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Le défi du samedi

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28 janvier 2012

37°2 le matin à l'ombre de moi-même (Joe Krapov)


DDS 178 ombre allongée 2Voici qui va plaire aux amoureuses de Moustaki, à celles qui préfèrent rouler dans l’herbe plutôt que de ne jouer les pachas qu’au hamac : mon ombre adore s’allonger !

Voici qui devrait plaire aux marionnettistes qui passent par ici : plus j’expose mon ombre, mes reflets, ma binette et moins j’en sais moi-même sur celui qui, derrière, tire les ficelles de Joe Krapov.


Voici qui devrait plaire au pondeur d’haïku qui joue de la guitare et suit le tour de France avec un braquet de 5-7-5 :

DDS 178 ombre de vélo

Mon ombre est fortiche :
Elle est la seule à pouvoir
Sucer mes deux roues


Voici qui devrait plaire aux amoureux et amoureuses de la Bretagne qui sont aussi fans d’Edith Piaf : « Je ne suis qu’une fille du port, une ombre de la rue ».

DDS 178 ombre de Bretonne

Par contre, si je tombe, je ne sais pas si un ami sort de l’ombre à ma place. Mais je fais tout pour ne pas tomber et je ne me mets pas en travers de la loi de peur de finir ma vie à l’ombre.

Je ne suis pas comme Lucky Luke, non plus : quand il y a du danger  je me tire plus vite que mon ombre.

Enfin voici qui devrait plaire à ma fan d’Iowa (dont je suis fan en retour) : mon ombre joue de la guitare !

DDS 178 ombre de guitariste

Pour illustrer ce dernier point j’aurais pu chanter "L’aventurier" d’Indochine pour évoquer Bob Morane et l’Ombre jaune. J’ai préféré massacrer fort Apache parce que c’est un morceau des... Shadows.


 

111101 066

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28 janvier 2012

Mon ombre (Sebarjo)

(improvisation blues)


Elle colle à mes pas
Du matin jusqu'au soir,
Elle ne me quitte pas
Sur le granit des trottoirs
Qui bordent les grands boulevards,
Sur les chemins qui fleurent bon
La noisette ou le champignon,
Selon la saison.


Ma jolie tache sombre
Mon unique nombre, mon ombre
Tu te caches dans la pénombre
De Stockholm à Tombouctou,
Tu me suis partout,
Des Feroe jusqu'aux Seychelles,
Tu m'es toujours fidèle.


Car même dans les îles
Elle ne me quitte pas.
A la campagne comme à la ville,
Elle colle à mes pas,
Sur les pavés des ruelles,
Les escaliers de la Tour Eiffel,
Au pied de ces échelles
Qui gravissent les arcs-en-ciel.


Ma jolie tache sombre
Mon unique nombre, mon ombre
Tu te caches dans la pénombre
De Stockholm à Tombouctou,
tu me suis partout,
Des Feroe jusqu'aux Seychelles,
Tu m'es toujours fidèle.


Et même si c'est un problème
Quand hélas je ne suis
Que l'ombre de moi-même
Un peu plus noir que gris,
Elle ne me quitte pas,
Elle colle à mes pas
Sur le parvis des églises
Entre les étals du marché,
Quand souffre la bise,
Quand la pluie vient d etomber.


Ma jolie tache sombre
Mon unique nombre, mon ombre
Tu te caches dans la pénombre
De Stockholm à Tombouctou,
tu me suis partout,
Des Feroe jusqu'aux Seychelles,
Tu m'es toujours fidèle.


