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Le défi du samedi
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20 juin 2020

Quand les pots de confiture voleront (TOKYO)

 

MA mère / »‘N’attends rien d’un homme pauvre ma chérie’ disait ma mère en étalant la confiture de framboises sur mes tartines. »

« Ce sont des margoulins qui ont aucun sens de la syntaxe ».

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«  LA MERE/  ‘Ne vois-tu pas combien les bons mots qui fusent le matin entre le pot de confiture et le beurre battu réjouissent   nos papilles et nos neurones.’

 Evites donc ces pisses copies et vois la vie en grand ma fille

Tu ne supporteras aucune pirouette ratée de ton compagnon. Il te faut du lourd un trapéziste qui jamais ne tâtera la sciure « 

 

« Observe sa manière d’étaler la confiture sur le pain grille. »

Quoi ? il ne t’as jamais proposé de pain grillé ce mufle.

 Mais c’est qui que tu fréquentes SABINE un gigolo !!! »

La FILLE / « Au déjeuner on ne mange pas de la confiture qui a l’odeur du solvant t’inquiètes. Mais nous au moins  on est relax.

Tu crois que le néant de ton existence se comble à coup de pot de confiture maman ? »

 La mère/ «  Tu es pitoyable ma fille je te rappelle tes lettres de noblesse ton copain n’est qu’un pioupiou . »

 LA FILLE / »Ton cirque n’est qu’un bazar de seconde zone maman .

 LA mère / « ha quand tu ressembleras à bécassine 

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 Avec une tenue à quatre sous. « *

La FILLE/ «  Je t’arrête tout de suite .Tout le système vous appartient , la télévision, les journaux, les bonimenteurs et même l’otarie qui fait tourner le ballon sur son nez . Mais moi je ne vous appartiens pas « 

 « Et je veux aimer la confiture que je veux avec le mec qui me plait. »

 LA mère/ Bon j’ai compris dit la mère tu n’aimes que ces hobereaux dégénérés et ces pequenots fin de race.

LA FILLE  « Maman tu as l’intelligence d’un nain de jardin croisée avec celle d’un teckel « .

 

Si Madame de FARINELLI avait eu de vraie s balles dans le barillet je crois qu’à cet instant sa fille sabine aurait pris une décharge entre les deux yeux.

 Au lieu de cela c’est Le pot de confiture de framboise qui a volé au-dessus de la table aux mille napperons brodés.

Dans un fracas sabine prit le port de confiture en pleine poire.

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Un spectacle si grand que vous n’auriez pas imaginé.

 En réponse Sabine saisit le pot fermé de mirabelle

 Le maitre d’hôtel impassible fidèle au poste ramasse la confiture sur le sol. il saisit le tison dans la cheminée au cas ou l’une ou l’autre aimerait  s’embrocher ;;;;;;;

Dans un dernier râle la mère murmura/ tu n’auras aucune circonstance atténuante ma fille le pot de confiture tanqué dans son front .

« Si mére j’aime pas la confiture et ça tous les juges le comprendront « 

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9 mai 2020

Wigwam (TOKYO)

 

Il m’avait dit ‘ notre voyage de Noces sera inoubliable.

Il n’était pas courtier à Wall Street, ça je le savais, mais de là à accepter notre séjour dans ces habitations de fortune !!

Je m’étais habituée étudiante à me réveiller à 5h 30 pour mes cours de 9h , ici le soleil pénétrait la toiture à cette même heure pour vous   flasher en pleine gueule

C’est là que j’ai perdu ma virginité dans ce wigman.  j’aurai préféré être dépucelée  par un golfeur ou une star  de rugby dans un cinq étoiles ..j’avais derrière mes longs cils des visions de lustres dorés de draps de soie.

Mes pieuses narines ne percevaient que le purin des cochons qui servait ici d’encens. Mon époux était en train de perdre son AURA et ça il l’ignorait.

J’ouvre maintenant lentement mes yeux sur cette putain de cabane qui tient lieu de lit de noce de chambre des roi et reine .je me rends compte que c’est un jour férié le jour de mon dépucelage, peut être le lendemain de mes pires jours de ma vie si on persiste à rester ici .il faut que je laisse mariner mon psychisme dans la plus épaisse et la plus dense marinade le plus longtemps possible avant de dégoupiller à la gueule de Jonathan.

Il est hautement improbable qu’après ce séjour nous restions ensemble me dis je . A quoi vont donc ressemblaient ces prochaines années si déjà le luxe est pour lui ce wigwam .

 

Jonathan ressemble à une loque ce matin son costume est tout froissé , de toute évidence il ne s’est pas couché de la nuit .Et pour une fois dans sa vie il a les cheveux en bataille .Un tel spectacle me dégoute, mais bon je ne suis pas non plus au meilleur de ma forme .Mon premier réflexe est de filer à la salle de bain , mais ici il n’y a pas de salle de bain , ni de miroir .Bon aujourd’hui on va ignorer l’emballage et on va se concentrer sur le contenu de nos âmes .

 Qui essaies -tu de tromper semble me dire Jonathan en regardant mon reflet dans la flaque à purin .je me rends compte que mon pyjama de flanelle est de trop .

Mon soupirant a l’air amusé devant mon désarroi. je voudrais écouter au réveil un opéra italien, mais je l’avoue je préfère son missile à tête chercheuse qui vient frapper mon périnée . Soudain le wigwam se referme comme les portes coulissantes d’un silo mes cuisses font de même.

Je remords les lèvres pour ne pas couiner comme les cochons qui tendent l’oreille vers le wigwam.La chevauchée est courte au petit matin, mais j’avoue j’en avais besoin .

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25 avril 2020

La destinée (Walrus)


Dans mon monde schizophrène, quand la fraction joueur découvre avec stupeur (et tremblements comme disent de concert l'Adrienne et l'Amélie) la proposition de son versant "organisateur" (tu parles d'une organisation !), elle se met à gamberger ferme et se lance dans des tas de directions avant de s'en fixer une bien précise et de s'y accrocher.

Cette semaine, par exemple, j'avais pensé utiliser la fameuse charade, mais comme elle est fameuse, j'ai craint que ça ne tombe à plat.

Ensuite, j'avais pensé à un titre percutant : Pisseuses de tous pays, unissez-vous !. Mais j'ai craint les foudres des féministes de tous poils (non, j'ai pas dit à poil), des chiennes de garde et des Femen. Pourtant, il y aurait eu beaucoup  à dire sur l'intolérable discrimination qui existe au niveau pécuniaire entre les pisseurs et les pisseuses...

Je me contenterai donc de faire appel à des souvenirs personnels.

Il existe dans ma ville (Bruxelles) un endroit étonnant : un établissement dont la construction en 1886 a été commanditée par un industriel italien, roi de la conserve de légumes et singulièrement de la tomate : Francesco Cirio.

À l'origine restaurant italien, il s'est transformé au fil du temps en brasserie typiquement bruxelloise et a conservé le nom de son fondateur : Le Cirio.

Le décor originel en style  art nouveau a été conservé jusqu'à ce jour.

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Au temps béni où la Grand Place pouvait encore être utilisée comme parking (gratuit) et même longtemps après encore, nous y débarquions de temps à autre, généralement en compagnie de mes collègues pour y déguster en fin de soirée une des spécialités de l'endroit : le half en half (moitié moitié en français) un breuvage apprécié de Jacques Brel.

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Il s'agit d'un mélange en parts égales d'Asti et de vin blanc sec.

Cela fait un petit temps que nous n'y sommes plus allés et j'ignore qui fréquente encore ce lieu aujourd'hui, mais à l'époque, il s'agissait souvent majoritairement de personnes plutôt âgées, ce qui faisait dire à un de mes amis "C'est l'antichambre de l'hospice, ici !"

Et que vient faire l'urinoir là-dedans, me direz-vous...

J'y viens : l'endroit possède toujours ses sanitaires d'origine avec de monumentaux urinoirs Jacob Delafon.

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Cette circonstance générait chez le même personnage une autre réfexion profonde : "Quelle triste destinée quand même que celle de ce pauvre Jacob : se faire pisser dessus à longueur d'année !"


4 avril 2020

DINER DE CONS CHEZ LES RASTAQUOUERES (TOKYO)

 

Y’avait Brigitte Macron

Y’avait le Père Brossard

Y’avait le Petit lu

Y’avait Tante Lustucru et sa nouille de fille.

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Y’avait le Père Auchan et son petit caddy

Y’avait PO, Paul Ricard avec les Max Brothers

Diner de cons chez les RASTAQUOUERES

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Tout le gratin est là

Qui est le dindon

Qui est le con ?

Y’avait Claude Afflelou  qui lorgnait les seins de MONICA

Y’avait p’tit Nicolas et ses talonnettes

Y’avait le clan Campbell qui sirotait un scotch avec Marie blizzard.

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DINER DE CONS CHEZ LES RASTAQUOUERES

Y’avait tout le gratin

Qui est le dindon qui est le con ?

Y’avait Firestone qui venait d’arriver

Y’avait Michelin qui trainait du pied

Y’avait le p’tit Marseillais

Y’avait le P’tit filou

Y’avait coco chanel

Avait caca chanel

 Diner de cons chez les  Rastaquoueres

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Tout le gratin était là                                       

Qui est le dindon qui est le con ?

Y avait Intermarché

Y’avait Claude ségala et sa montre au poignet

Y’avait serge Gainsbourg

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Y’avait le révérend 

Y’avait un monde fou

Y’avait même le chat de la mère Michel

Et Brassens qui grattait le dos du petit Pepito

Diner de cons chez les rastaquouéres  

 Tout le gratin était là

Qui est le dindon

Qui est le con ?

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Y’ avait le p’tit Larousse 

Silence dans les rangs

Y’avait le p’tit robert

Et la vache qui rit

On a sonné chez les Rastaquoueres.

Qui est le con ?

 

14 mars 2020

Orant·e (TOKYO)

 

Quand la porte du monastère s’est ouverte, j’ai senti un froid glacial me gifler. Il est arrivé avec la politesse débordante des gens d’église.

Sous sa vêture stricte je pouvais voir le corps d’un jeune quadra qui fait attention à lui, toujours impeccable dans ses T-shirts monochromes ajustés. Au premier abord, ses paroles sont aussi apprêtées et sous contrôle. « Et des mademoiselle bien venue dans notre cloître « .

« Vos parents nous ont confié votre âme en perdition et des patati et des patas ». J’étais habitée par des remous et surtout pas une frénésie rythmique.

On m’avait demandé de noter tous mes rêves le matin. Le créateur devait disait il se brancher directement sur mon cerveau.

Cet amour toxique que les nonnes du couvent entretenaient avec Dieu m’horripilait. J’avais l’impression d’être dans une téléréalité en immersions avec des fous et que tout le monde était complice. J’ai toujours pensé que vivre pleinement nous assurer une espérance de vie plus longue. Du coup j’avais un regard sur eux plein de compassion.

 Le seul endroit où il y avait de l’ambiance c’était aux toilettes. Le petit vasistas donnait sur la cuisine où le petit personnel chantait des chansons de cul. Quelle journée de merde disais-je tout haut après leurs sempiternelles prières. La sœur me disait » soit un peu plus positive » alors je répétais quelle belle journée de merde.

 Il y avait un autre résident un étudiant en dépression qui ne quittait pas son chapeau rose. On n’allait pas monter au gibet parce qu’‘on était des végétariens survivalistes.

 Moins de liberté moins de rêves y a qu’en mathématique que ça fait 1 + criais je pendant le repas. Toutes les têtes se sont dressées. Cet attelage dieu plus les nonnes avaient l’air de moins en moins bien fonctionner ces derniers temps.

 Je me suis mise alors à chercher les grains qui pouvaient gripper la machine, mais je fus rattrapée par un évènement des plus mystérieux. L’orante avait disparu dans la nuit. Les échanges informels et fluides entre sœurs s’étaient tendus, tout le monde suspectait tout le monde, la foi en dieu semblait avoir déserté le couvent.

 Enfin une sœur a avoué ce matin avoir vendu au marché des capucins l’orante, car le couvent s’appauvrissait.

Vous n’allez pas me croire, mais ce fut l’opportunité de ma vie. Bonnet rose et moi avons redressé les finances du couvent depuis ils croulent sous le pognon. .

Comment ?

 Les raves partis !!!

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1 février 2020

Illuminations (TOKYO)

 

Un matin un hurlement aigu me pénètre l’oreille gauche. Je panique facilement et à cet instant j’avais toutes les raisons de m’effondrer. A cet instant dis -je un petit dieu personnel a pris l’habitude de vivre en moi et ce petit dieu-là m’exalte   au plus haut point, déclenchant chez moi d’extravagantes bouffées d’enthousiasme.v

Quand il m’habitait le monde n’était qu’illuminations. A chaque fois que ‘j’avais une voix qui file dans les aigus, une épaule qui s’agite… C’était signé du petit dieu de l’illumination.  Cet ami invisible qui m’accompagne fidèlement depuis   me fait vriller parfois.

C’est que si je lui résiste et fais preuve de désespérance mon petit dieu intérieur me fusille du regard et me montre les dents. Je suis donc désespérément enthousiaste pris par une stupide illumination intérieure. C’est que quand mon petit dieu se réveille et se met à faire des triples Lutz piqués sur mon épaule. ;;;; Etonnant, n’est-ce pas me direz-vous.

Mais voilà je suis habitée. Entre lui et moi c’est une épiphane. Mais ce qui me gêne c’est qu’il est trop présent il pétarade à mort. C’est que l’autre soir il s’est encore manifesté dans cette soirée. Il voyait des hippies partout où mes yeux ne voyaient que des hommes d’affaires, des banquiers en cols blancs.

J’avais beau lui dire tu fais fausse route, ce sont tous des prédateurs il m’a  tiré l’oreille d’un coup sec et mon petit dieu perso m’a dit he TOKYO «, pas cap de refaire le monde mon bébé.

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Bien sur que je suis cap lui ai-je dit et me voilà partie   dans les tours avec l’imitation de l’accent français à couper au couteau et anglais façon vache espagnole inclus. Il est malin mon petit dieu pour brouiller les pistes et noyer les banquiers dans un discours humaniste où don et générosité devraient couler à flot. Ce ne fut pas le happening tant attendu par mon petit dieu.

 

C’est qu’ils ont l’air à la ramasse les banquiers devant mes envolées lyriques et mes illuminations. Mais cette vaste opération de com téléguidée par mon petit dieu a failli tourner au fiasco.

C’est qu’à cause de lui je me suis pris des quolibets que voulez-vous même les petits dieux sont faillibles. Le petit dieu façon OSS 117 n’était pas en terre sainte mais il semblait s’en foutre au plus haut point. Pas découragé pour autant façon ‘même pas mal, il a pris de l’altitude

Une manière de reprendre de l’oxygène et je suis montée sur la table de conférence. Bizarre comme la reprise d’oxygène influence mon petit dieu de l’illumination.v3

 

Voilà que j’en remets une couche sur les voleurs que sont les banques et aspirée par un discours humanistes je menace toutes les banques de sauter dans l’année dans un immense crash boursier pour un monde plus fraternel façon gilet jaune .Et sur l’autoroute des grandes phrases mon petit dieu et moi enchainons visions post capitalisme.

Mon petit dieu n’est qu’amour avec un penchant pour l’extase. Putain mais ils ont le gène de la ronchonnerie ces banquiers qui ne veulent rien lâcher . Mais voilà ça s’est corsé hier en cherchant à négocier un prêt bancaire. Toutes les portes se sont fermées avec un allez vous faire foutre. Merde il faut que je me débarrasse de ce petit dieu de l’illumination devenu trop encombrant qui le veut ? je le mets pas on enchère promis je le donne .SOS amis défiants qui le veut ?

 

4 janvier 2020

Fanfreluche (TOKYO)

  

Je savais que ça partirait en sucette, j’étais en retard, mais je me suis débrouillée d’être là avant que le bal ouvre ses portes.  C’était loin d’être les portes du pénitencier ce bal de mes 20 ans. J’avais une jolie frimousse sous mes fanfreluches d’or et d’argent. J’étais encore si jeune. L’enfance sommeillait  en moi .

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 Les filles arrivaient de toute part, on aurait dit qu’elles portaient des vêtements imposés par le Code de la route. Elles étaient toutes en gilets jaunes. Elles criaient / la vie est trop chère et me jetaient des regards furibonds.

Sous ma robe de fanfreluche ma coupe de cheveux en pétard, je   me remettais à peine de la grande la flèche de Notre Dame qui ne se dressait plus dans notre ciel parisien. Après cette pluie de braise et de plomb, c’était au tour des gilets jaunes de me gâcher le bal de mes 20 ans. On allait pas surseoir à 100 ans de tradition   pour une crise sociale alors qu’on venait à peine de perdre le casque de Notre Dame .Hebe SI !!!

Pendant que certaines d’entre elles séquestraient l’orchestre dans la cave par envie de jouer, au jeu des sept erreurs ou de se faire une petite partie de bullshit bingo, c’est selon. Je les observais. Devant   leurs regards bovins ferroviaires, il fallait presque s’incliner. On n’allait pas se griffer  les seins à l’annonce de la  ré indexation sur l’inflation des retraites . Déjà à la maternelle c’était parti en toupie et à chaque fois que je revêtais des fanfreluches à croire qu’elles me portaient malheur ces plumes d’oie. Moi qui rêvais d’un bal à la papa avec des princes à mon bras j’étais plutôt servie.

 Mon bronzage ne faisait pas trop sérieux je revenais des sports d’hivers alors qu’elles avaient un teint vert pastille de celui qu’on voit le matin dans le métro bondé. Je suis une fille de la lumière et mes fanfreluches sont le panache de ma lignée presque aristocratique. Voilà ce que je voulais leur jeter à la gueule. Bon j ‘exagère un chouilli, mais je ne veux pas que mes lecteurs s’endorment le soir du bal de mes 20 ans. Et si les gilets jaunes faisaient fausse route et si les fanfreluches c’étaient cette invitation à vivre légèrement demie nue sur la plage une fois les paves lancés. Mais elles ont coupé le micro ces connes au moment où je voulais les inviter à s’amuser j’étais pourtant pas aux oscars. . c’est là que ç’est parti en  sucette .

 L’une d’elles  a commencé à crier/ avec ta gueule de carte bancaire on va t’emplumer .je t’en foutrai des fanfreluches  disait sa voisine . Tu crois que tu vas lézarder au soleil toute ta vie ?

J’ai eu l’intuition en un instant que j’allais me transformer en réfugié hagard en train de crapahuter une montagne. A la différence d’elles toutes issues d’éleveurs de poules mon emplumage à moi avait du style , il portait la signature  de Christian Dior .

 Quand je pense qu’elles rêvaient toutes de toilettes sèches. KAFKA est tu là aides moi à sortir de ce labyrinthe.

J’aurais aimé enfiler une soutane isotherme, mais elles lorgnaient toutes sur mon emplumage. La banquise commençait à craquer sous mes pieds. Je voyais bien qu’elles voulaient déclencher la guerre de TROIE. Je savais vendre trois pantalons de ski à des filles qui  en avaient besoin d’un seul . Je me disais faut-il que je me mette à genoux et implorer leur pardon. C’est quand j’ai vu arriver les merguez et leur barbecue que j’ai eu un sursaut /substituer mon chardonnay à ce vin rouge ça jamais. Je me sentais tellement humiliée que je me serai cachée dans la soucoupe de cacahouètes. Mes paupières contenaient tant de larmes qu’il m’aurait fallu un service de sécurité pour les contenir. Seigneur Jésus c’est le pire bal de ma vie. Vous me direz le désastre c’est toujours mieux à grande échelle. Depuis tout s’est détraqué dans ma vie. Et si les yeux des gilets jaunes étaient meilleurs que les miens pour voir le monde ? on sent bien le traumatisme économique chez eux, quand un jeune homme s’est approché de moi. J’ai retenu ma respiration. Il a repoussé les plumes qui cachaient mon visage, il a souri. A cet instant j’ai retenu ma respiration allait il me décapiter comme Marie Antoinette ? Vous êtes membres d’une classe sociale d’élite qui connait les codes à taper sur tous les bons claviers n’est-ce pas ? j’avalais par mégarde une plume et une toux ridicule m’empêcher de répondre. Puis reprenant mon souffle/

 Je ne sais pas où vous êtes allés chercher ces stupidités dis-je en me prenant les pieds dans mon emplumage v2.  Là j’ai fait un vol plané dont il se souvient encore. J’entendais les rires fuser. il me fallait d’urgence une rénovation cognitive . Je ne parvenais plus à me redresser. Agacée j’arrachais mon costume d’emplumé pour apparaitre en tenue d’ÈVE une feuille de vigne comme cache-sexe. Les gilets jaunes applaudirent de concert. Il m’a fallu une minute pour savoir qui j’étais . Le jeune homme m’a alors recouvert d’un gilet jaune. Je n’étais pas complètement intégrée dans mon nouvel espace cérébral, mais ce que je savais c’est qu’il était beau. Il m’a regardé et là je ne sais pas ce qu’il m’a pris j’ai posé ma bouche sur la sienne goulument. Seigner jésus j’ai marmonné tout bas stupéfaite de mon geste à son égard. Pas un atome de pollen sexuel avait été mis dans l’atmosphère pourtant. D’où me venaient ses pulsions animales. Puis je poursuivis en lui susurrant à l’oreille je ne pollinise que pour vous. Et me reprenant confuse/ excusez-moi mes pensées sont pures. Il rit je suis un adulte consentant dit-il. Je m’en voudrais que vous imaginiez des choses, je ne veux pas vous détourner de votre lutte. Le gilet jaune au tour de ma taille commençait à foutre le camp et ma feuille de vigne réapparaissait. Pourquoi souriez-vous comme ça lui demandais - je agacée. Vous êtes belle nue me dit-il en souriant.  Pourquoi pourquoi le destin met-il un malin plaisir à me mettre un jeune homme si beau sur mon chemin !v3

 

 

9 novembre 2019

Scène de « ménage » (Vegas sur sarthe)

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« Cesse de vadrouiller ici, bon sang ! J'viens d'passer la serpillière !«
Les jours de grand ménage, on est priés de ne pas déconcentrer Germaine, mais c'est plus fort que moi, j'aime bien la taquiner : »Si t'as passé la serpe hier, pourquoi j'y passerais pas aujourd'hui ? »
« Qu'est-ce que tu dis ? »
« Je dis Pourquoi tu as passé une serpe sur le carrelage ? »
«Quelle serpe ? J'ai passé la gueille, c'est tout ! »
« C'est quoi une gueille ? »
« Chez moi à Bordeaux c'est l'nom pour les torchons »
« Ah ? Chez nous en Champagne un torchon c'est une bâche »
« J'sais c'que c'est qu'une bâche, Môssieur et ça c'est une serpillière »
« En tout cas c'est les Québécois qui disent une vadrouille »
« J't'ai jamais parlé d'vadrouille !! »
«Si Madame... tu m'as dit d'éviter de vadrouiller «
« Cherche pas à m'embrouiller, Chouchou tu vas finir par y arriver et j'ai encore du pain sur la planche»
« Je ne t'embrouille pas mais avoue que ce bout de torchon qui pue le rat crevé n'avait pas besoin d'autant de noms... »
«Ca pourrait bien s'appeler une toile que j'm'en foutrais pas mal pourvu qu'ça lave les sols; mais ça, c'est l'dernier de tes soucis »
« Justement certains appellent ça une toile »
« Et ben tant mieux ! Alors je te redis : Cesse de vadrouiller ici, je viens de passer la toile!«
« Tu devrais plutôt dire : Je viens de passer la toilière »
« Pourquoi la toile hier ? »
« T'avais bien passé la serpe hier, non ? »
« Ah ça suffit maintenant ! Dégage le plancher à la fin »
« En tout cas si c'était hier, ça doit être sec maintenant et en conséquence je peux y marcher»
«Mouillé ou sec,  tu vas sortir d'ici ! »
« En tout cas c'est nickel depuis que tu as passé la serpe »
« Mais quelle serpe ? »
« Laisse tomber, Germaine. Je ne comprendrai jamais rien à ta façon de faire le ménage... mais je reconnais que tu t'en sors pas mal» 
« J'm'en sors pas mal ? Depuis vingt ans que j'fais ça, Môssieur juge que j'm'en sors pas mal ? T'es gonflé»
« Cool Germaine, je me demandais juste si ça ne serait pas plus efficace avec une wassingue »
« C'est quoi encore ce truc? »
« Je ne sais pas au juste. C'est un mot qu'on m'a suggéré au Défi Du Samedi »
« T'as vraiment rien d'autre à foutre le samedi ? »

2 novembre 2019

Alfa Bravo (Pascal)


En fouillant dans mon coffre de Marine, je viens de retrouver mon petit vade-mecum, mon pense-bête, le précieux guide que tout bon navigateur devrait connaître sur le bout de sa mâture. J’en ai fait une photocopie que vous trouverez au bas de cette aventure. Ces quelques fanions en couleur me rappellent l’histoire d’Alphonse ; je vous la conte, ici, entre souvenirs et pavillons…

Par un inextricable cheminement d’incorporation, d’école, d’examen, d’engagement, de remplacement, d’affectation, digne d’aventures rocambolesques, Alphonse Rubicon  s’était retrouvé timonier sur mon rafiot.
Rustique et râblé, dur au mal, pendant son quart à la passerelle, il ne baissait jamais la tête quand une vague venait percuter le brise-lame ! Lui, les embruns glacés, les pétillements incessants, les nuages vaporeux et les sirènes liquides, c’était un peu comme le feu d’artifice de l’océan qu’il admirait sans répit.
Les mains dans les poches, la clope mouillée au bec, cela lui plaisait de braver la tempête en la toisant du haut de ses vingt ans. Le mal de mer ?... Que nenni ! D’un pied sur l’autre, il dansait sur les roulis !... Le tangage ?... Il s’en amusait comme un gamin sur un manège en plein brassage !...  

D’où était-il, au fait ?... Il venait d’un coin si paumé de France qu’il devait, pour situer son bled, nommer le chef-lieu de son département, et encore ! Même le susdit chef-lieu, on avait du mal à le localiser sur une carte ! Aussi, dans le poste, pour ne pas le décevoir, on hochait la tête comme si on connaissait l’endroit mais on n’en avait aucune idée !
Comme il en parlait, parfois, c’était le genre de patelin bien reculé, bien bouseux, bien perdu, où l’on comptait au kilomètre-carré plus d’animaux que d’humains ; un de ces endroits isolés où l’hiver dure six mois et où l’été met six mois à s’en remettre !
C’était un climat pour bottes, parapluie et dépression ! Un climat où l’on compte les jours de soleil, dans l’année, sur les doigts d’une main ! Naturellement, quand il se taisait, on entendait tomber la pluie sur le triste paysage qu’il nous avait brossé…
Entre nous, quitter son bled pourri pour se retrouver dans les tempêtes de l’Atlantique, il n’avait pas beaucoup gagné au change, l’ami Alphonse. Comme tous les gens de la terre, il n’était pas tellement bavard ; sa salive devait avoir un coût ; ses mots étaient utiles et il ne les répétait pas. Avec son accent de terroir, on avait du mal à le comprendre ; aussi, de tous les langages, il préférait celui de ses pavillons…

Les filles dénudées, l’alcool coulant à flot, la dépravation à chaque réverbère, la première fois qu’il s’est baladé dans la rue de Siam, (Brest) il avait les yeux ronds comme des soucoupes, tant il découvrait ce que son imagination la plus débridée n’avait même pas approché !... La deuxième fois, il avait dégoté sa greluche, cet imbécile !...
On ne le reconnaissait plus, notre Alfa Bravo !... Il s’était amouraché de cette fille, cette Sonia, au point qu’il s’était mis dans la tête de la présenter à sa famille !...

« Alphonse, les fleurs de la nuit, ça ne supporte pas la lumière !... », « Entre rumeurs salaces et courants d’air froids, elles ne poussent qu’au coin des réverbères !... », « Celle-là, comme les autres, pendant que tu joues son garde du corps, elle te pique ton fric, elle t’essore !... », « Parce qu’une fois, elle t’a amené dans sa piaule, ça y est, tu crois que tu as décroché la timbale !... », « Tu n’es pas de taille !... Avec ses larmes de crocodile et son rimmel de Prisunic, elle va te foutre sur la paille !... », « Ta Sonia de bazar, ce n’est pas son vrai prénom !... ».

Notre Tango Charly, on pouvait bien tout tenter pour le dissuader de cette bêtise monumentale, il ne voulait rien savoir. En souriant niaisement, il balayait toutes nos semonces comme si elles ne pouvaient pas l’atteindre ; en échange, il parlait fiançailles, épousailles…

Est-ce qu’au moins, il lui avait expliqué sa cambrousse, la pluie traversière, les chemins de boue et les paysages sans lumière ?... Et puis, c’était autre chose qu’une tempête océane, qu’il allait affronter sur le pas de la porte de la maison familiale !...
Ses parents, debout dans la salle de séjour, quand ils allaient découvrir cette pétasse à la poitrine débordante, aux bas résilles et aux talons pointus, aiguisés comme des rapières, comment prendraient-ils la chose ?... Au plus vite, ils enverraient les plus petits dans la ferme d’à côté !... Tout affolée, avant de mourir de chagrin, sa pauvre mère irait retourner tous les crucifix de la maison pour que son Jésus ne voie pas cette ignominie !... Mais le lait de toutes les vaches allait tourner !... Il y serait question de roulure, de traînée, de pute et de salope !... Son père choperait une apoplexie telle, qu’il ne s’en remettrait pas !...

« Quoi ?... Comment ?... Tu l’as mise enceinte ?... », « T’es sûr qu’il est de toi ?... », « Ben, mon colon, t’es pas dans la merde !... ». « Et tu vas l’appeler comment, Papa, Roméo ?... ».

Un soir de sortie, avec Alphonse le timonier, le futur père de famille, j’eus l’occasion de l’approcher et de me faire ma petite idée. Il était tellement fier de me la présenter ; j’étais, comment dire, comme la répétition de ce qui se passerait chez lui…

Elle savait y faire, la Juliet, pour le rouler dans la farine, notre Echo Foxtrot ! Elle avait même pris son accent de paysan de la France profonde ! Pourtant, ces deux-là, on aurait dit qu’ils se connaissaient depuis toujours !... Parfois, ils se parlaient en patois de pluie et je ne comprenais rien à tout leur charabia !... Sonia, c’était son nom de bataille, celui de la ville et de ses excès ; Léontine, c’est son prénom de l’église et du baptême. Échouée à Brest, entre malfaisants et barbeaux de ruelles, elle pointait au plus vieux métier du monde. Comment allaient-ils appeler leur futur petit Zulu ?... Mike ou Oscar, à coup sûr…
D’où venait-elle ?... Certainement du fin fond de la France, d’un département perdu que même en citant sa plus grande ville, on ne se sent pas plus éclairé, d’un endroit tel qu’on a envie de se pendre, à vingt ans, pour ne pas mourir dans la désolation de ce trou du cul du monde... Et ces deux êtres perdus, s’ils étaient du même bled, de la même école, de la même flaque d’eau, celle qui fait des éclaboussures de rires qui résonnent toute une vie…

C’était la fin de l’après-midi ; après les douze heures de train, les deux heures de bus, la demi-heure de marche, Alphonse, dans sa belle tenue de mataf et Léontine, sans fard, sans chichi et sans tralala, cachée sous un imperméable couleur champêtre, prirent le chemin qui mène à la ferme familiale ; on entendait meugler les vaches à l’étable, une petite fumée s’échappait de la cheminée. Là-bas, inquiets et droits dans leurs habits du dimanche, ses vieux parents attendaient sur le pas de la porte…   

Pavillons

31 août 2019

Le monstre (TOKYO)

 

J’avançais dans le parc avec la tronche d’un cendrier. J’avais qu’une envie me barrer d’ici et me la couler douce sous un grand parasol.

Quand je suis tombé sur ce monstre. On avait dû m’assaisonner le pâté du matin au crack. Ce monstre me demandait de l’adopter, me suppliait de ne pas l’abandonner ici..

La créature au visage hideux, abandonnée certainement par un Frankenstein  de carton-pâte semblait prête à persécuter  toute la ville encore endormie .

Je n’étais pas un Avengers pot avec les superhéros de la galaxie, ni le filleul des super-Dupont  .

Puis je fus pris d’un fou rire à la simple idée de me balader avec ce chien fou dans mon quartier / surpriiiiise  je viens acheter ma baguette de pain avec toto mon chien fou !!

Surpriiiise , toto pisse devant les hortensias de la mairie .Non Monsieur le Maire il ne mord pas !!

Bon les surprises c’est rigolo une fois par an mais là l’animal devenait encombrant d’autant qu’il venait de sauter de son piédestal pour me lécher la joue.

Combien je regrette aujourd’hui de ne pas avoir eu sur moi ma redoutable caméra et sur fond de Cui Cui d’oiseau le voir dévorer le gardien du parc.

Un vrai pataquès cette balade dans ce parc alors que moi je voulais simplement me faire cuire le cul au soleil.

Je vous le dit  et vous le redit du crack dans mon pâté en croute.

Quand j’arrivai dans ma ville, celle-ci était infranchissable. Elle avait été découpée en zone étanche. Des flics partout. Je n’étais pas à Biarritz pourtant en plein G7. Quoique le monstre avait de profil une légère ressemblance avec TRUMP. Tout le monde ne parlait plus que du Monstre.

Ma vie était devenue une interminable pochette surprise, Le monstre n’obéissait qu’à moi.

P’tit frichti sur le pouce ? Deux-trois radis ?!!

je ne savais plus comment le nourrir d’autant que j’avais  à mes Basques un mur de photographes et de caméramans parce que ce serait tout de même dommage de ne pas immortaliser un truc aussi spontané. !!

Je le surveillais comme le lait sur du feu du coup il plissait son large museau et se roulait par terre comme un labrador. Aux premières pluies il s’est mis à rouiller Il était devenu modeste modeste vous dis-je !!

La seule chose qui l’incommodait c’était l’effluve des chaussettes des humains et le piment d’Espelette là je le tenais plus .

Hier soir dans son sommeil je l’ai foutu dans le hangar, la pluie, ça mouille trop , il ne supporte plus ,vces articulations sont paralysées . Pauvre bête finir comme ça !!

Depuis mon hangar est devenu une  machine à cash pour amateur de shows télévisés.

 

16 septembre 2023

Pas encore tout à fait amnésique. 10, Gabiers, moussaillons, marins d'eau douce, salée, ou dessalée (Joe Krapov)

Qu’on habite ou pas au bord de la mer, tout commence avec « Maman, les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ? Mais oui mon gros bêta : s'ils n'en n'avaient pas ils ne marcheraient pas ! ».

On vous fait très vite enchaîner avec « Ohé ohé matelot ! Matelot navigue sur les flots » et son terrifiant « on tira’z’a la courte paille pour savoir qui serait mangé (sur le gril ?) ». Celle-là, « Il était un petit navire », vous fait bien piger que vous êtes dans la même galère qu’Obélix et que si vous tombez petit dans la marmite des liaisons mal-t-à propos il n'y a pas de raison pour que vous soyez premier prix d'orthographe quelques années plus tard.

DDS 785 Haddock

On le comprend très vite que la mer est dangereuse et que le métier de marin n'est pas une sinécure. Il n'est que de voir Archibald Haddock lors de sa première apparition dans « Le crabe au pinces d'or : l'alcool a fait de lui un homme fini, un gabier de potence : il ne cesse et ne cessera jamais d’injurier à tout va tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. On apprendra plus tard qu'il tient ça de son ancêtre François de Hadoque et ce n’est un secret de polichinelle dans le tiroir pour personne : c'est juste un secret de la Licorne.

DDS 785 Le Vasseau fantôme 2

Les gabiers de l'Antiquité n'étaient pas mal non plus dans le genre grossiers personnages fort peu fréquentables. Les compagnons d'Ulysse sont plus du genre Wagner dirigé par Évguéni Prigogine dans le Vaisseau fantôme que Bateau ivre dirigé par Arthur (Rimbaud ou le fantôme justicier, je vous laisse le choix) : les guerriers de Sparte ou d'Athènes trempaient pas leur épée dans l'eau et avant l'Odyssée il y avait eu « l’Iliade, fais les valises, les partisans d'un Giro dur prétendent que la guerre de Troie à bien eu lieu ! ».

Mis à part l'univers rondouillard de Pépito et Ventempoupe de Bottaro, tout ce que la mer a porté comme navigateurs, explorateurs, Corsaires, pirates, flibustiers, négriers et amiraux de bateaux lavoir, de Cortez (the killer) à Long John Silver (and gold), est si peu admirable que quand la mer monte j'ai honte.

Oui, j'avoue, j'ai honte d'avoir mis dans ma guitare autant de ces chants de marins qu'on vénère en Bretagne au point de leur consacrer des festivals comme à Paimpol, Cancale ou Ploumanac'h.

Bien sûr qu'il y en a de très chouettes, des chansons, et de très jolies comme « Brave marin », « Loguivy de la mer » « Les Roses d'Ouessant » « Le Mariage secret de la mer et du vent ».

Bien sûr que j'adore « Mon petit garçon » « Le vieux », « Satanicles », « Quinze marins » et les autres pépites de Michel Tonnerre. Mais quand même, quel sexisme dans ce folklore maritime en chansons !

« Pour nous sont les garces des quais qui volent, qui mentent, qui font tuer » ! Les plus belles servantes emmènent Jean-François de Nantes, gabier de la Fringante dans leur soupente. Plus tard – je raccourcis très vite ;-) car il y a trop de couplets - il se lamentera à l'hôpital (de Nantua? ) où c’que c'est qu'on lui demandera : « Est-ce que ça vous chtouille ou est ce que ça vous grttouille ? ».

Quel programme dans « Le forban » : «  Je bois, je chante et je tue tour à tour », « Vivre d'orgies est ma seule espérance ».

Oui, je l'avoue, j’ai tellement honte de réclamer « Du rhum, des femmes et de la bière nom de Dieu » que je n'interprète même pas un des couplets de la chanson de Soldat Louis !  

DDS 785 Pogues

Je me souviens qu’un des premiers albums des Pogues s'intitule « Rhum, sodomy and the lash » ! Bonjour l'ambiance du genre « Vous avez eu mon pucelage et je n'ai pas eu votre argent » !

Chère Agrippine de Bretécher, ô gente dame, prenez peine et prenez vapeur : je vais lever le voile sur une culture masculine bien animale, sur des hommes qui vivent en mer et s’en viennent tirer des bordées et pisser comme je pleure dans le port d’Amsterdam avant de repartir à l'autre bout du monde faire la même chose.

Non finalement, je ne vais pas lever le voile sur ma honte : je vais surtout avouer qu’elle est avant toute chose celle d'un opportuniste ! Si je chante ces chansons, c’est parce que ces dames de par ici me les demandent : « Allez Joe, joue-nous l'Irlandais !» « Balance ton port, souffle la voile à l’harmonica, fais danser Fanny de Laninon que les joueurs de boules embrassent !".

Ce dont j'ai honte, comme Louis Aragon, c’est de n’y comprendre rien, aux termes de marine ! Qu'est-ce que c'est un gabier ? Un hunier ? Que signifie « prendre un ris » ? Une garcette, une grande vergue, une bitte d'amarrage, un nœud marin, un cacatois, tout cela est-il quelque chose de cochon ? C'est quoi un cabestan ? Et un câble qui se détend ? Quelle différence entre misaine et artimon ? Est-ce que bâbord est côté cour et tribord côté jardin ? Pourquoi y a-t-il une figure de proue et pas de figure de poupe ? Est-ce qu'on peut mettre un gabier à bord d’un sous-marin jaune qui devient vert lorsqu'il pénètre dans les eaux territoriales françaises ?

 

DDS 785 Barbe-rouge

Est-ce que je n'ai pas trop jeté l'encre encore une fois aujourd'hui ?

N'est-il pas temps de chanter la nouvelle chanson que j'ai ajoutée à mon répertoire pour l'occasion ? Ça va, rassurez-vous, celle-ci est tout à fait convenable !

P.S. J'aurais pu aussi bien travailler « Le Gabier noir » du même auteur, Michel Tonnerre. Ce sera pour une autre fois ! 

6 mai 2023

Watt it is ? (Joe Krapov)

« Ce n’est pas du petit labeur
Ni du petit lait pour la chatte ! »
Fut la réaction immédiate
D’Agrippine qui prend vapeur !

Pour que ce soit vraiment l’éclate
Il faudrait que je vous épate
En délirant sur le mot « watt » ?

Mais je n’ai rien dans ma besace
Qui fasse que je vous satisfasse
Aussi ai-je fait volt-face

Car je ne suis pas une lumière
Et comme Caroline avant-hier
Moi c’est la ouate que je préfère

La grasse du petit matin,
Les petits sourires mutins
Et l’électrolubricité
Qui font qu’on ampère son latin. 

Botter en touche, c’est plutôt moche
Mais je n’en fais qu’à ma caboche :
Je ne tendrai pas le joule gauche.

Je ne manque pas d’énergie,
Je n’m’éclaire pas à la bougie,
Je ne crie pas à la gabegie :
J’n’ai rien contre l’écologie
Ni contre l’électricité.

Je suis un drôle de bonhomme
Qui adore manger des pommes
Et lire les œuvres d’IsaacNewton
(Seulement par Gotlib ! Je t’étonne?).

Bju0pazCUAEmA8T

Le seul truc que j’aurais pu faire
Dedans mon squatt
C’est sortir mon ampli d’enfer
- Quand même ! Cinq watts ! -
Et vous chanter du Boris Vian
Qui a bien écrit en son temps
Une chanson fort adéquate
Qui s’intitule « La Rue Watt ».

DDS 765 rue Watt inondée en 1910

Mais pourquoi se donner la peine 
De piocher dans la même veine
Pour louanger Paris-sur-Seine ?

D’autre dames l’ont si bien fait,
Interprété , chanté hantées
Que, décidément je me tais.

Vas-y Catherine, à ton tour ! Tchatte !
Swingue ! Donne-nous la patate 
Avec ta voix si délicate !

Il fallait vous parler du watt ?
Voilà, c’est fait ! J’me carapate !
Je vais arroser mes tomates ! 

8 avril 2023

Ça n'a pas traîné (Joe Krapov)

Ça n’a pas traîné !

Dès l’incipit, je m’écriai, tout en pestant :

- Sapristi ! Comment cela ?! Pas de trace d’un féminin pour « sacripant » ? Elles sont passées à la trappe, ces sacrées traîtresses à appas si chères à l’oncle Georges ? Tous les coups en douce des Sainte-Nitouche à nattes ne vaudraient pas tripette ? Quid de la parité en matière de piraterie ? Diane la chasseresse et ses parentes n’auraient qu’une seule corde à leur arc ?

DDS 762 Fifi Brindacier

C’est vrai ! Qu’est-ce que c’est encore que ce mauvais trip ? Elles se sont carapatées où les Fifi Brindacier, Lucy van Pelt et la Léna de Pim Pam Poum ? Elles jouent à la crapette dans la petite maison dans la prairie ? Elles font sagement de la pâtisserie, du pain d’épices et des crêpes puis nettoient les moules à tarte au Paic citron ? Elles font (de la) tapisserie et battent carpettes et tapis ? Quel épatant tableau mais, par pitié, quel imbuvable pastis à la mode très Ille-et-Rance Travail Famille Patrie vous nous proposez-là !

Pendant ce temps les Patrice, les Eric, les Ernest et les Hippolyte accapareraient pour eux seuls les rôles des pieds nickelés qui patinent, des trouble-fêtes qui ricanent et qui tirent à la sarbacane, des sacrés garnements qui opèrent des rapines, volent le raisin et les tapas dans la cuisine, s’étripent, se traitent de tapette puis se tirent en traçant comme des lapins quand tante Patricia demande qui lui a fait la crasse de pisser sur son massif de pensées ?

Quelquefois les nièces aussi sont saisies d’une envie pressante ! M’est avis qu’Anna, Aricie, Tina et Rita ont elles aussi plus d’un tour dans leur sac. Peut-être sont-elles juste plus aptes que les trépanés du bulbe à testostérone pour dissimuler leurs caprices, cacher sous une carapace de train-train serein leur capacité à faire des bêtises, à licher le picrate en douce ou à voler des nippes au Prisu !

Il apparaîtrait bien étrange aux lecteurs et lectrices de la comtesse de Ségur de l’égalité hommes-femmes qu’aucune petite fille modèle ne tirât jamais la langue aux bons petits diables, ne se payât une pinte de bon sang en commettant force farces, ne rendît la monnaie de sa pièce au cousin à crête de punk, ne s’étripât avec sa pire ennemie, ne se montrât crispante pour son amoureux transi, ne fût capable de coups de patte ou de griffes.

Il faudrait être spartiate ou sacristain – encore un mot sans féminin ! - pour regarder comme du haut de la roche tarpéienne le monde en crise et faire semblant, sans cesse racée et toujours riante, de ne pas voir l’horreur des mercenaires de Wagner qui tapinent dans le craspec, de snober la rapacité des milliardaires et les exercices circassiens de leurs valets zacravates.

Pour danser sur le cratère du volcan, y a-t-il plus habile qu’une Isadora Duncan ?

***

Voilà, j’ai terminé ! Je n’ai pas été rapiat pour ma part. L’air de rien, en passant, j’ai quand même truffé, sans que ça ne fasse trop prise de tête, ce satané pensum hebdomadaire de quatre-vingts anagrammes du mot « sacripante » !

Voilà, cher Monsieur Ponge, ô Francis, mon parrain, tout le parti que j’ai pu tirer du sacripant !

Je suis bien conscient que mon écrit n’est pas la panacée, que vous n’entrerez pas en transe à sa lecture et que je vous offre peut-être cette semaine une bien pâle pitance tardivement sortie de mon crâne d’oeuf. D’autres participant·e·s feront sans doute, certainement même, mieux que moi. Pour cette raison-là je ne serinerai pas que la consigne n’était pas inspirante. Simplement, en toute sérénité, je proclamerai que, pour moi seul peut-être, « Sacripant » est un mauvais sujet !

DDS 762 Katzenjammer Kids [Knerr] 021 - Il a l'oeil

18 février 2023

Louis M. fait sa réclame ! (Joe Krapov)

A l’heure du streaming et de la musique dématérialisée, c’est sans doute aucun une gageure de lancer un nouveau label sur le marché du disque. Nous prenons le pari que les mélomanes nous suivront dans notre projet conceptuel unique en son genre.

Nous avons en effet choisi de ne publier que des artistes qui se produisent en duo, en quatuor ou en orchestre de dix membres. Nous n’avons évidemment rien contre Barbara Stressante, Raphaël, Renaud, Hervé, Adèle, Angèle, Camille, Régine, Pomme, Poire ou Scoubidou ou contre les auteurs-compositeurs-interprètes, même si le temps du gorille moustachu qui vient se gratter le ventre en chantant des chansons dans des cabarets de la rive gauche où les Parisiens dînent est définitivement révolu.

Nous pensons surtout que la musique, c’est comme l’amour : à deux, c’est mieux ! Qui ne se souvient des jolies paires du passé, Sonny and Cher, Stone et Charden, Sheila et Ringo, Véronique Sanson et Dalida, Villeroy et Bosch, Roux et Combaluzier, Poirot et Serré ?

Pour les quatuors, la comparaison faite ci-dessus ne vaut pas. Il se trouve que les boys bands de quatre garçons ont toujours été dans le vent, que deux violons, un alto et un violoncelle produisent de la jolie musique et que la base du chant polyphonique repose sur la répartition des voix en quatre pupitres : sopranos, alti, ténors et basses.

L’époque des grands orchestres à la façon de Glenn Miller, Count Basie, Ray Ventura ou le Splendid étant elle aussi révolue, et en vue de réaliser des économies de salaires, nous avons choisi de limiter nos formations orchestrales à un effectif de dix membres.

Notre label démarre avec six groupes d’artistes mais nous sommes en pourparlers pour enregistrer bientôt les albums suivants de musiciens très prometteurs :

Siphon et Gare l’uncle – Concert au parc central
Le duo Rateau-Mitsouka – Mars à Bahia
Chantal Gréco et Juliette Goya – La Peinture à l’Hawaïle

Les Quatre lézards – A la queue leu leu
Les Stray Quatre – Rockabilly the kid

L’orchestre James Décameron – Mieux vaut avatar que jamais !
La Fanfare ONAD – Dix de der !
Les Dix gagas - As-tu vu mon nouvel i-EHPAD ?

Dans le document ci-dessous, vous trouverez une présentation des six albums disponibles actuellement dans notre catalogue. Précipitez-vous chez vos disquaires, il n’y en aura pas pour tout le monde ! Bonne écoute à vous !

Louis Marianeau, directeur musical du label 2-4-10

Label 2-4-10


Catalogue 2-4-10 Louis Marianeau

 

21 janvier 2023

Les Montespan (Kate)

Les Montespan

- Mon cher mari

Tu es cocu

Louis-Henri

Tout le monde l’a su

Espèce d’hurluberlu !

unnamed-1

- Je n’accepte pas qu’on en rit.

- Tu honores le roi.

- Tu te moques de moi !

- Je pense qu’afficher

Mon déshonneur

Même aussi royal

Mais parfaitement déloyal

Sur mon carrosse

Et ne pas accepter

Que mon cœur

De la sorte on cabosse

Est normal…

- Tu ne gagneras pas

Il t’enfermera

T’exilera

Il gagnera !

unnamed-2

- Marquise

Tu as l’air hurluberlu

Par ta coiffure

Exquise

Ta beauté

Ton allure

Ta vivacité

Tu lui as plu…

- Et ma haute lignée

Ma volupté

Mon joli cul

Qu’en fais-tu

Mari ingénu

Pauvre hurluberlu ?

- Mais pourquoi,

Mon amour, dis-le moi ?

- Tu n’as plus un sou

C’est le trente-sixième dessous

Tu as tout perdu

Ton sort est suspendu

Et le roi…

- Quoi ?

- Il me veut, moi !

- Tu es ma femme, je crois

Quel hurluberlu !

- Le roi n’est jamais vaincu

Son corps divin le peuple porte aux nues !

- Tu délires

C’est juste un satyre !

Il veut ma femme et je ne veux pas

Ce n’est pas possible, ça !

- Espèce d’hurluberlu !

Tes dettes

Il les rachète

Ni vu ni connu

- Et mon amour, mon honneur

Mon bonheur, mon cœur ?

- Je t’aimais

Mais à lui me suis donnée

Adieu à jamais

Il me veut à ses côtés

- Dans son lit

À ses pieds

Qu’il soit honni

Je le hais !

Et mes enfants

Il me les rend ?

- Ce sont ses enfants

à lui et à moi

pas à toi

C’est flagrant

- Mais nous sommes mariés !

- Notre mariage, il va l’annuler.

- Quel malotru !

- De quoi parles-tu ?

Hurluberlu

Déçu

Te tairas-tu !

 

Merci à la Lucette d’Yvanne qui m’a inspirée et

Hommage à l'écrivain Jean Teulé

(Illustration n° 1 : planche de BD de "Le Montespan" de Jean Teulé illustré en roman graphique par Philippe Bertrand ;

illustration n° 2 : page 173 de

0

ainsi légendée : "La Marquise était plus blanche que La Vallière, elle avait une belle bouche, de belles dents, mais elle avait l'air effronté." (la Princesse Palatine), Musées du Berry, Bourges, photo. Giraudon)

10 décembre 2022

Petit texte à la mords-moi le noeud (Nana Fafo)

le mot de ronchonchon

Belgicisme :

maladie ne touchant que les Belges francs du collier, une fois !



Petit texte à la "mord moi le noeud" pour éviter le re-sentiment

Walrus et Ronchonchon



L'autre jour Ronchonchon a retrouvé son pote Walrus, le morse russe,
au parc pour un échange à poil, même si le temps était caillant
ils avaient bon et espéraient bien se poiler, nos deux poilus !

Ronchonchon était en mode rugueux, comme à son habitude
et Walrus, en mode j'ai plus un poil sur le caillou,
mais en verve sans cacaille
tel le belge franc du collier qu'il était,
assumant son Belgicisme et La Belle-Ci-git-cisme qu'il avait contractée.

Aucun des deux ne disposait de jolies crolles ondulées.
La seule chose qui ondulait était une brioche et l'espoir
qu'elle, La Belle, serait à la Boulangerie près du Parc :)

Renard au crochet



En effet, Walrus était bleu , transi,
il disait à Ronchonchon combien il l'avait dur avec Larousse et sa lunette
il espérait pouvoir continuer à re-sentir.
Ronchonchon, en bon cochon lui suggera de se la mettre derriere l'oreille.

Walrus dit que ça ne serait pas possible avant endéans quelques heures,
il devait d'abord prendre via Gras l'Ardéchois
et passer par le parc pour respecter une bande de circulation
avec son chien qui est une chienne
sinon "ielle" allait lui faire la misère (une vraie tête de cochon-ne).

Puis il devait passer à la pharmacie qui lui avait préparé son petit paquet
pour faire ses petites affaires.
Il voulait aussi utiliser la tirette pour en retirer du liquide
et s'ouvrir au champ et au chant des possibilités infinies.

Mais ronchonchon lui dit qu'il faudrait un gros paquet pour que ça fonctionne...
Walrus a busé avec son boentje,
il ne voulait pas passer pour un mêle tout qui s'emmêle les pinceaux.

Morse au crochet

A volle pétrole, il tira son plan sur la comète
pour emballer à pouf, tant pis !

(et non j'ai pas dit la Pouf, même si sa jupe est ras la Touf !)

Cette idée le chatoullait à en perdre ses tartines.
Il dévorait des yeux Larousse et ne réussissait plus à mordre sur sa chique.

il était limite à passer pour celui qui n'a pas ses frites dans le même sachet.
il n'allait tout de même pas chipoter.

Alors, il osa l'aborder et pour ne pas paraître pour un dikkenek
il lui expliqua qu'une drache arrivait et lui demanda si elle voulait un pépin
car si ça tombe...

Il espérait que ces 3 petits points la fasse sucer son pouce.

Cochon au crochet


Ronchonchon observait la stratégie en stoemelings  de Walrus.
Si ça avait été lui, il y serait aller "franc du collier".

Il lui aurait proposé une petite baise pour commencer
puis, des cours particuliers de cuisine boule-en-légère tenue.

(ben oui, elle sortait de cette foutue boulangerie Larousse, du sucre plein les doigts)

Il lui aurait donné un rancard, à l'heure de table  pour "en-cas" ou un "au-cazou"
avec un cumulet, un calumet, sur le divan
ils auraient pu jouer à la maîtresse et il aurait écouter goulument ses paroles
en lui proposant d'ôter ses bas-collants avec une griffe
il lui aurait déposer entre ses doigts sucrés son GSM (Grand ...)
Mais bon, ici-dedans  Ronchonchon est un gros cochon !

renard cochon morse au crochet


Vous savez ce qu'a répondu Larousse à Walrus ?
"non, peut-être... de septante à nonante c'est mes préférés"
encore un paradoxe !

tu m'étonnes que le gars ne sait plus sur quel pied danser
elle joue avec ses pieds, et comme un pied !

Sacré Walrus, ainsi  on n'en fait plus :)

on ne se pèle jamais ici.

Nos 2 compères ont bien compris que l'amertume ne sert à rien

tels des Dandys, à la manière de Gandhi

"Lorsque nous critiquons, il faut le faire avec une humilité et une courtoisie

qui ne laisse subsister aucune amertume."


Toute ressemblance avec des personnes ou des situations

ayant existé ne saurait être que fortuite.

 

Belle lecture, une fois.

26 novembre 2022

L'âme erre... Lâche aise... Tout est relatif ! - tiniak

 

Qui se rappelle à nos glamours
quand on en a eut fait le tour
de crépuscule en point du jour
aller-retour
dans la fournaise
droit devant ou par maints détours ?

Que saurait évoquer mon ombre… ?
Juste à cet endroit où je sombre
vers la Fée Verte qui me comble
- d’aise ?
plaise que non, mon bon !
seul mon cul tient sur cette chaise

Quoi penser de ce lent brouillard
que traverse un long corbillard
où, davantage tôt que tard
je viendrons m’allonger sans fard
avec l’averse pour linceul
le bruit des sabots pour fanfare
un nom que méprise Lazare
plus élimée que mon foulard ?

Dont il me reste un souvenir…?
De cette vie, voulez-vous dire ?
Mon brav’ môssieu, j’ai rien vu pire !
Que j’en ai perdu le sourire
au prix de graveleux soupirs
par des ruelles t’à maudire
et tous les kiosques de l’Empire

qu’a passé mon dernier sou ?
Là, sous mon nez, le voyez-vous ?
Pour la poche du vieux grigou
qui n’en respecte que le coût
ne dit pas mon nom jusqu’au bout
(j’ m’appell’ Zabou)

Pour fair’ marrer sa clientèle
(qui vaut mieux que sa parentèle !)
sitôt que je pique une tête
(vers la Fée Verte qui me guette)
“V’la qu’ la Za’ pète !”, il crie…
Mais moi, je m’en fous bien, pardi !
J’ai le nez gris et suis fort aise
de tenir encor sur ma chaise

absynthe_XIXe_sleepy_creepy

12 novembre 2022

99 dragons : exercices de style. 74, Zeugmatique (Joe Krapov)

DDS 741 zeugma

Il y a des gens qui sautent des repas et sur tout ce qui bouge. Ce dragon-là n’était pas comme ça. Il se tapait la cloche et des brebis dodues et c’était moins pour la bagatelle que pour l’estomac. Il était par là-dessus enclin à s’asseoir, une fois repu, sur l’herbe et sur son code de déontologie vu qu’il n’en possédait pas. Le fait que ces animaux couverts de laine et de probité candide appartinssent à l’ordre des ovins et au père Mathurin ne le gênait en rien.

Or, depuis qu’il était sur terre, Mathurin élevait des brebis et la voix quand quelque chose le contrariait. Il ensevelit le contrevenant sous un tombereau d’injures et une tonne de cailloux balancés avec force mais cela n’entrava point l’appétit de la bête ni sa carapace d’écailles résistantes.

L’éleveur mal élevé partit donc au château et au galop de sa mule pour soulever le problème et des troupes qui puissent le résoudre.

***

Quand on est roi d’un petit pays, même en 303 après Jésus-Christ, on peut être appelé à un grand destin et en même temps « Cuisses de fennec, fleur de Baalbek ». Le populo des temps anciens avait bien de la misère à lui tomber dessus et bien de la gouaille pour lui résister. Ça équilibre, croit-on, du moins un certain temps.

Quelquefois les monarques perdent le sens de la mesure et les pédales. Ils peuvent perdre pied et la tête sur la lancée et leur chef de chef tombe dans un panier et le son de leur dernière parole au pied de la guillotine, machine à trancher les têtes temporaires et les opinions définitives. Mais point n’est besoin ici d’uchronie ni de tirer à la ligne. Quoique…

Cuisses de fennec n’était pas aussi con qu’il en avait l’air. Cette histoire d’envahissement du pays par inadvertance et par un dragon était plutôt du ressort de Fetchez Lavach, son commandant en chef des armées et des pâtisseries orientales du petit-déjeuner. Il le convoqua, lui exposa la situation et ses motifs d’inquiétude.

- Vous, vous en avez gros sur la patate et de drôles de façons d’interrompre mon petit-déj, protesta le militaire. Qu’est-ce qui se passe qui ne passe pas ?

- Ce n’est rien qu’un étranger à expulser ou à trucider.

- Ça, je suis prêt à parier que c’est la bonne nouvelle. C’est quoi, la mauvaise ?

- C’est un dragon qui pète de santé et un boulon : il sort vite de ses gonds et des vérités premières comme quoi il faut manger pour vivre les moutons de Mathurin.

- Le genre balanceur de punchlines qui vous grillera la priorité et les guibolles au chalumeau ? Un lanceur d’alerte et de flammes ? Sire c’est une affaire d’entreprise privée. Quand les bénéfices enflent on ne vient pas nous gonfler. Mais dès qu’il cesse de pleuvoir, les paysans nous bassinent ! Savez vous que mes combattants ne sont pas des flèches ? Face à de tels avatars ils se tiennent à carreau. On peut très bien tirer à l’arbalète et au flanc. Vous connaissez leur devise : « Si vis pacem para bellum et à virer ! ».

- J’aime mieux courir sur votre haricot que vers la catastrophe, dit le roi. Si je ne vous fais pas faire un grand pas en avant on va se retrouver au bord du précipice et de la crise de nerfs.

Mais rien n’y fit.


***

Bref, une fois de plus, devant la défection de ses troupes, le roi dut faire contre mauvaise fortune bon coeur et appel à « Georges de Lydda Ltd » pour que le Romain éliminât le fléau (à coup de blé ?), l’aidât (Par Zeus ! Quel beau cygne !) à vaincre l’adversité et sa 74e déprime, lui redonnât du poil de la bête et du peps, lui fît reprendre goût à la vie et deux fois des nouilles à midi. C’est à ça que ça sert, la religion, non ? Ou sinon, mais plus tard, ça sert d’auto ? D’autodafé comme dans les contes de gagas du même nom ?

***

DDS 741 Saint-GeorgesAlors (« Bis repetita nic et hunc placent » comme on dit en lapin de cuisine) revint le moment crucial où il refallut, pour le chevalier romain, entrer dans le lard de la bête et dans la mythologie chrétienne.

Ô rage, ô désespoir, comme a écrit Corneille en bâillant et en préambule d’une célèbre tirade. De l’Iliade à Game of thrones, d’Azincourt à OSS 117 et sans vergogne, c’est toujours avec des bourre-pif qu’on bourre le mou aux mômes, c’est toujours des mandales que se refilent les Vandales en sandales et en sueur qui nous ravissent le coeur, nous clouent sur les fauteuils et le bec au cinéma !

Muets d’admiration et à cause du pop-corn « qu’on ne parle pas la bouche pleine », bouche bée, le cul vissé au siège lorsque ça devient chaud au niveau effroi, plus gagas que Lady devant Rocky, Rambo, quand se pointe Maciste ou quand s’avance Hercule, que ces gens descendent dans l’arène et des zigues en pagaille – ce ne sont que des figurants, acteurs de second rang et vous êtes au troisième – vous aimez quand ça castagne et la baraque au box-office ! Bref d’Ulysse à Bruce Willis, pour que la populace se délasse, sur la place des Lices on rompt des lances et le silence.

Or, voyez-vous, quand on se bat on inflige des coups au flanc droit de son adversaire et des blessures à son propre code de l’honneur. Car enfin, qu’a-t-elle fait, cette bête, sinon manger pour vivre et un mouton énervant qui n’arrêtait pas de réclamer qu’on lui dessine un petit prince ? Ça ne vous arrive jamais à vous de tomber en panne dans le désert et en arrêt devant un menu de restaurant qui vous met l’eau à la bouche, vous ouvre l’appétit et des perspectives de félicité post-prandiale ?

L'illustration ci-dessous est de Xavier Collette

DDS 741 Xavier Collette

« Tu ne tueras point » a dit le commandement mais toute règle a ses exceptions et ses graduations qui servent à mesurer la longueur de tissu qu’il faut pour faire un kilt et celle des phrases de Marcel Proust mais là on est excusable par avance de l’envie de sauter des pages et au visage de cet insomniaque moqueur pour lui signifier qu’au moment de trancher dans le vif du sujet et la chair du dragon on n’a pas besoin de littérature somnifère ; range ta logorrhée sous ta préciosité et ta pile de marcels, Marcel ! Ici on s’en cogne et on cogne, on distribue des pains avec ostentation et force moulinets des avants bras (de Bazouges?), on constelle d’horions, on pousse son avantage et le gars Elliott dans les orties, on estoque, on esquive, on esquinte, on essaie des tactiques, on esquisse des pas de côté et des crayonnés qui sont tout sauf des gravures de mode (on fabrique du Bacon ?), on zigzague, on zigouille, on lance des invectives et son beau cheval blanc-t-à l’assaut (thérapie?) de l’ennemi, on assène (Lupin?) des coups insanes (Antonio), on lance des assauts et des insultes, on fait gicler le sang, jaillir les tripes, exorbiter les satellites, exhubérer (néologisme ?) les langages militaires, on ouvre des parenthèses (vous avez remarqué ?) lorsque tout part en couilles en même temps que le ventre du paria (on met dans le mille, Zola ?).

***

Justement Saint-Georges vient de briser sa lance en même temps que la glace lors du énième contact avec la cuirasse potemkinienne du dragon. Il sort de ses gonds et de son fourreau une courte épée appelée xiphos et à entamer la confiance et l’épiderme de la bête, ce qu’elle accomplit bientôt.

Un coup de cette épée très courte et donc très bonne peut provoquer de graves blessures et de vraies réactions en chaîne de tronçonneuse chez l’adversaire pour peu qu’il soit avide de massacre au printemps (en Père Igor) ou de dollars du Salvador (la pilule d’Ali ?) en hiver. Après, tout dépend de ce qu’on préfère et de la grandeur de l’andouille : une mélodie en sous-sol ou cent mille dollars au soleil ? Un Henri Verneuil ? Un klaxon-automne ? Yvonne Printemps ? Suzy Delair ?

- Ô Dragon que je taille en même temps que ma bavette, Romy Schneider rend-elle Claude sot l’été ? demande Saint-Georges au dragon en lui ôtant le goût des choses de la vie.

Lors, filmé en contre-plongée – on est au cinéma, rappelez-vous le ! - le gros dinosaure lâche prise et un pet sonore, tangue, tangote, valse, vacille, inonde de son sang le sable du désert et la surface de l’écran sur lequel s’écrit enfin le mot « Fin ».

Puis au moment de conclure, de mettre un terme aux piles avant de se défiler avec les généraux gênés et le généreux générique, le « préquel » de Lucky Luke part vers son destin et le soleil couchant tandis que le tireur à la ligne plus vite que leur nombre que je suis s’ébahit de la façon dont le saint solitaire tire sa rêve-errance.

P.S. Parfois mon écriture baroque et la breloque ! Qu’on me pardonne la taille XXL de ce texte, inversement proportionnelle à celle de l’épée imposée comme sujet et à 5,5 % de taux de TVA !

5 novembre 2022

Diable bête sauvage (Nana Fafo)

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74 pour 740 de Pierre Filou-zoo-phalle

L'autre jour, Ronchonchon se baladait au Zoo de Scheet-Lite
en mangeant quelques douceurs sucrées de circonstance.
00(1)
Lorsqu'en s'approchant d'un groupe d'élèves en sortie scolaire
il surprit une conversation entre

Monsieur Rame Pierre, le prof de filou-zoo-fille
et
Monsieur Wolf Loulou, le prof de zoo-fil-ie

qu'il ne put s'empêcher d'écouter...

00



Type 1 : Dis, Loulou ! tu files où ce week-end ?

Type 2 : Pierre t'es lourd avec tes questions ! Fil'moi la paix !

Type 1 : Je vais surtout te filer le train si tu ne me réponds pas !

Type 2 : Tu sais bien que le samedi je filoche à l'os tôt
pour voir mon wolf-cramé...

Type 1 : Mais je croyais que tu te pissais dessus de ne plus trop y voir clair ?

Type 2 : C'est sur que quand c'est cramé, c'est tout noir, mais bon...

Type 1 : Au fait, j'y pense, j'ai oublié de te dire
que pour éviter de cramer ton wolf, il fallait utilser un wolframite,
tu sais... la marmite à wolf de Ma-mythou

Type 2 : Diable, ce qui m'embête plus encore c'est le ti-pain.

Type 1 : Quézac eau ?

Type 2 : Ben tu vois...

Type 1 : Non, moi c'est Pierre, tu perds la boule ou quoi !

Type 2 : Décidément, t'as la tête dure Pierre... tu ne m'écoutes pas ou quoi ?

Type 1 : Mais si, c'est toi qui comprend rien quand j'essaie de t'aider...

Type 2 : Je la connais ta chanson,
tu me fais prendre ma vessie pour une lente et terne agonie

Type 1 : Tout de suite le d-rame avec toi !
Depuis qu'on t'a dit que tu avais le syndrome "S"W de Wolf,
tu rames et t'es plus très Swag.

Type 2 : Excuse-moi de chercher ma Pierre Filou-zoo-phalle...
Tout le monde n'est pas presque indestructible et stable comme toi !
Et quand on te pronostique 74 pour 740 de chance de survie,
tu b-rames un peu !

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Autour de Ronchonchon planait un léger fumet
de shit ou de scheet ou peut-être même de sheet,
il se demanda si il n'avait pas halluciné cette conversation ...

Trop de sucre dans le sang ?

 

Belle lecture sucrée

29 octobre 2022

Prix de vertu et gadins badins ? (Joe Krapov)

Mais, bon sang de bon soir, quel crime a-t-on commis pour qu’on nous enfermât sous ce vertugadin ?

Et, saperlipopette, à cette bonne dame super-lisse et proprette, qui eût pu supposer cette vie foisonnante sous le jarnicoton de ses jupons tout blancs ?

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Le monde est-il soumis à la ventripotence, à la toute-puissance des instincts, du bas-ventre, du tripotage, de l’attirance, du fricotage, de l’indécence ?

Stupre et Fornication ne sont-ils pas au fond le Dieu et la Déesse qui régissent le monde ? Et celui-ci ne serait-il pas qu’une fête à scrong-neuneu ?

Foutriquets, merveilleuses, dandys, gandins, luronnes et fiers godelureaux dès matin se lutinent et s’allument pour que le soir pénètre en un lieu très secret une tête de nœud à grimper aux rideaux, un vitupérateur qui pisse sa chronique, un jeteur de gourme à gourmette, un jean-foutre, peut-être. Tout est fait, diantre, pour qu’on entre dans cet antre dont Eros est le chantre !

Pour la bignole rousse comme pour la reine de Prusse, ô l’étreinte, ô l’étrenne ! Mazette ! Le manant se voit dans la gazette des gagnants-gagnants, détrônant Don Juan, poussant Casanova dans un cul-de basse-fosse alors qu’il n’a produit rien de très étonnant : tout juste répondu à l’appel de nature et peut-être hérité d’une progéniture !

Fichtre ! Dire qu’il nous faudra appeler cela « Papa » !

D’un suivez-moi-jeune homme à ce bonheur-du-jour, ne serait ce pas là, pourtant, ce poussage de verrou aux orties fragonardes, tout ce qui met du sel à l’aventure humaine ?

En attendant, ventre saint-gris, c’est moi ici qui dois supporter la prison mais croyez moi, morbleu, dans neuf mois, je sortirai. Et il se passera un certain temps avant que j’aille m’intéresser à ce jeu de dupes, « voir sous les jupes des filles » ! 

15 octobre 2022

Nana fait du yogacriture (Nana Fafo)

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Lost Théo à Pattes

Ronchonchon continue ses séances hebdomadaires
avec le "Doc" Micro-Soft, dans son Office,
alias le "Gentillet" ou le "Petit-doux".

Quand on va chez lui, ça rentre comme dans du beurre,
les mots glissent tous seuls comme des méta-phores
portant ainsi l'idée à son paroxysme.
On parle de la pénétration de l'inconscient, bande de cochons !

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Cette semaine, Ronchonchon ouvre le bal
par une plainte sur un torticolis fulgurant
l'empêchant de tourner la tête.
Un petit extrait de leur conversation.

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Ronchonchon : Doc, cette fille me fait devenir chèvre,
au départ, elle me tournait autour,
puis elle me faisait tourner la tête
et maintenant elle me prend la tête !
En plus, je me suis chopé un torticolis qui me rend gronchon...
ya rien qui va !

Le Doc : Quelle distorsion cognitive sous-jacente
à cette dystonie pouvez-vous remarquer ?
(classe la phrase ? bon dans la réalité c'est pas comme ça, rassurez-vous !)

R : vous voulez savoir les fameux schémas dont vous me parlez souvent ?

Le Doc : oui... selon vous, quel schéma s'active particulièrement depuis votre torticolis ?

R : je suis contrarié et crispé depuis que ma nouvelle copine "Biquette" veut qu'on passe tout "mon" temps ensemble.

Le Doc : lui avez-vous dit ?

R : nonnnn, on voit que vous la connaissez pas ! Je préfère ne rien dire et prendre sur moi !

Le Doc : Vous préférez qu'elle vous prenne la tête ?

R : Non, je ne suis pas d'accord avec ça !

Le Doc : c'est exactement de ça dont nous parlons !

R : ah bon ?

Le Doc : quel mouvement fait votre tête lorsque vous n'êtes pas d'accord ?

R : Aïe !

Le Doc : Tant que vous ne direz pas non,
vous risquez d'avoir la nuque douloureuse,
en attendant, je vous conseille d'aller voir
Lost Théo à pattes

R : Je préfèrerai y aller à pinces

Le Doc : ok mais va pas falloir être une pince

R : J'suis un peu perdu là

Le Doc : Normal chez Lost ça fait toujours cet effet là !



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Belle lecture créative.

24 septembre 2022

Quand tout s'accélère ... ralentir ! (Nana Fafo)

734 Quiproquo

Faut qu'on décolle !
Faucon décolle.
Faulx qu'ont des cols.
Faux kon des cols
FO qu'ont des colles
Faux ! Con d'école !

A force de se précipiter on fait n'importe quoi !
Attitude pouvant mener au quiproquoi...

Quoi ! tu ralentis ?
Quoi ? tu rales, Lantis !

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Situation qui dégènère par de l'incompréhension...
Chacun pensant avoir "raison" sur la meilleure stratégie.
Chacun raillant l'autre de ne pas se rallier à sa cause.
Causant ainsi des quiditquoi...

C'est pourquoi Ronchonchon prend le contrepied
en ralentissant quand tout s'accélère
tout en râlant et tissant
pour évacuer et transformer
Merci la sublimation !

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Belle lecture créative

 

24 septembre 2022

Coeur pour cul (Kate)

Coeur pour cul

Lucie : - Claire ?

Claire : - Oui Lucie, allô !

L : - Claire, ça va ?

C : - Oui

L : - Tu bosses ?

C : - Oui, l'anatomie...

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L : - Et ton mec ?

C : - Hein ?

L : - Apollinaire...

C : - "The end".

L : - Quoi ?

C : - Il m'a fait prendre des vessies pour des lanternes...

L : - Tu plaisantes ? On ne la fait quand même pas à une étudiante en médecine ? Tu es enceinte ?

C : - Non non...

L : - Pas malade ?

C : - Mais non...

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L : - Bon, il est vraiment beau ce mec...

C : - Oui... mais pas une très bonne vue. Il m'a envoyé ce SMS hier soir : "Mon amour C FINI avec Claire, je t'aime"

L : - C'est pas vrai...

C : - Si, texto !

L : - Et tu lui as répondu ?

C : - Non.

L : - Tu as pleuré ?

C : - Oui, bêtement...

L : - Qu'est-ce que tu as fait ?

C : - J'ai marché une heure ou deux et je me suis remise à fond dans mes révisions pour les QCM.

L : - Mince... Et il t'a appelée ?

C : - Oui, il a trop de boulot, on se verra le week end prochain...

coeur

L : - Il t'aime !

C : - Sûrement... à sa façon. Son souvenir me suffit.

L : - Et cette fille, tu la connais ?

C : - Non.

L : - Elle est en fac avec nous ?

C : - Sûrement...

L : - Tu sais qui c'est ?

C : - Une fille très sympa, lumineuse. C'est toi Lucie ! Alors, il est à toi Apollon, je n'en veux plus. Son texto m'a "éclairée" ! Pour moi aussi c'est (C majuscule) fini (F I N I en majuscules)... Je te laisse Lucie. Ne m'appelle plus, je bosse !

 

10 septembre 2022

Quoi de n'oeuf, Pussycat ? (Joe Krapov)

Quand on est lieutenant de vaisseau il vaut mieux supporter une poule au riz de sa coquette belle-sœur Eva que de subir une avarie à la coque de « La Belle poule ».

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Bien qu'il ait utilisé du blanc et du jaune dans ses toiles le peintre Nicolas Poussin n'est pas né dans un œuf.

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Quand la poule a pondu un œuf, elle se précipite hors de son nid en clamant haut et fort « Cot Cot Cot Kodak » mais aucun photographe jamais ne vient immortaliser l'heureux événement. En même temps, vu que tous les appareils photo sont japonais désormais, il eût été plus efficace peut-être qu'elle caquetât « Cot Cot Cot Nikon » ou même « Cot Cot Cot Samsung » vu que de nos jours on prend des photos avec un téléphone.

***

Toutes les poules qui picorent ne peuvent pas s'empêcher de raconter en même temps aux voisines la façon dont elles ont pondu le dernier de leurs œufs. Mais chez les humains c'est pareil. Dès qu’on se met à table, ma belle sœur Eva ne manque jamais de nous narrer un de ses accouchements.

P.S. Je n'ai pas de belle sœur qui s'appelle Eva et je ne suis pas lieutenant de vaisseau. Amiral de bateau-lavoir, peut-être ?

***

Chassez le naturel, il revient au bungalow, comme on dit chez Sttellla ! Dans quoi battons les œufs quand on fait un gâteau? Dans un cul de poule !

***

On en a fait tout un plat, de l'œuf de Christophe Colomb, mais il n'apparaît jamais sur le menu du restaurant ! Alors que celui de Mimosa, le fils de Popeye, si !

***

Si tu prépares avec l'amour des mouillettes avec du pain bio et du beurre Bordier, si tu passes un certain temps à disposer le coquetier bien au centre de ton assiette, si tu astiques l'argenterie afin d'y mirer ta binette, si tu laisses trop longtemps les œufs cuire sur le fourneau, tu obtiens un œuf dur au lieu d'un œuf à la coque et tu as l’air aussi con en tapant dans le jaune solide que la poule effarée découvrant un couteau.

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Refus d’obtempérer aux barrages de police : attention ! Maintenant les poulets tirent dans le tas et s'abritent derrière le proverbe « On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs « ! ».

***

Qui vole un œuf vole un bœuf.
Et ceux qui volent Catherine 2-9 ils volent quoi ?

***

Autre proverbe flic : « Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier à salade ».

***

Est-ce la poule qui a fait l'œuf ou est-ce l'œuf qui a fait la poule ? On ne trouve une réponse valable à cette question qu’au moment de cette fête religieuse qui s'appelle Pâques : c'est le chocolatier.

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***

Un souvenir de calembour peut-être allaisien : entre le tigre et l'œuf rate ! En fait c’est de Francis Blanche : https://arbrealettres.wordpress.com/2020/07/27/mesopotamie-francis-blanche/

***

Si jamais tu avais à écrire un roman intitulé « Les Aventures de deux œufs » comment appellerais-tu tes personnages? Orie et Émisme ?

***

Dans les stations de sports d'hiver, quand on veut monter les œufs en neige, il arrive que le que le téléphérique soit plein comme un œuf.

***

Boris Vian, Henri Salvador et Michel Legrand sont les premiers importateurs du rock'n'roll en France. Sur ce disque de Henri Cording figure le titre « Va t’ faire cuire un œuf, man » et j'y vais de ce pas.

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C'est grâce à l'oviparité des autruches que Zizi Jeanmaire a pu faire carrière avec son truc en plumes, chanson dont les paroles sont de Bernard Dimey.

***

On peut être de la même famille, on peut même être né·e·s jumelles ou jumeaux et, dès la petite enfance, ne pas bien s'entendre avec son frère ou sa sœur. Chez les poules on dit alors qu’il s’agit d'œufs brouillés .

***

- Désolé, Mamadou, mais ta liqueur d'œuf de crocodile, je n'en prendrai qu'une larme!

***

Un œuf, des oeufs.
Catherine Deneuve, Catherine Deuzeux ?

***

Un œuf, des œufs (prononcer « zeu »).
Un bœuf, des bœufs (prononcer « beuh ») ?
Un fauteuil neuf, des fauteuils nœuds ?
Un veuf, des voeux ?
Un keuf, des queues ?
Une meuf, des « meuh »?
Un Titeuf, des p’tits n’veux ?

***

Est-ce que les poules de luxe pondent des œufs d'or?

***

Dans la vie il y a les gens qui marchent sur des œufs et ceux qui mettent les pieds dans le plat. Si ce sont des éléphants, le résultat est le même.

***

Un scandale, on peut l'étouffer dans l'œuf. Un poussin, c'est plus dur, surtout sans briser la coquille.

***

Au pied des statues de l'île de Pâques, vers le début d'avril, les oiseaux viennent pondre des œufs très colorés.

***

Les Français font 2,3 enfants en moyenne. Combien ça fait de poussins, une douzaine,2 ?

***

« La Cane de Jeanne » et « Les Oiseaux de passage » sont deux chansons de Georges Brassens qui en a pondu un certain nombre.

Ballade avec Brassens 2022

Est-ce que c'est le lapin de Pâques qui pond les œufs en chocolat ?

***

Imaginez qu'on se reproduise comme les coqs et les poules ! Maman nous mettrait dehors très vite puis elle resterait allongée 3 semaines sur nous pour nous tenir au chaud et à la fin on sortirait au jour... quelque peu raplaplas !

 

N.B. Sur le Défi du samedi numéro 732, inutile de se mettre Martel en tête : en matière d'oeufs on ne fera jamais aussi bien que Bernard Dimey dans son Bestiaire d'autre part (dans le recueil « Sable et cendre » chez Christian Pirot. On le trouve encore en occasion, achat vivement recommandé).

L'oeuf

L'œuf n'est pas un animal. Si on s'amuse à le couver, pour voir, et si on a autant de patience qu'une poule, alors on fait peut-être un poussin.
Si vous laissez tomber un œuf, ce n'est plus la peine de le couver, vous n'aurez pas de poussin.
Le poussin grandit très vite et alors, d'un seul coup, il s'appelle poulet et s'il continue de grandir encore, il s'appelle coq.
Mais beaucoup de poulets n'ont pas le temps d'aller jusque là parce qu'ils sont trop bons à manger.
Pour faire un œuf, il faut chanter pendant au moins une heure ; mais si vous n'êtes pas un oiseau, ce n'est même pas la peine d'essayer, même si vous chantez très fort.
Il paraît que les tortues font des œufs de temps en temps mais c'est pas des vrais œufs. Ils sont tout mous. Les vrais oiseaux font toujours des œufs durs.
Si vous voyez des oeufs tout verts ou tout rouges ou tout jaunes ou tout bleus, cela veut dire que c'est Pâques.

20 août 2022

729 avant JC (ou presque) (Nana Fafo)

729 mouettes


Une petite histoire de merde.
ou le déroulement d'une construction "intérieure"

En voyant ce promeneur d'aplomb,
Ronchonchon se demanda si il était en plomb.
Il semblait rester de marbre,
à l'idée d'aller là où il allait... (lui et le promeneur !)
Vers lui-même ? luisant au loin, dans l'épais brouillard
que la vie met sur notre chemin ?

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Même la mouette posée nonchalamment sur sa tête,
le rendait stoïque, tel Zénon (le philosophe, pas le guitariste !).
Allait-elle couler un bronze, la garce ?

Sur un gars en bronze, c'est pas banal !
Surtout qu'il ne peut même pas "se chier dessus", quel vulgaire !
Il peut juste se "faire" chier dessus...
un petit mot qui fait toute la différence,
entre avoir peur et se faire "emmerder" par les autres.
Encore que, et sans vulgarité, du 2e peut naître le 1er,
vice et versa.


La fiente au coeur de ses interrogations,
Ronchonchon ne peut s'empêcher, quand il s'agit de caca
de penser à se rouler dans la gadoue.
Il espère qu'il ne sera pas traîner dans la boue
avec cette petite histoire de merde, le bougre !

Cette activité commode de roulage,
contribue au bonheur de Ronchonchon, vous savez ?
N'y voyez aucune pelle, mes cochons !
Ici, on parle de bouse
et non de se rouler des galoches.

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C'est aux commodités, qu'une réponse est apparue.
Christophe André le dit dans son livre "La vie intérieure"
Chapitre 15 "Le petit coin - voie d'accès à sa vie intérieure"
"... tout ce dont la vie intérieure a besoin s'y trouve :
le calme et la solitude, la possibilité de recueillement
et l'absence de sollicitations extérieures..."

Vous pensez que la mouette le savait
en se posant sur ce goguenot géant pour oiseau ?
Quelle goguenarde !

Merde alors !
Si les mouettes commencent à faire du développement personnel
on va pas s'en sortir...


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Belle lecture créative.

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Le défi du samedi
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