Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
31 décembre 2011

en fer et contre tous‏ (titisoorts)

C'est quoi ces géants d'acier
Qu'ont t-ils à nous surveiller
Mais qu'ont-ils à nous scuter
Ces longs cous prêts à régner
 
Pourquoi ont ils l'air si fier
Ces grands hommes le coeur de fer
Etre fier comme Artaban
N'ont pas l'air très très marrants
 
Bientôt l'année deux mille douze
C'est pas que je la jalouse
Leur promesse de prophéties
J'suis fort d'espoir fort de vie
 
Mais sommes-nous aussi durs qu'eux
Faits de ce métal frileux
Il s'rait temps de s'en défaire
Et tenter un bras de fer
 
Je pense à l'an à venir
Forge-nous  à ton devenir
Nous resterons fort et fiers
Même s'il faut battre l'enfer
 
Bientôt l'année deux mille douze
C'est pas que je la jalouse
Leur promesse de prophéties
J'suis fort d'espoir, fort de vie
 
Forgeons l'imagination
Forts de nos adaptations
pourquoi en avoir la trouille
un jour ils seront de rouille
 
Bientôt l'année deux mille douze
C'est pas que je la jalouse
Leur promesse de prophéties
J'suis fort d'espoir, fort de vie

 

Publicité
31 décembre 2011

Coup de bambou (Walrus)

- On devrait pas se fâcher tout rouge, ils vont nous repérer !

- T'inquiète ! Ils sont daltoniens sur cette planète...

31 décembre 2011

Envol (Lise)

Le ciel était d'un bleu à vous couper le souffle
Cette énergie puissante qui nous fait avancer.
L'arbre savait bien ce qui allait se passer
Lui qui en son sein berce la nudité
Du bel Oiseau de Vie qui va bientôt chanter.
 
A ses pieds que font ils ces humains consternés
Dont le regard se vide pour tenter d'exister ?
Qu'ils lèvent donc la tête si elle n'est pas soudée
Et brisent cette amarre qui les tient prisonniers
Tout raides d'histoires et de préjugés.
 
 
Jetant à tous les vents les peurs et les regrets
Pour d'un regard confiant l'horizon embrasser
L'occasion est si belle n'allez pas la rater
De toutes vos forces plongez,
Prenez l'envol de la Nouvelle Année.
 

31 décembre 2011

Clang! (vegas sur sarthe)

"Bravo Ouatson! Je ne vous félicite pas pour cette belle trouvaille"
Clang!
"Euh... chef, vous m'aviez demandé des déguisements qui se fondent dans le décor"
"Oui mais j'ignorais qu'dans la police on engage des daltoniens! Comment voulez-vous qu'on passe inaperçus dans cette végétation?"
"J'aurais préféré des tons pastels, chef, mais à l'atelier ils n'avaient que ça et d'un autre côté, je peux vous suivre plus facilement, vous marchez bien trop vite pour moi"
"Me suivre? Alors que vous n'avez même pas été foutu d'prévoir des trous pour les yeux!"
Clang!
"Levez la tête comme moi chef, on voit rudement bien par les trous des narines"
Clang! Clang!
"Vous avez entendu, chef? On dirait le bruit d'une porte blindée ou celui d'une arme automatique à moins que ça soit celui d'une benne à ordures ou encore d'un rideau métallique ou bien... euh... chef, chef vous êtes là?"
(Soupir)
Clang!!
"Ah! Vous avez entendu cette fois-ci?"
"Ouais Ouatson! C'est l'bruit d'un abruti qu'a poussé son supérieur dans les buissons et qui f'rait bien de l'aider à se relever avant qu'ça barde!"
"Vous avez glissé, chef"
"Non! J'ai été percuté par un tas d'ferraille qui fait un bruit d'benne à ordures et qui nous a surement fait repérer à dix bornes"
"Je vais avancer en éclaireur, chef... ne bougez pas d'ici"
"C'est ça Ouatson, allez éclairer! Si par hasard vous tombiez sur un palan, n'hésitez pas à venir me relever, ce truc doit peser des tonnes"
"Cinquante kilos chef, seulement cinquante kilos... j'ai marchandé ça au poids pour trois fois rien quand ils ont su que c'était pour l'inspecteur La Bavure"
"Ah parce qu'en plus de ça, vous avez dû payer?"
"Oui chef, j'ai fait mettre les déguisements sur votre compte"
"Hein? Et pour vous, trois fois rien... ça fait combien?"
"Euh... je vais avancer en éclaireur, chef. Je crois bien avoir entendu un Clang"

31 décembre 2011

MAP propose, l'Internet dispose ! (Joye)

Publicité
30 décembre 2011

Des voeux que je transmets à vous tous de la part de Célestine

En 2012




Que les mots soient des baumes et non pas des poisons.