Et pour écouter ce blues :

28 janvier 2012

sous ton ombre‏ (titisoorts)

la première fois tu m'as pris pour un chameau
alors que moi je te voyais petit oiseau
lorsque je te voyais tu me rendais chèvre
j'étais sans défense suspendu à tes lèvres
 
Maintenant je suis bien
sous l'aile de ton ombre
dès que j'en suis loin
les maux reviennent en nombre
 
toujours la première fois tu m'as pris pour un ours
alors que pour moi t'étais mon petit canard
et quand je rêve je vois je te cerf dans mes bras
mais quelle vie de chien dans mes bras rien of course
 
Maintenant je suis bien
sous l'aile de ton ombre
dès que j'en suis loin
les maux reviennent en nombre
 

28 janvier 2012

C’était peut-être une journée parfaite (Joye)

C’était peut-être une journée parfaite : soleil, ciel bleu, chaleureux, un jour de printemps embaumé, un de ces jours où il fait bon vivre, je ne sais pas, je ne m’en souviens pas.

Et pourtant,  je me souviens très bien du film que monsieur Kunzman allait passer au cours de physique. Il nous a dit que le film venait d’être déclassifié par le gouvernement et que nous n’allions pas croire ce que nous y voyions.

Il a baissé les stores, descendu l’écran qui pendait du plafond, et puis il a éteint la lumière, et il a mis le projecteur en marche.

Film en noir et blanc.

Cela ne risquait pas d’être très intéressant.

En fait, c’était d’une banalité extrême : des tas de pierre, des ruines, des cendres, de la fumée, un gros champignon, oui, tout ça, on connaissait la chanson, des photos d’après-guerre, oui, on les avait toutes vues.

Jusqu’à la partie où l’on voyait passer devant nos yeux des gens, des fantômes vivants, brûlés comme des rôtis mal cuits ; une dame qui porterait pour toujours les carreaux de son kimono gravés sur sa peau nue ; un enfant méconnaissable, comme une poupée géante de chiffon sali. Des images tellement choquantes qu’on ne devait pas les montrer au public qui les avait subventionnées, un public qui avait vivement approuvé cette action.

Et puis, une dernière image. Une tâche noire, fixée sur la pierre blanche comme des os. Une tâche noire qui avait – si l’on regardait assez bien – la forme d’un être humain, sans doute une dame habillée en noir, vaporisé dans un éclair si fort, si aveuglant que rien n’a pu y survivre, à part son ombre.

C’était peut-être une journée parfaite : soleil, ciel bleu, chaleureux, un jour de printemps embaumé, où il fait bon vivre, je ne sais pas, je ne m’en souviens pas, ce jour où monsieur Kunzman a trouvé bon de lâcher une bombe sur un groupe d’adolescents qui ne se doutaient de rien.

hiroshima

Merci à http://www.gensuikin.org pour l'image.

28 janvier 2012

Si j’étais une ombre… (Vanina)

 

Je me souviens d'une belle journée d'été, où mon ombre me faisant face, je l'ai explorée.
Elle me fit alors remarquer que pour la voir, dialoguer avec elle, il me fallait être dans la lumière... J’observais que l'ombre, au-delà d’un manque d’intensité lumineuse, est moi et pourtant ne me ressemble pas tout à fait. Je remarquais aussi que l’ombre est une projection de moi… mouvante. Une sorte du jeu du portrait chinois ?!
J’analysais qu’elle est aussi une figure imaginaire qui hante le sujet comme son autre. Sombre, elle me suit, me précède parfois, comme la camarde subtile mais jusque-là conjurée.
Cette ombre sombre révèlerait-elle ma lumière intérieure ?
Depuis toujours l’ombre, et plus encore le double sous toutes ses formes, peuple mon imaginaire. Je me remémorais alors : les marionnettes du théâtre d’ombre ; Peter Pan qui cherche à récupérer son ombre, etc. Mais aussi la Bête, cette part d’ombre bestiale en l’homme face à la Belle, ou encore M. Hyde l’ombre du Dr Jekyll, j’en passe tant il m’est impossible de vous faire part de tout ce qui me passa dans la tête, tant notre culture et nos mythes sont pleins de ces personnifications de l’ombre.
Mon ombre me faisait ainsi comprendre que sa richesse se joue entre étrangeté et intimité, sa puissance repose sur son immatérialité.
Lorsque j’achevais cette rêverie, ce monologue -avouons-le-, le soleil avait tourné. J’avais l’impression d’être à l’ombre de mon ombre… protégée !
Entre chien et loup, je levais le visage au ciel et constatais que la reine des ombres venait de faire son apparition dans un ciel encore clair.

