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Le défi du samedi

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24 juillet 2010

J'ai bien étudié la question (Walrus)

... surtout la lumière.
Les enfants, vus en contre-plongée, sont penchés vers l’avant car ils terminent l’ascension du dénivelé. Leurs pieds entrent dans la lumière et leurs ombres nous indiquent que l’éclairage  vient de la gauche et que le soleil est assez bas.
Il faut donc, comme je l’ai supposé dans mon premier billet, que le sentier tourne vers la gauche, faute de quoi la végétation cacherait cette lumière que le buisson rose prend de plein fouet. À moins, bien sûr, qu’il y ait  sur la gauche une interruption du boisement, une zone de coupe par exemple.
Ces informations sont imprécises car l’orientation et la longueur des ombres portées ne sont pas tout à fait pareilles pour tous les pieds. Il règne donc sur la question un certain flou que nous qualifierons d’artistique.
L’avant-plan, lui, est plongé dans la pénombre des frondaisons, sauf le gros rocher à droite qui bénéficie sans doute d’une trouée dans la canopée.
À cause de l’ombre profonde du coin inférieur gauche et de la nature rocailleuse du sol, je continue d’imaginer que la sente sort d’une caverne ou, à tout le moins, d’un encaissement rocheux.
Reste un mystère : si l’on constate une fois encore comme le vert va bien aux rousses et que les modelés du bras et des jambes de la gamine confirment l’orientation de l’éclairage au déboulé de la zone ombragée, il n’en est pas de même pour sa chevelure. Dommage, car Vegas et moi y aurions grandement apprécié un brin de flamboyance née du semi contre-jour.

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24 juillet 2010

sur le banc de l'entrée (Zigmund)

Rentré tôt du boulot, et pas mal fatigué

Trouvai cette liste de courses par Gabrielle, laissée *

"Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Tu pousseras ton caddie au pays de cocagne.
D'abord tu passeras chez le vétérinaire,
Prendras pour les matous de nouvelles pinces à tiques
Pense au produit à puces, Elvis en est couvert
Peut-être des croquettes light, nos chats sont boulimiques
Bien sûr il faut des fruits, pense aux légumes aussi
Eh oui, des nouilles encore, et du riz basmati !
Partout dans les rayons chasseras les promos
Il manque des surgelés, surtout des esquimaux.
Carte de fidélité : sur le banc dans l'entrée
Je te laisse également paniers,  chéquier et clefs ".

* la liste of course

gab_courses

24 juillet 2010

LA CONQUETE (Lorraine)

Jupe au ras des fesses et petit fichu

Eloïse avait l’air d’une nymphette

Nous allions au bois, le chemin herbu

M’invitait, ma foi, à faire la causette

Eloîse dit : « Il m’est défendu

De boire du vin, il me rend pompette »

C’était désolant, car dans mon bahut

J’avais emporté pas mal de canettes

Nous nous arrêtames à l’endroit branchu

Qui nous séparait , saperlipopette,

Des voyeurs, passants, et sur la carpette

De mousse bientôt je fus étendu

Eloïse aussi. Quels beaux yeux, mazette !

Quels genoux, quels cils, quel profil de nu

Dans l’ombre bleutée! Quelles galipettes

Au bord du ruisseau Je n’aurais pas cru

Qu’Eloïse et moi allions à la fête

Quand je l’invitai comme un ingénu

A m’accompagner sur la douce herbette !

…Nous y retournons chaque soir venu…

24 juillet 2010

Fais-moi un cygne (Vegas sur sarthe)

Il était une fois une fille qui parlait aux oies... Elle avait reçu ce don en naissant, d'une méchante fée sarladaise et passait ainsi le plus clair de son temps à cancaner et le plus sombre à dormir ce qui lui laissait peu de temps pour la gaudriole.
Elle cancanait tant qu'elle en gavait son entourage et ses parents priaient saint Martin chaque jour qu'un galant plus malin que les autres vienne lui clouer le bec.
Vint à passer un gars qui lui, parlait aux jars... Il tenait ce talent d'un ancêtre normand mais passait tout son temps à picoler du cidre.
Pourtant dès qu'elle le vit la fille n'eut qu'une envie... qu'il lui fasse un cygne... et entre deux bolées il lui fit, si bien que deux oisons bavards naquirent qu'ils nommèrent Aphrodite et Sarturnin.
Puis ils partirent s'installer bien loin, dans un pays étrange qu'on appelle la Cacophonie Occidentale, là où bipèdes et palmipèdes vivent en harmonie, enfin c'est ce qu'on raconte 

24 juillet 2010

consignes 8 - INVISIBLE‏ (rsylvie)

« pour mes filles chéries… ou ce que mère dit »

Je viens juste de croiser son regard, que tout m’est revenu en mémoire. J’avais été ensorcelé !

