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Le défi du samedi

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12 novembre 2011

Albert (Célestine)

                                                              Albert


Fleurs-sur-Berge, 1961. Ah ! Fleurs !... son école enluminée de chants d'enfants, ses commerces frileux autour de l'église, l'ombre des ormeaux résonnant des éclats de voix des joueurs de boules et des ivrognes.

Son lavoir rendez-vous des cancans, où l'on ravive à l'eau claire et au savon de Marseille l'honneur sali des femmes du village. Et sa boulangerie, dont la lumière veille toute la nuit sur le sommeil des habitants comme un fanal dans la brume.

Enfin, me croirez-vous ? On trouve aussi une jolie mignonne gare que les notables inaugurèrent un jour à grand renfort de cuivres, de clairons et de ruban tricolore.

 Et dans cette gare, il y a Albert. Albert règne sur la gare en uniforme, fier et droit comme un roitelet de théâtre chanté.

Albert est chef de gare. Il n'est aucun sot métier, me direz-vous. Chaque jour, deux trains seulement s'arrêtent à Fleurs. Un dans chaque sens. Chaque jour, bien consciencieusement,  Albert sort son sifflet et sa montre à gousset. « On va voir qui est le chef, ici. »

Albert a, comme on dit, une beauté intérieure, très bien cachée. Autrement dit, ses oreilles décollées et son sourire chevalin et béat ont toujours été la risée au village. Certains disent même qu’il est fou. Mais il s'en fout.

Albert est chef de gare. Il s'en fout, car tous les matins que Dieu fait, dans le train 52, il entrevoit le visage angélique de son aimée. Une jolie brune, en robe légère l'été, l'hiver en manteau de fourrure, qui lui a souri un jour, et dont il ne sait rien, sauf qu'il l'aime comme un fou.

Et tous les matins, ça va faire dix ans, Albert attend qu'elle descende du train. Durant deux minutes trente, son cœur bat comme un fou. Il ressent un bonheur divin, il voudrait danser sur le quai, mais il y a l'uniforme, alors, il sourit benoitement.

Il souffle dans son sifflet en rêvant qu'il la serre dans ses bras. Et tous les matins le train redémarre avec elle. Il s'en fout, Albert. Il sait qu'il y a le train du soir et qu'il va la revoir.

Mais la belle reste assise et le soir, le sifflet siffle sans joie et ressemble davantage à un gémissement. Une longue et tragique lamentation. Mais il s'en fout, Albert. Demain, le train 52 reviendra, et son aimée lui sourira. Il est chef de gare, Albert. Un chef de gare amoureux. Et rien ne saurait entacher son bonheur.

 

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12 novembre 2011

Gare au chef de Gare (Sebarjo)

 

Gare au chef
Au chef de Gare !
Gare au chef
Au chef de Gare !


Quand il siffle, derechef
Tiens, voilà un train qui part.
Ce n'est pas l'aéronef
Malgré tout, quel beau départ.


Gare au chef
Au chef de Gare !
Gare au chef
Au chef de Gare !

 

Ça ne dure qu'un instant bref
Mais c'est un peu son heure de gloire.
Il n'en tire aucun benef,
Car le chef est bonne poire !


Gare au chef
Au chef de Gare !
Gare au chef
Au chef de Gare !

 

Il a du coffre et du relief
Il est loin d 'être une tare
Son costume le coupe du zeph'
Il est beau comme un tartare !

 

Gare au chef
Au chef de Gare !
Gare au chef
Au chef de Gare !

 

 

 Et pour écouter la chanson : 

 


12 novembre 2011

En attente (KatyL)


Je suis en attente sur le quai et malgré la bonne tête rassurante du chef de gare
je ne sais pas où aller ! quel train prendre ??
je suis en partance de moi même, de ma vie actuelle ...
et j'entends siffler le train.....des mesures....
et j'entends siffler le train ....des adieux.....

Si seulement je pouvais rencontrer trainmusical, lui me dirait que je peux aller en Suisse
mais il n'est pas là sur ce quai.

Je suis seule ..
katyL

12 novembre 2011

Participation de Trainmusical

La gare c’est ma vie. (trainmusical)

 

Ce n’est pas la gare de Lyon à Paris, ni celle de Bruxelles-Midi oula Hauptbahnofà Zurich ; c’est une petite gare sur une ligne secondaire. Cependant il y a régulièrement du mouvement avec les marchandises et les passagers, parfois avec pleins de bagages.

 

Bureau du chef de gare 

 

Mon travail est varié. Je vends les billets et abonnements. J’organise le chargement des wagons. Je dirige les manœuvres, je change les aiguillages de directions, je détèle ou accroche les wagons. Quand tout est prêt, je donne le départ du train, une fois que je me suis assuré que la voie est libre jusqu’à la prochaine gare. Ben oui, sinon ça peut faire BOUUM!

 

En semaine, je rencontre les travailleurs qui vont à leur travail, des collégiens, apprentis ou étudiants se rendant vers leur école spécifique. Souvent les mêmes visages, les mêmes groupes se racontant leur soirée ou weekend précédent. Dans la journée, d’autres voyageurs, les retraités, des mamans avec leurs enfants partant se promener ou en visite. Qu’il est sympathique de constater le sourire des enfants, les clients de demain, quand le train entre en gare. Le mercredi et le samedi, jour de marché, grande ambiance, surtout le matin. Le dimanche, c’est plus calme, cependant des habitants du bourg qui partent pour des randonnées dominicales, ou bien je reçois les visiteurs d'autres lieux. J'aime les renseigner à leur descente de voiture pour les aider à trouver leur chemin dans la localité ou leur faire découvrir la beauté des alentours.

 

Les trains de marchandises, c’est surtout les jours ouvrables: réception de matières manufacturées d’ailleurs, recueillies par des habitants ou envoi de produits agricoles locaux apportés par les gens de la terre.

 

Que ce soit avec moi ou avec mes prédécesseurs, que d’animations depuis cent ans, que de monde ont déjà foulé cet endroit ferroviaire. Le plaisir de sortir de mon bureau pour saluer les voyageurs et les collègues cheminots des convois passant. Oui, avec mes deux collaborateurs, la gare c’est ma vie.

 

Seulement voilà, je suis triste car cette gare n’est plus desservie, l’administration ayant subitement décidé de supprimer la ligne et de le remplacer par un service d’autocars et de camions. Malgré l’opposition des habitants de la vallée, les autorités politiques ne lèvent même pas le petit doigt pour sauver ce chemin de fer si pittoresque, si utile. Aujourd’hui c’est mort et moi je travaille pour la fin de mes jours dans un bureau au centre d’une ville à quelques dizaines de kilomètres de ma commune.

 

Comble de l’histoire pour un ancien chef de gare, je me déplace avec ma voiture privée, car les horaires des autocars ne sont même pas adaptés à mes besoins.

 

Pourtant, la gare restera ma vie.

 FERMé

12 novembre 2011

Attention au départ (Vanina)

Les familles présentes entourent le chef de gare, et patientent, avec lui, au frais, dans le hall. Il est 08h08. Une légère effervescence est palpable. Dans un petit quart d'heure, le train, l'unique train de la journée pour se rendre à la ville va passer.

Notre chef de gare, bientôt sexagénaire, a un petit train dans la tête mais aussi dans le coeur. Tout le monde aime cet homme marginal et chaleureux. Chez lui, dans son logement de fonction, c'est-à-dire au premier étage du bâtiment de la gare, il réalise des maquettes ferroviaires.
Par ailleurs, mélomane, il aime se tenir sur la parvis de la gare, comme d'autres vont au concert, et écouter les percussions du choc des roues des quelques trains passant encore sur les rails.

Pourquoi rendre hommage au chef de gare ?
Parce que progressivement, les trains ne s’arrêteront plus ici. La gare ne sait déjà plus à quoi ressemble un wagon de marchandises.
Depuis quelques temps déjà le guichetier a été remplacé par un distributeur de billets automatique.
La récente automatisation de la ligne va entraîner la mise à la retraite avec la disparition définitive du chef de gare...


