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Le défi du samedi
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4 novembre 2023

Consonances (Walrus)

 
J'en étais encore à me demander ce que j'allais pouvoir pondre sur ce sujet stupide que j'avais déniché sans me rappeler que je devrais moi aussi participer quand mon épouse après avoir lu le mot de la semaine sur sa tablette m'a posé une question qui m'a laissé plus pantois encore que le mot lui-même :

"Il n'y avait pas une chanson sur ce mot ?"

J'en suis resté comme deux ronds de flan ! Que j'aie pu choisir ce mot avait déjà de quoi inquiéter, mais qu'un énergumène ait décidé d'en tirer une chanson, ça dépassait l'entendement !

J'ai donc décidé de démarrer une revue des chansons des énergumènes de ma connaissance à commencer par le plus évident pour moi : le brave Georges (qui s'est d'ailleurs fait désigner comme tel par les trompettes de la renommée). c'est alors que ça a fait "tilt" dans le trek-billard de ma cervelle...

La pauvrette (mon épouse donc, ne fût-ce que parce qu'elle a décidé de vivre avec moi) avait été victime de consonances !

La chanson dont elle parlait, la voici (sûr que ça va plaire à mon neveu Joe) :

Merveilleuse confusion ! Comme disait la fille d'Hilaire : "Je suis contente que nous l'ayons épousé !"

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Je m'en doutais, mais aujourd'hui j'en suis convaincu : mon épouse est un être hors-norme et, Dieu merci,  c'est pas un normographe qui va l'y faire rentrer, dans la norme !

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4 novembre 2023

Au nom des peuples qui n’arrivent pas à faire pays.(saison 1) (TOKYO)

 

Qu’est-ce que vous faites-là ???!!!

- C’est moi qui vous pose la question.

- Taisez-vous, n’approchez surtout pas ou j’appelle la Police !

- Calmez-vous Mademoiselle. Avec votre respect, je sens que c’est plutôt le propriétaire que vous devriez appeler.

- Mais j’ai loué cette maison !

- Il se trouve que moi aussi…
Un ange passe et je comprends soudain.

- Ok j’y suis, s’ils ont embrouillé les dates, ils vont m’entendre ! Au prix où c’est loué ! Je fais quoi, moi maintenant ? La nuit tombe et je viens de faire 7 heures de bagnole ! Je dois ab-so-lu-ment me reposer ici et maintenant ! (vibrato dans

la voix). C’est mon kaïros c’est là, vous comprenez !?

- Ne criez pas je vous prie : je suis très sensible aux excès sonores.

Hyperacousie des malentendants. Le monde n’est pas à un oxymore près, n’est-ce pas ?

- J’adore les figures de style mais là suis pas d’humeur. De toutes façons, si surbooking il y a, la galanterie veut que vous me laissiez la maison, n’est-ce pas ? J’ai cruellement besoin de solitude. Et depuis que j’ai vu ce lieu sur internet…comment vous dire…c’est comme un éclair impérieux envoyé par

Zeus. Ce lieu m’habite. Donc je dois l’habiter.

- Bon instinct de s’isoler ici. Nous rencontrons simplement un hic : je n’ai d’autres choix que de rester. Vous revendiquez votre genre. Moi j’avance mon âge et le temps qu’il me reste. Qu’en dites-vous ?

- Je…

- Bien, alors soyons efficaces et minimalistes comme cet espace nous y invite.

Comment vous appelez-vous ?

- Je n’ai aucune envie de sympathiser avec vous.

- Écoutez Alice, nous allons dev...

- Mais… Comment savez-vous mon prénom ?!

- Fulgurance, chance, évidence ? Vous avez surgi par enchantement dans une trajectoire où vous n’étiez pas prévue. Au milieu d’une danse entre carte rouges et noires, vous êtes mon bel incident au Pays des merveilles.

- Bel incident, vous plaisantez ? Pour moi, l’imprévu est pénible Monsieur. Vous croyez que je vais cohabiter avec un vieil inconnu dans cette villa avec une seule chambre et loin du monde ?

- Vieux, c’est un fait : j’ai 83 ans. Inconnu ? Pas pour longtemps. Ne vous inquiétez pas. Mes souches d’aristocratie écossaise m’ont heureusement légué une bonne résistance au whisky et aux jeunes ladies… Et puis, rassurez-vous.

Vous êtes jolie mais…même si j’avais l’âge, je ne vous envisagerais pas.

- …

- Je suis aussi très résistant aux conditions de sommeil improvisées. J’accepte donc de dormir dans cet immense canapé en velours crème au milieu du salon.

Regardez-le : il semble avoir été conçu pour les invités qui n’ont plus les forces de rentrer chez eux. Comme moi un petit peu. Et si vous psychotez encore sur un Priape, votre chambre ferme à clé.

- Bien…nous n’avons donc guère le choix dans l’immédiat. D’accord pour une nuit et demain vous me laisserez seule. OK ?

- Nous sommes toujours seuls Alice. C’est une terreur et une chance à la fois.

Cela dit, d’évidence, c’est d’isolement, d’espace et de lumière dont vous avez besoin. Cette villa est toute indiquée pour cela.

- Ai-je l’air si épuisée ? Allez, je vais dormir. Vous serez là demain ?

- J’en caresse l’espoir…Je m’appelle Angus. C’est gaélique, ça veut dire « choix unique », c’est drôle non ?

- Très. Bonne nuit Angus.

- Bien dormi Alice ?

- Comme un bébé. Quoique l’expression est idiote : les bébés ne dorment pas

toujours bien en vrai. Merci pour le café et le pain grillé. Ça sent si bon.

- Avec plaisir. Ici c’est un sanctuaire. J’ai aussi immensément bien dormi.

- Tant mieux ! J’ai un peu culpabilisé hier de laisser un nonagénaire dormir sur le canapé. J’étais énervée, frustrée. Je vous présente mes excuses pour vous avoir mal parlé.

- La situation était pour le moins imprévue ; avec équation à deux inconnus.

- Exact. J’ai quand même laissé un message sur le téléphone du propriétaire.

- Et ?

- Toujours pas de signe de vie.

- Dont worry Alice, surement aujourd’hui.

- (Regardant son environnement) C’est tellement élégant et reposant pour l’âme, ce dénuement et ce confort mêlés.

- Less is more. C’est l’esprit de cette architecture inspirée de du minimalisme

Sa vocation originelle : une maison de week-end, de vacances ; au sens littéral du terme. La vacance c’est une place

laissée libre. C’est l’essence et l’esprit du lieu.

- Beaucoup d'effets avec très peu. Un seul objet pour sa conception et la répartition des pièces le normographe outil légendaire des grands architectes.

C’est cela. Ici les perspectives des espaces encorbellent le temps et les rêves.

Et la lumière infiltre nos ports d’attache pour lâcher prise. Je parle des épidermes. Quant à la nature, les espaces intégralement vitrés nous plongent dedans. Nous sommes les poissons de cet océan vert et bleu, les étoiles d’une galaxie qui nous dépassera toujours.

