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Le défi du samedi

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1 octobre 2011

Le docteur (Venise)

Le Docteur :   « Vous n’êtes plus un gamin, personne n’a le droit de vous juger !!

Le canard (adepte de la méthode Coué) : « ça va marcher, ça va marcher, Je ne suis plus un gamin «

 Canard

Le Docteur : « Vous m’avez l’air confus vous avez bu ?

Le Canard : « juste une petite bière pour fêter l’événement. »

Le docteur : « vous n’avez pas besoin de vous dissimuler sous cette perruque Un canard vous êtes un canard vous resterez !! »

Le canard : vous parlez en spécialiste docteur en clignant d’un œil complice

Le Docteur : « fermez votre bec impur misérable succubes ! »

Le canard : je m’en vais !si on peut plus parler entre confrères

Le docteur (sue à grosses gouttes) : « difficile avec vous de poser un diagnostic !  Vous n’entendez pas les questions et celles que vous entendez vous ne les comprenez pas !! ! »

Le canard (jetant un verre d’eau à la figure du docteur et lui criant) : « Retourne en enfer toi et ta soutane !!»

Le docteur : vous m’avez bousillé le genou en me fonçant de sous espèce de crétin !!

Le canard : on aime plaisanter à mon âge c’est le retour en enfance !! Vous allez leur dire la vérité docteur,

Le docteur : « non ça va provoquer une panique générale

Le canard :  « ils vont tôt ou tard découvrir la vérité !

Le canard quitte le cabinet du médecin et tire sa révérence.

À la fenêtre le médecin le tire dans son viseur et  tire le canard.

Le médecin avait passé son bac avec un taux critique de 75% d’impasse sur l’échelle des glandeurs, mais c’était un tireur d’élite et Noël  arrivait bientôt.

Au repas de Noel Madeleine la compagne du médecin glandeur lui dit : Mais qu’est ce qui t’as pris ? c’était un patient !

Le Médecin ouais ! je ne pouvais pas prévoir la prothèse !!

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1 octobre 2011

Mon petit canard (Ristretto)

Dans le quartier chic de Duck Key, le docteur Campbell  officiait paisiblement depuis dix ans.

Las de courir la campagne à toute heure du jour ou de la nuit, il avait choisi cet endroit paradisiaque de Floride  pour finir sa carrière.

 

Bien sûr, une certaine  monotonie s'était installée. Renouvellement d'ordonnances pour les personnes âgées, soigner les coups de soleil ou les dérangements intestinaux des touristes et aussi quelques  certificats médicaux pour les activités sportives dans les clubs alentour.

Un secrétariat externalisé lui prenait ses rendez-vous, et tous les matins il recevait par mail la liste de ses patients du jour.

Ce samedi un nom l'interpella à 14 heures M. Streicher. Un étranger de passage sans doute. Pourtant, il avait le sentiment de le connaitre. il refoula cette pensée ridicule et commença ses consultations de la matinée.

 Après un déjeuner frugal à la brasserie du Coureur Indien, juste au coin de la rue, il revint à son cabinet avec empressement. Une impatience inhabituelle le taraudait.

Il ouvrit la porte de la salle d'attente, surpris de n'y voir qu'un canard perché sur une des chaises, il s'apprêtait à rebrousser chemin lorsqu'il entendit  " Bonjour docteur Campbell, j'ai rendez vous à 14 heures, peut être suis je en avance ?"

 Se cramponnant à la poignée de porte, il inventoriait divers diagnostics  possibles " hallucinations visuelles et  auditives.. surmenage ? stupide il menait une vie régulière. Intoxication ? il avait diner hier au soir dans un restaurant japonais - le poisson ? les champignons ? .. " ..

 - Ne cherchez pas Docteur, vous êtes en parfaite santé dit l'anatidé. Je suis un canard savant. De fait cela peut surprendre un homme ordinaire, mais vous n'êtes pas un homme ordinaire cher ami.

Auriez vous la bonté de me recevoir, nous avons beaucoup de choses à nous dire.

 M. Campbell s'assit sans mot dire, étrangement détendu.

L'extraordinaire canard s'était posé sur le bureau, tout près de lui et lui murmura à l'oreille :

 - J'ai parcouru bien des kilomètres pour vous retrouver, papa !

1 octobre 2011

quoi de neuf docteur ? (titisoorts)

