Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
5 octobre 2019

Le chien qui ricanait (Vegas sur sarthe)


D'un geste d'agacement Arsène Rupin releva son col de zibeline en frissonnant.
Le magasin Versace de la rue du faubourg Saint Honoré où sa rupine de femme l'avait copieusement supplié de se rendre n'était plus qu'à une vingtaine de mètres.
Dans sa précipitation il bouscula deux pauvres bougres qui se disputaient la laisse d'un maigre chien sur le trottoir ; il se fendit  d'un vague grognement d'excuses.
De son petit appartement de Bagneux à leur hôtel cossu du XVI – du XVIème arrondissement ou du XVIème siècle, la différence importait peu  – il y avait eu ce ticket gagnant du loto puis sa rencontre avec Germaine Richard.
Il sourit … Richard, ce nom lui allait comme un gant, bien que Rupin sonnât mieux.

Sur la luxueuse porte du 62, un grand écriteau calligraphié en lettres d'or « Fermeture exceptionnelle » lui tira un juron.
« Connards ! Z'auriez pu prévenir vos clients»
Derrière lui, les deux types se marraient ; il lui sembla même que le clébard en faisait autant.
Il y avait bien ce Prada mais il allait devoir remonter jusqu'au numéro 6 sans être certain que sa rupine de femme apprécie la dernière collection … et puis Prada était déjà le nom de son yorkshire !
A quoi bon risquer un incident diplomatique ?
Il tambourina à la porte, faisant trembler l'épaisse vitre dans un vacarme qui effraya les deux types et leur chien.
Derrière l'écriteau une ombre finit par apparaître, il y eut un cliquetis de serrure puis la lourde porte s'entrouvrit : « Z'avez pas vu ? C'est fermé » dit une grosse voix à l'accent italien.
« J'espère que vous avez une bonne raison d'être fermés» aboya t-il.
Le chien en fit de même.
Il y eut un soupir puis la voix souffla : « Gianni est mort »

Arsène Rupin vacilla. Germaine ne supporterait jamais cette fâcheuse contrariété.
« C'est pas possible. Comment ça a pu arriver ? » demanda t-il.
« Z'avez pas lu les journeaux ce matin ? » et la voix précisa  « Deux balles dans la tête »
C'en était trop. L'entrée du 62 lui paraissait soudain fadasse, dégradante.
Voilà qu'il échouait lamentablement dans sa mission devant cette gargote et devant ces deux types avec ce chien qui ricanait, et puis il avait déréglé sa Rolex en frappant sur la vitre – 17 Juillet 1997, peut-être 16 ou 18 ? – et puis …

 
Nous sommes bien le 17 Juillet 1997
2 jours après le meurtre inexpliqué de Gianni Versace, un homme se suicide devant l'enseigne de la rue du faubourg Saint Honoré à Paris.
Une enquête est en cours
On recherche deux témoins présents sur les lieux, accompagnés d'un chien ricaneur

Publicité
28 septembre 2019

Défi #579

Vous trouverez bien des rimes riches ?

RUPIN

 

28 septembre 2019

Se sont pris pour n'importe qui

28 septembre 2019

Toi, l'invisible. (maryline18)

m18

 

Dans les rues de Pékin, amoureuse, je t'ai cherché...

Le saxo de Louis Sclavis doucement m'emportait.

Comme le vent d'automne soulève les feuilles,

Mon amour soufflait ses promesses de baisers.

Quand au détour des ruelles je t'apercevais,

Le rythme de mon coeur subitement s'accélérait,

Battait la mesure, en une course imposée.

Tu parles d'une aventure...! Tu me laisses épuisée.

Dans la chambre d'hôtel, ton absence m'envahie,

Je ferme les yeux et tu t'étends près de moi.

Sur le couvre lit, lascive, je respire ton odeur

Et je te pardonne tout, l'espace d'un instant...

Ta main sur la mienne, adroite, caresse

La dentelle inutile, enfilée le matin.