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28 janvier 2012

Avec mon ombre chemin faisant: suivre, être suivie... ou être! (Anémone)

La clarté me devance.

Je m'élance à grands pas,
Eblouie.
Mon ombre me suit et crie:
Ralentis!
Je ne l'écoute guère.
Pourquoi se cacher dans mon dos?
Que craint-elle, quelle est sa stratégie?
 
Le soleil flamboie derrière.
Mon ombre me précède
Je me sens à la traîne.
Je peine.
Elle s'amuse, me singe.
Me distance d'un air fier
Quel est son but, vers quoi court-elle?
 
Je la trouve bien peu téméraire:
Il faut toujours que je me tienne
Entre la lumière et elle!
 
Le jour s'éteint, la nuit tombe, 
Et nulle part je ne vois mon ombre.
Elle ne peut être loin.
Ou dans un autre monde
Parallèle?
Alors seulement, là dans le noir,
Je crois soudain l'apercevoir:
Elle est en moi.
Alors seulement, là dans le noir,
Le repos peut venir.
Nous sommes unies.
Enfin je suis entière.
Egale à elle.
JE SUIS!
 
28 janvier 2012

Lucky Luke (Vegas sur sarthe)


Alors qu'il la crée, c'est sans l'ombre d'un doute
que jamais, non jamais le soleil ne la voit

Comme j'allais poursuivre mon quatrain il me sembla que la lumière baissait mais je mis cela sur le compte de ma sieste manquée et surtout d'un repas trop arrosé de Jasnières.
Le bout du quatrain me démangeait les doigts et je m'exécutai en écarquillant les yeux sur ma page moins blanche.

un hypocondriaque Michel Blanc y marcha
la guitare à la main, baroudeur en déroute

La page était redevenue blanche comme si une ombre était passée l'espace de deux (verres) vers. Rien dans le ciel d'un bleu éclatant ne justifiait cette obscurité aussi subite que fugitive, pas plus d'avion furtif que de vol d'étourneaux, mais l'illusion d'un Clong de guitare désaccordée et une voix qui me sembla dire "J'ai du mal à parler parce que j'ai les dents qui poussent".
Apprenez que lorsque j'écris je m'attends à tout - même à des facéties de mes personnages - et il en faut bien plus que ça pour m'impressionner aussi attaquai-je le second quatrain, Jasnières ou pas.

Quand Proust y dépeignait de jeunes filles en fleurs

Cette fois le doute n'était plus permis et des silhouettes sombres envahirent ma page au point que je n'y distinguais plus mes écrits.
Je levai la tête à nouveau vers le ciel éclatant de soleil où rien n'expliquait ce phénomène! Une ombre venue de nulle part s'invitait au gré de l'écriture et troublait ma rime en fleurs.
 
Je décidai d'attendre qu'elle disparaisse - ce qu'elle fit après quelques minutes - le temps pour moi d'imaginer autre chose qui finissait en... l'armée des résistants.
J'avais même la rime pour le vers suivant... noires tractions-avant
mais je n'eus pas le temps de démarrer car une sinistre croix des plus opaques s'invitait sur ma feuille! Cette fois-ci elle avait la voix de Ventura ou peut-être celle de Meurisse, je ne saurais dire tant j'étais ébahi. En tout cas ça disait "Au revoir camarade".
J'hésitai à répondre mais l'ombre mourrait déjà en pétaradant.

Je suis d'un naturel optimiste et si d'autres nuages devaient continuer à assombrir mon oeuvre, je préférais traiter des sujets plus légers.

