André Derain a peint naguère les Barques au port de Collioure
Tels que tu les vis plus tard, avec ton cousin,  en vacances

Comme nous les vîmes ensemble alors que tu me contais ton adolescence
Les couleurs de tes souvenirs étaient toutes aussi vives 

Alors que nous visitions le musée Henri Matisse de Cimiez à Nice
La mer et le ciel était loin d’être aussi bleus que le bleu Matisse
Mais la pluie et la fraîcheur n’ont pu entamer notre enthousiasme
A voir musées et paysages sous d’autres aspects que d’habitude 

Notre couple connut des tempêtes semblables à celles
Que Turner fait subir à un bateau, perdu dans le vent et les vagues
Mais il garda toujours les couleurs  de Derain, fauves et vives
Du port, des barques et bateaux, du paysage et du ciel de Collioure. 

Que  d’émotions je ressentis en voyant des Barques  aux Saintes Marie telles
Que Van  Gogh les vit et les peignit lors de son séjour aux environs  d’Arles
Je fus la femme au Bord de mer que Munch dépeint regardant au large
Les yachts  et le port dont les teintes  ne sont pas celles du Cri, moins violentes