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Le défi du samedi

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25 février 2012

JE ME BALANCE... (LORRAINE)

 

Je me balance, balancelle,

Nous effleurons dans la nacelle

Le ciel de mon imaginaire

Où le réel est éphémère

 

Je me balance, mes amis,

Voyons, ne soyez pas contrits,

Je reviens toujours, je vous jure

Et sans la moindre meurtrissure

 

Je me balance droit devant

Par-dessus tous les paravents

Là-haut, croyez-moi, je jubile

Car aucun lien ne me mutile

 

Je me balance dans le vent

Un peu, beaucoup, passionnément

Il suffit pour que je descende

Tout simplement qu’on le demande

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25 février 2012

Quand y'a du chêne... (vegas sur sarthe)


Il faisait un temps magnifique
elle s'appelait Angélique
et sous un chêne squelettique
pendait cet engin maléfique

Elle est montée à l'aveuglette
et en poussant l'escarpolette
j'ai titillé la chevillette
qui verrouillait sa bobinette

En tombant de la balançoire
j'ai entrevu son oratoire
son jardinet et son ciboire
qu'avaient pas vu d'épilatoire

Elle était là sans retenue
riant de sa bouche charnue
je n'ai pas trouvé saugrenue
son idée de me mettre nu

En déchirant ma chemisette
qu'était coincée dans ma braguette
elle a piqué ma salopette
et m'a planté là en chaussettes

Je suis rentré chez mère-grand
l'escarpolette sur le gland
en cas d'urgence il faut choisir
où y'a du chêne y'a pas d'plaisir


La fois prochaine je saurai qui choisir, quitte à risquer des escarres... Paulette
18 février 2012

Défi #182

A vous de jouer à partir de cette photo :

dscf5802

Balancez-nous vos commentaires  à

samedidefi@hotmail.fr

Amusez-vous bien !

18 février 2012

Ont accédé à l'illumination

18 février 2012

Petit matin (Célestine)

J'émerge sans réveil d'un sommeil  étrange et agréable. Des rêves de vacances. Je glisse mes pieds dans mes pantoufles de plume, une lubie de ma tante. Je pense à elle en sentant mes orteils se recroqueviller dans la douceur du duvet. Je descends. 
267_le-boreon_saint-martin-vesubieL'escalier en cerisier grince et craque à chaque pas. J'ai l'impression que je vais réveiller tout le village! Il est très tôt. Tout dort encore. L'air sent l'aube, ce mélange de terre mouillée de rosée, et de vent dévalant des sommets, embarquant avec lui le froid  des névés.
Je suis la première debout, ce matin.
De la fenêtre de la cuisine, le panorama s'offre, grandiose, à couper le souffle. Le Massif du Mercantour, de l'Argentera à la Cime du Diable, érige ses pics et ses hautaines splendeurs . Le spectacle du soleil investissant lentement chaque creux de roche est simplement indicible.  Chaque matin, ici, l'on naît comme au premier matin du monde.
Ça sent le café chaud et le pain grillé, leur odeur me grise doucement. Je laisse les pensées m'effleurer et repartir. Je flotte dans une plénitude encore endormie. Le chat se toilette méthodiquement, il a sa place à l'angle du fourneau, toujours sur la même tomette ébréchée. Il aime cette tomette, qu'il a faite sienne. Une tomette marginale, reconnaissable entre toutes.
Dehors, les premiers perce-neige pointent un museau hasardeux sous les plaques de verglas encore accrochées au sol. Il faudra que je dise à ma mère de faire attention, elle ne sent pas du tout ses quatre-vingts balais et gambade toujours comme une imprudente à la recherche d'un bouquet. La dernière fois, elle s'est pété le poignet pour aller cueillir des violettes...Cette pensée me fait sourire tendrement.
Pas de radio. Surtout, pas de radio. Juste les battements de mon coeur à mon tympan.
Le café coule dans mes veines comme un nectar. Bon sang, qui dira le goût puissant du café, glissant dans le gosier à 7 heures du matin, dans la solitude de la montagne? 
Bon sang, ce que j'aime la vie!
Il fait un temps soyeux d'yeux mi-clos aux premiers rayons, un temps de confiture léchée du bout du doigt, un temps paisible et frais de longues inspirations d'oxygène et de mots à voix basse. Il fait un temps de tourterelle...
Le figuier porte ses bourgeons, le jour porte ses promesses.
Mon père vient me rejoindre sans parler. Je le trouve beau. Je pose son bol sur la table et je fais tinter la cuillère dedans, geste qu'il m'a transmis comme un rite secret de reconnaissance. Un des gestes que je garderai de lui. Mon père...
Tout est parfaitement ordonné dans ce petit matin de fin d'hiver .
Tout est beau et lumineux et baudelairien.
Je suis chemin.
Je suis nuit et je suis soleil.
Je suis racine, et je suis ciel.

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18 février 2012

La petite boutique "ZEN" (MAP

Mon plombier est ZEN :

Projet Tuyaux

Le gamin qui a tracé ceci n'est pas ZEN :

DSCF5854

La porte de ma voisine s'est mise à parler "façon ZEN" :

DSCF5855

Ce banc n'appartient pas à Zorro, non !

Il a le "Z" de ZEN !!!

Le voici en pleine méditation !

Il a déjà réussi à faire disparaître son assise ! 

DSCF5835

 

A force de pratiquer la  ZENitude  j'ai réussi

à faire léviter ma fenêtre au milieu du paysage !!!

dscf5821 

Maintenant c'est à mon tour :

HOP, plus personne !

MAP est ZEN ! MAP est complètement  ZEN !!!

DSCF5787

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZEN

QUOI ????

Non, j'ai pas dit ZINZIN !!!!

Non mais !!!

 

 

18 février 2012

ZENITUDE (rsylvie)

 

rsylvie181

18 février 2012

Zen (Vanina)

 

#181_Zen_VH

18 février 2012

« Zen, restons zen ! »* (Mamido)

   

Maman Mamido

En ce moment, ma vieille maman est hospitalisée et j’apprends, grâce à elle, à rester zen en toute occasion.

Passés les premiers jours d’une légitime inquiétude au sujet de l’évolution de son état de santé, je subis, maintenant qu’elle va mieux, le chaud et le froid de son humeur changeante qu’elle fait souffler, du fond de son lit,  au gré de mes visites quotidiennes.

 

D’abord, elle a refusé toute visite, ne souhaitant pas que l’on vienne, selon ses propres dires, « assister à sa décrépitude ». Elle a même fort mal accueilli une cousine qui, ayant appris par hasard son hospitalisation, avait voulu profiter de son passage dans la région pour la saluer. Celle-ci, tellement refroidie par cette mauvaise réception, n’ose même plus lui téléphoner de peur de subir encore ses remarques acerbes!

Mais quelques jours plus tard, bien pomponnée et discrètement parfumée, ma mère dissertait avec amertume sur l’indifférence de ses proches et amis qui avaient tôt fait de l’oublier et de l’abandonner dans la difficulté.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Son séjour hospitalier se prolongeant dans une maison de repos,  peu à peu, elle me fait déménager son appartement pour avoir auprès d’elle ce qui lui manque : un réveil, un châle, une jupe, une lampe électrique, des biscuits à la cuillère, une veste, un rouleau d’essuie-tout, du scotch, du sirop de fraise, un anorak, des bottes, un calendrier, du pain de mie, un rouleau de scotch, des ciseaux, du champagne, un bonnet, du papier, un pull, des bigoudis, une écharpe… viennent s’ajouter, jour après jour, aux traditionnelles revues et confiseries que l’on offre aux malades. Chaque matin, environ vers dix heures, j’ai sa commande par téléphone et je suis toujours surprise par ce dont elle peut avoir besoin.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Son transfert de l’hôpital vers la maison de repos lui ayant occasionné une intense fatigue, elle a décrété à son arrivée qu’elle ne voulait pas que je communique son nouveau numéro de téléphone « à qui que ce soit ». « Tu sais, les gens sont pleins de bonnes intentions, mais il ne se rendent pas compte ! Ils te parlent, te parlent, te posent des questions sur ta santé, toujours les mêmes et c’est épuisant de leur répondre… » Message reçu.

Pas plus tard que le lendemain, elle s’étonnait du silence radio qu’elle subissait et me fournissait une liste substantielle de personnes qu’elle souhaitait entendre lui parler au téléphone.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Un jour, on lui donne trop à manger, un jour pas assez et elle me demande de lui apporter des réserves qu’elle dévore en catimini la nuit, enfermée dans la salle de bain !

 

Un jour, le personnel soignant est dévoué, « charmant » et aux petits soins pour elle, le lendemain il est indifférent et brutal.

 

Un jour, le médecin lui a sauvé la vie, le lendemain c’est un incompétent qui ne comprend rien à son cas si spécial.

 

Zen, je me dois de rester zen !

 

Et je le reste, malgré tout ! Parce que ma mère est là, bien vivante, avec son caractère bien trempé et même si elle me fait souvent tourner en bourrique, j’emmagasine en mon coeur tous ces moments précieux passés à la dorloter.

Nous ne sommes dupes ni l’un ne l’autre, le temps nous est compté.

Ce que Maman traduit à sa façon, dans son langage imagé :

« Tu sais, ma fille, tout ça ne durera pas autant que le marché de Villefranche !!! »

 

 

 

*Refrain de Zazie

 

 

18 février 2012

Défi 181 (KatyL)

ZEN de KATYL

18 février 2012

La Zen attitude (Venise)

 

Peu de situations sont aussi déconcertantes que de se trouver au volant d’une vielle panda
    Au cœur d’une terrible tempête de neige.
    J’aurai dû dégoupiller à la grenade la route, mais ce type de tempête se produit rarement dans le coin
J’aurai dû passer mes vacances dans une mine de sel .J’avais pourtant le choix entre m’enfoncer dans cet enfer blanc ou être pris par le gel et le froid et mourir.
Me rappelant qu’il est bon de faire appel au zen attitude je me repris et gardai la tête froide (ça, ce n’était pas difficile vu la chute de la température)
Dans cette situation l’usage voulait qu’on s’en remette à Dieu ou à son buisson ardent.

venise181
 
Mais ma phobie morbide pour le froid me faisait filer droit quand un chien se mit en travers de ma route.
Je lui glissais la corde autour du coup. L’animal ne bougeait pas. J’attachai la corde au pare-choc de la panda.
Le salopiaud refusait de coopérer le véhicule restait immobile .Quelle tête de lard !
La panda se mit à bouger …… À reculons .je tirai le frein à main et sortie de la voiture.
Mais nom d’un chien criai-je  je n’ai pas de couteau pour couper la corde qui entrainait  la panda et le chien sur la pente inversée.
La sale bête s’en fichait complètement. Le précipice n’était plus qu’à quelques pas.
La panda et le chien tombèrent dans le vide c’est une scène saisissante que l’on garde à l’esprit toute sa vie.
Prostré je suis restée dans une zen attitude jusqu’à ce qu’une ambulance vienne à mon secours.
De toute façon, je n’avais pas de couteau pour couper la corde et n’avait pas l’intention de monter dans le véhicule en situation précaire .pour aller le sauver.
Mais me demanda la police vous êtes trouillarde de nature où vous avez perdue en cette situation votre zen attitude ?

18 février 2012

Escapade salvatrice (SklabeZ)

 

Tout au long de l’année, les semaines de travail s’enquillent inlassablement, toutes plus harassantes les unes que les autres. Quand la pression et le stress deviennent insupportables, je ressens alors un besoin urgent de me ressourcer, de couper avec l’implacable routine.

 

La dernière fois que ce besoin s’est manifesté, c’était en mai dernier.

 

Dans l’après-midi, n’en pouvant plus, je laisse tout en plan et saute dans mon véhicule. Un rapide passage au domicile pour me changer et revêtir ma tenue de randonneur, je commence déjà à respirer.

 

Direction les montagnes d’Arrée, à peine une heure de route. Elles n’ont de montagne que le nom et le point culminant, le Roc’h Ruz (rocher rouge) domine toute la Bretagne de ses 385 m à peine.

