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Le défi du samedi
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10 février 2018

Encore du bon belge (joye)

Mon pote Zeke est un zingueur qui aime semer la zizanie.  C’est un zig zen de Zambie. Hier, je l’ai rencontré au zinc du Zénith à Zaventem où il sirotait un Zombie en zieutant les zigzags d’un zonard qui zippait des zeugmas sur un lecteur zip. Après des bizous, Zeke me zozota : T’écris encore ?

-          Ouais, zut ! Justement, faut que j’écrive un truc zinzin sur les zébus.

-          Les zizis, tu dis ?

C’était soit son zwanze, soit le Zombie qui parlait.

-          Nan, zozo, les zébus ! lui ai-je dit.

-          Quoi t’est-ce, des zébus ? Comme des zinnias ?

-          Non, encore zéro !  Te laisse pas ziber, hein ?

-          Un zébu, est-ce une buse en verlan ?

-          Nan !

-          Comme un zèbre ?

-          Eh ben, c’est un animal, oui…

-          Zoom ! Allons au zoo !

-          Minute, zeuzère, le zoo est fermé asteure.

-          Pas à Zanzibar ! Ni au Zaïre !

Faut le dire, ce Zeke est zélé, comme un zircon à seize zlotys !  Soudain passait un zéphyr, il m’a soufflé des zidées et zoom ! J'ai eu exzactement ce qu'il fallait !

Tel un zancle, je bouffais ses zakouskis, heureuze.

framed

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10 février 2018

L'hôpital se moque de la Charité (Joe Krapov)

Qui dira les ébats
Du zébu
Sur les bords du Zambèze ?

DDS 493 vestiaire gratuit

Qu’il danse la samba,
Ayant bu,
Ou bien la javanaise,

Le mambo, la cumbia,
Le gumbé (très pointu !)
La polka lorientaise,

Qu’il essaie la rumba,
Fort imbu,
Il n’est jamais à l’aise.

Et pourtant, ce gars-là,
Comme il bosse
Pour devenir le roi
De la soirée de gala
Du dancing Macumba !

Ecoute-moi, zébu !
Petit conseil d’ami
Pour concours d’élégance

Transmis depuis la France :

Mets de l’eau dans ton vin !
Prends un air moins bovin !
Pour devenir the boss
Des dance-floors poitevins
Mets ta bosse au rebut,
Bouge un peu plus ton cul !

Et puis, par Belzébuth,
Pour une allure altière,
Pense donc à mettre un fute
Par-dessus tes glaouis
Et à laisser tes cornes
Au vestiaire :
C’est gratuit !

DDS 493 danseur zébu

10 février 2018

Zé trop bu ! (Nana Fafo)

 

Episode 05 : Quelle vacherie cette Germaine

 

germaine_vacherie

Pingouinnot devait recruter un acolyte (pas un alcoolique addict au Xérès)
afin de retrouver ce fameux JP qui détient l’énigme à résoudre,
sa toute première mission en tant que super héros.
Avant de partir du Mont Bréquin avec son vilebrequin dans la manche,
il salua le Yéti tibétain qui lisait.
Ce dernier lui rendit la pareille et lui tendit l’appareil  “ Zéba”.
Un petit appareil rond et bosselé avec des sortes de protubérances
qui ressemblaient à des cornes, on aurait dit une boussole.
Pingouinnot pensa : mais qu’est-ce que c’est encore que ce truc ? Ze Zéba... 

Cet appareil, lui fit penser à son ami Ronchonchon
et ses récits sur ses états d'ÂME.
Ronchonchon habitait en Ardèche, à Salavas,
dans une ferme près du complexe hôtelier ZébuDuX Air S,
un endroit réservé aux docteurs S-truc la bosse des maths.
Sa grange était à côté de ces voisins un peu vaches, qui le faisaient tant beugler.
Une tribu de Zébus, en robe noire et blanche, qui venaient de Madagascar,
des matheux, eux aussi, tous bossus, avec un cheveu sur la langue,
qui n’arrêtaient pas de s'engueuler à propos d’une histoire de vaisselle.
On entendait souvent  ruminer   :  “Zéba fait la vaisselle…”
Ronchonchon ne pouvait pas s’empêcher de régurgiter :
“ Ben va falloir bosser un peu ma grosse !”  
Evidemment, ça ne pouvait être qu’une femelle qui se déforme ainsi les zygomatiques et mastique  à s’en faire péter la panse, pour de la vaisselle pas faite…
Qui aurait pu croire que ces super Boss limite Génies indiquaient un retard mental avéré pour le quotidien (pas le journal) ! Le paradoxe de beaucoup d’entre nous, le sens que l’on donne aux choses. 

La vie est faite de signes…
Pingouinnot se rendit à Salavas
rejoindre son ami Ronchonchon pour lui parler de la mission mi-mi. 

Il arriva au moment où les voisins un peu vaches festoyaient façon Corrida,
si seulement ils pouvaient s’inspirer de leurs ancêtres indous et de leur Jallikattu
ou de leurs cousins malgaches et de leur Savika, aucun être vivant ne serait tué.
C’est pour cela que Germaine voulait partir. 

Germaine, c’était la seule rousse du troupeau, le mouton noir de la bande, la pure, la précieuse, mais aussi la cousine de Végas, elle venait de la Sarthe.
Elle n’avait pas loupé une miette de la conversation entre Pingouinnot et Ronchonchon sur la mission mi-mi, elle ne put s’empêcher de mettre son grain de poivre, piquante et amusante comme à son habitude. Une vache qui rit.
Un défi était lancé, l’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, dans la Sarthe, ce sont des aventuriers. 

“J’ai entendu parler de votre fameux JP, dans notre milieu de matheux, c’est une légende.
J’ai un indice pour vous. Ramenez-moi au Pays du Bois Joli, près du Mans, revoir ma soeur Azalée, et notre mascotte Zébulon et je vous dirai tout.” 

Les voici partis pour 24 heures de roue libre, direction Le Mans,
sur les rails d’un prototype SNCF mi-wagon, mi-loco, où ils devront endurer la fatigue du voyage et se relayer pour ne pas tourner en rond et éviter le pisse-dru du ciel, en se rapprochant petit à petit du grand ouest de la France, limitrophe de la Normandie, où ne dit-on pas qu’il pleut comme vache qui pisse ? 

Pingouinnot et Ronchonchon étaient intrigués : mais que pouvait-elle bien savoir ? 

Note de l’auteur(e)** : Zé buté ou pas sur ce thème, Zé bu l’eau, Zé aussi bu la tasse, mais lorsque Zé débuté cette histoire ze ne pensais pas autant m’amuser !
Zut j’espère que Z n’est pas arrivé à la fin programme. 

** y nous emmmm avec leur féminisme, moi je veux pas devenir maçon ! à chacun son métier, et les vaches seront bien gardées ***
*** qu’elle aille faire la vaisselle et qu’elle se taise !!! 

* les mots soulignés sont en liens avec le thème de la semaine

 

20 janvier 2018

Les Belles histoires d'oncle Friedrich. 2, Wagon de train (Joe Krapov).

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Dans le train de 8 h 24, les banquettes étaient en bois, les voyageurs étaient face à face ou dos à dos et il y avait une étroite allée centrale. Dans celui de 7 h 14 on accédait et descendait par des portes très étroites qui ne laissaient le passage qu’à une seule personne à la fois.

Mais dans celui pour Paris il y avait un long couloir et des compartiments. A l’intérieur de ceux-ci il y avait quelquefois, au-dessus des sièges, des photos en noir et blanc – en sépia ? – qui représentaient des paysages de France. Un célèbre dessin de Jean-Jacques Sempé représente un de ces wagons-là et le paysage qu’on aperçoit par la fenêtre est exactement celui qu’on voit dans un des cadres.

***

Le jeune homme s’appelait Arthur R. Il était âgé de seize ans et n'avait pas un rond sur lui. Peu avant l’arrivée du convoi pour Paris il avait contourné la gare et sauté par–dessus la barrière en ciment ajouré. Il s’était retrouvé sur le quai. C’est qu’à l’époque encore un contrôleur vérifiait au départ et à l’arrivée des trains que chaque voyageur possédait bien un billet lui permettant d’effectuer ce voyage-là et pas un autre.

Pour Arthur R ce voyage-là était LE voyage. Il jouait sa vie à quitte ou double. C’était sa première fugue qu’il espérait bien définitive. Marre de la ville de C., suprêmement idiote parmi les bourgades provinciales. Marre de la Mother qui ne comprenait rien à son art, à son amour de la composition, à son ambition de devenir un artiste. Pour percer, pour être reconnu, il fallait qu’il monte à Paris. C’est là que tout avait lieu, dans toutes ces salles prestigieuses, sous les lumières électrisantes des cafés où la vie intellectuelle était trépidante. Même si elle n’avait été qu’un peu pidante ça aurait quand même arrangé Arthur R. Il pourrait montrer ici ce qu’il valait alors qu’à C. personne ne comprenait. Et voilà pourquoi votre fils Arthur « brûle le dur », Madame R.

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Hop ! Hop ! Ni vu ni connu… Caché derrière un voyageur à chapeau melon Arthur échappa à la surveillance du chef de gare et monta dans le wagon. Quand le coup de sifflet retentit et que la vapeur de la locomotive s’éleva dans le ciel, le train s’ébranla lentement. Arthur ressentit alors la joie d’avoir pour ainsi dire cocufié l’agent des chemins de fer.

Il s’installa dans un compartiment où il restait une place libre. Les bourgeois qui montaient à la capitale observèrent d’un sale œil son regard effronté et gaulois, sa tignasse abondante et mal peignée et ses croquenots de campagnard qui renardaient quelque peu. « Je n’ai pas pris le temps de changer de chaussettes » songea-t-il et il reconnut dans cette phrase un alexandrin parfait.

