouffaient  une   à  une malgré  les  soins.


Nous  tentâmes  l'isolement et le  confinement pour  certaines  plantes ou  au  contraire   une  sortie  au  grand  air... Il fallut  se  rendre  à  l'évidence : rien  ne  fonctionnait  et  chaque   "descente  au  paradis" nous  déprimait.
La  serre  ne  fut  plus   qu'un  mouroir,  il  fallut  se  résoudre à  sortir  toutes  les  plantes et  les  entreposer  sur  un  coin  du  compost. Nous  n'avions  pas  le  courage  d'y  mettre  le  feu."Que  peut  on  déposer  sur  la  tombe  d'une  fleur ?"
Quelques cycas encore  un  peu vaillants eurent  l'autorisation  d'entrer  dans un  coin  reculé  de  la  maison après  nettoyage pour  y  recevoir  des  soins  palliatifs minimalistes.
Les  mois passèrent. Le  squelette de  la  serre, vide  nous   déprimait et nous  avions  condamné  cette cave.
Pourtant, récemment,  nous  avons  constaté  que  quelques uns  des  cycas sub-claquants confinés  dans  un  coin éloigné  de  la  maison  semblaient  reprendre   du  poil  de la  bête :  oh !  pas  bien  nombreux ,  et  aujourd'hui la  résurrection  se  résume  à  une ou  2  feuilles  par  ci  par  là.
Mais  ça  suffit à  nous  redonner  l'espoir  d'un repeuplement   de notre  petit  paradis... avec  masques  et  gestes  barrière bien  sûr  
à  suivre ...
1 août 2020

L'été est un parfum (Kate)

 

"Ce que nous appelons une rose, sous tout autre nom donnerait une aussi douce odeur."

Shakespeare, Roméo et Juliette

0 2

Parfums de fruits

Fraîchement cueillis

Senteurs de fleurs

Réjouissent le coeur

 

L'été est dans le pré

Cours-y vite

L'été bien commencé

Déclinera ensuite

 

L'automne s'installera

Vents pluies et tracas

L'hiver le détrônera

De ses frimas nous comblera

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"À Noël je ne désire pas plus de rose que je ne souhaite la neige au retour des fêtes de mai."

Shakespeare, Peines d'amour perdues

(photos de l'auteur)

25 juillet 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses IV (joye)

La saga jusqu’ici ici et maintenant...

Épisode 4 :  On ne devrait jamais quitter Montauban

Bon, que faire ?

L’Adrienne se leva et se mit à marcher. [parce que c’est quoi une saga d’été sans un peu d’action ?]

Elle passait devant le petit étang près de la sortie lorsqu’une voix rauque l’aborda.

-          Kwa !

L’Adrienne se mit à marcher plus vite. Elle n’avait pas le temps de s’occuper d’un clodo.

-          KWAAAA !  la voix devint plus fort.

Notre Tatie marcha un peu plus vite. Non, vraiment pas le temps de s’en occuper, il fallait qu’elle retrouve…

-          KWAAAAAAAAAAAAAAAA !

L'Adrienne s’irrita. [Rappel: ce n’est jamais une bonne idée d’irriter une Tatie flingueuse.]  Elle se retourna.

Mais il n’y avait personne derrière elle sur le chemin.

Et puis, elle le vit.  Une grenouille énorme qui la regardait mystérieusement du bord de l’étang. [Vous vous attendiez à Don Walrusleone ? Mais je vous l’avais bien dit, il est rentré manger il y a deux épisodes et peut-être qu’il faisait des courses ou la sieste ensuite, c’est un homme de plusieurs talents et occupations. Faut suivre.] [Et puis d'ailleurs, Walrusleone n'est pas une grenouille. C'est un Belge.]

 

Lino Ventura

 

Pendant deux secondes, L’Adrienne pensait à flingueur la grenouille. [parce que c’est quoi une saga de Flingueuses sans qu’on se fasse flinguer au mi-temps, je vous le demande]

Mais, écologiste fidèle, elle décida de l’épargner et de se satisfaire d’un commentaire légèrement dérogatoire.

-          Hein ta gueule, grosse grenouille ! cria-t-elle.

-          T’a fallu un moment, répondit la grenouille. T’es fatiguée. T'as besoin des vacances.

-          À qui le dis-tu ? murmura L’Adrienne, j’ai failli te flinguer !

-          Je me le disais bien. Alors, bon, il est temps de mettre une autre Flingueuse en jeu.

-          En jeu ?