Encore un effort, un soupir de désir,

Avant que s'évanouïsse le rêve... le plaisir.

 

28 septembre 2019

Mémoires d'un quidam (Laura)

 

Je pourrais vous  parler du quidam[1]
Qui s'appelle peut-être Abraham
Et habite à Amsterdam ou Birmingham

Mais je ne rien trouvé sur ces "Mémoires"
Si ce n'est qu'elle furent écrites
Par Guy de Tassigny, auteur des "Merdophages[2]."

Je pourrais vous parler d'un quidam
Qui habite le joli coin de Ham[3]
Et boit avec moi un jéroboam

Mais comme je suis indécrottable
Je vais vous parler d'un artiste
Agostino Tassi[4], né en 1566 à Pérouse

Ce n'est pas un quidam
Qui se balade à Bergame
Mais est au centre d'un drame

Il a violé Artemisia Gentileschi et d'autres
Artemisia dont j'admire l'oeuvre
Et qui représenta Tassi en Holopherne[5].

Excusez-moi si "Mémoires d'un quidam"
S'est transformé en hommage à une grande dame
Qui transcenda ses souffrances en artiste.

 

gentileschi-judith-decapitant-holopherne-1620 (1)

 


Publicité
28 septembre 2019

Vous avez dit Quidam ? (TOKYO)

 

Ce Matin dans ma boite mail j’ai reçu  de mon site de rencontre un message surprenant . De tous les quidams que j’ai  croisés  sur ce site avouez que celui-ci méritait toute mon attention .

 

‘ Jeune apiculteur cherche abeille butineuse pour faire un miel rare .’

Pendant que tous les Français faisaient leur plein de glaçons, pour résister à la seconde canicule de l’été, mon quidam et moi  recouvrions nos tartines d’un miel des Alpes .

Embobinons le film ; Depuis aout 2018 je visite de multiples profils sur le site de rencontre des quidams à la pelle qui veulent tous voyager , aimer , rêver

Mon prénom Maya me prédestinait-il à cette rencontre ?

Je n’allais pas rater la récolte du colza et de l’acacia mon quidam me promettait la lune.

 Je m’étais suffisamment gelé les antennes cet hiver, je commençais à crier famine . Cet apiculteur tombait à pic.

Il a commencé par m’envoyer des tartines de miel par la poste.

Face à la disette que je traversais ce quidam me redonnait envie de dévorer la vie .

Devant ma boite mail je suis postée comme une ventileuse qui attend un signe de son messager.

v

Mais mon quidam n'a soudain plus donné signe de vie.Pourtant les tilleuls étaient en fleurs . Mes vacances ressemblaient à un long tunnel de disette.

Mon apiculteur s’était-il empoisonné aux néonicotinoïdes. Son silence commençait à me piquer les oreilles.

Depuis je regarde les effets des pluies acides sur la litière de mon chat .

 

28 septembre 2019

Alors, on danse ? (Walrus)


Un vidame, un vidame ?
Qu'est-ce donc là pour un quidam ?
Interrogeons le dico...
Mazette, il n'en dit pas trop
De ce machin moyen-âgeux.
Alors, laissons là ce jeu.

 

Zut!
Une tornade de derviche
A bouleversé mon acrostiche !

 

w578

28 septembre 2019

La foule des quidams par bongopinot

b

 

Des centaines de quidams

Déambulent dans les rues

Seuls ou avec leur dame

A la recherche de l’imprévu

 

Avançant comme des automates

On dirait qu’ils sont anesthésiés

Certains sont en costard cravate

D’autre en jogging bariolé

 

Tous ces gens se bousculent

Dans le flot incessant des voitures

Je prends ta main pour faire une farandole

Dans ce chahut qui bat la mesure

 

Vraiment la belle ville de Paname

N’est pas du tout faite pour moi

Mais je ne veux pas que l’on me blâme

Moi j’aime les champs la forêt et les bois

 

28 septembre 2019

La rue Nicolas Laugier (Pascal)

