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Le défi du samedi

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17 août 2019

Juste histoire d'être là (Joe Krapov)

DDS 572 124380158

Voyez comme il va l’ancien
Du côté de Valenciennes
Comme il promène son chien
D’Outre-Quiévrain à Marchiennes !

Non !

Pour notre pain quotidien
Il nous offre une méridienne,
Cadeau d’une immense main
Qui nous occupera la semaine !

Non !

Est-ce que tu y étais, Titien
Au raout d’l’esthéticienne ?
Je n' sais pas si tu t' souviens,
C’était avant que survienne
Ce philosophe kantien
Qui nous sortit son antienne
Et nous avoua combien
Il était fou de Fabienne.

Non plus !

Coiffé d’un bonnet phrygien
Il réclamait de l’hygiène
Jusqu’aux sommets himalayens
Où règne Cosima la hyène.

Non. Je vais peut-être reprendre le début finalement.

Voyez donc comme il va l’ancien,
Un peu plus haut que Valencienne :
Il nous fait cogiter sur du Saint-Sulpicien
Tandis que d’un œil assassin supplie sa chienne
Qu’il l’emmène trotter pour son tour quotidien
Tout le long de la méridienne.

Mouais. Mais je ne peux pas en faire une chanson. En même temps je sens que je tiens quelque chose avec la chienne.

***

Finalement, quelques heures plus tard, René Rivedoux finit par pondre son poème qu’il intitula "Idylle philoménale". Il le mit en musique et entreprit la tournée des interprètes en vogue du moment.

La chanson fut immortalisée par Yves Montand et, après ce petit succès vite effacé des mémoires, l’auteur redisparut dans les limbes de l’oubli. 

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17 août 2019

Moi, Mélanie (Zigmund)


Trouver  du  travail  en  traversant  la  rue  qu'ils  disaient  ...

Moi  c'est  la  place  que   j'ai  traversée  jusqu'à cette église. Ce jour  là,  j'avais  fui  la  canicule et je  m'étais  réfugiée à la  recherche  d'un  asile  de  fraîcheur. C'était  ça  ou  le   rayon  surgelés  du  supermarché. (j'avais  choisi  l'église  pour  le  silence) 
Chômeuse  en  fin  de  droits,  j'avais  soif  et  un peu  faim  aussi,  ils  m'ont  proposé  un  travail 
 ...j'ai accepté.
Au  départ, ça  semblait  simple  :  épousseter  les  chaises, passer  le balai  dans  les  allées... jusque  là c'était  dans mes  cordes.
Oui,  mais alors  que  j'avais  presque  fini,  le  curé  est revenu  : "ah  j'oubliais  un  petit  détail  : il  faudrait  aussi  épousseter  cette  colonne et  surtout  faire  briller  la  boule au  sommet ;
l'évêque  arrive  demain  en   compagnie  du  ministre Cassetamère,   cette  boule  doit briller  de  mille  feux, c'est  très  important ".
Le p... de piège à c...
Ben  oui comment  on  fait pour atteindre  la  sphère  dorée ?
L'escabeau  dégoté  au  fond  de  la  sacristie était  ridicule   avec ses  5  marches vermoulues.
Une  fois  arrivée  au  sommet  j'avais  l'air malin, et  avec  mon  plumeau, j'arrivais à  caresser péniblement la  moitié du pilier.
J'ai  commencé  à  imaginer  divers  plans  dont  certains  particulièrement  farfelus :
- construire  un  échafaudage  avec  toutes  les  chaises,
- utiliser  le  tuyau  d'arrosage (un  karcher  aurait  été bien  mais je n'en  avais  pas sous  la  main)  
-faire  appel  à  un  homme  canon au  chômage, (ne  pas  se  rater  et  attention  à ne  pas  trouer  les  murs ! ) 
-passer  par  le  toit,  suspendue au  bout  d'une  corde avec  mon plumeau dans  un numéro de  trapèze inoubliable,
- emprunter une  girafe  ou un éléphant au  zoo  voisin, (on  oublie )
-scier  cette saloperie  de  colonne en  3  morceaux  puis  la  remonter  une  fois nettoyée ( et comment  on  scie le  truc  sans  se  le  prendre   sur  la  tête  hein ?)
-installer  une  fausse colonne posée  devant l'original,  fabriquée  grâce  à  une  imprimante  3D, 
 -faire  appel  à  une  pyramide  humaine  recrutée  en  urgence  sur  les  réseaux  sociaux, 
-aller  voler  la nacelle des  laveurs  de  vitraux ("je  ne  suis nacelle  que  vous  croyez") 
- poser  à l'aide  d'un  cerf  volant un  préservatif  géant sur  cette  foutue  colonne...
Je  vous  passe  les  délires  graveleux  que  m'inspirait  ce  pilier  à  boule...
La  solution ? vous  croyez  que  je  vais vous  la  donner ?  Même  pas  en  rêve ! ... 
Pas  question  de  retourner  pointer  à pôle  emploi... 