-          Oui, en jeu. T’es sourde, ou kwaaaaaaaaaa ?   Et sur cela, la grenouille disparut dans l’eau.

Une autre flingueuse. En jeu.

-          Mais QUI ?  dit-elle à haute voix.  

La grenouille réapparut [hein, je viens de vérifier le passé simple des verbes en -aître, vous pensiez bien que je le laisserais tomber tout de suite ?]

-          En jeu, du Shakespeare, elle qui connaît la musique…

-          Ah !  sourit L’Adrienne.  Tu veux dire… ?

-          Bah oui !  L’incroyable Tatie Flingueuse…KAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAATE !

Soulagée de savoir enfin qui elle devait contacter, L’Adrienne embrassa la grosse grenouille de reconnaissance.

À suivre…

11 juillet 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses II (joye)

La saga jusqu’ici ici et maintenant...

Épisode 2:  Non, mais, t'as déjà vu ça ?

Don Walrusleone s’apprêta à partir, mais sans passer quoi que ce soit à L’Adrienne.

-          Mais, attendez [NB : on tutoyera la mort dans cette histoire, non pas les morses] !

-          Oui ? Faites vite, Demoiselle, j’ai des courses à faire !

-          Mes ordres ?

-          Ah, vos ordres !

-          Oui, mes ordres…

-          Ouah ! fit l’une des toutous, elle avait faim et puis elle était sûre qu’elle allait louper l'excellent goûter que madame Walrusleone préparait à la maison.

-          Ouah bis ! fit l’autre.  [NB : l’autre chien, pas la Tatie flingueuse qui attendait ses ordres].

-          Eh ben, dit le grand mafioso belgican, tenez.

Et Don Walrusleone mit dans la main de L’Adrienne, linguiste extraordinaire et guet-à-penser sans pareil, une photo.  Celle-ci [NB : L’Adrienne, pas la photo] la regarda. 

la mer

-          Et ?

-          Et quoi ? grommela le Chef, car lui aussi commençait à penser qu’il allait louper son goûter.

-          Et je fais quoi avec ?

-          Vous allez la voir.

-          Allez voir la mer ?  La femme ?

-          Oui, fit Walrusleone, déjà en train de quitter le parc.

-          Mais quelle mer ?  Quelle femme ?  Ou les retrouverai-je ? cria-t-elle.

Walrusleone se retourna, fatigué et l’estomac dans les talons.

-          Vous n’y reconnaissez pas la Nordzee ? 

-          Nordzee ? Le vrai nom de Marion Cotillard est Marion Nordzee ?

-          Noooooooooon ! dit-il d’un ton brusque.  La Mer du Nord ! Pas l'Amère d'Honor !  Je pensais que vous parliez 6.000 langues ! Et puis d’ailleurs, la femme, là-dessus, c’est elle aussi une flingueuse !

L’Adrienne connut une envie féroce de sortir sa flingue, mais se retint.

-          Comment vouliez-vous que je reconnaisse le visage sur la photo ??  Est-ce bien la flingueuse TOKYO ?

-          Voilà, dit-il.  Mais vous me décevez là, pour la première fois de tout jamais.

-          Pourquoi ça ? demanda L’Adrienne, regrettant encore sa flingue.

-          Passe que…

-          Oui ?

-          Passe que…elle est des vôtres...une Tatie flingueuse, ça ose tout.

-          Oui, et ?

-          …et c’est même à ça qu’on les reconnaît !

Sur ce, le mafioso affamé et affairé repartit avec ses deux cleb’s aux clop’s garde-du-corps, et L’Adrienne, Tatie flingueuse quatre étoiles dans le Guide Flinguelin, savait [NB : au contraire de moi] ce qu’elle devait faire la semaine prochaine…

À suivre.

11 juillet 2020

Pourtant, la mer est belle ([ Fabrice ])

 

 

L'azur est un royaume où les rêves s'achètent
Au prix d'une existence acculée aux écueils,
D'une vie en sursis que les vents déchiquettent
Sur la houle taillée en milliers de cercueils.

Pourtant, la mer est belle.
Pourtant, le ciel est chaud.
L'espoir, une chandelle
Qui brille fort et haut.

L'azur ouvre les bras. Comme Saint-Pierre, à Rome ;
Saint-Pierre et tous les saints qui fermeront les yeux
Quand les mortels bien nés croqueront dans la pomme
De leur indifférence, ou diront faire au mieux.

Pourtant, la mer est belle.
Pourtant, le ciel est chaud.
L'espoir, une chandelle
Qui brille fort et haut.