 

Hier, la Marine et tous ses matelots alimentaient un marché parallèle qui faisait vivre nombre de personnages de l’ombre, à Toulon. L’alcool, les filles, la démesure remplissaient les ruelles de la basse ville. Entre ripailles et débauche, le fric changeait de main ; tout le monde y trouvait son compte ; les tafs se déniaisaient sous la férule experte de professionnelles, ils allaient manger dans des petits restos, ils allaient dans des petits cinés, et les petites gens vivaient de leurs petits commerces…  

Jenny travaillait dans la basse ville. Vendeuse de fleurs à la sauvette, serveuse de bar miteux, à l’occasion, prostituée soutenue par des barbeaux en rupture de banc, elle avait gravi les échelons des métiers obscurs de la nuit. Native de l’arrière-pays varois, en rupture de liens familiaux, pas vraiment instruite, quand je l’ai connue, elle arpentait son périmètre, entre deux porches, dans la rue Nicolas Laugier.
Sans parler de ses épaules nues, de la soierie de ses dentelles sur sa peau blanche, de ses talons aiguilles tricotant le pavé, elle avait un charme extraordinaire, une forme de fraîcheur que rien ne pouvait altérer. Métier pénible, s’il en est, avec son accent de cigale et la danse de ses cheveux sur son cou, Jenny mettait pourtant de l’entrain à la populace passagère ; elle haranguait le chaland, forçait le curieux, souriait aux bordées en début de gogaille. Tout à coup, en passant devant elle, tout ce beau monde semblait marcher au pas comme si le rythme de sa voix suffisait à ordonner ce défilé de bambocheurs intéressés.
Cette ruelle de perdition, c’était une vision panoramique, un relief à l’intérieur du relief, une perspective de microcosme où tout prenait naturellement sa place ; c’était un minutieux mécanisme d’horlogerie où chacun des pignons, même le plus petit, le plus insignifiant, entraînait l’autre dans l’euphorie de la minute suivante ; c’était un havre illusoire de retrouvailles où chacun argumentait ses défauts pour les sortir du coffre de son imagination…  

À la lumière tenace de la fin de la journée, quand un bout de soleil allait s’accrocher un moment sur les étendoirs à linge de la rue, les parfums enivraient, les couleurs éblouissaient ; les visages croisés étaient maquillés de clair-obscur comme si la représentation allait naturellement s’offrir en noir et blanc. Mes regards impressionnés allaient d’une trouvaille à l’autre, d’une démarche à l’autre, d’une courbure de hanche à l’autre, et c’était toujours des découvertes sensationnelles qui remplissaient ma besace de navigateur, à l’éternelle recherche de sa bonne étoile.

Un à un, les bars à hôtesses ouvraient leurs grillages en les repliant lentement comme pour ne pas qu’ils s’échappent de leur rail ; j’ai encore le crissement de ces clôtures dans les oreilles ; c’était comme un train qui entre avec ses voyageurs attendus devant le quai, un clairon entêtant, signifiant le début des libations, un appel à ce que tout le subconscient addict traduit comme des futurs débordements.
Devant les bars, des livraisons de bouteilles remplissaient les entrées ; à l’intérieur, des serpillières s’activaient ; les allées et les venues chahutaient les rideaux comme des cascades de perles multicolores, aux crépitements incessants…  

J’assistais à la répétition générale. Petit voyeur, j’aimais bien cet envers de la carte postale toulonnaise ; je ne savais pas vraiment si j’étais réel ou bien si je faisais partie du décor. Rêve ou réalité, étais-je ici ou là ?... Étais-je comédien ou simple témoin ?...
Au spectacle de la rue, les acteurs nuiteux se mettaient en place. Les filles tiraient sur leurs jupes pour tenter de les rallonger, les jukebox répétaient leurs vocalises et les heurts des verres au fond des bars préparaient les tournées générales. Tours de prestidigitation ou sortilèges, un éclat de voix appelait quelqu’un, un autre le faisait disparaître ; il entrait une silhouette dans un couloir miteux, il en sortait une autre ; perchées sur leur tabouret promontoire, toutes les sirènes du port avaient délaissé leur longue nageoire…

Le soleil avait fondu. Émergeant des limbes bleutés de chaleur encore pesante, telles des nymphes dépliant leurs ailes froissées, entre trottoirs, caniveaux et mitan de la rue, rampantes, les ombres s’allongeaient ou rétrécissaient à l’humeur blanchâtre des piètres réverbères ; voraces, les jeunes papillons s’agrippaient au pistil des fleurs offertes. Il y était question du prix du miel et du septième ciel, en échange…  

Pendant un moment, Jenny disparaissait avec un client et la rue redevenait tout à coup morne et sordide, lugubre et dangereuse. Le linge aux fenêtres habillait les fantômes des courants d’air et ils s’agitaient, ces mauvais funambules, en dansant à la mesure des musiques revenantes. Il flottait dans la ruelle des odeurs de sandwichs, de bouche d’égout, de sueur et de parfum pas cher. Depuis la nuit de mon temps, il me semblait avoir toujours connu ces effluves accaparants. L’appétence exacerbée, cela me donnait faim pour tout, surtout de la chair, de la chair à Jenny…

Au grand pavois de ses sourires, quand elle revenait, elle faisait tourner son petit sac à main verni, au bout d’un doigt ; ébloui, je ne voyais qu’un étincelant miroir aux alouettes ; quand elle allumait sa longue cigarette, qu’elle tirait sur le tison jusqu’à le faire rougir, je ne voyais qu’un feu de belle naufrageuse où j’allais immanquablement m’échouer encore entre les rochers de ses bras…

Et puis, c’était la nuit ; tous les matous étaient gris ; fuyants ou attentifs, sans foi ni loi, les loups faméliques avaient remplacé les chiens savants ; ils reniflaient l’entrée des bars comme pour prendre une piste au seul tenant de leur flair aiguisé. Infime pignon de la rue, c’est à ce moment que je me décidais à aller retrouver Jenny, son accent de garrigue et la fine soierie de ses dentelles. Les dents aiguisées, la bave aux lèvres, je n’étais plus qu’une ombre dépravée, un quidam affamé… dans la rue Nicolas Laugier…  

 

28 septembre 2019

«  Quidam ? » (Lecrilibriste)


Il était tell'ment transparent
semblait tell'ment inexistant
qu'on l'avait surnommé « Quidam »
Il ne plaisait pas aux messieurs
laissait indifférentes les dames
il s'faufilait inaperçu
on se  rapp'lait pas l'avoir vu
Rien de lui n' prêtait à fantasme
Ses traits offraient comme un marasme
dont on ne se souvenait plus
même rencontré six fois et plus
Chaque jour il changeait de tenue
Mais ses complets étaient les mêmes
du gris souris à l'infini
bleu ciel, les chemises aussi
il ne changeait pas de couleurs
toujours les mêmes chaussures de sport
Mais  pratiquait, ne vous déplaise
la course à pieds comme une ascèse
et ne se laissait distancer
par personne, même s'il suait
sang et eau en août et juillet
Cela aurait dû alerter
les plus finauds, les plus doués
de ses voisins pour  détecter
à le voir ainsi pratiquer
un savoir-faire développé
et un jogging aussi musclé
quelques secrets bien camouflés

Mais ça, personne ne s'en doutait
c'est à sa mort que l'on apprit
voyant les gradés réunis
autour d'un cercueil dépouillé
le secret d'une vie bien gardé
de quidam pas si transparent
et encore moins inexistant
Il avait toutes les qualités
d'un bel espion epoustouflant
le meilleur espion d'la planète
il était  007

28 septembre 2019

La famille Quidam (Vegas sur sarthe)


