Eh oui, c'est "la glorieuse incertitude du sport !" comme on a coutume de dire.
Sauf que...
Le catch n'est pas un sport : c'est un spectacle (en France en tout cas) et, normalement, le vainqueur est prédéterminé ainsi que la façon dont le combat se termine, le scénario intermédiaire étant lui assez flou.
J'ai connu la grande période du catch en France (les années soixante) parce que dans mon pays déliquescent, l'essentiel des émissions des débuts de la télé consistait en retransmissions de l'ORTF.
C'était la merveilleuse époque des "Anges", des "Bourreaux" et y avait même un "Petit Prince".
Le plus connu chez nous était le "Bourreau de Béthune", un voisin du Pas-de-Calais que j'avais baptisé "le Bourreau de Bitume", j'étais jeune et con ! (En dehors de la jeunesse, rien n'a changé, je suis au courant, merci !)
J'ai cru un moment qu'il avait puisé son nom dans Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas, mais si Milady de Winter empoisonne bien Constance à Béthune, le bourreau qui la décapite ensuite et jette ses restes dans la Lys est celui de Lille. Comme notre cerveau se mélange facilement les pinceaux, n'est-il pas ?
Je dis "n'est-il pas?" comme un Anglais, ça, c'est à cause de la lecture d'Astérix chez les Bretons.
Tant que nous en sommes à l'anglais, puisque "catch" est anglais et signifie attraper, il faut remarquer que catch est en réalité l'abréviation de "catch-as-catch-can", une invitation du genre "attrape-moi comme tu peux (si tu peux)" et désigne en effet ce "sport" où toute prise est permise et plus si affinités.
Le dictionnaire d'Oxford traite ce sens d'archaïque et signale que, surtout chez les Nord-Américains, l'expression complète est plutôt synonyme de "faire avec ce qu'on a sous la main" comme "faire flêche de tout bois" en français, le cas d'urgence typique (encore faut-il avoir une main... (ça, c'est pour ne pas oublier les personnes en situation de handicap dont on suppose que ça les aide de ne plus être des handicapés, vive le politiquement correct et l'inclusion)).
Il est enfin libre. Sa femme a été infidèle, encore. C'est LE moment pour lui faire comprendre mes sentiments. Lui écrire. Mais quoi? Lui, si intelligent, si cultivé. Je ne suis pas censée être au courant. Je vais juste lui envoyer un message, une main tendue. Je tape: "Coucou toi!". J'appuie sur la touche "envoyer" rapidement pour ne pas changer d'avis. Je range mon téléphone, honteuse de mon manque d'imagination. Mon sac vibre. Je savoure. M'imagine en couple, provoquant l'envie chez mes amies. J'attrape mon portable. Un message s'affiche: «Tu te fous de moi?". Je me relis : "Cocu toi!"
Il y avait Madame Paula et il y avait Madame Rosa. Deux sœurs très dissemblables qui avaient épousé deux frères.
Les deux frères étaient de ceux qui n'avaient eu qu'à naître pour trouver près de leur berceau l'usine et la fortune de papa et de maman.
Dans les années soixante, ils s'étaient fait construire deux villas sur un immense terrain boisé, en haut d'une des collines.
Comme leurs enfants étaient de l'âge du petit frère et allaient à la même école, Madame Rosa ramenait tout ce petit monde dans sa 4L bleu ciel, ses quatre enfants, son neveu et le petit frère.
Un été de canicule comme on en a en ce moment, Madame Rosa avait invité le petit frère à profiter de leur piscine et mini-Adrienne avait pu l'y accompagner.
A-t-elle ouvert de grands yeux! C'est peu de le dire.
Mais là n'est pas le sujet ;-)
Dans l'immense jardin, il y avait aussi un âne. Un jouet dont les enfants s'étaient déjà fatigués et qui avait, mini-Adrienne en était sûre au premier coup d'œil, une existence triste et solitaire.
C'est probablement depuis ce jour-là qu'elle a au cœur beaucoup, beaucoup d'amour pour les valeureux petits ânes.
