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Le défi du samedi

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13 juillet 2019

Land art (Laura)

 

Ce n'est plus le paysage dans l'art qui fut longtemps un art mineur avant de prendre le devant de la scène au dix-neuvième siècle et surtout grâce aux impressionnismes qui lui donna ses lettres de noblesse au point d'éclipser parfois le paysage de l'art des siècles précédents, de ceux qui firent à la même époque autre chose que l'impressionnisme et de ce qui suivit ce courant si populaire(aujourd'hui mais décrié à l'époque) comme le land art ou "art paysage."                           

Le dernier exemple que j'ai vu, samedi dernier, est le parcours "art et architecture" du Château Lacoste[1].

 

 


[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2019/06/21/la-promenade-art-architecture-6159536.html

 

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13 juillet 2019

Pas de maux (Nana Fafo)

.

Entété,

pas de maux,

c'est faux et tôt (ça ne veut rien dire ???)

Qui sait ! On lit ou voit ce qu'on veut entendre...

 

Rochonchon-lecture-clafoutis tomates cerises

Participer ou pas participer au défi du samedi ?

Prendre le temps ou pas prendre le temps ?

Raconter des bétises ou passer son tour ?

 

J'aurais aimé répondre :

 

J'peux pas ...

J'ai une Ronchonite Verbale

J'peux pas ...

J'bois du Rouge et vomis mon Verre

J'peux pas ...

Je vois Rouge d'avoir pris ce dernier Verre

J'peux pas ...

Je broie du Rouge à Vichy au café du pti K- Ro (comme sur la photo)

en compagnie de la Rafraîchissante Véronique.

Mais ...

En fait, si,  je peux, si j'veux...

Parole d'RV

C'est qui ce Hervé ?  pfff je sais pas.

 

Gare à celui qui dit : J'peux pas j'ai aquaponey !!! 

Pauvres petites bêtes, elles n'ont même pas pied.

 

Des nouvelles de Pingouinnot : il a bien retrouvé un vieu caleçon, mais toujours pas de sleep.

Des nouvelles de Ronchonchon : il râle toujours mais il agit pour se sortir de l'agitation générale improductive.

 

Belle photo-lecture créative à toutes et à tous.

.

.

 

13 juillet 2019

Les Courgettes (Pascal)

 

C’était une innovation dans mon beau jardin. Les vents étaient favorables, la lune était d’accord et la pluie incessante du printemps s’était enfin infiltrée dans la terre. Pendant ce créneau de beau temps, j’ai enfin planté mes courgettes. Le magasin les vendait par barquette de six. Qu’à cela ne tienne, j’ai tout mis dans la parcelle !... Les plants ont rapidement trouvé leur place au milieu de tout l’engrais que j’avais déversé pour leur essor. Ben oui, si on veut des résultats, faut bien y mettre le prix ! On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre dans le petit monde des jardiniers connaisseurs. Il faut aussi semer de la sueur, en même temps, en partage équitable, dans les sillons prometteurs de la future récolte espérée ; c’est le prix à payer.

C’est fou comme elles ont bien pris, mes courgettes !... Les fleurs ocre jaune étaient comme des soleils éclatants. Bien plus belles que des fleurs de tournesol, des pivoines odorantes ou des lys géants ; elles s’ouvraient en grand pour recevoir tous les insectes mutins qui pillaient sans vergogne le pollen débordant. Comme un futur papa, je surveillais toute cette gestation estivale. J’avais hâte de reconnaître mes petits…

J’ai traité en masse pour les limaces, les chenilles, les escargots !... Chasse gardée !... Propriété privée !... Sus aux pucerons et autres macrophages ennemis !... J’ai sulfaté  pour les maladies, les feuilles jaunies et autres champignons insidieux… J’ôtais toutes les bestioles inconnues au répertoire de la bonne qualité de la vie de mes courgettes.
Quand le soleil était trop ardent, je les couvrais avec une toiture de canisse et quand la pluie devenait trop effervescente, j’écopais mes sillons sans relâche…  

Même si le voisinage souriait dans mon dos, je n’avais que faire de leurs jasements de jardiniers jaloux. Les feuilles de mes cucurbitacées leur faisaient plus d’ombre qu’elles n’en faisaient au reste de mon jardin… Ils discutaient dur dans leurs chaumières, les légumistes, ils en espéraientpresque la grêle pour me voir abattu devant ma récolte saccagée… Mais les fleurs arrivaient par dizaines et les fruits s’allongeaient à vue d’œil… Comme si le ciel était avec moi, les quelques ondées nuiteuses nourrissaient ma récolte…

Ce fut un véritable succès ! Une réussite !... C’était des vraies matraques de CRS !... Des gourdins de préhistoire !... Des défenses d’éléphants !... Des records de Guinness !... J’ai eu un encart sur le journal régional ! Puis les journaux spécialisés se sont intéressés à moi !... J’étais une vedette…

C’est sûr, j’en ai bouffé mon soul !... Il en poussait plus que pourma propre consommation… Accommodées en compote, en gratin, à la vapeur, farcies, en confiture, en onguent, en ratatouille, macérées, en salade, en soupe, j’en mangeais trois fois par jour !... Conservées en bocaux, congelées  ou en vrac dans le bac à légumes, j’en avais plein la maison…
Je pensais courgette, je vivais courgette, je dormais courgette, même ma peau prenait la couleur d’un tendre vert courgette… C’est quand j’en aifumédans mes clopes roulées que tout a commencé… Un joint à la courgette, c’est écologique !...

C’est envahissant, les courgettes… Magnanime, j’en ai offert à tout le quartier. J’avais des longues, des dures, des grasses, des mûres, des ovales, des épaisses, des parfumées, à la disposition de leur convoitise. Au début, ils m’amenaient leurs cageots et je les remplissais au goût de chacun. Un jour, rassasiés, écoeurés, comme moi, ils ne sont plus venus… J’ai commencé à alimenter les épiceries du coin puis j’en ai donné à droite et à gauche, à toute la région, à tout le pays. Les feuilles des plants de courgettes masquaient le soleil au reste de mes plantations ; c’est comme si elles aspiraient la terre pour nourrir leurs fruits et je n’osais plus entrer dans mon jardin…

Un matin pluvieux, j’ai vu un oiseau se faire happer par une de ces terribles fleurs cannibales !... J’avais toujours peur de perdre une main quand je tentais la récolte matinale… J’avais des cauchemars de courgettes où elles me chassaient de ma maison avec leurs fleurs géantes !... Les racines exploratrices éclataient le carrelage en buvant entre les carreaux !... Les courgettes bouchaient la cheminée et toutes les tuiles se soulevaient à l’humeur de leurs grossissements incessants !... Elles squattaient les wc pour s’abreuver dans la lunette et buvaient à tous les robinets !...

Un jour, mon chien a disparu. J’ai retrouvé son collier autour d’une courgette !... Un autre jour, c’est le facteur qui n’est plus venu ; j’ai vu le squelette de son vélo au fond du jardin mais je n’ai rien dit à personne… Les racines géantes pompaient directement l’eau de l’Isère à plusieurs kilomètres ; de loin, on entendait des rots monstrueux de courgettes venus d’outre-terre… On a déclaré la zone sinistrée. Des courges énormes ont envahi les jardins alentour et plus personne ne se risquait à passer dans le quartier, sauf des maris jaloux avec leurs femmes légères ou des épouses contrites avec leurs conjoints volages…

À cause de ces cauchemars, je ne savais plus rien du vrai ou du faux !... On a fait venir le ministre de l’agriculture au chevet de ma plantation !... On a retrouvé son papier de discours au fond du jardin, oui, à côté du vélo du facteur… A la rescousse, on a appelé José Bové pour détruire ma plantation !... Depuis, j’ai des courgettes moustachues !...

Maintenant, regardez !... Regardez toutes ces courgettes fanées qui courent au plafond !... Mais c’est plein de papillons blancs tout autour de moi !... Ils me piquent !... Aie !... J’ai oublié de traiter !...  Comment ça ?... Des infirmières ?!... Attendez !... On frappe encore à la porte de ma chambre !... Oui, monsieur le docteur, c’est la courgette géante !... Elle vient me prendre !... Au secours !... Au secours !...

 

13 juillet 2019

Pierre Quiroule est malade (Vegas sur sarthe)


Ce samedi matin au jardin il fallut bien se rendre à l'évidence : Pierre Quiroule – connu plus familièrement sous le nom de père Quiroule – s'était mis à cracher vert !
Tout le monde se rendit donc à l'Evidence – joli nom pour un jardinet – pour apercevoir le phénomène.
C'étaient des sortes d'algues, comme de longues herbes ligneuses, des pieuvres qui dégueulaient de sa bouche exsangue pour se répandre sur les galets des allées d'ordinaire bien proprettes.
Le vieux jardinier – surnommé Namassepamousse – nota scrupuleusement l'incident sur son calendrier lunaire avant de courir prévenir Quidedroit, la maîtresse du jardin.  
Devant la pâleur cadavérique du père Quiroule, Mademoiselle Quidedroit s'empressa de mander l'équipe du docteur Ecoutesilpleut que ses travaux sur les maladies du  cresson de fontaine avaient élevé au rang de Grand Maître es Gardinium.
Après une auscultation au coût exorbitant et une visio conférence avec le Centre de Recherche Toutpourlebio, le verdict tomba : Le père Quiroule dégueulait du vert...

Namassepamousse le jardinier attendit que l'impressionnant aréopage ait quitté les lieux pour s'approcher du grabataire.
Il s'apprêtait à user de sa recette miracle – une vieille sulfateuse à bouillie bordelaise des années 30 qui était venue à bout de tant de saloperies  – lorsqu'il entendit le père Quiroule murmurer entre deux crachats d'algues nauséabondes : » Laisse tomber … c'est encore un coup de Défidusamedi »
Namassepamousse remit sa sulfateuse à l'épaule en maugréant : »Morbleu ! ça sert à quoi que je me décarcasse ? ».

Ce Défidusamedi commençait à lui courir sur le haricot, au propre comme au figuré !


13 juillet 2019

Le sortilège de Colatroll (Lecrilibriste)

 

Le jour où la fée Mélusine, de passage dans la forêt profonde, reçut sur la tête, coup sur coup, trois canettes de Coca, accompagnées du rire vulgaire du jeune Colas, la casquette écarlate à l'envers, qui avait shooté dedans exprès et trouvait ça très drôle..... C'en était trop ! ….

Elle décida de punir l'importun pour lui faire comprendre la politesse et lui inculquer de force le respect de la nature. D'un coup énergique de baguette magique, elle fit voler la casquette et transforma sur le champ l'incivil en un Troll hideux qu'elle nomma Colatroll . Il en resta tétanisé, la bouche grande ouverte figée dans l'étonnement.

Elle réfléchit un moment ce qu'elle allait en faire … Avec sa bouche béante et son air effrayé, il ressemblait à …à … à... un regard de fontaine …

Elle aussi se mit à rire ... Tiens donc !….Elle allait le déguiser.... en fontaine ...Elle s'amusa à le coiffer de broussailles, à l'habiller de feuilles, puis elle l'assit, bon gré mal gré, au milieu d' une clairière dans le secret de la forêt et l'astreint à vomir en cascade et en continu des herbes nouvelles, des fleurs fraîches et des feuilles de chêne, de tilleul et de hêtres pour compenser toutes les saletés – canettes vides, sacs de plastique remplis de cochoneries - qu'il avait laissé traîner exprès, ou avec la flemme de les rapporter - et pour souiller la nature depuis qu'il avait l'âge de raison .

Devant son air effaré, elle décida , bonne pâte, que le sortilège pourrait, malgré tout, prendre fin le jour où une vieille dame excentrique, marchant pieds nus dans la forêt en parlant aux plantes s'arrêterait toucherait la tête de Cloatroll et le délivrerait à jamais du sortilège et de sa mauvaise habitude..

 

Depuis trois mois déjà, nuit et jour, la coulée de verdure giclait en continu de la bouche de Colatroll déroulant un tapis d'émeraude entre ses jambes au milieu de la clairière devenue si verdoyante et si fleurie que tous les insectes rappliquaient pour se saouler de pollen et lui faire un moment la causette . Mais lui ne pouvait faire que ... gloup...gloup... gloup..gloup... pour répondre tristement. A côté, une source à l'eau transparente lui murmurait une chanson douce pour calmer sa tristesse

- Tu as l'herbe dans la peau, c'est le moins qu'on puisse dire mon vieux, disait la libellule

- T'en as pour jusqu'à la fin des vacances, c'est sûr, disait le papillon

- C'est pire qu'à Koh-Lanta disait le criquet

- Elle exagère Melusine disait le ver luisant

- Il faut vraiment faire quelque chose, dit soudain l'abeille compatissante. Réunissons-nous et débrouillons-nous pour amener jusqu'ici la vieille dame excentrique qui marche pieds nus et parle aux plantes.

C'est ainsi qu'un beau matin, la vieille dame excentrique, qui marchait pieds nus en parlant aux plantes et qui, de surcroit, était un peu sorcière, fut fort étonnée de voir un essaim d'abeilles, un nuage de papillons et cinq libellules lui passer devant. En vrombissant et en la précèdant. Elle leur parla gentiment

- Laissez moi passer, les amis, il a plu dans la nuit, il doit y avoir des cèpes dans la clairière …

Mais l'escadrille continua de la préceder et comme elle était curieuse de tout ce qui touchait à la nature, et que ce cortège était vraiment étrange, elle le suivit pour en connaître la raison et voir où l'essaim allait se poser...

C'est ainsi que la troupe arriva dans la clairière où la vieille dame poussa un cri de joie en trouvant des cèpes à foison. Mais l'escadrille lui tournait autour sans la laisser ramasser, dans une ronde effrénée jusqu'à ce qu'elle se retourne fort étonnée et découvre cette fontaine étrange d'où giclait en continu un flot de verdure. Elle s'approcha et caressa la tête en broussailles en disant …

- Des ronces ? Voyons, vous n'allez pas envahir cette fontaine de jouvence avec vos épines, les ronces ?

et elle ramassa quelques mures qui avaient muri là, touchant de ce fait, la tête de Colatroll qui d'un seul coup se déplia, se redressa reprenant forme humaine, et sauta au cou de la vieille dame, ébahie, au milieu de la ronde des essaims d'insectes qui se réjouirent de voir le sortilège prendre fin.

 

Et depuis ce jour, Colas msupprima à jamais au Coca-cola. Il se mit à marcher pieds nus dans la forêt et à respecter la nature dans laquelle il avait baigné pendant trois mois. Il apprit avec la vieille dame excentrique les secrets des plantes et de la nature et devint un grand herboriste . Et lui, il l enseigna à la vieille dame le langage des insectes qu'il avait eu le temps de comprendre et d'apprendre

 

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6 juillet 2019

Défi #567

Tradition initiée par notre amie MAP,
en été pas de mots, c'est photos !

0706

6 juillet 2019

Ils s'en sont sortis, sacrebleu !

6 juillet 2019

Sacrebleu ! (Venise)


Sacrebleu t’as ressenti la température extérieure ?

40° !!

Je suis trop fatiguée pour écrire j’ai mal au caillou.
On va se mettre autour de la table au bridge en attendant que ça passe.
C’est peut-être, la fin des haricots !
Va te passer la tête sous l’eau froide !!
Tu es un Viel aveugle tremblant qui refuse de voir la réalité qui nous attend.
Je crois rêver en t’entendant tiens je vais poser un fil dans l’ombre du grand arbre et rester un moment à rêvasser.
L’antidote n’est pas loin t’inquiètes la planète s’en sortira sans nous.
C’est quelques derniers jours ont été mouvementés, bien arrachés au mat !!
Il faut tout foutre en l’air, le téléphone, la voiture , l’ordi tout je te dis .
Nous vivons dans un monde rempli d’objets inutiles.
Tiens le four à micro-onde dehors !

v

J’ai retrouvé les grands arbres au bord de ma fenêtre le grand catalpa.
On aura plus de place pour les idées et le cœur quand on aura fait le ménage.
J’ai une tendresse étrange pour cette canicule car j’y trouve mes doutes et mes combats à venir.
En somme un rendez-vous avec toi-même sacrebleu !!
Nous devons maintenant choisir la route qui instinctivement aurait dû être la nôtre.
ELAGONS ELAGONS les mauvaises habitudes interdisons les listes de mariage trop encombrantes.
Le bonheur se vaudra dépouillé.
 Ça ne signifie pas la fin du voyage ça signifie le commencement de notre humanité retrouvée.
Surtout ne quitte pas une seconde de vue pourquoi on doit se convertir c’est une course contre la montre et il n’y a eu qu’un ALAIN PROST .

v2



6 juillet 2019

Mon grand-père (bongopinot)

b


Mon grand-père et ses jurons
On l’appelait Monsieur impatience
Accompagné du petit chat ronron
Les connaître fut une chance

J’entendais des morbleu des sacrebleu
Et du haut de mes six ans je riais fort
 J’adorais sa grosse voix et ses yeux bleus
C’était mon papy et c’était un trésor

Il jurait du matin au soir
Mais avec moi il était si tendre
Il était ma source de savoir
Et il avait des histoires à faire fondre

Avec un arc en ciel de mots
Et des paroles hautes en couleur
Que j’attrapais comme un cadeau
Et que je garde toujours sur mon cœur

6 juillet 2019

Le SNU (Pascal)


Nos petits pioupious, ceux du nouveau service militaire, le SNU : le Service National Universel, ils sont tout beaux, tout jeunes, tout frais, tout innocents !...  
Pourtant, au soleil d’Evreux, sous « la grande chaleur printanière », trente degrés, pas moins de vingt-cinq jeunes se sont retrouvés pris de faiblesse. Stress, hyperventilation, crise de tétanie, douze malaises en moins d’une heure, l’élimination par la fragilité a vite opéré…

Ce qui est intéressant, c’est qu’aucun d’eux n’a eu l’idée de se plaindre ou bien d’aller chercher un coin d’ombre salvateur. L’esprit de corps déjà bien ancré, comme un seul homme, les uns après les autres, ils se sont retrouvés dans un état de grande détresse.
Dans le même uniforme, la fonction crée l’organe et la compétition n’admet pas la défaillance. Pas habitués à ce genre de représentation, coup de chaleur, déshydratation, immobilité, fourmis, crampes, etc., c’est qu’ils ont dû se sentir mal, nos chers enfants…  

À qui la faute ? À ces jeunes, si peu habitués à la lumière du soleil ? À l’encadrement, soucieux de leur inculquer des valeurs républicaines fortes ?  À l’heure indécente de cette inauguration au temps trop estival pour la saison, à la longueur de la cérémonie ?... Casquette à large visière sur la tête, lunettes de soleil sur le nez, tee shirt blanc sur les épaules, pourtant ils étaient quand même parés, non ?... On dirait qu’ils sortent tous de l’œuf !... Eux, quand ils vont au soleil, c’est uniquement à la plage, pendant les vacances !... Il fallait prévoir l’écran total, des boissons énergétiques, des parasols, une pause de dix minutes tous les quarts d’heure ! Il n’empêche, pour tous, ce dut être une sacrée expérience que de se retrouver confrontés à cette hécatombe…  

« Ce n’est pas nous », disent les jeunes, en chœur ; nous, on nous a dit de venir, de nous installer sur les marches du perron de la mairie, de faire bonne figure et qu’il était de bon ton de présenter notre uniforme tout neuf aux médias alentour…  
« Ce n’est pas nous », disent les officiels contrariés ; qui aurait pu penser une seconde qu’une terrible insolation allait frapper la plupart de ces jeunes…
« Ce n’est pas moi », a l’air de penser la statue du général de Gaulle, nouvellement inaugurée, un moment, jugée responsable de cette pandémie…

Justifiées ou abusives, moqueuses ou philosophiques, depuis, on entend toutes sortes de railleries… « Nos p’tits pioupious, si chaque fois qu’on les met au soleil, il faut aussi amener les pompiers, les brancards et le SAMU, il n’y a qu’à les occuper à l’ombre !... ». « Aujourd’hui, l’ennemi c’était le soleil ; il en a fait tomber vingt-cinq ! Demain, qui sera le détracteur ?... La pluie ?... On craint déjà les bronchites, la fièvre et les complications !... ». « Il n’y a qu’à les sortir seulement quand il fait beau et seulement à l’ombre !... ». « Si on les met dans les courants d’air, ils vont tous s’envoler !... ». « Il y a déjà des parents qui ont dû venir récupérer leurs chers petits… ». « Parbleu !... Ils vont assurément porter plainte !... ». « Mais ce sont tous des volontaires !... ». « Qu’est-ce que cela serait s’ils ne l’étaient pas !... ». « Donnons-leur des activités à la hauteur de leurs capacités !... ». « Il faut vite renvoyer les plus faiblards dans leur famille !... ». « C’est la sélection naturelle !... ». « Ben, la relève est assurée… ».

À côté du perron des jeunes, une bonne trentaine de porte-drapeaux, en grand uniforme d’apparat et gants blancs de mise, casquettes, calots ou nu-tête, cheveux grisonnants à poste, maintiennent leur position sans broncher. Facilement, ils pourraient être les grands-pères de tous ces gamins. Pendant leur garde-à-vous cérémonieux, on ne dénombrera aucun malaise dans leur camp…  

6 juillet 2019

No Bloody Swearing ! (Walrus)


On ne peut pas dire que voici un mot des plus usités. Dans la vie courante je crois même ne l'avoir jamais entendu prononcer. Et pourtant, tout comme vous, je le connais très bien.

Mais où l'ai-je donc rencontré ?

  • étonnamment, il ne figure pas dans le recueil d'imprécations du Capitaine Haddock
  • il clôture la chanson du bon Georges "La cane de Jeanne" et est bien sûr présent dans "La ronde des jurons"
  • il est présent dans les romans de cape et d'épée, même si souvent il y est remplacé par son appellation première "Mordieu!" souvent en idiome gascon "Mordious!"
  • il figurait aussi, où va se nicher la connaissance, dans mon chansonnier scout et la chanson concernée faisait partie, pour votre plus grand amusement, de mon répertoire chanté.

Je ne résiste pas au plaisir de m'apesantir sur le dernier point et de vous faire entendre une version autre que celle des quatre barbus.

6 juillet 2019

Morbleu (Laura)


Morbleu
Pourquoi ne pas croire en dieu
Plutôt que de croire au diable !
 
Et puis Morbleu
Pourquoi ne pas croire à Satan
En enfer  en même temps qu' aux cieux
 

6 juillet 2019

J'élucubre Morbleu ! (Lecrilibriste)

 

Morbleu !

L'air de rien

pour éviter le blasphème

irreverencieux

à l'instar d'un placebo

pour mettre fin au dilemme

tes jurons et tes mots

et les foudres de Jupiter

ont transformé mes lendemains

 

Sacrebleu !

J'ai senti naître en moi

la force du lion

et j'ai pris la file de l'air

galopé par monts et par vaux

volé dans de nouvelles sphères

picoré l'assiette des oiseaux

goûté aux saveurs des agrumes

survolé des nappes de brume

 

Corbleu !

Et si drôle était mon chapeau

orné de voilette et de plumes

que dans le métropolitain

entouré de trois africains

qui le trouvaient tous très beau

j'ai bien fait rire la lune

et dans la lagune

hurler de joie les crapauds.

 

6 juillet 2019

Un slogan pour nous, les FEMMES...! (maryline18)

 

N'ayons pas peur de déranger, de sortir du simple rôle d'animal de foire, dans lequel, certains hommes voudraient, dans une utopie bien masculine, nous embrigader d'office !

Le dos voûté, fatigué, abîmé par le ménage, par les enfants à porter, quand ils ne voulaient plus marcher au retour de la promenade... Femmes je vous aime !

La démarche usée, traînante ; les jambes marbrées de varices, qu'il faudra faire scléroser, cadeaux empoisonnés arrivés avec les enfants... Femmes je vous aime !

Les traits tirés par le manque de sommeil, par le temps passé au chevet des têtes fiévreuses, par les maladies à soigner, les petits nez à moucher, les biberons à donner, les couches à changer... La tête embrumée par les soucis d'organisation de toute la maisonnée, qui nous étaient, sont et nous seront souvent délégués...Femmes je vous aime !

...Rentrons leur dans le lard, sans ménagement, déversons nos sacs d'emmerdes, fières et belles comme des Divas, sur leurs têtes de voyeurs, moqueurs ! Ils marchent à côté de leurs pompes, dans un monde qu'ils croient leur appartenir parce que leur intellect ne leur permet pas d'accepter notre supériorité !

 ...FEMME JE VOUS AIME !

Refusons le diktat de leurs pensées qui nous rabaissent, nous salissent ! Approprions-nous la condition de femme que nous méritons plus que jamais. Alors que certaines batailles ont été gagnées par la force qui nous honore chaque jour, ( à la minute j'ai une pensée pour Simone Veil) , la guerre contre les goujats reste à faire !

Nous ne serons jamais de simples objets de décoration, de contemplation. De nos charmes, nous savons en jouer mais, au jeu de la séduction, nous en instaurerons toujours les règles, ne leur en déplaise !

...FEMME JE VOUS AIME !

Les goujats détiennent la palme suprême de la connerie. La vulgarité ne se trouve pas dans notre décolleté trop échancré, ni sur les centimètres manquants à nôtre jupe d'été. Elle ne se trouve pas non plus dans notre démarche serrée dans un jean en stretch, non..., elle se trouve dans leurs propres délires, dans tous leurs fantasmes lubriques qu'ils entretiennent et qui occupent tous leurs temps morts... Leur incapacité à séduire, de par leur ignorance de ce qui fait notre complexité et notre richesse, mais aussi, de par leurs certitudes fausses, désuètes et stériles, les rendent laids et méchants.

...FEMME JE VOUS AIME !

N'acceptons pas d'être répertoriées, classées, comme de simples animaux, en nombre suffisant ! Déclarons la chasse ouverte ! Le gibier foisonne ! Chasseresse de notre destin, exterminons les goujats de tous les territoires ! A nos parfums enjôleurs se mêleront la sueur de notre détermination sans faille. Pour être respectées, nous combattrons !

Femmes de tous milieux, de toutes conditions, de toutes morphologies ; femmes en devenir, femmes avec enfants, sans enfant, femmes élégantes ou pas, séductrices jusqu'au bout des ongles, ou pas, femmes fragilisées, malades ou en bonne santé, jeunes, mûres, comme un beau fruit ou vieillissantes, à chaque pas nouveau vers un bonheur où plane l'ombre d'un goujat, je vous soutiendrai, parce que, femmes de tous bords, de toutes nationalités, je vous aime !

-"Morbleu ! Balance ton goujat !"  Tel sera notre slogan de ralliement !

 

-"Suivez-moi !... A plat les goujats ! sur l'cul les malotrus !...Hein, quoi ? j'suis toute seule ? Oui... c'est bon, râle pas, j' rentre préparer le repas... !"

 

6 juillet 2019

la ronde des jurons (Joe Krapov)

Commencer ses vacances en ajoutant une chanson de Georges Brassens dans sa guitare...
Morbleu, il y a pire comme situation !

6 juillet 2019

Ta parolière fait yeah (joye)

6 juillet 2019

Brèves de comptoir (Vegas sur sarthe)

 

« C'est marrant. Donald Trump a sanctionné l'ayatollah Khomeini … sauf que le bougre est mort en 1989 »
« Morbleu ! »
« Et à Paris, des drônes de la police ont été attaqués par des goélands »
« Morbleu ! »
« Arrête de dire Morbleu à la fin !»
«  … «
« Et ça ? Alexandre Benalla est consultant sécurité de la Foire du Trône pour Marcel Campion... s'il croit qu'on n'a pas compris son petit manège »
« Morbleu ! »
« En Virginie, une femme décède et - selon ses dernières volontés - fait euthanasier son chien en bonne santé pour qu'il repose avec elle »
« Morbleu ! »
« T'as pas bientôt fini avec tes Morbleu ? »
«  … «
« A propos de N.D. de Paris, le gouvernement veut former des tailleurs de Pierre »
« Morbleu ! ça nous changera des tailleurs de Brigitte »
« T'es pas drôle … au fait, tu connais le thème du prochain défi du samedi ? »
« Euh … non »
« Morbleu ! »
« C'est toi qu'es pas drôle »

 

 

29 juin 2019

Défi #566

Un petit truc couleur ciel de vacances...

Morbleu !

 

5661

 

29 juin 2019

Ont fait jaillir la lumière

29 juin 2019

Le LAMPADAIRE (Venise)


Au pied du lampadaire je n’avais pas trouvé une Licorne, pas de pomme d’or non plus.
Mais j’ai ramassé un étrange billet de train.

PARIS VALPARAISO en première classe/ départ immédiat.
 J’étais amusée car une gare au pied de ce lampadaire était une aberration ..
Un train pouvant faire un trajet Paris Valparaiso était si improbable que j’ai souri, amusée.
Une blague sans doute de la SNCF ou d’un cercle de poètes disparus sans doute.

Le lendemain sous ce même lampadaire un autre billet de train était vaguement éclairé.
Celui-ci affichait   Paris Moscou arrêt 10mn à Mexico .
Cette fois-ci le destin insiste me suis-je dit.
Ce questionnement déplaça sans doute mon centre de gravité car je perçus vaguement dans la brume un train qui arrivait et qui effectuait un arrêt sous le lampadaire.
Puis ma raison ayant pris le dessus le train s’évapora comme par magie et le lampadaire imperturbable s’éteignit
Je vous passe le remue-ménage dans ma tête qu’avait provoqué cette apparition.
Ce matin je saisis le billet de train qui était à nouveau sous le lampadaire.Le train apparut aussitôt et une allée de lampadaires accueillaient celui-ci dès son entrée en gare.

v

Des passagers souriants disparurent dans la brume et je fus emportée par une nuée d’ados tous inquiets de rater le départ du train.
Assises avec eux je tendis le billet de train trouvé sous le lampadaire et je lus tout étonnée la destination.
‘Vers les étoiles ‘ tiens dit le contrôleur en se saisissant du billet Madame a de la chance s’est -elle qui décide de notre direction aujourd’hui.
Les enfants impatients de connaitre le voyage tournèrent leur regard vers moi.
 La lune dis- je en riant.
J’ai alors vu le train se soulever dans l’air alors que la Lune nous souriait impatiente de notre visite.

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Le défi du samedi
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