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Le défi du samedi

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5 novembre 2011

Sorti par la fenêtre (Captaine Lili)

La nuit est au bord de l’aube. 

Entre les gouttes, il se glisse. Il est sorti par la fenêtre.

Rejoindre sa belle endormie…

Il arrivera parfumé d’air sauvage.  Avec l’envie de se réchauffer.

Elle, elle offrira son corps.

Aux fenêtres, les volets seront clos.

Lorsqu’ils les ouvriront, le soleil sera là.

Vibrant.

Entrant de tous ses rayons par la fenêtre.

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5 novembre 2011

Madame Sornette (Sebarjo)

 

Madame Sornette
En ouvrant sa fenêtre
Fit tomber son mari.

Elle était peut-être,
c'est vrai en espagnolette,
Mais elle en fut fort marri...

Car dans sa chute, son mari
Entraîna une bonne partie
De sa belle huisserie.

L'affaire fut vite réglée
Et la Sornette épargnée.
Elle fit réparer le bâti
Et changea le châssis.

On conclut au suicide,
Ignorant la maline.

Car c'était dans le vide,
Sans fenêtre à guillotine,
Que Monsieur, cet intrépide,
Ôta sa tête de lin-
Otte et sauta
Comme une mine,
Selon les médias,
Du haut de sa cuisine,
Rue des lilas.

Madame Sornette
En ouvrant sa fenêtre
Fit tomber un sourire,

Poussant la chansonnette
En envoyant paître
Tous ses souvenirs.

 

5 novembre 2011

Giulia (Vegas sur sarthe)

"Giulia? Giulia?"
Le regard perdu au delà des dernières lumières qui marquaient la pointe du Layet, la fillette n'entendait pas. Elle serra plus fort Bayroux son chat siamois comme pour l'étouffer.
Le ronronnement cessa et Giulia le rejeta vivement comme lui avait enseigné maman pour éviter le coup de griffe.
Papa ne supportait pas ces vilaines traces sur sa peau blanche; il la voulait parfaite, irréprochable, toute propre comme maman.
"Pas besoin de greffier ici" tonnait-il.
D'ailleurs depuis des semaines il occupait son temps à son nouveau joujou, un Karcher flambant neuf et la terrasse de Capo nègro n'avait jamais été si blanche... où plus aucun de ses propres jouets ne traînait.
Elle l'avait toujours considéré comme un grand enfant, lui qui avec sa bande jouait quotidiennement à Halloween à visage découvert - "trick or treat" comme on dit - lui qui piquait des colères terribles quand il perdait une partie.
Leur monde ressemblait à une grande cour de récréation dont elle ignorait tout des règles du jeu. "Ici" disait maman "on est à l'abri de la crise" et d'un sourire, Giulia était rassurée.
La crise soufflait parfois très fort sur les Maures et elle avait vu plus d'un voilier imprudent en difficulté.

Pour elle en septembre c'était l'entrée en primaire mais la mine grave des adversaires de papa sur la télé lui avait ôté toute envie d'y participer.
"Un jour tu t'envoleras" avait prédit maman.
"Comme papa?" avait elle questionné.
"Certes non, comme maman!"
Depuis que papa avait quitté le bahut il voyait moins tatie Angela, piquait autant de colères mais passait plus de temps au château de mamie même si elle le voyait peu à cause de ses virées au col de Canadel.
"Tu monteras très haut toi aussi" avait dit maman.
"Comme papa?" avait elle questionné.
"Certes non, comme maman!"
 
Au Sud la masse sombre de Port Cros s'étirait sous la lune et elle crut distinguer à sa pointe un feu clignotant, comme un appel.
Trois mois qu'elle était privée de son cher Diégo... trois mois que tatie Rachida - c'est ainsi qu'elle l'appelait - avait tapé du poing et fermé sa porte.
Une histoire de grands à laquelle elle n'avait rien compris comme toujours, malgré ces phrases apprises par coeur jour après jour : "Travailler tout plein pour gagner tout plein" et bien d'autres phrases qu'elle et Diégo s'amusaient à singer en haussant drôlement les épaules.
"Tu feras une bonne comédienne" avait ironisé maman.
"Comme papa?" avait elle questionné.
"Certes non, comme maman!"