Ou plutôt non, j’avais été victime des menaces de ma mère !

Tu verras un jour, à force de faire des grimaces… un courant d’air et tu resteras ainsi » !

Ce jour-là, avec mon frère nous étions en peine d’idée. C’était un bel après-midi d’été. Tandis que nos parents et voisins étaient aux champs à préparer le matériel pour la journée de moisson du lendemain. Mon cadet d’à peine 2 ans de moins que moi, était venu me chercher, pour qu’ensemble, nous allions passer le temps au bord de l’Orne. Petite rivière qui coule au bas de la location de mes parents. Exploitants agricoles qui travaillaient dure afin de nourrir leur famille et pouvoir payer le fermage de l’humble cabane qui nous servait de logis.

Nos sandalettes en bandoulière autour du coup, assis sur un rocher, nous étions là à regarder passer des bancs de fritures argentées, quand je vis mon reflet dans le miroir bleuté de l’onde fraîche du courant. Mon visage, puis celui d’Arthur qui s’amusait à singer les poissons multicolores. Il avait mis ses mains en forme de nageoires derrière ses oreilles, tout en formant des va et vient rapides, la bouche comme un O, l’œil fixe…. Il mimait la carpe au fil de l’eau.

Je décidais de l’accompagner dans le jeu, et me mis à mimer une mouche. Une bien vivace, qui attirerait le regard du poisson, et l’inciterait, d’un bon, à sortir de l’eau pour l’avaler en plein vol. Accroupi sur le gros cailloux, je me hissais sur la pointe des pieds pour feindre l’envol de l’insecte. Les 2 bras recroquevillés sous les aisselles, je fixais mon frère du regard, caricaturant à merveille l’air absent de l’animal. Quand Eole amusé par nos grimaces, pouffa de rire avec tant de décontraction que les peupliers non loin de là, se mirent à danser sans que je n’y prenne garde.

De retour à la maison, je me dirigeais vers le grand évier blanc qui nous servait tout autant de lavoir que de bac pour la toilette, afin de me nettoyer les mains et rincer le visage avant de passer à table, quand j’eux le sentiment que quelque chose d’étrange était entrain de m’arriver. L’eau glissait au travers de mes doigts, que j’avais pourtant mis en croix les uns sur les autres, afin de faire un petit récipient dans lequel j’aurais trempé ma bouche. Seulement voilà, l’eau ne voulait pas y rester.

Aussi surprenant, quand je me suis approché de la table pour m’y asseoir en essayant d’enjamber la bancelle. Impossible de passer, il n’y avait pas de place sur le  banc. Et pire que tout, personne ne bougeait afin de m’aider. Je jouais des coudes, hurlais à qui voulait m’entendre… rien !

… Rien serait mentir, car je sentis comme une violente tape me frôler le ventre que j’en perdis l’équilibre et me retrouvais les 4 fers en l’air, à même la terre battue. Surpris, j’essayais à nouveau de m’approcher de la table, quand j’entendis la grosse voix de mon père vociférer, qu’une fois de plus j’étais en retard pour le souper, mais que cette fois-ci était bien la dernière. Car, j’allais recevoir une telle correction, que jamais plus je ne serais en retard pour le repas du soir !

-« Mais je suis là….. Hé le père, regardes donc par ici, je suis là » ! criais-je. Seulement personne ne semblait entendre mes cris désespérés. Pas un regard vers moi, pas un mouvement en ma direction… l’assistance se comportait comme si je n’existais pas.

Droit comme un I, les deux bras sur les hanches j’hurlais un « nom de dieu, j’suis tout d’même là…. devant vous…. Hé ! regardez-moi » ! Seul le bruit des cuillères dans les bols de soupe faisait résonance à mon appel.