Je sais aujourd'hui que je n'oublierai jamais, le front appuyé à la fenêtre, le train de mon enfance qui m'acheminait, entourée de ma famille, vers le soleil et la plage de mes vacances d'été.

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12 novembre 2011

En retard en retard en retard je suis en retard...‏ (titisoorts)

Et voilà, encore en retard. Je me lève en hâte. J'arrive à prendre mon traway, tout le monde à la tête endormie. J'aperçois, juste devant moi, un chef de gare tout de blanc vêtu.C 'est bien la première fois que je vois un chef de gare habillé ainsi, même sa casquette était blanche. Il avait l'air un peu énervé, tout le temps à gigoter et à regarder sa montre. J'avais une drôle d'impression, je sentais qu'il me regardait avec insistance. Le tramway ralentit, le chef de gare en sauta.

 Et là, je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai sauté à mon tour et je l'ai suivi. Je l'avais là en pointe de mire, il prenait des petites rues, à droite et à gauche, pour me retrouver à l'entrée d'un tunnel. Je ne savais plus où j'étais. Je suis entré dans ce tunnel, il y avait encore de la lumière, puis le moment d'après, tout noir. J'ai bien failli faire demi tour. Mais j'entendais le bruit de ses pas, alors j'ai foncé. je sais bien que mon foutu caractère, me jouera un jour des tours peut être que c'est aujourd'hui. Arrivé au bout du tunnel, je me suis retrouvé sur un quai. Il n'y avait que moi sur ce quai, mais ou était passé ce chef de gare? Je l'aperçu un peu plus loin, il avait maintenant un drapeau à la main,un sifflet à la bouche,  je m'approche de lui et là il me dit : "Dépêchez-vous, nous n'avons pas de temps à perdre, j'ai des trains à faire partir."

 Des trains, mais il n'y avait aucun train autour de nous, et personne. Mais nous sommes où ici ?  "Vous ne reconnaissez pas, mais nous sommes sur votre quai." A ce moment, un train passa à côté de nous à grande vitesse, de peur, j'ai même sursauté. Et çà c'est quoi ?  lui demandais je. Alors çà, c'est votre train de vie et comme vous l'avez remarqué il va très vite. Il va vite mais pas loin.Vous êtes le maître de sa vitesse, c'est à vous de choisir.

Je ne savais plus où j'en étais. J'étais en train de dérailler. "Et le prochain me dit il, passe tous les jours et toujours à la même heure, c'est le train train quotidien."  Mais vous, continua-t-il, lequel prendriez vous maintenant ? Je sens que vous êtes voyageur, je vous conseille le "transsibérien" de Moscou à Vladivostok, neuf mille deux cent quatre vingt huit kilomètres d'aventure. Ou bien alors, l'Indian Pacific, quatre mille trois cent cinquante deux kilomètres au milieu des kangourous. Oui, je sais, continua-t-il à me dire, que vous êtes pressé, d'ailleurs, j' en ai connu un autre très pressé il s'appelait, il sappelait comment déjà ,à oui ,Phileas Fogg. Bon alors, vous vous décidez, votre train va arriver. Effectivement j'entendais une sonnerie stridente, mais le quai s'est mit à tourner, et là je me suis réveillé à côté de mon lit.

Et voilà, encore en retard. Je me lève en hâte.J'arrive à prendre mon tramway, tout le monde à la tête endormie. J'apercois, juste devant moi un chef de gare. Je l'ai suivi ...

12 novembre 2011

Sea, Chaix and sun : pantoum ferroviaire tournant au roman-fleuve sur la fin (Joe Krapov)

 

DDS167_070707_fanfare_St_CoinPersonne n’est heureux comme le chef de gare :
Au pays du bonheur, tout train arrive à l’heure,
Tout départ s’effectue avec fifre et fanfare.
Lui gère tout cela dans son ample demeure.

 

 

Au pays du bonheur, tout train arrive à l’heure.
Le soir venu un grand appétit le tenaille.
Lui gère tout cela dans son ample demeure.
Son épouse, elle, attend avec « La vie du rail ».

 

 

DDS167_femme_du_chef_de_gare

 

Le soir venu un grand appétit le tenaille.
Elle s’appelle Jade, elle est jeune et jolie,
Son épouse. Elle attend avec « La vie du rail ».
Dans leur chambre bientôt ils feront des folies.

 

 

Elle s’appelle Jade, elle est jeune et jolie
Et tant pis pour tous ceux qui sortent de leurs gonds !
Dans leur chambre bientôt ils feront des folies :
Ils se tamponneront des trains et des wagons !

 

 

Et tant pis pour tous ceux qui sortent de leurs gonds :
Fi des chansons d’hier, elle lui est fidèle !
Ils se tamponneront des trains et des wagons !
Leur amour est plus beau que ne l’est l’asphodèle.

 

Fi des chansons d’hier, elle lui est fidèle !
Point de cornes en vue au front de notre chef,
Leur amour est plus beau que ne l’est l’asphodèle
Et nous le redirons, s’il le faut, derechef :

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Point de cornes en vue au front de notre chef !
Eros les mènera sur les bords de la Loire
Et nous le redirons, s’il le faut, derechef :
Pour les vacances ils ont loué une gabare.

 

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Eros les mènera sur les bords de la Loire :
Le soleil et le vin leur donneront chaleur.
Pour les vacances ils ont loué une gabare :
Pas de ticket à présenter au contrôleur !

 

 

Le soleil et le vin leur donneront chaleur.
Il ne leur reste plus qu’à larguer les amarres !
Pas de ticket à présenter au contrôleur !
Personne n’est heureux comme le chef de gare !


N.B. Les photos de l'harmonie "L'Espérance de Saint-Coin" (37 ?) ont été prises au Festival des Affranchis de La Flèche (72).
        Celles des gabares ont été prises à La Ménitré (49)

 

12 novembre 2011

Jacek était chef de gare ... (Sable du temps)

 

Qu'il l'a aimée sa gare ! proprette, fleurie, les trains toujours à l'heure et lui, sur le quai, très fier dans son bel uniforme.

Un mot gentil pour chacun, les paysans se rendant au marché, le docteur de la ville et sa femme si belle - bien le bonjour Madame - bonjour Jacek -

Les passagers le saluaient amicalement et les enfants lui enviaient sa casquette et son sifflet - dis Jacek, je peux faire partir la locomotive. -

La vie s'écoulait, simple, insouciante et joyeuse.

Et puis, est arrivé le temps du malheur.

les hommes ont posé d'autres rails.

Et d'autres trains sont venus, traversant la gare sans s'arrêter, pour finir le voyage quelques kilomètres plus loin, là où le travail rend libre.

Plus de sifflet, d'éclats de rire et de fleurs, juste la nuit et le brouillard.

Jacek n'a jamais pu oublier ... les wagons à bestiaux vomissant leur cargaison pitoyable, les cris, les pleurs des enfants terrifiés, le bruit des pas, le claquement des fusils, les grondements des chiens, les ordres aboyés par les soldats, weiter weiter ...
Rattrapé par ses cauchemars, hanté par l'écho de millions de voix, Jacek, devenu fou, s'est couché sur les rails.

Certains soirs de brume, l'ombre de Jacek glisse sur le quai désert et il n'est pas rare de l'entendre murmurer dans un souffle  :

- Oswiecim Oswiecim, terminus, tous les voyageurs descendent du train, Oswiecim Oswiecim, terminus, tous les voyageurs descendent du train, Oswiecim Oswiecim, terminus, tous les voyageurs descendent du train...

Jacek était chef de gare.

12 novembre 2011

En ouature (Vegas sur sarthe)

Bonjour amis Défiants,
Voici ma copie qui est en fait celle d'un certain S N C-F, candidat au concours de chef de gare.
J'espère que les amoureux du train ne m'en voudront pas trop.
Vegas sur sarthe
Titre : En ouature

Copie d'examen au concours de chef de gare de Roubigné-les-Bouloches
Session de juillet 1960
Candidat: Sauveur Narcisse Court-Flambard

L'aiguillage et le freinage sont les deux mamelles du chemin de fer.
La carrière du chef de gare est l'endroit d'où l'on extrait le ballast. Selon la nature du ballast on peut parler de brillante carrière.
Les gares réservées aux voyageurs du 3ième âge s'appellent des gares de triâge où l'on sépare les vieux des moins vieux.
Pour freiner le triâge on fait appel à des saboteurs qui sont souvent d'anciens résistants. Les nouveaux résistants s'appellent des syndicalistes.
Le chemin le plus court d'une gare à une autre gare suit la voie, d'où l'expression "à portée de voie". Par sécurité, deux cheminots sont distants d'une portée de voie.
Le chemin le plus long passe par des correspondances et plus il y a de correspondances, plus le chemin parait long.
Les trains qui transportent des correspondances s'appellent des trains postal ou des trains postaux s'ils sont plusieurs.
Le train "homme ni bus" transporte uniquement des marchandises, même s'il s'arrête à toutes les gares pour voyageurs.
Un train de réformes sert à remettre les pas sages à niveau.
Mettre un seul train sur plusieurs rails peut causer un accident. On dit parfois :"un train des rails"
Les locomotives ont des noms féminins comme Micheline. On dit "voilà la grosse Micheline" mais on dit aussi "en voiture Simone".
La ouature transporte des ouayageurs.
Le ouagon est une ouature pour marchandises munie d'un double V.
Le ouagon qui transporte des liquides s'appelle un ouagon si terne à cause de sa couleur.
Il existe aussi des ouagonlits et des ouagonrestaurants. Dans les deux on trouve des ouatères.
En Belgique les ouatures transportent des ouayageurs ouallons munis d'un double V.

Le convoi est la partie visible du train c'est à dire celle qu'on voit. La partie cachée s'appelle la queue du train, elle s'arrête au bout d'un moment.
Pour l'entretien - appelé aussi racolage - on fait appel à des bourreuses, des dresseuses et des régaleuses qu'on peut apercevoir la nuit au bord des voies.
Au delà de 1,435 mètre d'écartement, on dit que la voie fait le grand écart. Les régaleuses savent aussi faire le grand écart.

La voie ferrée comme son nom ne l'indique pas est faite de rail à scier mis à peu près bout à bout. La roue à scier généralement ronde repose sur le rail à scier.
La roue à scier tient au ouagon par des bogies qui servent aussi à l'éclairage du ouagon.
Dans le cas des trains électriques ou cas ténaires, pour atteindre ces cas ténaires, le train tend la perche ou bien le pantographe qui fait aussi un double V.
Le train électrique utilise du courant alternatif ce qui lui permet d'effectuer des allers et des retours. Au retour, la gare d'arrivée devient la gare de départ et vice-versa.
A la disparition du train à vapeur, le train électrique est devenu non-fumeur.
L'inventeur de l'indicateur d'horaires Chaix s'appelait Napoléon. C'est lui qui a imaginé la gare d'Austerlitz mais pas celle de Waterloo.
12 novembre 2011

Le chef de gare (EVP)

Il arbore la casquette étoilée
Le costume à boutons dorés
Elégant, il se pavane fièrement,
Si persuadé d’être important.
Toisant le petit peuple des usagers,
Cheminant tout le long des quais.
Observant le ballet des T.G.V.
Chacun est soumis à son sifflet.
Une stridence, à nous si intempestive
Lui est, à lui, une chanson vive.
Et pas question de se faire discret,
Chef il est, que cela ne soit pas secret.
Hautain, le prétentieux chefaillon,
Epuise en nous, toute idée de compassion.
Foutriquet vaniteux, si tu l’es,
De race cornue, c’est bien mérité.
Et si ton épouse parfois s’égare
Gaiement, en dehors de ta gare.
Ailleurs, elle va chercher la joie,
Rarement éprouvée près de toi.
Et voilà !!

 

5 novembre 2011

Défi #167

C'est Venise qui nous propose cette semaine ce nouveau défi :

"Hommage au Chef de Gare"

 

 Chef de G

Ne "loupez" pas notre station !

Envoyez vos "billets s'il vous plaît" à

samedidefi@hotmail.fr

 

5 novembre 2011

Ont déjà franchi la croisée :

5 novembre 2011

Dans la cabane (MAP)

 

DSCF2802

 

Dans la cabane du trappeur

le chaud soleil a fait son nid

il entre, il sort, par la fenêtre

et prend  plaisir à s’y mirer

s’y admirer !

 

 

 

Le lac aussi est de la fête

et tous les arbres réunis !

Chaque soir leur image luit

en mille reflets chatoyants

si apaisants !

5 novembre 2011

C’est par la fenêtre qu’on sort… (Adrienne)

C’est par la fenêtre qu’on sort un panier au bout d’une corde, quand on habite les vieux quartiers de Naples.

Dans le panier il y a la clé de la porte pour que le visiteur puisse entrer chez vous. Ça vous évite de descendre et surtout de remonter jusqu’à votre appartement qui est au second sans ascenseur. Surtout que vous êtes encore en robe de chambre à onze heures passées et pas encore coiffée.

Dans le panier, il y a le portemonnaie et la liste des courses. La gamine d’à côté se fera un plaisir d’aller vous acheter le sel, le sucre ou la farine qui vous manquent pour le repas de midi et ça vous évitera de devoir sortir. C’est bien pratique vu que le petit dort justement ou que votre soupe est en train de bouillonner doucement sur le fourneau à gaz.

Vous descendez aussi le panier pour le facteur. Pour les marchands ambulants. Pour dépanner la voisine du dessous. Il n’y a qu’à crier : la fenêtre est toujours ouverte sur la rue.

Personne n’utilise le bouton de la sonnette. D’ailleurs il y a longtemps qu’elle ne marche plus.

En bas, dans la rue étroite et bruyante, une touriste s’est arrêtée, le nez en l’air. Vous voyez bien qu’elle admire votre ingéniosité. Vous échangez un sourire puis vous retournez à vos fourneaux.

RUE

5 novembre 2011

Revenir (Brigou)

Brigou166

 

Ouvrir la fenêtre
Arroser les plantes
Eparpiller le courrier
S’arrêter
Regarder autour de soi
Respirer
Réapprivoiser le quotidien.

 

 

 

5 novembre 2011

Madeleine (ou destination ailleurs) (Ristretto)

Madeleine regarde par la fenêtre comme on regarde un train sur le quai des départs.
En ce matin grisaille, le dimanche susurre sa lenteur monochrome.
La ville est immobile.
Engourdie.
«  Et ce soir ? Mais tu rêves Madeleine ! Qu’en dis- tu pour ce soir ?  »
«  C’est parfait, bien sûr, chéri »

Trop tard !  Le dernier wagon n’est plus qu’un point minuscule au dessus des toits.
Demain, peut être.
Ou un autre jour.
Madeleine le sait, elle posera le pied sur un nuage et s’engouffrera dans le premier train venu en partance pour nulle part.

De petits riens en pas grand-chose, la journée se faufile entre les cils de Madeleine, un déroulé sans saveur.
Sur la nappe fleurie se dessinent des ailleurs épicés de gingembre.
A petits pas, Madeleine s’y infiltre et se met à danser.
Une valse à trois temps autour du verre de cristal, une salsa enfiévrée face au flacon de Tabasco, folle farandole entre les assiettes des invités………

« Avez-vous un votre M@cbook, Madeleine ?, c’est vraiment hyper cool vous savez »

Hyper cool, que veut elle dire ? Au fond, Madeleine s’en moque.

Tout en répondant évasivement, elle songe aux vents du sud chargés du sable du désert, aux mangues sensuelles, aux parfums d’orangeraies.

Proposer du café, des tisanes peut être aussi, ne pas oublier le sucre et les petits chocolats…

« Vous êtes restés 4X4 ? !! » ...« Mais en ville, le tramway, bien sûr !  Il n’est plus possible de rouler... ».... « Maintenant nous ne prenons que des boites automatiques, c’est un plus écologique et tellement confort ! »

Sur le mur du salon, une petite route serpente au travers de marais salants.
Entre les carrés de ciels, des petits tas de sel blanchissent au soleil.
Aussi blancs que les cheveux de Madeleine.

Demain,
Ou un autre jour,
Par la fenêtre,  elle embarquera dans ce train fantôme.
Madeleine le sait.

 

5 novembre 2011

La petite Rosine (Joye)

port-isaac-paintingPort Isaac par W. Atherton-Cathcart

 

La petite Rosine

Celle qui faisait si bonne mine

Avait des amies mesquines

Dans le port.

Elle, la perle fine,

Parmi toutes les voisines

Elle était bien la dauphine

De ce port.

 Mais son bien-être

Prit un grand sale coup,

Quand une lettre

Arriva au-dessous

D’la porte du jeune et joli prêtre

De ce port.

http://www.ueet.nasa.gov/StudentSite/images/history/seagull.gif

« Monsieur le curé,

La Rosine s’est égarée

Il faudra vite la sauver

De son sort !

Faut aller prier

Pour cette fille et ses péchés

Dans la nuit noir, et tous cachés,

Pendant qu’on dort ! »

 Le jeune prêtre

Entendant l’appel

Des péchés à commettre

Par la petite belle --

Fallait pas se soumettre

Au grand malheur champêtre

De ce port !

http://www.ueet.nasa.gov/StudentSite/images/history/seagull.gif

Quelles nouvelles pénibles !

Alors le jeune prit sa Bible

Et s’en alla chez la cible

De ce port.

Mais il était faillible

Et vraiment bien trop sensible

À la beauté impossible

De ce port !

 Et  le jeune prêtre

Était tout prêt

À la remettre

Sur le bon sentier

En oubliant peut-être

La Parole de son Maître…

À ce port !

 http://www.ueet.nasa.gov/StudentSite/images/history/seagull.gif

Le lendemain toutes les copines

De la pauvre petite Rosine

Attendaient, toutes malignes,

Faire du sport !

Mais la petite Rosine

Était quand même bien coquine :

Elle tomba sur une combine...

Ô heureux sort !

 Ce qui se passa

Je ne peux vous le dire

Mais je suis sûre

Que vous croirez le pire…

En oubliant peut-être

Que c’est bien par la fenêtre

Que l’on sort !

http://www.ueet.nasa.gov/StudentSite/images/history/seagull.gif

5 novembre 2011

Par la fenêtre (KatyL)

katy1661

Un soir juste avant noël alors que j’avais décoré toutes mes fenêtres de guirlandes et bougies, de lutins et boules multicolores, je sortis pour voir dehors l’effet produit de mon « œuvre »  et sa luminosité….

J’avais aussi installé des petits sapins en pots sur toutes les marches des escaliers extérieurs avec des étoiles lumineuses et de la fausse neige….

Je descendis remplie de joie comme si un heureux évènement allait s’annoncer.

Je fis bien attention de ne pas marcher dans ma neige artificielle, comme il faisait un peu froid je m’étais recouverte d’une cape en laine tyrolienne bien chaude..

Je me postai devant la maison derrière la grille bleue, et je regardai chaque détail comme une petite fille.

J’étais seule à la maison ce soir-là, d’une manière inhabituelle, mes enfants étaient ailleurs, mon ami aussi.

Je pensais quel dommage que je sois seule car j’aurais voulu guetter sur leurs visages les émotions devant cette féerie, « s’ils avaient pu être là me dis-je » mais ce n’était pas possible !

Je regardai avec insistance la fenêtre du salon lorsque le rideau en organdi se mit à bouger, intriguée je pensai à un courant d’air, lorsque je vis passer comme une petite silhouette blanche brillante!  Quelle émotion pour moi !