Demain, Diégo aurait sept ans et elle ne supportait pas d'être séparée de celui à qui elle s'était promise sur la petite barque où ils s'isolaient loin des grands.
Elle crut distinguer au loin le tintement des élingues de la Marine du Lavandou... au château le mot Marine était banni sans qu'elle sut vraiment pourquoi et quand elle demandait, maman disait "Tu sauras quand tu seras grande"
"Grande comme papa?" avait elle questionné.
"Certes non, beaucoup plus ma chérie!" 
Contre le rebord de la fenêtre, une échelle de jardinier avait échappé au Karcher et lui tendait ses bras : elle les saisit et bascula sans trembler dans l'ombre complice du jardin.
L'air frais chargé de senteurs provençales lui fit du bien; elle l'aspira à pleins poumons comme un grand bol de liberté.
Au dessus d'elle, une voix feutrée minaudait : "Gigi, Gigi"
   

5 novembre 2011

Sortir par la fenêtre… (EVP)

Léo, entre en classe gentiment
Petit Léo n’est pas bien grand,
Ni très costaud, c’est évident,
Mais il comprend si rapidement.

Finit en cinq minutes chrono,
Divisions et leçon de Géo.
Alors il peut ouvrir la fenêtre,
Qui fait de l’air dans sa p’tite tête.

Oublier le monde droit et plat
Enfourcher son destrier blanc,
Tuer le dragon malfaisant.

Sauver la reine sous les vivats,
Batailler contre les méchants…
- Léo ! C’est à toi maintenant.

 

5 novembre 2011

C'est par la fenêtre que l'on sort... (Walrus)

C'est aussi, comme le fait très judicieusement remarquer Berthoise, par là que l'on entre.

Ça nous aurait quand même grandement simplifié la vie si l'architecte avait prévu une porte !


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5 novembre 2011

C'est aussi par la fenêtre qu'on rentre‏ (Berthoise)

À l'École Normale des Filles (ENF) où je fis mes études, les dortoirs étaient à l'étage, des box de 7m2 à tout casser, fermés d'un rideau avec un lit, une table, un placard, un lavabo et une demi-fenêtre. Nous avions le droit de sortir le soir, jusqu'à 10 heures, je crois, sous réserve de signer le registre de sortie. À vrai dire, je ne sais plus bien quelle était l'heure limite. Ce dont je me souviens, c'est qu'il n'était pas difficile de quitter le bâtiment mais qu'en revanche, si on ratait l'heure de rentrée, on se retrouvait le bec dans l'eau du caniveau à devoir dormir sous les ponts ou bien à l'autre bout de la ville, à l'ENG ( École Normale des Garçons) qui, elle, restait ouverte toute la nuit. Bien sûr, nous avions trouvé un truc, nous laissions ouverte la fenêtre d'un atelier à la cave, ce qui nous permettait de rentrer à pas d'heure. Car passer la nuit chez les garçons pouvait être rigolo mais franchement, on n'y dormait pas beaucoup. Le truc de la fenêtre de l'atelier était vieux comme mes robes, autant vous le dire. Ma mère, qui fréquenta les mêmes lieux, usait déjà de la même astuce. Toutefois, il arriva qu'un jour, l'accès à la cave fut condamné par un cadenas inopportun. Qu'à cela ne tienne, nous trouvâmes vite une autre voie. Garder des jeunes filles dans un internat est aussi difficile que de retenir l'eau entre ses doigts.

C'est ainsi qu'une nuit, Clotaire (sans rire, il s'appelait vraiment Clotaire), le directeur de l'ENF me reçut en pyjama dans son bureau. Faut avouer à sa décharge qu'il n'était pas loin d'une heure du matin et que j'avais dû le tirer du lit. Il devait souffrir d'insomnie car je suis bien certaine d'avoir été discrète. Il m'avait trouvée à califourchon sur la fenêtre du hall et m'avait demandé d'une voix ensommeillée mais néanmoins courroucée, ce que je faisais là. " Je rentre, Monsieur le Directeur, je rentre. "

Quelques semaines plus tard, nous prenions un appart en colocation, Soumarine et moi, Clotaire m'ayant fortement suggéré d'aller me faire voir ailleurs.

5 novembre 2011

Participation de Venise

 

sirénéMa chambre donne sur la lagune

Elle est spacieuse et largement éclairée par trois fenêtres

Elle est celle de mon aïeul Marco Polo

Ici réside mon royaume, j’y trouve  beauté luxe et sérénité.