.

I N V I S I B L E…. j’étais devenu invisible aux regards des autres. Mais qu’avait-il bien pu

se passer pour que je devienne imperceptible aux yeux des membres de ma famille ?Je me posais encore la question quand je m’aperçus de l’étrangeté d’être en équilibre sur la corniche de l’unique meuble de la pièce. Effectivement, j’avais bel et bien les 4 pattes ventousées sur le vaisselier. Et le plus drôle dans tout cela, c’est que je n’en ressentais aucun désagrément. Comme si cela m’était naturel, j’allais et venais d’un coin de la pièce à l’autre. Tel un funambule, j’avançais gracieusement d’une étagère à l’autre, d’un rabat du meuble à l’anneau du tiroir, avec une aisance qui aurait certainement fait plaisir à notre professeur d’éducation physique. Ce n’est qu’une fois sur pausé sur le revers du col de chemise de mon frère que j’eux un sursaut d’inquiétude. Un coup d’œil dessous, un coup d’œil derrière, j’étais une mouche ! Microscopique, parmi la cohorte d’insectes qui envahissent nos pièces en ces périodes de grande chaleur, je n’étais ni plus ni moins qu’un parasite bon à écraser d’un revers de main !

 Il me fallait alors redoubler de prudence et faire preuve d’une grande intelligence pour esquiver toutes tentatives malines n’ayant pour but que la destruction massive de toutes bestioles volantes, quelque soit leurs liens de parenté. Un coup d’aile à gauche, un coup d’aile à droite…. pas si simple tout de même. Surtout l’atterrissage... qui se doit d’être en douceur, si on ne veut pas attirer l’attention du prédateur. Quelques envolées plus tard, je suis devenu excellent au jeu du « manqué… encore raté… »

Je m’amuse tant, à taquiner mes frères d’une caresse d’aile chatouilleuse, que j’en oublie mon peu d’expérience et fonce droit sur le nez de ma mère. Qui, d'un revers de la main, esquive le projectile et me projette vers la fenêtre. Rétablissant la trajectoire après multiples roulés boulés, je viens juste de croiser son regard, que tout m’est revenu en mémoire. J’avais été ensorcelé ! Ou plutôt non, j’avais été victime des menaces de ma mère !

 tu verras un jour, à force de faire des grimaces.... un courant d'aire, et tu resteras ainsi !

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24 juillet 2010

Avec le mot "clé" (KatyL)

Clélie la jeune Roumaine traversa le Tibre à la nage
Elle arriva à bon port  sur une plage couverte de clématites...plage elle même entourée par un muret ,
juste une porte en face d'elle qui était fermée à clé...cet endroit semblait paradisiaque, mais comment y entrer ???
elle se dit :"c'est bon signe" Dieu dans sa grande clémence m'a emmenée au bon endroit , mais comment vais -je y entrer ?? qui a la clé ??
Clélie qui avait lu les traités philosophique de Sénèque "de la Clémence"  se posa les bonnes questions
elle se mit a réfléchir en face de la porte assise sur la plage ....
La clenche était solide , aucune clé apparente,  le mur trop haut...
Elle prit une clémentine qu'elle avait pris soin d'apporter avec elle , coincée dans sa ceinture et la dégusta.
Au bout d'un moment elle entendit un oiseau de paradis
comme elle savait parler aux oiseaux elle le siffla...
il vint....
"Que veux tu belle Clélie lui dit-il"
"Je voudrais bien entrer dans ce jardin paradisiaque au lieu de rester coincée sur cette plage, as tu la clé ?
"Pas besoin de clé lui dit-il , je vais faire venir tous mes amis oiseaux de l'ile et nous allons te transporter par tes habits et tes cheveux .../...
Ceci dit il siffla et tous les oiseaux de paradis vinrent au dessus d'elle..
Ce fut une myriade de couleurs toutes plus belles les unes que les autres il y en avait des milliers.
Ils vinrent la prendre par chaque cheveux, chaque fibre de tissu et se soulevèrent tous en même temps
elle s'envola légère et aérienne , elle volait avec les  oiseaux.
Elle fut déposée à terre de l'autre côté de la muraille et là elle vit  .....
des fruits de toutes sortes , des fleurs.. et un arbre à clés
Elle se souvint des préceptes du sage Cléobule ( qui lui avait donné la clé de la sagesse ) et se dit qu'il
ne fallait pas prendre n'importe laquelle et comprendre à quoi elles pouvaient servir ???
les oiseaux étaient repartis virevolter dans leur paradis
Elle entendit un chant de clergeon venu d'ailleurs , alors elle se dirigea droit vers ce chant de lumière..
Elle vit une édifice fermé à clé , les voix venaient de l'intérieur
Elle regarda par le trou de la serrure et se dit qu'il fallait trouver sur l'arbre à clés celle qui ouvrait cette porte
Elle vit une clé en or, une en argent ,une en fer blanc, une rouillée de même taille.
Elle prit d'instinct la plus vieille et la plus rouillée.
l'arbre se transforma aussitôt en arbre à savoir et se couvrit de livres ,
Elle se dit :" je ne vais pas m'ennuyer dans cet endroit "
Elle se dirigea vers l'édifice où toujours les enfants chantaient
en effet la clé rouillée était la bonne
Elle fut accueillie en souveraine des lieux , elle comprit qu'elle était au paradis avec les anges
que ces enfants étaient des anges....
Elle pensa à Cléanthe ce stoïcien grec qu'elle avait bien connu et qui lui avait donné la clé de la patience ...elle attendit la fin des chants si beaux si doux .. Un ange vint la voir
"bonjour CLélie , on t'attendait , tu as mérité de vivre au paradis avec nous, tu auras accès aux livres du savoir, tu auras tout à loisir, fruits , nourriture, fleurs et compagnie, tu es au paradis "
mais alors je suis morte ??
oui tu n'as pas survécu à ta traversée du Tibre , mais nous sommes là pour te recueillir..