- Vous êtes aussi poète. Vous venez souvent ici ?

- Avant, oui. Mais c’est une histoire ennuyeuse. Et vous, que faites-vous dans la vie ?

- Ce que je peux, le plus souvent. Ce que je veux, plus rarement. Et vous Angus

?

- Hum…disons que je suis un vieil architecte qui s’est beaucoup amusé et trompé. Et qui a l’âge de s’en apercevoir.

- Quel merveilleux métier ! J’aurais aimé l’exercer mais les sciences ne m’aimaient pas. Seuls les mots s’agrégeaient dans mon cerveau. Alors je suis devenue rédactrice. Rien de très passionnant. Je rédige, je réduis comme l’étymologie du mot le dit.

- Formidable ! Alors vous aussi, vous réduisez, comme les minimalistes !

- La roche c’est comme un livre, il faut suivre les lignes, disait mon grand-père qui taillait la pierre. Partir d’un matériau brut puis enlever les surplus en taillant, en enlevant, en affinant, en polissant, c’est ça écrire. D’ailleurs le mot vient de

« gratter, écorcher ». Comme sur la Pierre de Rosette vous voyez ?

- Bien sûr. D’où l’importance d’être « incisif ».

- Absolument. Seulement trop de réduction nuit. Comme en architecture

j’imagine : un édifice a beau se débarrasser du superflu, il a toujours besoin de murs, de fondations, d’un toit, d’une porte, d’un peu de chaleur ou de je-ne-saisquoi.

- On pourrait s’en affranchir, mais notre vocation est effectivement de créer des espaces de vie et d’envies.

- Regardez par exemple les sms, comme ils malmènent le langage. Moins de

signes, moins d’orthographe, de lexique et de syntaxe. Less is less. Plus le monde est complexe, moins on lit. Ou alors du court, du simple, du percutant.

On pitche, on accroche, on croit raconter 1000 mots à travers les images d’Instagram. N’est pas Confucius qui veut. Je déteste cette époque qui m’oblige

à être la Jivaro des phrases. C’est pour ça que je suis venue écrire ici. Laisser librement couler les mots au bord de l’eau, sans leur couper la tête pour plaire, rentrer dans les cases d’un autre ou être accessible.

- Faire couler les maux ?

- Facile mais l’homonymie est mieux que jolie.

- Vous êtes sévère avec vos contemporains. Moi je suis né l’année où les Allemands ont inventé la solution finale pour torturer, parquer et exterminer plus

de 6 millions d’humains. Parce qu’ils étaient juifs.

- Vous avez raison. Je suis probablement trop pessimiste en ce moment.

Saison deux au prochain defi !! suite bientôt

v

 

28 octobre 2023

Le regard de soie (Emma)

aaaa

 

Il est mort !

 

Le jour où la nouvelle est tombée, brutale, le monde entier fut bouleversé.

Je m'souviens, il pleuvait.

Les célébrités non plus ne sont pas éternelles, voilà qu'il était mort, le visionnaire, la terreur des bookmakers, celui qui avait eu la haute main sur l'information planétaire.

 

Toujours la main heureuse.

Rappelez-vous

(remember):                                       

" Fromagerie Ibérie surmontera

En champ bellique par ultime duel "

 

Il avait la main sûre, lui qui n'en avait pas.

Pas de main, mais le bras long.

Mieux encore : à l'instar d'un avatar de Vishnou, il en avait huit !

"Brahma la guerre et Vishnou la paix"

disait son prédécesseur dans le job, !e grand Sar Rabindrhanath Duval 

Rappelez-vous !

(remember)

"- Votre Sérénité, pouvez-vous donner le numéro de compte en banque de monsieur ? - Oui. - Il PEUT le dire !!!

 

Enfoncées madame Soleil et la belle Elisabeth, qui fut la Queen d'un président !

Let aeroplanes circle moaning overhead

Scribbling on the sky the message : He Is Dead

(Laissez twitter colporter la nouvelle : Il est mort !)

 

Il est mort, Paul le poulpe. il a passé la main… Un nouveau poulpe fut appelé à régner (Araignée quel drôle de nom ! Pourquoi pas octopus ou calamar ?)

Les dauphins furent nombreux  ( mais non, pas des dauphins, c'est assez à la fin ! les dauphins du défunt !)

 

Mais aucun ne lui arriva à la cheville !

…………..

 

Bonus : des goûts et des couleurs

 

(merci aux IA pour les citations et l'illustration )

 

Lautréamont :

O poulpe au regard de soie ! toi, dont l’âme est inséparable de la mienne ; toi, le plus beau des habitants du globe terrestre, et qui commandes à un sérail de quatre cents ventouses ; toi, en qui siègent noblement, comme dans leur résidence naturelle, par un commun accord, d’un lien indestructible, la douce vertu communicative et les grâces divines, pourquoi n’es-tu pas avec moi, ton ventre de mercure contre ma poitrine d’aluminium, assis tous les deux sur quelque rocher du rivage, pour contempler ce spectacle que j’adore …

 

Victor Hugo :

Pour croire à la pieuvre, il faut l'avoir vue. Comparées à la pieuvre, les vieilles hydres font sourire. [...]. Orphée, Homère et Hésiode n'ont pu faire que la Chimère ; Dieu a fait la pieuvre. Quand Dieu veut, il excelle dans l'exécrable. Le pourquoi de cette volonté est l'effroi du penseur religieux. Tous les idéals (Yes !)  étant admis, si l'épouvante est un but, la pieuvre est un chef-d'œuvre.

 

 

28 octobre 2023

Amêijoas à Bulhão Pato (Walrus)

 
Oups ! Je me suis laissé emporter par l'ambiance de samedi dernier...

C'est que je voulais vous parler des palourdes !

Vous connaissez, je suppose...

Moi, j'adore !

Dans mon resto italien favori, comme plat principal, je ne mange presque jamais rien d'autre que les "Liguine alle Vongole" (sans tomates ! Faut toujours répéter, un moment de distraction en cuisine est toujours possible, n'est-ce pas). À part que les Lisboètes n'y mettent pas de pâtes c'est quasiment la même recette que celle du titre. Bref, avec ou sans pâtes, portugaises ou italiennes, j'adore les palourdes, je ne le répéterai jamais assez.

Bon, les palourdes !

Ici, à Bruxelles, elles sont généralement vendues conditionnées dans de petits sacs en résille pour éviter qu'elles s'ouvrent et perdent leur eau.

Mais dans les mercados portugais de la côte atlantique (mal dit ! Toute la côte portugaise est atlantique) elles vous attendent sur les étals dans des bacs d'eau de mer.

Comme nous séjournions à Quinta do Lago (un patelin un brin "artificiel" peuplé de golfeurs) sur le bord ouest exrême de la Ria Formosa, nous fréquentions essentiellement les mercados d'Olhão, Quarteira et parfois Loulé.

C'est là que les palourdes pouvaient donner libre cours à leur caractère vindicatif !