 

Je me dirige vers son petit frère, le Roc’h Trevezel (rocher de la Trève) déchu récemment de son titre de point culminant pour une toute petite dizaine de centimètres.

 

Malgré la faible altitude, ces monts d’Arrée offrent un véritable paysage de montagne avec de grandes étendues sauvages et désertiques rappelant par bien des points ceux de l'Écosse ou de l’Irlande.

 

Arrivé à destination, je laisse ma voiture dans une petite zone à l’herbe rase, délimitée par quelques pierres alignées et aménagée en lieu de stationnement.

 

L’air est vif et un léger vent frais de noroît balaye la zone en poussant les nuages. J’admire le panorama et je m’imprègne du caractère rude et sauvage de ces paysages. La vue est magnifique et on aperçoit au loin, Saint-Pol-de-Léon et ses trois célèbres clochers, celui solitaire du Kreisker, le plus grand et les jumeaux de la cathédrale Saint-Pol Aurélien. Ils se découpent sur le fond bleu de la mer, la Manche.

 

Je m’engage dans un petit sentier bordé de murets recouverts d’herbes. De-ci, de-là, la lande est parsemée de blocs de grès ou de granit qui semblent émerger du sol.

 

Je m’enfonce dans cette lande et je me sens de plus en plus seul dans cette immensité calme et sauvage. Au bout d’un moment, je repère un gros bloc de granit un peu à l’écart du chemin. Je me dirige vers lui et je m’y adosse. Ma position est agréable, à l’abri du vent, tout est calme et silencieux. Je ne bouge plus, j’observe. Petit à petit, l’animation revient.

 

Le premier à se manifester est le tarier pâtre, il y en a beaucoup dans la région. Il a pour habitude de se percher pour localiser d'éventuels prédateurs mais aussi pour chasser. À mon arrivée, ils s’étaient postés à bonne distance, sur des monticules ou des roches alentour pour me surveiller. M’étant fait oublier, je peux maintenant les observer. D’un vol rapide ils quittent leurs postes d'observation et viennent happer les insectes au sol, pour rejoindre aussitôt leur perchoir favori.

 

De mon point d’observation, je peux aussi observer longuement le vol des busards cendrés. En ce début de période de couvaison et d’élevage des jeunes, le mâle vient ravitailler en nourriture la femelle. Je regarde avec admiration leurs magnifiques acrobaties aériennes, leur ravitaillement se faisant dans les airs. Je ne perds rien du spectacle fantastique qui s’offre à mes yeux émerveillés, je savoure ! Mes tracas du boulot sont loin.

 

La soirée s’avance, il me reste à peine une petite heure avant la tombée de 1a nuit. Je me suis placé face au vent pour être encore plus discret et ne pas être repéré par les animaux qui ont l’odorat et l’ouïe très développés.

 

J’aperçois soudain un jeune renard, il ne bouge presque pas. Il a dû repérer un petit rongeur, campagnol ou musaraigne. Brusquement, d’une cabriole, il l’attrape, on dit qu’il mulotte, imparable ! Il ne m’a pas vu ni senti, il s’approche de moi. Je suis immobile et retiens ma respiration, mon cœur bat à tout rompre, c’est un grand moment ! Il est à cinq pas de moi. Je pourrais presque le toucher, je le sens presque, il est magnifique

Zut, j’ai bougé ! Il a disparu en moins d’une seconde.

 

C’en est fini pour aujourd’hui !

 

J’ai eu ma dose d’émerveillement et rechargé mes batteries de sérénité. Je suis calme et zen à nouveau.

 

Demain je serai plus léger en allant travailler.

18 février 2012

Le clochard céleste (Joe Krapov)

- Vous invitez le nombre d'ami(e)s que vous voulez à passer un dimanche midi chez vous. (Attention : plus on est de fous, plus on rit et plus il faut mettre de riz pour accompagner la viande et les fruits de mer de votre paella).

Ils ont obligation d'amener avec eux tout leur stock de cartes routières, même périmées, même dépenaillées. Michelin, IGN ou autres, toutes les cartes sont acceptées sauf la carte bleue : les jeux d'argent sont interdits chez vous comme chez moi. (De toute façon, comme on nous envoie toujours nous faire voir chez les Grecs, chez nous c'est comme chez eux : du fric il n'y en a plus, les banques ont tout piqué).

Après le repas, suivi de café et peut-être pousse-café en option on pousse obligatoirement tous les meubles et on s'assied en rond par terre sur le tapis indien comme dans la chanson « Germaine » de Renaud. (C'est la seule que je connaisse par cœur avec "La chasse aux papillons" de Brassens. Cette considération n'a rien à voir avec le reste mais il faut que vous appreniez à rester zen).

DDS181 haïku jardin zen

Chacun aura marqué ses cartes de ses initiales ou d'un signe distinctif en vue de les récupérer à l'issue du jeu. Elles peuvent toujours servir, même si, comme sur la nôtre, le contournement de Mûr-de-Bretagne par la quatre voies n'y est toujours pas mentionné. (Le Conseil général des Côtes d'Armor semble plus rapide dans l'avancée de ses travaux que les upgraders de chez Michelin. En fait la raison principale de ce bug tient surtout au fait que notre carte de Bretagne date de 1984. Ce serait bien qu'on en rachète une plus récente mais au moins, nous on ne s'engueule pas en voiture comme Jean-Pierre Berthoise et son épouse).

DDS181 haïku vélo

Le jeu commence. Le donneur mélange les cartes, les donne à couper à son voisin de gauche. (Mais non, Roger, pas avec des ciseaux ! Il est con lui, eh !). Puis il en distribue 5 à chacun.

Une main innocente (Kevin ? Jennyfer ? Nicolas ? Jules ? Léonie ? Théo ? Léa ? Aïcha ? Mini-Poune ?), en tout cas quelqu'une qui ne prend pas part au jeu aura choisi auparavant dans le dictionnaire ou sur Wikipédia une des 36000 communes françaises qu'il ou elle suppose inconnue de tous. Le nom de cette minuscule cité est donné en pâture aux participants. Chacun déplie alors ses cartes et cherche à localiser Saint-Georges-de-Gréhaignes ou Condat-sur-Ganaveix sur le territoire français en regardant dans son jeu.

DDS 181 haïku lampadaire

Même si on le trouve assez vite énervant, c'est un jeu qui rend très zen. Il a au moins un avantage. Pendant que vous faites ça personne ne vous rebat les oreilles avec un omniprésident qui va entrer en omnicampagne pour omnipromettre d'omnirompre avec tout ce qu'il n'a pas omnifait pour faire omnipire encore. (Superbe et généreux ce jour, j'ajoute la version de droite de cette phrase pour celles et ceux qui envisagent de le soutenir : "Pendant que vous faites ça personne ne vous rebat les oreilles avec une envie d'être président et de mener campagne pour promettre de rompre avec tout ce qu'a fait notre civilisation supérieure alors qu'on sait très bien qu'ils ou elles n'ont aucune expérience en matière de népotisme, de bling-bling ou de talonnettes, ces malhonnêtes !).

DDS 181 haïku chapelle

- Et qu'est-ce que gagne celui qui triomphe de l'épreuve ?
- Le droit d'inviter à son tour les autres pour un repas chez lui et une autre séance de satori à Paris
- C'est le nom du jeu ?
- Maintenant oui, au départ c'était satori à Mimizan-plage parce que j'en ai eu l'idée en rêve en me réveillant à 6 heures du matin le mardi 14 février 2012. « Satori à Paris », c'est en référence au bouquin de Kérouac. Il y raconte la recherche de ses origines bretonnes. C'est rigolo, parce que vous, je vous ai trouvé « Sur la route » !
- Vous savez, je connais un autre jeu. Je suis le seul à y jouer et c'est aussi un jeu d'exploration de l'espace mais en vrai.
- Vous cherchez quoi, vous, monsieur Augustin ?
- Je cherche un ascenseur qui me ramènerait chez moi.
- Ca n'a pas l'air de vous stresser plus que ça.
- Non, je suis très zen. C'est une épreuve qu'on m'impose, mais j'ai tout mon temps. J'ai l'éternité devant moi.
- Faites-voir la carte que vous avez tirée
- Nord Pas-de-Calais.
- Vous savez, ça me revient à l'instant. Quelque part du côté de Saint-Omer, il y a un ascenseur à péniches. Ce doit être à Arques, si je me souviens bien, là où Yvette Horner possède un magasin de perles de cristal.
- Promis j'irai. Merci encore de votre hospitalité. Vous pouvez me passer un livre pour la nuit ?
- Le livre des haïkus, de Kerouac ?
- Ce sera parfait !

DDS181 haïku lune 2

 P.S. Ce dialogue est bien entendu extrait de "Dieu s'ennuie le dimanche...", roman inachevé autant qu'inachevable.

18 février 2012

Je suis Zen (titisoorts)

si le souffle c'est la vie
à fond la sophrologie
la force est avec toi
je suis maître yoga
 
tendu la relaxation
faire la méditation
prier sur l'himalaya
des noeuds aux jambes aux bras
 
je suis cool vraiment cool
je suis zen vraiment zen c'est fou
m'casse pas les pieds j'aurais les boules
pas encore près à tendre l'autre joue
 

 

18 février 2012

BOUDDHA, BOUDDHA (Joye)

Le zen à la ricaine n’existe pas et c’est pour ça que je ne comprends pas : pourquoi y a-t-il deux Bouddhas ? L’un est gros et l’autre très mince. C’est vrai que ça coince chez les éveillés, mais ça nous donne de quoi rêver : un Bouddha boudin et un Bouddha pas gras.

 En restant trop zen, on peut trop grossir, mais l’on maigrira sans se nourrir. Dis-moi, est-ce que tout ça ne te fait pas rire ? L’un est gros et l’autre très mince. C’est vrai que ça coince plan esthétique. Comment font-ils question diététique ? Bouddha bouff’ra ou ne bouff’ra-t-il pas ?

Je leur ai posé une de ces colles, le genre qu’on croise à l’école ou quand on abuse trop d’alcool : Gros et joyeux ? Ou mince et glaireux ? Lequel est le mieux ! Je ne sais pas ! Car il n’y a pas de Bouddha au milieu, n’est-ce pas ? Il y a un Bouddha boudin et un Bouddha pas gras.

Mais les deux Bouddhas m’ont fait la gueule. Je me sentais assez seule, même en allant sur Google. Pourquoi y en a un qui pète le fun et l’autre qui fronce ses maigres sourcils. Il semble avoir des soucis. C’est pas très saine, et sans doute, pas zen !

Mais bon, une Ricaine très zen, ça n’existe pas et c’est pour ça que j’ai fait cette réflexion qui pourrait te hanter. Si j’ai le temps, j’irai chercher. C’est pas dedans, c’est ailleurs - that’s the answer - aux Bouddha boudin et Bouddha pas gras.

18 février 2012

Le body, ça te va (Walrus)

Le maître m'avait dit :

"L'éveil peut survenir n'importe où, n'importe quand, Petit Scarabée.
Même à la cuisine en détaillant les légumes"

J'aurais peut-être pas dû commencer par les oignons...

18 février 2012

La zen attitude pour les nuls (Vegas sur sarthe)



"Sois zen!" ne cessait-on de me seriner dans mon entourage, mais plus les années passaient et plus j'étais crispé, irritable, acariâtre, irascible,

susceptible, ombrageux, caractériel, stressé, chiant... Oh ça va!! C'est fait pour ça les synonymes, non?
En plus c'est MON texte!!
C'est vrai qu'y a tout pour m'énerver dans ce bas monde! La seule félicité que j'ai connue ici-bas c'est ma concierge; y en a qu'une pour porter un prénom pareil et il a fallu qu'elle choisisse MA cage d'escalier et MON local à poubelles!

Alors j'ai pris le tonneau par les cornes, sans trop m'énerver j'ai lâché un bor... de me... et j'ai attaqué par la posture de zazen qui est - si vous l'ignorez c'est pas ma faute - une posture de méditation assise, celle que préférait Bouddha contrairement à la méditation debout (certains disent debout-ddha) qui est plus chiante et moins assise.
Donc il faut s'asseoir au centre du zafu qui est un coussin rond - ça doit être vachement flippant de chercher le centre d'un coussin pas rond - et puis croiser les cannes en lotus ou en demi-lotus.
J'ai tout de suite détesté le demi-lotus parce que foutre le talon du pied droit juste au-dessus du kiki, ça fait mal et forcément ça fout les boules.
Je crois que c'est pas pour demain que le zen m'habite.
C'est écrit en français sur l'étiquette, un zafu c'est rempli de kapok, le fruit du kapokier qu'on appelle fromager mais tout le monde s'en glande sauf wikipédia!

Colonne vertébrale dressée, menton rentré, nuque étirée, le pif à la verticale du nombril... je vous passe les détails avant de bouffer cette p..... de notice intitulée "La zen attitude pour les nuls"!
La ointe de la angue tousse le alais... en clair, la pointe de la langue touche le palais mais c'est vachement plus chiant à dire qu'à faire!
Respirer! Depuis ma naissance je croyais savoir respirer mais au centre d'un zafu on appelle plus ça respirer, on dit anapanasati! C'est parait-il le souffle zen qui ressemble au meuglement de la vache Milka ou au vagissement du bébé naissant qui se demande ce qu'il a fait pour mériter d'être ici, mais rien qu'en essayant de prononcer anapanasati j'ai tout un pot de moutarde qui me monte au nez et l'envie de baffer tout ce qui respire autour de moi!
Après il faut penser - ça c'est très chiant quand on n'est pas habitué - laisser passer comme des nuages dans le ciel les images, les formations mentales qui pourraient surgir de l'inconchiant. De l'inconchiant j'en ai à revendre et des images de meurtre aussi tant ma cinquième lombaire est en feu. Parait que c'est la zen attitude qui commence à rentrer! Tu parles!

Je ne sais pas ce qui me retient d'envoyer tout balader pour essayer la posture de Siddhartha Gautama, j'ai peut-être pas envie de ressembler à un culbuto mais plutôt envie de bouffer mon zafu bourré de fruits de kapokier!
Ras le bol de saké! Je regagne mon canapé Roche Bobois - celui en cuir de vache qui meugle pas - c'est plus confortable pour se mettre au mandarin mais j'ai horreur des agrumes - ça me file des aphtes - alors je change pour le shanghaïen, ses "gwè" et ses "tchi". D'après moi c'est de l'hébreu mais très vite je sais dire sans baver "Tsysuke leqla ralitaq" ce qui est très utile pour demander où sont les toilettes à condition d'être en Chine et de ne pas avoir d'urgence!
Bizarrement plus j'avance en shanghaïen et plus je me sens crispé, irritable, stressé... je vous passe les détails avant de vômir cette p..... de notice intitulée "La zen attitude pour les nuls"! Je sais, je l'ai déjà dit mais c'est MON texte!!
Parait qu'on pourrait aussi apprendre le zen en ligne, sur le net sans bouger de son canapé...
Et si je demandais à quelqu'un d'apprendre le zazen à ma place et de me refiler ses bonnes ondes?
C'est décidé! Je balance le zafu par la fenêtre du sixième étage, ça fait gueuler Félicité - c'est pourtant pas donné à tout le monde de ramasser du kapok sur le trottoir - mais ça me fait un bien immense!!
Si elle avait pas de moustache je descendrais l'embrasser.
18 février 2012

Haïku (Anémone)

Le sourire du Bouddha



Sur la dernière marche


Vient vers moi.


18 février 2012

Souriez quand vous chattez ! (Sebarjo)

 

A force de naviguer sur Internet, un jour Philippe Geluck tomba sur ce joyeux blog d'écriture et autres créations en tout genre qu'est le défi du samedi. Et il se dit, tiens ça me plairait bien de leur envoyer un p'tit chat ! Or, le défi de cette semaine-là était la Zenitude. N'ayant pas d'idée immédiate sur la chose, il fit appel à son nègre (un chat noir qui lui porte bonheur) et lui demanda de lui écrire un petit scénario sur ce thème. Voici le tryptique que ce dernier lui concocta.

 

Première vignette :

Le chat dans sa position habituelle.

Phylactère de gauche : Certains vous diront qu'être ZEN...

Phylactère de droite : c'est avoir un coup dans le NEZ

 

Deuxième vignette :

Le chat toujours dans sa position habituelle mais levant le bras droit.

Phylactère de gauche : Ce qui n'est pas vrai. Il faut surtout rester hétéro-ZEN...

Phylactère de droite : et savoir se mettre à la place des autres.

 

Troisième vignette :

Le chat a le sourire aux moustaches et une souris court au premier plan à droite, l'air effrayé.

Phylactère de gauche : Comme moi ! Quand je vois une souris, je SOURIS...

Phylactère de droite : qui elle n'est pas du tout zen, car quand elle me voit, elle ne CHAT pas !

 

Malheureusement, comme vous avez pu le constater, notre ami Geluck n'a pas envoyé son petit dessin au défi du samedi cette semaine. Il n'a pas trouvé ça (ce chat) ZEN-ial... Même s'il est assez sensible aux héros Zen. Mais il le réservera peut-être pour la sainte-EuZen sans qu'ça ZEN ! (oui, à force de donner sa langue au chat, il finit par zozoter un petit peu...!!!)



18 février 2012

"To biblion/Le Livre" (Pivoine)

 

A Scourmont

La messe est dite, le choeur des Trappistes s’est retiré. Main dans la main, les fiancés sortent de la chapelle. Il y a des massifs d’hortensias dans le jardin, le cloître s’ouvre par de larges baies vitrées sur le printemps. Les promeneurs s’égaillent par les chemins de campagne, les cloches sonnent à toute volée, et tandis que l’orgue fracasse la « Dorienne » de Bach, un couple, silencieux, poursuit la lumière qui le happe vers le cœur vivant du monastère.

Avril 1982.

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«Ecoute ô Israël. L’Eternel notre Dieu. L’Eternel est Un. »

C’est dans le Jardin des roses, où sèchent les larmes de mon Amour ; c’est au milieu des cris de joie des enfants de la Tribu ; c’est en m’endormant les nuits de pleine Lune et lorsque Jérusalem brillera de tous ses feux, que, pour la première et la dernière fois, je dirai au monde ma plus vibrante profession de foi, mon combat : « Chmâ, Israël, Ado-nay Elo-henou, Ado-naï Ehad ».

1999-2001.

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Dans l’escalier

Pour la première fois depuis treize ans, la petite fille blonde au cœur fragile se désole en pensant à « sa » cheminée. L’an prochain, plus de mignonnes chaussures débordant de jouets, plus de friandises tendrement préparées par le père, par les sœurs. Noël ne sera plus noël. Et comme elle est sensible, d’une sensibilité exacerbée, les larmes se pressent derrière ses paupières. Mais elle continue d’avancer. Et puis, là, un hiatus, une étincelle, une révolution. Une volonté de fer s’impose à elle, lui conférant une tranquille sûreté d’elle-même qui la métamorphose. Deux marches plus loin, elle n’est plus la même. Désormais, elle respire. En dépit d’elle-même, des siens, et de tous les obstacles qui ne manqueront pas de s’élever sur la voie, elle se le promet, à son tour, comme Marie et Pauline, elle entrera au Carmel.

Noël 1886.

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Le pain d’Alep

Les oliviers ont donné tous leurs fruits. L’huile est parfaite, pressée à froid, comme il se doit. Pendant plusieurs jours, le maître et ses fils la chaufferont doucement, avec l’eau et la soude naturelle que l’on conserve, bien à l’abri, dans les entrepôts. Puis viendra l’instant sacré, celui où l’on ajoutera l’odorante huile de baies de laurier. A genoux, sans se soucier d’avoir froid, ou mal, le père étalera le mélange bien saponifié sur le sol de la bâtisse, puis, ses fils et lui le découperont en pains de forme cubique. Il faut du temps pour fabriquer le plus vieux savon du monde, du temps à dérober aux snipers et aux bombes. Dans neuf mois, les blocs seront secs et durs, difficilement friables ; ils pourront alors servir au lavement des mains. Des pieds. Du corps. Soleil. Sable. Or. Pureté. Et paix. A l’Orient, et, qui sait, à l’horizon 2012.

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