24 juillet 2010

Drôle de MOTif (Joye)

Défi n° 4 :
Mme (inserer nom de notre choix) a ete retrouvee morte chez elle, dans d'etranges et d'atroces circonstances. En 5 lignes, donner:

    * Le nom du coupable
    * L'arme du crime
    * Le motif
Introduit par cette phrase:
"Le Commissaire (nom a choisir encore), a peine arrive sur les lieux, declara:..."



Hier, Madame Kommune Vache-Espagneule a été retrouvée morte chez elle, dans d'étranges et d'atroces circonstances.

Le commissaire Zinnetaune, à peine arrivé sur les lieux, déclara :

Mme Vache-Espagneule a été assassinée par François Lang,  un lexicographe obscur, l'auteur du Dictionnaire Quasi-Complet de la Langue Française (DQCLF) en 47.000 pages.

Sa victime est morte suite à un coup aigu à l'esophage avec un objet lourd, sans doute le volume pénultime du DQCLF.

Le motif reste jusqu'alors inconnu, mais lors de son arrestation, Linguini se confessa en hurlant aux journalistes présents : « Elle ne faisait que parler, parler, parler ! Diable ! Comment allais-je bien terminer mon dictionnaire si elle ne me laissait jamais le dernier mot ? »

17 juillet 2010

Ont, une nouvelle fois, relevé un défi historique

17 juillet 2010

Souvenirs de vacances (MAP)

Bisous_du_Haut_Doubs

17 juillet 2010

Carnet (Venise)

venise

17 juillet 2010

Disparition des bruits (Katyl)

Au matin du 16 juillet 2010 les gens de la terre se réveillèrent avec un son étrange , des milliers de chants d'oiseaux
accompagnaient une musique pastorale...
Plus aucun autre son, disparu le bruit des voitures dans les grandes villes
disparu le bruit des mobylette et autre moto, disparu le bruit des freinages, disparu le bruit des avions,
des usines aucun son  ne sortait .. en campagne plus aucun tracteur ne circulait..
dans les bureaux les ordinateurs étaient silencieux...
les gens étaient muets d'émotion.../...
Aucun enfant ne pleurait, aucune personne âgée ne gémissait, aucun malade n'appelait au secours
aucune sirène de pompier ...??????????????
???????????????????????????????????????
Partout dans le monde, partout sur terre le bruit avait disparu ??????

Que s'était-il passé cette nuit ????