J'hésitai entre les Pi ying du théâtre chinois et un brave cadran solaire provençal et comme je n'arrivais pas à me décider il ne se passa rien, tellement rien que je constatai avec effarement que mon Waterman posé verticalement sur la page blanche ne créait aucune ombre portée.   

Autant je pouvais imaginer une vie sans soleil mais une vie sans ombre m'était insupportable au point que je n'osai regarder derrière moi. Il m'en fallait une, et vite! Peu importait à quoi elle ressemblerait.
Au diable les Pi ying et les maîtres cadraniers il me fallait trouver une idée dans la seconde, plus vite que... oui, c'est ça,  Lucky Luke!

Sans prendre le temps de compter les pieds et sans même m'avoir consulté, mon Waterman avait craché cette célèbre salve

"I'm a poor lonesome cow-boy" .
J'allais devoir supporter l'ombre d'un tueur jusqu'à ce que j'aie trouvé une rime en "boy"! Damned!
Une détonation m'explosa les oreilles et je basculai en arrière tandis qu'un immense nuage noir obscurcissait ma vue...
28 janvier 2012

A mi- chemin (Lise)

 

C’est en me retournant par un jour de grand vent que tout a commencé.
A mon étonnement, juste derrièremoi,quelque chose a bougé.
Mon cœur n’y tenant plus s’est mis à questionner :

 

Lorsque je te regarde nous sommes deux, pourtant je sais que je suis seule,
Qui es-tu ?
Sans pouvoir te toucher, je te porte avec moi,
Où vas-tu ?
A vouloir t‘oublier, j’ai failli tout quitter,
Que veux-tu ?

 

Les questions sont montées, en suspens sont restées,
L’ombre s’est étirée et a tout emporté.

Puis elle est revenue à la nuit tombée
Chuchoter son secret au creux de mes idées :

 

Je suis celle qui luit à la lumière de ta nuit,
Nulle destination à qui n’a point d’attache
Et pour m’apprivoiser un sourire suffit.

 

Depuis, le jour elle me suit, la nuit elle me guide
Ensemble nous glissons vers ce point
A mi-chemin, où tout revient au Même.

21 janvier 2012

Consigne #178

Dialogue avec mon OMBRE

DSCF9877

- toute autre forme d'écriture ou de présentation

 que le dialogue est également bienvenue 

c'est selon votre inspiration ! -

Envoyez vos participations en (n)ombre à

samedidefi@hotmail.fr

A bientôt le plaisir de vous lire !

21 janvier 2012

Ont déjà eu du mal à trouver le sommeil :

21 janvier 2012

Quand je ne dors pas (MAP)

 

Chanson pour endormir son enfant 

  Les moutons

Quand je ne dors pas

Maman dit tout bas :

« Compte les moutons ! Compte les moutons ! »

Je réponds tout haut :

« C’est mieux les gâteaux ! »

 

Quand je ne dors pas

Maman dit : « Allons 

Compte les moutons, compte les moutons ! »

Je réponds  : « Mais non

C’est mieux les bonbons ! »

 

Quand je ne dors pas

Maman dit : « Allez 

« Compte les moutons ! Compte les moutons ! »

Je réponds : « Tu sais

C’est mieux les jouets ! »

 

Quand je ne dors pas

Maman dit très fort :

« Compte les moutons, compte les moutons ! »

Mais je n’aime pas quand Maman crie fort

Alors je dis « OUI ! » et puis je m’endors !

.......................

Petites filles, petits garçons

dormez sans comptez les moutons !

 

 

N.B. Cette chanson a été écrite par ma chère Maman et j'en ai composé la mélodie.

Je ne peux vous en faire écouter qu'un  petit extrait car j'ai un peu de mal avec micro et magnéto 

 ... et cela a été enregistré  à l'époque sur K7

Accompagnement guitare par Jacques Klein.