Ma table de travail plus longue que mes deux bras écartés

Mes rideaux amples partant du plafond pour s’écraser sur un plancher de bois

Je me jurai de rendre ma présence aussi légère dans ce lieu habité ;

N’ayant aucun don pour la paresse, j’ai flâné de ma fenêtre à travers les ruelles de Venise

N’en déplaise à Rodin, il ya deux façons qui facilitent la pensée  

Le coude gauche sur la table le front posé sur la paume, les yeux fermés et l’autre ma préférence celle d’Éluard

Cette invitation ‘c’est par la fenêtre que l’on sort ‘

C’est en fouillant l’espace du dehors que je trouve ma fenêtre préférée.

D’abord la glycine précoce qui longe la façade, et ses sarments musiciens qui bruissent au moindre vent.

Les vieilles tuiles de la ville qui se déclinent comme un alphabet à déchiffrer.

Ma pensée s’accroche au cul des bateaux pour s’envoler vers un ciel blanc et lumineux.

Je salue jules vernes qui passe au loin j’ai plongé dans l’Adriatique pour y cueillir les larmes d’Yseult

J’ai souvent décroché la lune au soir couchant pour m’enfoncer dans une terre pleine de chiendents.

J’ai passé ainsi des heures inoubliables à détricoter le monde sur le bord de ma fenêtre

En grandissant la marée des mots et des images m’ont contrainte à emporter les fenêtres vénitiennes avec moi .Elles sont ma carapace ma coquille de Bernard l’Hermite

Chargée de mon chez moi sur mon dos fenêtre je continue à découvrir l’ailleurs.

5 novembre 2011

C’est par la fenêtre que l’on sort… (Mamido)

 

Fenêtre 3

C’est par la fenêtre que l’on sort lorsqu’on est enfant ou adolescent et que l’on veut échapper à la vigilance de ses parents.
A condition, bien sûr, que l’on n’habite pas trop haut.

Ainsi a fait Jéjé, notre fils, en de maintes occasions qu’il serait trop fastidieux de narrer ici. Sauf une, peut-être.

Jéjé a cinq ans, six peut-être…
C’est l’été, tout le monde est en vacances. Et nous, les parents, en profitons pour faire la grasse matinée. Nous ne nous levons guère avant neuf heures.
En ce temps-là, Jéjé est un lève-tôt. Réveillé vers six heures trente, il doit attendre plus de deux longues heures avant que nous soyons prêts à lui servir son petit-déjeuner.
Et c’est long, très long, trop long pour un petit garçon affamé comme lui.

Tous les matins, Jéjé s’ennuie en attendant dans son lit. Mais c’est un petit garçon plein de ressources. En ouvrant ses volets afin de pouvoir profiter de la lumière du jour pour jouer dans sa chambre, il s’est rendu compte que ses grands-parents, qui habitent de l’autre côté du jardin, se réveillent très tôt eux aussi. Il les voit écarter leurs volets. Il entend, par leur fenêtre ouverte, s’entrechoquer les bols sur la table du petit-déjeuner que dresse sa grand-mère. Il sent la bonne odeur du café, celle du pain grillé qu’elle prépare.

Alors, c’est plus fort que lui, un matin, il chausse ses pantoufles et, en pyjama, sort la tête première par sa fenêtre et, sans bruit, traverse le petit jardin. Les grands-parents voient avec surprise la frimousse de leur chenapan de petit-fils s’encadrer dans la fenêtre ouverte qu’il enjambe également. Il partage ainsi pendant trois semaines le repas du matin avec ses grands-parents. Mamie lui sert un onctueux chocolat  chaud, un jus d’orange et des « miel pops », ses céréales préférées à l’époque.

Une fois le ventre plein, Jéjé retourne dans sa chambre par le même chemin pour y attendre patiemment le réveil de la maisonnée. Puis, pour ne pas donner l’alerte sur ses escapades sans doute, il mange de bon appétit le petit-déjeuner que maman lui prépare, identique en tout point à celui de sa grand-mère.