17 août 2019

Il suffirait (Kate)

 

Il suffira 

De dire : "Dans mon corbillon,

Qu'y met-on ?"

gnomon

 

rennes le chateau

Pour qu'on s'entende répondre :

- un gnomon

Pour mesurer le monde,

- un Da Vinci Code

Pour décoder le monde,

- une église Saint-Sulpice

Pour magnifier le monde

 

 

IMG_20190812_095345

Il suffira

De relire : "Si j'avais un pivot,

je soulèverais le monde"

 

 

 

 

 

 

 

Pour se redire : "Si j'avais un marteau"...,

J'enchanterais le monde

marteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il suffira 

De photographier un peu

La réalité

Pour tenter de la transfigurer

En un petit peu mieux

astérix

photos de l'auteur, août 2019

17 août 2019

Le trésor de l'abbaye (Lecrilibriste)


J'ouvre la grande porte sculpée
pour pénétrer dans  l'abbaye
l'obélisque au garde à vous
sur son socle de marbre rose
protège le seuil et veille
avec les morts des vieilles guerres
incrits à jamais dans sa pierre

Le silence l'habite
chargé d'odeurs d'encens
et de cire fondue des cierges
Vertige de la lumière
le bleu et le rouge des vitraux
éclairés de soleil
dessinent un kaléidoscope
de la nef jusqu'au choeur
sur les dalles de pierre

Les pas se font menus
pour ne pas heurter le silence
Transcendant l'instant
le regard embrasse la mémoire,
sonde le mystère d'un Moyen Age
batisseur de cathédrales
créateur de merveilles
que l'on ne sait plus faire
malgré les techniques partenaires
des batisseurs de ce siècle
 
Piétinement de vies, de besognes et de prières
Etés, automnes, hivers, printemps
ont résisté au temps
En spires les suppliques
des ans et des neiges d'antan
les psaumes, les pater et les ave
s'accrochent aux feuilles de lierre
des colonnes sculptées
pour grimper vers le ciel

Deux fois l'an,  un rayon de lumière oblique
traverse la rosace au dessus de l'autel
au cœur de la colombe aux ailes déployées
Il vient caresser une large dalle de pierre
usée par tous les pas qui l'ont foulée
C'est le trésor secret de l'abbaye
c'est du moins ce qui se dit
Il emplit d' un regain d'énergie
cosmique et tellurique
les corps des  fidèles initiés
qui attendent pieds nus sur la dalle sacrée
l'instant magique où il va l'éclairer

17 août 2019

Gnomon et toutes ces sortes de choses (Walrus)


Dès la parution du sujet, Emma avait identifié la chose puisque le commentaire qu'elle a déposé ce jour-là fait référence au Da Vinci Code.

Il s'agit du Gnomon de la méridienne de l'église Saint Sulpice, à Paris.

Contrairement à ce que prétend le dit bouquin, le filet d'or qui traverse l'église n'est pas la matérialisation du méridien de Paris (lequel passe par le cœur de l'observatoire à quelques centaines de mètres de là et possède lui aussi son insert d'or), c'est une simple méridienne et elle sert à déterminer avec précision le moment précis de l'équinoxe ainsi que l'heure solaire locale.

Ah, le méridien de Paris ! Il exprimait la volonté du Roi-Soleil de faire de sa capitale la référence du monde (Il n'est bon bec que de Paris...) alors que nous savons pertinemment bien qu'il s'agit de Londres.

Cette histoire de méridien m'a rappelé ces aventures de Tintin "Le Secret de la Licorne" et "Le Trésor de Rackham le Rouge" où le capitaine Haddock se met le doigt dans l'œil en oubliant que la longitude figurant dans le message de son ancêtre faisait référence au méridien de Paris et pas à celui de Greenwich.

Il faut comprendre qu'Hergé était Belge et avait trouvé cette astuce pour corser un peu les aventures de ses héros. Mais il est impensable qu'un marin français, un fils de cette république où l'on nomme encore la Marine Nationale "La Royale" et où une large partie de la population compte encore en "anciens francs", ne fasse pas immédiatement la correction de 2°20'13,82" pour se retrouver en longitude connue (mais l'a-t-il faite dans le bon sens ?).

 

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17 août 2019

Romane d'apprentissage : Épisode sixtus...comme le pape (joye)

Eh non, ce scandale luxembelgeois n’était pas la fin de mon saint supplice amoureux.

J’avoue que j’avais du mal à me débarrasser du bossu Glen-Glen, qui aimait visiter les églises à travers l’Europe, mais les pièces qu’on nous jeta sur chaque parvis m’aidèrent à vite rétablir mon indépendance financière.

J’étais bien son Esmeralda, je lui payais à boire, nous étions contents…bon, moi, j’étais quasi-contente jusqu’au jour où Glen-Glen m’abandonna et s’enfuit avec un gnome qui s’appelait Mon.  Ce gnome Mon, qui aimait l’astronomie, était un pilier de sa communauté.

124380158Bref (c'est le cas de le dire), je vis la lumière.

Je savais qu’ils ne se feraient pas prier, Glen-Glen et sa stupide Rosslyn qui descendèrent en ce moment-là au Méridien.

-          Arrête ton cinéma !  me crièrent-ils avant de se sauver à Houbois (voui, « Hollywood » en v.o.)

-          Merde ! leur répondai-je.

Alors, grâce à moi et mon souhait, ils vécurent heureux à tout jamais.

Et moi ?

Ben moi, j’ai encore deux épisodes à vous raconter, moi, votre Romane d’été.

Je garde la poire pour la fin, quoi.

***

Post-scriptum : Oui, c’est un peu court cette semaine, en raison de fêtes.

Normal.

J’assume.

17 août 2019

Pourquoi à Saint-Sulpice? (Laura)

 

Comme tout le monde, je crois que j'ai lu le "Da Vinci Code"

J'ai trouvé ce livre moyen au niveau de l'intrigue

Et mauvais au niveau du style, par rapport à mes lectures

De polars littéraires et d'essais sur les sciences occultes.

Je crois que j'ai vu le film tiré de ce livre.

Peu de souvenirs dans ma mémoire.

Tout le monde  s'est rué au Louvre et à Saint-Sulpice

Pour (re)voir la Joconde et la Méridienne[1].

Je suis allée au Louvre pour "Bouchardon[2]" et à Sulpice

Avant tout le monde pour sur les traces de Baudelaire

Qui y appréciait de Delacroix les peintures murales[3].

Sûrement ai-je aussi là-bas à Nerval car je pense

Souvent à lui mais pourquoi à Saint-Sulpice?

 

 


[3] https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/ou-l-on-decouvre-baudelaire-admirateur-de-delacroix/25409

 

17 août 2019

La photo (Venise)

 

Je me fiche pas mal de savoir qui a déplacé les chaises du cloitre, Monsieur le commissaire.

Ce que je veux savoir c’est où est passé notre bon curé.

Il a peut-être mis les voiles dit le commissaire. Il s’est débiné de ce trou perdu voilà c’est tout renchérit l’inspecteur.

Avec cette canicule son thermostat a dû se dérégler.

Ils prenaient tous deux cette disparition à la légère et le frère corbin était très agacé.

Bien décrivez nous ce grand disparu .il porte une paire de lunette cerclée de métal sur le nez.

Il adore Bob Dylan et fredonne souvent blowin ’in the Wind.

Il conserve dans sa chambre un poster de Tarzan et estime que Johnny Weissmuller aurait pu déloger le christ sur sa croix.

Il portait ce jour là une tenue de tennis blanc. Il passait son temps à chasser les écureuils, à poser des collets à lapin , à cueillir des baies .

A cause du manque d’action à l’église le bon curé s’adonnait au site de rencontre dit la servante.

La nouvelle n’avait pas tardé à se répandre dans le village.

Le curé s’était fait la malle !!L’histoire avait fait bien rire .

Comment juger l’audace la drôlerie la fantaisie de ce curé qu’on n’a jamais revu dans le coin.

 

17 août 2019

O comme obélisque (Adrienne)


Il doit bien y avoir dix ans que l’Adrienne est abonnée aux Notules dominicales de Philippe Didion. Le dimanche vers l’heure de midi, la notule hebdomadaire arrive dans la boîte aux lettres.

L’auteur y recense scrupuleusement chaque film vu, chaque livre lu, ainsi que l’avancement de quelques chantiers, comme les photos d’enseignes de maisons de coiffure ou les monuments aux morts de 14-18.

Ce dernier chantier prétend à l’exhaustivité et requiert par conséquent une stratégie infaillible : à l’aide de la liste des communes du département, suivre l’ordre strictement alphabétique et visiter, semaine après semaine, chaque village, chaque commune, pour y photographier le monuments qui commémore la Grande Guerre.

En 2001, il était à la lettre B. Ce mois-ci, dix-huit ans plus tard, il est au R. C’est dire l’ampleur du chantier.

En plus de la photo, Philippe Didion fait une description complète du monument : ciment ou granit ? Entouré d’herbe ou de gravier ? Fleuri ou délabré ?

Les inscriptions aussi sont soigneusement recopiées : textes, dates, noms.

L’Adrienne trouve ça terriblement émouvant.

 

10 août 2019

Défi #572

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10 août 2019

Ont eu l'esprit de clocher

10 août 2019

La chapelle de Fromental (Lecrilibriste)


L'air est pesant ; le ciel assombrit d'anthracite bleuté son humeur d'orage et le vert végétal s'avive sous le souffle de la colère qui gronde ; le rouge monte aux pétales des pois de senteur qui courent sur l'antique mur moussu  mais le lierre grimpé à l'assaut du vieux tilleul chuchote la mémoire d'un lieu empreint de calme et de paix.
Autour de la chapelle, le silence s'habite peu à peu, bruissements, crissements, bourdonnements, gazouillis.
Ecoutez la caille !  Elle margotte au cœur du champ de blé.
Voilà le merle qui répond, grisé par l'odeur sucrée du tilleul en fleurs tandis que les hirondelles en quête de quelque moucheron à gober intensifient leur vol de chasse et leurs cris stridents en rasant le sol.
 Les abeilles ont élu domicile dans les trous des murs et s'activent en va et vient besogneux pour engranger les pollens  des fleurs de la Saint Jean.
Au campanile, la cloche attend le prochain rendez-vous pour carillonner la vie qui s'écoule et le minuscule cimetière materne les âmes endormies attendant sereinement le bouquet de fleurs des champs qu'un prochain visiteur déposera sur une stèle enherbée.
Le  cadran solaire marque d'une ligne d'ombre l'heure du temps qui passe inexorable.
Combien de pas ont-ils foulé les marches pour en user ainsi la pierre ?
Combien de mains ont-elles poussé la lourde porte de chêne pour prier un instant ?
Combien de pèlerins, en marche vers Compostelle se sont-ils reposés un moment au calme, sur le banc de pierre, embrassant le même paysage qui est devant nos yeux, avant de  poursuivre leur chemin ?
Un visage de pierre au relief estompé par les années sait.  Il veille, surplombant le porche.
Son regard semble perdu vers le lointain en quête d'un temps où  les processions s'acheminaient vers la chapelle romane et les prières des rogations montaient avec foi vers le ciel pour invoquer Dieu d'avoir de belles récoltes.
Fromental, n'est-ce pas un nom de froment, de pain, un nom de faim, un nom de quotidien, un nom de paix, un nom de vie ?

Le bruit des sept marches grimpées à toute vitesse interrompt ma contemplation. .. Une petite fille brune entre en courant  dans le minuscule cimetière, un bouquet de coquelicots à la main. Je luis souris. Elle me sourit.  
J'entends sa mère qui l'appelle «Mary ! Mary,  mais enfin Mary , Attends moi !
Mais Mary n'attend pas.  Elle court et s'arrête  devant une petite tombe envahie de lierre où elle pose son bouquet.
« Tiens Marie, c'est pour toi ». Puis, aussi vite qu'elle est entrée,  elle court rejoindre sa mère qui presse le pas sur le chemin.

Curieuse,  je m'approche pour lire le nom sur la stèle. Il est presque effacé, mais en passant mon doigt sur chaque lettre,  je  décrypte :  Marie, 1780 – 1787.  
Les coquelicots font comme un nez rouge de clown au milieu de la chevelure de lierre, et ça m'amuse !
Qui était donc cet étrange petit personnage  si tôt disparu ?

Toute la soirée, mon esprit a vagabondé,  imaginant quelle histoire pouvait bien unir ces deux-là …
Le prénom était le même ….  Marie...
Quel lien avec ce passé enfui  demeurait-il si vivace  ?
Quel fil nous unit à nos chers disparus ?  
Quel fil nous relie  aux générations précédentes, nous relie à « l'avant nous », nous relie au passé ?  
 Le mystère est là. Il  ne se laisse pas percer, mais il bat au cœur de toute vie !

Aujourd'hui, la porte est close. Pour entrer dans la chapelle de Fromental, il faut prendre rendez-vous.
Les temps ont changé mais Dieu n'est pas mort ! Il est mystère au cœur de toute vie !

Fromental 2

10 août 2019

La Wallonie par bongopinot

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C’est au sud de la Wallonie

Par un temps un peu gris

Que vous serez surpris

Par toute une magie

 

Au cœur de la forêt d’Ardenne

Venez visiter tout un domaine

Profitez donc de l’aubaine

Baladez vous sans peine

 

C’est un endroit exceptionnel

Au fourneau saint Michel

Regardez donc la chapelle

Et ces bâtiments traditionnels

 

Plongez vous dans un autre temps

Découvrez les métiers d’antan

C’est distrayant et enrichissant

Volez vers les traces des générations d’avant

 

10 août 2019

Transplantation (Walrus)

17aout

Un petit air austère, non? Entourée de son cimetière. Un peu comme les églises de l'Angleterre de l'est, sauf qu'il n'y a pas le drapeau anglais sur le toit. Non, pas l'Union Jack, le drapeau anglais.

120410-0123

Bon, d'accord, en dehors du cimetière, y a pas grand chose en commun. Déjà qu'en plus, les cimetières anglais sont pleins d'herbes folles d'où essaient de dépasser de simples stèles...

Donc, mettons que j'ai rien dit et revenons au côté austère. Toiture en ardoises épaisses, murs en moellons mal taillés, on comprend qu'on l'ait passée à la chaux, sinon on l'aurait prise pour une simple excroissance du terrain !

C'est l'ancienne chapelle des frères abbés de Saint-Hubert construite en 1771 et qu'on a déménagée dans ce musée en plein air du Fourneau Saint-Michel.

Remarquez que lorsqu'un peu de soleil la dégage de la brume...

chapelle

Si, si, c'est la même, en un peu plus sympathique...

10 août 2019

La chapelle (maryline18)

 

Le parcours de ma promenade, toujours matinale, varie peu. Je suis contente d'en avoir décidé l'orientation, la longueur, la durée. De cette retraite en Bretagne, j'en ai rêvée et je profite de chaque instant, tatouant toutes mes impressions de douce évasion au plus profond de mon être, pour m'en rappeler plus tard, quand me viendra à nouveau l'envie oppressante de fuir le monde.

Devant la chapelle, je prends l'allée de gravier blanc. J'aime bien cette sensation de "déjà vu" qui m'accompagne, qui me rassure, au quatrième jour de ces vacances en solitaire. Je suis l'habituée du "GR improvisé", non répertorié, non précisé, sur aucune des cartes de randonnées, et où je ne croise donc absolument personne. Le paradis !

C'est décidé, demain je visiterai la chapelle aux pierres blanches. Pourquoi est-elle aussi éloignée du village ? La brume qui  semble s'y accrocher lui donne un caractère mystérieux et éveille ma curiosité. Elle paraît toutefois bien entretenue. Les vitraux latéraux ne sont que peu visibles du chemin. Je me demande pourquoi remettre la visite à demain mais non, je n'ai pas envie de retourner sur mes pas qui connaîssent, aussi bien que mon esprit vagabond, la randonnée et qui  m'emportent déjà vers la bonne odeur de pins, là bas !

Trois semaines de solitude ou je ne l'entendrai pas me demander " Qu'est-ce qu'on mange ?

Je n'en peu plus d'entendre cette interrogation ! Je crois que je deviens folle...

Et bien oui, il y a des questions qui rendent fou !

Il ne m'en croyait pas "capable" mais je me suis enfuie de ses habitudes collantes, de sa voix omniprésente, du son de la télévision et même du téléphone. Tiens, le téléphone ! Il est resté dans la valise...il peut bien sonner !

Je respire et je me sens...si bien ! Je mange tout ce qu'il n'aime pas sans l'entendre geindre, je me couche à vingt heures si j'en ai l'envie, me lève à trois ou quatre heures si ça me chante, sans devoir m'expliquer, me justifier...J'ai une paix royale !

6h00, je dévale le sentier qui m'amène à la location. J'aime sa décoration démodée, sa bonne odeur d'encaustique. Les propriétaires n'ont pas eu la mauvaise idée de remplacer les meubles rustiques par des étagères en contreplaqué ni de se défaire de tous ses objets hétéroclites pour des bibelots hideux, sans âme, venus de Chine ou d'ailleurs et c'est très bien comme ça.

En rentrant, Je prendrai une douche et m'étendrai devant l'âtre, ( j'avais lu un passage comme celui là dans un livre...) Je regarderai danser les flammes, leur offrirai ma nudité en échange d'un peu de chaleur. Je laisserai sécher chaque centimètre de mon corps en modifiant ma posture, jusqu'à ce que, fatiguées, consumées, les bûches s'endorment sur un lit de cendres tièdes.  

...

Le soleil levant embrase l'azur. J'ai le coeur qui bat. J'ouvre la porte de la chapelle. L'intérieur de l'édifice m'absorbe, m'adopte, moi, l'enfant rejetée, perdue, nomade pour toujours, à la recherche de n'inaccessible amour...Elle me tend ses bancs comme autant de bras et me berce déjà dans sa quiétude apaisante, réconfortante. Je bascule hors du temps. Sur les murs, les visages me regardent, m'accueillent, c'est comme s'ils m'attendaient et je suis là. Je leur souris .

Une fresque de pêcheurs tapisse une partie du l'aile droite. Sur la gauche, un guéridon supportent des cierges. L'un d'eux a été fraîchement allumé. Cela me surprends. Quequ'un m'a précédé. Une odeur que je reconnais flotte dans les alentours. Après quelques secondes, je l'identifie. C'est la même que celle qui impreigne les vêtements accrochés dans le hall de la grande entrée de la location. C'est un parfum d'homme, boisé, subtil, agréable. 

Le locataire du dessus est donc arrivé et sent très bon. Mes vacances ne font que commencer... Je souris d'avoir de telles pensées quand un "Bonjour", me fait sursauter. Je me retourne, l'homme, qu'un coin d'ombre dissimulait, m'apparaît. Son regard cherche le mien. Il savoure ma surprise.

 

10 août 2019

Romane d'apprentissage : Épisode cinq (joye) pour le dissout (ha ha)

Avec l’aide de Lange le photographe, je portai plainte contre la ville de Bruxelles pour mon attaque et gagnai un gros règlement punitif qui assouvait un peu le grand heurt de me faire voler sac, jump, et l’occaze de voir l’expo au BOZAR, et tout cela sans parler d’un assassinat manqué, oh !

Je décidai alors de me reconvertir en Luxembourgeoise, c’est-à-dire Luxembourgeois belge, œuf corse…

Ah, la vie en province !  L’air frais ! Les vaches ! Les bouses ! Les poules ! Les crottes ! Les mouches ! Les moustiques ! La promenade quotidienne à la recherche de son cramique ! Ouais ! Après trente petites minutes de marche sur la pente qui menait à ma cabane de paysanne, j’étais bien prête à me reconvertir en cosmopolite.

Mais, exactement au moment où je pris cette grande décision, je passais devant une petite chapelle et décidai d’aller admirer son décorchapelle intérieur.

Bien sûr que le petit bossu obligatoire dans chaque roman d’apprentissage et qui m’ouvrait la porte s’appelait Glen-Glen. Tout le monde le connaissait et dirent tous « Ah, Glen-Glen, c’est un saint ! » Mais puisque je n’avais pas de monnaie sur moi (eh oh, le cramique, c’est pas donné !) pour lui faire un pourboire, il laissa claquer la grosse portière lourde dans mon gentil petit dos, et la douleur que cela provoqua aux fesses me fit crier très fort.

Heureusement, les trois vieilles dames qui y faisaient leur culte étaient toutes des sourdes, sinon, j’aurais eu encore des ennuis, mais là, devant l’autel, je fus tellement éblouie par une vision que je faillis laisser tomber mon cramique…eh oui, sieurs-dames, l’homme qui s’y trouvait en soutane était superbe…grand, beau, brun, barbu, des yeux noirs qui brillaient... Il sentait l’encens et le sacré. Et il s’appelait Louis…

Bon, je vous laisse deviner ce qui se passait après ce coup de foudre passionnel, mais il suffit de vous dire que Glen-Glen le bossu chassait les sourdes, peut-être parce que je trouvai, par tout hasard, encore un billet ou deux dans ma poche, et je pus faire ma confession en privé.

Malheureusement, tout n’est pas bien qui finit bien (et puis, non, c’est pas fini, on en a encore trois samedis avant la fin de ma saga, hein ?).

Hélas, oui, le lendemain, je me réveillai à la vérité…que ma nouvelle dévotion avait vendu la chapelle et fui aux Seychelles, mais pas avant de vider mon compte bancaire aussi !

Je sus aussi, grâce à son complice, le saint Glen-Glen, que ce n’était même pas un curé !