On a oublié qui l'avait baptisé ainsi au village mais On avait pris l'habitude de l'appeler le quidam car on ne savait rien de lui et que personne n'avait jamais cherché à savoir.
En tous cas il n'était pas de chez nous puisqu'On ignorait son nom et ça nous semblait normal de l'appeler ainsi comme nous l'avait précisé l'institutrice qui possédait deux gros Robert dans sa bibliothèque et deux autres aussi.
Quand le lait des vaches du père Moinard eut tourné, On désigna naturellement le quidam tout comme quand la grange des Hauts Bois eut brûlé …
Ca fit de la fumée à des kilomètres et quand elle fut enfin dissipée, les gendarmes avaient déjà bouclé l'enquête puisqu'On était tacitement tous d'accord sur le nom du coupable.
Quand On n'est pas de chez nous, On a forcément des choses à se reprocher, alors pourquoi se casser la tête à chercher un coupable quand On en a un qui s'empiffre ouvertement de notre patrimoine.
La seule personne qui s'intéressa à lui au point de lui porter des oranges à la prison centrale fut la Germaine, une traînée qui avait filé la chaude pisse à tout le canton alors tout le monde trouva ça logique qu'il y passe comme les autres.
Quand il eut purgé sa peine et sa bléno, il mit la Germaine dans son lit et l'installa chez lui ; ainsi, de traînée elle devint la quidam tout comme la boulangère était la femme du boulanger et la garde-barrière la femme du garde-barrière …

Chaque année il lui faisait un petit Quidam qu'elle pondait ponctuellement pour le ban des vendanges, ce qui fait qu'au jour où j'en parle le village compte plus de Quidams que de bonnes gens d'ici.
Si On avait su qu'On pouvait mettre un 's' à Quidam On l'aurait viré hélico presto!
Les petits Quidam auront bientôt du poil aux pattes et des envies dans la culotte aussi les mères chaperonnent-elles leurs filles au point de s'être regroupées en association ; la loi 1901 ça date pas d'hier mais c'est pas fait pour les chiens, nom de Diou !
Le maire qui n'en perd pas une n'a t-il pas songé à rebaptiser notre village en Quidam-le-Haut mais – ayant été menacé de sanglantes représailles – il s'est contenté de nous jumeler à un certain Quidam, un trou perdu de Hollande où le fromage est rouge et où les marins d'Amsterdam bouffent des haubans !
Bref, il est grand temps que nos vieux s'exilent à la maison de retraite du canton d'autant plus qu'On nous annonce un arrivage de migrants érythréens … On ne sait pas trop ce qu'est l'Erythrée.
Parait que chez eux c'est pas le fromage qui est rouge mais la mer !
Alors il est grand temps d'aller compulser une seconde fois les Roberts de l'institutrice.

Tiens, voilà le Quidam qui passe dans une Audi … même pas foutu d'acheter Renault.


28 septembre 2019

Quand la liberté nous flingue (joye)

ce passant

28 septembre 2019

Péplum néerlandais (Joe Krapov)

Un quidam en tandem qui fredonnait «Padam Padam», une chanson de la môme Edith, a roulé sur un vieux condom et fait «boum» sur le madadam.

Comme on s’abîme sur le bitume, il s’est déchiré le sternum, le duodenum et le rectum ! On l’a requinqué d’un coup de rhum, il a regagné son harem – il était adepte de l’islam et plutôt du genre polygame – et s’il se dope au magnésium il pourra disputer bientôt le grand criterium d’Amsterdam. On lui souhaite de battre Tom et de vivre vieux comme Mathusalem !

Mais si des suites de sa chute il s’en venait à décéder, nous on n’est pas chiens, à Haarlem : on lui chantera ad libitum un requiem !
 