Seule une conversation fortuite entre mère et fille sur les goûts de Jéjé en matière de céréales permettra de découvrir le pot aux roses. Mais cette discussion ayant lieu à l’automne, près de deux mois plus tard, Jéjé ne sera pas puni, seulement fortement réprimandé.
Fort de la certitude que ses parents ne rendent compte de rien lors de ses escapades, Jéjé réitérera, en de nombreuses occasions et pour des raisons variant en fonction de son âge, ses sorties.
La dernière a eu lieu en Juillet, cet été, lors d’une visite de Jéjé à ses parents.

Papa, pas plus inquiet que ça (Jéjé a trente-trois ans maintenant) demande en se levant, vers sept heures du matin, si c’est normal que Jéjé ne soit pas dans son lit. Maman, dont l’instinct protecteur et les angoisses au sujet de sa progéniture ressurgissent dès que l’un de ses petits dort sous son toit, se lève précipitamment en criant « non, ce n’est pas normal ! ». Comme au bon vieux temps, les images négatives se percutent dans son esprit : enlèvement, accident…
Mais elle n’a pas le temps de se faire du souci d’avantage car en ouvrant les volets et la fenêtre côté rue elle aperçoit le visage épanoui de son fils s’y encadrer. Dans ses mains, il porte un gros paquet de croissants et sous son bras deux baguettes.

C’est que, parfois, il arrive encore à Jéjé de se lever tôt et que le matin, il est toujours autant affamé !

5 novembre 2011

Sortir par la fenêtre : déménagement anagrammatique (Joe Krapov)

On peut sortir par la fenêtre :

Pénélope et sa tapisserie représentant une star du porno sur les nerfs,
La Ferrari d’Alain Prost,
Le pape carrossé par Pininfarina,
Un palefrenier polisson du Tarn émule du garde forestier de Lady Shatterley,
Des Florentines affriolantes,
Un entrepreneur frontalier réaliste,
Des prolétaires parisiens,
Un interprète persan que les flonflons rendent triste,
Un pirate fainéant dont tous les ripatons sentent la tartiflette,
Un pistolero fanfaron qui vit de rapines et ne se nourrit que de pâtisseries orientales
Et des nèfles ;

L’astronef du père Noël,
Un aristo protestant du Finistère, amateur de tartines, de tortillas et de pralines,
Un préfet fillonniste qui peint de piètres pastels et file des triple A aux lapins en retard qui sprintent vers leur terrier,
Le trône de Napoléon et le strapontin de Tintin, reporter folioté « tarte »,
Un pétrolier félon,
Une spirale infernale (ni Elf, ni Fina, ni Total ?),
Un répertoire de ténor léger voire même lénifiant,
Un salopiot florissant,
Trois petits paréos pour étoiles filantes,
Un tsar, un terroriste, un refuznik de priorité, un prêtre sans frontières qui porte des tatanes et de la polenta aux gens dans le besoin
Et des nèfles ;

Un parasite  parano pas rasé,
Un entrepôt de portraits en pied d’enfants parfois attentionnés, bien intentionnés mais plus souvent hélas sans trésorerie réelle,
Sept apôtres d’arrière-plan souffrant d’isolement relatif et de plan-plan relationnel,
Une prisonnière sereine qui planifie des attentats tapés contre un tripot sans portail,
Un parterre de pensées envahi de liseron à pétales de couleur opale,
Une tonne de « Sapristi », trois kilos de « Tonnerre »,
Un pitre Lorrain portant un fanion du club de foot de Lens (les sang et or),
Un pianoforte ayant résisté à trente crash-tests,
Un entrepôt de lettrines lapones peintes sur les parois de rennes littéraires,
Un partisan du moindre effort
Et des nèfles

Un ailier blond platine,
Un pèlerin à éperons sur un étalon profane suivi du parrain de mon frère sur son âne préféré,
Une portière de 4L,
Un serpent pistonné,
Un félin sans prostate,
Un torrent de paresse pour terriens trépanés,
Des refrains en renfort pour les salariés postés sur le perron patronal mais dépourvus du moindre filon de parentalité terrestre,
Un raton folâtreur en pantalon de nuages,
Une nef de transport pour pots de rillettes de flétan,
Et des nèfles.

Tout le reste sortant par la porte.

Finition.

DDS166_fen_tre

Photo prise à Belle-Île

5 novembre 2011

C’EST PAR LA FENETRE QUE L’ON SORT... (Lorraine)

                Il sortit par la fenêtre et s’envola sur la pointe de ses ailes. Elles venaient de lui pousser, duveteuses et d’un blanc azuré. Il n’en fut pas surpris, il en rêvait depuis si longtemps !  Il se déposa sur le rebord de la cathédrale Sts Michel et Gudule, près des gargouilles et contempla la Grand’Place. Il songea un instant à sa femme effarée lorsqu’il pris son envol, puis n’y pensa plus. Elle appartenait à son autre destin.