En fait dans la nuit les morts qui en avaient marre d'être réveillés ( ne dit-on pas réveiller un mort)
se rebellèrent , car bien qu'étant sur une autre planète , les bruits qui venaient de la terre était incessants,
nos morts arrivés sur la planète de décompression ( palier entre nous et le paradis final ) n'avaient pas la possibilité de décompresser ...le bruit était infernal, les décibels les empêchaient de se reposer et de faire le vide nécessaire à l'atteinte du paradis , ce qui fait que la planète décompression était encombrée.

Alors ils se mirent tous d'accord, et ils étaient nombreux pour aller, invisibles, tout couper sur la terre.

Les centrales nucléaires, les usines, les voitures et tous les systèmes qui les polluaient...

Pour que les humains comprennent un peu qu'il ne faut pas réveiller les morts, les laisser dormir en paix
et surtout cesser ce vacarme incessant et grandissant avec le temps, une planète de fous!!!

Ils dirent aux hommes qu'eux aussi un jour viendraient sur la planète de décompression et qu'ils ne pourraient atteindre le paradis si les bruits continuaient.
Les humains qui avaient tous un ou plusieurs morts dans leur entourage comprirent la leçon et firent le nécessaire
pour que tous les sons produits par l'homme soient très atténués , alors ils entendirent un chant venu d'ailleurs en guise de remerciement, et sur terre les oiseaux chantaient de plus belle pour embellir la vie des vivants .

17 juillet 2010

trichette (Poupoune)

J’ai essayé de sous-traiter un peu, cette semaine, en soumettant à ma fille une consigne qui me paraissait à sa portée. « Chérie, dis-moi… qu’est-ce que tu ferais, si tu étais invisible ? ». Sa réponse a été immédiate : « Je ferais comme d’habitude, mais sauf invisible ».

Voilà.

Autant dire que ce soir, elle dort à la cave.

17 juillet 2010

L’inconnu(e) (défi #8) (Vanina)

Elle avait toujours tout fait pour essayer de passer inaperçue, être comme tout le monde, se noyer dans la masse, évoluer sans attirer l’attention, mais la vie en avait décidé autrement. Elle avait sans le vouloir un brin de fantaisie, une originalité innée qui la rendait remarquable malgré elle. De plus, elle était rousse flamboyante et sa peau très blanche était recouverte de taches de rousseur. Intelligente et humble depuis toujours, elle ne se mettait jamais en avant volontairement, elle avait même plutôt tendance à vouloir se faire oublier.
A force de vouloir être anonyme, transparente, un jour, plutôt une heure, elle devint invisible !
Et son drame commença.

Elle ne portait en elle pas la moindre once de voyeurisme et voilà que cette situation qu’elle avait désirée, passer inaperçue, la mettait mal à l’aise au plus haut point.
Elle avait bien pensé un court instant qu’aller « voir » son fils ou ses parents, de façon plus générale d’aller vérifier que ceux qu’elle aime sont heureux : cela lui aurait fait plaisir. Mais la simple idée de les surprendre dans un moment qui ne la concerne pas, même sans qu’il soit intime, la paralyse.

Le temps s’étire, n’en finit pas. Elle est assise chez elle, dans son fauteuil, n’osant bouger, perdue dans ses pensées, en attente de la fin de cette heure où, … elle se l’est promis : elle sera enfin elle.

Mais qui est-elle ?! Sait-on jamais qui l’on est ?

 

17 juillet 2010

Chapître 2 - Défi n°8, Si je suis invisible... (Fafa)

L’entrée des bureaux de B.N.G se trouvait juste en face de l’ascenseur, un grand hall vitré à double porte automatique avec un joli œil électronique en guise d’hôtesse d’accueil. La plaque située à droite du sas indiquait simplement :

 

Bioengineering for New Generations

Nous oeuvrons pour les générations futures

 

Un rien prétentieux peut-être...

 

Un haut-parleur accueillit le lieutenant Roste dès qu’il entra dans le champ de vision de la caméra.

 

 - Bonjour, que puis-je pour vous ? La voix était indéniablement artificielle mais d’une qualité assez rare.

 - Je suis le lieutenant Roste de la police nationale, je voudrais parler à Ernst Moritz Arndt, désolé pour la prononciation. C’est au sujet d’une voiture abandonnée.

