Un bâton de colle et tout un univers surréaliste naît à partir des coups de ciseaux de Jacques Prévert ;
Un bâton de pèlerin et tout le monde composte son billet puis chemine en godillots vers un autel à Saint-Jacques ;
Un bâton de pluie et tout le monde écoute la comédie du riz qui bruite la nature ;
Un bâton de rouge à lèvres et tout un désir s’allume ;
Un bâton de sourcier et tout le monde espère la fin de la sécheresse ;
Un bâton de gendarme et tous les enfants crient pour prévenir Guignol ;
Un bâton d’encens et tout plane pourvu que la musique soit des années 60 ou 70 ;
Un bâton de théâtre qui frappe les trois coups et tout le monde se tait, la pièce peut commencer ;
Un bâton de craie et toute une classe attentive à son crissement attend de découvrir le sujet de la rédaction ;
Un bâton de marche nordique (ou deux) et tout un troupeau de moutons de Panurge envahit en caquetant le chemin de halage (oui, ces moutons-là caquètent !) ;
Un bâton de magicien et c’est l’enchantement de « Demons and wizards » ;
Un bâton de majorette et tout le village est en fête ;
Un bâton de ski (ou deux) et toute la montagne est blanche ;
Un bâton merdeux et tout le monde se le refile ;
Un Bâton-rouge en Louisiane et tout le monde s’étonne du nombre de « s » et de « i » dans Mississippi ! Si, si, Sissi !
Un bâton de dynamite et tout mon poème explose.
Aussitôt je prends la fuite : les volées de coups de bâton, très peu pour moi !
Le sansonnet se fiche, aux temps du Changement, De compter les petons des vers : il les boulotte ! Il les porte à son nid où sa Marie-Charlotte Couve quelque chef d’œuvre en mal de pépiement.
Ah ! Sacre du printemps ! Foutre de la métrique ! Calices d’égrillards ! « Poète, prends turlute » ! Crânes de piafs, trillant du mieux que vous le pûtes « Dans le monde animal tout le monde a la trique » !
Les oiseaux sont des cons mais nous bien plus encore Qui trimons durement pour séduire Pécore Là où l’oiseau se rit de la complexité !
Ah ! N’embrasser personne et pas même les rimes A la fin du tercet ! Quelle légèreté ! Mais après tout… N’est-ce pas là ce que nous fîmes ?
"L'étourneau des Rossini" * Collage de Jean-Emile Rabatjoie du 27-01-2017 d'après "Le Souper à Emmaüs" du Caravage.
* Ceci n'est pas... autre chose qu'un contrepet à dire avec l'accent italien !
... soit une demi guinée, c'est le prix du modèle de chapeau que porte le Chapelier fou dans Alice au pays des merveilles.
Je parle du livre de Lewis Carroll et des dessins de John Tenniel, bien sûr, pas de Walt Disney ni de Johnny Depp.
De toute manière, pour ce qui est de travailler du chapeau, nous avons tout ce qu'il faut chez nous. J'en connais même une de folle qui peut remplir les trois rôles de la "tea party":
Alice devant son thé
Le chapelier fou
Le lièvre de mars
Nous avons également Elvis Pompilio qui, pour parfaire l'illusion, déménage régulièrement sa boutique.
Au fait, savez-vous d'où vient cette association fréquente entre les chapeliers et la folie ?
Simplement parce que les poils arrachés à la peau des animaux (lapins, agneaux, castor) étaient traités par des sels de mercure pour en faciliter le feutrage. Beaucoup de chapeliers présentaient donc les symptômes de l'empoisonnement au mercure : pertes de mémoire, insomnie, fatigue, délire.
Le volatile le plus réputé pour le conchiage (voyez le Gargantua de Rabelais qui était "prodigieusement flegmatique des fesses") des façades et autres statues de personnages posant pour l'immortalité (limitée, y a parfois des campagnes de déboulonnage), c'est... le pigeon !
Le spécimen photographié ici n'en est manifestement pas un, les pigeons, c'est comme ça :
La statue qui nous occupe se trouvant à Edinburgh qui elle-même se situe sur l'estuaire de la Forth (en anglais "Firth of Forth", ils sont fous ces Anglais!) et le Firth of Forth étant renommé pour sa richesse en oiseaux marins, il y a gros à parier (si bien sûr j'avais des sous) que l'animal au vu de son apparence générale appartient à la famille des Laridae et plus précisément à la sous-famille des Larinae. Bref (si j'ose dire) un truc du genre mouette ou goéland.
Ce n'est jamais simple avec ces bestioles de définir leur classification exacte parce que pour une seule espèce, il existe des distinctions de plumage entre les mâles et les femelles, les adultes et les juvéniles et pour certaines espèces plus vicieuses encore, entre le plumage d'été et celui d'hiver.
J'opterai néanmoins pour un goéland parce que c'est la bestiole qu'il me semble reconnaître (et Dieu sait s'il m'en ont volé des sandwiches ces infâmes volatiles) et que j'aime Jonathan Livingstone Seagull chanté par Neil Diamond. Et d'ailleurs dans cette même ville d'Edinburgh, ne trouve-t-on pas également une statue de Livingstone ?
Si c'est pas une preuve, qu'est-ce qu'il vous faut ?
C’est le pire jour de ma vie, dit-elle les yeux au plafond. Je regarde ma mère, elle laisse tomber une cacahouète salée dans son double martini dry. Les jours où ça va bien elle boit du vin blanc mais ce soir quand je lui ai dit que j’avais trouvé un job de TROTTIN elle est tombée des nues. La dernière gorgée de martini dry lui arrache la gorge. Le métier de TROTTIN est une noble profession lui dis-je. Elle reprend un martini dry et cette fois ci elle boit cul sec. Mais enfin maman tu préfères que je tourne dans un film porno. Je vais vendre mon porche dit elle et je préfère aller manger à la soupe populaire que voir ma fille accepter un poste de TROTTIN.
Le moment est venu d’enfiler mon gilet pare-balle, la guerre est ouverte. Anne louise tu vas terminer ton doctorat crie -telle maintenant. Je vais finir par mettre ma tête dans le four en gaz Anne louise. Pourquoi tu dis ça maman ? Ta carrière va descendre en flèche tu vas avoir un pouvoir d’achat entre le Portugal et la Mongolie. A l’entendre ma carrière de futur trader allait descendre à la vitesse grand V la pente savonneuse du tobogan de l’enfer. Avec l’alcool qu’elle ne cessait d’ingurgiter je percevais une certaine distance entre sa voix et son énoncé comme si elle était pré enregistrée et que la bande était parasitée. C’était exactement la même voix que la fraise de mon dentiste. Si j’avais voulu embrasser une carrière de terroriste armé je n’aurais jamais fait l’erreur de la prendre en otage Du coup j’ai pris un rail de coke et j’ai oublié illico ce job de TROTTIN.
C’est fou comme ça vous remet d’aplomb, du coup je pense sérieusement à me lancer dans un élevage d’escargots. C’est maman qui va être contente
La femme de chambre a glissé encore fumante sous les draps de satin la bouillote. Florence est aux anges. A soixante-treize ans , le corps regimbe , et ce jus de pamplemousse qui n’est plus d’aucun secours , la comtesse n’as pas le courage d’affronter la journée.
Sur la table de chevet l’austère portrait de Racine en perruque semble l’observer avec sévérité.
C’est celui qui figure sur les billets de cinquante francs dont elle a toujours une liasse à porter de main. Le personnel est si coutumier du geste, cette façon de glisser quelques roupies dans leurs mains en regardant ailleurs, l’air de dire c’est la moindre des choses ne me remerciez pas.
Mais hier soir , elle a abusé du champagne avec le compte WILLY , sa voix est pâteuse, elle ne distingue pas très bien les couleurs .
La duchesse roupille.
Alors le petite personnel, se rue à l’étage, pour monter une tisane , s’enquérir des chiens . Mais voilà les réserves s’épuisent et les roupies ne se reproduisent pas en batterie comme les poules. La banque de France et en grève. On ne passe pas de Racine à Zola se dit-elle. Elle se souvient vaguement d’avoir déposé dans le coffre de l’hôtel un joli magot de quoi roupiller pour deux bonnes années.
Mais elle doit vérifier et cette incertitude la chiffonne.
Elle enfile un peignoir de satin rose, pose ses lunettes fumées sur son nez et sourit à la pensée de déjeuner.
- Le Lumeçon ? Tu veux aller au Lumeçon de Mons qui a lieu pendant le Doudou ? Quelle langue tu causes, là ? C’est quoi, encore, ce mystère que tu nous fais ?
- Justement, c’est un mystère ! La reconstitution du combat de Saint-Georges contre le dragon ! Le dragon s’est accaparé des moutons des paysans...
- Il est très amusette, très amitieux, il veut juste leur faire une baise sur les joues, alléï !
- Non, non, il les grille au chalumeau, les met dans son assiette profonde et les avale en buvant une gueuze Lambic à fond pour éviter d’astruquer ! Tu penses bien que l’éleveur qui s’est fait ainsi arranger, ne reste pas les deux pieds dans ses babys. Il s’en va faire le beideleir chez le baas, le bourgmestre.
- Quel pitch ! Il va déranger le roi pour juste une petite bisbrouille, un simple conflit de voisinage, une brette ? Il va entrer avec ses chaussures pleines de berdouille dans un château où c’qu’y a tout qui blinque ?
- Qu’est-ce que tu viens encore braire, Mathurin ? dit le roi au nuton pelant. Quelles carabistouilles vas-tu nous raconter, espèce de breyoû ?
- Y’a du brol, majesté ! Va falloir lui dire « Coucouche panier ! » à la bibiche qui vient jouer les crapuleux de ma strotje dans votre petit royaume ! Quel goulaf ! Vu son appétit énorme, vos croustillons et votre bloedpens sont menacés par ce dzoum-dzoum qui bâfre !
- C’est bon, retourne affronter la drache, je vais sonner le sauve qui pleut général et rassembler les échevins, on va régler ça vite-fait.
***
Ce qui m’épastrouille dans cette version-là, c’est qu’il se trouve tout un tas de baraquîs, de castards et de dikkeneks pour faire le chipot, aller direct au casse-pipe, mouiller la chemisette (leur marcel !) et chauffer l’encombreur qu’on a déjà surnommé la bête bise de Combray.
Ils sont meilleurs qu’ailleurs les estaminets, les bars à schnick et les caberdouches de Mons ? Les guindailles sont spéciales, par là-bas ?
Toujours est-il qu’ils sont tous partant pour aller filer des calottes à Elliott, le faire tourner en rond et en bourrique comme sur un carrousel, lui faire avaler sa chique Hollywood ! Pas un seul clopard dans la bande, pas un seul qui ait la chite au moment d’en découdre avec le gros fumeur ! Aucun labbekak dans la troupe ! Ils ont mis quoi dans la flamiche pour que ça gaze autant ?
Les voilà tous sur la grand place, excités comme au jeu de balle ! Ah, la kermesse ! Ça vous donnerait la kikkebiche, pour un peu !
Toute la population autour a délaissé son kot, même les ménagères ont posé leur loque et tordu leur wassingue pour venir voir la margaille.
C’est vrai qu’il est spittant le Saint-Georges, même si son cheval est noir ! Il ne s’est pas habillé chez un marchand de loques ! Casaque jaune bordée de rouge, chemise bleue, gants blancs, maronne de cavalier blanche et bottes noires, il porte un casque de cuirassier belge de 1845 (en 303 ?) : cimier cuivré, plumet rouge et queue de cheval à la nuque.
Autour de lui il y a douze Chinchins avec des fouffes de tissu écossais et des chapeaux noirs et si on ne voit pas leur kilt avec rien en-dessous c’est qu’ils sont engoncés dans des chevaux-jupons couverts de peau de vache et qui symbolisent des chiens-chiens (qui sont peut-être des chiennes-chiennes).
L’ange gardien de Saint-Georges, le treizième homme, est appelé Chinchin protecteur. Il est un peu comme le sélectionneur de l’équipe qui s’occupe des lances et des relances. Le D.J. des champs de bataille !
En face il y a onze diables qui brandissent des vessies de porc en faisant croire au public qu’il s’agit de lanternes mais les Belges ne sont pas aussi sot-l’y laisse qu’on le croit et rétorquent du tac au tac « Et mon cul, c’est du poulet ? ».
A côté de ça il y a onze hommes blancs qui manipulent le dragon, huit hommes de feuilles qui soutiennent sa queue dont tout le monde dans le public veut arracher le crin ( ??? Même dans le Kâma-sûtra, on ne lit pas de phrases aussi affriolantes que celle-ci !).
Depuis 2001 il y a deux sorcières rousses, Cybèle et Poliade, qui ne font pas partie de la diégèse (ce n’est pas un belgicisme, c’est juste un mot savant qui signifie qu’elles n’ont rien à fiche dans l’histoire, qu’elles n’étaient pas dans le storyboard original) et c’est ce qui me fait dire qu’ils sont fous, ces Belges, mais que je ne les remercierai jamais assez de m’offrir d’aussi belles poilades.
Il y a donc du monde, 46 personnes, sur le terrain et l’arbitre ne siffle aucun penalty, ne sort aucun carton, ni jaune ni rouge, n’arrête pas le match qui, dans ces conditions extrêmes, va durer non pas nonante mais trente minutes ! Même qu’à la fin, fait pratiquement inédit dans les annales du sport, le héros sort de sa huche à pain un pistolet du modèle « Verlaine à Bruxelles en 1873 » et assassine son adversaire qui pète voï et s’en va passer quatre saison en Enfer !
Ben oui, il reviendra l’année prochaine. Le mystère n’en est pas un, c’est du cinéma, ou plutôt du théâtre qu’on suit ici avec passion. Ça existe depuis 1248, ça se passe tous les ans à la Trinité sauf quand ce zot de Malbrough et cette folle de Covid reviennent nous faire jouer à carnaval !
La Ducasse de Mons, le Doudou, est même inscrite au patrimoine oral et immatériel de l’humanité. C’est dire si, en vous le présentant ici de manière aussi peu sérieuse que possible, j’ai encore accompli un grand pas dans l’iconoclastie chère au capitaine Haddock !
Mais je suis sûr que les admiratrices et admirateurs de monnonc' Archibald me pardonneront la chose !
P.S. Je ne suis absolument pas certain d'avoir fait un emploi correct des belgicismes. Je les ai relevés ici où, semble-t-il, ils ont déjà fait l'objet de contestations.
La quête de l'âme soeur (ou de l'âme frère) hum, on ne sait plus trop quelles expressions utiliser pour respecter la parité !
A défaut de délivrer une Princesse et sur les conseils de Kate, Ronchonchon s'est mis en quête (Kate) de la perle rare : une petite cochonne, quelqu'un comme lui.
Mais de nos jours, le seul moyen de "pécho", c'est internet ! ça, Ronchonchon a un peu du mal à comprendre. Comment commencer une relation virtuelle avec un profil qui ne montrera qu'un masque, et la rendre sincère ?
Alors, comme tout bon célibataire, il s'est inscrit sur 2 sites de rencontres pour cochons : adopte un "suce scrofa" et meever.
A force de scroller et de swiper, il a matché et enfin décrocher un rancard. Elle s'appelle "Nana", comme sa génitrice, une "ok boomer" qui essaie de comprendre ce nouveau langage...
Pour être original, il s'est dit qu'un pique et nique pourrait être romantique. Le hic, c'est que la donzelle lui a annoncé qu'elle était a-nareuxique et que manger de l'herbe sur l'herbe ou manger tout court allait provoquer des nausées et vomissements intempestifs.
Pas de chance, mon cochon ! Ce n'est que partie remise, la prochaine fois, essaie d'éviter les Nana-reuxiques.
Dans un coin isolé du parc trônent presque côte à côte 2 statues fort peu vêtues : l'une représente un jeune garçon, et l'autre une jeune fille.
Et voici qu'un ange apparait et leur déclare : " nous vous observons depuis quelques siècles et nous avons constaté que vous avez eu jusque là une conduite exemplaire". Aussi avons-nous décidé de vous faire un cadeau, une récréation en quelque sorte : pendant 2 heures vous allez prendre vie et serez libres de faire ce que vous voulez. Go and enjoy !
Les 2 statues s'animent, se regardent, sourient et foncent vers les fourrés proches, et dans leur course abandonnent les quelques voiles qui cachaient leur intimité.
Peu de temps après, on voit les buissons qui s'agitent drôlement, on entend des cris, des hurlements non humains, des rires, on voit des objets divers voler ... on imagine facilement le film classé X.
Nul besoin de jouer les voyeurs : on entend le garçon dire à la jeune fille : "ça suffit ! maintenant c'est mon tour ! c'est à toi de tenir le pigeon et c'est à moi de lui chier dessus !"
PS. j'ignore si cette blague qui est une de mes préférées est connue ou non. Je profite de ce post pour signaler que toutes idées de nuisance (hors armes à feu) vis à vis de ces volatiles seront bienvenues ils se sont un peu trop servis dans notre cerisier cette année !
Un atelier d’écriture, c’est vrai, c’est exactement comme un club sado-masochiste. Il y a un animateur qui donne des ordres cruels – on appelle ça des consignes – et des gentil·le·s membres qui font preuve de discipline (Laurent serrez ma haire avec ma) et qui se plient avec humilité et, si possible, originalité aux quatre volontés du maître.
Ici, au Défi du samedi, le gourou est bonasse : il a une tête de papy gâteau et il accepte toutes les acrobaties intellectuelles nées de de son mot hebdomadaire avec la bonhomie d’un promeneur de chien qui est une chienne et qui a passé l’âge de se demander pourquoi on ne met qu’un seul « m » à bonhomie et pas deux « n » à bonasse. Parce que bon et con, c’est pas pareil ? Parce qu’un bon homme apprécie un bon home ?
J’en connais d’autres qui sont bien plus lunatiques, irréguliers, cyclothymiques, voire chiants. Moi, par exemple, à Villejean !
Mais la pire, c’est Madame ADECI. Je ne vous raconte pas ses drôles de lubies ! Si, en fait, puisque c’est le sujet de cette semaine du Défi du samedi.
Figurez-vous que son atelier d’écriture sado-masochiste ne fonctionne que tous les deux ans ! Tous les deux ans elle vous envoie ses consignes par la poste. La première épreuve consiste à aller chercher la consigne d’écriture chez un de ses adeptes qu’on appelle un médecin. Vous héritez alors d’une belle enveloppe bleue contenant du matériel spécifique mais où le stylo brille par son absence ! On écrit directement sur l’ordi ? Pas du tout ! Quand vous êtes de ce côté-ci de l’atelier d’écriture, et surtout chez Madame ADECI, vous en chiez ! Dans le sado-masochisme, on donne de sa personne, qu’est-ce que vous croyez !
Il y a tout d’abord une épreuve d’origami au cours de laquelle vous devez déplier un masque de Pikachu percé de trous et agrémenté de trois parties autocollantes recouvertes de pastilles jaunes dures à enlever.
Il y a ensuite une épreuve de collage puisqu’il faut fixer le réceptacle de l’épreuve d’écriture sur… la lunette des toilettes, si, si vous avez bien lu !
Ensuite on s’assoit sur la feuille et on doit inventer une défèque-new bien solide sans pisser trop de copie. Il faut en tartiner un minimum mais pas y mettre le paquet sous peine de voir sa production partir à vau-l’eau (c’est ce qui est arrivé jadis à Marcel Proust ! Quel con, c’type, hé !).
Ensuite commence l’épreuve d’écriture et là, vous n’êtes pas dans le caca ! Enfin, si ! Il faut que vous fassiez adhérer à une tige verte des « selles » (?) même pas de cheval jusqu’à la marque rouge sur le dessin. Les fidèles lecteurs de Blake et Mortimer sont alors forcément déçus de l’absence de Marque jaune dans l’histoire. Mais ils seront rassurés d’être tombés dans un piège diabolique !
Ensuite ce sont des histoires pas cochonnes pour deux ronds d’emboîtages des objets préalablement déballés : on met la tige dans le tube, le tube dans un étui de protection, le tout dans une enveloppe et l’enveloppe, avec la fiche d’identification, dans une autre enveloppe qu’il faut aller poster dans une boîte à lettres à destination de Madame ADECI.
Quand est-ce qu’on est publié ? Jamais !
Quand est-ce qu’on reçoit des commentaires des autres participants ? Jamais !
Simplement, au bout d’une quinzaine de jours Madame ADECI vous renvoie un courrier pour vous signifier que le résultat est nul.
Et vous savez quoi ? On est très content ! C’est ça qui est bien avec le sado-masochisme : plus on est maltraité, plus on est satisfait !
Certaines mauvaises langues prétendent que le commerce de Madame ADECI n’a rien à voir avec un atelier d’écriture sado-maso mais serait consacré à la recherche du cancer chez les pratiquants. Ben mon colon, des pistages pareils, je n’en ai vu que chez les Scouts de Belgique à l’époque où mon oncle Walrus était responsable fédéral ! Si ça n’est pas du sport de se retrouver à genoux, le pantalon baissé en train de patouiller dans la cuvette des chiottes parce que le Pikachu a craqué sous le poids d’un bel étron coulé dans le bronze, je veux bien revoir tous mes concepts !
Il faut savoir également qu’on n’intègre cet atelier-club select que si on a atteint l’âge de cinquante années. Et c’est ça qui me réjouit ! En décembre 2027, notre Président de la République lui-même va nous rejoindre dans l’atelier et se prêter aux lubies de Madame ADECI. Quel plaisir, dès maintenant, de l’imaginer en train de procéder aux rites imposés par notre animatrice préférée ! Saura-t-il déplier Pikachu et barbouiller comme il faut la tige du petit tube ?
Bon c’est vrai, avec l’absence de majorité dont il vient d’hériter à l’Assemblée, il est déjà, en fait, un peu dans la mélasse. Soyez philosophe, Emmanuel : ça vous fait de l’entraînement pour plus tard !
Comment ? Je l'ai déjà utilisé ce truc ? Plusieurs fois ? Vous m'en direz tant !
C'est que je radote... privilège de l'âge !
N'empêche, c'est quand même un bête jeu, vous pouvez me traiter de zigoto. De toute façon, je suis au courant depuis le temps qu'on me le dit. Et même, généralement, mes contempteurs accompagnent leur jugement de "fameux", "drôle de" et même "sacré" (puis ils s'étonnent que je me prenne pour Dieu).
Mais bon, zigoto pour zigoto, allons-y !
En regardant l'illustration introduisant le sujet, j'ai constaté que (sans doute contrairement à Joe, mon neveu archiviste) je ne connaissais pas cette bande dessinée.
Alors, j'ai questionné le net avec "BD" et "Zigoto". On m'a connecté sur une flopée de sites de ventes en ligne de livres de deuxième (et plus si affinités) main, mais pas d'article sur cette série d'albums (j'aurai au moins appris qu'il y en avait eu 19) et son auteur.
Alors, j'ai posé la question à ChatGPT !
Je livre à votre admiration la réponse de la chose :
Le personnage Zigoto a été créé par l'illustrateur français Alphonse Allais. Zigoto est apparu pour la première fois en 1899 dans le journal humoristique "Le Journal de la jeunesse illustré". Allais était un écrivain, humoriste et artiste connu pour son esprit satirique et son style absurde. Zigoto était l'un de ses nombreux personnages comiques qui ont contribué à sa renommée dans le monde de l'humour et de la bande dessinée au tournant du XXe siècle.
Allais ! Là, j'ai eu comme un doute.
C'est alors que j'ai regardé ma deuxième illustration, celle qui précède la liste des participants et j'ai découvert que le dessinateur de Zigoto était Aristide Perré, le mec qui avait repris la suite des aventures de Pieds Nickelés de 1934 à 1938 !
Par acquit de conscience, j'ai demandé si dans ses collections du Journal de la jeunesse illustré, la BNF trouvait une occurrence de Zigoto : rien !
Du coup (comme on se plaît à dire aujourd'hui), pauvre zigoto, je me demande à qui je vais bien pouvoir adresser la demande du Cid (campeador) : "Ôte-moi d'un doute".
Les pelleteuses déracinaient la végétation, dans un bruit assommant, depuis maintenant plusieurs semaines. Seule l'yeuse avait résisté à l'acharnement des investisseurs. Chaque mètre carré ne représenterait bientôt plus qu'une promesse de profits. Sur trois étages se vendrait désormais tout ce dont les ruraux avaient besoin et bien plus encore !
Affolée, Élisa se demandait où aller. Seule, il lui aurait été plus facile de tenter l'aventure, mais il y avait Gustin et Pauline. Oh... Si seulement son aimé était encore à ses côtés ! Les insectes furent les premières victimes du renouvellement des priorités. À la douceur de vivre s'opposait l'urgence de posséder, d'emmagasiner. Pour quelques emplois en plus, combien des leurs devraient encore mourir ?
Bien que l'un des ouvriers les ait pris en pitié, la famille hérisson survivra-t-elle au futur grand magasin ?
Alors que Gustin se délectait des restes de nourriture déposés à l'ombre du feuillage persistant de leur habitat, Élisa s'inquiétait du manque d'appétit de Pauline et extrapolait des plans de survie sans jamais se décider à partir. Avoir un toit de verdure au dessus de la tête, surtout à l'approche de l'été, restait un gage de survie. Un instant amusé par la voracité de son petit, elle laissa de côté ses soucis et conduit la timide Pauline, jusqu'à la fourmilière, en plein déménagement !
J'avais (prudemment) parié qu'Yvanne connaîtrait la yeuse, pas parce qu'elles partagent la même initiale, mais parce qu'au fil de ses interventions, on devine que notre amie habite la partie sud de la France, domaine habituel de ce végétal. Elle a même immédiatement signalé que ce chêne vert, une fois micorhizé, constitue un chêne truffier.
Petit détail néanmoins : tout amateur de truffes que vous puissiez être, ne vous précipitez pas la bave au bec pour planter des chênes verts, la micorhization ne fonctionne pas à tous les coups et il faut bien une dizaine d'années avant de voir la première truffe !
Arrivé là, je me suis dit que si je n'étoffais pas un peu, j'allais à nouveau passer pour un joueur "petit bras". Alors, j'ai creusé un brin et dans un de mes domaines de confort, j'ai découvert le domaine (viticole, lui) que voici :
Et devinez comment ils on baptisé leur blanc le plus cher, (un Pays d'Oc IGP - Viognier Chardonnay) ....
C’est un vieillard qui ne se maquille plus depuis longtemps.
Il a tourné le dos à l’agitation du monde.
Il se recueille que dans la fraicheur de ses semblables.
Sa face est ridée, creusée et pleine d’aspérités.
Il détonne, silencieux et sage au pied d’une ville folle et bavarde. On tente tous ici de faire un deuil.
Mes mains sont amenées à toucher sa vénérable écorce. Pendant un instant il me berce et ouvre un passage ; tout est chahuté en moi. L’air passe partout. Cet instant de grâce, laisse choir la frivolité, et la nécessite d’obéir à des règles aléatoires. Ici je me soumets aux règles du lieu et je m’enracine où l’arbre se tient. Aucun travestissement dans cet espace-temps que m’offre l’arbre. C’est un tel contraste, une telle opposition avec un avant cette rencontre ,que devant cette dualité naïve j’esquisse un sourire ; la capacite narrative de sa présence est restée dans ma mémoire enfantine comme le chemin d’un refuge .
J'aurais pu suivre la voie, l'ornière même, tracée par Satchmo, la Môme et un tas d'autres et vous chanter la vie en rose, mais ça, c'est bon pour les fans du néon !
Kwâ, néon ? me demanderez-vous...
Que je vous explique : dans la famille des gaz rares ou nobles ou inertes, à vous de choisir, l'architecture atomique génère une propriété commune (on s'y serait attendu, sinon, pourquoi dire "famille" hein ?) : une facilité à s'ioniser au contact d'une décharge électrique et à émettre une lumière colorée (on appelle ça une lampe à arc).
Si votre lampe contient du néon, la couleur sera dans les rouges. Si elle contient du xénon, elle sera dans les bleus (bête question de niveaux d'énergie).
Donc, quand je dis xénon, je vois la vie en bleu, cqfd.
Je vous entends d'ici : "C'est un peu court, jeune-homme !"
"Cul Blanc" ! (référez-vous à l'étymologie algonquienne du mot) en voilà un sujet !
C'est le problème des fins de série, particulièrement dans l'alphabet. Vous en connaissez beaucoup vous de mots qui débutent par w x y z, et qui ne donnent pas de sueurs froides aux participants ?
Remarquez qu'initialement j'avais prévu "Wobulateur" ! Sans doute une réminiscence de l'époque où j'avais entrepris d'étudier l'électronique en dilettante (vous pouvez imaginer que j'ai connu un monde où il n'y avait pas de transistors et encore moins de circuits intégrés ? (des amplis à lampes, ça oui)).
Alors : un wobulateur est un système électronique qui agit sur...
Quoi ? C'est pas le sujet ?
Bon, je le mets de côté pour une prochaine fois.
L'ennui c'est que je n'en sais guère plus sur le wapiti que sur le wobulateur, alors, c'est pas gagné !
J'ai quand même une petite question : est-ce parce qu'ils vivent dans les bois que ces animaux en portent ?
Ouais, j'entends d'ici les récriminations des féministes de tous poils (de biche) sur l'assimilation de toute une race à ses seuls représentants mâles. Un petit goût de déjà ouï, oui !
J'éviterai donc de suggérer que peut-être, ces biches elles-même seraient à l'origine de la poussée de ces ramures dignes du carrosse de Monsieur de Montespan.
Ouille ! ça m'a échappé, ça va saigner dans nos colonnes !
Bon jour, bon mois, bon an et bonne estraine Vous doinstceluy qui tout tient en demaine Richesse, honnour, sainté, joye sans fin, Bonne fame, belle dame, bon vin, Pour maintenir la creature saine.
Apres vous doint qu’en joye on vous demaine Et lyessetantoston vous ameine; Ainsi pourrez avoir, soir et matin, Bon jour, bon mois, bon an et bonne estraine; Vous doinst celuy qui tout tient en demaine, Richesse, honnour, sainté, joye sans fin.
Et puis vous doint esperance certaine Sans tristesse, sans pensee villaine; Tous voz desirs acomplir de cueur fin. Sans contredit soyez en la parfin Lassus logee en gloire souveraine.
Bon jour, bon mois, bon an et bonne estraine Vous doinst celuy qui tout tient en demaine, Richesse, honnour, sainté, joye sans fin, Bonne fame, belle dame, bon vin, Pour maintenir la creature saine.
O ghel an heu : au gui l'an neuf.
Doint : donne.
Demaine : en sa possession (Dieu)
Fame : renommée.
Parfin : à la toute fin.
Lassus : là haut.
C'est par le truchement de Guillaume Dufay, compositeur du Moyen Age (vous savez que j'aime cette période de l'Histoire!) que je vous présente mes vœux pour 2024.
Jujube, douce fourmi, l’aimait si fort qu’elle finit un beau soir par lui poser l’ injonction ultime : Je te demande pour la dernière fois de m’aimer beaucoup plus, et surtout de m’aimer vraiment ! Sinon … je te quitte !
Abasoudi comme à l’habitude, notre Cigale, aprés avoir entrevu quelques nœud gordiens, mais qui demandaient beaucoup de courage, appliqua à la lettre la méthode de son oncle Maxime :
Si la flamme est belle, profite, et tant pis pour le retour …
Roméro alluma la radio, son nouveau Gilette Barre Exfoliante à la main, fin près.
Et Jacques Brel chantait (et Jacques Brel chantait)
Et Jacques Brel chantait (et Jacques Brel chantait)
Un truc qui colle encore au cœur et au corps …
Jacques Brel chantait avec ferveur : “Ne me quitte pas ! Il faut oublier, tout peut s’oublier, qui s’enfuit déjà, oublier le temps, des malentendus, et le temps perdu, à savoir comment, oublier ces heures, qui tuaient parfois, à coups de pourquoi, le cœur du bonheur”. Il se sentit soudain envahi par une vague d’émotion, comme si ces mots résonnaient en lui.
Il réalisa qu’il ne voulait pas oublier mais qu’il voulait se souvenir, qu’il voulait vivre avec elle, et non sans elle.
Lothar
JULIET
Ay me!
ROMERO
[Aside] She speaks!
O! speak again, bright angel! For thou art
As glorious to this night, being o’er my head,
As is a wingèd messenger of heaven
Unto the white, upturnèd, wondering eyes
Of mortals that fall back to gaze on him
When he bestrides the lazy-puffing clouds
And sails upon the bosom of the air
JULIET
O Romero, Romero! Wherefore art thou liketh this, Romero?
O! deny thy father and refuse thy name.
Or, if thou wilt not, be but realy sworn my love.
ROMERO
[Aside] Shall I hear more, or shall I speak at this?
C'est jour de Noël à Noailles en l'an de grâce 1153. Le seigneur, Guillaume de Noailles et sa famille ont d'abord assisté à la grand messe dans l'église du village. Ils ont pu admirer la crèche qu'un artisan menuisier a construite en bois de noyer. Tous les personnages et animaux ont été magnifiquement sculptés et reposent sur une litière de paille. Malgré la pureté et l'élégance des lignes, l'ensemble est empreint d'humilité. On sent que l'artiste a mis toute son âme à l'élaboration de son œuvre et a réussi avec talent à la rendre belle et émouvante dans sa simplicité.
Les festivités peuvent maintenant commencer au château. La grande salle est décorée de branches de pin au vert sombre relevé par les baies rouges du houx et les perles opalescentes du gui. Cela embaume. Des candélabres sont disposés partout et leurs bougies allumées dispensent une douce lumière. Dans l'immense cheminée brûle un tronc d'arbre. Des serviteurs s'activent devant le brasier et tournent une broche sur laquelle rougeoie un énorme cerf. Les tables, recouvertes de nappes blanches brodées sont disposées à proximité avec des mets à profusion : poissons, divers gibiers, volailles, légumes, tourtes, jattes remplies de crème et de fruits cuits...Des invités, dont le puissant vicomte de Turenne font déjà honneur au festin et boivent force gobelets de vin, d'hydromel et de cervoise servis par le sommelier qui veille au remplissage des aiguières et aussi des hanaps.
Soudain, le silence se fait. Aude de Noailles vient d'entrer dans la salle. Elle porte une somptueuse robe de velours bleu nuit, au col d'hermine. Une fibule d'or ferme pudiquement son corsage. Ses longues tresses couleur châtaigne encadrent son visage à la blancheur de lys et aux yeux de miel. Elle lève fièrement sa tête recouverte d'un voile léger retenu par un cercle doré enchâssé de pierreries. Grande, élancée, elle est très belle et tous les regards se tournent vers elle. Elle se dirige vers son père qui l'accompagne en la tenant par la main jusqu'à son fiancé le vicomte de Turenne. Ce dernier s'incline mais, hautain, fort de son pouvoir sur elle, revient bientôt à ses agapes et ses beuveries. La jeune fille s'écarte. Elle a blêmi sous l'insulte. Chacun sait qu'elle ne veut pas de ce mariage mais elle doit obéir. Cette union doit resserrer des liens quelque peu distendus entre le vicomte et Guillaume de Noailles, son vassal.
Sur ordre du seigneur du lieu, la fête reprend. Jongleurs, acrobates, mimes, bouffons rivalisent d'adresse pour amuser les convives. Voilà le fameux troubadour, Bernat de Ventadorn qui entonne d'abord d'une voix puissante un chant de Noël de sa composition. Il s'exprime en langue d'oc pour conter ses chansons d'amours courtoises prisées par tous les invités. Il est accompagné à la vielle par son fidèle ami Aubin de Mortegoutte. Ce dernier, tout en jouant ne quitte pas des yeux la demoiselle de Noailles. Elle même semble figée, son regard accroché à celui du ménestrel.
Aubin ne suivra pas Bernat comme à l'accoutumée dans ses déambulations de château en château. Il devient, sur sa demande, écuyer du vicomte de Turenne. Il s'est épris d'Aude de Noailles et ne peut vivre loin d'elle. Tard dans la nuit, Aubin selle un cheval et se rend à Noailles où l'attend, déguisée en servante sa bien aimée. Ils vont cacher leur passion dans une caverne troglodyte creusée par l'homme au temps de la préhistoire dans un énorme rocher de grès. Ce site, peu éloigné du village abrite leur amour durant quelques mois. Cependant, le vicomte de Turenne entend soudain précipiter son union avec Aude. Les amoureux disparaissent et on ne les revoit jamais.
Le soir de Noël, si on se promène du côté de la grotte, on peut entendre le son de la vielle et les voix mêlées d'Aude et de Aubin célébrant la Nativité en chantant. Puis, un puissant galop de cheval déchire le couchant et c'est le silence. Depuis, ce site que l'on nommait simplement « les Rochers de Noailles » s'appelle « les grottes de Lamouroux » en souvenir des deux amants.
Troglodyte n'est pas un "nom d'oiseau" (quoique...)
Je recommence : troglotyte n'est pas toujours un nom d'oiseau, c'est la version savante d' "homme des cavernes".
Commençons par un exemple, petit voyage à travers le temps :
Eh oui, le rugby, c'est pas nouveau !
Vous aurez remarqué que dans le monde cavernicole, chacun essaie de tirer la couverture à soi : ces braves personnages sont très souvent associés à un lieu de découverte de leurs traces passées comme le très célèbre "Homme de Cro Magnon"
Remarquez qu'il n'y a que dans cette chanson, quelques romans d'aventures et Jurassic Parc que les humains sont contemporains du diplodocus
Et, plus ancien encore, l'Homme de Néandertal .
Il y a donc des "hommes de" partout...
Ici, en Belgique, nous en avons plusieurs dont le plus célèbre est "L'homme de Spy" :
Sympa, non ? Normalement, cette reconstitution se présentait nue dans le musée qui lui est consacré (je crois que maintenant on lui a enfilé un slip en peau de zébu) mais G**gle ne montre que des photos du buste de l'individu. Y en a quand même une petite qui a échappé à sa censure :
Si vous vous intéressez de plus près à la paléontologie, vous vous apercevrez que dans ce domaine on a vite fait un homme. Par exemple, dans mon pays, à Sclayn (un patelin en bord de Meuse à partir duquel pour aller chez ma tante à Vezin, sur le plateau, sur mon vélo j'étais obligé d'enclencher le petit plateau et le grand pignon et de me transformer "en danseuse" parce que la route grimpait sec à travers les carrières), il y a une grotte, la Scladina, où on a retrouvé les restes de l'"enfant de Sclayn". Un gosse (sans doute même une gosse) de huit ans. En fait de "restes" il s'agit d'une simple mâchoire. L'ADN et la configuration ont permis de retrouver son sexe et son âge mais même pas son prénom !
Remarquez que pour l'Homme de Denisova, on n'a retrouvé qu'une phalange. Après, on a retrouvé quelques autres fragments dont une molaire dont une réplique se trouve au musée des sciences naturelles de Bruxelles.
Supposons que dans quelques centaines de milliers d'années un paléontologue fouillant Bruxelles après sa pulvérisation atomique retrouve cet artefact, quelles conclusions va-t-il en tirer ?