                Il sentait le vent dans les membranes encore un peu froissées et il les déplia doucement entre les doigts car il voulait  les montrer à la terre entière.  Elles le porteraient jusqu’à la mer du Nord ; il survola Bruges, se posa sur le beffroi, flotta, invisible, par-dessus les canaux, se faufila sous l’arche des ponts nostalgiques et reprit son vol d’un seul élan. Il s’amusait à freiner ou accélérer le rythme. Puis l décida d’un autre itinéraire.

                Il tourna casaque, n’eut aucune difficulté à trouver le chemin et atterrit enfin, doux et tranquille, à l’ombre d’un cocotier où deux sculpturales polynésiennes dansaient le tamouré.

 

5 novembre 2011

Les fenêtres (Lilou)

Quand on parle de fenêtre je pense toujours à la chanson de Jacques Brel.

Si les murs ont des oreilles, les fenêtres nous parlent. Elles sont fermées, elles nous murmurent, elles nous chuchotent, elles nous susurrent des mots tendres doux ou alors elles crient, elles hurlent de bonheur ou  de malheur, parfois de douleur ou d’horreur. Mais quand elles sont ouvertes, elles rêvent, elles font s’envoler les mots comme des flocons. Il suffit de regarder dehors pour qu’aussitôt nos esprits s’échappent au pays des songes et la nuit quand la lune brille pour chaque enfant qui s’endort,  une étoile s’allume et veille sur lui.

 

29 octobre 2011

Défi #166

C'est par la fenêtre que l'on sort ...

Fenêtre 2

 

(extrait d'un poème de Paul Eluard)

Nous attendons vos "sorties"

 à samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

29 octobre 2011

Pour le défi #165

  Ont déjà émis leurs bons voeux :

ANNIVERSAIRE W

Lorraine ; Venise ; Zigmund ; MAP ; Joye ; Célestine ;

Droufn ; Berthoise ; Trainmusical ; Joe Krapov ;

Titisoorts ;

29 octobre 2011

LETTRE A UN HOMME DE 70 ANS (Lorraine)

 

Cher ami,

            Enfin, vous voici à l’âge de raison!  70 ans, quel bel âge!  Derrière vous, toutes ces années gambadent comme des chevreaux. Vous leur avez laissé la bride sur le cou, et si vous étiez un adolescent un peu raide, vous devîntes un jeune homme alerte, le verbe fleuri, le sourire irrésistible. Ah! Chenapan, vous saviez manier la parole, lancer le mot qui fuse, dire en une courte phrase ce que d’autres peinaient à expliquer en trois pages! Votre talent devint légendaire. Et l’est encore!

            Car 70 ans est l’âge de la séduction. Ne riez pas. Certes, à 20 ans un seul regard suffisait; à 30 ans, vous y ajoutiez le demi-sourire qui en dit long; ensuite vous fûtes un heureux époux, père et enfin grand’père. Et vous voici aujourd’hui, un peu encombré par cet anniversaire qui ouvre une nouvelle porte: comment passerez-vous les années qui viennent?

            Eh bien, pas tout à fait comme avant. L’âge de raison vous conseille de vérifier votre état général. La sagessse vous conseille par ma voix ce “Petit agenda de santé”. Je vous l”offre. Lisez-le attentivement et sutout suivez-le.

            - deux verres de vin par jour, pas plus, jamais plus, vous auriez le sang à la tête, de la couperose, et je vous vois mal maquiller vos veinules sous un léger fond de teint;

            - Au lit à 10 heures: tatata, tant pis pour “Le Mentalist”, vous inventerez la suite, ce qui vous endormira aussitôt;

            - La sieste: indispensable pour rafraîchir les idées, recommencer une journée alerte, avoir à nouveau vingt ans (enfin, presque..)

            - De l’exercice. ,Faire les courses avec Madame ne suffit pas. Faites du jogging, coudes au corps, tête droite, respirez à fond, n’essayez pas de dépasser votre petit-fils, restez en arrière, trottinnez même sur place, mais bougez. Oui, vous pourrez boire un verre d’eau en rentrant. Non, vous ne pourrez pas boire un verre de bière. Ni de vin. Vous prendez une bonne douche, et ferez un peu de jardinage. Suffit pour aujourd’hui.