En cas de panne d'Onmvoice, voici le fichier mp3

compte_les_moutons2 

21 janvier 2012

Night fever Célestine)

Célestine177

23h 00  Je ne dors pas. Je crois que j'ai encore le temps. Tout le temps.
23 h10  Oh la, faudrait quand même que je me bouge ! Mais j'ai les neurones engourdis papr la fatigue de la semaine.
23 h 20 On dirait que les brumes de mon cerveau se dissipent, entreverrai-je une issue ?
23 h 30  Une espèce de frénésie m'agite soudain, mais les doutes m'assaillent...et si je me trompais tragiquement ?
23h 40 Je dois foncer, là, il n'est plus temps d'atermoyer et de me perdre en conjectures !
23h 50 Un étrange sourire flotte sur mes lèvres. Et moi je flotte entre deux eaux, heureuse...
23h 55 Plus un bruit, dans la maison endormie, mais moi, j'ai de moins en moins sommeil
23h 56 Encore quelques minutes et je fais le grand plongeon...
23h 57 Le plus difficile : mettre la dernière main, peaufiner les détails
23h 58 Quelle excitation! et si...et si...oh my God ! c'est ce que dirait Joye n'est-ce pas?
23h 59 Je ne peux vraiment plus reculer, il faut y aller, ma vieille !
0h 00 Je clique en tremblant,  samedi-défi, ça y est, mon message est parti
0h 01 Enfin, j'ai tout le reste de la nuit pour lire vos insomnies !...

21 janvier 2012

Une aventure de Pleine Lune et Rayon de Soleil (Vanina)

Vanina177

21 janvier 2012

Ce qui m’empêche de dormir !! (KatyL)

 

La tempête qui se déchaîne avec le vent furieux qui ploie les arbres du jardin et qui fait peur aux oiseaux blottis dans mes thuyas, j’entends presque battre leurs petits coeurs, je les imagine serrés les uns contre les autres, blottis.


katy1771

Si quelqu’un que j’aime est malade, je pense si fort à elle ou à lui que mes yeux ne se ferment pas, dans le noir comme si ma veillée pouvait leur apporter un peu de chaleur.

Il arrive aussi qu’une journée soit plutôt mauvaise, qu'une suite d’incompréhensions et de désappointements, une myriade de contrariétés, un mauvais coup de fil avec une annonce morose, fassent cet effet.

Le pire c’est un film dont les images ont pu me traumatiser, car je me mets bien facilement à la place de ceux qui souffrent et subissent, je pleure aussi, je me tourne lorsque les scènes sont insoutenables par exemple les camps de concentration, je regarde le documentaire historique, mais dès que le document se précise sur la souffrance , je suis dans tous mes états et là, parfois hébétée par ce que les humains ont été capables de faire ( des humains, non pire que des bêtes) le mal en personne, c’est la souffrance des juifs, ceux sous Pol Pot, ceux d’Arménie, ceux du Rwanda….je ne supporte pas non plus les images sur l’Apartheid, sur les bastonnades…sur le Ku Klux Klan… la guerre en général. Mais il faut savoir, il faut le dire aux enfants, il faut donc regarder ce qu'il est possible de regarder, la première fois que j’ai lu un livre sur les camps nazis, cela a été un tel choc que j’en ai été malade, j’ai vomi, j’ai pleuré, je n’arrêtais pas d’en parler autour de moi, questionnant sans cesse les adultes, je me disais (malgré notre situation peu enviable dans l’enfance) que nous étions encore heureux de ne pas vivre cela. J’avais honte pour les humains ! J’avais déjà choisi ma voie, seule et contre les idées de mon père, mais je me suis confirmée et déterminée en tant qu’être humain à la suite de l’ensemble de mes lectures. Et mon chemin s’est tracé.

Ce qui m’empêche de dormir, c’est aussi l’envie de câlins, de tendresses, sentir la chaleur d’un corps contre le mien et le désir de l’autre, je resterai éveillée longtemps pour cette cause là.

Il m’arrive aussi de penser à la mort, à l’après… tous les soirs je fais le bilan de ma journée je trouve presque toujours du positif ou de bonnes choses. Parfois j’ai une angoisse qui m’étreint, je suis là jusque quand ?? La vie passe si vite, mes enfants ont grandi, cela me fait peur, j’ai surtout peur de n’avoir pas le temps de faire tout ce que j’ai envisagé, mes livres pour eux, mes tableaux en instance, mes sorties, mes petits voyages, j’ai peur de n’avoir pas le temps de dire tout à ceux que j’aime. Pourtant je fais au mieux pour le leur dire. J’ai peur que ma vieillesse soit triste ou que je manque de quelque chose, j’ai peur de finir en maison pour les « anciens » peuplée de gens qui attendent la fin.

Aussitôt je chasse ces idées noires pour m’accrocher à la lumière qui brille en moi, et une petite sensation de bien-être m’envahit puis grandit, pour enfin me sentir apaisée.

Non il faut dormir et aller de l’avant ! A chaque jour suffit sa peine !! Tu verras en temps et heure et tu aviseras me dis-je !

Il faut cultiver l’espoir et non la résignation.


Je m’endors alors le coeur plein de vie et de projets d’avenir.

katy1772


Que vos nuits soient douces !! Que nous ne connaissions pas la guerre

Que nous soyons unis, mes amis, serrés les uns contre les autres TOUS sans distinction.

21 janvier 2012

La nuit je mens (Mamido)

 

Mamido177Quand je ne dors pas, la nuit, je me mens…

La nuit, tout est beau et tout le monde m’aime. Ou tout est noir et le mal rôde, c’est selon…
La nuit, la terre tourne comme je l’entends et les événements prennent le détour que je veux leur faire prendre. Et leur issue est toujours celle que j’ai décidée.
La nuit, je me mens…

Rêves roses ou pensées moroses, je vois la vie à travers un filtre que mon humeur et l’obscurité déforment.
A la loupe de mes songes, certains faits grossissent désespérément. D’autres sont dissimulés sous mes couvertures, parce que je les y étouffe, les repoussant du pied pour qu’ils ne ressortent pas.
Et alors, je fais l’autruche, la tête sous les draps.
La nuit, je me mens…

La nuit, je règle mes comptes avec le directeur, avec le conducteur de la voiture de devant, celui du bus, avec le piéton qui m’a traversé sous le nez, avec le gars des impôts, et celui du téléphone, la nana du supermarché, le voisin et les parents de mes élèves… avec mon mari aussi, et ma mère, toujours !  Mes idées sont claires et mes arguments affûtés. Je trouve comme ça, du premier coup,  la phrase qui tue et le mot qui fait mouche …
La nuit, je me mens…

La nuit, soit les problèmes sont insurmontables soit je trouve toutes les solutions.
C’est le casse-tête ou l’idée géniale !
La nuit, je suis tour à tour Caliméro ou  Wonderwoman !
La nuit, je me mens…

La nuit, je sais convaincre, charmer, expliquer, pardonner, me surpasser, aimer…
Je sais aussi mépriser, blesser, malmener, trahir et haïr…
La nuit, je me mens…

La nuit, je ris. La nuit je pleure. La nuit, je vis ou bien j’ai peur…
La nuit, je me mens…

Oui, quand je ne dors pas, la nuit,  je me mens !

21 janvier 2012

Participation de Teb

2 h 12 : satané bouquin enfin terminé.

2 h 17 : les bras de morphée sont accueillants ;-)

3 h 45 : réveillée par une envie pressante. exécution…

3 h 50 : retour sous la couette… il fait bon ;-)

3 h 55 : se laisser glisser…

3 h 59 : se laisser glisser…

4 h      :  ↑ → ↓  …

4 h 02 :  ↓ ← ↑  …

4 h 04 :  ↑ → ↓  … la crèpe ! … jusqu’à

4 h 18 : des lunettes. un autre bouquin.