28 septembre 2019

Quidam (petitmoulin)

 

Quelqu'un passait devant l'horloge
Une main sur son ombre l'autre sur son silence
Il fouillait dans les plis des rideaux
D'où tombaient les regards
Au cœur d'un fouillis de paroles
Marchait un homme sans nom

 

28 septembre 2019

Quid de ce quidam ? (Kate)

 

Vit-il à Amsterdam

Où il y a dieu il y a les dames

Sait-il réciter à toute blinde

Les cinq comptoirs de l'Inde

 

A-t-il passé la nuit chez Maud

Près de la place de Jaude

thumb_55843_film_poster_big 2

A-t-il tué sept morts sur ordonnance

Pris dans une spirale de violence

lxc04064391-tournage-a-clermont-ferrand-du-film-chers-vieux

Arpente-t-il le macadam

Pour emballer les dames

Macadam_Cowboy

Tente-t-il de mesurer la Terre

À l'aune de la longueur des jambes de ces dernières

images-1

Guette-t-il le rayon vert

Tel un atypique diamantaire

Le_Rayon_vert

Reviendra-t-il danser au bal chez Temporel

Où le passé rôde intemporel

S'il n'y a plus d'après

À Saint-Germain-des-Prés

 

Acceptera-t-il de danser

Encore une danse

Ce cher Frantz

Et rejoindra-t-elle

À temps son vieux mari à elle

Sera-t-il le premier

À dire la vérité

Et donc à être éxécuté

Pour avoir dénoncé

Amèrement

Le grand le grand chambardement !

Quid de ce quidam ?

Patrick ?

À Panam

"Tous les garçons s'appellent Patrick" !

Veronique_et_Charlotte_ou_Tous_les_garcons_s_appellent_Patri

à mon père, ex fan des 60's/70's, qui accolait systématiquement l'adjectif "quelconque" au nom "quidam", et qui, aussi aimait la vie et la ville, Paris, les US, la musique, la chanson, la littérature, la BD, le ciné, la photo, le jeu, l'humour, Boris Vian,

 Bach et les Beatles

 et moi !

28 septembre 2019

Q comme quidam (Adrienne)

 

Assise derrière sa table, avec son ordi et ses trois gros classeurs, portant le badge avec son nom, Madame reçoit des parents d'élèves.

Elle aime beaucoup ces entretiens qui lui font souvent voir l'élève sous un jour nouveau, et mieux le comprendre.

Parfois, le 'parent' est un grand frère, une grande sœur, une voisine.
Parfois c'est un beau-père, une belle-mère, un grand-père.

Et parfois c'est un type qui se met à vous draguer… 

 

Il faut alors se métamorphoser en Reine des neiges et lui dire du ton le plus réfrigérant possible:

 

- On se connaît?

 

21 septembre 2019

Défi #578

Quidam

5781

21 septembre 2019

Ont-ils embrassé Fanny ?

21 septembre 2019

La pétanque (TOKYO)


Mocassins à pampille ou richelieu noir c’est qu’on ne rigole pas à Saint-Paul de Vence le samedi soir sur la place des pétanqueurs.

Ils sont tous là, acteurs cinéastes. Ce look sent à mille lieux le contrôle fiscal.

Ce n’est pas comme mon tonton qui tous les hivers se frappe une partie alors qu’il fait -1° !!

J’aimerais leur dire, venez ici en basket et sans ceinture, cela vous évitera d’avoir l’air ridicule à la fouille, car on vous enlèvera tout ce qui est susceptible de vous faire mal. Quand vous irez à la santé !!

Il n’y a rien de plus humiliant de voir mon tonton se retenir le pantalon d’une main et tirer de l’autre. Mais quand il tire mon tonton, il sait leur mettre un genou à terre à tous ses milliardaires. 

v

Je sais on m’a rebaptisé Saint-Just aux petits pieds. Je rêve d’un monde égalitaire sans tricheur.

Ils ont l’air si soucieux de leurs allures, toujours bronzés.

Cependant l’alignement des planètes heu !! Des boules de pétanque n’a pas été rectiligne cet été. En coulisse les couteaux se sont aiguisés et les gens du cru ont décidé de les faire fanny.

Par Jésus-Christ en chemise brodée fallait les voir se prendre la raclée du siècle.

Ils avaient tous sorti leur tabac à chiquer les vieux, les porches flambant neufs ressemblaient à des tuiles après une tornade tant s’annonçait la déculotté du siècle.

On aurait dit soudain qu’ils avaient tous grandi à Harlem, les jurons fusaient, fuck, fuck fuck . Cette langue plaisait à l’équipe adverse qui y voyait le pendant de leur langue indigène. Tonton était en train de les envoyer dans un pot de chambre.

Vous ne pouvez plus tirer avantage de vos statuts d’artiste ici vos têtes vont commencer à tomber !!

On ne devinera pas à tel point cette victoire sur eux a bouleversé la pétanque ici.

Depuis tous les étés, ses grands vertébrés à sang froid, créé à l’image de Dieu se sont passé le mot et viennent chercher la grande humiliation.

Dans un crissement de pneu quand on a vu arriver Sean Connery en personne tonton n’y croyait pas.

La pétanque je sais c’est un sport marginal, mais reconnaissez que battre James bond, ce n’est pas donné d’emblée.

Mais pour battre tonton et ses cousins, il faut être un sacré poids lourd.

v2

Pour Sean ce fut la retraite en rase campagne avec sa casquette à l’envers et sa barbe de 9 jours. L’espoir venait de changer de camp .

Mon tonton c’est le héros de la pétanque ici.

21 septembre 2019

Têter le pitchoun (Walrus)

 

Quand j'habitais le rez-de-chaussée de l'immeuble, j'avais une vue directe sur le chemin traversant la propriété et donc sur Fanny qui y promenait son chien.

Bien que même par grand vent elle ne dévoilât pas ses fesses (et pour cause : elle portait des pantalons), je ne pouvais m'empêcher d'évoquer à chacun de ses passages l'expression redoutée de tous les joueurs de boules (qu'ils pointent ou qu'ils tirent) : "Embrasser Fanny".

C'est que comme beaucoup de Belges, aussi étonnant que cela puisse parraître, j'ai été longtemps un acharné de pétanque.

Ça avait débuté lors de mes études secondaires : un mercredi après-midi nous nous étions rassemblés chez moi avec quelques condisciples et l'un d'entre eux avait amené des boules de pétanque. Comme j'habitais dans l'enceinte d'une centrale thermique, nous avons commencé par jouer dans la cour en cendrée, ce n'est pas la place qui manquait. Et nous avons fini par jouer dans la voie de chemin de fer, c'était marrant de lancer au jugé, le but étant caché entre les traverses en bois.

J'y ai rejoué beaucoup au début de ma carrière professionnelle et je n'ai même pas dû m'inscrire à un club : sur le site de mon travail, il y avait un espace regroupant six terrains de pétanque et nous y organisions des tournois pendant l'heure de table.

La triplette dont je faisais partie était toujours très bien placée dans ces compétitions. C'est que nous avions un tireur hors pair. Il s'appelait Léon, un enfant des Marolles et ancien joueur de foot de l'Union Saint-Gilloise. Comble, bien qu'il ne ratât qu'exceptionnellement ses tirs qui se terminaient régulièrement par un carreau, il avait une particularité étonnante pour un tireur : il était borgne ! Moi, je me défendais plutôt bien dans le placement sur ces surfaces un brin torturées.

Ces terrains ont fini par disparaître : on y a construit un centre de documentation.

Depuis lors j'ai continué d'y jouer régulièrement en vacances et, quand j'étais chef d'Unité chez les Scouts, nous avons même organisé un tournoi avec le staff et les parents (plus le barbecue qui va avec, bien sûr).

La dernière fois que j'y ai joué, c'était l'année où notre fils avait emmené toute la famille en Angleterre à l'occasion de nos septante ans. C'est lui qui avait récupéré les neuf paires de boules lors de notre avant-dernier déménagement.

Si, j'ai une photo, pourquoi ?

 

120413-0048

Vous ne voyez pas le pitchoun ? Ben cliquez !

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité