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Le défi du samedi
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17 décembre 2016

Claudel rembourré * (par joye)

 ma vie en rose« Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c’est ? Peut-être dormiez-vous lors de vos cours de littérature, hein ? Il y a la scène et la salle. Et les fauteuils comme moi. Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis, sur moi et mes collègues, par rangées les uns derrière les autres, regardant. Assis. Quoi ? Qu’est-ce qu’ils regardent, puisque tout est fermé ? Ils regardent le rideau de la scène. Et ce qu’il y a derrière quand il est levé. Et moi, je regarde le dos de mes collègues car j’ai déjà tout vu, mille fois. Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c’était vrai. Ouais, bof. C’est comme les rêves que l’on fait quand on dort. Dormir, c’est une chose, mais il y en a qui ronflent aussi, croyez-moi ! C’est ainsi qu’ils viennent au théâtre la nuit. Je les regarde, et la salle n’est rien que de la chair vivante et habillée. Et heureusement ! Vous vous imaginez, toutes ces fesses nues ? Assises sur moi ? Ouille ! Mieux vaut qu’elles soient habillées, au moins ! Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu’au plafond. Toutefois, je vous assure qu’ils sont plus grands que des mouches. Et lourds. Mondieu, qu’ils sont lourds ! Et je vois des centaines de visages blancs. Enfin, non, pas vraiment, mais je ressens leurs fesses, croyez-moi ! L’homme s’ennuie, est attachée depuis sa naissance. Ainsi qu’à ses fesses ! Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, cesor ne eiv am’est pour cela qu’il va au théâtre. Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux. Et ses fesses sur moi ! Et il pleure et il rit, il me mouille et il me bouscule, et il n’a point envie de s’en aller, afin que je me repose enfin, le salaud ! Je sais qu’il y a le caissier qui sait que demain on vérifiera ses livres, et la mère adultère dont l’enfant vient de tomber malade, et celui qui vient de voler pour la première fois, et il se remue, le bougre, sur moi, figurez-vous ! et l’ignorance lui et celui qui n’a rien fait de tout le jour. Vous voyez le genre de poids que je porte ? Hein ? Et ils regardent et écoutent comme s’ils dormaient. Mais pas moi, je travaille, moi. Chaque nuit ! »

 

Notices

* le texte en noir, extrait de « L'Échange » de Claudel

** l'avis en rose par l'ami Iam Fauteuil

***Causé fan tutte par joye

~~~~

Rideau

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21 décembre 2013

À Joinville-le-Pompon (par joye)

avion

Mon papa n’avait pas assez d’argent pour qu’on l’appelle excentrique, il était tout simplement cinglé. Non seulement il s’habillait comme Dupont ou Dupond (cela variait selon le jour et son humeur) mais il me promenait aussi dans mon avion le dimanche dans un quartier chic de Joinville.

-          Papa, pourquoi tiens-tu à me promener comme ça ?  lui demandai-je enfin un jour.

-          Parce que nous n’avons pas les moyens de garder un chien, m’expliqua-t-il, patiemment.

Il me fallut encore quelques semaines pour lui demander pourquoi j’étais toujours habillé en marin au lieu de pilote.

-          Parce que, mon fils, j’attends que quelqu'un vienne décrocher le pompon !

Je passai toute la semaine suivante en sueur.

1 août 2020

Participation de JAK

 

Lorsque la  canicule  nous tient,

L’eau fraiche  nous procure un grand bien

Mais mille fois plus rafraichissant

L’hypocras  façon hibiscus  est glaçant

Alors,

profitez de mon humeur généreuse

céans,

je  vous exhibe cette recette mystérieuse.

 

j

 

Tout d’abord à la fontaine allez quérir 2 litres d'eau

Dans la réserve tisanière prenez 2 grosses poignées de fleurs d'hibiscus qu’antérieurement  vous aviez fait  sécher et stockées. (Vous pouvez les acheter en herboristerie) moins compliqué☺

A l’épicerie bio du coin,

Choisissez

- 2 citrons verts  que vous couperez en 4

&

-60 g de gingembre  que vous éplucherez et fractionnerez en petits morceaux.

 

Dans le sucrier en cristal, raflez 4 c. à s. de sucre de canne  en poudre

&

dans le placard à épices 5 ou 6 clous de girofle.

 

Un saut dans le jardin pour y cueillir 4 branches de menthe fraîche.

-si le soleil darde trop ses rayons prenez votre ombrelle, cela vous évitera une insolation-

 

Voici, vous avez en mains  vos ingrédients.

 

Alors aux fourneaux !

Mais sur plaque induction, cela ne fera pas monter la température de la cuisine !

vous  ferez alors  bouillir 1 litre d'eau, ajouterez les fleurs d’hibiscus, laisserez bouillonner doucement 10 minutes.

La vieille passoire de votre grand-mère servira à tout filtrer dans un pichet en terre

et  alors, vous ajouterez le deuxième litre d’eau,

Puis, le gingembre, le sucre, les clous de girofles et la menthe, les citrons.

Avec patience vous laisserez  refroidir et  réfrigérerez au moins 5 heures.

 

Alors avec amour décantez  ce breuvage,

 

Sans oublier, avant  de l’offrir de le  gouter et éventuellement ajouter du sucre

 

30 mai 2020

Le z-word (joye)

ew

 

Monsieur le président de la République samedienne,

Eh ho, Ewaré, oui, j’arrive comme un chien dans un jeu de quilles, mais je viens de savoir que le mot que vous proposez cette semaine aura ses origines dans le canicide, et cela me rend malade comme moi-même de tomber sur un tel os.

Mais qui sont-ils, ces Ouah-lons qui trouvent bon d’utiliser un mot si haineux, si anti, sinon autri chien ?  Savoir que ces pauvres clebs étaient noyés, ça me fout la rage ! Jamais vu ça à loup-tre-mer, je vous le jure ! Chasser les rats est un métier de chien. Vous avez tchiyî dins mes botes et cela ne mes pattes pas, monsieur. J’ai un mal de chien à le comprendre.

Pire, je n’arrive même pas à utiliser cette abomination, c’est toutou. Comme quoi, j’ai mis « Le z-word » pour le titre, parce que l’autre mot est trop horrifiant.

Heureusement pour vous que le véto m’a châtré, sinon, je vous garderais bien un chiot de ma chienne ! Comme ça, je vous dirai « Non ! Mauvais ! Coucouche panier, vous ! »

 

Je, soussigné,

a signature

 

Shockalee Lawson

Chien bâtard de maman border collie et de papa berger australien de la montagne, autant que je puisse savoir

 

P.-S. : joye n'a pas pu participer cette semaine,  le stupide chat noir qui vivait dans la maison est mort, et cela l'a fait pleurer, voilà pourquoi je dis « stupide ». Normalement, j'ai des idées larges en ce qui concerne les félins...surtout parce qu'eux, ils ne noient pas mes com-pup-triotes dans les fleuves

16 juin 2018

Ragtime (Venise)


Voilà le poète de la misère, au son des premiers ragtimes sortis tout droit des têtes de nègres.

La cruauté des facétieux, la bêtise de l’ordre établi , sur un rythme  de course effrénée.

Les ouvriers avaient faim, le pain manquait.

Depuis le parapet de la pitié Chaplin les regarde, comme si parmi eux, se trouvaient sa mère, son père, sa sœur.

C’est la rumeur des larmes et des mouchoirs qu’on entend dans ce ragtime qui syncope sa course.

Le long des rues, malgré le désespoir qui lutte aux fenêtres c’est le rire qui fuse, un rire conquérant qui ne veut plus pleurer.

v


Quel châtiment d’arriver à l’âge d’homme et de faire l’enfant, le presque niais pour sauver le monde.

 


La police figure de la milice veille, traque , les jeunes pousses honnêtes qui tentent d’éviter de se faire écraser par un pied brutal .

Le ragtime et le rire de Chaplin ont mis en pièces l’ordre borné et injuste.

Dans ce famélique monde, Chaplin nous a donné le sein .  

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1 décembre 2018

Si les Ricains n'étaient pas là (Joe Krapov)

Hula hoop ! Notre oncle Walrus croit encore qu’il va nous faire suer en nous sortant ce mot et cet objet-là ! Ou alors il imagine peut-être que les participantes du Défi vont jouer les Jane Fonda comme sur la vidéo d’accueil ! Je m’étonne d’ailleurs qu’il ne nous ait pas encore imposé de plancher sur « burnous », « canicule », « sauna » et « laxatif » dans ce même esprit-là de nous en faire baver à l’exemple du dernier « gastéropode » !

Chez moi les choses sont très simples cette semaine. Le hula hoop fait certainement partie de ces objets qui nous sont venus des Etats-Unis, une fédération d’états que nous appellerons, à la suite de Joye, les Tazunis ou La Tazunie et dont les habitants sont appelés Tazunien.nes, Américain.e.s ou Ricain.e. s, surtout pour cette dernière dénomination, par Michel Sardou !

181030 265 009

Comme toute population colonisatrice et impérialiste plongée en milieu hostile (???) les Tazunien.ne.s ont un goût prononcé pour le port d’armes, pour le tirage dans le tas de tout ce qui ne leur ressemble pas et pour la diffusion mondialisée de leurs inventions ou productions culturelles. Pas tous et toutes, heureusement, mais ça a été longtemps comme ça et moi, si je suis manichéen, ce jour, c’est parce que j’ai trop regardé Walt Disney !

Maintenant vous êtes comme moi, vous êtes libres de ne pas vous filmer avec un hula-hoop autour du ventre, de ne pas consommer ce qui nous vient d’outre-Atlantique si ça ne vous agrée pas ou si ça vous barre fixe ! Et d’ailleurs il y a tellement à boire et à manger, à voir et à digérer ou pas dans les inventions tazuniennes que je me suis proposé de classer tout ça dans un tableau Excel à trois colonnes.

Je les ai nommées ainsi :

+ positif

J’aime ou j’ai aimé cela

- Négatif

Ce n’est pas vraiment ma tasse de tea party et encore moins mon verre de Coca-Cola

= indifférent

Ca m’est égal, pourquoi pas, tout le monde est libre dans le monde libre (en théorie !)

C’est évidemment complètement subjectif mais personne ne vous interdit de faire votre bilan personnel des apports tazuniens à votre environnement. La semaine prochaine, si c’est le mot «izba» qui nous est proposé on pourra faire la même chose avec les Russkofs !

+

-

=

Les Marx brothers

Le drive-in et ses dérivés

Le base-ball

Tex Avery

Le fast-food

Le jazz

Charlie Chaplin

La guerre au Viet-Nam

Le chewing-gum

Robert Altman

La bombe atomique sur Hiroshima et Nagazaki

La funk music

Walt Disney

Walt Disney

Walt Disney

Terry Gilliam

L’utilisation d’avions renifleurs pour trouver des armes de destruction  massives en Irak et aller y foutre le bordel

L’envoi dans l’espace de trois clampins qui ne ressemblent pas à Tintin avec pour objectif de les faire marcher sur la Lune

« O’ brother » des Frères Coen

Les gratte-ciel (je suis de plus en plus acrophobe)

Elvis Presley

Audrey Hepburn

Woody Allen

Superman

Marilyn Monroe

Le général Custer et les “guerres indiennes »

Robert Crumb

Billy Wilder (oui, je sais il est Autrichien de naissance)

La chaise électrique

Edward Hopper

Jerry Lewis

Donald Trump

Hollywood

Le western dans sa déclinaison B.D. européenne (Lucky Luke, Chick Bill, Teddy Ted, etc.)

Le rap

Le western dans sa déclinaison cinématographique y compris façon, spaghetti

Steve Warson chez Michel Vaillant (dans le même esprit)

 

The Grateful dead

Neil Young (oui je sais, il est canadien de naissance)

 

The Jefferson airplane

Emmylou Harris

 

Madonna

The Nitty gritty dirt band

 

Jimi Hendrix

The Ozark Mountain daredevils

 

Cassius Clay

Le concept du Festival de Woodstock

 

Janis Joplin

Le concept du juke-box

 

George W. (Whatelse) Clooney

Francis Scott Fitzgerald

 

 

Les Peanuts de Charles M. Schultz

 

 

Donald Westlake

 

 

Fredric Brown

 

 

Clifford D. Simak

 

 

La guitare électrique

 

 

Last but not least : Joye !

 

 

 

21 avril 2018

Ça va chier des bulles (Nana Fafo)

 

14_Retrouver_JP

Episode 14 : ça va chier des bulles

 

Saint Michel de Maurienne.

 

Pour y voir plus clair, il faut parfois revenir au point de départ.

Se laisser porter comme une bulle de savon, incertaine, vers son destin.

Pingouinnot n’avait pas le temps de se prélasser dans un bain à remous, il fallait devancer ce cAnard. Il devait se bouger les fesses, sinon ça allait chier des bulles carrées...

 

Pingouinnot avait compris en voyant la destination que la boussole indiquait sur la carte, qu’il devait poursuivre sa quête seul.

Ça tourbillonnait dans son petit cerveau d’intello, il était en effervescence.

La vie est faite de cygne ou de canard, d’animaux porteurs de messages.

On était loin de l'hydrothérapie que Walrus suggérait, ça ressemblait plutôt à une glacio thérapie.

Et ça s’SPAssait au mont Brequin. Evidemment.

 

JP, le Chat jaune poilu, était là, un coffre à la main.

Il le tendit à Pingouinnot :

“J’espère que vous aurez plus de chance que ce cAnard”.

 

Ce coffre étrange avait une serrure et un digicode.

Pingouinnot réussit à l’ouvrir très facilement, il avait tous les éléments en mains depuis le début.

 

L'Énigme disait

Au fil des départements où toi héros, mis un pied, tu as

Des chiffres, tu additionneras.

Du total, Valentino Rossi tu ôteras

2 chiffres il restera

Le nombre clé tu trouveras.

Tu n’as droit qu’à un seul indice : l’épisode en 4 t’aidera.

 

Si Pingouinnot résout cette énigme, le livre 2 l’attend pour une autre histoire slip-less.

Il reste à se rappeler, un devoir de mémoire.

Ensuite il pourra prendre un bon bain chaud au SPA (ou à la SPA) sans faire d’antonomase et se verser une petite coupette, histoire de fêter ça.

 

Et vous…

Comment auriez-vous ouvert le coffre ?

Avez-vous trouvé le nombre clé qui aidera Pingouinnot à poursuivre sa quête ?

 

 

 

Le fichier pdf de l'histoire se trouve ici :
http://pasdetempspourmi.canalblog.com/pages/livre-i---retrouver-jp/36039641.html

 

3 octobre 2020

Pastis dansant (joye)

Un jour l’aborda un beau gigolo

Qui voulait faire la cour tout de go.

Elle dit « Que nenni ! »

Il dit « Si, si, si ! »

Ce fut le début d’un vrai horror-show !

chéri 

Alors la poursuit ce chaud Roméo !

« Ma belle ! ma douce ! » Ouais, quel idiot !

Sa maigre moustache

Sentait la pistache !

De ses pieds émanaient du cacao ! 

le danseur de madame

Le gars la saisit comme un jeun' salaud

Et ouvrit sa bouche de cabillaud.

Elle crie « Y’a un hic !

Je n’ai pas de fric ! »

Et boum ! Il s'enfuit comme un rigolo !

albert-guillaume-resiliation

Morale de l’histoir' de loupiot :

Fions-nous plutôt à l’adagio.

Une conquête trop vite

Fait toujours faillite –

Vaut mieux y aller sans imbroglio.

 il partit

 Illustrations d'Albert Guillaume 

24 juillet 2021

2021, L'Odysée estivale continue, persiste et perdure (joye)

eh oui, il y a une morale encore cette semaine

camionette

Aujourd’hui, la professaleuse d’Antiquité extraestivalienne à mon UU estivalienne nous a fait un contrôle sur une image qu'elle appelait Putain de camionnette (Putain de camionnette en v.o.)

Heureusement que ma mère, HannavaS1*·º, écoutait toute la discographie de cet artiste lorsqu’elle attendait de me pondre, il y a presque un mois déjà maintenant. J’ai donc reconnu tout de suite le texte, un panégyrique au comique Coluche (Coluche en v.o.) et sa mort tragique, le jour où il était sur sa moto et il est rentré à pleine vitesse dans un putain de camion, comme l’on disait dans l’Antiquité francophone.

J’ai même su expliquer ce que c’était un camion et non pas une camionnette (ces drôles de véhicules n’existent pas sur ma planète), et aussi la relation entre l’auteur et les personnages dans le texte : Marius Colucci, son fils ; Romain, un de leurs copains ; et Lolita, la fille de l’auteur et la filleule de son copain mort.

J’ai fini par traduire le texte vers l’estivalien antique de l’époque. La professaleuse l'a pris mal et m’a retiré plusieurs points -- je frimais, disait-elle.

Perso, je crois qu’elle était tout simplement jalouse de mon savoir.

Ma mère m’a expliqué que cela arrive assez souvent dans tout l’univers entier - cette émotion étrange qui fait qu’on se taise devant un acte de brillance, ou qu’on le dénigre.

- Putain d’émotion, alors, comme l’on disait dans l’Antiquité francophone, a dit Maman.

Non, pensé-je.

Putain de professaleuse !

fin de transmission

17 octobre 2020

No kimono (Kate)

 

Qu'à tant s'attendre finira-t-on par se retrouver

le ton désir l'avouerai-je m'a ensorcelée

Sous quel cerisier dans quel colombier un jour

Traverserons-nous l'espace ténu qui dénouera notre amitié

 

Qui de nous deux dira les

Mots que

No yeux expriment sans que nos lèvres les prononcent

0 2

En balade au bord du lac
On monte sur ton bateau
Sans que la voile claque
Avec un ou deux mots
Tu me fais rire
On plonge sans maillot 
Sans honte ni kimono
Caresses
Émois 
Après tant de mois
Et de stress
Hello William !
(photo de l'auteur, "Le trésor de Rackham le Rouge", Hergé)

 

 

 

25 avril 2020

Le Jeu d'Emile Uro (Joe Krapov)

Questions bleues de Mme Leprieur d’Agon-Coutainville (Manche)

1) Dans une comptine célèbre, quels sont les deux types d’animaux qu’on arrose lorsqu’on fait pipi sur le gazon ?

2) Que se passe-t-il quand on prend sa vessie pour une lanterne ?

3) A part la transformation des urinoirs en objets d’art, Marcel Duchamp avait une autre passion. Laquelle ?

4) Dans quel pays d’Europe le ciel est-il si gris qu’un canal de l’urètre s’est pendu ?

5) Quel est le nom de la fontaine qui représente un enfant en train d’uriner ?

6) Quel est le chanteur qui pisse comme je pleure sur les femmes infidèles ?


Questions blanches de MM. Serge Lama et Alain Delon de Niort (Deux Sèvres)

7) Quel est le coureur cycliste positif qui urine dans une éprouvette à l’insu de son plein gré ?

8) Est-ce qu’un pisse-froid peut attraper la chaude-pisse ?

9) Dans les pays où il pleut comme vache qui pisse, existe-t-il des tonneaux en forme d’urinoir pour recueillir l’eau de pluie ?

10) Quel réalisateur de cinéma français a été à deux doigts d’intituler son film « Laisse pisser, c’est une valse ! »

 
Questions rouges deM. Giuseppe Bottazzi, dit Peppone, à Bruscello (Italie)

11) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?

DDS 608 pigeon

12) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?

DDS 608 170226 Nikon A 220

13) Dans quelle ville chère à Bongopinot a été prise cette photo ?

DDS 608 pissotiere

14) Dans quel album de ses aventures le pilote automobile Michel Vaillant est-il obligé de consulter un auto-urino-laryngaragiste ?

15) Quel est le nom de cet installateur de sanisettes dont l’associé était M. André Castelot ?


Questions Banco et Superbanco de M. Alexis Raneau, de Bergerac

16) Dans quel film un petit garçon tout nu exhibe-t-il son zizi en déclarant « Si j’aurais su j’aurais pas v’nu !» ?

17) Question super banco attenante : ce film est tiré d’un roman. Quel en est l’auteur ?

18) Quel est le titre de ce roman dans lequel les habitants d’un village du Beaujolais se déchirent à propos de l’emplacement d’une pissotière ? (Pour vous aider ça commence comme par une querelle de clocher et ça se termine en nom d’oiseau).

19) Question super-super banco attenante : qui a écrit ce roman ?

20) Quel écrivain a dit « Je ne connais rien de plus agréable que pisser. Si j'étais riche, je pisserais tout le temps. »


Réponses

1 Les coccinelles et les limaçons.   2 On se brûle.   3 Le jeu d’échecs.   4 La Belgique.   5 Le Manneken-Pis.   6 Jacques Brel (Amsterdam).   7 Richard Virenque.   8 Oui s’il n’a pas froid aux yeux et ne craint pas de fréquenter les quartiers chauds.   9 Je ne sais pas car j'habite en Bretagne où il ne pleut jamais mais ailleurs tout est possible, tout est réalisable.   10 Georges Lautner.   11 Robert Doisneau.   12 Joe Krapov.   13 Sablé-sur-Sarthe.   14 De l’huile sur la piste.   15 JC Decaux (Eh non, ce n’est pas Alain !).   16 La Guerre des boutons.   17 Louis Pergaud.   18 Clochemerle.   19 Gabriel Chevallier.   20 Alphonse Allais.


Un QCM de rattrapage pour les candidats malheureux qui auront marqué moins de huit points ? 

Quel personnage célèbre s’est préoccupé de dispenser avec bonheur des édicules destinés au soulagement vésical de la gent masculine ? 

q  Le directeur du cirque Mérinos

q  Le pape Pie VII

q  L’empereur romain Vespasien

16 juillet 2022

Participation de TOKYO

 

Je viens d’apprendre que mon inscription à l’université de Tokyo a été rejetée.

Ce matin j’ai été refusée dans toutes les plus grandes universités placées en tête de ma liste.

J’aurai d’autres opportunités pour partir au japon.

En fait il est possible que quelque chose soit en train de se tramer à cette minute précise quelque chose qui ne serait pas sans rapport avec mon gorille ANDRE.

Mon gorille m’a laissé un message étrange prépare ta valise non tu ne pars pas étudier en Mongolie ou au Portugal. Tu es attendue dans la plus grande université du japon. Et dire qu’il y a quelques secondes j’étais encore dans le caca jusque ‘au cou.

Ma carrière d’étudiante descendait à la vitesse grand V la pente savonneuse du toboggan de l’enfer et c’est André mon gorille qui m’offre le ticket gagnant.

Alors pour fêter cela je me suis mise à boire ;

J’écluse la bouteille de gin et je pense à ses païens de jap pour qui la crucifixion est un jour de travail comme les autres.

 Avant de m’endormir je laisse sur la table un pain aux raisins et une glace à la banane dans le congel pour ANDRE.

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24 février 2018

Participation de Venise

 

Même si vous ne l’avez jamais vue, vous connaissez tous la GARE Saint-Charles.

Cette grande bouche béante qui crache des voyageurs hagards au petit matin.

Étaient-ils prêts à l’aborder, ma ville natale ?

Assise au pied des marches de la gare dans ce bistrot dès sept heures du mat je savourais mon café serré. Le bistrot est là où il faut , rempli de crapules , d’histoires de cul redoutables.

Ici on n’est pas dans un vernissage où personne ne vous pique votre montre.

Vous imaginez la monotonie ?

L’ennui mortel du bivouac. Ici pas de square Mandela, cette chienne de ville regarde l’Afrique en riant montrant son cul à l’Europe .

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Je remercie tous les jours les crapules de ce bistrot qui me donnent la bonne humeur quotidienne pour affronter le monde.

Hé t’en es où de tes études fillette ?

Ils rentraient avec leurs doigts crochus dans ma besace d’illusions et me donnaient  ce bon coup de pied au cul pour que je ne m’endorme pas .

 

C’étaient des salauds marrants t accoudées au comptoir, et je me disais que c’était plus intéressant qu’un crétin sympa.

Il faut être allé au fond de cette ville pour comprendre la globalisation.

Ça, mes pots du bistrot l’ont très vite saisie .Ils sont MAOUS GLOBAUX !!

Ici rien n’était déterminé à l’avance, y avait que des plans B.

Certains sortaient de taule d’autres étaient sur le point d’y entrer. Ils savaient tous ce qu’était un guidon de vélo quand il fallait tracer sa route.

Souvent entre deux cafés  j’étais suspendue  à leurs lèvres .

J’ai été démarché.

Par qui ?

Un marchand.

Un marchand de quoi ?

Le bizness ici semblait prendre tout leur temps.

Un autre rentrait dans le bistrot

Je viens causer à Gérard.

Ici ils s’appellent tous Gerard répondait le barman en me faisant un clignement de l’œil.

Une œuvre d’art ça sourit pas ma ville elle rit aux éclats. On pourrait tout lui saisir la mettre sous scellés elle regorgerait encore de trésors cachés.

Quelquefois je me lève en sursaut et me dit un jour il faudra rembourser ce trop de bonheur d’avoir vécu ici ?

Puis je me rendors mon chapeau de borsalino sur le nez !!

 

19 décembre 2015

A quoi ça sert que le fou d'uchronie se décarcasse ? (Joe Krapov)

louis-16-a-varennesUne demi-heure plus tard, on arriva dans un petit village appelé Varennes. Personne n’y reconnut le roi tant son déguisement de valet simple d’esprit, d’homme qui avait perdu la tête, était excellent.

Une demi-heure plus tard, le feu n’ayant pas pris sur le bûcher de Jeanne, on la libéra de ses liens et on lui promit la vie sauve contre la promesse qu’elle rentrât chez elle à Domrémy afin d’y garder ses brebis. « Il n’y a pas de raison que les générations futures vous fassent la fête le premier mai. Ce jour-là, c’est la fête du travail et vous, tout ce que vous avez décroché jusqu’à présent, c’est un CDD de porteuse d’armure. Retournez faire vos preuves sur le terrain, revenez à vos moutons et on en reparlera ensuite. Et arrêtez de jouer avec ce téléphone portable ! Dites-vous qu’il n’a pas encore été inventé à notre époque ! Ce doit être un patrouilleur du Temps qui l’aura égaré !» conclut le capitaine Anderson en la menant aux portes de Rouen.

Une demi-heure plus tard, on attendait Grouchy et ce fut lui qui arriva. « Il n’y avait pas de raisons que ce fût Blücher, surtout en période de soldes » commenta l’Empereur.

Une demi-heure plus tard, un nommé Ravaillac qui passait rue de la Ferronnerie glissa sur une merde de chien et s’étala de tout son long. Pour une raison inconnue de tous il avait à la main un énorme poignard sur lequel, dans sa chute malencontreuse, il s’empala. L’homme ignorait sans doute la chanson que le poète anglais Kevin Ayers interpréta jadis à l’Elysée Montmartre :

" La ville de Paris est très belle
Champs-Elysées, Tour Eiffel
Mais sur les trottoirs de Paris
Y’a quelque chose de pas joli :
Caca, caca, partout caca ! "

Une demi-heure plus tard, la Bastille était prise. La populace hurlait : « Libérez nos camarades ! » mais il s’avéra qu’à l’exception d’un aristocrate enfermé là en raison de ses écrits licencieux, lequel ne désira même pas sortir de sa cellule, la prison était vide d’occupants.
- Tout ça pour ça ? se demanda le peuple. Et pour que l’on construise ici un opéra très moche ? Non merci !
Et ils retournèrent tous prendre la diligence de 8 h 47 pour Domrémy. Là-bas ils s’y firent engager comme bouchers-dépeceurs dans la fabrique de gigots de moutons de la famille Darc.

Une demi-heure plus tard, l’empereur avait pris sa décision. Plus question de se faire sacrer ni d’enquiquiner les mômes avec cette idée folle d’inventer l’école. Il se planta des fleurs dans la barbe et partit élever des chèvres au Larzac. Peu lui importait désormais d’unifier l’Europe des Goths, des Wisigoths, des Ostrogoths et des ophtalmos joueurs de go. « Bien entendu, se justifia-t-il, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant "l'Europe !", "l'Europe !", "l'Europe !", mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien. Et puis d’ailleurs, cabri, c’est fini ! ».

Une demi-heure plus tard, l’archiduc décida subrepticement d’annuler sa visite à Sarajevo et de venir chez moi pour fêter mon anniversaire.

Une demi-heure plus tard je tournai la dernière page de mon livre d’"Histoire de la France parallèle et par Toutatis". Je songeai que si j’en recopiais quelques passages piochés de ci de là, mon Défi du samedi serait vite écrit. Cela aurait pu sembler malhonnête mais j’eus l’idée d’entreprendre des recherches.

 

arrestvaren

Une demi-heure plus tard, j’étais complètement rassuré. J’avais découvert sur Internet qu’avec Gilles Debinche et Mick D. Bill, Toutatis était un autre de mes pseudonymes ! L’honneur était sauf.

Une demi-heure plus tard le royal carrosse s’enlisait dans la vase à Soissons. Pendant le désembourbonnage, un dénommé Clovis Trouille identifia une des passagères comme étant la reine Marie-Antoinette. Ce n’était pas malin non plus, en ces temps de disette, de s’empiffrer goulument de brioche sous le nez et la barbe des prolétaires.

 

Adieux de Fontainebleau

Une demi-heure plus tard, on annonça que tous les vols à destination de Sainte-Hélène étaient annulés. L’Empereur tenta alors d’échapper à ses gardiens. Il y laissa sa chemise mais parvint à s’enfuir et à regagner Fontainebleau.

Une demi-heure plus tard, Laure Manaudou exultait encore. C’est qu’on n’arrête pas aussi facilement qu’on ne le croit un orgasme familial et olympique.

Une demi-heure plus tard, le canard était toujours vivant.

27 mars 2021

Vous connaissez Givet ? (Walrus)

 
Quand la Meuse, après avoir traversé Charleville (chère à mon neveu Joe Krapov), pénètre en Belgique, elle y entraîne un bout de territoire français.

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À la pointe de cette pénétration : Givet, au pied de son gradin calcaire (au cours de géo, nous l'appelions "le gredin calcaire") coiffé de sa citadelle voulue par Charles Quint, ce Gantois belliqueux, d'où son nom : le Fort de Charlemont.

Immédiatement au sud de Givet : Chooz et sa centrale nucléaire (Si ça doit péter, se sont dit les Français, autant que ce soit au sein de la Belgique), un site que j'ai visité. Oui,  j'ai des entrées partout, pire qu'un dictionnaire. Aux balbutiements du nucléaire, j'ai même visité Fontenay-aux-Roses.

Mais ceci n'est qu'une parenthèse, revenons à Givet !

Au temps de ma jeunesse, où la Belgique était encore un pays soumis à une semi-prohibition, Givet, si proche, était une étape incontournable des excursions dominicales (le samedi n'était pas encore chômé), question de pouvoir s'enfiler des perroquets, des arcs-en-ciel et autres boissons à taux d'alcool sérieux et aux couleurs  exotiques.

Tandis que les adultes avaient leur nez dans leur verre aux terrasses des bistrots, réfléchissant, béats, aux taux de change  extravagants pratiqués par les commerces locaux, les enfants couraient les maisons de presse (si, si, elles ouvraient exprès le dimanche) pour s'acheter des  opuscules aussi étranges qu'inconnus chez nous : les Pieds Nickelés, Bibi Fricotin, Wrill ou Sabord...

Je vous entends d'ici : "Tout ça c'est des couill(onad)es ! Ça vient, la Houille ?"

Mais nous y pataugeons chers lecteurs, nous y nageons même, car c'est précisément à Givet que cette sympathique rivière vient mélanger voluptueusement ses eaux à celles de la Meuse.

Donc, oui, parfaitement, je connais la Houille !

Mon unité scoute a organisé des camps sur les berges de son cours belge et j'y ai même rencontré des orpailleurs (encore un mot à deux francs cinquante comme le chantait Boris). Mieux : j'ai participé avec un zig, doctorant dans une université, à une recherche discrète sur la teneur en monazites de ses dépôts alluvionnaires.

Que les ardents défenseurs de la préservation des milieux naturels se rassurent : ce n'est pas exploitable.

Quoi encore ?

Ah, les monazites ! Ce sont de petits cristaux brunâtres de phosphates de terres rares, nous les identifiions par diffraction X.

Vous voudriez pas aussi un petit topo sur la DX, des fois ?
 

7 avril 2018

C'était Albert le contractuel (Cavalier)


Annabelle tu es la plus belle…

Ce soir, Albert lui balance des mots en pleine face. Toujours, encore. Valouchka, après toutes ces injures, aspire au silence de sa vie. S’enroule à l’infini. Le corps effaré, désert.

Je n’en peux plus Valouch ! Souffle-t-il de rage. Toujours les mêmes vides à remplir, de noms de démons, banaux, ordinaires. Nuit sauvage. Pendant l’amour, il picole. Son sexe lime la roche en faisant un bruit de râpe dans ses tempes. Un bruit vertical de râpe dans ses tempes. Dans ses tempes…

Et toujours arrive la rage du chibre mou, la bête gisante du néant. Vie de merde, sphérique, ruisseau noir, lac gelé. À cause du harcèlement d’Annabelle, cette folle qui désintègre son mal vécu.

Dans le délire d'Anabelle depuis sept ans, Albert fonctionnaire de police, l’aimerait, elle cette cinglée. La regarderait tendrement. La rechercherait. La ferait persécuter par des putes, par ses sbires. Pour la posséder. Elle n’a le cœur qu’à ça. À ce qu’il dira oui, même si il est marié. Même si de son côté elle a un amant.

Extravagances, hystérie, mauvaise foi, cris, injures, scandales publics, menaces de mort, lettres calomnieuses, depuis longtemps dévalent comme en cercle les escaliers de la tragédie du fonctionnaire.

Harcèlement : avec son amant, adhérant à son délire, Annabelle intente, ivre d’amour, de dépit et de rage, une action contre Albert, pour abus d’autorité et arrestations arbitraires. Elle demande cinquante mille euros de dommages et intérêts.

Diagnostic : chez Annabelle, pas d’hallucinations, de sentiments de persécution, d’idées de grandeur ou de cynisme. Juste du délire fixe - de la passion et du désir.

Hystérique, elle souffre d’érotomanie pure pour le fonctionnaire... 

 

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Postscritum

L’érotomanie est un trouble délirant dans lequel l'individu affecté est persuadé qu'il est aimé par un autre individu, habituellement inconnu ou une personnalité. Ce trouble survient lors d'une psychose, particulièrement chez les patients souffrant de schizophrénie ou de syndrome maniaque[1]. Lors d'un épisode d'érotomanie, le patient est persuadé qu'un « admirateur anonyme » lui déclare son affection, souvent par le biais de télépathie, de messages secrets, de regards, de messages dans les médias. Habituellement, le patient lui retourne cette « affection » en lui écrivant, en lui téléphonant et en lui faisant des cadeaux. Même quand ses avances sont rejetées par la personne qu'elle aime, les sujets souffrants de cette maladie ne comprennent pas le refus. Elles peuvent ne pas comprendre le refus ou imaginer que leur objet d'amour délirant use d'un stratagème pour cacher cet amour interdit au reste du monde[2].

Il ne faut pas confondre le terme érotomanie avec l'« amour obsessionnel », une obsession d'amour non partagé ou l'hypersexualité (voir nymphomanie).

L'érotomanie est aussi appelée syndrome de Clérambault, d'après le psychiatre français Gaëtan Gatian de Clérambault qui en présenta la première analyse complète (dans son ouvrage intitulé Les psychoses passionnelles) en 1921.

in http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/érotomanies/fr-fr/

10 mars 2018

Participation de Venise

 

Un soir je me suis barrée.

J’ai descendu les escaliers du grand palais sans faire le moindre bruit.

Le pacte familial m’avait exclue du trône tant qu’un garçon pouvait y prétendre.

Une fois dehors j’ai mis mes vieilles pompes de princesse en déroute, j’ai escaladé le grand portail du palais et j’ai marché dans la neige.

Les cheveux en bataille et sans fard aux joues, je ruminais ma colère. Un jour je tuerai cette dynastie de mâles me suis-je jurée cette nuit-là.

J’ai pensé badigeonner le cul de mon frère à l’arsenic, pendant son sommeil, mais c’était compliqué.

Il était évident que ma présence au palais en amusait plus d’un.

Vous êtes magnifique me murmuraient aux oreilles les prétendants invités par mon père le Roi.

Personne ne se méfiez de moi, déshéritée dès ma naissance. Aussi je me suis débrouillée seule à la force de mes bras pour arriver en tête du peloton.

C’est curieux comme souvent c’est au plus profond d’une dynastie que vont se mettre à miroiter les idées les plus sombres.

D’où venait ce coup de poing qui me cueillait à l’estomac chaque fois que mon frère se moquait de mes prétentions à régenter le royaume de France ?

Je souffrais du pouvoir que cette dynastie attribuait aux hommes et aux commerces qu’ils faisaient des femmes.

 Une équation maudite, un incubateur à des meurtres fratricides.

Je suis coupable, je sais de mon gout pour la liberté, je suis coupable de m’affranchir de mon destin de femme .

Mon père s’est alors approché de moi /

N’oublie jamais ton nom, ma fille il ne t’a pas été donné par ta mère.

Mais tu pleures ma fille ?

Non-père j’ai la cornée fragile, et j’ai envie de voir ma mère.

C’est quand même Elles qui vous mettent au monde.

Mon père le Roi s’est redressé il avait l’air emmerdé.

Ça m’étonnerait qu’elle se déplace jusqu’ici a -t-il répondu.

C’était l’époque où je n’étais pas encore un assassin. Les conditions n’étaient pas réunies pour que la dynastie des femmes advienne.

Pour me hisser sur ce trône il m’a fallu comme les culs-de-jatte m’y trainer la gueule en sang.

Ce n’était pas une couronne c’était un casque de chantier qui m’attendait.

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18 décembre 2021

Kyrie eleison (Joe Krapov)

Quelle kyrielle de fous-rires n’a-t-on pas entendue ce soir dans mon «home sweet home» tandis que je cherchais, dans les archives du Défi du samedi, sous la catégorie «Joe Krapov», une photo qui ne s’y trouvait pas !

En ai-je déposé, au fil des ans, des bêtises chantées, écrites ou déclamées, des photos drôles, des collages, des lettres à Rimbaud, des rêves de Marcel P. et des exercices stylistiques autour de Saint-Georges et de ses dragons ! Et qu’est-ce que c’est drôle pour moi de les relire ou réentendre !

Inquiétez-vous, braves gens : ce n’est pas fini ! Je suis en excellente santé et toujours aussi prolixe de la plume ! Et le taulier ne me met pas dehors même si je reste jusqu'à la fermeture le vendredi soir !

Simplement je suis étonné par la kyrielle de vidéos qui ont disparu de la plateforme de M. Youtube tout comme par l’inefficacité, désormais, du moteur de recherches de M. Google qui semble avoir désindexé beaucoup de mes photos et ne ramène que peu de résultats sur des recherches d’images.

Mais bon, c’est la vie, tout passe, tout casse, tout lasse.

Parmi les fous-rires que je me suis payé, il y a surtout eu la disparition «partielle» de « (Mon cul) Sur la commode » de Jeanne Aubert.

Figurez-vous que cette vidéo n’est plus visible "que sur Youtube" parce qu’elle est «soumise à une limite d'âge (conformément au règlement de la communauté)».

https://www.youtube.com/watch?v=Z9FLsIqsTEE 

 

DDS 694 Rene-Magritte-Le-violC’est quoi cette kyrielle d’hypocrisies ? Y a-t-il là-dedans des seins à couvrir que nous ne saurions laisser voir à nos enfants ? Des seins non mais des culs, oui ! Dans ce cas couvrons, coupons, cachons, Dame Anastasie ! Mais non, on ne censure pas ! Les «kids» peuvent continuer de voir la vidéo... sur Youtube mais pas sur le Défi du samedi !

Ma vidéo sur «Nagasaki ne profite jamais» de Sttellla a subi le même sort ! Parce qu’on y voit le tableau «Le viol» de Magritte ! Excellent !

Je ne sais pas si j’ai bien raison de rire, en fait. On a les talibans qu’on peut mais surtout les nôtres sont, à mon humble avis, en train de se déclarer propriétaires du travail des internautes sans que nous ne puissions rien dire « au nom de la bonne moralité » et du « règlement de la communauté » établi par eux.

Ca fait penser aux clauses d’utilisation de Google photos où l’on peut lire que cette maison s’approprie le droit d’utiliser les photos que nous déposons sur leur plateforme pour un simple partage avec nos proches ! "Par le biais de cette licence, vous autorisez Google à utiliser vos droits de propriété intellectuelle sur vos contenus (tels que les droits d'auteur et les marques enregistrées), ainsi que les droits immatériels que vous détenez sur vos contenus (tels que les droits à l'image)".

Je ne sais pas si ce n’est pas une kyrielle d’énervements des nerfs qui va succéder à celle des fous-rires !

En tout cas, j’ai fini par retrouver la photo du mec qui joue de la guitare avec des lunettes à monture d’écaille, la raie à gauche et le pull à lignes horizontales.

Je ne sais pas non plus si, par décence, je ne devrais pas moi-même la censurer ! ;-)

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13 mai 2017

Le pénombre d'une inspiration (joye)

Ubac.  Ubac ? Ubac !  Ubac ?!?

Mais putain de bordel de mère d’alors, c’est quoi, un ubac ?

Habitant d’Ubacistan ?  Nan.

Un bac pour ceux qui n’ont pas assez d’intelligence pour faire un Bac A à T ?  Pffrt.

Serait-ce du verlan pour feu Cabu ?  Nan !

Allez, bon, Larousse, au pied ! C’est quoi-t-un ubac ?

Dans les Alpes, versant le moins ensoleillé d'une vallée (généralement exposé au N.), souvent forestier.

Hmm, on dirait un maxime…

Allez, bon, placer ubac dans un bac, euh, dans un texte, c’est pas la Mère Haboire, celle qui disait qu’un dessous, c’est un dessous, non ? et puis d’ailleurs, même si ça se trouvait, elle n’habiterait pas aux Zalpes.

M’est avis que ce Walrus devient un tantinet sadique…à partir de désormais je l’appellerai le Marquis de Walrus…bon, ce serait pire, on serait obligés d’écrire une histoire à propos d’eau et on serait obligés de se mouiller un peu pour cela.

Ouais bon, ubac…qu’est-ce qui rime avec « ubac » ?

Un snack ?  Rime suffisante. Yep, ça suffit.  Hmm, hmm, voyons…zivons donc pour une rime riche…tiens, abaque, eh oui, je savais que je pouvais compter dessus…

Allez, bon, un pneu de sérieux, hein, c’est pas le moment…

Mignonne, allons voir si le snack est encore ouvert à l’ubac...

Ça commence bien, mais je ne vois pas trop comment je vais faire pour placer abaque, hein ?

Je l’abandonnais sur le tarmac, mon abaque du snack à l’ubac…

Ouais, trop cool, je vais me faire des amis, ce sacré Cabrel me le volera sans doute pour son prochain hit…faudra que j’y mette un ou deux subjonctifs pour faire Francis. (tiens, un, bon, je redouble mes efforts – ça marchait à l’école quand je redoublais… allez hop…)

Je l’abandonnais sur le tarmac, mon abaque du snack à l’ubac…

Impossible que tu visses et fisses ta Suisse aux Alpes…

Mince ! Qu’est-ce qui rime avec Alpes ? Salpes ?  Nom d’un mollusque !

Je l’abandonnais sur le tarmac, mon abaque du snack à l’ubac

Impossible qu'elle visse et fisse sa Suisse aux Alpes,

Car les salpes des Alpes sont des mollusques sans frusques.

Nan, trop bon, personne ne va apprécier, je ferai mieux d’attendre jusqu’à la semaine prochaine pour le V…

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18 février 2017

Cinq nouvelles injures Haddockiennes (Joe Krapov)

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On fait généralement la connaissance du mot «iconoclaste» et de la Belgique réunis lorsque, enfant, on lit les aventures de Tintin. C’est en arrivant à la page 37 du «Crabe aux pinces d’or» qu’on découvre ce mot tonitruant dans la bouche du capitaine Haddock balançant une de ses premières bordées d’injures.

C’est pourquoi, de manière, je l’avoue, parfaitement iconoclaste, je me permets d’ajouter ce jour cinq injures belges à son répertoire déjà très fourni et de les traduire ou expliquer. Cela grâce à l'aide très précieuse de ce livre iconoclaste de Philippe Genion dont je vous recommande la lecture. 


ESSUIE D’APRÈS DUCASSE  ! 

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La  fête foraine (ducasse) est arrivée. Les barakis ont installé les carrousels, les manèges d’autos-tamponneuses, les loteries, les baraques à frites. On mangera ces dernières – les frites, pas les baraques – bien grasses, bien charnues, façon Jacques Brel chez Eugène, avec les doigts, à même le cornet en papier.

Dans la cuisine familiale on a préparé force carbonnades, tartes au sucre – en fait c’est de la cassonade -, cramiques ou craquelins.


La cuisinière a fait sa vaisselle et l’essuie est tout imbibée d’avoir séché assiettes, plats et couverts.


Le soir, quand l’homme rentre de la ducasse, il est imbibé lui aussi : il a bu quelques chopes, des demis et son penchant pour la Gueuze l’a même fait tomber à un moment dans la gadoue (berdouille). C’est pourquoi il se fait agonir par Madame, l’essuie d’après ducasse !


PETITE TCHOLLE ! 

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C’est la nouvelle année. On se la souhaite « bonne et heureuse » et, en souriant sous cape, entre hommes, « longue et vigoureuse », référence à la tcholle qu’on a entre les jambes.

C’est là oublier que parfois, tout comme les plaisanteries, « les plus courtes sont les meilleures » : celle du Manneken Pis est un modèle de régularité et d’efficacité dans l’irrigation des fontaines et le gonflement de sa propre renommée.

Mais il y a un effet « testostérone » ou une légende urbaine qui incite l’être humain de sexe masculin à rêver toujours de posséder la plus grosse : la plus grosse voiture, fortune, muraille, envie réformatrice ou bitte d’amarrage dans le port de Trébeurden. Petites tcholles, va !





CRAPULEUX DE MA STROTJE !

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Si vous allez chez Maman, rue du Midi à Bruxelles, et que pour cela vous enfilez des bas, des talons aiguilles et mettez une robe et un chapeau alors que vous êtes détenteur d’une tcholle, vous êtes en droit de traiter de « crapuleux de ma strotje » tout Hercule rencontré en chemin qui se permettrait de lancer à votre endroit – ou à votre envers - le mot «travelo».

Qu’il s’appelle Bossemans ou Coppenolle ne change rien à l’affaire.




TCHESSE PÉLETTE !

«Tchesse pélette qui peut» ne fait rire personne en Belgique où l’on se fiche comme de sa première fricadelle d’appliquer l’épithète (pelée) «crâne d’œuf» à Valéry Giscard d’Estaing ou à Laurent Fabius. Aucun roi de Belgique ne s’appela jamais Charles le Chauve. Notons que bien souvent le tchesse pélette enfant était doué d’une crolle spectaculaire. Entre nous, ou presque, on a même vu sur Internet de surprenantes photos d’un crolé aussi notoire qu’iconoclaste qui fréquenterait même, paraît-il, cette strotje-ci !


FOUCHNIN DE JARDIN !

DDS 442 Injures Haddock 2Genre d’épluchure de légume ou de fond de paquet de chips invendable… quoique !

Résidu de fausse ou vraie couche de mulch qui ne vaut cependant pas grand-chose.

Attention : si vous avez affaire à quelqu’un du genre «Va donc, eh, patate !» il ne faut pas dire «fouchnin de jardin» mais «kikitte».

Ce nom-là viendrait du chanteur Jacques Brel qui exigeait toudi (toujours) qu’on lui servît des frites bien longues et surtout très parallélépipédiques. Il le répétait souvent à sa compagne du moment, Suzanne Gabriello :

- Ne me kikitte pas !

Ca l’énervait trop d’entendre ça tout le temps alors elle a pris le tram 33 et elle est partie manger des madeleines chez Marcel, au grand dam de Jean-Claude (Van Damme) qui en pinçait aussi pour elle.

27 janvier 2024

Ronchonchon s'est trompé d'éléphant (Nana Fafo)

 

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Vous connaissez les avis tronchés de Ronchonchon ?
son humour décalé ?
Parfois c'est un sacré Zigoto avec son pti zigouigoui arrière tout rose.
A la lecture du thème 804 de la semaine,
le cerveau de Ronchonchon a fait quelques zigzag
pour relier des zébrures bien tranchées imposées par maître Walrus.

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Pride Lagay, un joyeux luron, est le pitre de la situation,
Ronchonchon le surnomme p'ti Zigo
car il aime faire le zouave et sait comment zoomer sur un genre zoogène.
Il trompe énormément et trempe dans toutes sortes de combines.

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Pour lui, lorsque le mois de février arrive, il commence à frimer
D'aucuns diraient que le malin l'habite.
C'est pas peu dire !
Ce n'est pourtant qu'un zigoto qui agite ses zygomatiques
à des fins inhabituelles inavouables
à défaut de pratiquer la zygote.
Pour lui, le petit Game
"cis" nommé Gamette du poète
ne prend jamais une forme féconde comme suit :
ô Vers
ose Perma ! t'ose ? ô Ide
te frayer un chemin trompeur
pour pénétrer le site de l'OVO
(et maltine n'a rien à voir là-dedans,
même si un baton de dynamique serait une image originale)

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Zigo de son nomracourcix connaît plutôt le site d'HIV,
Hugues-Yves, l'extravagant zygomar et son sobriquet "Coco l'asticot"
(pour ceux qui ont la référence)
un gaillard mi bête mi singe
de son petit nom Hugues
de son petit genre gay
de son petit nid douillet le Port de Marseille
il est Port Hugues gay.
Si il avait été un cochon il aurait pu être un Porc tue un gay dans les faits divers.

Cette histoire n'a ni queue ni tête, même si en reliant les deux,
certains sont gais, d'autres tournent en rond...
Quant à Ronchonchon, lui, cette semaine,
il avait les portugaises ensablées et n'y a rien entendu à ce défi.
Vous remarquerez quand même qu'il a grossi
(les traits, mais pas changé de bord ses couleurs, d'autant qu'ils n'ont pas de rose, et là ronchonchon se sent clairement exclu !)

Une petite vidéo

19 mars 2022

J'ai fait la guerre, moi, Monsieur ! (Walrus)

 
Bon, c'était la guerre froide, mais, hein, à la guerre comme à la guerre, n'est-ce pas !

Oui, vous ne voyez pas ce que l'X vient faire là-dedans ? Je vais vous l'expliquer...

              (ça fait déjà deux phrases de gagnées, peut-être même  trois...)

En raison de mon âge avancé, je fais  partie d'une génération qui était encore soumise au service militaire obligatoire.

Au moment de mon incorporation, j'ai posé ma candidature d'officier de réserve (dans ma petite tête je m'imaginais qu'officier c'était mieux que simple plouc, ne fût-ce que pour le confort du mess et la richesse de son bar). En conséquence de quoi, j'ai participé à une petite virée de trois jours dans un camp spécialisé où j'ai pu participer à un tas d'épreuves de sélection dans les domaines les plus divers.

Au terme de ce séjour enchanteur dans les bois d'Heverlee, j'ai été reçu en privé dans le bureau du commandant du centre de sélection pour obtenir les résultats de mon évaluation.

Ça a été dur !

Déjà, le mec a commencé par m'engueuler : "Mais pourquoi diable avec vos capacités et votre intelligence n'avez-vous pas fait polytechnique ?!"

(Oui, je sais, en Belgique, une école polytechnique s'appelle bêtement (on est Belge ou on ne l'est pas) école polytechnique et pas l'X comme à Paris, mais même ténu, il y a donc un lien avec le sujet de la semaine, en dat in a kas !)

 Je ne lui ai pas parlé de mon affection pour la chimie ni de mon passé d'enfumeur incendiaire, j'ai laissé passer l'orage (non mais de quoi je me mêle, hein ?).

À la suite de cela, il m'a annoncé avec les ménagements d'usage, que ma candidature ne pouvait être acceptée pour, je cite : "inaptitude totale au commandement". Je me suis abstenu de lui balancer "Tu m'étonnes !" mais je l'ai quand même dit en dedans.

Pour compenser cette cruelle déception, j'ai été autorisé à choisir l'arme dans laquelle je voulais servir. Sans hésitation, j'ai choisi l'artillerie, moi, du moment que ça pète, je suis pour !

"Vous dites ça pour me faire plaisir ?" m'a demandé cet artilleur en chef, suite à quoi je lui ai fait remarquer que les chimistes et les artilleurs avaient la même patronne : Sainte Barbe.  J'ai quand même évité de lui chanter les beautés de l'artillerie de marine, je ne suis pas certain d'être insensible au mal de mer.

On s'éloigne de plus en plus de l'X insinuerez-vous maintenant...

Pas du tout! (comme dit Dutronc), vous connaissez les armes de l'artillerie (chez nous en tout cas) ?

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Alors, c'est pas un X, ça ?

 

7 mars 2020

Décidément ça n'a pas de sens (Nana Fafo)

AL01-Les pas de sens

Ronchonchon avait décidé d'aller voir ce vieux Al, 

il parait qu'il tournait en rond et qu'il perdait un peu la tête.

Ronchonchon voulait lui suggérer de tourner en carré

ça lui éviterait d'avoir le tournis et ça lui remettrait les idées en place.

 

Il s'est présenté à Les Pas de Sens, un établissement très particulier,

spécialisé dans le recherche de traces mnésiques.

Dans le hall, il n'y avait pas grand monde.

Ronchonchon s'adressa à 2 papy qui attendaient

 

Ronchonchon : Vous connaissez ce vieux Al ?

Papy Wal : Al Pacino ?

Papy Jo : Al Ibaba ?

Ronchonchon : Non, Al Zaillemeurt

Papy Wal : Ah oui, le gars de meurtre et moiselle, ouhais je vois qui sait...

Ronchonchon : Vous pouvez me dire où je peux le trouver ?

Papy Wal : Où je peux le trouver... (il rit) ben chez pa'

Papy Jo : (il rit aussi) ouhais, chez pa'

Ronchonchon : Ah... vous savez pas... à qui je peux  m'adresser alors ?

Papy Wal : à Laure

Ronchonchon : Alors quoi ?

Papy Wal : à Laure Théou

Ronchonchon : Et elle est où ?

Papy Wal : pareil, chez pa'

Ronchonchon : Vous ne savez pas grand chose... mais, savez-vous ce que vous faites ici ?

Papy Wal : on attend Lamore

Ronchonchon : Et bien c'est gai !

Les 2 résidents entre eux :

Papy Wal : tu crois qu'il est gay ?

Papy Jo : Non, je l'ai vu donné l'brancard à Laure, j'crois que c'est ce qu'ils disent les jeunes.

Ronchonchon : Il y a des jeunes ici ?

Papy Wal : oui, Lamore

Ronchonchon : Heu... vous trouvez que la mort est jeune ?

Papy Wal : évidemment ! l'autre jour on l'a vu sauter et frétiller de chambre en chambre en emportant 3 de nos amis, ça a été épique !

Ronchonchon : ça ne vous rend pas triste que la mort fasse cela ?

Papy Wal : Triste, mais quelle idée ! Quand Lamore passe c'est toujours gai, c'est pour cela qu'on l'attend, on se demande toujours à qui ce sera le tour.

 

Ronchonchon commençait à perdre le sens de la réalité au contact de ces petits vieux.

Il devait retrouver Al au plus vite, pour le sortir de là, avant que la mort l'emporte.

Sur la table de l'accueil, un livre était posé : "601 non-sens".

Ronchonchon sourit, ici, "si, c'en est un, non-sens !"

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

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18 janvier 2020

En roue libre, ça ne manque pas de selle non plus ! (Joe Krapov)

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Le gabelou arpente le sentier des douaniers. S’il trouve des gars chelous en bande ou contrebande il leur file une danse ou une contredanse. On appelle cela du grabuge et on le signale au gradé gras du bide et relou qui porte le nom de «Chef».

Seul le gabelou provençal joue du galoubet car les gabelous bretons sonnent de la bombarde comme tout bon barde qui se respecte mais pas les oreilles des autres.

Le gabelou se prend parfois pour Clark Gable ou Jean Gabin, plus rarement pour Greta Garbo mais tout le monde sont libres on fait tout qu’est-ce qu’on veule surtout si c’est de manière lâche.

En dehors de ses heures de service un gabelou peut chanter «Fanny de Laninon» avec les Gabiers d’Artimon ou acheter très cher aux enchères la gabardine d’Eddy Constantine.

Par contre, comme il est tenu au devoir de réserve, il n’a pas le droit de dénoncer comme étant de la gabegie le montant de la retraite d’un sénateur français : près de deux mille euros pour seulement six ans de mandat. Alors que lui obtient plus de points de côté que de points de retraite et qu'à force d'être sur les dents il voit reculer tous les jours l'âge pivot.

Tout comme Jacques Dutronc, le gabelou aime les filles. Surtout les filles bien galbées qui portent un galurin et boivent des galopins. Mais il se fiche de savoir si le prénom de Gorbatchev est Mikhaïl ou Iouri et ne se demande pas quel est le gabarit du viaduc de Garabit. Il connaît encore moins que moi les accords de «The Sheik of Araby» mais il sait que les Beatles ont chanté ça.

Le gabelou l’été monte le Galibier alors que ce chien félon de Ganelon préfère escalader le Canigou.

Quand le gabelou ne sait pas s’il préfère Linda ou Emmylou il les écoute chanter en duo.

La Grand-mère de Martine Aubry disait : «Quand il y a du gabeflou c’est qu’il y a un gabelou ou alors qu’il est temps d’aller chez Afflelou».

Pour gagner sa vie le galibot va au charbon, Gaby Morlay fait du ciné, Brigitte Lahaie des galipettes sur cent dix mètres.

Le général Gamelin ne jouait pas de la flûte pour débarrasser une ville du Nord de ses rats et de ses enfants.

Alors que la gabelle de Cadix a des camaïeux de velours on ne sait toujours pas si le «Gaby oh ! Gaby» de Bashung a été composé à Gembloux un jour qu’il était soûl mais ce n’est pas grave : tout le monde s’en fout.

Vous avez quelque chose d’autre à déclarer ? Oui : un ange Gabriel, une tapisserie des Gobelins, un maréchal Goebbels, un Arthur de Gobineau, un grand blond avec une chaussure noire, «La Gamberge» de Jean Yanne, «La Gambille» de Guy Béart, une viole de gambe d’avant #metoo, un putain de ta race de gloubi-boulga , un désert de Gobi lointain, un genre d’Henri Guybet, un grand bellâtre et un belou gay qui trafiquent du beluga, un gibbon du Gabon, une gerbille de Gambie et un raton-laveur.

Voilà, c’étaient les krapoveries de la semaine. Vous avez le droit de protester dans la zone de commentaires sur le mode «Tu nous la bailles gabelle, Joe Krapov !».

P.S. «Je ne suis pas un imbécile [puisque] je suis gabelou», ça le fait beaucoup moins que dans le sketch de Fernand Raynaud. 

8 février 2020

99 dragons : exercices de style. 53, Joute oratoire un poil insultante (Joe Krapov)

DDS 597 San-Antonio N'en jetez plus

- Aboyeur Abruti et Acariâtre ! Abcès du cul ! Affameur !

- Va te faire encadrer, Alcibiade à la manque ! Alcoolo allumé ! Affairiste à la mords-moi le nœud ! Agité du bocal !

- Anchois analphabète ! Andouillasse ! Ane bâté ! Animalcule ! Anormal ! Anthropopithèque ! Anthropophage !

- Argousin ! Apparatchik ! Arpète ! Amerloque attardé ! Apache ! Amputé de la balayette !

- Avale-lasagnes aux petits pieds ! Artichaut architaré ! Antéchrist pas coté à l’argus !

- Avorton aventurier et babillard ! Avocaillon du lundi, azimuté la tête dans le cul !

- Babouin aztèque ! Bâfreur bas du cul ! Baleine à pattes à balloches molles !

- Bachi-bouzouk de banlieue ! Vieille baderne ! Adjupète à la gomme !

- Bandit de grand chemin ! Bambocheur ! Balourd ! Balayure !

- Baise-pantoufle ! Balaye-églises ! Baragouineur bande-mou !

- Gros tas de barbaque pour asticots ! Assassin barbare ! Barbon arriéré ! Arsouille !

- Barbouze de baudruche ! Baratineur barjo ! Va donc, eh, banane ! Baltringue ! Bâtardon aviné !

- Batracien bavard ! Bibendum ! Bestiasse béotienne !

- Bébé Cadum ! Bécasson bêcheur ! Béjaune ! Va donc artiller ta belle-doche !
DDS 597 San-Antonio Les cochons sont lâchés

- Bourrique ignare et boursouflée ! Boudin hors d’usage ! Bout de cul ! Bovidé !

- Boy scout boutonneux et braillard ! Branleur des tasses ! Commis-voyageur fourbu ! Branquignole !

- Broute-paille ! Cachalot ! Cague vivante ! Triple buse ! Brutasse ! Cageot !

- Remballe ton braquemart, le bravache, c’est rien qu’une burette ! Pouet pouet camembert, Capitan ! Si c’est tout ce qu’il a trouvé l’amphytrion burgrave parmi ses capons et ses ruffians à la mie de pain comme chevalier cagnagoux pour me chercher des noises, dis-lui qu’il me fait bien rire, le branlocheux du chef entouré de ses chauves édentés à la con!

- Ferme ton claque-merde, calamité des cambrousards, vieille carne cannibale, caramantran !

- Un cacou ! Une bleusaille à burnes molles ! Un caïman de pacotille ! Une tranche de cake de calotin mal culotté !

- Casse-toi, tu pues, vieux plat de ma bande ! Castapiane de Castafiore ! Chaloupe en chaleur !

- Chafouin ! Casse-burettes ! Chat crevé ! Chicaneur chiatique !

- Chameau malcommode à bosses nases ! Fleur de bidet ! Chancre merdeux ! Je vais t’enfoncer un cactus dans le cul pour te faire reluire !

- Cataplasme ! Carafon caractériel ! Cercopithèque cérébreux !

- Charognard de la pire espèce ! Chasse-mouches de Prisunic ! Vieux chapon puant !

- Châtre-pourceau ! Chercheur de merde ! Pseudo chevalier blanc ! Commis charcutier ! Charlot !

- Chiasserie déambulante ! Poubelle de chiftir ! Christ de calice de chienne, tu ne mérites que le chtar ou la chtouille !
DDS 597 San-Antonio Baisse la pression

- Ferme donc ton clapet, chieur de travers ! Chouineuse ! Cinoque des cinq cent mille diables ! Ciron sans rien dans le citron !

- Tu vas la déposer ta chique, espèce de chnoque ? Choléra choucrouté ! Cinquième roue du carrosse de la Fée Carabosse !

- Court-la-route cradingue ! Second couteau ! Crampon craignos !

- Colombin colonisateur ! Compisseur de Sainte Verdiana ! Coliquard collabo à la noix !

- Et moi je te conchie, gros con-conclaviste ! Condottiere de demi sel de quart de vautour ! Confetti de carnaval !

- Arrête ton charre, chie-musc, tu vas faire exploser le conomètre ! Constipé cophrophage !
!

- Coquecigrue ! Carabistouille ! Calembredaine ! Corsaire cosmopolite !

- Tu ratiocines, cornemuse ! Comique ! Bécassine de mes deux !

- Couchailleur cossard ! Mou des couilles ! Couilles en bois ! Boit sans soif !

- Coupe-bourses crapoteux ! Courante de couloir à lentilles !

- Coupeur de cheveux en quatre ! Coureur au cul des courges ! Courtisan courtaud ! Crâne d’œuf !

- Crocodile de Cro-magnon ! Crougnat ! Crevure criminelle ! Crétin crasseux !

- Cuitard cyclothymique ! Cul de plomb bénit ! Curaillon !

- Culbuto à pustules ! Crapaudaillon fielleux ! Cyclone ambulant !

- Mais ferme donc ton grand ton claque-merde, clabaudeur ! Tu jactes un sabir de clown triste !
Clématite ! Coloquinte ! Glaïeul !

GONG !

- Chers téléspectateurs ! Vous venez d’assister en direct à l’élimination surprenante de Monsieur Ledragon qui est sorti de la zone des ABC en utilisant le mot « glaïeul ». Enfin, cher candidat, Monsieur Ledragon… Qu’est-ce qui vous a pris ? Glaïeul ! Voilà un G qui vous coûte très cher. Vous étiez parmi nous dans ce «Jeu des gros mots» depuis vingt-cinq semaines et Monsieur Saint-Georges, pour sa première participation, a réussi à vous détrôner de la plus belle des manières qui soient en vous poussant à la faute. C’est donc lui que nous retrouverons la semaine prochaine en vue d’affronter un nouveau candidat avec cette fois-ci les injures des lettres D à F. Chers téléspectateurs, nous vous souhaitons de passer une très bonne soirée sur Télé- Rabelaisie 1. Après notre générique fumeux vous aurez droit à quelque publicités bien pourries et à la météo qui nous a promis hier un temps merdique et ne s’est pas trompée. Bonne soirée quand même !

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Le défi du samedi
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