            - Essayez vos costumes d’hiver; c’est le moment, on vérifie sa garde-robe. Eh oui, le veston, là, tire un peu sur l’estomac. Non, il ne suffira pas de changer le bouton. Un peu de régime vous aidera à conserver cette silhouette de rêve qu’on admirait autrefois. Euh!..encore maintenant, rassurez-vous, mais à condition de surveiller la table: pas d’apéritif,  pas de beurre, pas de crème fraîche, pas de sauce, pas de dessert, pas de gibier pendant la saison, beaucoup de légumes, beaucoup de fruits,non, non, pas de chocolat. Vous voulez que j’arrête? C’est quoi, ce verre de porto dont vous vous servez une large rasade? Pour faire passer mon verdict? Le porto, interdit! Je répète: INTERDIT.

            - Et puis, un bon conseil ecore. Jadis, vous pouviez festoyer sans consulter votre montre. On dansait, on chantait, on faisait des farandoles, il vous est arrivé de monter sur la table pour haranguer vos amis, c’était gai, c’était l’époque...Tout ça, c’est fini. A 7O ans, on prend des bonnes résolutions et on s’y tient. Donc, retenez mon dernier conseil: plus de réunions festives, de bals musette, de cotillons. Un petit whist amical l’après-midi, un repas léger à 19 heures. Un peu de TV...

            Bon, je vois que vous avez compris. Que vous approuvez. Du moins je suppose que vous approuvez. Vous avez une drôle de tête.

            Enfin, cher Walrus, souriez! Vous avez 70 ans, l’âge heureux.

            Allez, je vous embrasse: Bon anniversaire!

LORRAINE

29 octobre 2011

Septante bougies pour Walrus (Zigmund)

Que peut on offrir à un ami  inconnu, belge de surcroit, qui souffle ses septante bougies ?

Handicapé des fêtes et des anniversaires, je m'interroge depuis que j'ai eu vent de cette consigne.

Déjà Vegas le fourbe sarthois  m'a chipé le chat de Gelluck  que j'avais l'intention d'utiliser .

bonnanniv

Et puis Joye , probablement renseignée par les services secrets  iowahiens nous a fait une belle rétrospective sur l'ami en question. 

J'ai vécu entouré de gens pour qui l'anniversaire avait quelque chose de tabou, il fallait passer vite fait sur ce rappel désagréable du viellissement de tout être...  je manque donc d'anecdotes sur les anniversaires autour de moi  et  comment voulez vous que je sois capable de souhaiter un bon anniversaire à un ami inconnu ?

  En fait ,Walrus  n'est pas  un inconnu, et je ne sais pas si on peut dire ami. Il est  l'un des piliers des défiants du samedi, c'est lui qui règle ou répare nos bugs .  Au fil des ans, en le lisant, on se fait une idée de sa vie et  de ses centres d'intérêt. 

Et Walrus est il un ami ? sur internet, même hors réseaux sociaux, tout le monde devient ami avec beaucoup de monde, il suffit de se sentir "en phase" avec un ou deux écrits et l'auteur prend une place dans votre imaginaire.

Ca va plus vite  qu'avec votre auteur préféré, dont vous dévorez les livres, tout simplement parce que vous savez que le "blogami" vous ressemble un peu, qu'il écrit sans prétention de célébrité, qu'en dehors de son blog ou de ses commentaires il vit une vraie vie matérielle dont vous assemblez les morceaux comme un puzzle  mais il vous manquera forcément des pièces maîtresses  réservées à ses proches.

J'ai tenté de construire une fausse biographie de notre admin, mais je me suis heurté à mon manque criant d'imagination ou à ma crainte de blesser involontairement.

Puis je me suis promené sur Wiki histoire de voir les significations de septante, puis la signification mathématique du nombre 70. J'ai appris plein de choses passionnantes ... voilà que l'anniversé s'offre le luxe de me faire un cadeau !

Puis je me suis intéressé à  l'année 1941 en Belgique et dans le monde...

Je manque de temps pour réunir 70 défiants sur une photo pour lui souhaiter cet anniversaire... 