 - Un instant s’il vous plaît... La voix synthétique resta silencieuse quelques minutes puis une autre cette fois bien humaine se fit entendre.

 - Veuillez entrer je vous prie, troisième porte sur votre droite, je vous attends.

 

Les portes du sas s’ouvrirent et se refermèrent sans un bruit au passage du lieutenant qui avançait d’un pas décidé pour ne pas paraître impressionné par les lieux et la technologie omniprésente, où qu’il pose son regard.

 

Un petit homme à moitié chauve avec de petites lunettes rondes lui ouvrit la porte et s’effaça pour le laisser entrer dans la pièce qui n’était pas comme s’y attendait le lieutenant un bureau mais plutôt un laboratoire emplit de microscopes, d’éprouvettes, et d’un tas d’appareils électroniques dont il ignorait totalement l’utilité.

 

 - Bonjour Lieutenant, je suis Ernst Arndt, que puis-je pour vous, c’est quoi cette histoire de voiture abandonnée, je n’ai pas de voiture, je n’ai même pas le permis pour tout vous dire ?

 - Bonjour Monsieur Arndt. En fait il s’agît d’un véhicule qu’on nous a signalé abandonné. A l’intérieur j’ai découvert un agenda sur lequel figure votre prénom à la date d’aujourd’hui. Une personne devait vous voir à dix heures au sujet d’incubateurs puis à quinze heures à propos d’un réacteur ?

 - Ah je vois, il doit s’agir de Max, Maxime Eloie, mais je ne devais pas la voir, elle devait juste me contacter pour faire le point sur une expérience en cours.

 - Elle ? Maxime ? C’est une femme ?

 - Oui, du moins c’est toujours ce qu’il m’a semblé, je ne l’ai jamais rencontré, nous échangeons uniquement par courriels ou sms, elle n’est jamais venue ici mais elle s’exprime toujours au féminin.

 - Elle ne travaille pas avec vous si je comprends bien ?

 - Non effectivement, nous travaillons sur un projet commun mais elle ne fait pas partie de B.N.G.

 - Avez-vous été en contact avec elle aujourd’hui, par mail ou autre ?

 - Oui, elle m’a envoyé un courriel ce matin pour s’assurer d’un détail d’une expérience en cours.

 - De quoi s’agît-il ?

 - Désolé Lieutenant mais ceci est confidentiel et si cette information n’est pas absolument essentielle à vos recherches... mais vous pensez que cette voiture abandonnée pourrait-être celle de Max, enfin de Madame Eloie, où l’a-t-on trouvé ?

 - Au sous-sol de cet immeuble.

 - Pardon ? C’est impossible, je vous assure que je n’ai jamais rencontré Maxime Eloie. Vous pouvez demander à qui vous voudrez.

 - Vu votre accueil, je crains fort de ne guère trouver de témoin pour corroborer vos dires.

 - Je vous assure qu’elle n’est jamais venue ici, je vais appeler mes collègues qui pourront vous le confirmer, je ne suis pas le seul à travailler avec elle.

 

Il appela par interphone quatre autres personnes qui vinrent chacune leur tour confirmer que jamais la disparue avec laquelle il travaillaient tous n’avait mis les pieds dans les locaux de B.N.G.

 

 - Bien Monsieur Arndt, force m’est de constater qu’effectivement vous ne connaissez pas physiquement la disparue, enfin pour l’instant elle ne l’est pas encore d’ailleurs, personne n’a signalé sa disparition. Auriez-vous son adresse par hasard, ou son téléphone ?

 - Non je suis navré, comme je vous l’ai dit, courriels ou SMS uniquement et c’est pareil avec mes collègues.

 - Bien, je vous remercie quand même de votre aide. Tenez, voici ma carte, prévenez moi tout de suite si elle vous contacte, ou mieux, demandez lui de le faire elle-même. Au revoir.

 

De retour au deuxième sous-sol, le lieutenant entreprit une fouille plus approfondie de la voiture mais à part l’agenda elle était totalement vide et elle lui paraissait toujours aussi inconnue tant pour le modèle que pour la marque ce qui ne cessait de l’étonner lui qui lisait AutoPlus chaque semaine.

 

Le lieutenant remonta voir le gardien.

 

 - Re.

 - Vous avez trouvé Ernst Lieutenant ?

