Défi #694
Un petit tas ?
Kyrielle

Laura ; Walrus ; Vegas sur sarthe ; Lecrilibriste ;
Kate ; TOKYO ; Clio101 ; Yvanne ; joye ; Joe Krapov ;
Adrienne ;
San Salvador.

Ils sont six. Trois garçons, trois filles. Ils ont une trentaine d'années. Tous musiciens issus de parents amis et musiciens. Leur enfance, dans une petite commune de Corrèze, Saint Salvadour - ma commune d'adoption - a été bercée par la musique folk et les chants anciens en langue occitane. En hommage à leur lieu de naissance ils ont nommé - avec quelque malice - le groupe qu'ils ont formé San Salvador.
Ils chantent à six voix puissantes, deux toms, un tambourin, une basse, des cymbales et douze mains. Cela donne des concerts un peu étranges, souvent très rythmés alliant gaieté et tragique à l'image des chants populaires dont ils se sont nourris. Ils ont participé à de grands festivals, les Vieilles Charrues, le Printemps de Bourges, Suds à Arles et bien d'autres. Ils parcourent le monde et ont eu leur article dans le Times pour des concerts à New York au GlobalFest.
Ma famille et moi-même regardons avec sympathie et fierté ces jeunes gens puisque, à l'origine il y a, parmi d'autres vieux musiciens de la Terre, un très proche, aujourd'hui décédé qui composait, chantait en occitan en s'accompagnant d'un violon. C'est un peu grâce à lui, de part le collectage et des liens très forts établis avec leurs parents que ces jeunes gens font aujourd'hui un chemin remarqué.
Je ne sais pas si l'on peut danser le jitterbug lors de leurs récitals mais leur répertoire est entraînant, hypnotique disent les medias. Ils iront loin et ont déjà obtenu le prix « album du monde » aux victoires du jazz en janvier 2021 à Paris pour leur album « la grande folie ». Bonne route !
Planète-du-centre-de-l’univers

Un silence profond règne dans une immense salle octogonale, bordée par quatre arches rectangulaires de cinquante mètres de haut. Toute la surface est recouverte d’un quadrillage de miroirs ; l’œil novice qui y pénètre devient fou car il ne perçoit que son reflet, décliné à l’infini comme dans un puits sans fond.
Nul signe, nulle agitation de vie, rien que la froideur du néant.
En l’exact centre de l’octogone trône une structure en étoile ornée d’un même matériau réfléchissant. Au milieu un assemblage de cônes d’où sortent à intervalles réguliers grésillements et bourdonnements, rompant la monotonie tombale du lieu.

Une cloche teinte et son écho se répercute sur les murs.
Quand la dernière note s’évanouit dans le lointain un cortège de robes blanches à capuche pénètre dans la salle par l’une des arches et vient se disposer autour de l’étoile centrale.
Nul chant, nul tambour, nulle dispersion d’encens, nul discours.
Nouveau son de cloche, plus bref.
Un se détache du groupe et vient se placer devant la colonne.
Un autre s’agenouille et compose une série de chiffres sur un clavier au niveau d’une branche de l’étoile.
Un nouveau transfert se prépare.
Aujourd’hui sa mission : appuyer un Gardien du Temps à empêcher qu’un peuple dérobe un collier de diamants destiné à la reine Marie-Antoinette et ne change à jamais l’histoire.
Le ronronnement caractéristique du téléporteur retentit, signe d’un départ imminent.
Le regard du conducteur se fige. Le signal fluctue : il y a dispersion temporelle.
Le cri du conducteur résonne dans toute la pièce.
— Ça jitte !
Du tube sort un rayon de lumière qui traverse la salle, passe à travers les parois et disparaît dans l’univers.
La procession se presse autour des écrans de contrôle.
Le faisceau achève sa course infernale sur la Terre en s’enfonçant dans un dolmen sur une île de Bretagne.

Crédits photographiques : NimuesWelt, Pixabay, 26 mai 2009 (dernière mise à jour : 6 septembre 2018)
L’idée m’était venue de danser, mais mon instinct avait rejeté immédiatement cette possibilité.
Traiter un découvert avec son banquier relevait d’un équilibre subtil et un faux pas pouvait m’être fatal en ces temps sombres de récession.