Il s’appelait Jubilee On l’avait acheté à un cirque En faillite, qui était passé C’était un âne de comédie Qui faisait rire et s’esclaffer Mais ça, c’était au temps passé Car lui, criait son désespoir Dès le matin jusqu’au soir Brayant en hi-hans déchirés Espérant que l’on voie sur son dos La belle croix de St André Oui, le cirque lui manquait Avec les rires des petits Oui ! à sa garrigue il pensait Il avait le mal du pays C’était un tout désespéré Alors sans cesse, il brayait Et son maître fort énervé De sale bourrique le traitait Il avait décidé de le vendre A la foire des ânes bâtés Ne plus ouïr ses cris d’orfraie Et pour enfin dormir en paix
Faut dire que la croix de St André Est une distinction notoire Qui fait des ânes de Provence Une race fort appréciée Mais dans ce coin perdu de France Nul féru d’ânerie s’en souciait Mais notre compère s’entêtait Car têtu comme un âne il était Brayant ses hi-hans désolés Et rêvait que quelqu’un l’embarque Au pays des chardons bleus et des cardes Vers un chapiteau déployé
Bourrique pour bourrique Tant qu’à faire, jour après jour, épuisé Il s’obstinait et tristement il hi-hanait
Mais l’obstination aplanit les montagnes En une belle journée de mai Un jeune gars fort hâlé et musclé Né au pays de Pagnol, il est vrai Était venu voir ses cousines Et à la foire se promenait Il entendit notre âne braire, D’un hi-han rauque, désespéré Et dans son âme de troubadour Alors son sang ne fit qu’un tour Il s’approcha fort intrigué
Et quand il vit ses longues oreilles Et puis la croix de St André Il sortit de sa poche un crouton Imprégné de genévrier Et le mit dans son chapeau Avec un trognon de pomme lui parla à l’oreille avé l’accent L’âne se tut, on aurait dit qu’il riait Il se mit à croquer Le crouton de genévrier Le trognon de pomme Et à saluer Ployant ses deux pattes avant Et inclinant trois fois la tête Et le vendeur interloqué
Se dit qu’il allait faire l’affaire Car le jeunot, des ânes connaissait la langue Et notre Pagnol en herbe ne put résister Echafaudant pour son village, mille projets Il décida de l’embarquer
C’est ainsi que Jubilee N’en finit plus, de jubiler Tous les samedis au marché Son maître lui faisait faire son numéro Et l’âne allait chercher Dans sa mémoire d’artiste né Des numéros qu’il connaissait Et les enfants riaient Et tout le monde s’arrêtait Jetant des pièces à Jubilee Qui, de toutes ses dents et sa force Criait Hi-han pour remercier Ses deux pattes avant ployées En inclinant trois fois la tête Il saluait.
Âne, mulet, bardot, ânesse, bourrique ou baudet, c’est kif-kif bourricot pour moi !
Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que j’ai rencontré au cours d’icelle certains de ces animaux à grandes oreilles. Pas plus tard qu’il y a quinze jours par exemple, je vous ai présenté Ouvrard qui fit l’âne pour avoir du son, en reçut et qui, grâce au gramophone, nous a gratifié les esgourdes d’une chanson sur sa malportance : le chanteur autofictionnel est sans retenue, c’est là où le bas de contension blesse.
Si je prends les choses dans l’ordre chronologique il me faut évoquer mon grand-père qui, nous prenant sur ses genoux, mon frère et moi, rapprochait nos têtes et les frottait l’une contre l’autre en disant « asinus asinum fricat ». C’étaient là les seuls mots de latin qu’il connaissait et je les ai retenus sauf que je prononce « asinoum » là ou il disait « asinom ».
« C’est ça qu’on m’a dit à l’école, papa, c’est ça qu’on m’a dit (de faire) à l’école. » Graeme Allwright
A l’école justement je n’ai jamais eu à coiffer le bonnet d’âne. La pratique, humiliante au possible, avait disparu du circuit et j’étais plutôt bon élève. Cela ne m’empêchait pas de m’adonner le jeudi à mon activité préférée, la lecture de bandes dessinées et notamment celles de l’hebdomadaire « Vaillant, le journal de Pif ». Je faisais mes délices de l’Insaisissable, Nasdine Hodja , de Roger Lécureux et Pierre Le Guen, personnage malicieux qui, dans un Orient très stylisé, traversait les déserts sur le dos de sa mule pour aller de ville en ville narguer les sultans insultants et défier les tyrans à turbans. Reviens, Nasdine, il y en a encore un peu partout !
Plus tôt j’avais peut-être lu aussi les aventures de Roudoudou et de son copain l’âne Martin – il y a plus d’une bourrique qui se nomme comme ça, paraît-il !
Plus tard j’ai connu Anatole, compagnon du très surréaliste Philémon, dus tous deux à la plume de Fred. C’était dans Pilote, mâtin quel journal !
Je n’ai pas eu l’honneur de lire l’autofiction de Cadichon – Les Mémoires d’un Âne – mais en intitulant ainsi mon billet du jour je rends hommage à Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur. Je n’ai pas non plus fréquenté la bête qui emmena sur son dos la Vierge Marie en Egypte. Était ce le même âne que celui qui, dans l’étable de Bethléem avait surnommé le boeuf « Miroton » ?
Il y a un certain nombre de bourricots dans les fables de La Fontaine : « Le meunier, son fils et l’âne » est peut-être la plus célèbre de celles-là.
Dans les « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudane (ou Baudet ou Daudet ?) j’ai lu « La Mule du pape » mais j’ai laissé de côté Don Quichotte de la Manche avec Sancho Pança sur son âne. Je connais par contre celui de Buridan et moi non plus je ne sais pas choisir entre passer l’éponge à Cléopâtre prenant un bain dans du lait d’ânesse et chanter « Entre le bœuf et l’âne gris » avec des paroles anticapitalistes en compagnie des Lutins de la lutte. Du coup, plutôt que de mourir d’envie, je fais les deux.
Je connais aussi l’anecdote du peintre Boronali. Certains farceurs de la belle époque firent passer pour une œuvre d’art d’un peintre d’avant-garde un tableau badigeonné par la queue d’un Aliboron d’où a surgi, par anagramme le nom du peinturlureur de canular !
Mais abrégeons. Je ne voudrais pas que ce billet, à force d’exhaustivité, pèse le poids d’un âne mort. Je ne suis jamais allé au Théâtre des Deux ânes. J’ai bien dû chantonner au moins une fois la chanson « Mon âne », d’Henri Dès. Je n’ai pas lu le récit de la traversée des Cévennes avec un âne par Robert-Louis Stevenson. Je ralentis quand il y a un panneau dos d’âne de peur de crever un pneu et de me faire tirer l’oreille chez le roi Midas à cause de ma mauvaise conduite. J’ai fait l’impasse sur le très grossier baudet des Capenoules, sur le duo de l’âne du Véronique de Messager « Cahin-caha ! » et sur le « Peau d’âne, Peau d’âne, ne vois-tu rien venir ?» de Jacques Demy que j’aime bien pourtant à cause de Delphine Seyrig et de l’hélicoptère final.
J’ai noté pour les daltoniens que le catalogue de Vert baudet est plus volumineux que l’« Âne rouge » de Simenon. J’ai acheté le coffret des dévédés de Shrek mais je n’en ai encore regardé aucun. Il y a certainement un âne aussi chez Sylvain et Sylvette, un autre chez Delphine et Marinette de Marcel Aymé, un chez les musiciens de Brême et quand Vincent mit l’âne dans un pré j’arrêtai de compter pour revenir au début de la boucle.
Car un billet sur les ânes ne saurait être complet sans une évocation admirative de cette vieille bourrique de Nasr Eddin Hodja ! Ce personnage de la littérature turque est en effet connu de tous les amateurs de contes, conteurs et conteuses du monde entier. Il se nomme parfois Ch’a ou Jha ou Jeha et ses aventures mi-philosophiques, mi-absurdes valent le coup d’être consultées ou entendues.
Pour vous en donner une idée, sachez que Nasr Eddin voyage sur son âne mais en le chevauchant à l’envers.
En tout cas Nasr Eddin me prouve que je ne suis pas un âne ou plutôt que je suis peut-être un âne mais doué d’une mémoire aussi bonne que stupide : je sais que ce personnage a son cénotaphe (un mot pour le prochain Défi du samedi ?) à Aksehir… et que ça ne sert à rien de retenir ça puisque je n’irai jamais là-bas !
Ne me parlez pas de bourrique pour désigner un âne ou une ânesse ! C'est un gros mot pour moi. Je réserve cette appellation au genre humain. Et des bourriques, ma foi, il y en a. Peut être même que j'en suis une !
Un âne, ça se respecte. C'est intelligent et doux un âne. Qui n'a pas appris à l'école primaire cette jolie poésie de Francis Jammes : « L'âne » ? Je l'ai encore en mémoire parce que je l'aimais particulièrement cette récitation comme on disait alors. Et pour cause !
A la ferme familiale il y avait Fine. Elle était déjà là quand je suis née, Fine. Quand j'atteignis l'âge de cinq ou six ans, elle devint ma copine, mon amie. Je lui parlais et elle me comprenait. Nous utilisions le même langage : quand elle se mettait à braire, je poussais des « hi han » aussi sonores que les siens. Quand elle se roulait sur le pré, j'éprouvais un grand plaisir à la copier. Ce qui me faisait rire aux éclats. Fine riait aussi en montrant ses dents jaunes. Ces parties de plaisir ne passaient pas inaperçues à la maison bien entendu. Parce qu'elles avaient des conséquences. Ma mère se désolait : « regardez-moi cette gamine ! Tu n'as pas honte de brailler plus fort que la Fine ? Et tu es propre à te traîner dans la poussière . » Cause toujours Maman ! Moi, je veux jouer avec Fine. Elle ne me gronde pas, elle ! Elle s'en moque que sa robe noire devienne grise et sale. Et moi aussi !
Quand j'ouvrais la barrière pour rejoindre Fine dans sa pâture, elle levait la tête à mon approche et me regardait avec ses grands yeux tendres. Elle remuait ses longues oreilles d'une certaine façon pour m'accueillir et semblait dire : « tiens, te voilà toi ? » Puis elle continuait à brouter tranquillement. J'emmenais souvent un livre et je m'asseyais sur l'herbe près d'elle. Je crois que Fine aimait bien les livres. Elle tentait parfois de saisir mon ouvrage. Je lui lisais alors mes histoires. Fine était contente. Enfin c'est ce que je me disais.
Fine ne quittait guère le pré derrière la maison. On ne pouvait pas la mêler aux vaches pour aller vers d'autres pacages. Les rares fois où cela se produisit il prenait à coup sûr à la demoiselle des envies de liberté et elle s'échappait à la moindre occasion. C'était sans compter sur Carlette, notre chienne qui n'attendait que cette opportunité pour s'accrocher à sa queue. S'en suivaient des ruades et des aboiements frénétiques, ce qui désorganisait le petit troupeau. Je pensais que tout cela était un peu de ma faute : Fine voulait voir du pays sans doute à cause de mes contes.
De temps en temps ma grand-mère attelait Fine à une carriole et nous partions toutes les trois visiter des parents qui habitaient la commune voisine. C'était la fête. Fine était tellement excitée à l'idée de la promenade qu'il fallait tempérer son allure sinon nous aurions versé dans le fossé, les chemins que nous utilisions n'étant pas très praticables parfois. Au retour, ce n'était pas la même chanson. Fine, fatiguée et peu pressée de reprendre sa vie monotone s'arrêtait souvent et mémé Louise devait être très persuasive pour la faire avancer.
Je pense souvent à Fine quand je me rends dans mon village natal. Et comme Francis Jammes « qui voulait aller au Paradis avec les ânes » je prie le Ciel pour y retrouver ma Fine un jour.
Déjà qu'on leur vole leurs bonnets pour les coller sur la tête de pauvres gosses à qui des maîtres bardés de diplômes n'arrivent pas à inculquer un semblant de connaissances basiques en dépit des innombrables circulaires de soutien des pédagogues de haut vol de l'administration de l'éducation nationale, voilà-t-y pas qu'on les traite de bourriques maintenant !
Mais comment un tel mot figure-t-il encore au dictionnaire avec ce qu'il suggère de méprisant à notre merveilleuse époque de politiquement correct et de respect des minorités.
Ben quoi ? Les ânes ne sont pas majoritaires quand même ! ...
La reine, allongée sur son lit, demanda encore une fois à son fils de vérifier sa vieille bucket list.
– Je vous assure, Mère, hormis Monarque centenaire, vous avez coché toutes les lignes : épouser un prince, avoir le plus long règne britannique, posséder tous les cygnes du royaume, sauter en parachute avec James Bond,…et passer une nuit aphrodisiaque avec lui Mais il ajouta : « Ohow, si je puis me permettre, je vois une autre case vierge ». Était-ce le choc, la reine mourante poussa son dernier soupir.
Sur la liste d’Elisabeth, une deuxième ligne ne sera jamais cochée : Porter un tailleur pantalon.
Afrodisiaque : médicament sédatif évitant aux hommes politiques de passage à New-York d’éprouver de la concupiscence pour les femmes de chambre noires.
Abstinence : doctrine philosophique prônant la bonne tenue et la bonne contenance plutôt que l’incontinence verbale et la ponte de saillies et chansons de salle de garde à jet continu.
Préserv’hâtif : agenda dont toutes les pages ont été dédoublées afin de pouvoir revenir sur des décisions de rendez-vous prises trop rapidement.
Capote : au jeu de belote, fait, pour une équipe féminine, de ne pas ramasser de cartes lors d’un tour de jeu.
« - Les filles, je crois qu’on est capotes ! - Ça ne fait pas un pli ! » Marcelle Pagnole – La Partie de cartes
Chou : lieu de naissance des enfants de **** masculin
Rose : lieu de naissance des enfants de **** féminin
Cigogne : système alternatif de livraison de progéniture reposant sur l’utilisation d’un oiseau alsacien à longues pattes et long bec et d’une nappe à carreaux brodée du sigle « Amazone »
« Quand passent les cigognes et que l’enfant paraît Le cercle de famille reprend de la choucroute. » Victor Hugotte – La Légende des ****
Perturbation : nom donné à tout manquement à l’abstinence (voir ce mot)
« Beethoven a longtemps cru que la perturbation rendait sourd alors que c’est son usage immodéré du pinceau et de la toile qui fut la cause de sa surdité. » Michel Wellberck – La Perturbation intellectuelle à travers les âges
Cuniculinimbus : nuage dont la forme générale fait penser à un lapin blanc.
Stuprdéfiant : écrivaillon de **** masculin ayant une propension certaine à instiller de la pornographie partout où il passe.
« La Fondation M**l*ns*rt a déposé plainte une fois de plus : certains stuprdéfiants du samedi ont osé se moquer de Bronca Castrafiore dans leur journal de littérature hebdomadaire. » Rémi Sanzot – La Belle gigue m’en a toujours boucher un coin
Paradisiaque : de la même manière qu’il n’existe pas de treizième étage à new-York, il n’y a pas de septième ciel au paradis puritain. On passe directement du sixième au huitième.
Antidorine : mouchoir de fine batiste que l’on dispose au bout de ses deux bras tendus devant un objet de scandale. L’antidorine est bien souvent orné d’une feuille de vigne brodée.
"Couvrez ce **** que je ne saurais voir !" Molière – Tartuffe ou l’Imposteur
Bistre : objet métallique servant à amarrer les navires dans les ports.
« La psychologue scolaire – Monsieur et Madame Bienloti, nous vous avons convoqués parce que votre fils Pierre n’arrête pas de dessiner des bistres dans les marges de ses cahiers. Madame Bienloti – En même temps, nous habitons rue du Quai et Pierre va souvent jouer dehors sur le port. Monsieur Bienloti – Du coup je ne vois pas où est le problème ! » Dr Zigmund – Le Rhinocéros regarde la lune
Gif-sur-Yvette ; Jouy-en-Josas ; Bourg-la-Reine ; Montcuq ; Corps-Nuds ; Nouvoitou etc. : villes françaises dont il conviendrait de changer le nom au plus vite. En effet le gif est trop animé, le jouy sature la toile et le calembour est est la fiente de l’esprit qui vole d’après Victor Hugotte.
2069 : année comme les autres. En effet nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’elle ne soit pas une année érotique.
Levrette : cuniculinimbus ayant évolué pour prendre la forme d’un chien de luxure (qui est une chienne).
Luxure : douleur localisée à l’épaule due à un recours trop fréquent à la perturbation.
Luxation : province encore mal explorée du Nirvana occidental
« Ici tout n’est qu’ordre et beauté Luxation, calme et volupté » Charles Baudelaire – Invitation au voyeurisme in « Les Ecornifleurs du mâle ».
Alibido : long écrit de Madame Pauline Réage certifiant que la marquise est bien sortie à cinq heures et qu’il n’y a pas à en faire toute une histoire.
Exhibi-sionisme : système de roulement habile permettant de savoir, chez les couples gays, qui sera elle.
Morpion : enfant né dans un chou ou dans une rose et/ou livré par une cigogne aux couples qui pratiquent l’abstinence.
« Madame la marquise m’a filé des morpions. » Georges Brassens – Les Trompettes de la renommée
Roméo et Juliette : pièce de William Shakespeare traitant de la rivalité entre les Mantaigu et les Copulet.
Nikè : déesse de la victoire et du triomphe dans la mythologie grecque. Son nom, mal prononcé, est devenu le label d’un fabriquant de chaussures de sport :
« Elle t’a acheté des belles Nike, ta mère. » Mohamed Tondoihouj-Aimondoi – Ne change pas demain !
Rhinoc’Éros : animal africain recherché pour sa corne qui est Aphroditesiaque
Tombe, raideur ! : jeu vidéo puritain dans lequel l’héroïne s’arrange pour provoquer la débandade générale. Quelques répliques entendues dans le jeu :
« - Sache-le, Super Mario : avec le temps les raideurs se déplacent ! - Range ta péninsule, Cyrano ! Ou sinon je te l’amputasse ! - Après l’émoi le déluge ! - C’est bon, c’est dans la boîte ! Coupez ! »
Vexée des seuls pouvoirs restreints Que la génération lui concédait Sur sa mainmise aphrodisiaque
La déesse Aphrodite M’embarqua pour Cythère Cette semaine tout entière Pour me faire découvrir L’emprise qu’elle avait Sur toute beauté quelle qu’elle soit Et sur l’étrange séduction qu’elle engendre A celui ou celle qui la perçoit
C’est ainsi que je me suis grisée De Prévert et Kosma Avec Yves Montand Qui leur prêtait sa voix … Des mots de tous les jours Agencés de telle façon Qu’ils disent de belles choses Accompagnés d’une musique virtuose Et d’une interprétation magistrale Avec une voix chaude teintée de vibratos Qui vous font, en boucle écouter Cet aphrodisiaque mélange de beauté En mots, en rythme, en musique et en voix
Avec ce billet doux déposé à genou sur ta paume diaphane Fi des tristes courroux ! scellons le désir fou d’accorder nos membranes Rive ornée à la croupe je sais ta promenade et, de ma Guadeloupe tu connais la ballade Où mieux qu’entre nos doigts soupirs de peu de foi raviver notre flamme ? Tant caresse de soie peut embraser nos voix du concert de nos âmes ! Il chante, le gwoka sur ta fesse, ma Dame un nouvel eurêka d’amoureuses alarmes N’ayons plus à penser que jouer sous le dais couvrant les plis de l’Orne Ici, deux feux follets d’un seul élan mêlés hurlent à Capricorne A ta pierre de Caen s’apaise mon volcan et vient à l’occident un sommeil tropical Kit en mousse au tiroir (menottes transitoires) sur ce drap, Blanche et Noir ronflent d’un même allant
Après que j'aie évoqué la petite bête qui monte, qui monte (les escaliers des ziggourats) samedi dernier, vous trouveriez logique que j'en vienne cette semaine à un sujet franchement sexuel (et plus si affinités)...
Mais il n'en est rien !
Comme je l'ai dit, j'ai simplement deux questions qui me taraudent depuis 1966 :
Question 1 :
Ils étaient quatre comme les évangélistes (d'ailleurs, y en a un qui s'appelait Vangelis), alors pourquoi diable ont-ils appelé leur groupe "Aphrodite's Child" ?
Moi, j'aurais dit "Children", mais je ne suis pas Grec...
Question 2 :
Tout-à-fait entre nous, sous le sceau du secret, vous, personnellement, vous l'avez trouvée aphrodisiaque leur musique ?