4 h 42 : pas raisonnable.

4 h 52 : pas raisonnable.

5 h 22 : auto administration de somnifère mécanique naturel.

5 h 28 : retour dans les bras de morphée

8 h 32 : réveil en retard...

purée, quelle nuit !

 

10jan2009 (14)

21 janvier 2012

Défi 177 (Droufn)

Je me suis calé dans le petit coin de la fenêtre, entre le rideau et le radiateur. La rue était blanche et givrée, immobile, vide. Petit à petit mon esprit s'est vidé de ses pensées, la réalité s'est figée, les atomes sont devenus silencieux, la matière inerte, je n'osais plus bouger. J'avais froid et peur mais j'étais bien. Une peur agréable, douce et anesthésiante. Au bout d'un long moment, une de mes paupières trop légères en ce milieu de nuit a bougé, mon cœur s'est remis à battre, les atomes à circuler. Je suis retourné me coucher, l'âme en paix, mais les pieds froids. J'ai dormi.

21 janvier 2012

À demain, mon amour (Berthoise)

La nuit quand tout le monde dort, je ne dors pas. J'attends. J'attends que l'agitation s'apaise, que les respirations se calment, que les rêves s'éveillent. Alors, quand tout se fige, quand plus rien ne bouge que les poitrines qui montent et descendent au rythme du souffle, alors je me lève sans bruit. Je quitte la chambre à pas légers. Je me vêts avec soin, je me pare de mes plus beaux atours. Je sors. Je rejoins mes amants. Je rejoins celui du moment.

Sous la lune complice, dans la fraîcheur qui pince mon visage, je vole à travers les rues, la ville, la campagne pour retrouver celui du moment.

J'offre mon corps à ses caresses, j'offre mes caresses à son corps. Je soupire, je geins et me pâme sous ses baisers. Quand nos jeux se tarissent, je rentre au château. Je me glisse sans un bruit dans le lit conjugal. Il est chaud, doux, accueillant. Je me colle contre le corps paisible de mon mari endormi. Il pousse un soupir et m'enlace. Je m'endors enfin rassasiée dans la tiédeur sereine de notre couche, tout en haut de la tour. En me dévêtant, j'ai laissé au pied du lit, ma paire de souliers aux semelles usées par ma course nocturne.

21 janvier 2012

La nuit je suis vraie‏ (Anémone)

 
La nuit je mens, dit la chanson.
Eh bien non!
La nuit je suis vraie.
Non que je me dissimule le jour.
Mais la nuit je suis vraie aussi.
Encore plus, si possible.
La nuit je grappille tous les morceaux de moi
un peu abandonnés pendant la journée.
Ce n'est pas à cause d'insomnies que je veille.
Je ne cherche pas une occupation pour faire venir la torpeur.
C'est l'activité qui me tient en éveil.
Tiens, ce soir par exemple ça fait 1 heure
exactement que je me dis:
Ce soir je  me couche tôt, ça me fera du bien!
Eh bien non!
Tous mes amis m'appelent, me font signe.
Encore un petit mail, un petit commentaire.
Un petit texto, un petit texte.
Plus rien? Vite, que je ferme l'ordinateur. Et vlan!
6 messages en cascade qui arrivent.
Si je ne réponds pas, tout à l'heure ce sera 10.
Demain 40...
Ah il faut effacer aussi, effectuer un nettoyage.
Non ce n'est pas de l'esclavage!
C'est un choix. Un plaisir.
Bon, je vous l'accorde: l'inspiration me tyrannise.
Elle m'instigue, elle me titille à exprimer qui je suis.
A ne rien négliger.
A profiter de la moindre occasion pour faire passer un message.
Pour dire à mes amis: je vous entends, merci d'être là, je vous aime.
Je m'habitue, ô joie, à avoir besoin d'un peu moins de sommeil.
Remettre à demain?
Eh bien non!
Vivre au rythme du soleil?
Non! Non! non!
De mon soleil intérieur, alors.
De celui de mon coeur, et du coeur de ceux que j'aime.
Bon, je vais prendre le chemin de mon lit tout de même.
Et je vais m'endormir la tête pleine de livres lus jusqu'au petit jour.
La tête pleine de notes prises au vol,de réflexions, de musique.
Et de coupures de journaux (à classer: petit a petit b).
La nuit je suis vraie tout comme le jour, fidèle à moi-même.
A mes passions, à mes engagements.
La nuit je croque la vie.
Fille du soleil tout comme de la lune.
Je veux à la fois l'or et l'argent.
La lumière et l'ombre.
Le réel et le virtuel.
La nuit je suis vraie, n'en déplaise.
Comme le jour.
Et j'aimerais devenir capable sans être insomniaque
D'un éveil perpétuel.

21 janvier 2012

extrait du journal de Monsieur Mon-Lapin-Pour-Dormir (Sable du temps)

 

La nuit, lorsque Elle ne dort pas, Elle rêve … qu'Elle dort, d'un sommeil empli de rêves ...
Ses insomnies sont plus sereines, ce qui n'a pas toujours été le cas !
Elle a longtemps compté les moutons :
- «  C'est d'un fastidieux, d'un ennuyeux  - m'avait-Elle dit  -  nul et répétitif ! Faut dire que pour pimenter l'affaire, je compte les pattes ! S'ensuivent alors, des opérations arithmétiques assommantes. Et puis tu as toujours le benêt de service qui a oublié son portable ( si si, les nuits de campagne pleine de moutons, c'est possible, parfaitement ) qui fait demi-tour et repasse la barrière … et hop moins quatre ! ... Enfin benêt, peut-être pas tant que ça, moins Panurge que les autres, dirons-nous, un original, ou simplement l'exception qui confirme la règle . Pendant ce temps-là, passe l'handicapé, victime d'une mine antipersonnel ( si si les nuits de campagne pleine de moutons c'est possible, parfaitement ) avec une patte et demie en moins et alors là, le problème se corse … on tombe dans le décimal et le cauchemar … éveillé  ( humour, ah ben oui !) »
Une histoire à dormir debout ? Que nenni
Adieu veau vache cochon mouton, barrière et prothèse de hanches.
Elle a ensuite troqué la gent ovine pour un sablier (allez savoir pourquoi!!!) et décidé de compter les grains de sable, au passage du haut vers le bas. Oui, parce que dans l'autre sens, convenons que l'exercice n'est pas évident et pas nécessairement propice au sommeil. Comme somnifère on a trouvé plus efficace :
 - « Le problème, avec les grains de sable  - m'avait-Elle expliqué -  c'est qu'ils se ressemblent tous, ils se grimpent les uns sur les autres, se bousculent et se précipitent  dans le vide à une vitesse folle comme si le temps leur était compté , zut y' a pas le feu au lac quand même ! En fait, ils sont suicidaires et moi, nulle en maths, voilà ! »
L'expérience a tourné court et il était temps d'envisager une solution plus … enfin moins … !
Elle a parlé de grand ménage de printemps, repeindre la maison et tomber quelques murs, j'ai proposé, lecture, yoga et méditation transcendantale.
Puis lorsqu'Elle a sérieusement envisagé de s'essayer au somnambulisme  -  c'est une idée rigolote, non ?  - pour « voir comment ça fait, et s'occuper un moment », j'ai dû menacer de la quitter.
Je devenais inutile, bon à rien, moi, censé être l'ami qui calme, qui comprend, qui endort, le faiseur de rêves, l'envoyé de Morphée.
Et  depuis  …
… La nuit, lorsque Elle ne dort pas, Elle rêve … qu'Elle dort d'un sommeil empli de rêves … éveillés ! Paradoxal non ?.

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