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Le défi du samedi

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3 juillet 2010

Anniversaire. (Jo Centrifuge)

Debout sur leurs chaises en plastique les gosses claquaient leur pendule comme des enragés et leurs petites mains déplaçaient les pièces de l'échiquier à une vitesse fulgurante. La table en tremblait et, par la même, c'était tout le décor d'anniversaire qui valsait :  ballons pastels, banderole, ... Dans le lointain les rumeurs d'un festival techno parachevait de donner à Delphine l'inquiétant sentiment que son petit monde se déglinguait à vitesse grand V.

C'est à ce moment que Patrick déboula les bras chargés de sacs plastiques. Ils étaient tous les deux à la bourre, évidement. Le retard c'était leur tradition, leur point d'honneur. Alors qu'ils virevoltaient pour parachever les derniers préparatifs, ils se mirent à déballer leurs déboires.

Désole...retenu au boulot...plein de monde au supermarché...embouteillages...foutu concert...blablabla... Merde c'est déjà l'heure ! Pousses toi ! Allume le barbecue ! S'cuses ! Mets la limonade sur la table! Mais pourquoi personne n'est encore arrivé ?

Les sacs de bonbons produirent de sinistres craquement sous l'action de leurs mains crispées. De leur table, les deux mômes les dévisageaient.

-Tu n'as quand même pas oublié de poster les invitations, murmura Delphine.

-Quoi? Mais c'était toi qui...

Flairant l'entourloupe, les morveux s'étaient levés et avançaient droit sur eux. Et que raconter à deux petits qui lisent en vous comme dans un livre si ce n'est... n'importe quoi?

- La fête, c'était une farce ! La vraie surprise c'est un semaine de parc d'attraction, youhouu! Joyeux anniversaire les jumeaux!

Du haut de ses trois pommes, la petite les fixaient, furibarde :

-C'est ça oui! Vous nous prenez pour des ravioles ?

Son frère surenchérit:

-Ouais, dites plutôt que vous avez oublié les invitations.

La petite qui n'avait pas baissé son regard arracha le paquet de bonbons des mains de sa mère :

-C'est quand qu'on y va au parc d'attraction ?

-euh... la semaine prochaine...?

-Bon... Ça va ! Nous on va chez mémé. Bonnes soirée, parents indignes.

Ils tournèrent les talons en grignotant leurs friandises et sortirent du jardin à la manière de deux philosophes devisant d'on ne sait quelle théorie stratosphérique.

-Ils me font peur quand ils sont comme ça, confia Patrick à Delphine.

-Qu'est-ce que tu veux, ce sont des surdoués. Ils naviguent dans des subtilités que nous, pauvres imbéciles, nous ne soupçonnons même pas l'existence... Moi ce qui m'effraie c'est comment on va trouver le fric pour le parc d'attraction.

Au concert on tirait un feu d'artifice. Ils regardèrent en même temps les trois saladiers de taboulé :

Tabouléééé ! Un euro le cornet ! Une pièce seulement pour de la semoule qui pique ! Allez, alleeeeez!

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3 juillet 2010

"le petit chaperon rouge était envers"... (ryslvie)

   


à première vue, j’aurais tendance à penser

qu’ils sortent du bois pour aller rendre visite à mère grand.

-« Hé oui, le petit chaperon rouge d’autre fois,

est en vert cette année » !

Seulement voilà, ce n’est pas l’histoire

Quand, ce matin là, il fallut se lever, Marthe trouva que son ventre était plus lourd qu’à l’habitude. Mais elle n’y prit pas garde. Trop pressée qu’elle était de vite s’habiller, pour aller raviver les cendres à peine refroidies de la nuit. Pas une minute à perdre, il fallait ensuite mettre de l’eau à bouillir, préparer le semblant de déjeuner tout en aidant petit Pierre, Marcel, Maurice, Hubert, Jean et les 3 autres à s’habiller. Ensuite, après une frugale bolée, rejoindre le père aux champs, tandis que le grand Léandre irait conduire ceux qui devaient aller à l’école, avant de revenir faire ses corvées et guetter le petit dernier.

Plus de 3 lunes, Marthe comprit qu’une fois de plus la nature avait été plus forte que ses supplications. Pas que cela soit une catastrophe, comme se plaisait à le dire monsieur le curé « mieux vaut un de plus qu’un de moins », mais c’était pas lui qu’allait trouver de quoi nourrir cette bouche supplémentaire.

Passé le bonheur d’enfanter une fille, le quotidien reprit vite son cours, et la faim commença à tenailler le ventre de la petite louison. La fillette, qui n’avait pas d’oreilles que pour écouter les jérémiades de ses frères ou plaintes de sa mère, ne perdait pas une miette des histoires racontées par la vieille Thérèse à la veillée. Et, bien qu’elle lui fasse peur, la petite savait qu’il y avait une part de vérité dans cette légende….. Elle échafauda un plan pour aller trouver fortune et de quoi faire manger la famille jusqu’à n’en plus pouvoir.

Seulement la petite ne pouvait se douter, que la frontière délimitant le monde irréel des fées est infime de celle des sorcières. Lorsqu’elle s’aventura par de là les limites du jardinet qui entourait la maison familiale, trop soucieuse qu’elle était d’aller rencontrer la fée du lac, elle ne prit pas garde aux nuages de plus en plus sombres qui envahissai ent le ciel. Car voyez vous, les sorcières aiment plus que tout rendre les Hommes malheureux. Alors pas question qu’une petite fille, surtout si elle est aussi mignonne que gentille, aussi polie que jolie…. S’en aille quémander de l’aide. Devant tant de simplicité, la fée du lac, ne saurait refuser. Il fallait donc que la petite se perde dans les bois.

Ainsi fut dit, ainsi fut fait… le vent se mit à souffler dans les branches menaçantes , qui terrifiaient la petite, oubliant de regarder où elle mettait les pieds, se laissant ainsi prendre aux pièges des racines s’agrippant le long de ses jambes. Impossible de courir, incapable de crier tant la violence de la pluie faisait rage. Lise disparut dans un tourbillon de poussière. Et l’on ne la revit jamais plus. Seul quelques feuilles gardaient la mémoire du passage de la fillette. Feuilles que l’on prit l’habitude d’appeler liseron en souvenir de la petite.

Que l’on pleura jusqu’à ce samedi 3 juin 2010 où,

sous les traits délicats d’une gestuelle habile et précise,

se marièrent couleur et pastel pour faire apparaître

le joli tableau que voilà

Qui d’une main complice en premier plan,

déposa petite Louison au pied du chemin d’herbe verte

où l’attendait Léandre pour la ramener vers le jardinet familial


P.S : Milles excuses pour l'auteur de ce tableau
que j'ai osé coloriser ! pour moi, la main me semblait si évidente,
mais le le regard de chacun n'est pas (et fort heureusement)
celui de l'autre, alors j'ai voulu singulariser
!

   

   

3 juillet 2010

Enfants de grand chemin (TataBéa)

Judith : Je l’ai bien fait , dis ?

 

David : Mais oui c’était très bien..

 

Judith : Parce que c’était la première fois, j’ai fait tout comme m’a dit Gaëlle, alors c’est vrai c’était bien ?

 

David : Mais puisque je te dis que oui , allez , grouille on va pas rester ici toute la journée non plus !

….

Judith : Pourquoi c’est toujours toi qui fait David ?

 

David : Mais parce que c’est comme ça : je suis David !

 

Judith : C’est plus rigolo d’être David, parce que moi ça m’amuse pas de rester là étendue à attendre le bonhomme !

 

David : Oui mais c’est comme ça qu’on fait ! Mamie a dit que c’est comme ça, alors tu le fais .. jusqu’à ce que tu sois trop grande, comme Gaëlle, et que ce soit une autre !

 

Judith : Mais ça fait peur ! Parce que je dois rester les yeux fermés et pas bouger quand il y a un bonhomme qui s’approche.

 

David : C’est exprès .. T’inquiète pas je surveille, t’as vu d’ailleurs dès qu’il te touche .. pfouiiit !

 

Judith : Ha oui, je l’ai bien entendu le caillou : pfouiit.. plonc ! Et toc le bonhomme il tombe, il a failli m’écraser.

 

David : C’est le risque ! Mais on a quand même fait 230 balles aujourd’hui

 

Judith : Et une montre !

 

David : Quoi une montre ? Tu sais bien que Mamie veut qu’on prenne que les sous ! Les montres et les trucs comme ça .. c’est un coup à nous faire repérer !

 

Judith : Mais je la garde pour moi !

 

David : Rien du tout, faut être honnêtes : tu la jettes avant qu’on arrive, dépêche-toi, je vois la maison .. 

 

3 juillet 2010

Allô, l'A.S.E. ? (Kate)

- Allô, l'A.S.E. ?

- Oui, deux enfants seuls dans les bois. Vraiment ? Comment étaient-ils vêtus ?

- Je les ai vus de loin, un petit garçon et une petite fille. Ils se tenaient par la main.

- Bien, je note...

Là, le téléphone sonna vraiment : dring !

Non, c'était le réveil-matin car le téléphone émet des chants d'oiseaux. Alors, ce n'était qu'un rêve ? Non ! J'avais trop regardé ces deux petits bouts d'choux peints par KatyL (quel talent !) et ils ne m'avaient vraiment pas inspirée, enfin consciemment...

Pourquoi avais-je rêvé d'eux et les avais-je associés dans mon songe matinal à l'Aide Sociale à l'Enfance ?

Ah, oui, je me souviens... on venait de m'en parler. En effet, après avoir relu différentes versions des "Trois ours" en mai dernier, à la période où que je "planchais" sur le défi autour du chiffre 3, j'avais dû me replonger dans le "Petit Poucet" et le conte similaire de "Hansel et Gretel"...

hansel_gretel_arthur_rackham1Bref rappel : deux petits enfants d'un pauvre bûcheron sont perdus dans la forêt mais ils ont un plan qui consiste à recueillir des petits cailloux blancs et marquer ainsi leur chemin de retour. Leur mère a poussé (dit-on) leur papa à faire une deuxième tentative pour les perdre à nouveau dans la forêt. Cette fois-ci les enfants n'ayant que des morceaux de pain à jeter derrière eux se sont perdus, le pain ayant été mangé par les oiseaux. Dans leur errance, Hansel et Gretel, frère et soeur fort débrouillards, trouvent une maison en pain avec des fenêtres en sucre qu'ils commencent à manger.

Leur mésaventure ne fait que commencer car la vieille femme qui habite la maison est une sorcière qui attire les enfants afin de les manger : le monde est vraiment peuplé de mauvaises gens ou la faim serait-elle à ce point généralisée ?...

Ne vous en faites pas ! Les enfants s'en sortiront par la ruse et la vieille finira carbonisée ! Et ils rentreront chez eux ! Non ? Si ! Mais l'histoire ne dit pas si leurs parents seront toujours aussi désespérés de voir réapparaître ces bouches à nourrir...

Un conte sur la misère, la disette, la faim, l'infanticide, les sorcières...

Et les femmes manipulatrices : la mère pousse le père, la soeur devenue servante de la sorcière doit engraisser le frère enfermé dans une cage dans le but de le manger  !

Et les femmes rusées : la fillette tend un os à la sorcière (on pense à Baba Yaga, là) à moitié aveugle qu'elle prend régulièrement pour le doigt du garçon puis elle pousse dans le four la sorcière qui lui demandait de vérifier si la cuisson de son frère est terminée !

Me voilà bien loin de ces deux gosses et de ton tableau (enfin, peut-être pas tant que ça ?) mais j'ai répondu quand même, KatyL à ta question :

" vont-ils ?"

Tiens, ça me fait penser à Blanche-Neige...

blancheneige

 

 

3 juillet 2010

En sortant de la grotte (Adrienne)

Météorologique

- Viens, décida le grand frère en sortant de la grotte, l’orage est terminé, on rentre à la maison.

Gastronomique

- C’est l’heure du goûter, dit le grand frère en prenant la main de la petite, on rentre. Maman a dit qu’elle ferait des crêpes.

Botanique

- Tu vois cette plante, expliqua le grand frère en entraînant la petite, ça s’appelle une astilbe.

Diurétique

- Reste là et attends-moi sans bouger, intima le grand frère en lâchant la main de la petite, je dois faire pipi.

Flegmatique

- Tiens, constata le grand frère en quittant l’antre de la sorcière, toutes les miettes de pain ont disparu.

Pragmatique

- Si on rencontre la vieille dame, pleurniche un peu, conseilla le grand frère à la petite. On aura peut-être des bonbons.

Asthénique

- Je n’en peux plus, soupira le grand frère en laissant tomber les bras. Rentre toute seule. Je reste ici.

Poétique

- Regarde, s’émerveilla le grand frère en tirant le bras de la petite, voilà ce qu’Homère appelait l’aurore aux doigts de rose…

Ecologique

- Qu’est-ce que tu as fait de ton chewing-gum ? demanda sévèrement le grand frère à la petite. Tu sais que ça met cinq ans à disparaître dans la nature ?

Démocratique

- Ce soir, c’est ton tour de fermer les poules, rappela le grand frère à la petite. Moi je l’ai fait hier.

Réplique celtique unique

- Ne ran ket forzh*, répondit la petite.

***

Critique

« Lorsqu'une rime est représentée par un grand nombre de mots, elle est banale: on ne fera jamais rimer deux mots en -ique sans tomber dans la facilité et le commun. » (http://www.espacefrancais.com/topics/rime.html)

* en breton, le « je m’en f… » a une consonance plutôt aristocratique voire même héraldique…

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3 juillet 2010

Rondeau ‏ (Joye)

enfants


En douce, où vont-ils ? Je ne sais.

Vers un monde de lumière,  parfait ?

Partent-ils en pleurant, dans la peur ?

Ou en souriant de leur bonheur ?

Où vont ces enfants ?  Je ne sais.

 

 D’un coup d’une plume affûtée

Ils vivraient heureux ! Ou tués

Par un poète cruel  et trompeur

En douce.


Figés dans ces couleurs cadrées,

Ainsi. Jolis. Illuminés.

Loin de ce  monde las et sans cœur,

  Saufs, à l’abri de  frayeur.

C’est là où je veux les laisser,

En douce.

3 juillet 2010

Le GR 113 (Vegas sur sarthe)

"T'as les chocottes, petite?"
"Non j'ai pas peur"
"Alors pourquoi t'as la main qui tremble?"
"J'ai un peu froid... ça fait longtemps qu'on marche"
"T'inquiète petite, y en a plus pour longtemps maint'nant, on vient d'passer le rocher d'sept mètres et c'est que d'la descente jusqu'au bout"
"et au bout, y a quoi?"
"J't'ai déjà dit que j'peux pas l'dire... j'ai promis à Marcel qu'a promis à Charlotte qu'avait promis à son frère de rien dire"
"Ben si les autres y z'ont dit aux autres... tu peux me le dire à moi!"
"Te fatigue pas et marche plus vite bon sang!"
"Et si je te donne mes biscuits?"
"J'aime pas les biscuits, c'est pour les nanas et ce qu'y a au bout c'est vachement mieux"
"C'est mieux que des biscuits au beurre avec de la gelée de groseilles?"
"Ouais, vachement mieux"
"C'est mieux qu'un gâteau d'anniversaire avec tout plein de chocolat?"
"Ouais, vachement mieux, j'te dis!"
"C'est mieux que..."
"Arrête! J'dirai rien de rien, j'suis pas un cafardeur!"
"Et si j'arrête de marcher et que je m'assoye là dans le chemin?"
"Pffff... on peut pas faire ça..."
"Et pourquoi on peut pas?"
"Passequ'on doit arriver en couple et qu'on va pas faire demi-tour ... c'est Marcel qui l'a dit et j't'ai emmenée juste pour faire couple, tu piges?"
"Ben si on faisait un couple, tu me parlerais pas comme ça"
"Ecoute petite, on fait couple pour pouvoir entrer et après tu m'connais plus, capté?"
"Où c'est qu'on va entrer?"
"à la boum... qu'est ce que tu m'fais dire toi?"
"C'est quoi la boum?"
"Pffff... c'est une teuf où on danse et on s'enfile des coca, des panachés et on bouffe des trucs"
"Et y aura quoi comme trucs?"
"J'sais pas moi, des trucs de boum... des brouni, des chips enfin tout ça"
"Si tu m'avais dit plus tôt j'aurais mis ma robe du dimanche...tu me feras danser quand même?"
"J't'ai dit qu'au bout on s'connait plus!"
"Je te fais honte c'est ça? je suis trop petite hein?"
"Pffff... laisse tomber, j'ai un rencard, na!"
"C'est quoi un rencard?"
"Pffff... Ecoute! Au bout là-bas, tu m'oublies et j'te filerai ma part... juré craché!"
"Ta part de quoi?"
"C'est un machin vachement musclé...euh, qu'est interdit même à Bruxelles mais au bout y'en aura et faudra pas que tu l'répètes, perroquet!"
"Ca s'appelle comment ton machin costaud?"
"Chuuut... Du Nutella"

3 juillet 2010

Les deux enfants (KatyL)

Apparemment ces deux enfants là sortent de l'ornière et du bois ....
ils avancent sous un ciel clair et vont vers la lumière.
le grand tient bien ferme sa petite sœur par la main

voici l'histoire

Ces deux petits n'ont plus de maman.
Un soir pour la Sainte ????dont je ne sais plus le nom, leur maman est partie leur laissant un goûter sur la table...
ils furent très étonnés car d'habitude elle ne se donnait pas cette peine
Puis ils ont fait leurs devoirs et attendus que leur maman rentre.

attendus .. attendus ....attendus ......
elle n'est pas rentrée du tout..

Alors le grand qui savait bien des choses pour son âge, alla voir dans le petit bureau où sa maman avait l'habitude de faire le courrier et il trouva un mot qui disait ceci:
" les enfants ne m'attendez pas, je ne rentrerai pas ce soir, ni demain, ni plus jamais .. ne m'en veuillez pas, votre père m'est devenu odieux , je dois partir et je n'ai pas de place pour vous là où je vais " je vous embrasse maman.

Odieux, le grand se dit que ce mot là avait quelque chose de pas bien, il alla chercher son dico et trouva,
"qui attise  l'aversion, l'indignation, désagréable personne "
bon se dit-il ça va TRES mal, sa petite sœur se mit à pleurer.
- "ne t'en fais pas je suis là moi!"
et d'attendre le retour de leur père.

Lorsque le père arriva, "l'odieux "piqua une colère épouvantable déchira la lettre et se mit en quête de retrouver la "fugueuse".
Il prit les deux enfants et chercha partout, dans la ville chez les commerçants,  amis, famille ... bien obligé de constater qu'elle était allée plus loin..
Il emmena alors ses deux enfants au commissariat avec lui, les deux petits pleuraient l'un contre l'autre.. un agent leur donna une pomme à se partager ( en guise de repas)
Il entendit alors leur père dire:" je la retrouverai, en enfer partout, je lui ferai  payer cher !" Madame aime les voyages, Madame aime la lumière, elle va voir !"
Rentrant chez eux, dépités et affamés les enfants se couchèrent l'un à côté de l'autre sans parler.. des sanglots compulsifs les secouant tout à tour. Le garçon  fit un rêve de forêt, ils étaient au milieu, il faisait noir, ils étaient perdus.. ils demandaient :"maman où est maman??" alors le grand trouva un chemin et dit à la petite "vient on va le suivre, si elle aime les voyages, elle doit être au bout du chemin ".
Il se réveilla et comprit que ce n'était qu'un rêve, mais il se dit que c'était un message ....

Cependant ils attendirent des jours, puis de mois, elle ne revenait pas et ils n'avaient aucune nouvelle..../...

Leur père devenait hargneux et il ne se décidait pas à s'occuper d'eux, ni à faire à manger...
le grand prit les choses en main.
Petit à petit il apprit à faire cuire un œuf , à laver la robe de sa sœur, à l'aider à ses devoirs. à recoudre un bouton...
mais le temps passait et pas de nouvelles cette maman.. .....et ils pleuraient beaucoup ....

Un jour il dit à sa sœur, on va aller la chercher.

Ils prirent un sac avec des goûters et partirent en forêt comme dans son rêve qui se répétait si souvent...
malheureusement pour eux, la forêt était grande, ils se perdirent en chemin, ils durent passer la nuit dehors serrés l'un contre l'autre..
Puis le lendemain armés de courage, ils repartirent, quand enfin un sentier se profila au loin
Ils prirent ce chemin, il ne leur restait que de l'eau, qu'ils se partagèrent ...
le grand ne quittait pas sa sœur qui geignait tout le temps ...
il la prit dans ses bras et lui dit ceci :
-"écoutes ne pleure plus, maman est au bout du chemin, alors marche !"
enfin après quelques kilomètres ils trouvèrent un vrai grand chemin, le soleil brillait, la lumière...la lumière .....
il dit à sa sœur,
-" tu te souviens papa avait dit qu'elle aimait la lumière, regarde comme celle-ci est belle, allons-y"

Ils arrivèrent alors au bout de la forêt , une belle prairie de fleurs les attendait, les oiseaux traversaient gaiement cet espace, des papillons bleus virevoltaient...ça sentait bon le bonheur comme ils n'en avaient pas eu depuis des mois.
alors ils se couchèrent dans la prairie les yeux vers le ciel , et virent un nuage à tête d'ange qui les regardait.
Ce nuage resta longtemps au dessus d'eux, puis il s'étiola doucement .../..

Le grand y vit un signe ...

Il comprit que l'image de sa maman était comme ce nuage, bienveillante peut-être, jolie sûrement , mais elle ne pouvait pas rester, elle partait ailleurs dans un autre endroit sans eux, loin si loin que c'était pas la peine de la chercher.. elle était devenue insaisissable, incertaine ...

De ce jour là il se fit une raison de vivre sans elle , et il repartit avec sa petite sœur où vivait leur père, là
au moins ils dormiraient au sec et auraient à manger...même s'ils n'eurent plus jamais le moindre câlin...
A chaque fois que le cœur lui manquait il regardait le ciel et scrutait pour trouver un nuage d'ange qui lui rappellerait sa mère, cela lui donnait la force nécessaire pour avancer.

3 juillet 2010

Promesses d’enfants... (Fafa)

- J’ai froid Jonathan.

- Moi aussi Jennifer mais regarde, devant il a l’air d’y avoir du soleil, il f’ra sûrement plus chaud, avance !

- Où est-ce qu’on est Jonathan ? Ne m’laisse pas hein !

- T’inquiètes, j’t’ai promis que j’te laisserai jamais toute seule ! J’en sais rien, j’en sais foutre rien où on est mais on est pas pire là qu’à prendre une rouste par papa à la maison...

- Dis pas ça Jonathan, ‘y a Maman à la maison, j’ai froid...

- Je sais moi aussi mais plus loin il y a de la lumière, du soleil j’en suis sûr, il va nous réchauffer, pis Maman elle a jamais rien dit pour empêcher papa ‘te foutre des gifles, tout juste bonne à prendre sa défense et à nous dire qu’il est gentil en fait que c’est juste quand il a but qu’il est comme ça... ça nous fait une belle jambe, i’ boit tous les jours de toutes manières !

- Comment on est arrivé là ? Tu crois qu’on est loin d’la maison ?

- On verra bien quand on arrivera au bout du ch’min, on va sûrement tomber sur une baraque ou un pat’lin et ‘y aura quelqu’un pour nous dire où on est et avec un peu d’malchance, nous ramener chez nous... avance s’il te plaît.

- La dernière chose que j’me rappelle c’est que papa était très fâché parce que Maman n’avait pas fait cuire de viande, qu’il avait très faim et que je faisais trop de bruit en jouant avec ma dinette...

- Ouais moi aussi j’me rappelle de ça et aussi qu’il a commencé à t’engueuler. Regarde, on se rapproche, on dirait que c’est une clairière, p’t-être qu’i’aura d’aut’ chemins avec des panneaux qui donnent les directions !

- Pourquoi il est méchant comme ça papa ?

- Il est pas méchant, c’est juste un pauv’ type qu’est pas foutu d’trouver du boulot et qui dépense le fric des ASSEDIC au bistrot avec d’aut’ pauv’ types comme lui !

- Arrête de dire ça, j’aime pas quand tu parles comme ça. S’il était comme ça Maman serait pas amoureuse de lui ?

- P’t-être bien qu’il était pas comme ça au début, p’t-être bien même qu’il était gentil avant. Regardes on arrive à la clairière, t’as vu toute cette lumière !

- Oui, et puis ça sent rudement bon en plus, je commence à sentir la chaleur ! Je crois qu’il était vraiment fâché cette fois ci...

- Ouais, j’crois qu’il a pas tiré son ceinturon cette fois ci, j’crois qu’il a pris l’manche à balai...

APPROCHEZ LES ENFANTS.

- Qu’est ce que c’était Jonathan, j’ai peur !

- J’en sais rien, t’inquiètes, j’suis là. Qui êtes-vous ? Montrez-vous !

APPROCHEZ LES ENFANTS, N’AYEZ PAS PEUR.

- Si c’est un coup du vieux il va me l’payer, il te touchera plus jamais tu m’entends, s’il lève encore la main sur toi j’irai chercher son flingue dans le placard de leur chambre et j’lui en colle une dans l’buffet ! Va t’faire foutre connard, tu lui f’ras plus jamais d’mal !

APPROCHEZ LES ENFANTS, SOYEZ SANS CRAINTE.

- J’ai peur Jonathan, c’est pas papa. Lui je l’ai vu après qu’il m’ait tapé avec le manche à balai, Maman criait j’me souviens, lui il se tenait la tête et il lui criait dessus pour qu’elle se taise quand t’es revenu de la chambre, tu criais toi aussi et puis...

- Oui, je m’souviens moi aussi...

N’AYEZ PAS PEUR LES ENFANTS, VOUS ETES EN SECURITE.

- J’y voyais que dalle parc’que j’pleurais, il gueulait comme une baleine contre Maman et il lui tapait d’ssus aussi avec le manche à balai. Quand il a vu que j’tenais son pistolet il est venu vers moi, lentement, il ne disait plus rien. J’ai vu sa main prendre le long couteau sur le bord de l’évier. J’lui ai crié d’arrêter mais il a pas écouté, alors j’ai tiré. Il est tombé à g’noux, pis il s’est rel’vé, ses yeux étaient complètement rouges, il avait un petit filet de sang qui coulait au coin d’sa bouche, il a fait encore un pas, j’pouvais plus bouger.

VENEZ VERS MOI LES ENFANTS.

- Il s’est arrêté, il m’a r’gardé, pis il a r’gardé sa ch’mise toute rouge et il est tombé à plat ventre. J’ai fait le tour de la table et je t’ai vu...

... Je crois qu’je sais où on est Jennifer, n’ai pas peur.

SUIVEZ LA LUMIERE MES ENFANTS.

- Tu crois qu’on est au... Paradis ?! Mais toi papa il t’a pas tapé dessus ?

ENTREZ DANS LA LUMIERE MES ENFANTS.

- Je t’ai promis que j’te laisserai jamais toute seule soeurette... Où qu’tu ailles j’irais avec toi... Croix d’bois, croix d’fer !


3 juillet 2010

J’ai trouvé l’eau si claire, (Venise)

J’ai trouvé l’eau si claire,

Que j’ai voulu t’emmener avec moi petite sœur sous le sentier des noisetiers,

Pour que l’amour nous arrive de partout,

Par la traversée des champs

Par l’ondée et la grêle

Comme un matin avant que le bonheur ne se lève.

 

J’ai trouvé l’eau si claire

Que j’ai gardée longtemps ta petite main dans la mienne serrée comme à l’abri du mauvais vent.

J’apprenais en marchant à grandir avec toi sans impatience.

Nous sommes partis dans des vêtements de la lessive du soir

Dans la lumière lumineuse du matin.

Et pendant toutes ces heures où s’inclinait la figure des anges nous avons voyagé,

Le sourire et la chanson au bord des lèvres.

Quand j’y repense les yeux fermés,

J’ai l’odeur des pommes cuites de cette saison

Et ton rire qui sonne à tous les étages de ma mémoire d’homme.

Je ne suis jamais arrivé jusqu’à la rivière où maman s’est noyée.

 

26 juin 2010

Défi #113

Cette semaine c'est KatyL qui nous propose un défi

d'après un de ses propres tableaux.                 2_enfants_perdus

Elle nous demande :

"Où vont ces enfants ?"

Alors, réfléchissez, cherchez, entraînez-nous à la suite

de ce garçonnet et de cette petite fille ...

Ne vous perdez pas en chemin et envoyez vos

compte-rendus à samedidefi@hotmail.fr

26 juin 2010

Ont déjà embarqué pour leur safari (mais il reste des places...)

26 juin 2010

Mon cadeau de fête : (TataBéa)

tatabea112

Alex m'avait tendu fièrement le prospectus en disant : « Bonne fête, ma chérie ! », je n'en croyais pas mes yeux : un safari ! Mon mari venait de m'offrir un safari pour ma fête ! J'étais folle de joie, j'en rêvais depuis si longtemps ! Le lendemain matin arnachés comme il se doit nous avons retrouvé le guide devant notre porte à 6 heures du matin, les fusils, les couteaux et les sacs furent rapidement casés dans le coffre du véhicule gris camouflage. Deux minutes après nous prenions la direction du poste de sortie de zone couverte.. Après avoir présenté nos laisser-passer et marqué de nos empreintes rétiniennes le bloc de départ horodateur, la lourde porte translucide s'est soulevée pour nous permettre de gagner la zone ouverte. Nous avons roulé deux ou trois kilomètres dans une atmosphère brumeuse les vitres s 'embuaient régulièrement sur l'extérieur au contact de nappes humides et un peu collantes, aucun bruit ne nous parvenait au travers de la carrosserie blindée. Notre guide n'avait pas dit un mot depuis la maison, il nous signala simplement que nous arrivions à la première zone de chasse : « La Défense-RER » disait un vieux panneau bleu et blanc. Le guide immobilisa le véhicule devant un porche métallique, se tournant vers nous il expliqua : « si vous descendez là vous pourrez surement voir la première ethnie, ils dorment là-dedans le jour et sortent en général sur la dalle le soir, en faisant doucement vous pourrez les observer de près, mais soyez prudents, les Rakaïs sont violents, en cas de menace n'hésitez pas à tirer ou fuyez si vous avez le temps! Moi je reste là je vous attends, prenez les armes, mettez vos masques et n'oubliez pas le bip d'ouverture pour rentrer dans le véhicule ». Le cœur battant nous sommes entrés dans le souterrain par un escalier métallique, au fond du passage nous avons tout de suite aperçu un groupe entassé assoupi. Les mâles comme les femelles étaient vêtus de noir, blousons, bottes, pantalons déchirés et vieux mais noirs, les femelles avaient autour du cou de drôles de colliers avec des rivets métalliques auxquels étaient reliées des chaines. Je serrais la main d'Alex à travers nos gants, d'un commun accord nous avons rebroussé chemin, nous aurions préféré les voir en action, là ce n'était pas très intéressant. De retour dans la voiture, nous avons demandé au guide quelles autres ethnies il y avait au programme, nous pourrions repasser à La Défense RER au retour en espérant voir des Rakaïs réveillés. Remettant le moteur en marche il soupira « si vous voulez on peut aller voir les Freaks, ce n'est pas loin » nous avons repris la route pour gagner une zone moins dégagée, nous roulions au milieu de bâtiments gris souvent à moitié écroulés, ça et là on voyait parfois des humains courir entre les ruines à l'approche du véhicule « des Solos » commenta le guide, « ils sont très craintifs, mais beaucoup de clients aiment bien traquer cette ethnie, c'est une chasse sportive, et puis ils font de beaux trophées sans être dangereux, vous en voulez un ? » Alex me jeta un regard interrogatif « Non, tu sais bien que je préfèrerais une tête avec des cheveux longs et blonds pour le salon, si possible un mâle, ceux-là me semblent tous bruns et rabougris.. » Mon chéri m'embrassa sur la tempe en souriant « comme tu veux, c'est ta fête après tout » « Si madame préfère les longs cheveux .. vous trouverez ça chez les Freaks, à MichelAngeMolitor, c'est là que nous allons », nous nous sommes immédiatement équipés prêts à descendre. Dès que le véhicule se fut immobilisé nous avons sauté dehors. Les nappes brumeuses nous brouillaient la vue mais nous avions repéré un groupe vêtu de couleurs vives qui chantait en agitant les bras et secouant la tête, leurs cheveux étaient longs mais collés et raides. Je m 'embusquais derrière un pan de mur et visais tout de suite un jeune mâle qui s'était immobilisé, je fis feu, sa chemise claire s 'étoila joliment et il s'écroula au milieu des cris et de la débandade de ses congénères. Je pris mon couteau et m'avançais vers ma proie, Alex m'appela, il avait sorti son e-magineur, je pris la pose fièrement : un pied sur le dos du freak, je relevais sa tête en le tirant par les cheveux, j'exultais ! Dès que l'image eut été fixée je me hâtais de découper la tête pour la porter dans le sac, il ne fallait pas qu'elle s'abime, elle s'ornait même d'un duvet de barbe !

26 juin 2010

Les dormeurs (Jo Centrifuge)

Assis dans leurs fauteuils, Monsieur et Madame Lambda patientaient . Elle, sac à main sur les genoux, se tordait les cervicales à contempler les vieilles affiches de destination touristiques qui dissimulaient la décrépitude des murs. Lui le buste en avant, agitait frénétiquement ses pieds, faisant mine de détailler le globe terrestre qui trônait sur le bureau.

De son côté, Monsieur Alpha alignait méticuleusement, selon une géométrie connue de lui seul, une feuille de papier et un stylo-plume sur le cuir craquelé d'un antique sous main. Costume trois pièces, cheveux blancs plaqués en arrière, eau de Cologne, malgré une apparence surannée, son regard clair et sa voix éraillée faisaient merveille pour rappeler à l'ordre son auditoire :

-Bien, comme à l'accoutumée, nous allons faire le point sur votre escapade. Voilà longtemps que nous ne vous avions plus réveillés. Votre secteur est devenu plus calme. Malheureusement, nous ne sommes pas à l'abri d'impondérables. Votre safari s'est bien déroulé?

-Oh ça oui, hein maman? s'exclama Monsieur Lambda. On était tout excités quand on a vu l'annonce. Alors vous pensez, c'te nuit là on a tourné un peu en ville avec not'bétaillère. Mais l'GPS nous a vite indiqué ousqu'y fallait aller. On les a trouvé dans un vieil immeuble tout miteux. 'Sont tellement radioactifs du ciboulot qu'ils pensent jamais à un mouchard dans leurs frocs.

-C'est bien pourquoi il convient de les ramener au laboratoire en toute discrétion. J'en conclue que vous avez fait bon usage du matériel qui vous a été affecté.

-Ooh, c'est bien c'qu'on a fait m'sieur Alpha. Maman est un vrai tireur d'élite. Tsouf! Tsouf! Deux coups de pistolet pneumatique et les voilà endormis, les garennes.

Madame Lambda, cramoisie, lança un grand sourire à l'adresse de son mari.

-Et pis, on les a chargé dans la pétrolette... Seulement... Bon, le clodo, c'était la routine, le bon vieux mutant. Mais la fille, elle avait l'air bien, quoi, prop' sur elle, bien mignonne, pas le genre des sent-la-pisse de d'habitude. Moi ça m'fait rien, vous nous payez assez cher pour une ou deux évasions tous les 5 ans, mais maman ça l'a gêné un peu, vous voyez.

Monsieur Alpha appuya ses coudes, mains jointes, sur son bureau :

-Votre activation ne pouvait pas mentionner qu'une de nos biologiste s'était entichée de son cobaye, vous le comprenez bien. Heureusement l'incident est clos et je vous en remercie. Vous êtes remis en sommeil jusqu'à nouvel ordre.

Monsieur Lambda, gêné, se tortillait sur son siège :

-A ce sujet... en fait...on aimerait arrêter, voilà. On commence à se faire vieux, 'faut pas s'le cacher. Et pis, après toutes ces années, on a gagné assez de fric pour prendre une retraite bien méritée.

Monsieur Alpha accusa le coup :

-Ah... Je vois... Eh bien je ne peux pas vous retenir, n'est-ce pas? Je vous demande seulement de ne pas prendre de décision hâtive. Vous avez toujours rendu de grands services au laboratoire. Peut être pourrais-je rémunérer cette expérience par un bonus? Quoi qu'il en soit ne surveillez plus les petites annonces, je vous contacterai en personne cette fois, et vous me ferez part de votre souhait.

Le couple sorti, Monsieur Alpha resta un instant immobile les deux mains posées à plat sur son bureau.  Puis, il se saisit de son stylo plume et rédigea avec une grande application cette invitation qui devait paraître dès le lendemain.

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26 juin 2010

Safari City Adventure 2010 (Adrienne)

« Dis donc, Denise, écoute un peu ça ! J’ai ici deux mails de gens vraiment pas contents de leur Safari City… Je ne comprends pas ce qui s’est passé… Jojo et Riri ont pourtant fait leur tour habituel, non ? Tu en sais quelque chose, toi ? Bon, je te le lis, hein :

Objet : Safari City Adventure 2010

Nous étions inscrits pour un Safari City Adventure. Vous nous aviez promis du glauque, nous avons eu du glamour. Nous devions voir la pègre, nous avons vu des palaces. Nous allions explorer les bas-fonds, nous avons sillonné les beaux quartiers…
Aussi, je tiens à vous dire que… etc. etc. les réclamations habituelles, quoi.

Et puis l’autre, tu m’écoutes hein, c’est bizarre, tu vas voir :

Objet : Safari City Adventure 2010

Nous étions inscrits pour un Safari City Adventure. Nous devions voir du glamour, nous avons vu du glauque. Vous nous aviez promis des palaces, nous avons eu la pègre. Nous allions explorer les beaux quartiers, nous avons sillonné les bas-fonds …
Aussi, je tiens à vous dire que… etc. etc.

Tu y comprends quelque chose, toi ?

- Ben à mon avis, ils se sont trompés de bus… ou alors c’est Riri qui a fait les bas-fonds ce jour-là et Jojo les beaux quartiers, va savoir, avec ces deux zozos ! »

 

***

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26 juin 2010

Voyage en Lyon sauvage (captaine Lili‏)

Au fond du grenier, dans une boite en carton fatigué, une petite fille trouva :

- Un prospectus.

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- Des photos, annotées au dos.

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ONI (volant ?) vu dans un square, en haut sur la colline.

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Centaure rose impérial. De la même famille que certains éléphants.

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Canards boueux filants.

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Girafe à deux têtes.

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Gargouille des maisons. Rare !

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Grand ours brun philosophico-mélancolique.

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Manchot géant argenté. De la région des Immeubles Rouges.

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Bobléponge aérien.

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Croc’odile de Queneau. Spécificité : rit en dormant.

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Oiseau blanc, surnommé vilain petit canard lorsqu’il est bébé.

La petite fille découvrait un monde inconnu. Elle se souvint que Grand-mère avait rencontré Grand-père à Lyon. Etait-ce lors de ce voyage ?

Note de l’auteur : les photos ont toutes été prises à Lyon, par moi.

26 juin 2010

tourisme low cost (Poupoune)

Poupoune

Après avoir parcouru des milliers de kilomètres hors des sentiers battus dans le monde entier, j’étais prêt à tout pour un peu de sensations nouvelles. L’accroche était laconique, mais tentante et vu que je connaissais la ville comme ma poche j’étais curieux de voir ce que cette agence proposait. J’en ai parlé à ma femme et on s’est inscrits dans la foulée, pressés de découvrir ce « tourisme d’un nouveau genre », comme l’annonçait la brochure.

Le jour du départ du safari, une douzaine de personnes était là quand on est arrivés. Le guide nous a accueillis d’un « Ah, voilà les basiques ! » et j’ai supposé qu’il parlait de la formule que nous avions souscrite. Les « conforts » ont fait volte-face pour nous dévisager, ce que j’ai trouvé limite inconvenant, mais ils ont rapidement été distraits par le guide qui leur a distribué leur équipement : jumelles, lunettes à vision nocturne, cartes et boussoles, couvertures de survie, fusils et balles. Tout ce petit monde faisait des essais et rangeait son barda dans des sacs. Comme personne ne s’occupait de nous j’ai fini par appeler le guide pour lui demander ce qu’on avait, nous, pour nos 100 € forfaitaires. Il m’a répondu « Une heure d’avance ». J’ai ri. Il a regardé sa montre et a dit « Ça commence dans 5, 4, 3, 2, 1… go ! ». On a mis un moment à réagir. Le temps de comprendre qu’il ne déconnait pas.


On est très bien planqués dans cette cave. On y est depuis deux jours. Mais je vais bien devoir sortir tôt ou tard : ma femme perd beaucoup de sang et il va falloir de quoi la panser et nous nourrir très vite. Si on s’en sort, on s’est jurés de plus jamais mégoter sur le budget « loisirs ».

 

26 juin 2010

Urbain 2 (MAP)

SAFARI URBAIN GRATUIT

offert à toute personne capable de dénicher et de capturer
les cibles visées …
Inscription à nos bureaux : 50 Rue de
la Paix.
Le Safari dure trois jours à partir de votre inscription.

Retour à nos bureaux avant 20 H Participation : 100 €

Remboursement assuré sur preuve de réussite

(lire les instructions) Bonne chasse !

Un safari !!! Depuis le temps que j’en rêvais et gratuit en plus (enfin quasiment) …

je me faisais confiance ! Voyons, lisons les instructions !

L’enveloppe est bien fermée. A l’intérieur une autre enveloppe sur laquelle il est inscrit : « Il est encore temps de reculer, on vous rembourse intégralement si vous nous rapportez cette enveloppe non décachetée ! »

Oh, mais ça va pas non, je le veux moi mon safari et je suis bien sûre que de toute façon il sera gratuit !!! Ils ne me connaissent pas !!!

………………………………………………………

Et c’est comme ça que j’ai perdu 100 € !!!

…………………………………………..

J’ouvre l’enveloppe et voilà ce que je lis :

« Supplique pour le genre urbain

Politesse, civilité, urbanité, ces mots traduisent une indéniable finesse dans les relations à autrui. Ils dérivent étymologiquement de vocables grecs ou latins synonymes de ville, comme polis, civitas, urbs, et montrent que la sociabilité urbaine a longtemps été gage de courtoisie, d'élégance et de raffinement. ….. 

Ignacio Ramonet, Manière de voir, 13 octobre 1991 »

Ce texte nous a inspiré l’idée d’un Safari Urbain –dans le sens de politesse-

Munissez-vous d’un magnétophone et parcourez les rues, les ruelles, les avenues, les ponts, les places, les bars … et guettez tous les mots polis qui s’y échangent !

Bon courage !!!

Et que vous accompagnent : affabilité, amabilité, aménité, bienséance, civilité, compliment, correction, courtoisie, déférence, éducation, manières, réserve, respect, retenue, savoir-vivre, tact, urbanité, usage.

P.S. : Merci pour les 100€. Ils sont destinés à une grande campagne de sensibilisation au beau langage dans toutes les écoles de notre région.

D’autres projets sont en cours pour toucher les écoles du plus grand nombre de pays possibles.

MERCI_MERCI

26 juin 2010

Safari très urbain... (Fafa)

- Grand Dieu ! J’étais à mille lieux de penser qu’il fut possible de trouver tant de gibiers différents dans la plus belle et la plus grande des villes de notre grand royaume. N’est-ce pas Mamie ?

- Absolument Mon ami, c’est tout à fait époustoufifiant en effet.

- Vraiment Monsieur je ne saurai jamais trop vous remercier pour toutes les merveilles que vous nous avez fait découvrir. Certes le prix demandé était un tantinet élevé mais en fin de compte cela le valait bien et je vous recommanderai vivement auprès de nos amis de Province.

- Vous m’en voyez ravi et comblé d’aise Monseigneur. Soyez assurés que votre confort et votre émerveillement sont nos principales préoccupations et que nous apporterons le même soin à combler de la sorte les relations que vous voudrez bien nous adresser.

- Une petite chose cependant, non pas m’inquiète car vous nous aviez totalement rassuré sur le sujet, mais disons plutôt m’intrigue et aiguise ma curiosité : Comment fichtre, diantre, bouffre, palsangbleu, par la sainte culotte de Jupiter allez-vous donc procéder pour ne point que la maréchaussée ait vent de notre, comment dire, petite excursion ?

- Ma foi Monseigneur cela n’a rien de bien mystérieux et il n’y a pas de raisons pour que je vous en fasse secret. D’ailleurs vous aurez ainsi toute latitude pour rassurer vos chers amis. Or donc, sachez pour commencer que bien que se déroulant au vu et au su de tout le monde, nos « excursions » ne suscitent ni étonnement ni émoi, les trophées qui orneront bientôt, c'est-à-dire dès que notre embaumeur ce sera occupé d’eux bien sûr, qui orneront bientôt disais-je les plus belles pièces de votre demeure n’intéressent en aucune manière, ni les gens d’armes, ni l’administration, ni le quidam moyen qui déambulait dans la rue lorsque vous fîtes votre exploit. Ces bêtes pullulent à tel point que personne ni prête la moindre attention. Voire même en débarrasser la cité serait-il considéré comme un acte salutaire pour le bien de tous car en plus de divaguer, de chaparder et d’encombrer les porches ou les voutes des ponts, ces parasites, car il faut bien appeler un chat un chat, ces parasites donc par le truchement des excréments qu’ils sèment partout rendant les chaussées glissantes et dangereuses parfois, sont le vecteur de nombre de maladies qui font un bien piètre compliment à nos plus belles villes et à leurs nobles hôtes.

- Cela me suffit, je n’en veux point savoir plus et en fait tout cela est votre affaire. Quand donc mes merveilleuses pièces me seront-elles livrées ?

- Sous une huitaine Monseigneur.

- Si vite ? Entendez-vous Mamie il vous faudra au plus tôt organiser un bal pour montrer à nos amis les beautés que nous avons ramené. Ils en crèveront de jalousie et rêveront à coup sûr d’avoir les leurs.

- Encore une fois l’entrain de vos Seigneuries me met des plus en joie. Si je puis, permettez-moi de vous rappeler les termes de notre contrat...

- Mais faîtes, cela est tout à fait naturel.

- Je vous en sais gré. Or donc sommes nous convenus contre la somme, modique, de dix mille livres de vous mener en la ville de votre choix, en l’occurrence votre choix fut des plus judicieux si je puis me permettre, dans les meilleures conditions de confort, de vous y fournir gîte et couverts dans les plus grandes maisons, de vous faire visiter par le menu tous les quartiers les plus pittoresques et enfin, de vous y organiser une chasse au cours de laquelle nous vous octroyons trois prises, choisies à votre convenance, que nous nous engageons après traitement à vous livrer en votre demeure. En sommes-nous bien d’accord ?

- Parfaitement et vous avez remplit votre part du marché à n’en pas douter. Je vous fais entière confiance pour la livraison.

- Permettez-moi alors...

- Laissez ! Voici une bourse contenant onze mille livres en pièces d’or, votre prestation les vaut largement.

- Oh, vos seigneuries sont trop bonnes ! Serviteur... Votre voiture vous attend.

- Merci bien. Hâtez-vous Mon ami, il me tarde de regagner nos terres, de retrouver nos gens et de me reposer un peu.

- J’arrive, j’arrive. Au revoir monsieur.

- Au plaisir Monseigneur.

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26 juin 2010

Chers humains (KatyL)

Chers humains!
visite de Thélème

Etant depuis peu sur terre , et ayant ouvert cette agence de voyage je vous propose une visite particulière de votre environnement urbain, tels que nous "vénusiens " nous l'avons vu.. :-\

rendez vous place du marché un autocar vous attendra à 10 h le dimanche 26.06.2010

Vous découvrirez le mode de nourriture terrestre et le guide vous dira ce qu'en pensent les vénusiens
Vous découvrirez l'urbanisme revu et corrigé par nous pour un meilleur confort de l'ensemble des habitants
Vous découvrirez quelles sont les plantes que vous devriez avoir dans vos jardins pour une parfaire santé
Vous verrez comment vivre en communauté sans que la diversité pose un problème
( sur Vénus ) tout le monde vit en osmose.... ;-)

Vous verrez des animaux dans la ville , adaptés à leur environnement, par contre les zoos seront fermés
car nous avons renvoyés les animaux sauvages dans leurs pays d'origine.
Vous verrez une cité écologiste et humaine comme nous en avons sur Vénus... 8-)


Je suis venue sur terre à la demande d'une personne, depuis j'ai beaucoup travaillé pour faire de votre ville ce coin de paradis, bien entendu  il reste beaucoup à faire
sans votre aide et votre adhésion RIEN ne sera possible
aussi ce "safari photo " de l'espace revu et corrigé
vous pourrez interroger les habitants


Vous pourrez visiter Thélème car accessible à chaque humain ayant fait le voeu
de vivre en conformité avec la planète sur laquelle il se trouve
LE SAFARI est gratuit , retour prévu vers 18h... repas gratuit ( produits fermiers )

la vénusienne KATYL

Une fois dans l'autocar
les touristes en ont pris plein les mirettes !!
Quoi, des maisons qui fonctionnent en auto suffisance , avec renouvellement d'air et eau gratuite venue du ciel et transformée !!
Quoi, des jardins suspendus avec fruits à foison ( non traités ) petites abeilles butinantes et heureuses
des oiseaux qui font leurs besoins dans des bacs réservés à cet effet car ils reçoivent de la paille pour faire leurs nids, déchets d'oiseaux eux mêmes recyclés en carburant ..
Quoi, des fleurs qui avaient disparues et qui fleurissent à qui mieux mieux, des plantes aromatiques gratuites....
Des écoles gratuites pour tous, avec des aires de jeux ombragées, des piscines à eau naturelle juste épurées par des plantes prévues à cet effet.... des écoles où les enfants y vont avec plaisir, des profs qui enseignent avec joie à
des enfants polis!! des parents épanouis car leur travail est à 5 mn à pied, avec des poses éducatives écolo, des poses cuisine santé le midi , des poses culturelles le soir....
Quoi des personnes de toutes les couleurs de toutes origines sociales ou ethniques et qui se parlent, qui mangent ensemble , qui s'apprennent leurs différentes  cultures , qui rient ensemble et fraternisent, des gens qui se rendent service, qui se prêtent des livres ....des personnes qui parlent une seule langue universelle ( tout en gardant la leur pour le plaisir)
Quoi des cinémas plein air gratuits, des théâtres gratuits, des transports sur l' eau gratuits, par air gratuits le tout ne consommant aucun des carburants connus , mais juste basés sur la connaissance des Vénusiens....
les touristes en avalent leurs tickets de bus !!!!
Ils sont médusés ....
Ils n'ont pas tout vus

à Thélème l'emblème est : "fais ce que voudras "

lieu de vie aisée et plaisirs raffinés sont les pancartes des magasins environnants !!
Ils se rendent rapidement compte qu'il n'y a pas de cris, pas de klaxons , pas de gens énervés , pas de jeunes "loubards" pas de papiers par terre, aucun chewing-gum sur les trottoirs ou monuments , les gens ont l'air souriants,
détendus, sympas .....
Lorsque les touristes leur parlent ils répondent aimablement, avec un langage châtié, voir plutôt évolué, ils semblent
tout simplement HEUREUX!!!!!!

moralité

aucun n'est rentré dans son HLM ....ils ont tout de suite signés un engagement , d'apprendre, d'aimer, d'être tolérants et bienfaisants, écolos et pacifistes .....
et le bus est à nouveau rentré vide pour une nouvelle cargaison de touristes....


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Le défi du samedi
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