Un pacte ? (Walrus)
À quatre, comme l'une des insultes favorites d'Archibald Haddock ?
Comment ?
Je triche ?
Ben non, j'essayais de faire Français !
À quatre, comme l'une des insultes favorites d'Archibald Haddock ?
Comment ?
Je triche ?
Ben non, j'essayais de faire Français !
La police scientifique lorsqu’elle constate qu’un projectile a perforé une boîte crânienne, une portière de véhicule, l’ombre de Lucky Luke (?) ou un président des Etats-Unis utilise le mot « impact ».
Le policier de base parlera quant à lui plus volontiers de « trou de balle ».
Il ne faut pas confondre le trou de balle avec le trouduc qui est une personne peu recommandable, détestable, dont la particularité est, plus souvent encore en période électorale, de venir faire des promesses dont la suite nous démontre qu’elles ne sont que du vent et surtout de souffler la haine - en général des étrangers, voire simplement de l’autre – pour troubler nos paix intérieures pourtant déjà bien fragiles.
On pourrait légitimement se dire qu’avec les progrès du progrès ce genre de bonhomme ou de bonne femme serait amené·e à disparaître du paysage médiatique. Comme il ne manque pas d’air, il pourrait très bien s’envoler hors de notre vue ?
Eh bien non. Au contraire la Science a démontré que les imbéciles heureux qui sont nés quelque part continuent de se balader dans la nature avec aplomb.
Le Temps n’a aucun impact sur ce genre de situations ! Craignons pour le futur, mes ami·e·s ! Et même pour le présent ! Comme si ce virus à la con ne suffisait pas !
Cliquez donc un peu sur l'image ci-dessous ou sur le lien en- dessous pour entendre une belle chanson de Georges Brassens interprétée par Joe Krapov, Manu le Bichon et Loïc le Voyou

Krapov et_Le_Bichon chantent "Le_Temps_ne_fait_rien à l'affaire" de Georges Brassens en_public
Cette fois-là, il l'avait mitraillée de propos désagréables. Il serait temps qu'elle reconnaisse que, comme d'habitude, elle ose élever le ton en premier.
Cet autre jour, il l'avait bombardée d'injures. Une fois encore elle était à l'origine de l'agression, prétendait-il.
Ça s'est passé à ce moment-là, il lui a asséné violemment des phrases inadmissibles, elle fut touchée un peu partout à la tête. Elle devrait faire attention à ses comportements éhontés, fit-il remarquer.
Lorsqu'il multipliait les joutes verbales, il faisait plus souvent mouche qu'elle. Elle n'était pas capable de se défendre comme il conviendrait.
— Madame je vous invite à vous déshabiller s'il vous plaît, je dois procéder à l'examen de votre corps, c'est indispensable et légal. Mon compte rendu médical doit figurer au procès-verbal qui sera remis au juge.
Le légiste constata que le corps était criblé d'impacts de mots. Les blessures étaient plus ou moins profondes, certaines encore saignantes et purulentes.
Déjà il avait remarqué celles à la tête et son intuition fut bonne de lui demander de se déshabiller. Il s'est mis a inventorier les impacts de mots. Il en dénombrera 147 et donna à chacun d'eux une note entre 1 et 10 selon la profondeur de la blessure. C'était la manière officielle et légale de procéder.
— Madame, vous devriez vous soigner, vous savez certains mots peuvent tuer. Et dans votre état de faiblesse, je crains pour vous des dégâts irréversibles aux conséquences tragiques à terme.
— Docteur, je vous assure, ce ne sont que des blessures d'amour. Cet homme je l'ai dans la peau, partout. Je l'aime démesurément. Que voulez-vous. C'est comme ça !
Voilà comment Ronchonchon s'est retrouvé embrigadé dans toute cette affaire.
Il était là, au bord d'une conversation visuelle,
lorsque ses oreilles ont frétillé à ces mots :
"Savoir faire et faire savoir"
Il a donc voulu en savoir plus.
Normal, sa curiosité était piquée au vif.
Quand on parle de savoir ça l'intéresse.
Et puis, il a compris qu'ils avaient conclu un pacte, alors il a voulu le faire savoir.
Un pacte ?
Comment ça, ils ont conclu un pacte ?
Et quel impact ça va avoir sur nous ?
Il a alors réalisé que le faire savoir était un pacte pour créer un impact.
Sous couvert de se dire... de se raconter... de fabuler...
Comme si, Affirmer qu'on Agit permettait d'Anticiper le pire...
On affirme bien ce qu'on veut sans que cela soit La Vérité, juste Une Vérité.
Ronchonchon préfèrerait la formule Agir Aujourd'hui Autrement,
car c'est bien aujourd'hui qu'on programme la mémoire de son futur disait Céline
Et l'impact est là au moment présent.
Alors, lui, le Pacte, Ronchonchon il n'en a rien à Faire, il sait Faire
et lorsqu'il faut le faire savoir, il pense à l'im-pact que cela aura...
Le contraire du pacte ?!?
Belle lecture créative à toutes et à tous
N’est-ce pas une chose fabuleuse, vertigineuse, de voir l’influence sur la réalité actuelle de faits datant de deux mille ans ?
Prenez la petite ville natale de l’Adrienne.
Elle se situe sur une frontière linguistique et est l’enjeu de discussions concernant son statut : ville flamande à part entière ou avant-poste de la francophonie ?
Vous connaissez l’histoire : quand Jules César est finalement arrivé à soumettre les « Belgae fortissimi », après force bain de sang et autres génocides, le gaulois a peu à peu évolué en gallo-romain.
On n'est pas rancunier dans ce pays ;-)
Puis sont venues s’installer des tribus germaniques.
Des réfugiés politiques, en quelque sorte ;-)
Et que voit-on dès les premiers documents écrits aux alentours de l’an mille ?
Que voit-on dans la toponymie ?
La petite ville natale de l’Adrienne était déjà sur la frontière linguistique: de siècle en siècle, l’analyse des noms de lieux montre la présence de la langue germanique et de la langue romane, côte à côte.
Mais le législateur ou le politique n’aiment pas ce qui est flou et dessinent des frontières.
Chère Sarah,
Toutes tes flèches me touchent et me replongent dans la ville, son histoire, sa géographie, nos études...
En salle des profs, les sujets de conversation ont pas mal tourné autour du pronom personnel (non binaire) "iel" et nous nous sommes questionnés sur l'impact que cela allait avoir sur nos rapports aux autres.
Quelqu'un a dit que cela allait "impacter" la façon de communiquer et, bien sûr, il/elle (je ne sais plus) a été repris sur le bien-fondé du mot "impacter", sujet récurrent. Résultat : une belle cacophonie à laquelle j'ai assisté qui a orienté ma réflexion autour du mot "impact", y étant sensibilisée après toutes les flèches que tu avais évoquées/décochées...
Impact : quelle étymologie ? Anglaise, latine, anglaise d'origine latine peut-être ?
Quelques rapides recherches plus tard : origine latine, mot français emprunté au latin et plus précisément au supin "impactum" (forme verbale servant à former le participe passé passif) du verbe "impingere" (et non "impigere" comme mentionné dans le cnrtl, faute de frappe sans doute).
Mot d'origine latine attesté en anglais dès 1817 et en français vers 1878 donc mot latin passé en français par l'intermédiaire de la langue anglaise : parcours fréquent.
D'ailleurs le lexique anglais fait la part belle à ce mot.
Quid de "impacter", alors, qui ne fait pas l'adhésion ? Anglicisme, présent dans bien des dictionnaires français mais absent du cnrtl (qui pourtant en mentionne les synonymes mais indique que le mot n'existe pas tout en le mentionnant !)
Enfin, ce supin, forme verbale dont je n'avais plus entendu parler depuis longtemps m'a conduite à retrouver un peu mon latin et à apprendre qu'il existe en anglais et de sourire à l'exemple choisi ! Ils l'ont fait !
Allez, il est temps que d'aller chercher le supin de Noël et d'impacter les cadeaux !
Bises de décembre de ta cousine,
Marianne
Le vacarme qui nous avait réveillés en sursaut fut suivi du beuglement de Germaine : «C'est quoi ce b..... ? T'as entendu ? Non, c'est vrai que t'entends jamais rien»
Avant qu'elle m'ait dit de me lever pour aller voir ce que c'était que ce b..... que je n'avais pas entendu, j'avais pris mon courage à deux mains et chaussé mes charentaises à deux pieds.
Ce b..... semblait être venu du salon.
Un long chuintement avait été suivi d'un coup sourd assez fort pour couvrir mes acouphènes persistants.
Armé d'un tisonnier je contournai le sapin « planté » de la veille pour me diriger vers un nuage de suie qui flottait à hauteur du manteau de la cheminée, masquant par bonheur le cadre en buste de tante Anastazia …
Germaine m'avait finalement rejoint devant l'âtre refroidi et contemplait le désastre au travers de cet épais masque de nuit hydratant dont elle s'enduit chaque soir jusqu'à la racine des cheveux.
Je faillis lui dire qu'elle était belle avec sa choucroute désordonnée à la Bardot et son déshabillé de pilou mais ça aurait sonné faux.
Elle répéta «C'est quoi ce souk ? ».
Dans sa bouche et après mûre réflexion le lupanar s'était changé en bazar maghrébin.
J'ai balayé la suie d'un revers de main. « Regarde ça Germaine. Y'a comme des paquets enrubannés là dessous » dis-je perplexe.
Déjà Germaine me poussait, ramassait à plein bras la demi douzaine de boîtes noircies pour les porter vivement dans la poubelle du garage.
Elle revint en soupirant, belle et inaccessible dans ce déshabillé de suie avec son masque de nuit … on eut dit Belphégor mais je me gardai bien de lui faire mon compliment.
« Marre de ces cadeaux publicitaires » bougonna t elle en reprenant le chemin du lit.
Dans la nuit, un père Noël grimaçant vint me hanter.
Demain matin, j'irais quand même jeter un oeil dans la poubelle ; il me tardait tant que le jour se lève, je n'avais pas été tous les jours très sage mais j'en demandais pardon.
Des pieds jusqu’à la tête, je suis pleine d’impacts
car tout ce qui me marque et me touche est pléthore
Des impacts marbrés m’arrivent par tous les pores
me gravellent le corps comme des tatouages
émissions et romans ou poèmes émouvants
Le 5 de Chanel et son parfum exquis
ou l’ Extase » qui me terrasse de Nina Ricci
La jupe à cerceau, rayée a laissé ineffable
La trace des 17 ans fiers et indomptables
Et la soif d’élégance tatouée pointillé
Mais plus loin, bien plus loin, il y a des cicatrices
Avec des bruits de bottes qui passent dans la rue
Le retour de mon père après cinq ans captifs
et ce père idéal arrivé miséreux
qui lorsque nous étions tous autour de la table
surveillait que chacun ait sa part équitable
avec des yeux de fou avant de se servir
Et je garde en secret les marques inavouables
qui distillent en moi tels des athanors
dans ma part de ténèbres des gouttes de remords
Je suis beaucoup tombée et notamment dans des escaliers.
Jadis, sa mère mettait le linge mouillé dans un gros seau (d’une marque du magasin qu’elle tenait) et c’était parfois Cannelle qui le montait au grenier où des fils étaient tendus. Elle ouvrit la porte et commença à monter cet escalier d’antan. « Je ne sais c'qui s'passa[1] », Cannelle en arrière, « versa, da da dap dap .» Elle dévale quelques marches, la tête en arrière et finit par tomber sur le dos, le seau et le linge mouillé par-dessus. Alertée par le bruit, sa grand-mère arriva et dit : « Tu as cassé des marches ! »
Ecolière, j'étais toujours pleine de traces de chutes sur les genoux comme des croûtes et des bleus.
L’âge n’a pas arrangé les choses puisque, apparemment suite à des malaises vagaux. Comme je suis musclée, je me relève facilement. Les pompiers (témoins d’une chute pendant les dernières fêtes de fin d’année) même pensent que je n'ai rien mais à chaque chute, c’est un nouvel endroit touché par l’arthrose ou un endroit déjà atteint que le choc réveille.
J'essaie toujours d’être en pleine conscience mais la tendresse me manque et ma tête se déconnecte parfois pour rejoindre son âme sœur qui seule connaît ses douleurs.
Walrus ; maryline18 ; Laura ; Vegas sur sarthe ;
Lecrilibriste ; Kate ; Yvanne ; AlainX ; Nana Fafo ;
Joe Krapov ; tiniak ; joye ;
... et donc, émoustillé tant par l'exergue que par l'image (un dessin original, très... quoi, très en marge du cahier d'école, 'oyez ?), je me fendis de ce billet, quand, en deux temps (à cet "HOQUETON", il y faut bien deux bras, non ?), je me prends cette veste... Jusqu'à plus d' poils que j'en hoquète, dites donc ! Et voici, ayant d'abord réagi au "post" original en musique, l'échange qui en résulta :
#mwof :p
Ah ! si j’étais grand couturier
Je supprimerais bien le jean
Qui commence à faire un peu vieux jeu
Depuis le temps qu’on le décline
Avec des trous, étriqué, décoloré, slim
Deviendrait-il un plaisir démodé, le denim ?
Je m’en irais chercher au cœur des années folles
J’irais même gratter aux boutiques créoles
Dans les greniers, dans les cafés tricots
Et chez les assyriens et les mérovingiens
Les gars de la marine et chez les fantassins
Pour découvrir l’idée emplie de fantaisie
Sans distinction de sexe et de morphologie
Qui mènerait la danse dans tous les catalogues
Qui serait annoncée par tous les astrologues
Qui tiendrait le haut du pavé
Que femmes et hommes s’attribueraient
J’épluchais fièrement les civilisations
Leurs atours, leurs costumes, avec obstination
Portés en d’autre temps par filles et garçons
Quand une nuit de pleine lune
Alors que je dénombrais à la brune
cottes de mailles, shorts, casaques et cotillons
M’apparut un archer, noblement habillé
Qui dit en vieux français, une espèce de jargon
Que je compris tout de go sans aucune façon
Eléonore, il te faut faire un hoqueton
Il sera revêtu par filles et garçons
Galvanisée par cette apparition
Je m’empressai d’ouvrir le dictionnaire
Oui ! la pièce rêvée serait un hoqueton
C’est mini, c’est joli, c’est brodé et c’est coton !
La belle Hacadiane chevauchait sa fringante haquenée pour se rendre au château de Haccourt. Ses acolytes les Hacqueville l'attendaient pour une session de hackathon. Ils étaient tous accros à ces séances marathoniennes et elle avait hâte d'accéder au défi.
Elle accéléra tellement l'allure qu'elle faillit faire de l'accrobranche en traversant la forêt de hacciland. Elle accrocha sa robe et vit s'envoler son précieux pendentif en hackmanite. Elle pleura de rage et tira brusquement sur le hackamore afin de freiner sa monture. Mais soudain un haquet plein de hacquegniens munis de hacquebuses se mit en travers de sa route. Acculée et accablée, elle dut chercher un autre accès.
C'est avec un hoquet persistant qu'elle arriva enfin à destination. Elle héla des gardes portant un hoqueton ocre. Mais ceux-ci, très occupés à jouer au hoc ou au hoca ne levèrent même pas la tête sur son passage. Elle remarqua que certains valets possédaient une hoquette et travaillaient le marbre pendant que d'autres jouaient de l'ocarina ou avec des octodons. Mais le plus surprenant à ses yeux fut qu'ils échangeaient en occitan. Parler occitan en Wallonie était très rare à cette époque.
Quel désastre ! Tous les Hacqueville étaient occis. Hacadiane grimpa dans le donjon et découvrit avec stupeur une douzaine d'iccois iconoclastes et ictériques qui tentaient d'apprivoiser des hicards se cachant dans un icaquier. C''en fut trop. Elle succomba sur le champ à un ictus.
Hackmanite : pierre précieuse.
Hackamore : bride sans mors.
Hacquenien : habitant d'Hacquegnies.
Haquet : charrette .
Hacquebuse : arquebuse.
Hoc : jeu de cartes.
Hoca : jeu de hasard se jouant avec des boules.
Hoquette : outil en fer.
Octodon : petit rongeur.
Iccois : bonze japonais.
Hicard : oiseau.
Icaquier : petit arbre.
✣✣⚜ CROQUETON GAI ✣⚜✣
Le laqueton
En hoqueton
But, joufflu, du piqueton,
Puis
Perdit son vieux mousqueton
Dans un bon bout de bouqueton.
✣⚜✣CROQUETON MORBIDE, MAIS SONORE✣⚜✣
Sur un beau palefroi, La Mort s’achemina
Menant sa Croisade dévastatrice
Laissant ses Brûlures et sa Cicatrice
Pour graver ses Progrès de lourd Assassinat.
La Parque sincère fila et puis coupa
Le Tissu tissé tôt : Mystificatrice,
Vêtit les Bouffons selon sa Caprice
Les Enfants du bon Dieu et son Orphelinat.
Hoqueton Corps habillé de Cendres mourantes !
Hoqueton Regard éteint qui brille du Tombeau !
Hoqueton Passé soumis aux Mains déchirantes !
Hoqueton Oeil noir-vivant nous revienne si beau,
Hoqueton Sang fit des enjambées chavirantes.
Hoqueton Coeur rallume cette Vie en Lambeaux.
✣⚜✣ CROQUETON MOQUEUR (MAIS PERTINENT) ✣⚜✣
« Le mot hoqueton épellé à l'envers est noteuqoh qui n'est pas un autre mot. »
Octave l’antiquaire a quitté sa Kathy pour faire l’inventaire de ses stocks ce jour d’hui. Voici ce qu’il nota dans un Excel pourri :
"Un Pépé la jactance
Et une femme d’Hector
Amoureux qui s’bécotent,
Des Ektas du XXe
Empaquetées en vrac
Lesquelles représentent
Un Indien Dakota,
Un navire accosté,
Un Dreyfus acquitté,
Une Isaure échotière,
Un acteur décati
Et un hoqueton loqueteux taché de ricotta ;
Un paquet de biscottes,
Une liquette en coton,
Une litote,
Trois B.D. de Jacques Tardi,
Une table d’« Ecoute écoute » ayant appartenu à Roger Nicolas,
Un maillot d’Anquetil,
Un catadioptre inactinique
Et un hoqueton loqueteux taché de ricotta ;
Un inactif catastrophique (initiales G.L.) doté d’un flic hyperactif au long tarin,
Une haquenée turque,
Un jockey torve,
Un climat continental,
Un serpentin, des cotillons,
Un factotum dépourvu de tabous mais chargé de totems,
Un vireur de cuti et des catéchumènes,
Un Taka Takata,
Une hécatombe corrézienne (un maréchal des logis déchiqueté, la halle Georges Brassens qui s’écroule!)
Et un hoqueton loqueteux taché de ricotta
Un Paul Claudel en extase sous un pilier de Nore-Dame,
Des millions de bactéries,
Des ictères, des phylactères, des rictus,
Des cactus dans un slip,
Deux mectons humectés aux actualités,
Une tablette tactile aux ferments lactiques,
Un pactole de pistoles en stock,
Un diplôme d’entrée à l’Actors studio
Une inquiétude abyssale,
Un enquêteur opiomane à casquette (Sherlock toltèque?)
Et un hoqueton loqueteux taché de ricotta
Un indicateur de chemins de fer branché sexe
(Ne cherchez pas de contrepet il n’y en a pas !),
Une accoutumance au latex,
Un raton laveur au cou tordu,
Une Catarinetta bella tchi tchi,
Une limace émaciée condamnée par contumace et par une cour d’escargots proustiens (ectoplasmatiques!),
Une décoction de verveine de cocu,
Une coquetterie dans l’oeil-de-boeuf,
Un caquetage de picoreuses
Et un hoqueton loqueteux taché de ricotta".
Puis Octave hoqueta, victime d’un infarctus, et rendit l’âme à Dieu.
Pour moi, si elle veut bien, la Mort, attendre un peu… Le plus hoquetard sera le mieux !
Car je trouve ce monde assez inéquitable et pourtant… pas quittable !
J’aime trop ma Riquita jolie fleur de Java !
HOQUETON OU HAQUETON
et pourquoi pas HACKATHON tant qu'on y est ?
Et bien mon cochon, te voilà à nouveau opérationnel ?
tu as revêtu ta plus jolie veste de taffetas duveteuse qui te donne un look "moisi"
à ta décharge tu étais dans le placard depuis déjà... combien...
oh non ! mieux vaut ne pas compter
car quand on aime on ne compte pas !
Heureusement que tous les ans, tu sors du placard.
Pour partir en croisade ? Que nenni !
Un pti coup de nettoyage à sec car sinon
Hips ! oups... les bulles de savon te montent à la tête.
Te voici parti pour endosser le rôle d'un hackeur marathonien
qui programme des trucs de fin d'année dans un évènement
spécialement nommé pour l'occasion THE HACKATHON.
Alors, Hoquetons en coeur dans ce bain à remoue de lignes et fils qui s'entrecroisent
pour créer une toile de symboles infinie dans un maillage créatif de codes mystérieux
pour les non initiés.
Ronchonchon, as-tu tourné casaque ? Qui saurait le dire ?
Les bulles t'ont tellement tourné la tête que tu as dû repartir en Haubert,
complètement lessivé.
Heureusement que ah l'coton il n'y a rien de mieux pour s'essuyer.
Belle lecture créative à toutes et à tous
Défi du samedi 691 - Hoqueton
Extrait du dictionnaire encyclopédique « Littré très intelligent, [bien plus qu'Émile] ». Édition de toujours.
HOQUETON : subst. masc. singulier lorsqu'il ne se trouve pas à plusieurs.
[Médecine] : instrument à base de tissus, imaginé par Gallien qui n'eut malheureusement pas le temps de les coudre, parce qu'il devait sans cesse en découdre avec les charlatans de son temps.
Il faut attendre l'âge moyen du Moyen Âge pour que soit créé un véritable hoqueton d'une manière tunique, par un lointain ancêtre du Barbier de Séville, qui ne supportait pas les hoquets de ses clients lorsqu'il prenait soin de leur barbe. C'est à lui que l'on doit la célèbre exclamation : « Ah la barbe ! Je vous en supplie ne hoqueton plus ! »
[ajout pour la section variétoche] Le hoqueton basique est une sorte de camisole de faible, en veau la peine, et en casquette à galons dorés, et capote à boutons dorés, qu'on appella vulgairement le Debout-Jean-Jacques. ( À notre époque on en voit encore le long des murs des vieux orphelinats).
[thérapeutique] Il s'agit du premier traitement contre le hoquet réfractaire comme la brique. Il s'agit de comprimer à donf la poitrine du patient, sans recourir à des comprimés, jusqu'à étouffement final, ce qui garantit l'éradication définitive du hoquet.
[époque contemporaine] Le hoqueton haut-de-gamme, plus récent, utilise la technique plus moderne du congélateur. Il est particulièrement efficace chez les sportifs pratiquant le hockey sur glace. Il congèle définitivement le nerf phrétique en le plongeant dans la nappe phréatique surgelée. L'effet est immédiat, le patient ne hockeytera plus jamais.
[section prospective] Le hoqueton d'avenir est à l'étude. Il sera issu de la récente recherche spatiale. Thomas Pesquet en a fait quelques essais tout récemment. Cette version en propylène de pois de senteur diverses et variés avec ajout d'un amalgame dentaire permettra d'empêcher le hoquet de se glisser entre les dents. On atteint enfin une très haute technologie, infiniment novatrice, issue du génie français, qui dans le temps était sans bouillir, mais depuis l'arrivée de la capsule à la fois détergente et spatiale, le hoquet n'a plus qu'à bien s'agripper à l'œsophage et rester en place sans moufter.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l'évolution dans notre prochaine édition. Si toutefois un éditeur inconscient veut bien poursuivre l'aventure.
Ma chère Marianne,
Si heureuse d'avoir pu bavarder avoir toi hier au téléphone !
Ces temps-ci, je me suis replongée, si j'ose dire, dans l'histoire des nombreuses fontaines de la ville.
Hier soir, Pacôme s'était mis, non pas à l'alcool, mais à lire "Alcools" d'Apollinaire et en me penchant vers la table basse du salon pour lui déposer une tasse de café, j'ai vu qu'il lisait "Les colchiques", poème étudié au lycée.
Le mot "hoqueton" m'a comme sauté aux yeux, tiens ce mot dans ce poème, je ne m'en souvenais pas, j'avais retenu "lentement s'empoisonne" et "violâtres" si violent.
Donc les "hoquetons" sont les grosses vestes de toile des enfants, c'est l'automne avec tous ces colchiques... dans les prés ! Et ce mot résonne avec harmonica et d'autres allitérations.
Ça m'a fait penser aux "hoquetons", vêtement épais des archers du Moyen-Âge, et en retournant à non pas à mes moutons mais à mes fontaines, j'ai soudain pensé à celle de la Flèche située, devine où, rue des Archers !
"Bon sang !..." Oui, comme on dit, mon sang n'a fait qu'un tour, tu me connais ! L'histoire est là, sous nos yeux : les archers, la noble confrérie des archers dont le saint patron est le martyr Saint Sébastien...
Plongée dans la lecture du recueil d'articles parus dans La Montagne intitulé "Histoire des rues de Clermont", j'ai appris que le quartier actuellement appelé Delille servait de lieu d'entraînement aux archers rémunérés par la ville et l'hôtel des Archers aujourd'hui disparu se situait rue des Archers justement nommée.
Pacôme a laissé son livre sur le bord du fauteuil et ramené sa tasse à la cuisine en me remerciant. Un verre d'eau à la main, il s'est approché de l'écran de l'ordinateur où j'examinais cette photo que j'avais prise récemment de la Fontaine de la Flèche, tout à fait banale semble-t-il, devant laquelle il était passé tant de fois, attiré par l'ambiance festive et nocturne du coin, en face de l'École de Commerce (actuellement ESC) où il avait fait ses premières armes...
- Pas de flèche ni d'arc sur cette fontaine de la Flèche, a-t-il dit.
- Non, pas plus que d'archer en hoquetons, ai-je ajouté.
- C'est quoi, en haut, une pomme de pin ?
- Oui, on dirait, je n'y avais pas fait attention... Regarde ce qu'écrit Louis Passelaigue : "fontaine ornée d'une pomme de pin, emblème des archers" !
- Bravo ! Trinquons alors et ne hoquetons pas !
Cette découverte m'a réjouie même si je sais que plus je connais l'histoire de la ville, ses rues, maisons, détails architecturaux, j'ai toujours des surprises et les restes du passé revivent et prennent sens...
Ainsi, j'ai écrit un article sur la présence des archers dans la ville et je ne résiste pas à t'envoyer une des photos qui l'illustre et que tu reconnaîtras : le cavalier blanc, archer lui aussi. Clin d'oeil : c'est un vitrail du XXème siècle !
Au plaisir d'avoir de tes nouvelles bientôt.
On pense à toi tous les deux.
Bises bises de ta cousine,
Sarah
1390 après JC
Profitant d'une des nombreuses trêves de la guerre de Cent Ans deux archers font connaissance en papotant devant les appartements du bailli.
« Figure toi qu'hier j'ai passé mon entretien annuel d'évaluation avec le chef Maille »
«Maille, le chef des hoquetons ? »
« Tout juste, y'en a qu'un »
« Et comment ça se passe l'entretien annuel d'évaluation ? »
« Ça avait bien commencé … et puis il a écourté l'entretien pour un besoin pressant. Tu verras, avec le chef Maille ça prend toujours un temps fou »
« Ah bon ? »
« Ouais, ras le bol de sa blague foireuse : Y'a que la cotte de Maille qui m'aille … bref, y'a Maille qui file si j'peux dire et aussitôt sa jeune femme arrive »
« La jeune femme de Maille ? »
« Arrête de répéter tout ce que je dis »
« Excuse-moi, j'suis nouveau ici»
« Voilà t'y pas qu'elle exige d'inspecter mon arc ? »
« La jeune femme de Maille veut examiner ton arc ? Pour le coup c'est toi qui a la cote»
« J'comprends pas »
«Laisse tomber, continue »
« Alors elle ajoute comme ça : Enlève donc ton hoqueton »
« Quoi ? Mais un hoqueton sans hoqueton c'est plus un hoqueton »
« Je sais ça. Chez nous on dit que trop peu de hoqueton tue le hoqueton. Bref, j'enlève mon hoqueton à regret et ça a l'air de lui plaire que j'aie bandé mon arc »
« Ton arc était bandé ? Mais – par saint Sébastien – on bande jamais son arc en dehors du service, malheureux »
« C'est sûr que j'étais malheureux mais ça ne se contrôle pas et la gueuse s'en fout, elle enlève même son bliaud pour être plus à l'aise comme elle dit »
«Waouu »
« Moi je ne suis pas plus à l'aise et j'en ai les flèches qui tremblent dans le carquois »
« Houla. Un hoqueton qui tremble c'est jamais bon. Et alors ? Et alors ? »
« Et, Et Maille est arrivé... enfin je l'entends arriver vu que sa cotte de Maille fait un boucan d'enfer»
« Et alors ? »
« Heureusement que l'arc a vite débandé ce qui m'a permis de déguerpir avec ma jaquette sous le bras »
« La gueuse s'appelle Jacquette ? »
« Non, j'te parle du hoqueton »
« Et puis ? »
« Et puis c'est tout. J'ai pas demandé mon reste »
« Donc tu sais pas s'il a eu maille à partir avec sa jeune femme ? »
« Euh... non »
« Bon, je verrai bien demain puisque moi j'ai mon entretien après ma période d'essai»
« Au fait tu t'appelles comment ? »
« Tell … Guillaume Tell »