Je m’approchai doucement pour voir à l’intérieur de chez moi mais je ne vis rien ! «Sans doute les reflets de la lune qui brille si fort ce soir » me dis-je.

Puis contente de mon travail, je décidai de rentrer.

En arrivant dans mon salon, je regardai cette fenêtre cette fois de l’intérieur tout était normal, la maison sentait bon le sapin décoré, le cristal du lustre brillait plus que d’habitude…le téléphone se mit à sonner, je n’attendais pas de coup de fil, quelle ne fut pas stupéfaction en reconnaissant la voix de ma petite sœur qui me dit : « j’ai une grande nouvelle à t’annoncer plus tôt que prévu , je viens de mettre au monde un petit garçon je l’ai nommé Baptiste, il est né avec un mois d’avance, mais tout va bien, le 1er coup de fil que je passe c’est à toi, en regardant par la fenêtre de ma chambre (à peine revenue depuis une heure de la salle de travail, contemplant mon petit ange) j’ai vu passer dans le ciel comme une petite étoile filante et j’ai eu envie de partager cet instant magique avec toi ».

-«  je comprends mieux la lumière blanche, j’avais le dos tourné je regardais mes fenêtres décorées et j’ai vu passer cette lueur comme par magie, en fait, ton petit Baptiste a annoncé sa naissance comme l’enfant Jésus lui dis-je en riant »

Voilà comment la vie passe par les fenêtres mystérieusement!

katy1662 

5 novembre 2011

Participation de Célestine

 

Il est mort ce matin, calmement, sans un bruit.

C'était mon compagnon de chambre et d'infortune.

Pour moi, qui ne pouvais regarder au-dehors,

De son lit, près de la fenêtre, il décrivait

les soleils chalumeaux des juillets infernaux ,

les floconnantes plumes des hivers neigeux,

quand la lumière étrangement baisse le ton.

Les brumes de novembre et les avril fleuris,

les chatoiements des blés aux soirs de messidor.

Je connaissais le monde à travers ses paroles,

et chaque jour le monde me semblait plus beau.

Des arcs en ciels de lunes traversaient nos nuits,

des parterres ornaient, de leur munificence,

la ruelle empierrée, le velours des pelouses

et le bonheur des jours, et les corolles tendres

les lézardes des murs et les chats ronronnants.

Grâce à lui, moi qui ne pouvais pas me mouvoir,

je trouvais la prison de mon corps moins sévère,

et j'ouvrais, en esprit, cette aimable fenêtre

sur les merveilles que mon ami me contait.

Il est mort ce matin, calmement, sans un bruit.

L'infirmière pleurait en lui fermant les yeux.

Il me disait le monde à travers la fenêtre

dis-je en pleurant aussi.Et pourtant cet ami

qui m'aida à tenir, qui m'aida à guérir

avait puisé au fond de sa nuit éternelle

pour éclairer ma vie.

Car il était aveugle.









5 novembre 2011

Fenêtre sans recours‏ (titisoorts)

 Lorsque tu éteins ta fenêtre
Un grand froid parcourt tout ton être
La nuit est là, maquillée de noir
Autour de toi, c'est le trou noir
 
Je sais bien que tu as plein d'amis  
Lorsque tu fermes ta fenêtre
Tu te sens seule mal et démunie
Ont tous tendance à disparaître
 
Et la nuit t'a eu par surprise
Sans que le silence se brise
Pour sembler être accompagné
il t'arrive de trop te parler
 
Imprégné par un grand silence
comme l'impression de malchance
en seule compagnie gris gris ton chat
En main "voici" et tout son vomi
 
Samedi pour toi, c'est la corvée
ton corps te dit" il faut bien manger"
Alors tu pars faire ton marché
Dos courbé, la tête dans tes souliers
 
Un grand merci d'avoir été là
Lorsque j'avais le moral bien bas
maintenant passe une bonne nuit
j't'embrasse et demain on finit...
 
Je sais bien que tu as plein d'amis
Lorsque tu fermes ta fenêtre
Tu te sens seule et démunie
Ont tous tendance à disparaître

 

 

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