le "Maybe" fend la houle
où l'horizon se perd
dans l'infini gris vert
entre le ciel et l'eau 

Sur l'île bienvenue où il a jeté l'ancre
pour réparer sa voile déchirée par l'orage
Josué entend le chant des baleines 

Est-ce une aubade, un hymne, une parade
De cœurs qui battent la chamade
Cet orphéonique déferlement ? 

Leurs chants étranges ont des accents
De cris, de pleurs, de couinements
Ils grincent, ils mugissent, ils roucoulent
Se lamentent, enragent, font du tapage
Dans un tumulte aux mille accents 

Et sur la plage, face à l’infini
dans cette ile perdue
L’archet d'un artiste inconnu
glisse sur sa contrebasse
Entre les graves et les aigus
Il se saisit de l’harmonie
Et compose une mélodie