Que nul ne vous atteigne en votre moi profond

Que vous sachiez vraiment au lieu de supposer

Enfin, de votre mieux, que toujours vous fassiez.





Très bonne année à tous!



*Mes voeux s'inspirent librement des Quatre Accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz.

24 décembre 2011

Défi #174

Pour l'AN NEUF :

A vous de faire parler cette photo !

DSCF4394

Nous attendons vos participations à

samedidefi@hotmail.fr

et

Belle fête de Noël à vous tous !

 noel_125

24 décembre 2011

Ont déjà reçu leur cadeau

24 décembre 2011

Cadeau de Noël (Célestine)



71244492[1]Tiens? Qu'est-ce que c'est? Un cadeau?  J'ouvre. Et je vois...
Une petite boîte en fer blanc. Une boîte toute simple. Pas livrée par camion. Pas arrivée par la poste. Trouvée là, simplement posée sur le paillasson , devant l'entrée, parmi les folles herbes enluminées de givre, sous les regards frileux du chat de la maison.
Dans la boîte, rien de connu ou d'attendu. Pas de supercalifragilistique cadeau numérique pimpant et clinquant. Juste une petite baguette de bois. Une baguette de bois toute simple.
En regardant de plus près, c'est un crayon. Un joli crayon tout simple.
C'est un crayon qui dessine tout seul. Il sait dessiner des choses très difficiles: il dessine l'arc en ciel sur le pourpre profond d'un soir d'orage, une fontaine d'anges aux grelots de cristal. Il dessine le silence suspendu aux lèvres du temps, à ce moment divin où Mozart vibre encore et où le silence déchire les ors et le velours incarnat de Pleyel. Il sait dessiner aussi le sein pâle de la jeune fille qui palpite à l'émoi du printemps, le vertige que l'on éprouve au pied des cathédrales, la splendeur des glaciers, des déserts et des villes, les parfums et les sons , les larmes qui perlent, les rides qui parlent, la main qui se tend, et le premier cri d'un nouveau-né dépliant ses poumons comme un coquelicot. La moire et le velours, le croquant et le fondant. Tant de choses belles et douces et ineffables.
Il dessine, mine de rien, toute la magie que chacun accorde à l'existence. 
J'ai pris le crayon, et il a écrit tout seul ce que je voulais vous dire depuis longtemps, pour vous tous, qui êtes à l'extérieur de moi et pourtant faites partie de moi, comme je fais partie de vous, ces trois mots, les plus beaux du monde:

 

 

 

JE VOUS AIME!

 

 Ceci est un message personnel à chacun d'entre vous, qui me lisez et m'apportez en retour tant  de bonheur  et de vous-même  à travers vos écrits. Passez le plus beau et le plus doux des Noëls.

24 décembre 2011

Défi du cadeau de noël (KatyL)

                                             Noël 1                                                    

En fait le plus beau des cadeaux étant la vie ,

je ne pouvais pas  trouver de plus beau cadeau
même si parfois la lutte pour vivre est difficile pour beaucoup d'entre nous Noël 2
même si la route est jalonnée de déceptions et de pleurs
la vie, c'est aussi la joie, la nature si merveilleuse, l'amitié, la culture...la musique , la peinture..l'amour des autres.....
et tant de choses sont un enchantement perpétuel, jusqu'aux chants de oiseaux...
chaque jour que l'on vit.
Alors juste quelques photos pour vous en cadeau ce soir.

Bonnes fêtes à tous                    Noêl 3
KatyL

24 décembre 2011

Surprise (MAP)

Dans le paquet-cadeau que m'a offert mon amoureux voilà ce que j'ai découvert :

Une machine à écrire-musicale pour me remercier d'avoir dactylographié tous ses écrits de l'année ! La voici !