Au vu de la réputation des mollusques, vindicatif, ça vous fait peut-être sourire mais que je vous explique : regardons ensemble la structure interne de l'animal :

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Si vous avez déjà eu le bonheur de déguster ce coquillage, vous aurez remarqué comme moi ces deux petits "tuyaux" dépassant de la structure générale et dénommées "siphons" (un siphon,phon,phon les petites marionnettes) sur l'image ci-dessus. Ils servent à aspirer et rejeter l'eau pour en extraire la nourriture. Ils servent également à faire se mouvoir l'animal en éjectant violemment cette eau, tel un petit moteur à réaction.

Si bien que lorsque vous vous penchez vers l'étal pour examiner vos "amêijoas" (l'appellation portugaise de la chose...) et que les bestioles essayent de fuir, comme elles sont coincées entre leurs congénères, elles vous envoient de l'eau dans la tronche ! Des sournoises je vous dis !

C'est pour ça que certains jours, mon épouse déclarait "Aujourd'hui, nous allons acheter des cracheuses !"

Et sa vengeance est terrible : elle les fourre dans une cataplana.  Faut pas trop la provoquer ma moitié...

 

 P.S. : Vous aurez remarqué qu'en dépit de mes origines et de la porte d'entrée béante qui m'était offerte,
je n'ai pas embrayé sur les "Moules et Frites" !

14 octobre 2023

Des kiwis aux maoris... (maryline18)

 

"Le kiwi n'est pas seulement un fruit."

(Si vous avez un doute, demandez aux maoris !)

"Capitaine Cook" n'est pas qu'une conserverie."

(Si vous avez un doute, demandez à Wiki !)

 

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Je sais, quatre vers pour relever ce défi, c'est peu...

" Qui peut le peu peut le mieux " !

Je pourrais vous parler de la Nouvelle-Zélande, de la Reine Victoria, pourquoi pas !

Mais, le temps passe quoique je fasse et j'ai des lacunes à combler alors,

je cours emprunter le livre de Jules Verne.

(Pauvre Capitaine... !)

 

 

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14 octobre 2023

Drôle d'oiseau (Walrus)

 
Mais non, je ne vais pas vous faire mon autocritique, d'ailleurs, mon totem, c'est "Merle".

Le drôle d'oiseau, c'est le kiwi (Apteryx australis) : un oiseau qui ne vole pas.

Je sais, je sais, comme disait Gabin, c'est pas le seul, loin s'en faut !  (petite liste)

Néanmoins, un oiseau incapable de voler, ça fait toujours bizarre, non ?

N'a pas que ça de bizarre, l'animal : depuis la première guerre mondiale, il est devenu l'emblème de la Nouvelle-Zélande, même s'il ne figure pas pour autant sur ses armoiries :

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Ceci contrairement à la fougère argentée (Cyathera dealbata), celle-là même qui orne les maillots des rugbymen néozélandais dont l'équipe s'appelle les "All Blacks" (je ne vous fais pas l'injure de traduire). All Blacks qui, en dépit de leur énorme réputation et de leur célèbre Haka, n'ont même pas été foutus de mettre la pâtée aux Français en match d'ouverture de la coupe du monde de cette année, on ne peut plus compter sur rien !

Ils réussissent malgré tout à mettre à zéro le moral de mon ami Martin, concierge du 35 et homme à tout faire de la propriété où j'habite. Le gaillard est réaliste et ne croit pas en les chances de son équipe nationale (les "Pumas" argentins). J'ai essayé de le réconforter en lui assurant que les miracles existent, mais je ne suis pas certain de l'avoir convaincu.

Mais revenons à nos moutons kiwis : Kiwis, c'est quand même le nom de l'équipe néo-zélandaise de rugby à treize (à l'origine on disait plutôt "Jeu à XIII") un sport beaucoup moins télédiffusé que son grand frère et victime d'une réputation (pas tout-à-fait usurpée) de violence.

Quoi ? Vous ne saviez pas qu'il y avait deux sortes de rugby ? Alors, vous serez encore plus étonnés d'apprendre que depuis quelques années il existe une version à sept joueurs (sans parler du "Touch Rugby" et du "Beach Rugby").

Et tout ça pour un bête kiwi ! Je vous ai planté l'essai là, non ?

30 septembre 2023

Champignothérapie (Yvanne)


J' ai évoqué la semaine dernière les forêts limousines. Aujourd'hui je vais vous parler des forêts corréziennes que je connais quand même mieux même si elles se ressemblent. Ici abondent entre autres châtaigniers, chênes et des sapins principalement en haute Corrèze. Et devinez ce qui pousse à leurs pieds !

Quand la rumeur envahit les chaumières, celle qui donne la fièvre et déclenche la champignonite aiguë, tous les fêlés des cèpes ne pensent plus qu'à filer vers futaies et taillis pour inspecter leurs coins favoris et bien entendu secrets. Il y a urgence !

Mon époux et moi ne faisons pas exception. Quand le bouche à oreille fonctionne à fond parmi les initiés ou que  la vision sur le marché de paniers où reposent sur leur lit de fougère les beaux spécimens dits « de Bordeaux » nous n'avons plus qu'une idée en tête : rejoindre au plus vite les bosquets.

Il y a tout un cérémonial et une préparation sérieuse avant de se lancer. La veille, on place dans le coffre de la voiture poches, cagettes, bâtons, bottes, couteaux, imperméables quand le temps est à la pluie. On n'oublie pas le casse-croûte parce qu'évidemment il faut partir très tôt si l'on ne veut pas être devancé. J'adore ces moments où l'on arrête de scruter le sol pour déguster la baguette croustillante  achetée au passage chez un boulanger et que l'on accompagne de jambon de pays et de fromage de chèvre. S'il fait beau on a le bonheur de voir se lever le soleil sur l'étendue de la forêt. Il filtre à travers les arbres et sublime les couleurs automnales rendant le roux des fougères plus ardent et le vert de la mousse plus vif. Son concours est précieux : il va nous aider à mieux débusquer les bolets bien cachés. Les sens en éveil, la vue mais aussi l'odorat - très important l'odorat, c'est lui qui vous guide vers les têtes brunes – on avance doucement, prudemment, à l'affût.

Il arrive souvent que l'on rencontre d'autres chercheurs. On se salue poliment sans trop s'approcher. On parle de la pluie et du beau temps en évitant soigneusement de dévoiler ses trésors. Quand un curieux demande si la cueillette est fructueuse, on reste évasif et on minimise. Personne n'est dupe mais ça fait partie du jeu.
      -    Vous en trouvez ?
    • Oh pas beaucoup. Ce n'est pas terrible cette année. Et vous ?
    • Juste de quoi faire une omelette mais ça me suffit.

Tout le monde n'a pas la chance d'être propriétaire terrien et pourtant chacun veut une part du  gâteau odorant et succulent. Il faut préciser qu'ici l'on a un sens très pointu de la propriété. La plupart du temps, les gens sont cependant tolérants et si la cueillette se limite à ses besoins personnels tout se passe bien.

Quelquefois la colère des détenteurs de bois est bien légitime. Certains cueilleurs n'hésitent pas à arriver en nombre pour entasser des clayettes bien remplies dans leurs coffres de voiture. Ils vendent  ensuite à des marchands ou n'hésitent pas à « monter » jusqu'à la capitale pour que la somme rapportée par leur rapine soit plus conséquente.

D'autres n'ont absolument aucun respect pour les propriétaires et la nature. Pour être les premiers sur place, ils n'hésitent pas à labourer  les sous bois sur leurs engins pétaradants et nocifs, les quads. Également aussi destructrices, des familles entières que nous avons vues armées de râteaux pour mieux écarter les feuilles et les brindilles. Après leur passage il est certain qu'il n'y aura plus de repousse. On peut comprendre au vu d'un tel désastre que les paysans – ce sont eux en majorité qui possèdent les bois – deviennent irascibles et emploient des moyens radicaux pour protéger leurs biens. Trouver ses pneus crevés était monnaie courante il fut un temps. Depuis qu'une réglementation a été mise en place avec procès verbaux à l'appui pour la récolte des bolets en trop grand nombre il y a moins d'exactions dans les deux sens et c'est tant mieux.  

Voilà une activité, je dirais une passion qui n'est pas de tout repos. Arpenter les futaies souvent pentues, se focaliser sur la traque, cela exige bien des efforts physiques et de concentration. Pour moi s'y ajoutent invariablement une nuit blanche avant le jour J à cause de l'excitation et une nuit agitée par la suite car il m'est impossible de fermer les yeux : je vois des cèpes partout ! Une vraie maladie oui sûrement mais chose étrange : une maladie qui fait un bien fou.

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30 septembre 2023

Je vous avais tout dit (Walrus)

 
... en proposant le sujet de la semaine : c'est tout moi !

Qu'ajouter à cela ?

Vous seriez pas en train d'essayer de m'énerver là?
Tas de bachibouzouks !

(Et là, j'ai plus le temps de trouver un programme de déformation de texte pour mieux souligner mon propos)

Mais par bonheur, mon neveu Joe m'a fourni via son blog un portrait de moi en action quand j'étais un brin plus jeune (bon, allez : moins vieux), vous allez enfin comprendre :

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Ça y est, vous y êtes ?

C'est pas trop tôt !

10 février 2024

Ba bao (Kate)

Ba bao

Kim : Ba bao !

Vincent : Quoi ?

- Ba bao
Ni bas ni haut
Ni Obao
Ni bas bas bas haut
Ni baba
Ni bobo
Ba bao

- C'est quoi,
Kim ? Oh !

- Revenons au samedi 3 février.

- Samedi dernier ?
Mais pourquoi ?

- Première photo, à l'est :

0 2

(7 heures 23,

tu vois...)

- Le premier bonheur du jour ?

- C'est l'aube ou l'aurore...

- J'adore !

- Deuxième photo, au sud-ouest :

0-1 2

(8 heures 18,

huit, huit...)

-  Lune brillante
Éclatante

- Dernier quartier, descendante !

- Bah !

- Oh ?
Oui, j'y viens...

- Du soleil à la lune...

- Enfin, dernier quartier de lune !

- Hein ?

- Ba bao !

- Cest cela...

- Ba bao cha !

- Alors ?

- Le thé aux huit trésors !

- "Cha", c'est le thé ?

- Et "ba" c'est le huit.

- Chiffre magique !

- Oh, oui !

- Donc "bao" c'est trésor ?
Une mine d'or ?
En lien avec l'aurore  ?

- Lisons le calendrier,
3 février : lune dernier quartier.

- Et donc nouvelle lune aujourd'hui
10 février ?

- En effet et nouvel an chinois,
une année de bois.

- Oui, pourquoi ?

- Se termine celle de l'eau,
du lapin d'eau.

- Oh ! Oh !
Et commence celle du cochon ?

- Non, l'année du dragon !

- L'année du dragon ?
Et le thé
dans tout ça ?
Auras-tu la bonté
de me le faire goûter ?

- Voici le thé du dragon qui propose
huit trésors : thé au jasmin
et oolong ("dragon noir"), pomme, raisin,
orange, baies de goji, ginseng et rose.

- Pas de jujube ?

- Je peux t'en offrir quelques cubes.

- Merci Kim, bonne année !

- À toi, Vincent, santé, prospérité !

0 2

(tasse personnelle posée sur quatrième de couverture du livret :

0-5 2)

10 février 2024

Amorcer un début d'inspiration (Nana Fafo)

Confidences sur un Tracteur au crochet !
inspiré par Kate.

DSC00692


Ce matin, Ronchonchon amorce une tentative
pour se faufiler sans faux-filet
dans une circulation vrombissante
et colorée d'une note colérique de notre terroir meurtri.

DSC00680


Un morse belge a saucissonné la consigne
dans une feuille de chou "vert-uelle"
d'un geste cérébral aguéri.
Histoire qu'on ressemble à des paupiettes
balbutiant des petites bulles d'inspiration.

DSC00703


Ronchonchon ne vous les a jamais présentés ?
Ils sont gros, moelleux et devenus la mascotte d'un lycée agricole !
Entre autres activités, Ronchonchon cultive l'art de tisser des liens.

Mais revenons à nos moutons...
Histoire de ne pas devenir chèvre...
Et de ne pas écrire celle-ci en morse...
Cherchez l'intrussss ! Cherchez Walrussss !

Vous vouliez voir Walrus en Tracteur ?
Ronchonchon a pondu sa bestiolerie de la semaine :)
Il n'en est qu'aux balbutiements
Faute de temps
pour peaufiner
les derniers nés.
Vivement la retraite
Sortons la calculette
Seize ans
c'est pas maintenant.

Alors en attendant, balbutions en vidéo !

10 février 2024

Rien qu’une maladresse (Lothar)

"Et Dieu créa la femme, et la femme en observatrice créa l'univers"


Faim Fruit bon Prendre
Tombe Eau
Touche eau

Tsunami,
Bouge Femme cassée Eau fruit Touche
Eau Voir Bouge femme cassée Bouge
Attendre Voir femme Eau Fruit Bouge
Bouge tête Bouge tête femme Touche
Moi image Moi Image Image moi
Dans eau, Moi prendre orange pour moi

TSUNAMI ...
Moi, Voir autres autour de moi
Autres femmes, Autres hommes, Arbres, Moi
Beaucoup autour, Beaucoup autour de moi
Tout est là autour de moi ! Ahhhhhhhhhhh !

TSUNAMI ! Le monde balbutie
Puis ... le monde se met en place
S'organise enfin autour du nombril de cette mare
Autour du petit fruit initial tombé
À partir du cerveau organisateur du monde
De cette femme originelle

L'organisation émergente du monde
Enfin en conscience
Enfin observateur en conscience
S'étend brutalement tel un gigantesque raz de marée
Tel un tsunami imparable
Tout autour dans toutes les directions

Tout s'organise tout s'imbrique
À la vitesse du rayon de Lune
Jusqu'à l'infini des infinis

Les noirs et les blancs se parent de palettes de couleurs
Éclatantes de devenir
Le premier paysage qui se colore jusqu'à l'horizon
Et ensuite au-delà
Puis la première planète
Le premier système solaire
La première galaxie
S'auto organisent telle la paroi
D'un énorme ballon cosmologique qui se gonfle

Cassure temporelle fêlure quantique spatiale
Naissance sans douleur inflationniste
Du chiffre du symbole des proportions de la mesure
Des équations primordiales ...

De l'art et du péché.

 

 Lothar

3 février 2024

Aux mots et aux plantes (Kate)

Aux mots et aux plantes

Si l’addiction de Roméo était l’amour, l’addiction aux mots était celle de Shakespeare.

D’ailleurs, l’introduction du mot "addiction" en langue anglaise serait de son fait, le Héraut dans Othello, acte II, scène 2, l'énonce sa brillante tirade.

Qu’en dis-tu, livre là-haut en face de moi, «Dictionnaire amoureux de Shakespeare» ?

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Zoomons !

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Pas d’entrée à "addiction"

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mais à «néologisme», celle-ci :

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Outre le mot "addiction", il aurait aussi produit "drogué", "vomir" et tant d'autres...

Quant à la pièce  "Roméo et Julitette", les noms de pas moins de 108 plantes y figureraient !

Mais "drogué" ? Par quoi ? Des plantes ? Lesquelles ? Le tabac ?

La fouille du jardin de sa maison de Stratford-upon-Avon aurait permis de découvrir pas moins de 24 pipes… dont 8 contenant du cannabis.

Des mots pour penser des plantes, des plantes pour panser des maux, d'une addiction l'autre...

 

3 février 2024

Au sable de tes yeux (Lothar)

 

 « Tchats nocturnes : Attraction »

Nous y venions sans fin à l’orée des rivages
Par des routes sans soif délavées au soleil.
Et sous nos mots brûlants portant les paysages,
Nous cheminions ensemble, attendant le sommeil.

Aimantés par ces lieux aux heures désolées,
Loin des villes en pierre où mouraient les canaux,
Et loin des grands remparts où d’âpres cheminées
De sels et de sueurs filaient aux cardinaux …

L’absence m’a surpris, délaissant là les grèves,
En déserts inconnus, en oasis trop brèves,
En puits désaffleurés ombrés par le malheur.

Le manque m’a trahi – ô douce comédie,
Fondant la caravane en tapis de stupeur
Sur la désolation des sables de la vie …

 

 

 Lothar

  

 

 «Tchats nocturnes : Aimantation »

J’en ai bavé avec toi comme aucun autre avant
Mais sur mes rêves ont surfé les bonheurs de l’enfer
J’ai su la géhenne de brûler ton image
Aux flammes de mes pieds sur terre
Sur mes griffes encrées
Des ténèbres vampires qui m’ont aspiré
En tempêtes spirales qui n’ont pas clamé ton innocence

J’ai attendu sombre au crépuscule
Attendu seul au noir de mon clavier
Au tain de mon écran miroir
Dans la toile de tes indifférences
Fantômes virtuels inconsistants gourmands
Qui m’envoyaient tes spectres numériques
Tsunamis de chagrins tourbillonnant mon présent

En doutes éphémères que j’ai tant aimés
En démons aperçus autour de ton visage
Et sur ta voix qui se donne en un instant …

Et m’enfonce surpris au sable de tes yeux.

 

 

 Lothar

 

 

Je prends des trains à travers la plaine La nuit je mens Effrontément

Et que ne doux …

 

 

 

 

27 janvier 2024

Qu'est-ce qui cloche ? (Jacou33)

Défi 804

Zigoto

Évitez si possible l’acception portugaise

Qu’est-ce qui cloche ?

 

Il était une fois un sonneur de cloches,  bien gras, bien dodu. À chaque heure que dieu fait, on le voyait passer, nonchalant et débonnaire, allant secouer les cloches, pour que chacun sache où il en était de sa journée.Un concurrent du soleil, en quelque sorte.

Un jour, les villageois entendirent  une envolée de cloches, comme jamais cela n’était arrivé, de mémoire de paroissien.

Attroupement sur la place.

 » Il a perdu la tête ?!? »

« Depuis quelques temps, je lui trouve un air bizarre. »

 » L’est fêlé, tu crois? »

 » Les cloches, sûrement pas. Monsieur le Maire les a faites vérifier, pas plus tard que l’an passé. »

 » Des fois…mais qui c’est ce zigomar? »

Une femme se mit à crier:  » Une chauve-souris! »

« Toi aussi, tu serais pas un peu fêlée, la Bernadette  ? Une chauve souris qui sonne les cloches.  »

 » Mais non, j’ai pas dit ça! Regarde là-haut, bon sang. Je vous dit qu’il y a une chauve-souris! Mince , mais c’est qui ce zigoteau? C’est pas notre bedeau. Celui-là il a point de bedaine. »

« Bé oui, c’est qui l’autre qui fait le zouave? »

Cent paire d’yeux scrutent le clocher, observant l’inconnu, zigzaguant comme un beau diable, pendu aux cordes.

« C’est pas notre Zigoto! »

 » C’est bien ce que je disais. C’est pas lui; Celui-là il est tout mince. Mais, attendez, y’a comme un air de ressemblance. »

Cent paire de mains en porte-voix, cent bouches dirigées vers l’intrus:

 » Oh! Du clocher! Vous n’avez rien à faire là! Descendez de suite ! » Les cloches ne carillonnent plus, bien sûr.

Pas de réponse.

« Tu parles, il sera devenu sourd. »

« Les chauves souris! »

« Oh! ça suffit avec ça, la Bernadette. »

 » Moi ? J’ai rien dit! C’était quoi, ça ? »

Un choc sourd, suivi d’une sorte de bruit comme le rebond d’un ballon.

Cent paires de jambes se précipitent vers l’église, stoppant net. Un brouhaha s’ensuit.

« Tu peux pas regarder où tu marches! »

 » Tu savais pas que je te suivais! »

« Tu pouvais pas faire attention! « 

 » J’étais juste derrière! »

« J’ai pas les yeux derrière la tête! »

« Espèce d’andouille, tu m’as déchaussé. »

« T’avais besoin de me coller, comme ça! »

 » Pourquoi, tu t’es arrêté! »

« C’est les autres qui…ah, ben ça alors ! Vous voyez ce que je vois ? »

Une centaine de !!!!!?????…et puis: « Zigoto!!!!!????? »

 » T’as fait le régime ? »

 » Non, moi, c’est Zigoteau. Et je n’ai jamais fait de régime. »

!!!!!!!!!???????, par centaines, assorties d’expressions incrédules, mi- figues-mi raisins, bouches ébahies, sans voix, ni porte-voix.

Chuchotis

 » C’est vrai qu’il parait que quelquefois faire un régime ça peut vous rendre fêlé »

 » Tu crois ? »

 » Mais, vous inquiétez pas pour mon oncle Zigoto, il va très bien. » »

 » Voilà, que ça le reprend. »

 » Oui, je vais très bien. Tu t’es bien amusé, Zigoteau . J’ai entendu ça. T’as trouvé le trésor?

« Oui, mon oncle. Je te remercie. »

« Le trésor !!!!!!!!!!!???????????? »

 » Le trésor de patience. Ahahahaha! Vous pensiez à quoi ? »

Cent têtes, l’air ahuri et circonspect voient s’éloigner, qui rigolent bien, Zigoto et Zigoteau.

 

Gazinet, le 23 janvier 2024

Jacou33

 

27 janvier 2024

Le Zigoto (Joe Krapov)

DDS 804 Du zygote au zigoto

Pour qui fréquente les dictionnaires volumineux le mot « zigoto » arrive bien tard. La lettre Z est en effet la dernière de notre alphabet.

Si on considère les vocables qui contiennent les voyelles ou plutôt les sons i, o, o dans cet ordre, le zigoto vient après les biscoteaux, le quiproquo, le rigolo, le rizotto et le sirocco.

Il y a fort à parier que le zigoto se verra affublé d’une notation « pop. » pour populaire ou « argot. » pour argotique. Quand un mot est argotique il est rarement utilisé en art du roman, du moins dans ce genre de littérature qu’écrivent des zigotos prénommés Marcel ou Michel et devant laquelle des critiques littéraires s’extasient comme s’ils venaient d’en prendre une pilule.

Par bonheur il nous est encore permis de fréquenter d’autres écrivains dont la langue est plus verte que celle de Monsieur Proust et plus colorée que le vomi du sieur Houellebecq.

Retournons donc à nos sources populaires (Frédéric Dard, Léo Malet, Pierre Perret, Alphonse Boudard et les auteurs de la Série noire) pour en savoir plus sur le zigoto.

A moins d’un quiproquo le zigoto est un mec plutôt rigolo qui mange du rizotto pour avoir de gros biscoteaux et sait distinguer Sidi Rocco de Sidi Freddy. Plus sérieusement le zigoto est juste un bonhomme qu’on ne connaît pas et qui a (ou qui fait) quelque chose qui attire l’attention. Il n’est, à priori, pas de votre monde.

Les synonymes de zigoto sont nombreux, beaucoup plus en argot que dans le français soutenu.

En argot on peut dire un gus, un gazier, un mec, un mecton, un zigue, un zigomar, un m’as-tu-vu, un rigolo. Sinon en français c’est un gars, un type, une personne et vous êtes souvent obligé de préciser votre description en ajoutant un adjectif ou une proposition relative : un gars bizarre, un type étrange, un individu louche, une personne originale qui doit trouver rigolo d’associer biscoteaux, quiproquo, rizotto et sirocco dans une seule et même phrase. Ce peut être aussi un frimeur, un fanfaron, un extravagant.

Terminons par deux considérations importantes :

DDS 804 Méthode à Mimile

- En argot le zigoto et ses synonymes n’ont pas de féminin. On ne dit pas une zigotote, une gusse, une gazière, une mecque, une mectonne, une zigue, une zigomare. On emploie un tout autre mot : une moukère, une gonzesse, une greluche, une meuf, une pépée. Il y a cependant dans ces vocables-là un jugement de valeur assez péjoratif et on ne retrouve pas vraiment le côté étrange ou hors norme du zigoto. Peut-être faudrait-il dire une allumée ? Une rigolote ? Une louloute qui apporte comme un coup de sirocco ? Une metteuse de pieds dans le plat de rizotto ? Les dames et demoiselles n’ont d’ailleurs pas plus de chance en français soutenu. Une garce, une typesse, une individue, ça n’existe pas. Si ? J’ai de la chance, personnellement je n’en connais pas ! Le féminin de zigoto doit être plutôt une drôle de fille, une fille bizarre, une drôlesse ?

- Il existe des zigotos partout dans le monde :

en Turquie le zigoto ment ;
en Syldavie le zigoto carre son sceptre dans une vitrine ;
en Sarthe on surnomme l’ami Vegas « le zigoto du Layon » parce qu’il a abandonné sa Bourgogne natale aux riches vignobles pour venir s’installer dans un pays où l’on ne boit que du Jasnières ! ;
en Allemagne le zigoto Klemperer ;
au Japon le zigoto rit au nô de son larynx de joueur de go pas logique ;
au Japon encore notre amie Tokyo en ramène des tas de Kyoto dont André son gorille ;
en Angleterre, d’après Jacques Bodoin, Philibert zigoto the blaqueboharde ;
dans le Nord-Pas de Calais on l’appelle « agosil » ;
en Afrique il porte un pagne et est appelé « zoulou » ;
dans les années quarante, à Paris il portait des knickerbockers et dansait le swing sous le nom de « zazou ».

Bref le zigoto est un drôle de zèbre. Un type dans mon genre, en fait !

AEV 2324-13 Zèbre final

20 janvier 2024

Légende astronomique morganatique (Joe Krapov)

Un jour le Soleil découvrit l’Amour.

Il avait pris la forme, ou plutôt les formes, d’une jolie petite planète de son système qui passait à heures fixes dans le champ de vision de son regard embrumé.

Elle semblait consciencieuse, travailleuse minutieuse, très gracieuse, harmonieuse. Elle portait sur elle autant de bleu que de vert, des océans, des arbres et des tas d’inventions merveilleuses, comme si elle sortait de chez son habilleuse en arborant par-dessus ses atours une moue malicieuse de midinette luxurieuse. On l’appelait la Terre.

Il eut cette impression curieuse d’une nécessité impérieuse de lui déclarer sa flamme amoureuse. Comme il avait une grosse voix rocailleuse, peu mélodieuse, et était d’humeur écrivailleuse, plutôt que de lui avouer de vive voix, il prit la plus belle de ses plumes et il lui écrivit, dans une atmosphère studieuse, cette odelette un peu laborieuse :

« Ô Terre délicieuse !
Comme tu es radieuse !
Comme tu me sembles mystérieuse !
J’ai une envie furieuse
De te connaître mieuse *
Et l’idée ambitieuse, audacieuse,
Sans fioritures cérémonieuses,
De nouer idylle sérieuse
Avec ta personne glorieuse.
Je t’en prie, ma précieuse,
Montre toi généreuse,
Pourvoyeuse, rieuse, tutoyeuse, amiteuse, miséricordieuse !
Pardonne à ma franchise d’être irrévérencieuse !
C’est trop difficile pour moi de la mettre en veilleuse !
Sache que je te trouve prodigieuse !
T’as de belles yeuses, tu sais ! »

- Embrasez-moi ! a répondu la Terre.

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Et c’est depuis ce jours-là que le chêne vert ne pousse qu’en région méditerranéenne, que le Sahara est un désert et que le chameau est différent du dromadaire.

* A l’époque on ne disait pas « plus mieux » mais « mieuse ».

20 janvier 2024

Pause café rue Ballainvilliers (Kate)

Pause café rue Ballainvilliers

Abrité par un chêne vert

Je voyais tomber des glands

Et me vint l'idée d'en faire

Provision dans mes vêtements

De retour à mon officine

Moi qui faisais commerce de thé

Me prit l'envie d'un bon café

Mais plus un grain en cuisine

Au regret de mon associé

Vite on s'est remis au travail

- Qu'est-ce que tu as donc ramassé ?

- Des glands glanés sur le foirail

- Moi j'ai diverses céréales

- Qu'on réessaie de torréfier ?

- On ajoute de la chicorée

Et les glands. Le goût ? C'est pas mal !

- On proposerait du café...

- Mais à un prix beaucoup plus doux !

- Et comment on l'appellerait ?

Boisson locale et merveilleuse ?

Ça rimerait bien avec l'yeuse...

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- On pourrait l'appeler "Gland Doux" ?

- On pourrait le boire sous un chêne

Liège, un pommier, un hêtre, un frêne...

(Documents extraits du livre de Michèle Deleigne :

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et dont voici un autre extrait :

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On peut toujours voir la maison d'Henri Lecoq au n° 27 rue Ballainvilliers et se trouvent à proximité immédiate le musée Lecoq et le musée Bargoin. Et aussi boire un café chez un torréfacteur de café installé aux numéros 5 et 7 rue Ballainviliers depuis 1895... un café ou autre boisson mais pas de Gland Doux.

 

20 janvier 2024

Yeuse (jacou33)

Défi 803

Je  parierais (faut rester prudent)

qu’Yvanne en connait…

 Yeuse

8031

Yeuse fut conçue,

Un jour de gaité pluvieuse,

Vous savez, ces aubades perlées,

Crépitant joyeuses,

Averse jolie, arc en ciel promis.

Une ramure accueillante,

Protection chaleureuse,

Lit de mousse attendrie,

Ils étaient sous une yeuse,

Ne le savaient point,

On le leur apprit

Sur le champ, furent conquis

Charmés et ravis,

Choisirent

De  baptiser ainsi.

Cette surprise d’un instant batifolie,

Gazinet, le 14 janvier 2024

Jacou33

20 janvier 2024

Toto bricolage sur ma chaîne Teubé (Nana Fafo)

 

samedi défi yeuse


Ronchonchon n'est pas un grand bricole-t'houx.
Lorsqu'il a reçu son colis Caca-ahhh, un Quercus ilex
il a bien compris qu'il allait s'f'agacer.
Comme toujours l'arborescence est d'une grande complexité !

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Heureusement, il peut faire appel à Chen Fo Woo (chêne faux houx)
un maître dans l'art du vert, pour un bleu c'est pas banal
surtout quand on sait qu'il a de la bouteille le gars !

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Il fait partie de la célèbre famille des Fanés Eros-phyte (Phanérophyte )
Cette famille n'a pas d'autre choix que de répandre l'amour
en tirant les fils discrets de la graine... à la graine.
C'est une re-L-yeuse...
Un éternel recommencement !

samedi défi ronchonchon homard


La chaîne ToiTeubé de Chen propose des Toto Bricolage
Alors Ronchonchon sort ses pouces bleus
et fait comme Chen, il assemble pas à pas les pièces,
recompte 0+0 = la tête à Toto, c'est bon il n'y a plus de vices (cachés).
Avez-vous déjà essayé de bricoler avec vos pouces ?
Maintenant que Ronchonchon suit son Teubé préféré
il ne passe plus un gland auprès de ces damoiselles.

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Jusqu'où Ronchonchon est-il prêt à "allée"
pour défier le samedi un mardi ?
Il a fait 8,03 kilomètres pour ça, route de Bras à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume.

Une petite vidéo pour ricaner....

20 janvier 2024

Garrigue rieuse (Lothar)

Source: Externe

 

Marchons ma bien aimée à travers la garrigue,
D'où vient ce doux murmure, où va donc cet écho ?
Qui sait bien nos amours et nos passions prodigues,
Qui aime nos chansons et nos tendres bécots ?

Qui sait se faufiler parmi les romarins,
le thym, le serpolet, au cœur des cystes roses,
Passer près du muret, rebondir pieds d'airain,
Grimper dans quelques yeuses ...  et redire haut ta prose.

...

 

 Source: Externe

 Lothar

 

 

 

 

 

 

 



13 janvier 2024

Xénon (joye)

xenonxenonxenon

Je t’avais prévenu, je suis étranger.

Je suis le numéro 54, noble, inodore et incolore

Ici comme ailleurs dans les environs du Xe.

Sous une lampe à décharge, je rayonne mes blues et tes bleus.

Je suis rare et cher, pas cher et tendre,

Un inconnu dans cette gueule d’atmosphère.

Quand je veux m’extraire, il faut me liquéfier dans l’air distillé.

Je te préviens encore : je mène à l’ivresse des profondeurs.

Tu plonges, tu te risques, car je serai là, léthal.

J’anesthésize. Tu t’endors, et je m’évapore.

Quand tu te réveilleras, je serai déjà reparti.

Tu me retrouveras dans les météorites.

Je suis l’enfant du supernova, un vrai bad boy des galaxies.

Mais ici, sur ta planète, je me ferai rare.

Je t’avais prévenu, je suis étranger.

 NB : Cliquez sur l'image en haut pour une belle surprise.

13 janvier 2024

Un Monde parfait à base de Xénon (Lothar)

 Sur Xénon

Sur Xénon

Les cartes du ciel étoilé s’affichent  - encore toujours plus belles -  encore toujours plus accrocheuses, sur les écrans géants, en zooms de pensées qui posés sur les systèmes stellaires - encore toujours, ne discontinuent plus.

Dans la salle du Conseil, le Grand Concours annuel de planètes approche de sa fin. Notre Grand Père vient juste de finir de réunir les Vieux Sages, les barbes blanches, et de délibérer.

Les critères ont été passés au peigne fin. Que ce soient les composants de base de la vie choisis pour le Concours :

Aluminium, Silicium, Carbone, Fluor, Soufre ou même Xénon - ce gaz rare qui semble inerte, mais dont les composés chimiques sont quand même possibles.

Que ce soient les types de programmes injectés pour la reproduction des habitants des planètes : réplication par double ou quadruple hélices d’ADN.

Que ce soient les interventions sur les êtres supérieurs sur les Mondes créés :

- Dix millions de réincarnations possibles
- Deux Messies ou trois Prophètes maximums.

Utilisables in fine en jokers.


L’année dernière c’est l’équipe de l’Aluminium qui a terminé en tête du classement. Leur Monde planétaire était parfait. Durable, non polluant, intact. Toutes les espèces étant en symbiose.

Il y avait un projet terrestre global des êtres pensants dominants, cohérent, pérenne, en non-prolifération extra planétaire de métastases pécheresses …

Mais cette année encore, le Xénon l’a remporté haut la main. C’est avec ses six cent victoires, le grand gagnant du millénaire.

La fête sera longue. Les prix colossaux !

Depuis … dans leurs plus beaux atours sombres, les Huissiers du Recyclable du Concours, lancent consciencieusement la destruction totale de toutes les planètes intelligentes ... qui n’ont pas été nominées cette année.

 

Lothar

 


 

 

 

13 janvier 2024

Xénon de non ! (Kate)

Xénon de non !

- Mais Vincent, tu joues les paparazzi ?

- Non.

- Tu photographies des gens ?

- Oui,

enfin, je peux bien photographier le Clair Mont ?

134277027 2

- Mais on était assis à côté d'eux, enfin devant,

quand on a bu un café.

Ils avaient fait leur marché.

- Jean-Mi, c'est bon.

- Tu les as écoutés ?

Pendant qu'on discutait ?

- Ils ont parlé de Deuxpardeux.

- Et surtout de Xénon.

- "Elle parle pas trop d'eux"...

- Ah, Vincent ! Fanny Ardon ?

- On monte la rue des Gras ?

0

0-2

- Ça me rapprochera de chez moi.

- Tu habites par là ?

Pas loin de chez moi.

- J'ai déménagé,

trop de radon...

- Dans les rochers ?

- Oui. Tiens, j'achète du thé

au Palais d'Été.

- Ça sonne bien, ce nom.

- Et ça sent bon.

Vincent, dis donc...

- "Dessine-moi un mouton."

mouton

0-1 2

- Tiens, par terre, un carton !

0 2

Vincent, atterris !

- J'arrive de Saint-Exupéry.

- Ah ! Tu reviens de Hongrie ?

- Oui, j'ai toujours envie de dire Satolas...

- Quand on disait Satanas...

- Et Diabolo !

- Vade retro !

- Jean-Mi, tu en penses quoi ?

- Des escape games ?

Je préfère les parcs à thème.

- Non, des familles, des hommes de loi ?

- Ah, tu reviens sur Xénon ?

- Oui et non...

C'est de l'or pour la presse people

Et les avocats !

- Mais ça déboulonne

Des idoles

Qui tombent si bas...

0 2

- Vince, les gens aiment ça,

ça les détourne de leurs tracas.

- Jean-Mi, attention !

- Mais c'est un secteur piétons !

C'était un camion ?

- Une voiture mais sans phares... au xénon !

- Xénon de non !

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30 décembre 2023

Des vœux à la sauce Armoricaine (Lothar)

… Vive le homard !

À Saint Nazaire, essoufflés, nous rentrions à la maison, quelques chewing-gums en poche. Pas facile pour des gamins, nombreux comme des nuées d’oiseaux, de les attraper en courant. Sympathiques ces américains ! De l’arrière de leurs camions bâchés, ils nous lançaient des tas de friandises, en riant fort, en nous criant des mots bizarres. Les garçons se battaient …

Et pendant ce temps-là, nous les filles, nous récupérions tranquillement toutes leurs miettes.

Le soir je contais à mon petit frère, les histoires de Toto le homard bleu. Avec ses bulles habiles, ses grosses frayeurs, ses mues d’adolescent, ses tendres pinçons, ses amours frétillantes. Le dernier jour de l’année, oncle Georges et tante Lionelle sont venus chez nous. Georges et Lio tout émoustillés exhibaient un homard vivant, « épatté », en chair et en os.

Ti Léon fit un vœux, il ne voulait pas que l’on tue son homard vivant !? Aïe, problème ! Pendant ce temps, l’oncle et la tante se disputaient. Pour d’abord le couper en deux, ou pour le mettre directement la tête la première dans l’eau bouillante … Toto avait une âme pourtant, car si l’on s’en approchait, il agitait ses antennes et dressait maladroitement sa pince gauche restante. Prêt à défendre sa vie.

Personne n’avait écouté notre conte, et personne ne voyait en Toto autre chose qu’un accessoire de Réveillon. Ainsi, c’est avec de tels réflexes que nous finirons par traiter l’humanité en objet taillable et corvéable à merci, utilisable – même si elle n’est pas encore comestible – à l’américaine ...

 

Lothar

 

 



6 janvier 2024

Le Wapiti (Joe Krapov)

DDS 801 WapitiLe wapiti !

Voilà un animal qui fait ressortir de ses bois non pas le loup qui va manger le petit Chaperon rouge mais, bel et bien, le grand serpent de mer de la réforme simplificatrice de l’orthographe !

Il fait remonter aussi la blague sur la prononciation du w. Je ne me la rappelle plus très bien du reste et je ne la retrouve pas sur internet. C’est un gars à qui on demande :

- Dites-moi, en Belgique on dit un vagon ou un ouagon ?

- On dit un ouagon !

- Vous êtes sûr !

- Sûr et certain. Mais en même temps je ne suis pas belge ; je suis ici en ouacances.

En vacances ou en ouacances dans un vallon en Wallonie ?

A quoi bon en effet disposer d’un v et d’un w si le wagon de queue se prononce "vagon de queue" et le Wisigoth "Visigoth" ?

DDS 801 maquette-voiture-vw-coccinelle-jaune-132Est-ce là l’influence de nos voisins allemands ? Eux prononcent "Vourst" le mot die Wurst qui signifie la saucisse et appellent "Volkswagen" la voiture du peuple.

Chez eux du reste le v se prononce f ! Der Vater, das Volk et le mot wieviel (combien) se prononce "vifil".

Mais retraversons vite le Rhin et revenons au wapiti et à la réforme de l’orthographe.

Wa pourrait en effet être la graphie la plus simple pour transcrire le son que l’on entend dans "oiseau, ouah ouah, pédale wah wah, oie, noix, doigt, toit, mois et wapiti".

Une seule graphie pour un même son simplifierait grandement les choses pour tout le monde et nous ferait regagner quelques points au classement Pisa.

"Quand le chien abwa, on entend wa wa. Plus personne ne joue de la pédale wa wa. Au jeu de l’wa si tu tombes sur la case trente et un et dans le puits, fais gaffe, ne te nwa pas dans l’eau frwade ! Ouille ! J’ai kwincé mon dwa avec le frwi à coque dans le casse-nwa ! Que serais-je sans twa, twa, twa mon twa ? Vive le rwa ! Le rwa bwa ! Sauf le premier mwa de l’année vu qu’il respecte le dry january.".

Je m’arrête ici pour cette première proposition de "réform de l’ortograf".

La semaine prochaine nous nous demanderons s’il faut ou pas conserver le x dans notre alphabet. Cette lettre a le mérite en un seul signe de transcrire le son produit par la suite k+s mais a aussi l’inconvénient d’être prononcée parfois gz. Il vaut mieux peut-être écrire exactement "egzakteman", xylophone "ksilofone", accident "aksidan" – même s’il n’y a pas de x à part sur le panneau priorité à droite ! - et, par respect pour les dames qui n'aiment pas ça, ne plus parler ici de sèks. Laissons cela à Obéliks, de par Dieu !

De la même façon je n’ai pas encore tranché pour ma part sur la question de la graphie du son k. C, k ou qu ? Réfléchissez-y dès maintenant et souvenez-vous :

Wapiti à wapiti l’wazo fè son ni !

P.S. Je ne résiste pas au plaisir de réécouter avec vous ma chanson préférée du triple album « All things must pass » de Georges Harrison. Elle s’appelle « Isn’t it wapiti pity » ! 

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Le défi du samedi
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