DDS 490 controleur-tierce-OrdnerSeule âme apparemment bienveillante dans le compartiment, une jeune femme à chapeau fleuri semblait être tombée en extase, le regard fixé sur les mains fines et les longs doigts d’Arthur, signes d’une hypothétique et toute musicienne délicatesse. Peut-être y aurait-il eu ici une idylle à nouer, peut-être que tout aurait tourné autrement s’il n’y avait pas eu à l’époque des employés qui se nommaient « contrôleurs » et qui faisaient la chasse aux fraudeurs, aux resquilleurs, aux migrants économiques sans titre de transport. Il paraît qu’ils existent encore aujourd’hui et qu’ils sont beaucoup mieux armés que jadis : la douchette à flashcode plutôt que la pince à tiercé ou la poinçonneuse de couleur lilas.

Si moi-même je suis terrifié lors de leur passage dans les TGV que j’emprunte – et que je rends (et pourtant je vous fiche mon billet que je le paye toujours) ! – on imagine la frayeur du jeune Arthur R. lorsqu’il entendit à l’autre bout du couloir le cri de guerre du chef indien à casquette : « Contrôle des billets Sioux plaît M’sieu Dames !».

Ni une ni deux, Arthur plongea sous la banquette. Son admiratrice au chapeau à cerises épandit ses jupes le plus largement possible pour qu’il échappât aux regards. Mais les messieurs sérieux renâclèrent. Il y a même fort à penser que l’un de ces citoyens fit preuve d’un respect particulièrement putassier de l’ordre républicain et des règlements établis par le voyagiste. Plus faux-cul que la crinoline « cache-cache » de Mademoiselle Lelongbec il indiqua au représentant de la police des trains, par force grimaces et mimiques, la présence au sol d’un contrevenant.

***

Je vous la fais brève, comme disait Manuel De Falla en parlant de la vie. "On ne va pas y passer la nuit, mon chauve !" comme disait Moussorgsky à Borodine dans les steppes de l’Asie centrale.

Comme ça ne rigolait pas plus que maintenant en ce temps-là du côté de la maison Poulaga, Arthur R. fut alpagué brutalement, menotté à l’arrivée à Paris, embarqué dans un panier à salade et conduit à la prison Mazas. Il y connut l’horreur de la promiscuité, des sales odeurs de la tinette, du délire des pochards avinés, du mépris des putes grossières, de l’inhumanité des flics pas commodes et des matons blasés.

Bref il passa une semaine au violon et en sortit dégoûté à jamais de cet instrument. Quand un ami de ses parents l’eut ramené dans sa famille il se fit une raison et reprit ses études de piano et de Chopin.

A force de travail et de persévérance Arthur Rubinstein devint un très grand artiste dont l’immense talent fut reconnu dans le monde entier.

***

Comme quoi, mes chers neveux et mes chères nièces, il importe toujours de suivre le droit chemin et de ne jamais dévier de la consigne quand on veut faire fructifier son bagage.

Extrait de « Par-delà le bien et le noch ein Mal » de Friedrich Nichts.

30 décembre 2017

Ecrire à Rimbaud. 12, Thuriféraire (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

"Entends-tu les clochettes tintinnabuller ?"
Graeme Allwright

 

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Nous autres les thuriféraires de la poésie volatile, les apôtres des hashtags #balancetonencens, #diffusetonpatchouli, #assumetonbabacoolisme et #décroissantsaubeurre, nous avons fort à faire ces jours-ci avec les sommations de la société de consommation.

Nous voici à peine sortis de la célébration coûteuse et somptueuse de la naissance d’un fils de pauvre dans une étable que d’aucuns songent déjà à remettre le couvert le 31 décembre pour commémorer la venue au monde de Jean-Marc Sylvestre, le thuriféraire n° 1 du libéralisme galopant nez au vent, ou pas, sous sa bannière emplie d’étoiles.

Consommons ! Consommons ! Consommons la dinde et le marron, les serpentins, les cotillons, les canapés sur le napperon, la veuve Clicquot, le Dom Pérignon, soignons-nous aux petits oignons, gavons-nous jusqu’au troufignon de foie gras d’oie, foie gras d’oie voilà les Dalton !

Car il ne sert à rien de jouer les Harpagon, Picsou nageant dans ses millions, d’avoir la passion des actions et d’honorer le dieu Pognon.

Claquons tout ! Soyons fous ! Sauf que moi je ne le puis. Mon bonheur sur cette Terre me coûte excessivement peu cher. Je suis le thuriféraire des captations de lumières ; l’objectif de ma prêtrise est de dispenser des bêtises et mon déguisement en Merlin l’encenseur ne vise que des petits bonheurs, ceux qui n’ont pas de prix parce qu’ils sont gratuits.

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J’opère en toute simplicité d’esprit et – beati spiritu pauperes – je m’en trouve bienheureux. J’entre dans les églises pour aimer leur silence et faire mon miel photographique de leurs vitraux. C’est par-là que je crois au mot «divinité». A ce jeu-là, si c’en est un, il me semble que nos chemins sont à l’inverse.

Y a-t-il un coeur sous ta soutane d’autrefois ? Qu’est-ce qui bave à la poupe sinon l’encre d’un certain fiel ? N’était-il pas par trop facile de retourner Verlaine comme tu le fis à chaque fois ?

Sur le bateau ivre de la photographie, dans cette chapelle marginale, ne rencontré-je pas, de mon côté, un certain mysticisme planant ?

Là où nous nous rejoignons, finalement, c’est au désert ! J’écarte soigneusement les humains de mes paysages, tel un herboriste rousseauiste et me réjouis des attraits des bois et guérets de la Creuse.

Mais je ne dédaigne pas pour autant les portraits de groupe, la sainteté volée des musiciennes au travail ou la gaîté posée ou joyeusement éclatée des carnavaleuses complices.

J’adore aussi ces krapoveries à la W.C. Fields qui me viennent je ne sais comment : « Ca y est ! Je me suis encore fait avoir. L’estomac plein, le cœur au bord des lèvres. Fruits de mer, pâté en croûte, vins, Champagne, chocolats, gâteaux. Trop, trop, trop. Pourquoi ai-je tant participé à ces festivités alors que je ne crois même pas au Père Noël et encore moins à sa naissance à Bethléem entre un bœuf et un âne ? En Laponie, entre deux rennes, passe encore ! ».

A part ça j’ai découvert ce week-end un bien plus terrible thuriféraire que nous autres. Il s’agit de Pierre Michon dont, jusqu’à la semaine dernière, le nom et l’oeuvre m’étaient inconnus.

Ce monsieur s’est fait une spécialité d’écrire autour des portraits, d’en dresser de bien littéraires à des moments-clés de la vie des glorieux. Dans son livre «Le corps du roi» il nous met sur la table des lois son idolâtrie pour Samuel Beckett et William Faulkner se faisant portraiturer chez un photographe ou nous dépeint Gustave Flaubert sortant pisser un coup dehors après avoir mis le point final à la première partie de "Madame Bovary". A tous les coups Michon a dû écrire quelque part une prose poétique du même acabit sur Proust. A bon entendeur, Port-Salut ! Voilà, c’était une idée de cadeau à rechercher pour votre oncle de Belgique !

Mais surtout j’ai appris en parcourant les Cahiers de l’Herne à lui consacrés qu’il a commis un «Rimbaud le fils» dont je ne peux pas te dire grand-chose car il était sorti, comme tous les livres de Michon, de la bibliothèque où j’ai mes habitudes. J’ai d’autant plus d’appétence pour cette lecture que son projet de départ était d’écrire sur ton frère, Frédéric Rimbaud, le conducteur d’attelage ! Je trouve cette idée géniale, gaguesque à souhait mais je doute qu’il en ait fait un bouquin réellement rigolo.

Voilà, mon cher Arthur, ça sera tout pour aujourd’hui. Ite missa est !

Je t’envoie mes salutations distinguées de thuriféraire de Sainte-Boîte-à-lettres-du-Cimetière qui me permet depuis six mois maintenant de correspondre avec un mort d’importance !


P.S. Ceci n’est pas une grossièreté : existe-t-il pareille boîte à lettres dédiées au cimetière de Montcuq ? Car je me ferais bien aussi le thuriféraire de Nino !
 

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7 octobre 2017

De Rimbaine à Verlaud. 1, Hypocondriaque (Joe Krapov)

M. Arthur Rimbaine
Explorateur de voies intraveineuses
et de traditions orales ou à mettre dans les annales
8, quai Arthur Rimbaud
08000 Charleville-Mézières

Monsieur Paul Verlaud
Société de géographie des Maladives et du Miraginaire
73, rue Sonneleur
62812 Vent-Mauvais


Charleville, le 4 octobre 2017

Mon cher Paul

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Voici mon premier rapport sur l’île de Tamalou, anciennement dénommée Hypocondrie, où je me suis rendu à votre demande afin de vérifier et compléter les informations dont vous disposiez ou pas.

La capitale de cette petite île s’appelle bien Gébobola comme vous le supputiez. L’île est traversée d’Est en Ouest par une rivière que les autochtones appellent la Fièvre diffuse. Un genre de Sèvre niortaise mais en moins long que cette rivière charentaise qui pantoufle aussi en Vendée et dans les Deux-Sèvres. C’est un fleuve relativement impassible qui prend sa source sur le plateau de Maloku et s’épand en de nombreux méandres une fois qu’il est rendu dans la plaine de Malokrane. Ses principaux affluents sont la Migrène, l’Hémorroide, la Savouchatouïe et la Savougratouïe.

Au Sud de l’île se trouve une chaîne de montagnes assez bien élevées qui tutoient les cieux mais avec respect et que l’on nomme les Pyravenirs. L’été les Tamaloussas y organisent des courses de vélo très disputées. Ils essaient de franchir le plus rapidement possible le Col du Fémur, celui du Tournemalet puis escaladent l’Aubisquerage, sinuent sur les lacets du mont Eiffel-Argan, grimpent au sommet du Savapété, un volcan qui n’est du reste pas encore tout à fait éteint. « Avec le temps va tout volcan mais c’est comme le cul du fanon, ça met un certain temps » dit un proverbe local qui les fait rire comme des baleines, car, vous le verrez tout à l’heure, mon cher Paul, ils sont très joueurs, les Tamaloussas.

Le tour de Tamalou se poursuit dans la plaine avec des étapes de plat disputées entre Enséfalogram et Toutanémié. L’épreuve contre la montre a lieu sur le circuit de Poukibavitalarivé. Le dopage est autorisé. Une des curiosités de l’ile est d’ailleurs l’usine pharmaceutique de Kilébon-Monmédoc où l’on produit le sirop Typhon, la capsule Gémini et la gélule Dernier-Vargas qui soignent toutes les maladies mais uniquement sur place.

Les autres industries locales sont la confection de blagues Carambar et l’invention de maladies asymptomatiques, les bobobénins, destinés à rassurer les gens sur leur bonheur présent, à prendre en vaccin sous forme de doses homéopathiques de caramel mou et huit jours. Un autre proverbe tamaloussa dit d’ailleurs « Si t’as que ça, reste chez toi, va pas creuser Troudlaséku ni enrichir les charlatans !».

DDS 475 Les-blagues-Carambar-2


Si cela vous intéresse, j’ai ramené des échantillons des troubles psychosomatiques suivants, qui m’ont semblé intéressants :

- La Rimbaldite aiguë : peur de n’avoir pas été très sérieux à l’âge de dix-sept ans ;

- Le Tintinoreleczéma : maladie de peau qui se déclenche quand on pense qu’on aura un jour soixante-dix-sept ans et que l’on n’aura pas, à relire les aventures de Tintin et Milou, un plaisir égal à celui qu’on éprouva à les découvrir à sept ans ;

- La dissentryphonite : peur de chier un pendule ayant appartenu à un savant sourd ;

- L’épanchement de cuisine novice : trouble obsessionnel compulsif qui consiste à craindre de mourir en ayant oublié de fermer le gaz sous la cocotte alors qu’on concoctait une recette nouvelle.

Je vous l’avais dit, mon cher Paul, les Tamaloussas ou Hypocondriaques sont de drôles de zigs, un petit peu malades dans leur tête, mais bon, qui ne l’est pas de nos jours ?

Pour vous rendre dans leur île il faut partir de Kuala Lumpur en Malaisie. Il y a un vol régulier qui dure une demi-heure et vous dépose sur l’aérosyndrome de Münchhausen puis on prend ensuite une navette automobile, un bus en fait, qui vous amène au centre-ville de Gébobola, terme-omettre de votre « voillage » comme nous disions jadis, vous et moi, quand nous bourlinguions de concert.

DDS 475 malaisie_2


Je joins ma facture à cette missive. Vous constaterez que je n’ai pas pratiqué le coup de fusil comme on le fait ces temps-ci dans le secteur non-conventionné.

Si vous avez une autre mission d’exploration à me confier, n’hésitez pas à me joindre où vous savez.

Bien amicalement

Arthur R.

23 septembre 2017

Ecrire à Rimbaud ? 8, Fripouille (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« - Fripouille ! Andouille ! Arsouille !
- Ah non, non, non ! Pas les rimes en ouille ! »

Juliette Noureddine (Mémère dans les orties)

Revoilà, vas-tu te dire, l’autre casse-couilles aves ses bafouilles !

En vérité, tu ne vas rien te dire. Tous les échanges à la surface de la Terre, qu’ils soient de papouilles ou de carabistouilles, te passent désormais par-dessus alors que, de ton vivant, c’est toi qui survolais tout, ne t’attardais nulle part sauf pendant cette année terrible, 1872-1873 où tu collas aux basques de Verlaine, à moins que ce ne fût l’inverse ! Ou l’inverti. Ou l’inversitude. 

DDS 473 reviens

Je viens de terminer cette semaine la lecture de «Reviens, reviens, cher ami : Rimbaud-Verlaine, l’affaire de Bruxelles» de Bernard Bousmanne et j’en sors quelque peu abasourdi : que d’embrouilles dans votre vadrouille !

Cette société du XIXe siècle que tu enjolivas de tes mots de sauvagerie ne me semble composée que de fripouilles plus ou moins notables ou notoires. «Des noms ! Des noms !» me réclame la foule excitée qui n’a plus le temps de lire les pavés à la plage ou sous la plage ! Je n’en livrerai pas ou alors j’en citerai peu.

Je n’épouserai aucune cause, pas même la tienne, gueule d’ange échappée de la maison de redressement ! On constate dans ta relation avec le Pauvre Lélian – c’est l’anagramme de Paul Verlaine – une certaine radicalité. Et lui dont on nous fait poser sur un piédestal en airain sa poésie si musicale est peut-être bien le plus sale type de la bande. J’espère ne pas commettre d’impair en écrivant cela, même si c’est, paraît-il, préférable, l’impair, en temps de pluie, quand Gribouille se débarbouille dans la Meuse.

Je ne ferai pas son procès. D’autres s’en sont chargés après qu’il t’eût lardé d’un coup de pistolet. Parmi eux il y avait le juge Théodore t’Serstevens, être sévère qui incarcère les gens qui jouent du revolver et fait examiner pénis et fondement des mauvais garnements. Ce n’est pas une fripouille, c’est juste l’instrument de la loi. C’est un homme avec ses petits défauts : entre deux jugements, même avant le dîner, il se gave de petits gâteaux rue de la Régence. Le docteur qui procède à l’examen s’appelle Semal et je n’en dirai pas de bien mais je suis mauvais juge car je suis iatrophobe !

Verlaine, quand même ! Un homme marié de frais qui se soûle toutes les nuits avec du mauvais vin, qui bat sa jeune épouse, abandonne son jeune fils pour partir sur les routes et en capilotade avec un jeune fou débarqué des Ardennes, Boudu sauvé des eaux de la ferme de Roche, Rimbaud, pas mieux que lui, qui rythme la lecture des poèmes des autres d’irrespecteux «Merde ! C’est de la merde !». Qui le lacère à coups de canif ! C’est réellement un club sado-maso, l’atelier d’écriture, chez vous ?

Ah les vilains bonshommes ! Ne peut-on transformer le cercle zutique en cercle mutique ? Ah les vilains poètes cymbalistes ! Soiffards ! Alcooliques ! Parasites pas rasés ! 

mathilde mauté 2

Que faites-vous dans l’univers des de Fleurville ? Certes la particule est usurpée, la demoiselle est un peu godiche mais son blaze en jette un max, non ? Mathilde Mauté de Fleurville ! Doigt en l’air et tasse de thé, tout juste sortie du pensionnat, méritait-elle vraiment que vous lui écrivissiez cette chanson infâme, «Maudite Mathilde, puisque te v’là !» ?

Quels crétins vous fûtes, aussi, d’avoir laissé traîner en les tiroirs de sa maison ton manuscrit de «La Chasse spiriruelle»et ces lettres que tu adressas à Verlaine, celles que vous appeliez la «correspondance martyrique», notamment celle où tu lui dis «Ne me quitte pas ! Il faut oublier ! Tout peut s'oublier qui s'enfuit déjà, oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi le cœur du bonheur. Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas !». 

DDS 473 petite-fripouille

Il est très intéressant ce bouquin et me laisse avec plein de questions. Peut-on ranger parmi les fripouilles le préfet de police de Paris qui accable Verlaine auprès de la justice belge en mentionnant ses liens avec les Communards et le fait qu’il ait continué à trravailler à l’hôtel de ville pendant la Commune de Paris ? Ils ont fait quoi, les préfets de police entre 1940 et 1944. Ils n'ont pas continué à bosser ? Ils ont quoi ? Collaboré à la bonne marche du monde ? Tant pis si  la marche est bancale et si les gens trébuchent. C’est juste la définition du voyou qui fluctue. Un type qui signe des contrats de vente d’armes avec la Turquie et voyage avec Donald T. dans son avion n’est plus un voyou de nos jours. C’est juste une aimable fripouille. Un patriote économique. C'est sympa, "fripouille", au finale. De la petite bière !

Et l’indicateur Lombard ? Son résumé des faits concernant l’affaire «Robert» Verlaine mériterait d’être reproduit ici in extenso. Je me limite à ceci : «Le ménage [Paul et Mathilde] allait assez bien, en dépit des toquades insensées de Verlaine dont le cerveau est depuis longtemps détraqué, lorsque le malheur amena à Paris un gamin, Raimbaud, originaire de Charleville, qui vint tout seul présenter ses œuvres aux Parnassiens. Comme moral et comme talent, ce Raimbaud, âgé de 15 ou 16 ans, était et est une monstruosité. Il a la mécanique des vers comme personne, seulement ses œuvres sont absolument inintelligibles et repoussants. Verlaine devint amoureux de Rimbaud qui partagea sa flamme et ils allèrent goûter en Belgique la paix du cœur et ce qui s’ensuit. […] Verlaine eut avec son amie [sic] Raimbaud une dispute à propos d’argent et après toutes les injures imaginables tira un coup de pistolet sur Raimbaud qui cria à l’assassin.».

Et M. Google books ? A-t-il le droit de reproduire partiellement le livre «Arthur Rimbaud et le foutoir zutique» de Bernard Teyssèdre ? N’est-ce pas surtout un crime effroyable de le faire de manière partielle et de couper le récit juste au moment où tu entres, Arthur, dans la maison des Mauté ?

Et Leonardo Di Caprio ? Etait-il bien raisonnable qu’il incarnât ton rôle dans un film «Hollywoodien» à souhait qui a l’air d'être un maximum crispant si j’en juge d’après le «trailer» ? Car on ne dit plus «bande-annonce» maintenant, c’est trop ringard d’utiliser la langue française. On dit «biopic» pour «biographie à l’écran», «talk show» pour «émission de parlote» et «think tank» pour "cercle de pensée" mais "chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur" ou alors en 140 caractères sur Twitter. Autant se taire. Shut up ! Ce film craint tellement que j’ai déjà oublié son titre ! Ah oui, «Rimbaud-Verlaine : Total eclipse» ! Fondu au noir !

Et j’oublie le Paterne Berrichon, le Paul Claudel, l’Alfred Valette, tous ces gens propres sur eux qui ont rêvé de faire disparaitre «Une Saison en enfer» et de te présenter en chantre plus très mou de la catholicitude. Et ceux qui, en Belgique, ont bloqué l’accès aux pièces du procès de Verlaine jusqu’en 1985 !

Et Hubert-Félix Thiéfaine ? C’est quoi son «Horreur Harar Arthur» qui me traîne dans la tête depuis que je l’ai découvert ?

Et Thierry Beinstingel avec son roman « Vie prolongée d’Arthur Rimbaud » dont je n’arrive pas à décrocher tant il est bien écrit et me tient en haleine mais dont je sens qu'il va finir en eau de rose ou en eau de boudin ?

Et ce dévédé de «Rimbaud, l’homme aux semelles de vent», quand est-ce que je vais pouvoir le regarder ?

C‘est vrai ! Pourquoi je m’intéresse à tout ça, moi ? J’ai dû choper la fièvre à Charlestown cet été !

C’est que vois-tu, mon cher Arthur, je suis une fripouille normale, moi ! Je ne suis pas un héros, un voyant, un voyou, juste peut-être un voyeur, un voyageur ou un dévoyé : j’ai la saison 5 de «Girls» à regarder et mon Défi du samedi à écrire ! Ah non, ça y est, ça c’est fait !

Salut à toi cher vieux fripon fripé ! A un de ces samedis pour une autre bafouille sur ta tambouille poético-existentielle et les nombreuses magouilles autour de ta dépouille !
 

15 juillet 2017

Sa dernière heure par bongopinot

 

Bande, juin 2008

 


M’asseoir sur un banc cinq minutes
Regarder une branche et sa chute
Me dire que l’arbre est dangereux
Pour tous les couples d’amoureux

Pour les enfants jouant au grand air
Grimpant dans cet arbre centenaire
Même ce simple panneau planté
Indiquant un éventuel danger

Ne suffira pas à faire comprendre
Qu’un coup de vent peut surprendre
Cet arbre d’une autre époque
Et faire tomber ses branches qui se disloquent

Et malheur à celui qui est dessous ou dessus
Et qui sur la tête l'a reçu
La nature peut parfois être cruelle
Tout autant qu’elle peut être si belle

Aujourd’hui une branche est tombée
Sur ce banc délaissé
Car le vent a tant soufflé
Toute la nuit et la journée

Et l'arbre majestueux
Si beau et courageux
Qui est plus que centenaire
S’arrache doucement de sa terre

C’est dans ce joli parc
Où il a tout son public
Et entouré de fleurs et de senteurs
Que sonna sa dernière heure

15 juillet 2017

Autant en emporte le plat (joye)

hammour

La forêt enchantée ruisselait sous une drache soudaine. Elle vit s’approcher le jeune homme, monté sur son grand cheval. Soudain, il s’arrêta et descendit devant elle.

- Je suis Hammour Chute-Debranches, roi des gitans. Et vous êtes ?

- Garceline. Garceline Perrier-Badoit de l'Évian.  Elle frissonnait devant cet être mâle qui suintait la virilité masculine.

- Venez, belle dame, vous êtes trempée jusqu’aux os !  Je vous amène à mon cottage, lui dit-il courtoisement.

Et, sans attendre une réponse, il l’attrapa brusquement par la taille, et elle se retrouva sur sa bête magnifique. Elle haleta de surprise de savoir qu’un roi de gitans habite un cottage…

Quelques heures plus tard, galopant à travers la forêt, et puis une prairie, et ensuite dans un pré à côté de l’autoroute et à travers un champ de blé - poursuivi pendant plusieurs kilomètres par un agriculteur acrimonieux sur son vieux tracteur - avant d’enfin retrouver les arbres, le couple arriva au cottage qui se trouvait dans une banlieue magique de la forêt enchantée. Un nain trollâtre leur a ouvert, grommelant.

- Roncevalet, prépare-nous un feu dans la cheminée ! commanda régalement Hammour.

- Peux pas, grommela le nain, grincheusement.

- Pourquoi pas ? demanda le roi, d’une voix impatiente et impérieuse.

- Tout d’abord parce que je ne suis pas Roncevalet. Je suis son neveu, Vonceralet !

- Un peu son neveu! s'exclama Hammour. Et alors, prépare-nous un feu dans la cheminée, Vonceralet.

- Peux pas, grommela de nouveau le nain.  Y a pas de bois !

Hammour l’envoya donc s’occuper du cheval. Le nain s’exécuta, mais peu gracieusement.

Une fois seul devant la cheminée déserte, le couple s’enlaça fougueusement. Tremblant de passion, ou peut-être du froid, sa main à lui relevait avidement l'ourlet détrempé de sa jupe à elle. D’un coup, il se retira de ses bras à elle afin de bien regarder, lui, sa jambe à elle.

- Mais Garceline…ta jambe ! murmura-t-il, confus.

- Oui, mon amour ? soupira-t-elle, voluptueusement, les yeux mi-clos, souhaitant encore tâter tendrement les muscles énormes de ses bras à lui.

- Euh, ben, on dirait que tu as une jambe de bois ? s’exclama-t-il, chevaleresquement.

- Ah, ça...Cela t’embête, mon Hammour ? demanda-t-elle, d’une timidité féroce.

- Ben, tu parles que ça m’embête, ma Garce'! cria-t-il. Tu te rends compte ? On aurait pu s’en servir pour allumer le feu dans la cheminée !

~ À suivre ~

11 février 2017

On gautie comme on peut (joye)

 

faucon hobereau l'eau

Le hobereau

Ne boit pas d’eau

Pour rester cul sec.

Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid.

 

bec

 

La hoberelle

Ne s’arrête, elle,

Pour faire une prise de bec.

La musique est la plus chère mais la plus désagréable des bruits.

 

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Hobereautaille ?

Belle volaille,

Aime son biftek.

Peu de gens ont le courage d’être lâches devant témoins.

 

 

~ NDLR ~

Les images ici ne sont pas les miennes, je les ai pêchées sur Google images.

Les phrases en italiques sont des citations du grand Gautier, lui-self.

26 novembre 2016

Pense-bête (par joye)

je crois bien

Paris : Coucou, Cousin, tout va bien ?

Cleveland : Bah oui, ici, c’est le pied, quoi.

Paris : Toujours rancunier ?

Cleveland : Moi, rancunier ? Quelle idée !!

Paris : As-tu jamais su ce qui t’est arrivé ?

Cleveland : Eh ben, oui, hein, j’étais là ! C’était un groupe de terroristes.

Paris : Ah oui, ces salauds du Daech, hein ?

Cleveland : Ben non, banane, c’était en 1970 déjà.

Paris : En 1970 ?!? Mais qu’est-ce qu’on protestait à cette époque-là ?

Cleveland : Tu as toujours été nullos en histoire. La guerre en Viêt-Nam…

Paris : Viêt-Quoi ?  Ah, oui…Indochine…

Cleveland : Nan, idjot, Indochine est ton groupe de rock préféré.

Paris : Ah oui, j’ai oublié. Bon, ben, pourquoi ne l’a-t-on pas opéré ?

Cleveland : Ils disent que c’est pour commémorer le fait historique. Perso, je pense…

Paris : …tu penses quoi ?

Cleveland : Qu’ils ne voulaient pas dépenser le fric.

Paris : Ah, j’imagine bien. Après tout, c’était avant l’Obamacare.

Cleveland : Eh oui. C’mec, il va nous manquer.

Paris : Je pense bien.

Penseur de Rodin de Cleveland, altéré par une bombe artisanale le 24 mars 1970

26 décembre 2015

Participation de Fairywen

Rêve ou réalité ?

 

Elle sourit en prenant le diadème, qu’elle posa sur la masse luxuriante de ses cheveux.

— Merci d’être venu.

— Tout le plaisir est pour moi. Je…

Les mots que s’apprêtait à prononcer Chad s’étranglèrent dans sa gorge lorsqu’il vit le chat. Enfin, le chat… Le petit félin avait grandi, et à sa place se tenait une panthère au noir pelage et aux yeux d’or.

— Je sais. Je me suis endormi, je suis dans le monde des rêves et mon subconscient invente des chats qui deviennent des panthères… murmura-t-il.

— Tu sais bien que non.

Chad ne répondit pas. Ses yeux erraient autour de lui, détaillant un décor qu’il trouvait étrangement familier. Il finit par regarder à nouveau la jeune femme.

— Alors pourquoi ai-je l’impression de me retrouver en terrain familier ?

— Le cartouche t’a envoyé des images de mon monde.

— Alors tous ces rêves que j’ai faits lorsque je me suis endormi, en début d’après-midi…

—… n’étaient pas vraiment des rêves.

— Et donc la porte au bout du souterrain…

—… est celle derrière laquelle est enfermé mon frère.

— Comment allons-nous y entrer ? Dans mon… rêve, il était plutôt bien défendu, ce souterrain.

— Il faudra se battre. Cela t’effraie ?

— Non !

Un éclair amusé pétilla dans les prunelles de Taanit devant la visible indignation manifestée par Chad.

— On y va, alors ?

— On y va.

Chad prit la main que lui tendait la princesse et à nouveau son environnement disparut…

Rêve ou réalité ?

1 février 2014

Un conte à dormir debout ! (Sergio)

Il était une fois, une fille de la cité, la plus jolie qu’on eut pu voir. Sa mère au RSA surnageait  sous prozac et sa mère-grand, mère courage faisait vivre la petite famille en trafiquant de ci de là. Un jour son oncle Pablo lui demanda d’apporter des galettes de Chit à sa mère-grand qui deallait près du port .Elle renonçât à voler un scooter car avec sa coiffure rasta et son éternel jogging rouge à capuche les keufs de la BAC l’auraient vite repérée. Elle coupa donc à pied, mais aux aguets car elle savait que son itinéraire traversait des endroits sombres ou le danger guette .Elle traversa d’abord les immenses parkings vides de la cité des Vents et se trouva nez à nez avec les trois petits cochons. Son sang se glaça. Ces trois dépravés à la peau quasi translucide à force de vivre dans des caves depuis leur plus tendre enfance ; quoique cette expression dans leur cas fut inappropriée vu qu’ils avaient été martyrisés par leurs parents avant que ces derniers ne finissent en centrale & que les services sociaux désarmés ne les abandonnent à leur triste sort, étaient redoutés de toutes les mères de famille du quartier .Leurs regards libidineux appuyés & leurs plaisanteries salaces ne laissaient pas de doute sur leurs intentions . Heureusement PCR, (pseudo de Petit Chaperon Rouge dans la cité) avait toujours sous sa manche gauche un cutter neuf scotché par un élastoplast qu’elle pouvait saisir en un instant avec sa main droite. Elle n’eut pas à s’en servir et fut sauvée par l’arrivée de la cavalerie. Une fois n’est pas coutume. En effet ses deux vieux copains d’école primaire ; grand loup et l’ogre arrivait à sa rencontre. Il suffit d’un regard menaçant de l’ogre qui venait de rejeter sa capuche pour que les prédateurs s’évanouissent. Grand-loup, avec ses deux mètres, sa barbe & ses cheveux noirs de jais, ses yeux rouges injectés de sang et ses canines qui, faute de correction orthodontiste en sa jeunesse dépassait de sa mâchoire,  ainsi que l’ogre, deux metres lui aussi, centre trente kilos de muscles, glabre & chauve, le crane tailladé de coups de lames rasoirs, souvenir d’un bref séjour en prison, n’invitaient pas à la confrontation physique. Elle demanda à ses deux amis de l’accompagner. Ce qu’ils firent, n’ayant rien d’autre à faire que de zoner à la recherche d’une occupation. Et puis traverser la cite avec PCR à leurs côtés renforçait  leur cote de crédibilité et de virilité.  C’était, de loin la plus belle meuf du coin .PCR partageait un secret avec ses deux compagnons et elle était sûre de ne rien craindre pour deux raisons simples. Elle, PCR, leur confidente & petite sœur autoproclamée s’avait qu’ils étaient gay, végétariens et accros à une discipline alimentaire macrobiotique. Ces deux-là, au fond de leur secret se papouillaient en dégustant du soja & des galettes de riz bio, bien sûr. Elle s’engageât donc le pas guilleret par-delà la cité du moulin dans les méandres de la cité du bois joli. En ce lieu deux gangs rivaux, grand admirateur de leurs homologues portoricains se livraient bataille, à coup d’AK 47. Pour le moment, décompte des victimes réalisé, le gang des sept nains damait sévèrement le pion au gang du petit poucet. Tatoués et percés, leur rencontre au coin d’un centre commercial abandonné & tagué             7NIN  & P’TIPOU n’aurait enchanté personne, même pas Hansel & Gretel, les deux jumeaux pro-nazis de la BAC, qui pourtant étaient enfouraillés comme un porte-avion américain. Mais, aujourd’hui elle allait le cœur léger, fredonnant des contines, papillonnant. Cela faisait glousser ses deux compagnons qui, eux aussi s’avaient  que personne ne leur chercherait des noises, au risque d’avaler son extrait de naissance à coup de batte de base-ball. Indigestion assurée ! Ils arrivèrent enfin  au haut de la rue Leprince, qui n’avait rien de charmant. Apres avoir offert à ses deux chevaliers servants un Kebab & un Coca elle passa le SMS convenu à mère-grand. La réponse arriva aussitôt, trop vite même  « OK cè bon ». Elle s’enfuit discrètement, se fondant dans la foule et dissimulée derrière des containers de tri, elle vit Hansel & Gretel en planque, assis dans leur voiture soi-disant banalisée en train de s’empiffrer de pain d’épice et ,divine surprise, assise derrière, Blanche-neige la chef du gang des sept nains. Cette sorcière noire, immigrée clandestine venant du Gabon avait failli lui faire croquer sa pomme rouge empoisonnée .Elle lui paierait cette traitrise. Elle en fit le serment. Elle vit mère-grand, menottée mais hilare que deux costauds embarquaient.  Quelle princesse fine mouche cette mère-grand !  Elle avait hérité ses tics de prudence de ses jeunes années de résistance .La réponse correcte et convenue au SMS était :

« Tire la chevillette et la bobinette cherra »

 

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5 décembre 2020

Les roupille-yacht de Homard Caillamme (joye)

lobster


I.
Un jour loin de la mer où il naquit,
Ce preste poète d’autrefois,
Épuisé, et trouvant un lit fait de bois,
Se piqua des roupillons super exquis.

II.
Il rêva de belles demoiselles hydrophiles
Qui lui firent la cour sur un yacht au soleil.
Tellement il brûlait des pattes jusqu'aux oreilles
Qu’il se réveilla - « Mais où suis-je ?  » cria-t-il.

III.
Le poète-homard nagea vers la lumière.
Lorsqu’il vit le jour, il comprit son dilemme –
Il fut dans un pot d’eau chaude. Quel problème !
Alors, il se mit à chanter un très beau trouvère : 

IV.
« Éveillez-vous ! Sortez-moi du chaudron !
Sinon, je mourrai dans cette casserole ! »
Les convives trouvèrent sa chanson vraiment drôle :
« Écoutez, tous les gars ! C’est Manu Macron ! »

V.
Ô malheur cruel ! Ô sort vraiment bas !
S'faire prendre aux pièges et puis cuire dans un pot !
Il dit « Mille roupies si vous changez mon lot ! »
Puis il attendit qu’on le libère, et fissa !

VI.
Mais hélas, le poète sut enfin, et, sans joie,
Que la patte mouvante n’émeut jamais, et pire,
Ceux se pourléchant les babines répondirent :
« On se fiche des roupies ! Du vin, du pain, et toi ! »

plat vide

NB : Pour ceux qui aimeraient consulter les vrais Rubáiyát d'Omar Khayyam, je propose la traduction qui se trouve ici:

grolleau1917.pdf (omarkhayyamnederland.com)

5 décembre 2020

Entre les trous de la mémoire (Joe Krapov)

Au réveil je lui masse le dos, surtout les trapèzes, là où la colonne se voûte un peu.

- Comment elle a roupillé, la bossue ? Cocardasse, Passepoil, Paul Féval !

Ça la fait rire de réentendre les noms des compagnons du chevalier de Lagardère. Elle, elle les avait oubliés. Pas moi. C’est comme Constance Bonacieux dans les Trois mousquetaires.

- C’est un joli prénom, Constance ! dit-elle.

- Parles-en à Mozart ! Constance Weber !

Et puis je passe toute la journée à transvaser des fichiers précieux d’un disque dur externe à un autre à cause d’une erreur Ox8007045D qui me fait craindre le pire pour leur survie.

Et je me retrouve à cogiter sur ces personnages de second rang avec lesquels je vis alors que tout le monde les ignore, les a oubliés ou s’en fout totalement.

La cousine Bette, le père Goriot, le général Dourakine, Tom Sawyer, Huckleberry Finn, Igor Wagner, Séraphin Lampion, Croquignol, Filochard, Ribouldingue, les Pieds nickelés. Céleste Albaret, l'inspecteur Lavardin, l’agent Longtarin qui est pourtant dans toutes les têtes du moindre décideur ou commentateur actuellement.

Dominique Appia, Léonor Fini, Roger Dean, Félix Labisse.

DDS 640 Appia 01 B Entre les trous de la mémoire

Dominique Appia - Entre les trous de la mémoire (détail) (1973)

- Quand un vieillard disparaît, c’est comme une bibliothèque qui brûle. Amadou Hampâté Bâ.

- Comme celle d’Alexandrie-Alexandra ! Joe Krapov.

Et puis toutes ces bêtises dont on n’entend plus parler qu’au jeu des mille euros : L’Hermione de Lafayette qui épate la galerie à Rochefort près de la corderie où sont nées deux sœurs jumelles nées sous le signe des gémeaux, Françoise Dorléac et Catherine Deneuve pour un film de Jacques Demy qui fut un entier succès.

J’en suis convaincu : toutes ces informations ne valent plus une roupie. Il vaudrait mieux qu’elles roupillent totalement et laissent de la place dans ma tête pour…

De la place à quoi ? Aux discours des politiciens, des médecins, des charlatans, des banquiers, des complotistes, au blabla d’Adèle van Reetha-Kouchovsky et des autres chroniqueurs et chroniqueuses des médias ? Au bruit des rappeurs, aux sirènes du black Friday, aux sanglots longs des tire-fesses arrêtés de l’hiver, aux associations charitables qui vous demandent de leur faire un legs et puis de mourir ?

Le seul endroit où ma mémoire me fout la paix, c’est quand je suis devant un échiquier. Toutes ces lignes, tous ces mouvements, toutes ces pressions, ces conjonctions de forces, ces menaces, ces gaffes à éviter ou à attendre, cette paire de fous effectivement bien supérieure aux cavaliers, ces pions qui sont l’âme des échecs comme disait François-André Danican Philidor, champion français du XVIIIe siècle également auteur d’opéras…

Bon je n’ai rien dit. Je ne sais pas si je ne préfère pas faire des insomnies et me rendormir jusqu’à 10 heures trente, finalement.

- Est-ce que c’est bon pour ce que j’ai, docteur, les dialogues du matin ?

5 décembre 2020

Nestor n'a pas tort (Kate)

 

Chère Sarah,

N'en faisons pas une histoire

Oui il est prof d'histoire

Ne nous racontons pas des histoires

Moi aussi ma passion c'est l'histoire...

Que te dire de Nestor ?

Compagnie agréable, j'avoue.

Mais encore ?

Tapas

Sangria

Rioja

En terrasse

Paella valenciana

Salade de fruits

Glace tutti frutti

On ne s'embrasse

Ni ne s'enlace

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0-1 2

Conversation comme le repas, autour de la Méditerrannée et de ses beautés, de Baeterrae et de ses origines pré-romaines fondée avant ou après Marseille (il y a débat), ses recherches, les miennes, sa vie (sans elle, non mentionnée), ma vie (sans Greg, non évoqué), livres, voyages... et notre passion commune pour les mots croisés. Je l'avais déjà surpris en train d'en finir un en attendant une réunion, et en sortant mon portable de mon sac, je lui ai montré celui que je n'arrivais pas à terminer.

- En huit lettres, vêtement espagnol ? Ni boléro, ni fandango (griffonnés dans la marge)...

- "ROUPILLE"

- Roupille ? Oui, ça marche. Mais d'habitude la définition de "roupille" c'est "pionce", non ?

- Oui, mais là c'est un manteau espagnol d'autrefois qui servait à s'envelopper pour dormir et formait une sorte de couverture. Regarde Marianne, il est mentionné dans le Littré.

Comme il se faisait tard, nous avons dit bonsoir aux étoiles et j'ai pu terminer ma grille.

Je t'embrasse,

Ta cousine Marianne

 

 

4 avril 2020

605 raisons d'être rasta quèquechose (Nana Fafo)

 

qui est Al

 

La partie de Quidditch duchmol venait de se terminer,

tout le monde commençait à se disperser

Quand enfin Ronchonchon aperçut Al … il était là, devant lui, haut en couleur.

 

Ronchonchon : "Hey, salut Al, ça fait un moment que je te cherche."

Al : "Et bien cherche encore…"

 

Al commençait à se carapater, le saligaud, il ne tenait pas en place, l’animal !

 

rastanimal

Ronchonchon : "Attends-moi, je voulais te parler."

Al : "Ecoutes Rastaquette (contraction entre rasta et bistouquette) ! je ne sais pas pourquoi tu viens te perdre au Moulin de l’oubli, mais moi je décampe de là, dare dare..."

Ronchonchon : "Je venais voir si t’en n’avais pas marre de tourner en rond ?"

Al : "Et pourquoi pas tourner en carré… ah ces jeunes ils ont de ces idées ! Tu m’as pris pour un Lion ou quoi ! "

 

rastalion

 

Ronchonchon : "Tu n’as pas perdu ton charisme flamboyant... "

Al : "Je perds juste un peu la tête, parfois."

Ronchonchon : "Comme nous tous !"

Al : "Dis Rastacouette (contraction entre rasta et couette), on monte dans ma chambre."

Ronchonchon : "Tu sais que je ne suis pas gay … et puis, tu ne voulais déguerpir ?"

Al : "Voila que tu me prends pour un guêpe ! "

Ronchonchon : "Vu ta taille, pas de risque !"

 

rastabeille

 

Al : "Ne sois pas grossier, Rastachon (contraction entre rasta et cochon) !"

Ronchonchon : "C’est dans ma nature que veux-tu !"

Al : "Je veux que tu me foutes la paix, Rastamallow (contraction entre rasta et chamallow)"

Ronchonchon : "Tu n’es pas content de me voir ?"

Al : "Je sais même pas qui tu es Rastaquouère !"

 

Ronchonchon resta bouche bée devant son ami, perdu dans les limbes de sa mémoire défaillante.
Mais il ne se démonta pas …

 

Ronchonchon : "Et toi Al, qui es-tu ?"

Al resta un moment silencieux et répondit …

qui sera AL

 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

Pour le défi 605 - Rastaquère- du défi du samedi

 

Episode 01 - Episode 02 - Episode 03 - Episode 04

14 mars 2020

Séance de prières ergonomiques ! (Nana Fafo)

Séance d'ergo

cochon au crochet

A l'EHPAD de Sens, Ronchonchon cherchait toujours son copain Al Zaillemeurt.

A ses heures perdues, Al était pieux, peut-être le trouverait-il à la chapelle Doran.

Ronchonchon déambulait dans les couloirs, cet établissement était un vrai labyrinthe !

Au loin, il endendait de la musique, il s'approcha, comme guidé par le chant des sirères.

Il stoppa net devant cette salle où un conglomérat de femmes dévoraient des yeux

un gars aux cheveux roux qui gesticulait comme un oran outang !

Sur un air des Village People, YMCA, le coach beuglait 

- en haut, mains écartées... et tout le monde levait les bras à la vitesse d'un gastéropode

- devant, mains serrées... enchaînait-il

On aurait dit un film qui passait au rallenti, de fanatiques faisant des prières au Dieu de la Jeunesse.

ecureuil au crochet

koala au crochet

La séance terminée, ces petites mamy étaient sur les genoux de s'être dandinées, 

elles remerciaient un certain "Laurent".

Ronchonchon interpella une nonagénaire qui venait de sortir.

 

Ronchonchon : "Bonjour Madame, je cherche la Chapelle, pourriez-vous m'indiquer le chemin ?"

Mamy Jak : "Plus personne ne va là-bas ! notre prochain voyage c'est à Oran !"

Ronchonchon : "Je cherche mon ami Al, généralement il ne se fait pas prier pour s'agenouiller"

Mamy Jak : "Al est gay ?"

Ronchonchon : "Oui, ça lui arrive..."

Mamy Jak : "Oh excusez-moi, il faut que je le raconte à Bony... sinon je vais oublier"

Ronchonchon : "Et pour la Chapelle ?"

Mamy Jak : "Demandez à Laurent"

 

Toutes les mamies étaient sorties, Laurent était en train de fermer la salle,

Sur la porte était écrit : "Laurent Lamore, ergothérapeute"

Il venait de trouver "La-mort" ! C'était déjà ça !

Il faudrait qu'il dise 2 mots à ces petits papys qui se sont bien moqués de lui dans l'épisode précédent

 

Ronchonchon demanda à Laurent Lamore: "S'il vous plait, savez-vous où je peux trouver Al ?"

Lamore : "Chez Pa'"

Rochonchon : "Ah, merci quand même !" et il continua à errer dans les couloirs à la recherche de Al.

Est-ce que Al était allé orer ?

Préparait-il ce voyage à Oran ?

Ou participait-il lui aussi à une séance de gym spécial papy ?

Mais où donc était-il passé ? 

 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

Pour le défi 602 "orant" sur "Le défi du Samedi"

17 mars 2018

Participation de Venise

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 Au dos de cette carte postale oubliée au grenier j’ai retrouvé les traces de mon grand pére .

 

 La guerre de 14/18 avait fait de lui un militaire, et tout ce qui avait de féminin en lui hurlait de désespoir d’être déguisé en homme sanguinaire.

 Voici un extrait de sa lettre adressée à ma grand-mère /

 

Portes tu toujours les gossard des G7 en maille fine brillant translucide et nacrée. Ici on se gèle le cul

 Et on a aucune chance de voir une fille qui en porte sous son cache cœur.

J’aurai dû sauter par la fenêtre de ce train qui nous conduisait dans l’enfer de Verdun.

On est au cœur de l’épicentre d’un volcan, la terre tremble ici tous les jours.

Une femme qui dort en soutien-gorge quoi de plus fabuleux ?

J’ai acheté un gros bouquet de roses rouges hier et je les ai offertes à une vielle femme en noir.

Quand je rentrerai je n’aurai plus un radis j’aurai appris à manier l’écouvillon dans les chiots !!

Quand on est piégé à Verdun c’est rare qu’on y échappe alors ces roses elle ira les déposer sur mon cadavre .

Ton père avait un ami au ministère des armées . On pourrait tenter de me faire réformer . J’avais les mains tremblantes l’autre jour quand j’ai ouvert la petite enveloppe bleue lavande . ta petite écriture  penchée est tellement penchée que je risque à chaque fois de perdre l’équilibre .

Je garde encore l’odeur de la banquette de veau , le papier peint coquille d’oeuf de notre chambre. Les rideaux étaient fermés pour que les ennemis ne nous voient pas.

Ici je vis à ciel ouvert et les bombes pleuvent. .

Je crois que ton soutien-gorge ça ne soutient pas que tes seins mais ça soutien mon moral en ce moment.

TON LOUIS

 

19 janvier 2019

Un porc épique cet ourson coquau (Nana Fafo)

(\ _ /)

° °

(°°)

(;;) (;;)

 

C’est une rencontre bien atypique que Ronchonchon a faite cette semaine,

d’un type qui pique, mais tout en douceur.

C’est aux poils ! défions-nous et surtout déculpabilisons-nous de rigoler

(à tout moment) (de tout).

 

Comme à son habitude, Ronchonchon se promenait en râlant,

tiens et pourquoi pas dans la forêt de Brocéliande… encore elle.

La tête pleine de ruminations spéculatives et sans fondement,

sauf celui son conflit imaginaire, de toute évidence, avec lui-même.

 

Sur son chemin, une étrange Bestiole l'interpella.

ça lui a fait penser à cette fable de La Fontaine où un renard “chelou”

voulait obtenir par la ruse, un truc qu’un corbeau “grave perché”

détenait en son bec précieusement.

Ronchonchon, tu ne vas pas nous en faire un fromage de cette histoire !

 

L’interpellation.

 

-(Méfiance pensa-t’il… Et puis, que fait cet énergumène sur Mon chemin ?

Dégage, boudiou, c’est Ma route !)

 

- “Tu veux jouer avec moi ?” lui dit la petite bestiole poilue

 

- “ça va pas ! t’as vu ta tête !” répondit Ronchonchon

(aller hop, un bon coup de honte et il va me foutre la paix le gonze)

 

- “pourquoi ?”

 

- (non, mais, il va pas me lâcher la grappe, pourquoi, nia, nia, nia, comme les gosses)

“Tu vois pas que je suis Adulte, ça joue pas un adulte, ça fait des trucs de Grands,

avec un grand G, du Gronchonage… allez laisse-moi maintenant je suis fort occupé.”

(tentative pour Ronchonchon de rester poli… dur, dur)

 

- “tu racontes des âneries, où t’as vu écrit qu’un adulte ne s’amuse plus…

j’ai nonante balais, ouhais je sais j’suis bien conservé, et je me marre toujours autant

que quand j’étais gamin.”

 

- “et alors, qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ?

Moi, j’suis bourru et grossier”

- “mal léché tu veux dire ?”

- “ouhais, c’est ça et tu peux même ajouter associable et solitaire”

- “limite bi-polaire !”

- “n’importe quoi ! c’est pas parce que je suis un Ours

que je vis la banquise et que je suis gai”

- “je croyais que t’étais un cochon…”

- “ne joue pas sur les mots… ni avec mes nerfs, tu m’as très bien compris”

- “t’en a pas marre de ruminer comme une vache ?”

- “je t’interdis de dire du mal de Germaine”

- “qui est Germaine ?”

- “La cousine de Végas”

- “qui est Végas”

- “un cousin germain…” (petit rire étouffé)

- “ah tu vois que tu rigoles toi aussi”

- “c’est pas faux”

- “t’es mi ours, mi vache, et re mi ours derrière !”

- “oh toi aussi tu aime la camelote”

- “évidemment… ça fait toujours rigoler l’humour lyonnais,

tant que ça bouchonne pas au port”

- “merci l’ami, j’avais oublié combien j’aimais ça !”

 

Ce p’ti gars, il ne paie pas de mine,

il a l’air de rien avec son look de chamallow hirsute et pourtant il a tout compris :

si être adulte c’est pour passer son temps à râler

parce que ça ne va pas comme on veut, il faut changer quelque chose.

Quand ton imagination sera capable de s’amuser d’un rien et de tout,

alors ton monde changera Ronchonchon.

C’est ma version de l’Histoire.

 

Inspiré des cartes médecine de Jamie Sams et David Carson

Le Porc épic et l’ours… une histoire (peut être) vraie,

qui sait avec les légendes !

https://www.luminessens.org/single-post/2016/06/21/Le-porc%C3%A9pic

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

Pour le defi 542 - Ourson coquau

http://samedidefi.canalblog.com/

Addition de l'éditeur

À la demande générale, je vous colle l'image réclamée à cors et à cris

n542

9 juin 2018

Feu d’artifice (Pascal)

 

A toute berzingue, nous avions atteint nos postes de combat ; comme les autres, je m’étais jeté hors de ma bannette, j’avais sauté dans mes godasses et je m’habillais en courant. Deux minutes quatorze pour gagner son poste, c’est long quand l’ennemi a déjà pointé ses armes sur nous ; si vous aviez vu notre fourmilière agitée par les ordres impératifs lancés dans les haut-parleurs ! Tout le monde avait rejoint ses attributions, bien avant ce temps imparti. Véritable feu follet, perché dans la mature, j’observais les faits et gestes du navire ennemi…
Jeu de guéguerre habituel, chatouillement d’ego ou mise en situation des forces en présence, nous avions dû approcher trop près d’une terre ennemie. Là-bas, ignorant tous les codes maritimes, un hydroptère antagoniste menaçant nous sommait de quitter ses soi-disant eaux territoriales ; il avait dégagé ses tubes lance-torpilles, armé ses mitrailleuses et il nous balançait nerveusement ses messages en morse lumineux…  

En entrouvrant une tape de hublot, je surveillais les manœuvres du belligérant…
De l’angoisse ? Un peu, quand même ; à la recherche d’informations, nous étions sur le qui-vive, écoutant tout ce qui pouvait se dire ou s’entendre dans les coursives. Au remue-ménage du poste de combat, il régnait maintenant une étrange torpeur sur le bord.
Démonstration de force et manœuvres d’intimidation, nous aussi, nous avions fermé nos écoutilles, pointé nos canons, découvert nos tubes lance-torpilles. Dans la célérité des mécanismes, les télépointeurs avaient cherché leur cible, l’avaient repérée, l’avaient rentrée dans leurs systèmes de guidage ; nous étions comme un hérisson en boule, paré à l’attaque, avec toutes nos épines orientées sur l’ennemi…  

De l’avant à l’arrière, un épais silence avait envahi le bord ; nous étions les oreilles du navire cherchant à anticiper le futur avec nos perceptions à l’affût du moindre bruit. On entendait seulement les craquements du bateau, les frottements des vagues contre la coque ; on s’entendait même respirer. Parfois, il y avait des crachotements dans la radio du chef de tranche ; les échanges étaient précis comme les derniers ajustements d’une machinerie bien huilée. Nous, on le regardait intensément comme s’il avait tout à coup les réponses à tous nos questionnements…  

Dans une tourelle de 127, à côté d’un solide artilleur, je comptais les obus perforants qu’il organisait dans son rack… Le cliquetis automatique des chaînes de chargement dans la noria conférait à l’ambiance tendue un sentiment de puissance mêlé d’autant de fragilité et les douilles s’amoncelaient dans le barillet géant ; pour me réconforter, je me disais que les canonniers du bord cherchaient les meilleurs « pélots »* pour charger leurs culasses… 
C’était évident ; le pacha ne s’en laisserait pas compter ; ce n’est pas notre cinq galons or qui fuirait devant cet adversaire belliqueux surgi de nulle part. Chacun de nous était à son poste ; même si j’avais oublié de lacer mes godasses, le bateau, lui et nous, nous ne faisions plus qu’un et il le savait…
Tout là-haut, le détecteur de veille tournait obstinément ; il était comme une toile d’araignée capturant tout ce qui se tramait dans nos alentours. Au CO, je visualisais la tache obsédante du bateau adversaire que nos radars balayaient sans relâche… 

Nous avions stoppé les machines ; le bateau roulait doucement, bercé par des vagues caressantes. A cause de cette mer trop bleue, si ce n’était ce terrible climat d’hostilités manifeste, on aurait pu penser à une gentille croisière sur l’Adriatique… 
Parce que, c’est beau, la mer Adriatique. Au grand large, poussés par quelques zéphyrs, il y flotte des parfums de terre aux sensations capiteuses ; on y retrouve des senteurs de rochers chauds, des effluves de garrigue mouillés de rosée et des arômes de miel et d’épices rares. La couleur de l’eau ? Tantôt bleu caraïbe, tantôt bleu cobalt ou encore turquoise, on imagine les fonds marins bordés de sable blanc, d’algues émeraude et des courants profonds aux reflets safran. Mais nous n’étions pas dans le dépliant engageant d’une croisière touristique, celui que ma femme me tend résolument quand on parle vacances… 

Sur la plage arrière, planqué à plat ventre derrière une bite d’amarrage, je nous cherchais le meilleur angle de tir… Les six lourds canons des trois tourelles de 127 étaient ostensiblement dirigés sur l’embarcation adversaire ; ils étaient comme des doigts tendus et vindicatifs annonçant à l’ennemi une terrible punition imminente. Profil bas, n’importe qui de sensé aurait fait machine arrière devant notre détermination impérieuse.
Sur la passerelle, nos grosses jumelles étaient aussi braquées sur le bateau d’en face ; on observait les moindres mouvements sur le pont. On aurait pu donner un âge à chacun des marins figés dans leur attitude hostile ; ils étaient aussi jeunes que nous. La partie de poker avait commencé ; un seul éternuement, une toux mal interprétée, un geste déplacé, et notre pacha aurait balancé la purée…  

En quête de notoriété, et si le « vieux » était en mission personnelle d’une nouvelle fourragère, d’une nouvelle médaille du Mérite ? Et, coup de folie, s’il avait pété les plombs ? Et s’il avait pris seul la décision d’aller affronter ce pays et ses alliés pour ajouter des étoiles à sa manche ?!... A force d’escales solennelles, de sabre devant le nez, de commander des bateaux de guerre, de lire des livres sur les batailles navales, Légion d’Honneur et distinction suprême à la clé, il s’était peut-être grisé d’abordages, notre vénérable commandant ! Allez penser dans la tête d’un cinq galons or, vous !... A côté du pacha, j’essayais de traduire les rictus de son visage cireux ; j’avais beau passer et repasser devant lui, il ne me voyait pas comme si j’étais dans un mauvais rêve…  
Brûlant de fièvre, cette conclusion funeste me ratatina sur place ; je rentrai la tête dans les épaules car tous les projectiles du bateau ennemi allaient me tomber dessus. Je vérifiai encore la bonne fermeture de mon gilet de sauvetage ; il me piquait le cou comme une couverture trop rêche…  

Qui allait tirer les premiers ? Qui engagerait le début des hostilités ? Dans les gros titres des journaux du monde entier, je voyais déjà le nom de mon bateau inévitablement envoyé par le fond, avec le trombinoscope jeunot et souriant de tout l’équipage disparu ;  malheureusement, dans les journaux varois, on l’avait déjà vu… en d’autres temps.
Des survivants ? Il n’y en a jamais ! Témoins dérangeants, aux supplices des explosions, des brûlures et de la noyade, ils disparaissent corps et âme dans les abysses !... Au paradis des Marins, y a-t-il des bateaux de guerre, des pays étrangers, des convictions à défendre, des bons et des mauvais ?...

Nous étions prêts ; on attendait quelque chose qui ne venait pas ; bluff crispant, c’était un duel à distance où chacun des deux protagonistes cherchait à impressionner l’autre. De feu, de fer et de sang, l’accident diplomatique était paré dans nos affûts… Tout à coup, ça a pétaradé de partout ! C’était l’apocalypse ! Ces salauds, ils envoyaient des fusées éclairantes dans tous les azimuts ! Elles explosaient dans le ciel en l’inondant de toutes les couleurs ! Aussitôt, le pacha a riposté ! Comme des gros pétards de célébration, j’ai distinctement entendu la salve impétueuse des six coups de canons ! J’ai failli chavirer, tomber de mon lit ! J’ai entrevu la Mort ! Elle était nue !... Ma femme est allée refermer les volets de la chambre ; dehors, on tirait le 14 juillet…

Feu d'artifice

 

*Pélot : projectile
*Vieux : commandant

 

15 décembre 2018

Bar à Gouines ? (Nana Fafo)

Ronchonchon lion et la licorne

Ronchonchon est un TROLL et il adore ça !

A ses heures, c'est aussi un NOOB,

souvent,

pour tous ces trucs tactiles !

LOL - MRD, lui au moins, il sait pourquoi il suit son doigt du regard.

Et pour couronner le tout, c'est en plus, un HACKER, l'explorateur des mondes infinis,

lui qui croyait surtout être un GEEK, "toujours trop". (ou de trop !)

Ne vous laissez pas distraire par la fumée, en fait tout ceci est un faux-FAKE.

Ronchonchon évitera de BUMPER ce post, sinon il va se faire KICKER sa face.

 

Qu'est-ce que tu baragouines Ronchonchon ? Bar à gouines ???

Arrête de noyer le poisson dans le potage avec ton charabia et viens-en aux faits. (aux fêtes ???)

 

Qui parle ainsi de nos jours ?

Les Québécois... ils ont même leur propre "clavardage"

Mais... il y a aussi les LQRiens qui emploient eux aussi un jargon bien à eux.

 

Après le SMQ, Système Merdique de Questionnement

Ronchonchon s'est penché sur le LQR "Livret des queRelles râtées" (ça marche aussi avec un N)

Petit extrait de ces propres propos :

"Ensemble, exclus, les bio solides de nos couches sont plus classes.

Ne résistons plus, l'émeute n'est pas la solution.

Soyons flexibles, de là nous apprendrons à nous divertir.

L'équité sera notre partenaire, aucun dommage collatéral ne surviendra dans ce beau pays émergeant.

Cessez de poser des questions, elles sont un problème.

Quand on pratique la langue de bois, la pute n'est jamais bien loin, pour que les rémunérations des actionnaires coulent à flot..."

 

 

Ceci est le langage médiatique officiel qui enfume le pays.

 

Ronchonchon entre Lion et Licorne, te voilà atteind de Jargonophasie...

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Défi 537 : Jargon

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

inspiration wiki ki ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_termes_d%27argot_Internet

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jargon

https://fr.wikipedia.org/wiki/LQR

24 novembre 2018

Gastropodus D'anusus (Nana fafo)

Gastropodus D'anusus

gastronomique

 

Ronchonchon, il aime pas l'hiver.

ça caille et les petits morveux propagent avec générosité leurs muqueuses virales.

Après les retombées nasales ectoplasmiques de la petite fille de Walrus,

une autre maladie hivernale fait son apparition :

La GASTRO-PODUS D'ANUSUS

 

Lorsque Ronchonchon s'est retrouvé ventre à terre,

c'était pour tenir ses bonnes résolutions sportives et alimentaires.

Il avait décidé de remplacer ses crises de boulimie tronquée, par l'ingestion abusive d'herbes

engendrant ainsi, une torsion de sa masse viscérale, visant la réduction de sa faim.

Tous les magasines en parlent de se mettre au vert, alors pourquoi pas essayer ?

Si ils le disent, c'est que ça doit être vrai !

Mais, ce qu'il n'avait pas prévu, c'était l'apparition d'une flexion endogastrique

qui a inversé le sens de l'éminitation des déchets,

en rapprochant sa bouche de son anus, ou l'inverse, ou les deux.

 

Ronchonchon a troqué un estomac dans les talons par un moral dans les chaussettes.

Le voilà en mode "gastropoda", un vrai mollusque.

Vous comprendrez qu'il ne souhaite pas, cette semaine, se préter à une séance photo.

 

Qui aurait pu croire que brouter de la verdure était pathogène (ça marche aussi avec le gazon)

Ronchonchon venait de découvrir une nouvelle Diète Détox  : La GastroPodus d'Anusus

"Mange de la gastro et tu perdras tes kilos".

Le hic, avec cette diète, c'est qu'il faut avoir l'eau courante,

elle n'est pas adaptée à ceux qui ont leur maison sur le dos, ou des escaliers en colimaçon.

 

Cette étude "philo"génétique montre bien la convergence évolutive de ce cochon,

mi-quenelle, mi-femelle (et re, mi-quenelle derrière !),

qui saisit la plus petite opportunité pour s'adapter au monde,

et créer ainsi des nouveaux procédés révolutionnaires.

 

La prochaine fois qu'on vous parle de régime, pensez à celui-ci ! Effet garanti.

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Défi 534: Gastropode

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

19 novembre 2016

Carte postale des Himalayas (par joye)

carte postale des Himalayas

Et, pour vous faciliter la lecture, parce que "Sympa", c'est mon nom de famille...

A comme ras l’anus (bin quoi ? c’est un terme scientifique ! noméo !)

B comme ras le bol (ouaipe, car pas de bol….)

C comme ras le cucul praliné (afin qu’on ne revienne pas chocolat)

D comme ras le dossier (affaire classée sinon classieuse)

E comme ras l’euphémisme (pisque je suis trop polie, moi, pour dire merde)

F comme ras le flacon (merci Fugain)

G comme ras la gondole (pardon Venise)

H comme ras le haram (je vous l’expliquerais, mais c’est défendu)

I comme ras les iridées (c'est que...y’en a marre, ma fleur)

J comme ras les rabat-joye (vous savez qui vous êtes)

K comme ras le kif-kif (c'est la fin des bourricots)

L comme ras les ailes (faut suivre)

M comme ras la marée (y’en a qui vont gueuler, tant pis, y’en amarre)

N comme ras le neurone (celui qui me reste)

O comme ras l’opéra (Garnier, Bastille, Winfrey, c’est au choix)

P comme ras le pépère (amer, ne fût-ce sur mer)

Q comme ras la quiddité (quiddité ? je veux un café, moi)

R comme ras la rascasse (noble poisson épineux d’Épinay épicé, tout)

S comme ras le sacerdoce (pas facile de le placer, çui-lô, y’en suis toute fière, moi)

T comme ras la tarentule (onde anse ?)

U comme ras l’uvula (gargarisons avant de sortir, la grippe est de saison)

V comme rah ! le Vegas !  (quelle plume !)

W comme ras le week-end en wagon en Wallonie (voui, je garde l’espoir)

X comme ras l’abscisse (car x-axis en angloesisch)

Y comme ras le yak (y a photo, yak à regarder en haut)

Z comme ras le zizi et le zazou (passque, à la fin, faut z’y faire)

18 décembre 2021

Kyrielle (TOKYO)

 

JUDAS ISCARIOTE dormait sous la petite véranda. Jésus christ et ses douze disciples jouaient à la pétanque sur le mont des oliviers ,quand une kyrielle de corbeaux noirs vinrent se mêler à leurs échanges nourris par des éclats de rire .

 Cette attaque était tellement énorme et insistance que judas sortit  brutalement de son  somme.

 Ont-ils une mauvaise nouvelle à nous annoncer demande judas à jésus.

Seigneur Dieu répond Matthieu tu n’y penses pas que peut il nous arriver va plutôt préparer l’apéro   nous sommes entrain de faire fanny l’équipe de de Ponce Pilate .

Voilà une bonne nouvelle non ?

v1

Vous vivez dans une citrouille ou quoi répond judas exacerbé.

 Vous avez encore fumé un de ces putain de joint qu’on vend dans la cité de Jérusalem.

Comment ça intervient Simon qui vient de faire un carreau devant l’air médusé de ponce Pilate ce n’est qu’un jour de plus dans la vie de jésus.

Tu ferais mieux de dessouler judas.

Non dit judas quelque chose va arriver. le changement ça peut arriver comme ça comme cette kyrielle d’oiseaux de malheur .

 Le portable de jésus sonne, oui dit jésus que voulez-vous mon père ?

 N’humilie pas Ponce Pilate c’est un mauvais perdant, mon fils . Jésus déglutie une fois , cligne des yeux deux fois

En suçotant des pastilles de menthe, surpris par le contenu du message.

Dix minutes passent.  Le reste de l’histoire est trop connue pour que je poursuive.

v2

 

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