 DSCF4603

Et puis Surprise des Surprises une photo de son épaule décorée ....

Allez j'ose vous la montrer :

.

.

.

.

.

.

.

.

.

 DSCF4601

Voyez comme j'ai été gâtée !

Hé,hé,hé !!!!

*

(La machine à écrire musicale provient du livre : Catalogue d'objets introuvables. Tome 2-Livre de poche. Editions Balland

Le bras vient d'un diaporama sympa dans lequel on peut insérer son nom)

24 décembre 2011

C'est ma fête (Walrus)

Et ON m'a offert... une chevalière !

 

éon

24 décembre 2011

Le cadeau (Venise)

Venise173

 

J’arrivai au pied du sapin et me jetai dans la lumière des guirlandes sur mon cadeau.

J’aurais dû me méfier de ce Noel-là !!,et m’esquiver !!

J’aurais ainsi pu éviter de gros ennuis.

Malheureusement, j’ouvris cette grosse boite et découvris

               UN PARACHUUUUUTE !!

D’une voix agréable et éduquée, je contins un cri d’effroi.

Oui dit-il en passant sa main dans ses cheveux en examinant ma mine confite

Il va falloir apprendre à atterrir ma chérie.

Je profitai qu’il avait la tête baissée pour regarder au-dehors si la Porsche était toujours dans le jardin.

Je m’aperçus avec effroi qu’une 2cv trônait dans le parc.

Je ne suis pas de nature soucieuse, mais là la Deutsch et le parachute c’était particulièrement alarmant.

Cette vision me terrifia.

Oui dit il ma chérie notre train de vie va changer : c’est  la crise !!

J’avais manifestement surestimé le tocard qui me tendait le parachute .

Certes ,il doit être difficile de comprendre tout ça .Mais le saut en parachute était aussi improbable dans ma vie que de tomber sur un turfiste qui souffre d’une insolation.

Mon ami m’annonça d’un ton d’expert : nous avons tout perdu nous n’avons plus le choix.

Il m’offrit un kleenex usagé et m’entraîna dans la deuch le parachute accroché dans le dos

Tu sais être pauvre peut-être divertissant, j’ai côtoyé des pauvres par le passé

Ce sont des créatures intéressantes

Avec le parachute dans le dos, tout paraissait plus simple.

Je pris un peu de recul. Mais je n’ai rien d’une sportive et l’idée de me ‘scratcher’

Sur terre …….

Haletante je perdis dans ma chute Rolex et bijoux et tentai dans ma descente de ne par perdre le contrôle de mes derniers placements en bourse en vain.

Il n’est guère possible d’y parvenir si on est dans une deuch et que la chauffeur est ruiné.

 

Joyeux Noël !!!

 

24 décembre 2011

Sortie de crise (mystique) (Poupoune)

 
 
Je n’ai jamais tellement cherché à entretenir le mythe du Père Noël. C’est pas que l’idée de me donner du mal pour offrir à ma progéniture des cadeaux qui lui mettent des étoiles dans les yeux et la voir remercier un vieux barbu invisible me chagrine particulièrement – le rôle de parent est souvent ingrat – mais ma fille a tendance à faire un amalgame de croyances qui, lui, me gêne un peu plus. Pour elle, croire au Père Noël, à la petite souris, en Dieu et au fait qu’ouvrir un parapluie à l’intérieur porte malheur, ça va ensemble.
Les superstitions m’indiffèrent, le Père Noël et la petite souris me sont plutôt sympathiques, mais je suis moins à l’aise avec Dieu.
Alors quand une copine lui a dit que le Père Noël et la petite souris, c’était des craques, je n’ai pas essayé de rattraper le coup. Quant à Dieu, le simple fait qu’il n’apporte même pas de cadeaux a suffi à lui faire perdre toute crédibilité dans la foulée… Jusqu’à ce qu’une gamine, qui marchait à fond dans tous ces trucs, fasse de nouveau douter ma fille. Elle s’est remise à poser des questions sur le Père Noël et, pour en avoir le cœur net, a décidé de dormir au pied du sapin la nuit de Noël pour vérifier. Je m’en sortais plutôt bien : elle aurait pu vouloir faire la tournée des églises pour voir si le bon Dieu y était. Alors j’ai laissé faire… non pas pour qu’elle me surprenne en flagrant délit de distribution de cadeaux, mais parce qu’elle dort comme une souche et que le Père Noël pouvait bien venir avec ses rennes et tous ses lutins faire un feu de joie de notre sapin, elle ne se réveillerait de toute façon certainement pas.
De fait, elle n’a pas bronché quand j’ai fait ce que j’avais à faire au milieu de la nuit. Au matin, en découvrant la montagne de cadeaux à ses côtés, elle a déclarée, pas plus émue que ça :

- Bon, ben il existe pas… Il serait jamais venu en me voyant ici, hein…
 
Je n’ai pas parfaitement compris son raisonnement, mais ça m’allait bien. Exit Papa noël, la souris et le bon Dieu. On a pu tranquillement procéder à la distribution et à l’ouverture des paquets. Une fois le salon recouvert de papier cadeau déchiré, ma fille a montré un dernier gros paquet bien planqué sous le sapin. On s’est regardés les uns les autres, attendant que celui qui avait posé ce cadeau indique à qui il était destiné, mais comme personne ne se manifestait, ma fille est allée le prendre et s’est écriée :

- Oh ! Maman, c’est pour nous deux, regarde !

Effectivement, l’étiquette sur le paquet portait nos deux noms. J’interrogeais les autres du regard, mais aucun ne semblait savoir d’où venait ce cadeau et ma fille en avait déjà déchiré le papier et commençait à ouvrir la boîte.
J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une peluche posée sur du coton blanc. Ma fille l’a prise dans sa main :

- Beuh… il est un peu bizarre ce doudou…

Et pour cause : c’était un rat crevé. Je lui ai arraché des mains.

- Attention Maman ! C’est la petite souris !
- Quoi ?
- Ben oui, regarde…

C’était en effet une souris et elle portait, autour du cou, une petite dent de lait en pendentif. Je trouvais la blague d’un goût extrêmement douteux et c’est cette fois d’un regard mauvais que j’ai refait le tour des convives pour savoir qui en était l’auteur, mais tous semblaient aussi choqués et intrigués que moi. J’ai éloigné ma fille du paquet avant d’en sortir le coton blanc, mais en tirant, c’était plus lourd que ce à quoi je m’attendais et j’ai instantanément vomi quand j’ai compris qu’il s’agissait de cheveux et que le poids était celui de la grosse tête joufflue, barbue et sanguinolente qui pendait au bout.

- T’as tué le Père Noël ?!
- Elle a vomi sur le Père Noël !

Les mômes ont tous commencé à crier et pleurer en même temps, ce qui a eu le mérite de faire réagir les parents. J’ai reposé l’horrible relique et la souris dans la boîte pendant que les autres adultes consolaient et rassuraient les enfants. Sauf ma fille qui était restée près de moi.

- Bon, ben maintenant, c’est sûr, ils existent plus.

Elle est parfois étonnamment imperturbable. Je l’ai prise dans mes bras et au moment où j’allais dire qu’il fallait appeler la police, le ciel s’est couvert à une vitesse incroyable pour nous plonger dans une obscurité telle qu’on se serait presque crus au milieu de la nuit. On entendait gronder le tonnerre et une pluie de grêle d’une violence inouïe s’est abattue sur la maison. On s’est tous approchés des fenêtres, médusés par ce spectacle impressionnant autant que terrifiant d’une nature déchaînée. Le vent faisait tournoyer feuilles, branches, boîte aux lettres et j’ai même vu s’envoler un petit chat noir et la grêle fouettait les fenêtres à chaque rafale avec une telle force qu’on en a vite éloigné les enfants. Et puis les éclairs ont déchiré le ciel, éblouissants, et la foudre est tombée simultanément sur tous les arbres qui entouraient la maison, allumant un gigantesque incendie tout autour de nous. Le feu s’est immédiatement mis à gagner du terrain, se nourrissant du moindre brin d’herbe pour avancer vers nous. Le bruit était assourdissant, les enfants s’étaient remis à hurler et la moitié des adultes en faisait autant. Une bourrasque a arraché une bonne partie du toit et on a ouvert des parapluies dans une tentative illusoire de se protéger un peu.
Toujours aussi calme, ma fille a pris ma main et, le regard posé sur l’apocalypse dans le jardin, m’a expliqué :

- Ma copine, elle dit que l’orage c’est la colère de Dieu. Tu crois que c’est quoi, toi ?

Je ne savais plus trop quoi lui répondre. J’ai jeté un œil au paquet macabre, derrière le sapin que le vent avait couché au milieu du salon, et je me suis dit que finalement, il semblait nous en avoir fait un, de cadeau… même si pour le coup, les voies du Seigneur me sont restées totalement impénétrables.
J’ai regardé ma petite fille fascinée par la destruction du monde – de notre monde en tout cas – et j’ai suivi son regard quand elle a levé les yeux vers le ciel. Il y avait comme une projection lumineuse sur la masse compacte et noire des nuages bas, dans laquelle j’ai clairement vu, avant que les flammes ne commencent à ravager la maison, la forme d’un poing fermé, le majeur dressé vers moi, et j’ai su à cet instant sans le moindre doute qu’il s’agissait du doigt de Dieu.

24 décembre 2011

Si le coeur vous en dit ... (Zigmund)

 

 Clinique de cardiologie et chirurgie thoracique du Docteur Mehdi Hattor

cabg-2

Pontages coronariens : offre spéciale de  Noël 

au bout du quatrième pontage, le cinquième est gratuit ! 


 


merci (de tout coeur) à Grange Blanche et au  Dr Venkatesan pour l'image. 

24 décembre 2011

La dînette (Mamido)

 La dinette

 

24 Décembre 1959, la petite Marie passe devant le bazar de la rue principale et comme tous les jours depuis un mois déjà, elle admire dans la vitrine la jolie dînette que le Père Noël lui apportera, c’est sûr, comme cadeau.

 

C’est une batterie de casseroles en aluminium, rangées par ordre décroissant. Une jolie cocotte et son couvercle les accompagnent. Le manche des casseroles, les poignées et le bouton du couvercle de la cocotte sont en bakélite, du rouge le plus beau que Marie ait jamais admiré !  L’ensemble repose sur du satin blanc, au fond d’une grande boîte au couvercle transparent, chaque pièce en métal brillant comme des bijoux dans leur écrin.

 

Marie a quatre ans et demi, une jolie queue de cheval, longue, épaisse et brillante, haut sur le dessus de la tête. Maman lui a tricoté un drôle de bonnet en laine, rouge, lui aussi, avec un trou qui permet de laisser sortir la queue de cheval. Les passants se retournent et regardent, amusés la mignonne petite fille et son drôle de chapeau.

 

Marie n’a parlé à personne de la dînette de ses rêves. Elle l’admire chaque jour en silence, elle patiente car elle sait que le Père Noël connaît tout des souhaits enfouis au fond de son cœur et qu’il ne manquera pas d’y répondre, demain matin.

Le soir venu, pour distraire sa petite fille énervée devant le sapin, maman lui demande ce qu’elle attend du père Noël et Marie livre enfin son souhait le plus cher.

 

Devant la mine figée soudain et le silence de sa mère, les explications embarrassées de mémé qui lui explique que, quelquefois, le Père Noël a du mal à exaucer les vœux des enfants qui ne les ont pas exprimés à haute voix ou par écrit, Marie se fait rassurante : « Il ne faut pas vous faire de souci, le Père Noël sait tout ! » Il n’y a rien d’autre à ajouter.

 

Et le lendemain, effectivement, pliée dans un beau papier brillant, Marie déballe la dînette tant espérée, devant le cercle de famille attendri. Et les gratifie même d’un triomphal : « Je vous l’avais bien dit ! » Elle garde, en ce jour et pour quelques années encore, une assurance tranquille au sujet de la magie de Noël.

 

13 Juillet 1970, Marie a quinze ans maintenant. Par défi, elle a coupé très court ses longs cheveux épais et brillants. Elle déplace un cou gracile et des membres interminables avec la grâce malhabile d’une jeune pouliche rebelle. « Ma petite araignée ! », se moque papa affectueusement. A ces mots, Marie lève les yeux au ciel, exaspérée : « Pfff, pauvre type ! »

 

Ce jour-là, Marie s’interroge  à haute voix sur le fait qu’elle n’arrive toujours pas à se débarrasser de cette batterie de casseroles en aluminium qui trône sur une étagère de sa chambre, empilées dans l’ordre décroissant et accompagnées de la jolie cocotte et son couvercle. Pourtant, elle a depuis longtemps liquidé ou donné ses autres jouets, y compris ce bon vieux Nounours ventru, qui protégea pendant presque dix ans ses nuits des cauchemars.

 

Alors, sa merveilleuse mémé aux cheveux de neige lui raconte comment papa lorsqu’il arriva du travail en ce soir de Décembre 59, trouva les deux femmes désolées de voir se détruire si tôt les rêves de leur petite fille.

 

Comment il refit aussitôt, au pas de course les trois kilomètres qui le séparait du village pour voir, du fond  de la rue, le rideau du bazar se baisser.

 

Comment, alors qu’il restait impuissant et à bout de souffle face au magasin fermé, il vit sortir, par la petite porte de côté, M. Flamand, pressé de rentrer chez lui fêter Noël en famille. Comment, devant les explications maladroites et suppliantes du jeune père, le vieux commerçant le fit entrer en maugréant par la porte de derrière dans la boutique, l’illuminant à nouveau de tous ses feux pour aller cueillir dans la vitrine la fameuse dînette et l’emballer dans un joli papier doré.

 

Enfin comment papa refit joyeusement le trajet de retour, le paquet doré protégé, sous sa canadienne, des flocons qui commençaient à tomber.

Marie écoute sa grand-mère, la gorge nouée,  le cœur battant, les yeux aussi brillants qu’en ce lointain matin de Noël où elle trouva la dînette sous le sapin. Elle découvre la magie de l’amour.

 

(Mon deuxième prénom, c’est Marie).

Mamido

24 décembre 2011

Participation de Pivoine



Extrait des Mémoires de la Maréchale de Boissia,
née Anne de Grandcourt.

A Saint-Cyr, à la Noël de l'an de grâce 1711, le froid était intense. Pourtant, nous ne manquions ni de bois dans nos cheminées, ni de chandelle pour nous éclairer, ni de couvertures dans les dortoirs. Et nous n'avions pas faim. Pas vraiment faim en regard de nos paysans affamés, dont l'ordinaire habituel de bouillon clair se complète, la veille de la nativité, d'une grillade, d'un morceau de boudin frais ou d'une pompe aux fruits.

Nous avions eu, ce 24 décembre-là, un souper improvisé, en l'honneur de la visite de notre bienfaitrice à toutes et de Sa Majesté le Roy. Ensuite, il y avait eu concert et je me souviendrai toujours de cet instant parfait où une formation de musiciens a joué la Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris. Oui, c'était  vraiment un moment rond et parfait que celui-là, aussi délicat et coloré que le parfum des oranges de montagne que nous avions reçues au dessert. Mon amie Lucile de la Faille était en beauté. On chuchotait qu'un riche parti l'attendait à Versailles, qu'un titre de duchesse auréolerait bientôt son visage, et que son trousseau serait de la toile la plus fine. Mais cette année-là, elle était juste ma meilleure amie, un peu ma marraine, un peu ma grande soeur, avec son visage rassurant sous la coiffe blanche, sa robe de soie puce, et le ruban bleu qui la classait dans les "grandes", alors que je terminais mon parcours chez les "Vertes", âgées de 10 à 15 ans.

Parfois, au milieu de ma vie, au détour d'un sentier du parc, ou dans les pièces douillettes bien que solitaires de ma maison, je m'arrête un instant pour songer à ce noël de l'année 1711, à ce moment où Lucile est venue me rejoindre, entre le concert et la messe de minuit, pour m'offrir un paquet joliment enrubanné de papier. C'était ses menus cadeaux de noël, préparés en secret, et réunis avec amour: un petit sujet de pâte d'amande, un biscuit à la cannelle et des pâtes de fruits... Mais la surprise, c'était ce mouchoir de toile monogrammé, sur lequel elle avait brodé nos initiales entrelacées, A de G. et L.de la F.

Elle est là, devant moi, comme neuve, bien qu'un peu jaunie, juste sortie de son tiroir où je l'ai emballée dans du fin papier de soie, cette chère relique du passé. Un jour plus ou moins lointain, je la transmettrai, telle quelle, à notre fille, Aimée, qui est autant la sienne que la mienne, puisque mon défunt mari l'a adoptée comme la nôtre, après la mort de Lucile... Puisse Aimée et ses enfants connaître en ce siècle du Roi Bien-Aimé et des Lumières un meilleur sort que ne le fut le nôtre...

24 décembre 2011

Sourire (Lise)

"ON" fait un cadeau
Qui se vit à plusieurs
Tout en étant singulier.

Soulevant le papier
Voici un Sourire
Prêt à partager.
 

 
24 décembre 2011

un cas d'o‏ (titisoorts)

Non je te le dis je ne suis pas un colis, ni un cadeau d'ailleurs. Pour Noël, j'aurais plus à faire avec le pôle emploi qu'avec le pôle Nord. C'est vrai, cela commence très mal. je n'étais pas dans la féerie, comme me promenant dans la forêt, la nature tout autour de moi, une racine me fait tomber sur un coffre, à l'intérieur le cadeau divin, pas des bouteilles. Après ouverture un faisceau qui me propulse dans la voute céleste, non, je vais vous parler d'un moment précis qui en comptera, je l'espère d'autres. L'autre jour, à la veille de mon  opération, Aude, une amie récente, qui vient de reprendre ses études. Elle est anesthésiste, et,  pour les patients allergiques à certains produits, elle prends des cours d'hypnose. Elle a voulu s'entraîner sur moi. A mon arrivée, elle m'a posé des questions qui me paraissaient anodines qui par la suite ne l'étaient pas tant que cela. Y' avait-il un endroit où je me suis senti bien, un endroit où j'aime me réfugier, où j'aime aller. C'était un endroit qui m'a procuré du plaisir, et où j'ai ressenti du froid et de la chaleur en même temps. La différence entre ma chaleur interne, physique et celle extérieure. J'avais ce jour là un tee-shirt et un coupe vent, et je portais sur mes épaules une très grande envie de m'évader, de m'échapper. Je suis allé en montagne un mois d'Avril. J'ai commencé à marcher et la neige s'est mise à tomber, température autour de zéro. C'était déjà beau, le paysage s'est mis à changer en quelques instants et j'avançais pour ne pas avoir froid. Je profitais du moment présent. Je me sentais en harmonie avec la nature et moi même. Une fois  le manteau étendu, le bruit de mes pas sont devenus sourds, plus feutrés. Un apaisement extérieur puis intérieur m'a envahi. Ce moment, pour moi magique ce moment de paix , il m'arrive d'y repenser. Je pourrais y retourner plusieurs fois, ce moment restera unique. Bon revenons à nos moutons, bien qu'au pays Basque c'est plutôt des pottoks. Donc elle a commencé à me parler d'une voix monocorde, j'avais plutôt des gestes de refus. J'avais du mal à me détendre, à me lâcher, bizarre, moi le terre à terre. Elle a commencé à me raconter la journée de ma future opération. Elle m'a ensuite fait partir dans ma montagne pour arriver à ce moment précis où j'étais en harmonie avec la nature et je me suis détendu, mes muscles se sont relâchés, ainsi que mon esprit. je me suis senti bien, un bien être profond. Le jour de l'opération, je me suis dit tout au long de la journée, cette douleur, Aude m'en a parlé, je sais ce qu'elle représente, celle ci c'est le gaz qui est à l'intérieur de moi. Du coup je n'ai pris aucun anti douleur, merci Aude. Vingt quatre heures après l'opération, je marchais normalement. Je sais, vous me direz rien à voir avec le défi, à coté de la plaque. Et bien si j'avais à choisir  entre la dernière télévision et l'expérience de la marche et de celle de l'hypnose, vous pensez bien que je n'hésiterais pas un instant. Quels beaux cadeaux.

24 décembre 2011

Quatre saisons (Adrienne)

à mon grand étonnement, à l’été de mes six ans, j’ai su tricoter. Cadeau de grand-mère Adrienne.

à mon grand étonnement, à l’automne de mes six ans, j’ai su nager. Cadeau de monsieur M***

à mon grand étonnement, à l’hiver de mes six ans, j’ai su lire. Cadeau de madame Vandemerckt.

Mais le plus étonnant avait eu lieu au printemps de l’année d’avant.

à mon grand étonnement, j’ai eu un petit frère.
J’ai mis longtemps à comprendre d’où venait ce cadeau. Mais comme pour les trois autres, c’était pour la vie.

***

Comment ? Un petit frère, ce n’est pas un cadeau ?

 

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité