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Le défi du samedi

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6 avril 2019

Walrus persiste et signe (Walrus)


Je viens de vérifier dans la liste des sujets : nous n'avons pas encore proposé masochiste sur ce blog.

Faudrait pourtant y penser, parce que, tout à fait entre nous, qui c'est le premier qu'il fait suer avec ses mots à coucher dehors le Walrus ?

C'est moi ! (ou lui, c'est comme il vous plaira, comme aurait dit Shakespeare bien qu'il l'ait dit en anglais, si Shakespeare était vraiment Shakespeare)

Zapotèque, franchement ! Vous en connaissez beaucoup de mots, vous, qui commencent par ou même contiennent "zapo" ?

Si si, j'ai cherché, la moisson est maigre :

  • Zaporijia, une ville d'Ukraine
  • Zaporogue, une sorte de cosaque
  • Zapoï, le même que ci-dessus beurré come un petit Lu
  • Zapotron, une arme de snyper dans le jeu Fortnite
  • Hellzapoppin, un film déjanté de 1941 (extrait)

Mais je m'égare, revenons au sujet du jour !

Vous avez vu les illustrations ? Ces Zapotèques avaient une maîtrise extraordinaire de la terre cuite ! Je parie que l'emmerdeur hebdomadaire les a choisies tout exprès pour me remettre en mémoire ma propre expérience en la matière (argileuse), quand, à la cuisson, ma première pièce a explosé dans le four (les suivantes également, si bien que j'ai fini par me spécialiser dans les fulminates, tant qu'à tout faire péter, autant le faire volontairement, encore que parfois, avec les fulminates...).

Vous pouvez peut-être m'aider : vous pensez que ces Zapotèques connaissaient la terre chamottée ?

 

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6 avril 2019

L'espoir fait vivre... (maryline18)

 

Zébrée d'indifférence, l'extase qui part en vrille,

       Etouffe par avance, mes baisers qui pétillent,

Allume la souffrance, qui tord, qui recroqueville,

       Un visage de silence en larmes au mois d'avril...

 

Photographier le ciel, just'au dessus des flots,

       Dire que la vie est belle et mentir s'il le faut,

Observer sous l'ombrelle sans avoir de repos,

       Les amoureux auxquels le bonheur prête ses mots...

 

Traîner un corps trop lourd, un parfum de vanille

       Sur les plages, dans les bourgs, user mes espadrilles,

Ecouler des bonjours à des yeux qui torpillent,

      A des vieux hommes sourds que des femmes houspillent...

 

Quémander de l'amour, aux porches des églises,

      Comme un dernier recours, l'âme en état de crise.

Urler, même si j'me goure, ton nom, qui m' électrise !

      Se consument mes forces envolées par la brise...

 

Envoyer au secours de mes rêves atrophiés,

      L'espérance au long cours, qui seule, peut les sauver...     

 

6 avril 2019

Tonnerre de Brest (Vegas sur sarthe)


Il s'appelait Zapotek.
Dans la classe de CM1 où on jouait à essayer d'être plus nuls qu'en CE2, on était morts de rire, le nouveau s'appelait Zapotek !
On lui a tout de suite filé le train mais il courait plus vite que nous, alors forcément on l'a baptisé Zatopek, ce qui changeait rien car on était toujours morts de rire.
On a compris que c'était pour ça qu'on courait moins vite ; à se dilater la rate, on est loin de courir comme des dératés.
On a vu que dans la liste des insultes du capitaine Haddock, Zapotek se trouvait entre  wisigoths et zèbre … alors on a rigolé encore plus.

Plus sérieusement la maîtresse nous avait expliqué que son nom venait d'une civilisation amérindienne.
Avec une mère indienne, et sans doute un père cowboy il avait aussi hérité d'ancêtres – toujours d'après la maîtresse – qui broutaient dans un pré colombien dans une vallée au nom zarbi de Oaxaca à l'époque de la conquête espagnole bref on avait toutes les raisons de se fendre la poire.
Parait aussi que tous les Zapotek parlaient neuf langues ; c'était donc ça le zozotement qui nous faisait tant marrer.
Zatopek , il parlait peu mais il chantait à cause de sa langue à quatre tons : haut, bas, montant et descendant un peu comme le joystick de la Nintendo !
A part ça c'était juste un pauvre mexicano venu d'une « bande de zapotèques de tonnerre de Brest » et ça nous suffisait pour le ranger dans la catégorie des étrangers, ceux qu'on forçait à s'installer au premier rang pour mieux les surveiller et leur lancer des boulettes en papier.

Un jour il nous a « chanté » qu'il descendait du puma, qu'il avait deux dieux, le Dieu de la pluie et le Dieu de la lumière et que ses ancêtres avaient pratiqué des sacrifices humains, du coup on a fini de rigoler … et puis on a arrêté de lui courir après.
De toute façon on le rattrapait jamais, Zatopek !

Et puis un jour son père – celui qu'on appelait le cowboy – est venu le chercher à l'école pour l'emmener rejoindre la communauté d'Ixtlan de Juarez, une communauté remarquable qui travaille le bois, un modèle de réduction non seulement des gaz à effet de serre mais de la pauvreté.
« Le cowboy » nous a expliqué que 30% des 600 000 dollars de bénéfices annuels étaient consacrés à la protection de la forêt ; tous ces chiffres ça nous a foutu le vertige.
On n'a jamais revu Zatopek … sûr qu'il a fait son chemin, tonnerre de Brest.
 

6 avril 2019

à la zapothèque d'Oaxaca (joye)

ce soir, oui,

on ira creuser l'écart

 on entendra la voix d'un maître

(gims)

le temps passera

mais les visages resteront

de pierre

ce soir, oui,

on ira danser

à la zapothèque

d'Oaxaca

 

30 mars 2019

Défi #553


Mais non, pas Emil !

5532

 

Zapotèque

5531

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30 mars 2019

Ont chaussé leur casquette d'amiral

30 mars 2019

Sur notre Yacht par bongopinot

 

 

b


Notre bateau
N’est pas un canot
Et il vogue sur les eaux
Par monts et par vaux

C’est un yacht abandonné
Où nous les enfants délaissés
On se retrouve pour s’amuser
Et on y restera tout l’été

C’est un petit yacht
Oui mais à marée haute
On bondit et on saute
Et on rit et on flotte

Et c’est à tribord
tout d’abord
puis à bâbord
que l’on bat des records

Et le vent dans ses voiles
Frôle joliment les étoiles
Et nos yeux étincellent
Et les vagues ruissellent

Nous sommes partis hier
Nous les petits aventuriers
Tous droit et fier
A la recherche de nos chimères

D’où l’on reviendra peut-être
Car nous sommes nos seuls maîtres
Mais pourquoi vouloir réapparaître
Pour refaire un mauvais chapitre

30 mars 2019

Le yacht (Venise)


L’Autiste s’était replié sur lui-même, tout en gardant une connivence secrète avec l’océan.

Il est tour à tour navire yacht sous un ciel tourmenté.

Si on prête attention à ses silences, on voit qu’il se destine à une grande traversée.

Enfant pirate sur son yacht, il perce le mystère de son existence.

Il murmure aux vagues celles qui contiennent toutes les voix humaines avec la possibilité qu’il s’éveille à l’une d’elles.

Rien n’est sur puisqu’il ne parle pas, seul un crapaud pourrait colorer son langage.

Sa barque est en dormance il attend son heure.

Entre ses mains et sous ses yeux son yacht s’éveille et se déplie.

v

30 mars 2019

Le chant de la moussaillonne enclavée (joye)



yachting

Image retrouvée sur Google

30 mars 2019

Les bouteilles à la mer (maryline18)

 

Sur l'estran parsemé de coquillages, les rayons blancs d'un soleil encore froid se reflétaient sur le verre épais de la bouteille échouée. D'où provenaient ces présents, apportés par la mer depuis plusieurs semaines... Les écrits n'étaient pas signés mais l'auteur était un homme, probablement d'âge mûr. Alors, comme pour lui tenir compagnie, elle s'asseyait, adossée à la dune, et lisait. Blandine, ingérait chaque fois, le contenu des bouteilles avec avidité, comme s'il s'agissait de gourdes  pleines d'un breuvage délicieux et qu'elle venait de marcher des heures, dans un désert brûlant. Les premières gorgées, trop vite avalées, lui laissaient imanquablement de doux regrets, de ceux qui accompagnent toujours les plaisirs éphémères. Alors, elle fermait les yeux, rêveuse, imaginant un oasis où l'abondance lui permettrait d'étancher sa soif, jusqu'ici insatiable...

Chaque bouteille libérait un peu de douceur, qu'elle déposait en couches succéssives sur son coeur. Bientôt un arc-en-ciel, tel un mille feuilles de couleurs, ne laissant plus aucune place pour aucune nuées sombres et grises, dressait pavillon. Elle dépliait les papiers froissés qu'elle  relisait en sautant des lignes pour arriver, sans attendre, jusqu'à ses passages préférés. Transportée, elle repartait au début pour encore un tour du monde offert dans son manège enchanté...La tête lui tournait, respirait-elle encore, elle n'en était pas sûre ! Elle souriait et scrutait l'horizon. Non il n'y avait pas de ponpon dans le ciel bleu pour un tour gratuit puisque TOUT était cadeau : les odeurs de l'enfance, différentes pour chacun et semblables pourtant, les peurs, les douleurs, les bonheurs...Il offrait  tous sans faux-semblant, sans pudeur mal placée. A travers lui c'était elle qu'elle découvrait, avec ses mots à lui. Certains passages lui donnaient la chair de poule tant il écrivait vrai. Son écriture était prenante, pertinente, enhivrante, surprenante d'authenticité. Il était elle... elle était lui. Elle vivait toutes ses émotions par procuration, par reconnaissance, par ressemblance. Il était là, sur le papier, en coeur et en âme à défaut d'être là en chair et en os. Il était là et elle le trouvait beau, oui, très beau, tout simplement...    

 

Victorien relisait le début de la nouvelle qu'il venait d'envoyer au journal quand son téléphone sonna :

- Allo !

-Salut Victorien, la forme !

-Houai, pas mal, j'suis bien inspiré en ce moment...

-Tu te fous de ma gueule Vic , c'est quoi ton truc pour midinettes ?

-Ben quoi, ça t'plais pas ? C'est romantique non, c'est pas c'que tu voulais ?

-Je t'avais dit du romantique oui mais du branché, ça va pas du tout, c'est trop "fleurs bleus" ! Et puis la fin, on la voit arriver dès le début, non ça va pas !

-Ah bon !

-Ben non Vic, un vieux loup solitaire, sur un bateau de pêche, qui prend dans ses filets une réveuse en mal d'amour...y'a pas de suspens et puis c'est fade ! Tu peux pas y rajouter une sirène aguichante non, au moins ! Du cul, Vic, du cul ! 

-Non, non y'a pas d'sirène Franc, mais je peux changer la fin si tu veux !

-Laisse tomber mec, j'te publie pas s'coup- ci !

-Laisse moi une chance, j'ai deux mois de loyer en r'tard, fais pas le con, MERDE !

-OK, CALME toi, tu me reprends tous ça, écoute, tu me fais un truc plutôt dans un port de plaisance, dans le Sud, tu vois...

-Oui, vaguement...

-Mais si... une fête organisé sur un yacht... avec de la bonne musique, du fric, de l'alcool, des poufs, du sexe, un soupçon de canabis, enfin l'éclate quoi !

-Houai, houai, si tu veux mais ça va être vachement moins romantique...

-Ouai ben j'y peux rien moi si c'est c'qui plait hein ! allez GO !

-Ok, Franc, je m'y mets !

30 mars 2019

38 points (Vegas sur sarthe)


– 19 points et mot compte double … 38 points ma chère, tu peux ajouter 38 points pour bibi.
– Euh... c'est quoi ce iachte ?
– T'inquiète Germaine, c'est de l'angliche
– Ah bon ? Pour moi un iachte c'est une grosse vache poilue qui vit dans l'Himalaya, mais qui parle pas anglais!
– J'ai pas posé YACK, j'ai posé YACHT. Si j'avais eu yack je ne me serais pas gêné, ça m'aurait fait 24 points, Madame!
– Et c'est quoi un iachte, Môssieur-je-sais-tout ?
– C'est un bâtiment de plaisance qui navigue à voile ou à moteur
– Pff … Pourquoi pas à vapeur ? T'as déjà vu un bâtiment qui navigue, toi ?
– Non, mais il y en aurait à Monaco, à Cannes ou à Antibes
– J'suis pas idiote, si ça navigue ça peut pas être à Grenoble ni à Limoges
– Tu sais Germaine, je ne vois pas ce qu'un milliardaire russe ou un émir arabe irait faire à Limoges
– Ah parce que Môssieur connaît les habitants des bâtiments qui flottent en plus !
– Euh... j'ai lu ça dans les magazines people comme tout le monde
– Dis donc ! Qu'est-ce que t'as contre Limoges ? C'est pas assez bien pour toi, Limoges ? Tu disais pas ça quand t'es venu m'y chercher y'a trente ans
– Ma chérie, comment pourrais-je oublier ces instants même après trente ans ? Tu étais la plus belle porcelaine limougeaude que j'aie trouvée
– Oui et bien … depuis l'temps tu l'as bien fêlée ma porcelaine et encore aujourd'hui avec ton iachte !
– Bon, d'accord … je retire mon YACHT pour te faire plaisir et je place CHOYA
– Euh … J'veux pas t'embêter mais pour faire Uchoya y manque un U, Môssieur
– Oui mais Môssieur a mis CHOYA du verbe choyer et pas une pauvre île de la Terre de Feu
– Va pour choyer, je te l'accorde mais c'est la dernière fois
– N'empêche que mon YACHT était valable, ma chérie
– Ouais, bon ben on joue pas à la bataille navale non plus !

 

30 mars 2019

Une Odyssée (Joe Krapov)

 é vous emmènerai soul mon yoli bateau

  u fil de l’eau, voguer, poussés par lé bon vent ;

C    ontre la voile blanche, adossée, vous youerez

H   abaneras, romances et moi yé vous suivrai,

T    rès très fidèlement, au trombone à CoUlysse.

 

30 mars 2019

L’herbier des ressacs (Pascal)


J’ai écrit « yacht » sur ma feuille blanche et, accueillante, c’est comme si elle avait déplié sa grand-voile ; au mât de ma plume, aux soupirs d’un puissant vent d’inspiration, ce yacht, de glissades en remuements, on va le balader sur la grande Bleue. Encore à l’anneau du quai de la marge, tel un alezan sauvage, les drisses claquent, le compas tend ses aiguilles, il piaffe d’impatience. Le skipper est à la barre, l’équipage est à bord, larguez les amarres…
Les froissements du foc donnent le tempo de l’allure, les frôlements incessants de la bôme s’amusent au-dessus du cockpit, les grincements de la coque rajoutent encore à l’amplitude du penchement. Le bateau est vivant. Le spi est sorti ; tel un cerf-volant gonflé de futur, il cherche les meilleurs alizés. Qui emporte l’autre à cette heure de fuite en avant ?... Qui réclame le plus la mer ?... C’est le deal : conserver l’équilibre ténu, en naviguant au plus près sur la lame coupante. Tiens bon la barre…

Avez-vous remarqué les bateaux lointains quand ils régatent en meute, à l’épreuve d’une mythique traversée ? Gracieux, on dirait des mouettes planantes, prises dans le tourbillon d’un allant soudain. La mer a un grand pouvoir d’attraction sur ces bateaux sans condition.
Épris de grandiose, ils glissent sur l’eau, accaparés par le furieux désir de liberté bleutée et qu’importe la victoire, si ce n’est que pour les publicitaires intéressés…
L’effet des étoiles, tropique du Cancer ou tropique du Capricorne, sans cesse bercés entre le ciel et la mer, ils font fi des latitudes et des longitudes. Ils doublent l’aurore et ses mystérieux falbalas étincelants, en laissant l’or se pailleter dans leur sillage ; ils courent après le coucher de soleil comme s’ils voulaient le rattraper et se confondre dans l’intimité de ses lumières congestionnées. Il y a quelque chose de rassurant dans la quête des couleurs, un je ne sais quoi d’intemporel qui pousse à l’Aventure. Tiens bon la barre…

Rudes et solitaires, de l’étrave fuyante à la trace éphémère, infime fragilité pourfendeuse, ils domptent pourtant les vagues, ils en tissent la dentelle, ils en ornent l’écume, ils en apprivoisent le ressac ; il y a naturellement des frissons d’accompagnement dans toute cette démesure…  
On voudrait bien être à bord, subir la houle, se conformer à la puissance des éléments, admettre le roulis comme la seule palpitation véritable à nos cœurs tellement blasés.
Voilà, on aimerait remettre sa vie en jeu en sillonnant la grande Bleue, savoir n’y rien trouver que ses propres vieux démons et les noyer, un par un, sans façon, dans ses abysses vertigineux ; on voudrait se laver de toutes les contrariétés terrestres et, enfin, sous les confettis des éclaboussures multicolores, laisser naître nos profondes émotions en échange bienheureux. Nous aussi, on veut des frissons multipliés à l’infini, en découvrant cet horizon immaculé de nos mauvaises actions. Tiens bon la barre…

L’imagination, c’est l’onguent de la réalité. Au premier zéphyr, on prendra l’aller sans retour ; on jettera la boussole et tous ces bêtes instruments qui empêchent de se perdre ; on naviguera aux vents les plus caressants, sous les étoiles les plus brillantes, avec nos rêves les plus fantastiques ! On enlèvera le gouvernail car personne ne gouvernera !...  
On suivra les bancs de sardines, on fuira l’aileron des requins, on prendra la route des courants émeraude et des reflets turquoise ; la nuit, on montera sur le dos des algues phosphorescentes !...  
Pendant la traversée, telles des fleurs fragiles, on cueillera les broderies des vagues les plus sensationnelles ; par ordre de parfum et de couleur, d’éclat et de pétillement, on les rangera dans l’herbier des ressacs !...  
On verra des baleines, des dauphins, des poissons d’argent et peut-être même des sirènes alanguies ! On écoutera toutes leurs chansons ! Encore, on tombera dans leurs pièges ! Avant de nous en aller, à l’encre amoureuse, on leur signera des baisers d’autographe ! Toutes voiles dehors, on ne  naviguera qu’aux feux des naufrageuses les plus blondes ! On flirtera avec leurs rochers les plus découpants ! Encore et encore, on se laissera éblouir avant de repartir ! Tiens bon la barre…

Tu verras ! Jamais on n’aura le temps de penser au passé ! Jamais on ne laissera l’ombre de la voile nous enfermer dans le noir de la mélancolie ! On ira rendre hommage à Poséidon, on croisera le Nautilus, on cherchera Alain Colas, on saluera Corto Maltese ! On goûtera le plancton ! Le sillage, c’est l’écriture du présent qui défile ; on le relira en secret, avant qu’il ne s’efface…
On mettra dans nos yeux des pépites de pluie de mer et, dans nos poumons, tout l’iode qu’on pourra embarquer ! Si tu veux, si tu veux, on fera une escale ou deux, seulement pour réapprendre à marcher ; ce sera une escale avec des colliers de nacre et des chapeaux tressés, une escale au milieu d’indigènes à la peau bronzée, une escale avec des sourires et des rires pour seule monnaie…  

Enfin, puisque c’est le but ultime de notre dérive, on trouvera une île déserte, avec des plages à perte de vue. Tu sais, c’est ce paradis blanc aux mille oiseaux enchanteurs ; l’herbe y est si verte, il paraît que les arbres ont des feuilles qui ne tombent jamais. On choisira la couleur de notre soleil, on retrouvera les visages de tous ceux qu’on aime, on les prendra dans nos bras et nos cœurs battront à l’unisson…
En dernière révérence, on laissera nos empreintes sur le sable, comme ça, juste pour le plaisir de voir une vague les effacer, et ce sera comme si nous n’avions jamais existé…
Allez… tiens bon la barre…

J’ai écrit « yacht » sur ma feuille blanche…

30 mars 2019

Le chant des baleines (Lecrilibriste)

 

le "Maybe" fend la houle
où l'horizon se perd
dans l'infini gris vert
entre le ciel et l'eau 

Sur l'île bienvenue où il a jeté l'ancre
pour réparer sa voile déchirée par l'orage
Josué entend le chant des baleines 

Est-ce une aubade, un hymne, une parade
De cœurs qui battent la chamade
Cet orphéonique déferlement ? 

Leurs chants étranges ont des accents
De cris, de pleurs, de couinements
Ils grincent, ils mugissent, ils roucoulent
Se lamentent, enragent, font du tapage
Dans un tumulte aux mille accents 

Et sur la plage, face à l’infini
dans cette ile perdue
L’archet d'un artiste inconnu
glisse sur sa contrebasse
Entre les graves et les aigus
Il se saisit de l’harmonie
Et compose une mélodie

 

30 mars 2019

Paysages de bateaux (Laura)

 

André Derain a peint naguère les Barques au port de Collioure
Tels que tu les vis plus tard, avec ton cousin,  en vacances

Comme nous les vîmes ensemble alors que tu me contais ton adolescence
Les couleurs de tes souvenirs étaient toutes aussi vives 

Alors que nous visitions le musée Henri Matisse de Cimiez à Nice
La mer et le ciel était loin d’être aussi bleus que le bleu Matisse
Mais la pluie et la fraîcheur n’ont pu entamer notre enthousiasme
A voir musées et paysages sous d’autres aspects que d’habitude 

Notre couple connut des tempêtes semblables à celles
Que Turner fait subir à un bateau, perdu dans le vent et les vagues
Mais il garda toujours les couleurs  de Derain, fauves et vives
Du port, des barques et bateaux, du paysage et du ciel de Collioure. 

Que  d’émotions je ressentis en voyant des Barques  aux Saintes Marie telles
Que Van  Gogh les vit et les peignit lors de son séjour aux environs  d’Arles
Je fus la femme au Bord de mer que Munch dépeint regardant au large
Les yachts  et le port dont les teintes  ne sont pas celles du Cri, moins violentes

 

30 mars 2019

Comme toujours (Fu)

 

T'as voulu voir un yacht
On a vu une galiote      
T'as voulu voir un paquebot
On a vu un fûtreau
T'as voulu voir une corvette
On a vu que des vedettes
J'ai voulu voir ta mère
On a vu une baleinière
T'as voulu voir des voiliers
On a vu un morutier
J'ai voulu voir ta sœur 
Et on a revu la mer
Comme toujooooours

 

Mais mais je te le redis ...   (Chauffe Marcel ! Chauffe !)
Je n'irai pas plus loin
Mais je te préviens
J'irai plus par ici
D'ailleurs j'ai horreur
De tous ces flans-flans
De leurs vagues amusettes
Et des caméléons   (Chauffez les gars !)

... 

T'as plus aimé Paimpol 
Et on l'a quitté en fleur    (chauffe !... chauffe !)
T'as voulu boire Anvers
Et on a fini la gnôle
J'ai voulu noyer ta mère
Ils ont acquitté ta sœur
T'as voulu un pédalo
On a fait du dériveur
J'ai voulu voir Saint-Guildo
Et on a revu Saint-Trop'
J'ai voulu un flambart
Et tu as eu ton yacht
Comme par hasaaaaard

Refrain
...

 

30 mars 2019

Rule Britannia (Walrus)


Et voilà, c'est reparti, en yacht cette fois-ci !

M'demande bien où ça va nous mener.

D'autant que yacht, s'il y a quelque chose de plus imprécis, de plus vague, si j'ose dire sans quitter le contexte marin, tu peux me l'écrire, je l'utiliserai à la prochaine apparition de son initiale. Non, mais sérieusement, y a qu'à lire le chapitre étymologie de l'article que lui consacre Wikimachin.
 

N'étant pas membre du BRYC comme le rêve l'Adrienne (ou sa mère, je ne me souviens plus très bien), je n'ai jamais mis le pied (marin) sur un yacht.

Enfin si, une fois, à Edinburgh :

w5521

Un petit machin de rien du tout, ce doit être pour ça que je l'avais presqu'oublié !

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Un petit air de circonstance ?

 

30 mars 2019

Y comme yacht (Adrienne)

 

Au moment où elle a perdu sa belle maison dans son vert paradis, l'Adrienne s'est dit, pour se consoler, qu'elle était libre d'aller s'installer ailleurs. Entièrement libre.

Cette pensée l'a étourdie pendant quelques jours. Que n'a-t-elle rêvé? Tout n'est-il pas permis quand on rêve? Du plus fou au plus modeste, comme un petit appartement à la mer, par exemple.

Deux ou trois réalités l'en ont dissuadée. D'abord - évidemment - le nerf de la guerre. Ensuite, la distance du lieu de travail, même si un jour ce travail prend fin.

Mais c'est en lisant des articles sur le réchauffement climatique qu'elle a définitivement enterré l'idée: il vaudrait mieux, si certaines prédictions se réalisent et si on pense tenir le coup encore une vingtaine d'années, s'installer à la montagne.

Ou alors carrément vivre sur un bateau.

Un de ces yachts qui se dandinent mollement dans le bassin d'Ostende, bien rangés côte à côte, des gros et des petits, des basiques et des somptueux.

Qui n'ont pas l'air de prendre la mer bien souvent, quand on voit comment leurs propriétaires s'y sont installés, en mode camping flottant.

Or, l'Adrienne adore le camping :-)

 

23 mars 2019

Défi #552

 

Tous à la baille !

Yacht

 

5522

 

23 mars 2019

Ont rencontré un étranger

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