Valait mieux mourir de honte ruiné que rougir d’entamer un swing endiablé histoire de lui faite perdre le nord.
J’hésitais à lui parler de mon train de vie qui justifiait largement mes dépenses inconsidérées . Mon banquier affectionnait des plaisanteries éducatives qui me rendaient furieuse et sur ce siège j’étais prise d’une danse syncopée très proche du jitterbug
J’avais envie de lui foncer dessus comme un rhinocéros quand il me menaça de bloquer ma carte de crédit.
Qu’il s’amuse à tenter quelque chose pour verrouiller mon compte me suis-je dit dans ma barbe de rhinocéros imberbe.

Mon cœur tambourinait contre mon sternum comme à chaque fois que je montais sur scène pour danser.
Je me rendis vite à l’évidence je n’avais pas beaucoup de solution à mettre sur la table pour gagner sa confiance quand soudain je dis samedi je suis sûre de remporter le concours de danse du jitterbug
Il y a à la clef le centuple de mon découvert. Je trouvais l’idée géniale. J’avais exclu la roulette du 911 , le numéro de police secours , ou être assistée par un jeune amérindien ou laisser mon banquier décider de mon sort .. J’avais pris l’initiative comme au poker. Etant donné l’état d’exaspération du banquier cette dernière éventualité était inévitable. Rejetant en arrière d’un coup de tête ses cheveux qui viraient au gris à grande vitesse il me dit / cherchez-vous un cavalier ?
Pardonnez cette proposition primitive me dit il dans un sourire malicieux, mais j’ai un traitement pour ma dépression je m’entendis répondre chacun de nous à ces petits malheurs.je saute sur cette occasion lui saisit le bras Je me rapproche de lui d’un pas de geishas et lui murmura Allons-nous entrainer.
Puis ça s’est gâté dans l’escalier j’ai vu ses genoux faits d’hélium et de bouillon de poule, et quand il me prit le poignet j’ai bien vu que ses mains n’allaient pas où il voulait.
Bon l’affaire était lancée on est arrivé et on a gagné .je me souviens encore comme il m’empoignait. On aurait dit un morceau de câble à haute tension qui tressautait et crépitait en faisant des étincelles.
Depuis ma ligne de crédit est infinie
Elle danse, Cannelle, elle danse
Elle danse, Cannelle, elle danse
Cinquante ans, son phare éteint
Elle se contente de sa lumière d'instinct
Cannelle
Sa nouvelle vie est faite de tourbillons
Elle se noie et remonte du fond
Cannelle
Comme son amour est irrécupérable
Son oeil se fatigue de pleurer
Quand elle s'installe au salon
Une pluie acide de larmes
Son absence est là, partout et dans leur lit
Elle danse Cannelle, elle danse[1]
Elle adore quand ça balance
Et elle danse Cannelle, elle danse
Pour oublier qu'elle a pas eu d'chance
Quand ça swing, Cannelle elle swing
Et tous ses complexes se débinent
C'est sa musique son feeling
Sa raison God Save The Queen
Elle va continuer le voyage
Profiter de l'instant
Plus fade
Moins tendre
Elle balaie de musique
Les larmes
Qui montent comme le son
Dans le tourne-disque
Nouveau disque d'Etienne Daho
Sport, radio et danse
Pour vivre
Sur un CD d'hommage
Elle danse Cannelle, elle danse
Elle adore quand ça balance
Et elle danse Cannelle, elle danse
Pour oublier qu'elle a pas eu d'chance
Quand ça swing, Cannelle elle swing
Et tous ses complexes se débinent
C'est sa musique son feeling
Sa raison God Save The Queen[2]
Elle danse Cannelle, elle danse
Le Jitterbug peut-être parfois
Le swing, elle espère en avoir un peu
Essayer le Lindy Hop, le Jive ou le West Coast Swing.
Tous les jours un peu de danse et du chant
Le samedi, plus longtemps
La danse orientale et les danses de sa vie.
Encore un de ces mots à la mords-moi le nœud dont le tenancier a le secret! Même le dico n'est d'aucun secours : tu y apprendras qu'il s'agit d'une danse du genre swing. Tu peux juste en conclure que ça remue !
J'ai donc essayé de creuser un peu, et j'ai découvert ceci.
Ah ben, ça explique tout : il devait encore être vachement imprégné quand il a eu son illumination !
L'illustration qu'il nous montre est extraite du film "Hellzapoppin" (l'enfer s'éclate), un truc dément à côté duquel "Les Branquignols" fait figure de parent pauvre. Je vous en déconseille vivement la vision si vous voulez garder un cerveau normal et je sais de quoi je parle : je l'ai vu plusieurs fois !
Incidemment, j'ai aussi découvert que "jitters" c'est les poeppers (ah non, ça c'est du burgondje), la pétoche, la trouille. Ça fait peur hein ?
Pour que les choses soient claires, je signale que, même si je suis un fondu de jazz, je n'ai personnellement jamais dansé le jitterbug, ni aucune autre variante du swing, pas même le boogie-woogie ni d'ailleurs le rock'n roll, c'est vous dire ! Je m'en suis tenu à la valse (je peux*, comme mon flamand de père, tourner dans les deux sens) et quelques autres trucs vieillots du même acabit et même dans le tango, je ne vais pas jusqu'au renversé (j'ai trop peur de ne pas pouvoir me relever).
Qui qu'a dit "timoré !" ?
* Je devrais peut-être dire "je pouvais", ça fait quand même une paie que je n'ai plus dansé !
De l'enfance à aujourd'hui, l'Adrienne n'a jamais réussi à être "de son temps", et certainement pas en ce qui concerne les goûts musicaux.
D'abord parce que pendant sa petite enfance, elle n'a entendu que les chansons de l'époque de son grand-père, qui était jeune entre les deux guerres.
Et un passage de la 6e symphonie de Beethoven qui annonçait le début de l'émission quotidienne "voor boer en tuinder" au moment du repas de midi.
Ensuite, à l'adolescence, elle n'entendait que les émissions qu'aimait le père, grand amateur de la musique jazzy américaine qu'il avait découverte après la seconde guerre mondiale.
Et le dimanche, avec sa chorale, il perpétuait l'art du chant grégorien.
Meilleure Amie a voulu faire un peu son éducation à l'époque où elle n'écoutait que Vivaldi et Tchaïkovski, malheureusement pour la mise à jour, Meilleure Amie aimait ce qu'aimait son grand frère, qui avait huit ans de plus qu'elles.
Et ainsi de suite.
De sorte qu'aujourd'hui encore, quand une ancienne élève lui parle d'Ed Sheeran, la stupide Adrienne répond "Ed qui?" et sert sa pirouette habituelle: "tu sais, moi, en dehors de Mozart, je ne connais rien" :-)
Les auteurs de dictionnaires n’ont pas trouvé d’équivalent correct au terme américain "jitterbug". Et pourtant il y en a un très évident qui est « jet-setteur proustien ».
En témoignent ces fragments d’un « Kama-sutra germanopratin » resté manuscrit et retrouvé dans les archives Albaret de la Bibliothèque Nationale de France, document dont la cote, pour les amateurs est : 8° Y2 90000 (1431).
L’auteur, un dénommé Marcel Proust, y décrit en long et en large et en langage codé du faubourg Saint-Germain les différentes façons de, comme il dit, « faire cattleya ».
L’ouvrage étant désormais en accès libre sur la plate-forme Gallica, nous ne résistons pas au plaisir de vous en livrer un large extrait ci-dessous :

Suivre et guider
Suivre et guider se font au moyen de 4 éléments :
- le rythme : On parle de "bounce" qui est un léger rebond vers le sol au niveau du bassin avec les talons légèrement relevés. Un premier rythme marque le tempo de la relation et un deuxième accentue les temps forts de la relation. Le rythme permet de cattleyer ensemble. Suivant les relations, les accents peuvent être plus ou moins prononcés et chaque cattleyeur peut ajouter des accents.
- le mouvement du corps, transmis au partenaire par les mains et les bras au travers de la connexion. Il peut y avoir différents guidages, uniquement avec les bras, le cattleyeur ne va pas bouger et donner les directions en bougeant uniquement les bras. Au lit, le plus souvent, le cattleyeur engage tout son corps et transfère son poids, même si cela n'est pas toujours visible.
- le regard (placement spécifique du corps du partenaire)
- l'oreille (écoute de la relation)
Si le regard et l’oreille permettent d’exclure certains guidages (on ne marque pas de break en plein solo), c’est à travers du mouvement du corps et de la main que va passer la grande majorité de l’information. Cette information est souvent très complexe et doit passer instantanément entre les deux partenaires. C’est pourquoi les cattleyeurs se tiennent :
- la main en position « baise-main » (pour pouvoir bouger plus facilement la main de la cattleyeuse et avoir une bonne prise de main)
- les appendices à angle droit « tonique » (ni crispé, ni mou, ni trop en extension pour que toute l’information passe)
- le buste tendu (une pression sur la main de la cattleyeuse doit obligatoirement la faire reculer ou tourner)
- en léger contrepoids l’un par rapport à l’autre, assurant la connexion entre les deux cattleyeurs et une position légèrement fléchie (augmentation de la stabilité, abaissement du centre de gravité).
Le cattleya met l'accent sur la communication entre partenaires, le mouvement qui a pour conséquence la « connexion », la sensation de tension musculaire entre le cattleyeur et la cattleyeuse. La connexion permet au cavalier de faire effectuer à la cavalière diverses variations, des modifications des gestes de la cattleyeuse ou de ses déplacements. La connexion est le fruit de l'adaptation entre cattleyeur et cattleyeuse : pour avoir une position stable et équilibrée, la connexion doit avoir la même force de part et d'autre. Lorsque la cattleyeuse est lâchée par le cattleyeur, elle est libre d'effectuer toute variation qu'elle juge appropriée. D'autre part, la cavalière peut aussi « prendre le guidage » en donnant une information par l'intermédiaire de la connexion, et inverser les rôles : elle décide de ses mouvements et de ceux du cavalier.
Si traditionnellement le cattleya est pratiqué par un homme et une femme, c'est une pratique très ouverte permettant de nombreux changements de genre. Ainsi deux hommes ou deux femmes peuvent cattleyer ensemble et une femme peut guider un homme. Pour plus de simplicité, on parle donc plutôt de "leader" et "follower" (parfois "followeuse"), de manière à être plus inclusif.
Les variations ou mouvements
Les variations ou mouvements au lit (ou ailleurs) sont extrêmement variées, cependant, on retrouve toujours certains noms classiques. Chaque variation pouvant être exécutée de manière différente avec plus ou moins de rotation, sur des temps ou durées différentes, avec des styles différents. Certains noms peuvent varier selon les professeurs, les écoles ou les pays.
• Cottard Swing out : séparation du couple (départ en couple arrivée séparée)
• Turn (Vinteuil lindy-) : aller-retour (départ séparé, aller-retour de la fille autour du garçon, arrivée séparée)
• Verdurin Circle : reformation du couple (départ séparé, arrivée en couple)
• Saint-Loup Tuck Turn : compression de la cattleyeuse vers le cattleyeur puis passage sous le corps du cattleyeur.
• Basic Charles Swann : kicks (Garçon : back step, kick corps gauche, pose, kick corps droit, retiens, léger kick arrière droit, pose corps droit. Fille : symétrique)
• Charles Swann slide : charleston jusqu'à 4, à 5 on pose le PDG et PGF en arrière en faisant glisser (slide) l'autre corps
• Charles Swann stop and go
• Guermantes Tandem : mouvement spécifique (la fille se retrouve sous le garçon ou l'inverse et ils prennent la position dite de Charles Swann)
• Texas Norpois : le garçon met le bras de sa partenaire dans son dos (dos de la partenaire) et la fait tourner sur place
• Balbec japonais : le garçon amène la fille à sa droite et la fait revenir en tournant en sens inverse…
• Balançoire Villeparisis : début comme le Charles Swann sur 4 premiers temps, suivi de deux mouvements arrière / avant du couple
• Le Yo yo de Gilberte : Aller retour de la cattleyeuse, cela peut être un enroulé puis déroulé avec des rotations de la cattleyeuse ou bien un aller retour en face a face
• Bergotte Sugar Push
• Break Push d’Oriane
• Inside Turn à Palamède : dans un swing out 8 temps, la cattleyeuse tourne dans le bras gauche du cattleyeur à 5 et 6.
• Outside Turn à Françoise: dans un swing out 8 temps, la cattleyeuse tourne sur la droite à l'extérieur à 5 et 6, avec ou sans le bras du cattleyeur.
***
Après ces nuits passée à enseigner ces exercices physiques qui ne sont pas de tout repos et n’étaient peut-être plus de son âge, le professeur Proust rentrait chez lui et passait la journée suivante… dans son lit !
Ce manuscrit inédit permet ainsi d’expliquer ce phénomène littéraire : Marcel Proust n’était pas plus malade que vous ou moi ! Il forçait juste un peu trop sur le « lindy hop » !
Le document comprend en outre des ajouts apocryphes – sans doute de la main de Céleste Albaret - que l'honnêteté et la décence nous interdisent de préciser davantage. Signalons quand même
- Le Barrel Turn à la Céleste
- Le Boomerang d’Odilon
- Le Rock n’ go du morse fou
On ne le répétera jamais assez : les bibliothèques constituent pour le bien de l’humanité un trésor d’autant plus grandiose qu’on ne soupçonne jamais toutes les sources de petits et grands bonheurs qu’elles détiennent et qui désormais, grâce à Gallica, sont à notre portée...
...d’un k(l)ick de l’index sur la souris !
Les voisins d'en haut font tout tout de go
Mais jamais ni tango, ni foxtrot, ni slow.
Ils « buggent » tout le temps, de l'aube à minuit,
Nuit et jour, jour et nuit ! Eh ben, zut ! quel ennui !
Quand je hurle « Allez, stop ! » cela les excite
À y aller plus fort, plus haut et plus vite !
Enfin, quand je tape sur mon pauvre plafond
Ils crient « Eh ! Plus fort sur ton balafon ! »
Et ils dansent, décadence, avec imprudence,
En se jetant dans l'air, dans la pauvr' résidence.
Ils dansent tout le temps, de minuit jusqu'à l'aube,
Et se la pètent. Moi, chuis dans la daube.
Oui, ces voisins d'en haut, ils seront ma mort,
Inspirés comme ils sont par la muse Terpsichore.
Mais les voisins d'en face, ce n'est guère mieux
Car eux font l'amour partout dans ces lieux.
Le pire, c'est quand il s'écrie « OUH ! Ger-MAINE ! »
Pendant qu'elle répond « Oui ! OUI ! VÉGAS ! Je t'aiiiiime ! »
Jazz ou jam
Inattendu ou improvisé
Tourne-moi la tête
Tiens un instrument
Emmène-moi dans un rêve
Rencontre de quelqu'un pour jouer
Un connu un inconnu
Guitare ou swing
(version 2)
J'avais tendance à penser qu'
Il est plus facile d'utiliser un mot
Très rare
En français j'entends
Bien et si
Un texte sur ce thème
Générais plusieurs versions...
(version 1)
Joyeux Noël
- Eh Père Noël
Lève le nez au ciel
Sors tes mains de tes poches
On a rempli tes sacoches
- Eh Petit Pingouin
Charmant voisin
Echarpe nouée sagement
Ballet urgent
Vive le vent
Valsons avant
Demain matin
C'est la nuit de Noël
(version 3)
Et si jitterbug
C'était le moment
De la mise en mouvement
De nos corps
Dans ce décor
Cet instant
Exactement
Et si jitterbug
Évoquait comment
Se sont rencontrés les parents
De Jimmy ?
(version 0)
Pour échapper à la morosité
pour se sentir un peu plus exister
pour garder la souplesse et la légèreté
et la banane tous les jours de l’année
le jitterbug, il faut danser
sur le ring, c’est du swing
Mieux, c’est d’la dynamite !
Pour défouler son agressivité
Son trop plein d’énergie éjecter
Perdre des calories par-dessus le marché
Et se donner la pêche pour toute la journée
Ecoutez-les jouer, regardez-les danser
Le jitterbug c’est plein de vitamines
Sur le ring, c’est du swing
Mieux, c’est d’la dynamite !
Si vous avez 20 ans
Vous pouvez essayer
Mais à 80 ans,
vaut mieux les regarder
Sur le ring, c’est du swing
Mieux, c’est d’la dynamite !
Attendu que le jitterbug peut être utilisé comme nom pour désigner un danseur de swing
Attendu que le swing est à l'origine des danses dansées sur le swing
Attendu que ce swing désigne une manière d'être essentielle du jazz
Attendu que le jazz est un genre musical créé au sein des communautés afro-américaines
Attendu que les afro-américains sont à grande majorité des descendants des esclaves déportés en Amérique Septentrionale
Attendu que l'Amérique Septentrionale est la région la plus au Nord des Amériques bien qu'elle se différencie de l'Amérique du Nord !
Attendu que … que j'en ai marre d'attendre, on peut dire pour résumer que le jitterbug c'est chouette
Laura ; maryline18 ; TOKYO ; tiniak ; Lecrilibriste ;
Vegas sur sarthe ; Kate ; Adrienne ; Nana fafo ;
AlainX ; Yvanne ; Walrus ; joye ; Joe Krapov ;
C’était un vendredi saint, un cataplasme de mercure et de jus de pêche, accompagnait le couchant derrière l’horizon.
Soudain on a vu le sang du christ fluorescent tomber en nuées ardentes.
L’impact retentit dans tout l’univers.
Toues les océans absorbaient les gouttes de sang jusqu’à devenir écarlates.
L’humanité pensait à lui , la lumière du monde s’était retirée , jésus revenait nous inonder de ses larmes.
C’est alors que l’obscurité s’est répandue. Ce deuxième impact altérait nos consciences.
Je sentais la signification intuitive de cette noirceur qui nous frappait durablement.
Puis une voix s’est élevée au-dessus de l’écume des vagues.
Vous les êtres humains dans ce monde que vous croyait moderne vous y cherchez un sens qui se dérobe à vous.
Le problème c’est qu’on ne vous a pas donnes le bon livret. Vous vivez dans des scenarios dignes de sketchs de maternelle.
Et vous venez vous plaindre à la direction.
Voilà exactement les paroles qu’il a prononcées.
Puis brusquement la lumière revint éblouissante, aveuglante.
Ce troisième impact fut fatal à certains.
Seulement la moitié de l’humanité survécut.
Nous avions vécu avec le mauvais livret, nous n’étions pas ce que les anciens livrets disaient de nous.
L’ajustement fut long , un trou dans l’éther divin s’était produit , il aspirait le vivant qui s’écartait du livret .
Le livret ressemblait étrangement au Pass- sanitaire que décrivaient les anciens.
Ils se souvenaient de la voix/ vous perdez votre temps à vivre ici. Mise à part le choc du contenu du message le livret était pire.
Alors certains d’entre nous se sont élevés comme des oies au-dessus des marécages. On a brulé tous les livrets.
Nous n’avions plus d’autres objectifs que de vivre selon nos intuitions.
Oh la vache !
Je vous ai parlé il y a quelque temps de l'ouverture d'une maison de retraite pour éléphants en Limousin. Ce qui étonne quand même un peu quand on sait qu'en matière d'animaux, il y a ici plus de bêtes à cornes que de bêtes à trompe. Revenons donc aujourd'hui à nos moutons ou plutôt à nos vaches. Parce que, c'est bien connu, nous sommes un pays d'élevage bovin et nos limousines (les vaches) sont réputées pour leur viande mais très peu pour leur lait (on ne sait pas ce que l'on perd ! Ce lait est peut être peu abondant mais tellement délicieux.)
Quoi qu'il en soit, figurez-vous que dans un village creusois les habitants, à la suite d'un repas festif, ont eu l'idée peu banale d'acheter une vache en commun. Mais pas n'importe quelle vache. Bien sûr, il y en a dans ce hameau . Mais pas des vaches à lait. Et non, ils n'ont pas choisi une bête rouge originaire de la région puisque, justement, ils voulaient avoir du lait. Beaucoup de lait. Ils ont opté pour une demoiselle de 3 ans de race normande de Jersey. Oasis – c'est son nom – a pour mission, outre de donner généreusement du lait, d' établir un lien entre les gens de la localité. Et c'est une réussite. Je ne vais pas faire ici l'éloge d'une payse. Tant pis mais c'est pour la bonne cause.
Oasis n'a pas eu de souci d'intégration. Elle broute tranquillement et même un peu de neige ne la rebute pas. Elle est belle dans sa robe fauve, sa tête fardée de noir. Elle est docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied...Mais je m'égare. Enfin, Oasis est une perle et fait la joie des petits et des grands. Elle fournit allégrement 15 litres de lait riche en protéines par jour et les amis se relaient matin et soir pour la récolte qui se transforme en fromages frais ou secs, beurre, crème onctueuse et savoureuse et yaourts. Il paraît même que tous les enfants ne veulent plus que des « laitages Oasis ».
Les coutumes changent avec les néo-ruraux qui s'installent de plus en plus dans les campagnes, surtout depuis la crise sanitaire que l'on connaît. Ils conservent souvent leur mode de vie urbain, s'intègrent peu, l'entre-soi restant la règle. Ils ne communiquent pratiquement pas avec les « autochtones ». Chacun reste dans son pré carré et l'on s'ignore. Pourtant, en Creuse cela n'a pas été le cas puisque des Parisiens, propriétaires de résidences secondaires ont mis la main au porte-monnaie pour aider à acquérir la petite vache. Ils peuvent se targuer de posséder « un bout de vache » quelque part dans la campagne limousine.
L'initiative des creusois mérite que l'on en parle. Elle induit un impact réel sur la vie de ce village puisque des liens d'amitié se sont crées à partir de cet achat partagé. Chacun bichonne « sa »vache. Elle est le pôle d'attraction et on parle même de la faire participer à tous les événements à venir. Mais le plus précieux, dans ces coins reculés de la campagne c'est la renaissance de la notion d'entraide qui s'est effritée ces dernières décennies. Mais oui, « le bonheur est dans le pré » et aussi dans l'assiette en Creuse grâce à Oasis.
Dans la ville, j'oublie, versatile, mon pacte...
Oh, dire que je me promène serait inexacte
Puisque mon sang file le long de ses artères.
Je cours, j'accours, chienne, me servant de mon flair...
Il est bien trop tôt pour le repentir, c'te blague !
Je bouscules les règles, vois, j'ai ôter ma bague.
Je reniffle son odeur, je fuis la mort lente.
Eh ! Y'a Artefact dans mon casque, qui chante !
Je quitte les ruines de mes rêves effondrés.
Mes vêtements de princesse sont tout déchirés.
Je dénoue le ruban de mes cheveux, rebelle...
Réussirais-je à être une autre, ou bien celle,
Qu'il envisage, caressant sous la lune,
Son front, peut-être embrassé par une...
Dans la nuit, mes muscles se contractent
Pour mieux le percuter au point d'impact.
Sans que s'amollisse ma farouche volonté,
Bien que sa malice m'effarouche, effrontée,
Je serais au rendez-vous du solstice.
Décembre, nous surprendra-t-il, complices ?
Il faisait bon danser à la nuit grande offerte
dans le bain foisonnant d’anciennes verves celtes
avec tous les lapins s’égaillant alentour
pour le païen dessein de célébrer l’amour
Même sous le couvert des arbres centenaires
la joie qui s’exhalait fusait dans l’atmosphère
surgissant de nos cris à gorge déployée
où vibrait à l’envi tout notre animalier
Perdus pour la raison réfutant les oracles
compagne et compagnon d’un semblable miracle
lançaient des rigodons vers la lande et sa tourbe
qui martelant le sol, qui libérant ses courbes
Au regard bienveillant du lunaire cyclope
se livraient nos secrets sans aucune interlope
et la paume et le front peints d’ocres pariétales
la compagnie portait sa griffe au bail social
Car, à peine entamé, ce siècle est mauribond
Qui peut dire, aujourd'hui, lesquels y survivront ?
Nature en sait le prix, qui prépare son choc
que ne craignent fourmis, ni l’arbre, ni le roc
Tant la technologie surclasse le vivant
que son plus simple outil en ourdit le tourment
et que d’aller partout prôner le “sans contact”
ne garantit en rien du naturel impact