 

Migrants dessin : Capdevilla

 

L'azur n'est qu'un mirage, un passeur qui fabule,
Un vautour écumant les rives de l'enfer ;
Il s'efface, repu, devant le crépuscule
Qui pousse les rafiots aux portes de l'hiver.

Et si la mer est belle
Dans les reflets du soir,
Le Pré de l'Asphodèle
Vient d'enfermer l'espoir.

 

Le défi du samedi 619

 

 

03

4 juillet 2020

Cadet Russell a droit à une chanson (Joe Krapov)

Cadet Russell


LA CHANSON DE JACKIE

(se chante sur l'air de "La Chanson de Jacky" de Jacques Brel)

1
Même si un jour à Knokke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Clébard pour femmes finissantes

Même si j’leur chante " Mi Corazon "
Avec la voix bandonéante
D'un Dalmatien de Carcassonne

Même si on m'appelle « vieux corniaud »
Que je brûle mes derniers feux
En échange de quelques cadeaux
Madame Madame yé fais cé qué yé peux

Même si je m’gave de Canigou
Pour mieux parler d’futilités
A des mémères décorées
Comme le Saint-Guibert de Gembloux

Je sais qu' dans ma soûlographie
Chaqu’ nuit pour des Docteurs Pangloss
J’leur chant’rai la chanson molosse
Celle du temps où je m'appelais Jackie

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois

2
Même si un jour à Neufchâteau
Je deviens roux comme un chow-chow
Cerclé de chiennes languissantes

Même si lassé d'être aboyeur
J'y sois devenu maître chanteur
Et qu’ce soient les bipèdes qui chantent

Même si on m'appelle le boxer
Que je vende des produits de niches
Du porto fait près de Dinant
De vrais bichons de faux caniches

Que j'aie une banque à chaque patte
Et une patte dans chaque pays
Et que je lève des crédits
Je sais quand même que chaque nuit

Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de chihuahuas
J’rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où j’ m'appelais Jackie

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois

3

Même si un jour au Paradis
Je devienne comme j'en serais surpris
Husky pour femmes à ailes blanches

Mêm’ si j’joue d’la pédale Wah Wah
En regrettant le temps d'en bas
Où c'est pas tous les jours dimanche

Même si j’pose à côté d’mon père
Çui qui s’prend pour un rottweiler
Entre clebs fou et chien de garde
Même si mon bipède se barbe

Même si toujours trop bonne pomme
Je m’crève le cœur et l’ pur esprit
A vouloir balader les hommes
Je sais quand même que chaque nuit

J'entendrai dans mon Paradis
Les épagneuls et les cockers
Me chanter ma chanson d’ naguère
Celle du temps où je m'appelais Jackie.

Refrain
Faire une heure, une heure seulement
Faire une heure, une heure quelquefois
Faire une heure, rien qu'une heure durant
Le beau, le beau, le beau et le con à la fois.
 

4 juillet 2020

Don Walrusleone et les Taties flingueuses (joye)

Épisode premier :  Amenez-moi le grisbi que je le touche… 

saga d'ete

C’était dans le bon vieux temps quand la mafia était encore à nous (la cosa nostra, quoi) et quand les chimistes ne se plaignaient jamais de leur boulot. (Oui, une époque lointaine, je le sais.)

S’ils ne se plaignaient jamais de leur boulot, c’est qu’un chimiste, ça peut faire boum ! s’il pleut ou s’il fait beau. Peu importe, le gaz dans l’eau, ce n’est pas un problème, au moins pour ceux qui savent faire des maths.

Or, Don Walrusleone était un de ces gentlemen-chimistes, autant qu’on pût savoir [exact, c’était aussi le genre de type qui inspirait l’imparfait du subjonctif]. Ce que l’on ne savait pas, c’est que c’était le chef de ce gang notoire des flingueuses.

La plus connue de ces flingueuses était L’Adrienne de Delabelgique. Une linguiste accomplie, l’Adrienne savait lire et écrire parfaitement six mille langues.  Quand elle n’était pas occupée à flinguer, elle voyageait beaucoup et elle écrivait comme un rêve.  Alors, on n’aurait jamais cru que c'était une flingueuse par excellence, parce que, en principe, les flingueuses n’ont pas la parole facile, c’est pour cela qu’elles flinguent. Pour s’exprimer.  Comme son associé, le gentleman chimiste, elle cachait bien son jeu à elle, qui était, bien sûr, le Scrabble.