Non, hein ?

Voyez-vous, ce voyou de protestant, Louis, était - eh oui - un Pasteur et, tout comme son homonyme,  c'était un adepte de la piqûre...pécuniaire.

10 août 2019

Wallonie, Wallonie! (Adrienne)


 - Ça ne va plus être possible! dit Monsieur Neveu tout à coup, avec cet air péremptoire et sans pitié qu’on peut avoir à vingt ans. Ça ne va plus être possible de t’emmener en vacances !

La mère de l’Adrienne en reste un long moment sans voix.

C’est vrai qu’elle fait parfois de drôles de choses, traverser sans regarder, se perdre dans la foule en continuant droit devant elle, comme si elle était seule au monde. C’est vrai qu’il faut l’avoir tout le temps à l’œil, comme un enfant. Sauf que ce n’est pas un enfant et qu’elle ne se laisse pas commander.

- C’est vous qui marchez trop vite, finit-elle par dire d’un ton accusateur.

C’est chaque fois son même système de défense.

- Tu vois bien, dit en riant l’Adrienne à Monsieur Neveu, que j’ai raison et que l’an prochain, au lieu de faire un voyage à l’étranger, on ira dans les Ardennes belges ;-)

Voilà bien trois ans qu’au moment du choix de la destination, l’Adrienne propose la Wallonie et que Monsieur Neveu répond Amsterdam, Copenhague, Berlin, Budapest, Prague.

Sans doute la Wallonie n’est-elle pas assez instagrammable à ses yeux ;-)

10 août 2019

Il suffisait (Kate)

 

Il suffisait 

Que j'entende 

Parler d'Islande

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Que la neige

M'évoque la Norvège

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Pour que le moindre aède

Me transporte en Suède

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Il suffisait

D'un mot

D'un bateau

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Pour que s'emballent mes chevaux

Même si des celtiques bardes chantent faux

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Il suffisait

Qu'on me raconte

Une histoire

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Un conte

Une légende de vierge noire

Pour que mon imagination

S'envole dans l'espace le temps

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L'histoire des religions

Comment les hommes depuis si longtemps

Ont écrit ont parlé

Quels textes les ont charmés

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 Photos de l'auteur, août 2019 et mai 2018 pour la Vierge Noire du Puy (43)

10 août 2019

La chapelle (Venise)

 

La chapelle est introuvable, les routes qui y mènent

Sont impraticables pour ceux qui haïssent la lenteur. Dans le paysage, elle surgit comme crayonnée de gris , espiègle ,comme un nageur perdu dans l’écume des jours ..

C’est qu’elle en a vu du haut de ses vieilles pierres des pélerins !!

Elle a gardé en suspension dans l’air toutes les espérances des hommes sans rien ne promettre à personne.

Pourtant quelque chose peut-être doit s’entendre ici puisqu’ils reviennent tous.

C’est sa présence humble, son cœur léger de pierre et son inimitable façon d’être éternelle peut être.

Qui a donc posé ici la première poutre ?

Elle sourit à ces questions et me répond

Connais-tu l’inventeur du liseron ?

Mes questions tombent dans le puits de la falaise où elle s’adosse.

Alors j’apprends à faire silence, c’est tout ce qu’elle me demande.

 

À peine jetée à l’intérieur je me trouve au cœur de son trésor de silence.

À peine la porte fermée et on se trouve au XIII siècle sans bagage nue comme un vitrail.

 

Soudain toutes les portes s’ouvrent, les étoiles sont à la meilleure place, les bancs recroquevillés

Applaudissent, une rose trémière atterrit sur mes pieds.

 

Je suis venue une seule fois ici, maintenant je sais que je me trompais.

Tout était inaudible dans ce monde où je vis  

Je suis revenue inondée par ce parfum ancien

Je peux maintenant commencer à vivre ..

 

3 août 2019

Défi #571

17aout

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