Alors me voilà pas très avancé avec quelques pièces du puzzle Walrus dans une main et 70 bougies dans l'autre, à poser sur un gâteau virtuel.

D'ailleurs  Walrus est il gourmand ? aime t'il le champagne ?  mystère ...et au moment où ce texte paraîtra, les bougies auront été soufflées.

 Alors même si ce puzzle d'environ  70 pixels semble complet*, il manque des pièces, et  c'est bien ainsi.-62347889-

 Et donc  ami, blog ami, walrus,  bon anniversaire ...

 

*je regrette de n'avoir pas trouvé le logiciel qui permet de mélanger les pièces , et d'en enlever quelques unes

 Voici un petit cadeau un peu hors sujet  qui évoque le temps qui passe




 



29 octobre 2011

Connu en Suisse (Trainmusical)

Ce jeune

29 octobre 2011

C'est pas du gâteau ! (MAP)

Le gâteau était en cire ...

... sans vendre la mèche

on a mangé les bougies !!!

Septante

et y'en avait SEPTANTE !!!

Oiseau rieur

29 octobre 2011

Le non-anniversaire (Venise)

               

Un vent glacial,

                Souffle dans la salle

                Des pas perdus.

Edouardo vient d’être condamné,

À deux mois d’emprisonnement

Pour avoir vu un ange ;

Il traîne ses chaines

Et refuse toujours qu’un juge lui dicte le réel.

Il sourit à Alice qu’il peut encore

Tenir dans ses bras.

Elle s’est évanouie d’émotion, et sa carte de crédit imaginaire

S’est recouverte d’une fine pellicule de larmes.

 

Ils se sont rencontrés tous deux

Via Internet

À l’occasion d’un non anniversaire.

Alice et Edouardo aux visages d’adolescent ont découvert ce matin

Le monde et l’amour dans un grain de sable

Posé sur les frêles épaules d’un ange.

« Âge dur, siècle sec

Temps de pierres » a murmuré l’avocat. 

Ils s’étaient retrouvés à cette soirée festive,

Quand un éclat de rire les a attirés sur la terrasse.

Un ange venait de s’inviter.

Un ange rieur taquin qui se jouait des nuages.

Tourbillon, tourbillonus, queue de cerise

Vasques, vascus, agneau de lait

Les mots colimaçonnaient et se figeaient dans le ciel.

Les deux enfants rirent d’étonnement.

Cette symphonie, partition d’un alphabet universel.

Alice se précipita sur son clavier pour répondre à l’ange messager.

Edouardo était maintenant enfermé dans une cellule de quatre mètres carré.

Cette atmosphère d’orphelinat le projetait

Loin derrière lui, vers de tristes contrées.

Ses poumons se transformaient au fur et à mesure en cristaux de glace.

On pouvait voir un peu d’eau couler sur le bord de ses cils.

Alice buvait ses larmes salées.

Edouardo dort maintenant sur le dos invisible de l’ange.

Il y a bien quelque chose qui ne va pas dans ce monde.

Entre ce que l’on voit et ce que l’on ne peut pas voir, chavirent toutes les murailles.

L’ange court devant insaisissable.

Venise165On n’efface pas de nos mémoires ce qu’on ne veut pas voir.

TV 5 canal plus

Onde hertzienne

Rayon laser radiographie

Échographie

Pouls et battements d’ailes

Vielles copies de nos ombres

Maladroites traductions pour dire nos espaces intermédiaires, nos hologrammes.

Cette vacuité là ne se voit pas !!!!

 

29 octobre 2011

Bluesinette (Titisoorts)

29 octobre 2011

On n'a pas tous les jours vingt ans (Joe Krapov)

Guillaume Apollinaire a dit : "Nous portons deux ou trois chants, que notre vie se passe à exprimer".

En voici un, de circonstance, je pense, mais...

j'ai comme l'impression de m'être trompé quelque part :

- de date ?

- d'âge ?

- d'atelier de couture ?

- d'autre chose ? 

DDS165_automne ;-))))) (private joke for my American sister !)

Merci en tout cas à MAP et Joye d'avoir bien voulu enjoliver avec leurs superbes voix la petite vidéo ci-dessous et à KatyL d'avoir participé sans qu'on le lui demande à l'illustration de la fête virtuelle !

Et, bien sûr,

Bon anniversaire, Onc' Walrus !

 

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