Un jour, Walrusleone et l’Adrienne devait se rencontrer afin de…non, je ne peux pas vous le dire, c’est un secret et si je le dévoilais, je serais très certainement flinguée...  On dirait seulement qu’il fallait qu’ils se rencontrent. Alors, ils se donnèrent rendez-vous au célèbre Warandepark à Bruxelles (belle capitale pour un crime). Non, je ne sais pas ce que le nom Warandepark veut dire, il faudrait demander à l’Adrienne, la linguiste. (et non pas à l’Adrienne la flingueuse).

Oui, vous allez me dire que ce n'est pas ce parc-là sur la photo, et c'est sans doute vrai, mais c'est quoi une saga d'été sans fausses pistes, je vous le demande, hein ?

Parce qu’ils ne s’étaient pas encore rencontrés dans la vraie vie, comme on dit sur l’Internet, Walrusleone décida d’amener deux chiens afin qu’elle le reconnaisse tout de suite. Alors, non, les deux chiens sur la photo ne sont pas des flingueuses. Ce sont des chiens. Les chiens ne flinguent pas. C’était alors le meilleur des ruses pour un chef de mafia notoire et dangereux, quoi.

L’Adrienne s’approcha du banc où se trouvait son complice.

-          J’ai connu une Polonaise…aborda-t-elle le monsieur.

-          …qui en prenait au petit déjeuner…répondit celui-ci.

-          Ouah !  disait le premier toutou.

-          Ouah Ouah ! disait l’autre. (l'autre chien, pas la flingueuse, hein ?)

Et puis, tous les quatres souriaient…néfastement.

Bref, c’était comme ça que commença l’aventure de cet été 2020.

À suivre…

20 juin 2020

CONFÉRENCE SANS DÉFÉRENCE SUR LA CONFITURE ET LA DÉCONFITURE (Joe Krapov

DDS 616 Einstein

Rien de tel que la langue pour vous faire sourire. Je ne parle pas ici de l'organe qu'il faut tourner sept fois dans sa bouche avant de dire quand même une bêtise - encore que la photo sur laquelle Albert Einstein tire la sienne n'est pas vraiment triste - mais bel et bien de ce corpus de phonèmes sans logique dont nous nous servons pour communiquer les uns et les unes - surtout les unes ! - avec les autres.

Considérons par exemple le préfixe "dé-". Dans faire-défaire, construire-déconstruire (ou truire-détruire) il semble signifier une idée de contraire, de retour à l'état primitif d'une situation.

"Défaire la nuit ce que j'ai fait le jour, cette magnifique tapisserie qui représente une citoyenne solesmienne qui prépare des confitures, c'est comme détricoter, ça me met les nerfs en pelote." Pénélope Fillon.

Mais cela n'a rien de systématique, surtout si on prend l'exemple de gommer-dégommer :

"Quand Hergé gomme Tintin, s'il a appuyé fort avec son crayon 4B on peut encore voir le contour du personnage sur la feuille, surtout s'il a grossi un peu le trait comme dans « Tintin au Congo ». Par contre si c'est un sniper qui dégomme le bonhomme il ne reste que dalle. ». Joe Krapov.

Justement dalle et dédale n'ont rien à voir ensemble sauf si c'est Béatrice Dalle qui sort du dédale et réclame un casse-dalle.

La déconfiture et la confiture ne se situent pas sur le même plan mais sont cependant assez proches. Etre englué dans le marasme, avoir la poisse, ne pas avoir de pot ou essuyer un échec vous mène à la déconfiture. On peut dire alors que vous êtes dans la panade, ce qui ressemble beaucoup à ce mélange cuit de cinq kilos de fruits (ou légumes) par jour. En mai 1940, nous n'avons pas bâclé la débâcle. Mais que pouvions nous faire contre cette débauche de b... de soldats allemands qui déboulaient comme des boulets, contre les patrouilleurs pas rouillés qui nous ont dérouillés ? On a eu beau invoquer les mânes de Déroulède ça n'a pas marché comme sur des. Il faut dire que depuis le traité de Versailles on était bien brouillés et qu'eux se sont mieux débrouillés que nous.

Mais à la Libération, que de délibérations pour, délivrés, trier le bon grain de l'ivraie ! Passons là-dessus si vous le voulez bien.

Comme rien ne s'oppose à la nuit les amateurs de camping chercheront cet été la détente sous la tente. Après le déjeuner Germaine débarrassera la table que Vegas, qui ne s'embarrasse pas de scrupules ne barrasse jamais vu que ce verbe n'existe pas.

Puis ils iront se dégourdir les jambes tandis que les dingues ourdissent des complots.

J'aime bien aussi cette phrase à propos des vacances :

"Les Québécois gobillent des moules-frites chez le dépanneur puis après ils s'étonnent de vomir des trucs pas nets."

Si vous faites connaissance de la licatesse, si vous avez l'adresse de la liquescence, faites-moi signe ! Ca me permettra de commettre des délits dans un lit ou de faire des dégâts dans celui de Lady Gaga.

Je ne saurais terminer cette promenade littéraire dans mon vocabulaire sans évoquer les rapports du préfixe dé- avec le préfixe con-.

Malgré les diktats de Twitter qui dénombre et décompte le nombre de lettres de vos mots, il est de plus en plus difficile de prendre une décision avec concision.

DDS 616 Vénus de Milo

Pourtant il est urgent, mes chers administrés, d'installer un contournement du collège de jeunes filles filles de Combourg si on veut éviter les débours liés au détournement de mineures. A moins de considérer que la prison est un contenant pour détenus, de juger que le confinement nous a dégrossis même si nous avons pris 2 kilos sept en moyenne.

Allons, il est temps que j'arrive à la conclusion pour que je déglutisse et cesse de déblatérer - oui c'est con le chameau blatère, mais pas moi !

Laissons Mozart écrire des stances à Constance ! Peu importe si Proust débraie dans les rue de Combray, si nos congénères dégénèrent vénères, si, suite aux pressions, le ministre qui a touché des commissions est poussé à la démission après ces compromissions et entame une dépression, peu nous chaut qu'il y ait eu défection dans la confection de masques!

Il est juste temps de retourner au Louvre pour revoir la Vénus de Milo et ses hanches faites au tour car ses jolis contours méritent le détour. Et la Joconde n'est pas gueulasse non plus !

Telle et ma position. Je vous remercie, monsieur le commissaire, d'avoir enregistré ma déposition, vous êtes de bonne composition mais je vois à la décomposition de votre visage que vous allez sortir fort déconfit de ce Défi du samedi. Eh bien ma fois tant pis, je n'en éprouve, pour ma part, aucun dépit.

 

4 juillet 2020

L'été est un jeu (Kate)

 

WA

"Regarde avec tes oreilles"

Shakespeare, Le Roi Lear

 

Indéfinissable

Et parfaitement aimable

Le parfum de la dame en noir

Surgi de nulle part

 

Le roi blanc

Par ses élégants

Canidés

Bien protégé

 

A frémi

Puis blêmi

Désarçonné

Tétanisé

 

Ses animaux

À l'odorat développé

L'avait flairée

Sans un mot

Elle s'est avancée

La partie a gagné

 

L'été est un jeu...

d'échecs

gagne l'un des deux,

il faut faire avec !

W2

"Inquiète est la tête qui porte une couronne"

Shakespeare, Henri IV

 

(photos de l'auteur, juin 2020)

 

 

 

27 juin 2020

Une droguerie est une drôle de chope (joye)

plumeau

À la droguerie du Cygne, j’ai acheté une pince-érigne.

(pour mieux dire adieu à mes ciseaux indignes)

droguerie de la craffe

À la droguerie de la Craffe, j’ai acheté une agrafe.

(c’était pour clouer le bec à ma girafe)

verhaeghe

À la droguerie Verhaegue, j’ai acheté un bobsleigh.

(j’avoue que le tout m’a rendue bien bègue)

droguerie jeanne d'arc

À la droguerie Jeanne d’Arc, j’ai acheté un antiquark

(pour offrir à Kéfir qui a crié « Niark ! Niark ! »)

marais

À la droguerie du Marais, il n’y avait rien qui rimait.

(alors, je suis rentrée…bouche-bée….à Chimay)

chimay

 (TCHIN !!!)

27 juin 2020

Drogstoriste (Kate)

 

Aux Champs Elysées

Il y a tout c'que vous voulez

Michel

Excelle

Drogstoriste

Un peu droguiste

Son père est poinçonneur

Son frère vendeur

Son voisin

Tient un pressing

0 2

Il connaît la grande Zoa

Travestie dans son boa

Tiens ça fait "dring !"

Son tonton

Répond au téléphon

C'est sa mère

Qui est caissière

Au Grand Café

Ils ont débarqué

Eux et leurs vestes

 

 

 

 

 

 

Leur amitié

Manifeste

(photo de l'auteur, juin 2020)

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