 - Oui merci. Dîtes moi, connaissez-vous bien le quartier ?

 - Plutôt oui...

 - Je cherche un teinturier pas trop loin, disons pas plus de dix minutes à pied.

 - Y en a un à même pas dix minutes, rue Anne Fontaine, vous sortez, vous prenez le boulevard vers vot’ gauche pendant cinq cents mètres, la première à droite et vous filez, pouvez pas l’rater.

 - Merci bien.

 

Huit minutes plus tard tout juste, le lieutenant était devant la façade d’un pressing Cinq à Sec. L’homme à l’intérieur fût incapable de lui dire si oui ou non il avait vu Maxime Eloie, ce nom ne figurait pas sur son registre mais comme il l’expliqua au lieutenant, le système d’automate à l’extérieur permettait de déposer des vêtements sans avoir à rentrer dans le magasin, l’appareil délivrant un ticket avec une bande magnétique pour pouvoir récupérer ses affaires dès le lendemain même un dimanche.

Décidément c’est la femme invisible ma cliente soupira le lieutenant...

17 juillet 2010

LA CLEF D’UNE PRINCESSE (Lorraine)

La clef d’une princesse

Ouvre les miroirs

Et ferme les recoins sombres

 

Elle est seule à connaître

La chambre émeraude

Où dort la princesse

 

Elle reste dans son écrin

Les jours de fête

Quand la princesse invite

 

D’autres princesses

Et quelques princes

 

Alors la clef de la princesse

Dort, rêve, s’envole

 

Et sourit aux images

Qu’elle seule connaît.

 

LORRAINE

17 juillet 2010

Saperlipopette (Vegas sur sarthe)

Alors que je rampais, singeant le mille-pattes
à l'affût des souris armé d'une tapette,
quel est ce malotru, qui est ce psychopathe
qui m'a mis au défi: trouver des rimes en 'pete'?

Cliquant sur le mulot, j'ai quitté ma carpette
sorti tous mes dicos, mis la main à la pâte
mais je ne trouve rien, j'en ai jusqu'à perpette
quand tant d'autres ont fini qui me narguent et m'épatent.

Je vous mets au défi, rois de la galipette
de chasser mieux que moi souris et souricettes;
vous semblez moins malins, j'en entends qui rouspètent
mais je sens que ça vient! Oui! Saperlipopette!

Me voilà rimailleur sans tambour ni trompette
je sens au bout des doigts la force centripète
qui détruit mon clavier et que plus rien n'arrête!
Restez! Ne prenez pas la poudre d'escampette.

Tandis que j'écrirai vous serez mes arpètes,
je jouerai du clavier et vous en salopettes
de tous ces souriceaux vous ferez des brochettes
pour mon plus grand plaisir... et pas d'entourloupettes!!

17 juillet 2010

voilà pour la consigne N°2 (rsylvie)

Les soirées d’août et juillete, 

Soleil et ciel bleu sont de la fête.

Même si, dans les champs y plein de mouches qui pettent

L’été, je trouve ça chouette.

Entre nous, partie d’échange sucettes,

À la menthe ou la fraise, on est toute guette,

Bien loin des problèmes de braguette

Des amis boutonneux, de ma grande sœur Ginette.

J’avoue que cela me tourmente en fait.

Mais là d’sus, je resterai muette !

 

Mais rsylvie tu n’y es pas…. Des rimes en pète » !

Effectivement, où ai-je late » ?

et voilà que tu continues… fais pas ta chipette

Et appliques nous cette consigne. C’est tout de même pas tripette » !

-« WhaOU, pas besoin de t’mettre dans un état pareil. Une, deux galipettes

Et voilà chose faite, ta consigne rétablie. Dis moi, t’es jolie quand tu rouspètes ».

oui, j’avoue que cette couleur me va bien. D’ailleurs ta gâpette

Est pas mal non plus, mais attention à ne pas se salir comme ma p’tite sœur en salopette

Qu’est rentrée les habits tout déchirés. Le père, de lui siffler aux oreilles un drôle d’air de trompette, 

Que la pauvrette en a pleuré toute la nuit, tant qu’elle avait eu les pépettes

17 juillet 2010

CHAPITRE II-2- : L’été (Flo)

Employer son temps, même en été, c’est tentant pour ne pas dire reposant.

 

Les maux de Flo et Olivier, les chaînes et défis…, il y eut quelques moments pour le dire…au moins cents dans mes souvenirs.

 

Quelques uns se sont égarés ou arrêtés à la gare du Nord pas très loin d’un Paris criminel qui guettait (à en foutre les foies…presque).

 

(Flo /Elle)/ (moi/je) : « Je goûte peut-être mon dernier été dans le Nord. Dès Août, je vivrai le choc thermique et les bassins du Sud » /…/ Olivier l’a mise K.O. « Elle » = « l’ »/…/. Un temps de repos est nécessaire pour rebondir et attaquer le deuxième round…

 

Nous nous sommes un jour, toutes et tous plongé-e-s dans des histoires héroïques, avec notre personnage à moins que ce ne soit dans un Océans, l’air au vent, libre de toute contrainte, à explorer des coins autrefois oubliés, des coins fraîcheurs comme cette grotte  que cachait la forêt luxuriante contemplée.

 

Surtout si l’été est chaud !

 

« Allo Cité

Allume c’t’été

Altruisme Si chaud

Alter si gros

Alerte Cigalles

Alphonse s’y gare »

 

Défis #1 ; #3 ;# 101 ( ;-)

17 juillet 2010

SAURONs-nous enfin quelque-chose ? (Walrus)

Et si le chemin ne sortait pas d’un bois ?
L’avant-plan est fort rocailleux, pour ne pas dire rocheux.
Ces blocs de pierre ne marqueraient-ils pas l’entrée d’une caverne ?
Ou sa sortie, en l’occurrence.

Ces enfants sont des troglodytes et ils vont se ravitailler dans le monde extérieur.

À moins qu’il ne viennent ici nourrir régulièrement un vieil ours de leurs amis et qu’ils ne repartent tranquillement, le cœur content du devoir accompli.

Mais sont-ce des enfants ?

Peut-être se trouvent-ils être des Hobbits sortant des mines de la Moria...

Comment ?
Et moi je suis un Troll ?
Après tout, tout est possible...

17 juillet 2010

Adrienne relève le défi numéro 7 (20 avril 2008)

La consigne disait : Vous recevez au courrier trois bonnes nouvelles, une du percepteur, une du médecin et une d’un(e) inconnu(e).

Voici une histoire vraie, appelons-la « L’affaire Rita Lepez ». Seuls les détails ne sont pas authentiques…

 

Madame

Vous nous signalez qu’il y a une méprise possible entre votre dossier et celui d’une personne homonyme. Nous allons donc revérifier ces deux dossiers.

Au cas où il y aurait eu erreur de notre part, nous en tiendrons compte lors de votre déclaration fiscale de l’année 2011.

Vous serez donc éventuellement remboursée dans le courant de l’été 2012.

Veuillez croire (etc.)


Chère madame Lepez,

Veuillez considérer comme nuls et non avenus les résultats des analyses que je vous ai envoyés précédemment.

Ci-joint vous trouverez les résultats des tests vous concernant.

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’à part une certaine carence en fer, il n’y a aucun sujet de crainte à avoir.

Toutes mes excuses pour les inquiétudes que mon précédent courrier aurait pu vous causer.

Chère Madame,

J’ai reçu ces jours-ci quelques courriers qui m’ont un peu décontenancée…

Cependant, une petite enquête m’a permis de découvrir le fin mot de l’histoire. Comme vous pouvez le constater à ma signature en bas de page, je porte le même nom et prénom que vous. De plus, nous habitons la même ville. Mais il y a plus fort encore : un ami qui travaille à l’hôtel de ville et qui a accès aux registres des naissances m’a certifié que nous sommes nées le même jour !

Tout cela peut vous paraître incroyable, c’est ce qui m’a semblé à moi aussi de prime abord, mais bon, il faut se rendre à l’évidence, puisqu’il en est ainsi.

Une chose est certaine, cette découverte m’a donné très envie de faire votre connaissance ! Qu’en pensez-vous ? Seriez-vous libre le 10 juillet prochain ? J’ai réservé deux couverts au Comme chez soi, dites-moi si la date vous convient, je peux toujours la changer.

Il va de soi que c’est moi qui invite !

Au plaisir de (etc.)

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