 -bonjour Docteur .
- Oui, Bonjour, je suis assez intrigué, de vous entendre parler.Un canard qui parle.
- He bien, j'ai des maux qui me bloquent ,j' ai tant à dire. Je présume, que je m'allonge sur ce divan.
- Je vous en prie.
- Voilà, tout à commencé, lorsque mes parents ont vouluent que j'aille à l'école. J'ai subi toutes sortes de railleries, de moqueries " on va te bouffer" ou bien, le grand jeu était à celui qui m'arracherait le plus de plumes.
- Vous étiez la bête de foire, un canard qui parle.
- Oui d'accord, mais je pensais, que vous, les hommes avaient fait la part des choses.Vous avez pourtant aimé un canard qui parle.Mon grand père était connu de tous, Saturnin. Lui, il a reussit, c'était une vedette, vous étiez aux petits soins pour lui. Mais comme toutes les stars, il n'avait plus de moment à lui, un autographe par ci, une photo par là, une plume en souvenir.Il a fini par se terrer, ne plus sortir. Je  n'ai pas voulu de cette vie, alors j'ai fui. Je suis parti à l'aventure, droit devant, découvrire le monde, de mes propres ailes. Et c'est à ce moment là, que je vous ai découvert, vous les humains. Je traversais les villes, à la tombée de la nuit, et, dans les vitrines, je voyais du foie gras, mon foie, ma carcasse. Imaginez, vous vous balladez dans une ville et là vous y voyez des cuisses humaines confites, du foie,des morceaux de viandes, votre propre corps. Je ne le supportais pas. A travers la vitrine, d'une librairie, je voyais des recettes de cuisines pour me préparer à l'orange, photos à l'appuis.Cuisinez à la graisse de canard ! vous voulez que vous récupere vos déchets de liposuction et que je fasse cuire vos frites avec. Il y a aussi la reine de coeur, la sorciere, l'ogresse, lorsque je la voie à la télévision, j'en ai peur: c'est Maïthé de Rion des Landes, un coup de hachette par ci, un autre par là.J'en ai les plumes qui se relèvent. Il y a aussi une chanson, je vous débite tout d'un bloc docteur, donc, je disais qu'il y a aussi une tête que je voulais mettre à prix (wanded)c est celle de J.J Lionel, le chanteur de la danse des canards. Je n'en peu plus de l'entendre, qu' on lui tords le cou. Un jour, dans mon périple, je me suis approché d'une ferme, et là, j'ai vu des canards de basse cour. Je voulais juste discuter, en savoir un peu plus sur eux. ils ont commencé à m'attaquer, avec leur bec puissant. Ils arrivaient tous sur moi, je commencais à paniquer, j'ai regardé autour de moi, rien, rien pour se défendre ,pas un outil, pas de quoi casser, trois pattes à un canard. Alors ,comme je fais dans ces cas là, je fuis. J'avais peur. Peur surtout des poulets, une nuit, je dormais non loin d'un clochard, dans une maison en carton, moi, le roi du duvet. J'avais froid et faim. Heureusement, je leurs ai toujours échappé, d'autres, n'ont pas eu cette chance, toutes les semaines, je voyais dans les journaux " le carnard enchaîné." J'étais toujours à me mefier, J'avais l'impression d'être comme l'histoire que me racontais mes parents le vilain petit canard, jamais à sa place. Un mois, je me suis caché dans un parc, au milieu, d'autres canards dans une mare. Une dame venais me donner à manger tous les jours . Elle semblait seule et triste, j'ai fait le pas, je suis allé lui parler, apeurés tous les deux. Depuis, je vis chez elle, nous nous tenons compagnie, je la sens heureuse, heureuse de pouvoir partager sa vie, même si c'est avec un vilain petit canard, et moi je suis bien.
1 octobre 2011

C comme canard (Adrienne)

En ouvrant la porte de communication vers la salle d’attente, ce lundi en début de soirée, le docteur L*** jeta un œil fatigué vers la rangée de sièges disposés en face de l’étagère aux magazines. Il y avait là déjà cinq personnes : trois habitués et une dame avec un enfant qui toussait. Il leur fit un salut rapide, de la tête, puis dit son rituel :

- C’est à qui le tour ?

Il vit que tous les regards convergeaient vers sa gauche : sur le siège du côté de la porte de son cabinet était assis un canard. Un beau spécimen mâle de canard colvert, qui sauta de la chaise en un seul coup d’ailes et s’approcha de lui en se dandinant :

- C’est à moi !

Avait-il réellement entendu ces mots ou était-ce le fruit de son imagination ? Le manque de sommeil, la fatigue accumulée de ces longues journées de travail, ces kilomètres de route, ces appels la nuit, tôt ou tard ça se paie, il était bien placé pour le savoir. D’ailleurs, il ne laissait plus à Parpalaid, son ami et confrère, l’occasion de l’ausculter : il avait trop peur de ce qu’il pourrait entendre.

 Il tenait toujours la porte ouverte en regardant ses patients d’un air un peu hébété mais aucun ne réagissait : seul leur magazine, pourtant vieux de bientôt deux ans, semblait les intéresser, et sur les genoux de sa mère, l’enfant geignait entre deux quintes.

Il referma la porte de communication, fit le tour de son bureau pour s’asseoir à sa place et constata que le canard était déjà installé sur le similicuir d’un des deux sièges en face de lui. Avec l’air expectatif du patient qui est prêt à raconter son histoire. En tout cas, c’est ce qu’il crut voir dans la pose de l’oiseau.

- Que puis-je faire pour vous, demanda-t-il, bien décidé à ne plus s’étonner de rien. Au plus tôt ce canard serait ressorti de son cabinet, au mieux ce serait, pensa-t-il. La lassitude, il en aurait juré, lui donnait des visions.

- Voilà docteur, fit la bête d’une voix presque humaine. En fait, ce n’est pas pour moi que je suis là, c’est pour mes colocataires. Il faut absolument que vous veniez en consultation à notre domicile.
Je vous aurais bien téléphoné, pour ne pas vous faire perdre du temps dans votre cabinet, mais vous comprenez qu’il m’est assez difficile de former les numéros. Pourriez-vous venir lundi matin ? C’est assez urgent.

1 octobre 2011

consultation hors normes (Zigmund)

consultation hors normes

-"Le véto c’est à l'autre bout de la rue"  ai-je marmoné en voyant le trio  improbable entrer dans mon cabinet.

- Mais, docteur, c'est le véto qui nous envoie et nous avons pris rendez vous pour Hadrien .

-Quoi ? Hadrien Derien …c’est … ça ? j’avais flairé la blague en regardant le nom sur l'agenda …

-écoutez docteur c’est sérieux : Hadrien est le clou de notre spectacle …

-et qu’est ce qui vous fait croire que je soigne les canards colvert ?

-ben , l’an dernier vous avez déjà soigné le cheval de notre petit cirque…

-je me souviens, ça avait été hippique …euh pardon épique…Bon alors ce canard ? j’en fais quoi ? il a besoin de lunettes ?…

-ben... peut être, parce qu’il se cogne  partout , et s’il voit mal , nous on est mal parce qu’il mène les autres  canards pour une chorégraphie

-la danse des canards I presume ?

-non docteur le lac des cygnes, soyez chic, tout le monde sait que vous aimez l’ophtalmologie vétérinaire…

-oui mais là c’est chaud pour lui faire une skiascopie et après, pour les lunettes, on va rigoler...

SKiascope------ancien

Désarmé, j’ai donc saisi mon skiascope, réduit la fente lumineuse au maximum … le volatile se tenait coi(heureusement pour lui ! ) j'ai intercalé mes réglettes de verre, ombre en masse à – 3 … l’est  myope le bestiau…le fond d’œil semble normal...le dépistage du glaucome c'est impossible ici (la conscience professionnelle a des limites)

"Bon, les amis,  pour les lunettes,  j’ai une idée : vous récuperez un chaperon de fauconnerie *,  vous faites découper le cuir  et vous demandez à l’opticien de se débrouiller pour incorporer de chaque côté un verre de –2  et vous lui dites de faire au mieux pour le centrage, je sens qu’il va adorer la blague l’opticien …il va encore dire : qu’est ce que c’est que cette vraie connerie ?"

 

*un skiascope est cet instrument qui sert à déterminer la puissance des verres à prescrire(en particulier pour les bébés, les enfants, et ça marche aussi sur les animaux )

** un chaperon c’est un masque de fauconnerie photo empruntée àchaperon

http://dp.mariottini.free.fr/carnets/dubai/rapaces/chaperon.htm

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1 octobre 2011

N'EST-CE TORT QUI VEUT (Joye)

Le canard savant me semblait bien portant et ne présentait aucun des signes habituels d’un problème de santé.

Avant de parler avec lui, je fis un bref  bilan visuel du patient :

  • Peau rèche ?  Non.
  • Lèvres/ongles bleuâtres ?  Non.
  • Pouls rapide ou irrégulier ? Non.
  • Yeux jaunâtres ?  Non.
  • Anormalités évidentes ?  Non.

Je commençai alors l’entretien oral.

- Alors, monsieur Dafí…

- C’est Duc.

- Vous êtes un duc ?!?

- Non, mon nom de famille, c’est Duc. Dafí, c’est mon prénom.

- Ah, excusez-moi !  Je corrigeai le nom sur le dossier.

- Pas grave.

- Bon, continuons. Pourquoi est-ce que vous consultez ?

- Ben, voyez-vous, par-dessus de mon aile, je perds mon sang.

- Ah bon ?  Montrez-moi exactement où vous avez mal, s’il vous plaît.

Il leva l’aile droite et, visiblement, il y dégoulinait du sang. Le noir de ses plumes avait caché cette évidence pendant le bilan visuel. Je notai.

- Mais ! Comment cela s’est-il produit ?

- Le fils du roi chassait sur l’étang derrière de chez moi. Il me visa.

- Il ne vous a pas tué, c’est quand même ça ! je lui dis en gribouillant mes notes. Malheureusement, il n’y avait pas de cases à cocher pour décrire sa situation.

- Non, il tua mon copain.

- Ça alors ! Et vous avez téléphoné à la police ?

- À votre avis ?

- Ah non, euh…je vois…  Je me raclai la gorge et pour cacher mon embarras, fis semblant d'encore écrire.

- Alors, monsieur Duc, il va falloir que vous voyiez un chirurgien.

- Vous ne pouvez pas m’aider ?

- Non, hélas, vraiment pas. Je hochai la tête.

- Et pourquoi donc, vous n’allez pas au moins me laisser mourir dans mon coin !

- Monsieur Duc, je ne peux rien faire pour vous !  Vous voyez bien, je ne suis pas chirurgien, je ne suis que canardiologue…

- Ah, me regarda-t-il avec mépris. Mais votre cœur à vous n’y est pas ?

- Bien vu.

- Vous êtes opticien ?

- Non, pourquoi ?  

Ses petits yeux brillaient étrangement. J’écris encore mon observation sur son dossier. Le canard attenda que je finisse d’écrire et puis me fit, brusquement :

- Vous connaissez alors le nom d’un chirurgien ou pas ?

- Je pense bien, je vous file l’adresse de mon ami Mégret.

- Mégret de Canard ?

- Oui ! Vous avez entendu parler de lui ? 

- Vous vous fichez de mon bec ?

- Mais non, je vous assure, monsieur Duc…j’adore les canards, j’en connais plusieurs à Orange, ce sont des individus délicieux…

En ce moment, je pensais bien que mon patient allait me rentrer dans les plumes, Je pris hâtivement mon petit bloc-notes, mais avant de pouvoir lui noter l’adresse de mon collègue, je vis partir mon patient sur ses deux pattes encore boueuses.

Je regrettai. Je n’aurais pas dû le laisser partir comme ça, il n’était vraiment pas dans son assiette.

Le pire, par contre, c’est qu’il prit le dernier Canard enchaîné avec lui et nous ne sommes que jeudi.

1 octobre 2011

Le médecin magret lui (Sebarjo)

Le Médecin magret lui

 

Cette nuit j'ai fait un rêve étrange. J'étais médecin. Malgré moi. Rien que ça, c'est vraiment bizarre.

J'exerçais loin de mes terres natales puisque j'avais installé mon cabinet aux pieds de grottes préhistoriques, en plein cœur du Périgord noir.

Tout cela semble à peu près normal... Le plus surprenant arrive.

J'étais assis à mon bureau de consultations, l'air paisible du type qui n'est jamais malade (l'air médecin tout simplement) tout en écrivant sur un papier d'ordonnance des phrases illisibles.

A un moment, je me lève pour aller chercher mon nouveau patient qui devait trépigner. Et là, grosse surprise en ouvrant la porte.

Mais c'est un canular ! M'écriai-je.

Non, un canard, me répondit l'individu qui se trouvait en face de moi.

Et effectivement, c'était réellement un gros canard bien grassouillet qui me faisait face et qui de surcroît, me parlait...

Je compris alors que j'étais bel et bien plongé dans un songe profond.

Je lui demandais alors ce qu'il voulait et voici ce qu'il me répondit, en chantant :

Y'a eu la Danse des canards
Maintenant y'aura le Rock des oies
Car on en a marre (à canards !)
De se faire engraisser dans la joie
Qu'on dise quoi qu'on fit (de canards !)
Ça nous gave grave, foi de canard !

Un deux
Un deux trois

C'est le Rock des oies
Qui en ont marre de faire du foie gras
C'est le Rock des oies
Qui en ont marre de tout ça

 

On fait la grève de noël
On veut plus trôner
Dans la belle vaisselle
On a décidé de danser
De chanter pour se révolter


Un deux
Un deux trois

C'est le Rock des oies
Qui en ont marre de faire du foie gras
C'est le Rock des oies
Qui en ont marre de tout ça

 

Ça au moins, dans un rêve comme ça, on se marre ! C'est sûr, on est loin du cauchemar ! Et ça m'en bouchait doublement un coin... Mais ce rêve avait beau être complètement f(l)ou, je lui demandais :

-Elle est bien jolie votre chanson, mais que puis-je faire pour vous et vos oies blanches, moi qui ne suis qu'un pauvre médecin de campagne ???

-Docteur, j'ai besoin de vous. Je crois que je suis en train de filet un mauvais coton, bien magret moi... J'ai le gésier dans les pilons ou inversement. Ça me plie en deux à un tel point. Je suis obligé de marcher avec une cane ! Je digère mal comme si j'avais un cou dans l'aile. Et ça m'énerve ! Il faudrait me palmer !!! Eh oui, je crois que je fais une crise de foi(e) car j'en ai assez qu'on prenne les canards sauvages pour des enfants du bon dieu !

 

1 octobre 2011

Méfiez-vous des caramels mous (Célestine)

Méfiez-vous des caramels mous...
Par Célestine

Connaissez-vous ces blagues idiotes que l'on trouve dans certains caramels mous ?

Mon fils, du haut de ses sept ans triomphants, me posa un jour ce dilemme crucial, la diction légèrement enzozotée par sa friandise :

« Papa, écoute : dans la série « les soix impossibles » : préfères-tu, toute ta vie, être suivi par trente canards, ou avoir des zambes en mousse ? »

Je croisai son regard d'un bleu candide. Le caramel baignait ses dents, dont trois manquaient encore à l'appel, dans un jus marron de bave collante, lui donnant un sourire béat un peu répugnant de Quasimodo. Il attendait visiblement une réponse.

-Euh...Ze soisis...pardon je choisis... les trente canards ! lançai-je un peu vite, avec un faux air sérieux, cachant mal mon envie de me débarrasser de mon importun gamin. C'est que j'avais du travail, moi!


C'est ce jour-là que j'aurais mieux fait de me casser une "zambe". Au moment exact où j'ai ouvert la porte de la salle d'attente...

-Docteur Martinot ? a dit une voix. Une étrange voix nasillarde.

Je regardai ahuri les chaises vides, quand un palmipède émergea en claudicant de sous la table basse.

-Ce n'est pas trop tôt ! dit-il, n'attendant pas que je l'invite à pénétrer dans mon cabinet.

Je m'épongeai le front.

-Dites-moi que je rêve !

-Mais pas du tout, jeune homme, le rêve étant l'ensemble de phénomènes psychiques éprouvés au cours du sommeil, et par lesquels s'exerce l'activité nocturne du cerveau, il ne saurait être question d'onirologie ici. Vous ne rêvez point.

-Tu parles !

-Mais bien évidemment que je parle. La parole étant le langage articulé symbolique destiné à communiquer la pensée, s'adressant à un interlocuteur pouvant être éventuellement soi-même, et permettant d'exprimer des besoins, pensées, sentiments, souffrances ou aspirations, nous pouvons considérer que je possède ladite parole.

-Je suis dermatologue, je ne vois pas ce que vous attendez de moi, dis-je en reluquant ses plumes d'un beau noir doré.

-Ah ! La dermatologie ! La science de la peau, des muqueuses et des phanères, habituellement associée à la vénérologie...Non, mon derme et mon hypoderme vont très bien, je vous assure, mon derme réticulaire, papillaire, ma membrane basale, mon stratum granulosum...se portent à merveille.

-Mais je nage en plein délire ! Que désirez-vous , à la fin ?

-Délire...perturbation globale, parfois aiguë et réversible, parfois chronique, du fonctionnement de la pensée...Désir...effort de réduction d'une tension issue d'un sentiment de manque...

-Ça suffit ! hurlai-je excédé.Vous me faites perdre mon temps !

Je sentais la sueur inonder mon front d'eau glacée.

-Voilà que je parle à un canard, et en le vouvoyant en plus...non mais ça va pas, moi...

-Perdre votre temps ? Voulez-vous dire ce concept développé par l'être humain pour appréhender les changements du monde, ou bien l'ensemble des conditions physiques des basses couches de l'atmosphère à un moment précis et en un point précis ?

-Tu vas me faire le plaisir de dégager d'ici, Saturnin, et rapidement ! dis-je en attrapant l'emplumé qui me mordit cruellement à la main gauche.

-Aïe!

-Sachez monsieur, que je ne suis pas un canard ordinaire ! Je suis un fuligule à collier de la famille des Anatidés de l'ordre des Ansériformes. Et vous allez payer votre audace !

Il avait l'air furax.

Il sortit d'un air digne et outragé.On aurait dit une duègne offusquée.

Je me laissai tomber chancelant dans mon fauteuil de cuir noir.

Un silence étrange régnait dans le cabinet.

On sonna.

Je traînai les pieds jusqu'à la porte en massant ma main endolorie.

J'ouvris.

Et je les vis. Rangés en file indienne sur le trottoir. Une file d'attente de cauchemar, un concert de claque-becs caquetants et volubiles.

-Ce n'est pas trop tôt ! dit celui qui se trouvait le plus proche de la porte. Il portait le numéro 29. A côté de lui, le fuligule ricana, avec un regard vénéneux.

 

 Je m'évanouis.




Photo internet

Merci à Wikipédia pour avoir instruit mon fuligule...

Merci à Pierre Palmade pour m'avoir prêté quelques éléments de son sketch que j'adore.

Merci à C*r*mb*r  pour les blagues dans la série "choix impossibles".

 

1 octobre 2011

Fred erre peut-être encore dans les catacombes (PHIL)

J’ai osé regarder un truc à la télé, l’autre jour, complètement idiot. Pourtant j’ai bien ri, parce que je suis bon public. Personnellement, une histoire absurde et des images kitschissimes, ça me convenait parfaitement. Je retombais en enfance, quasiment, enfin disons en adolescence. Imaginez-vus en effer que j’ai regardé « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ». Vous vous rendez compte ? Je sais que mon épouse a du mal, avec ce genre de niaiseries. Moi, à petites doses, j’aime assez. Je ris. Parce qu’il faut bien avouer que cette histoire est complètement crétine. Mais Bernard Blier, André Pousse, Marlène Jobert. Et encore Françoise Rosay en mémé flingueuse. Et Paul Frankeur. Et Robert Dalban. Un casting de régal. Un régal de casting. J’ai ri, je vous dis.

De toute manière, il n’y avait tellement rien sur les chaînes de télé dites conventionnelles, que j’ai consulté les pages suivantes dans le programme. Et je suis tombé là-dessus. J’ai appuyé sur le numéro 8 de la télécommande, et hop. C’est assez inhabituel, hein. Je ne sais pas si vous, mais moi ça me casse saintement les pieds de supporter des interruptions publicitaires et intempestives. Même si le scénario du film est si mince qu’on peut voir à travers. Alors pour ça, la 8, le moins souvent possible. Je suis allergique à la pub. Heureusement que je suis loin d’être un accro de la télé. En plus, ces couillons là, ils nous ont zappé le générique de fin. Seigneur ! Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Je me souviens avoir vu ce film la première fois il y a fort longtemps, je crois que c’était un soir de réveillon. Il y en a qu’on passait devant la télé, chez mes parents. J’imagine avoir été le seul à me délecter de ce monument cinématographique qu’était « Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ». J’imagine que ma mère avait dû se réfugier promptement dans la cuisine, et que mon père et mon oncle avaient continué de s’asséner des vérités politiques digne du café du commerce. Mais bon sang, qu’est ce que j’avais ri.

Comme on le voit, il faut plus qu’un peu d’absurdité pour me décourager. Mais de là à raconter une histoire de médecin auscultant un canard savant… Non, je ne vois pas. Faudrait quand même pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages.

1 octobre 2011

Canard savant (EVP)

Crise de foi

 

-          Entrez, Monsieur ?
-          Saturnin Eider.
-          Je vous en prie, asseyez-vous. C’est joli ce col vert, on dirait un vêtement mandarin. Mais dites-moi ce qui vous amène.
-          Et bien, rien ne va bien fort, et mon moral est au plus bas. Je nasille comme un…
-          Canard.
-          Oui car j’ai le cou farci de bactéries, dès qu’il fait un froid de…
-          Canard.
-          J’ai le bréchet tout rabougri. Je me dandine comme un…
-          Canard.
-          Car j’ai les pieds à 10 heures 10 et un peu palmés en plus. J’ai beau mettre mon duvet de…
-          Canard.
-          Je tremble magret tout. Je fais de la graisse de …
-          Canard.
-          Me dit ma charmante épouse sarladaise, bientôt, il me faudra un manchon de…
-          Canard.
-          Pour me réchauffer les menottes. Mes cuisses sont toutes confites à force d’écrire assis.
-          Mais quel est votre métier Monsieur Eider ?
-          Je suis journaliste à « Gluons et Bosons ».
-          Ah oui ! Un canard très savant.
-          Oui, mais le problème, c’est que l’on vient de pilet la théorie qui maintient l’univers !!
-          Allons, allons, je vais prendre une spatule pour examiner votre gésier, il ne faut pas vous faire de bile, cela pourrait nuire à votre foie déjà bien gras. Dites coin-coin…
-          Ah ! Mais c’est que vous ne connaissez pas les chercheurs, ils vont tout recommencer à calculer. Il me faudra tout réécrire, c’est une barbarie ! Déjà que je n’y comprends goutte !!
-          Tiens, c’est bien ça, mettez donc une goutte d’armagnac sur un canard, avec le café c’est excellent…
-          Et pour le reste, docteur ?
-          Je n’y peux rien mon petit canard…Enfin, évitez quand même le sud-ouest à Noël, on vous prendrait davantage pour un canard sauvage que pour un enfant du bon Dieu !!

 

1 octobre 2011

Des palmes peu académiques (Vegas sur sarthe)


"Entrez Monsieur... ou Madame peut-être... enfin asseyez-vous"
"C'est Monsieur et je viens justement consulter car je ne peux pas m'asseoir"
"Et bien restez debout Monsieur..."
"Monsieur Canard... Saturnin Canard"
"J'ai besoin de votre Carte Vitale, Monsieur Canard"
...
"Voyons ça: Saturnin Canard né à Paris dans le Marais... c'est plutôt marrant ça!"
"Vous trouvez?"
"Un Canard dans le Marais... bref... et vous résidez toujours dans le Marais?"
"Non, aujourd'hui je vis à Sarcelles"
"C'est encore plus marrant ça!"
"Vous trouvez?"
"Hum... et qu'est-ce qui vous gêne pour vous asseoir?"
"Et bien docteur, depuis quelques jours j'ai le croupion en feu"
"Vous avez dû passer à l'orange... c'est drôle ça!"
"Ah bon?"
"Non, je crois que tout vient du fait que vous avez le foie gras...  ça c'est marrant!"
"Vous trouvez? De la graisse riche en acides gras polyinsaturés qu'on qualifie de bon cholestérol... et un taux en vitamines B tout à fait correct, ainsi qu'une quantité de protéines équivalente à bien d'autres espèces! Et je ne vous parle pas du fer!"
"D'où sortez-vous tout ça Monsieur... Canard?"
"Je suis Maître de conférence au service nutrition-diabétologie du CHU de Rouen, docteur... et rédacteur à la rubrique Cancans du Journal Enchaîné"
"Fichtre! Et avec ce bagage vous avez besoin d'un médecin pour un croupion irrité?"
"Docteur, mes compétences s'arrêtent où le côlon commence. Je suis un Maître de conférence qui a mal au cul et j'aimerais avoir votre avis si ça ne vous dérange pas"
"Vous n'auriez pas un peu abusé de la canette?"
"Pardon?"
"Oubliez ça, j'espérais vous dérider... et bien vous allez prendre chaque matin un morceau de sucre imbibé d'eau-de-vie ou de café"
"Que je prenne quoi?"
"Un morceau de sucre imbibé d'eau-de-vie ou de café"
"Au CHU de Rouen, nous avons une expression plus courte pour ça"
"J'ai bien un mot, mais vous n'allez pas trouver ça marrant... comme tout le reste d'ailleurs" 

1 octobre 2011

Le canard médecin (Mamido)

Canard médecin

Le patient est entré, il est passé rapidement devant moi, en disant : « Brrr, il fait un froid de canard, ici ! »

Puis, il a contourné mon bureau et s’est assis dans mon fauteuil.

« Alors, quoi de neuf, docteur ?! Que puis-je faire pour vous ? Je vous trouve la mine blême et le teint jaune… Mais asseyez-vous, asseyez-vous… Et dites-moi ce qui ne va pas. »

 

J’ai obtempéré, me percevant soudain comme un vilain petit canard dans mon propre cabinet médical.

 

L’animal avait l’air si sûr de lui, si à sa place à la mienne que je me suis senti brusquement patraque comme il me l’avait si bien fait remarquer. Et je me suis entendu lui demander, adoptant, dans mon inquiétude, la voix nasillarde du palmipède :

« Que me conseillez-vous, docteur ? »

 

« Je vous sens surmené. Vous êtes trop sensible à ce que vous disent vos patients à longueur de journée… Laissez glisser, laissez glisser… comme l’eau sur les plumes du canard ! » a-t-il ajouté, en ouvrant large le bec, hilare.

« Vous savez, faut pas vous biler, ce que disent ces gens, la plupart du temps, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Allez, rentrez chez vous, installez-vous dans un coin (coin ?) tranquille, pour y lire votre canard préféré. Un bon petit café, un pousse-café, peut-être,  rien de tel que de tremper un canard pour vous revigorer et vous faire prendre la vie du bon côté… Demain, il n’y paraitra plus et vous pourrez reprendre le boulot ! »

 

Là-dessus, il m’a raccompagné jusqu’à la porte, m’a serré la patte et a crié : « Au suivant ! »

 

Sur le trottoir, je me suis dit que Michel Audiard se gourait en déclarant « qu’un canard* c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole ! »

Celui- là était très intelligent et il m’avait piqué ma place.

 

 

  • J’ai triché avec la réplique de Michel Audiard, extraite du film « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages », en fait c’est « Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, etc… » Mais, avouez que « canard », ça allait mieux dans mon histoire, non ?
24 septembre 2011

Défi #161

C'est JOYE, notre Iowaienne préférée qui nous propose ce 161ème défi :

Vous êtes médecin.

En ouvrant la porte de votre cabinet,

vous découvrez que votre prochain patient

 est un canard savant.

CANARD

*

Prenez rendez-vous à

samedidefi@hotmail.fr

Le docteur examinera vos envois par ordre d'arrivée ...

24 septembre 2011

Pour le défi #160

24 septembre 2011

Mets des ailes où tu veux, mais envole-toi !!! (KatyL)

Le BAL à cent balles est ouvert….

J’attends quelqu’un et, en attendant….

Mon col me colle à la peau….mes cils très bien maquillés pourtant me font ciller, car le soleil est éblouissant.

Il faut dire que je viens de lire un livre de Dale, concernant les mécanismes chimiques du système nerveux, et qu’en lisant ce livre je me suis tordu la cheville à cause des dalles disjointes !! ah ! la ! la…

J’attends encore

Je réfléchis à ce que j’ai vu hier à la télé, sacré Fillion ! (notre 1er ministre) ils ont trouvé le filon pour nous faire travailler plus …c’est chouette non ???

Mais le filon d’or ce n’est pas pour nous !!

Les banquiers enfilent  le Gal en accélération constante, ça ma gratte rien que de penser à cela si quelqu’un me voit, il va penser que j’ai la galle !!

J’attends encore..

Je médite encore, sur le label déposé par notre confrérie des fleurs  d’orchidées, je commence à bien les connaître, par exemple le labelle  de cette fleur est d’une beauté exquise et des couleurs renversantes !! comme j’aime ces fleurs exotiques..

J’en ai assez d’attendre malgré mon imaginaire galopant !!

On dit que les femmes font attendre

Que dire de ce mâle qui me fait languir !! J’ai envie de faire ma malle vite fait, mais je prends mon mal en patience il en vaut la peine.

Je respire un grand coup, je ferme les yeux et je revois l’exposition de Claude Mellan ce graveur français, et mêlant d’un coup ma peinture et la poésie j’en perçois l’infinie subtilité, ce sentiment de l’art mêlé à de l’admiration, me ferait presque pâmer de bonheur…

Mais j’attends toujours….

Je me sens molle, il fait chaud, je me suis assise sur un muret un peu ombragé….le sol est recouvert d’une sorte de mollasse, je vais salir mes chaussures de bal !!

Mon teint pâle de vraie blonde ne me permet pas une exposition prolongée au soleil, et je m’énerve à attendre ainsi,

-« Oh ! le sombre individu,  me dis-je ! je vais partir et ne le reverrai plus » !

A cet instant précis sa silhouette m’apparaît au loin , je devine un large sourire et je vois un ENORME bouquet de fleurs dans ses mains…..

Alors je me dis qu’il valait bien cette attente.

Allons valser !

Katy

24 septembre 2011

Sans elle(s) c'est juste ... bad (Joye)

BALADE ou BALLADE


OUI !


Méfions-nous des "L" !


AYEH, JE SUIS MADAME LL !


ET ALLORS ?


Qui n'a jamais hésité devant l'orthographe


QU’IL JETTE LA PREMIERE PIERRE


OU PIERRINE, C’EST SALON…


de ces deux mots homophones ???


J’AI RIEN CONTRE LES HOMOPHONES, MOI.


Alors, pour remettre les "L" à leur bonne place


SINON, COMME LE LARRON SANS CHAUSSETTES,


ÇA VOLERA BAS…


(et pour bien s'en souvenir !)


YÉ M’EN SOUVIENS


PRENEZ–EN NOTES !!!


contez-nous


MAIS MAP, QUAND ON AIME,


ON NE CONTE PAS…


une petite histoire (thème libre) 


MAIS JE THEME DEJA LIBREMENT !


dans laquelle se mêlera Balade et Ballade !


OKETTE !


QUAND ON A LA BALADE DURE


ON LA CHANTE COMME BALLADUR !


 TERMINÉ.


(ET PUIS, QU’EST-CE QUE J’EN SAIS,


JE SUIS AU COLLORADO, MOUÉ)


24 septembre 2011

Participation de Droufn


Boi! je suis balade debuis drois jours abec beaugoup de vièvre, abors vous groyez bien.. Snif!

gue si j'abais deux L à disbosition, ben je m'enbolerai chez le toubib.. (tiens là ça marche)

24 septembre 2011

Bon, on ne va pas la faire longue (Walrus)

... Ni s'arracher les plumes pour un l !

Une ballade, c'est une balade en chanson.

Je sais, c'est con, mais que voulez-vous, on ne se refait pas...

24 septembre 2011

La bal(l)ade d'Oscar et Rosa (Célestine)

 

C'est un matin de pluie brillante que Rosa rencontra Oscar.

C' était un horloger du Bronx, il ressuscitait les pendules

Et les mélodies arrêtées des réveil-matins détraqués

Elle étudiait la politique à l'université du coin

C'est un matin de pluie changeante 

Que ces deux là se sont connus

Il est des hasards lumineux comme des épis de soleil

 

C'est une après-midi brûlante à NewYork au mois de juillet

Que le timide Oscar osa

inviter pour une balade

Rosa aux cheveux flamboyants

Et Rosa a suivi Oscar dans Central Park bruissant de brise

il avait laissé ses horloges pour aller s'asseoir sur un banc

Elle oublia un peu ses livres

Dans le regard incandescent du réparateur de pendule

C'est une après midi brûlante

Qu'Oscar a emmené Rosa

 

C'est une nuit de pleine lune au dessus du pont de Brooklyn

Que dans sa minuscule chambre Oscar a regardé Rosa

leurs deux cœurs battaient la chamade

au son de trois cent vingt tic-tacs

Le satin de leur peau luisait aux néons des publicités

Oscar chantonna sa ballade

A la belle aux yeux étonnés

C'est une nuit de pleine lune 

Qu' Oscar et Rosa ont juré

 

Qu'ils ne se quitteraient plus jamais.

PONT

24 septembre 2011

26 Ballade de balades (Mamido)

Mamido
Village de Ste Croix en Jarez    (photo : (cyclocarte)
www.saintecroixenjarez.com

 

Laissez-moi vous conter la ballade
De mes balades dans le Pilat…

Traverser les digues du Rhône
Se promener au bord des lônes
A la nuit, observer l’activité des castors
Dans leurs terriers de l’île du Beurre
Ecouter le vent souffler dans les immenses peupliers
Où nichent, par dizaines, les couples de hérons cendrés
Au ras de l’eau surprendre le vol d’un martin-pêcheur
Et ensuite seulement, prendre de la hauteur,
Grimper à travers vignes, pour contempler d’en haut,
La majesté d’un fleuve et de ses calmes eaux.

Laissez-moi vous conter la ballade
De mes ballades dans le Pilat…

Pour voir sa chapelle, grimper à St Sabin,
Sur les pentes moussues, à l’orée des sapins
Au passage, découvrir quelques champignons…
Puis, dans les eaux chantantes d’un petit « rigolon »,
Apercevoir, fuyante, l’ombre d’un beau poisson.
Une truite, sans doute, que l’on viendra pêcher
Le lendemain matin, en toute tranquillité.
Enfin, le soir venu, redescendre à Véranne
Pour boire l’apéro, au frais, sous les platanes,
Au cœur du village, sur la petite place,
Où les gens se rassemblent, sur la terrasse
De l’unique café, tenu par deux copines,
Qui distribuent gaiement les bières et les chopines.

Laissez-moi vous conter la ballade
De mes balades dans le Pilat…

Du fond de la vallée, partir de Rive de Gier,
Suivre le Couzon et longer le barrage,
Pour monter jusqu’à Sainte Croix en Jarez,
Un ancien monastère transformé en village.
Après avoir musé au cœur de la chartreuse,
S’être laissé glisser du col de Pavezin,
Aller faire le marché, le samedi matin,
Sur la place des Croix, dans le vieux Pélussin,
Pour finir à Chavanay ou bien à Condrieu,
Le vin de par là-bas y est si merveilleux !

Je pourrais continuer sans fin la ballade
De mes innombrables balades dans le Pilat…
… Mais, pour cette fois,  je vais m’arrêter là !

 

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Le défi du samedi
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