L'arc-en-ciel (Jaqlin)

« Rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo, violet ! 7 !
7 d’un coup ! » s’écria le petit lutin.
Il était une fois au pays des hommes, un généreux petit lutin qui protégeait le
trésor du pied de l’arc-en-ciel. Il s’en occupait tant et si bien qu’il en
était venu à jardiner de magnifiques sentiments que tous les hommes
ressentaient à la vue de ce vaporeux arc coloré...
Des sentiments de:
- Respect... avec le R de rouge, flamme vive et chaude
- Ouverture d’esprit... avec le O de orange, couleur de la confiance
- Joie... avec le J de jaune, soleil étincelant
- Vertu... avec le V de vert, terre de l’équilibre, couleur du cœur de
l’arc-en-ciel
- Bonheur... avec le B de bleu, infini du ciel et de la mer
- Infini... avec le I de Indigo, couleur indéfinissable
- Vie... avec le V de violet, spirituel et éthéré
L’on prétend encore aujourd’hui que tant qu’un seul homme croira au petit lutin
œuvrant au pied de l’arc-en-ciel, les meilleurs sentiments humains continueront
d’exister...

Les sinistres racistes s’arrêteront-ils de broyer du noir un jour ? (L’oncle Tom et l’oncle Bens)
Elle a beau être plus fière qu’un bar-tabac, elle n’a aucun mérite, pas même agricole : c’est naturellement que la carotte est orange. Maintenant, si on veut savoir pourquoi elle est rouge à l’entrée du débit, pour moi, c’est un mystère. (le maréchal Pétun)
Soit, les nobles ont le sang bleu. Mais de quelle couleur devient-il quand ils sont rouges de colère ? (Viollet-Leduc)
- Comment vas-tu ce matin ? » demande Paul McCarmin.
- I feel fine » répond Jaune Lennon.
(tiniak in “George Arraisonne le sous-marin jaune sous les combles »)
C’est en s’habillant de vert Véronèse
Qu’on peut se sentir tout à fait à l’aise.
(Blaise Pascal)
Après avoir enflammé le cœur d’amadou d’Amadeus,
Constance a amadoué La Fontaine.
(Christine Lagarde et Christine Michard)
Le jardinier du roi, s’il a des soucis roses, doit il avoir les foies ?
(Le Nain)
Le noir et le café au lait ne sont pas sa tasse de thé :
le raciste en a ras le bol ! (L’ami Ricoré)
L’avocat est marron ou le juge est un bleu,
Toujours les innocents sont frappés de stupeur
Et le parquet reluit qui brosse avec fureur
Dans le sens du pouvoir. Que voulez-vous de mieux ?
(Racine in « Les Plaideurs »)
Lorsque le vent fouette le pays bleu lavande
La cigale prend l’air :
Elle devient gracile.
Le poète s’émeut :
Le félibre est fébrile.
(Mistral)
On est toujours très étonné, lorsqu’on épluche la liste des couleurs de Wikipédia, de voir qu’il existe une couleur « beurre frais » pour les gants mais pas de couleur «fromage avancé» pour les chaussettes.
(La mère Denis)
Quand une aubergine vous met une prune on est toujours à deux doigts de lui envoyer une pêche, on fait flèche de tout bois, on devient irascible, on voudrait l’atteindre. (Robin Hood)
La feuille morte ne sait jamais sur quel pied danser ;
Les escargots qui vont à son enterrement non plus.
(Prévert)
Bien malachite ne profite jamais mais le bleu canard qui bleu barbeaute est le bleu roi du bleu pétrole. (Oncle Picsou)
Si le jaune moutarde te monte au nez quand le dentiste vaniteux
ramène sa fraise, dis lui d’écraser sa banane
(Tarzan content, payé rubis sur l’ongle. Zoulie pacotille, Missié !)
Esprit d’Hergé période Tintin au Congo, sors de ce corps !
Quand on est indécis, l’indigo et l’autre :
« N’y va pas ! » (L’âne de Buridan)
Ne te fais pas de mouron, jaune canari ! (Grosminet)
De l’audace ! Toujours de l’audace ! Il faut albâtre le fer quand il est chaud sinon on se retrouve très vite bleu charrette ! (Danton)
L’éléphant est d’humeur acariâtre quand il fait un temps gris souris. (Hannibal)
Je ne trouve pas safran qu’on ne veuille pas me dire
qui a cassé ce vase ! (Clovis)
Quand quelque chose cloche à l’abbaye,
le rouge cardinal a le bourdon. (Richelieu)
- Le caméléon n’aime pas l’arc-en-ciel. Je répète :
Le caméléon n’aime pas l’arc-en-ciel ». Boum !
(Le capitaine du Rainbow Warrior)
Devant la cuisse de nymphe émue, l’asperge éberluée entre en effervescence et se pousse du col pour toucher l’azur clair.
(Joe Krapov)
"- Dis donc zig, j'ai pas encore vu ton nom sur samedi défi pour la consigne #94, c'est normal çà ?
-écoute, Joye, ce coup ci, j'ai grosse flemme , je jouerais bien "samedi zig se défile"...(samedi défile en quelque sorte !)
- tu plaisantes j'espère, un sujet comme çà, la couleur, si tu ne relèves pas le défi je vais faire les gros yeux !
-tu vas avoir du mal, sur internet, c'est pas simple...(et puis de quelle couleur ils sont tes yeux ? verts I presume...)
-arrête de noyer le poisson !
-tiens à propos de poisson je pourrais raconter les perches arc en ciel que Johnny, mon beau père pêchait dans la rivière toute proche , elles étaient bien jolies mais n'avaient aucun goût...
bon ben voilà c'est fini j'ai traité les couleurs de l'arc en ciel, regarde j'ai même une photo d'arc en ciel humain.
-tu ne t'en tireras pas comme çà, Zig, au boulot."
(Bon OK mais vite fait alors. et zut ! en plus, y veulent du sentiment les défiants !)
- Voici l'encre violette de mon enfance, que j'utilise encore dans mon stylo plume.Et surtout voici les violettes de Toulouse , cristallisées dans le sucre, friandise honnie des diététiciennes...hum !

-Indigo çà existe çà ?(sentiment d'incrédulité ...)
-Bleu : depuis trois ans je suis en froid avec cette couleur.
-vert : non, pas les arbres, ni la pelouse, ni même le printemps, c'est le souvenir de ma thèse : la moitié de la population adulte de la région défila devant mon appareil photo et son filtre vert destiné à mettre en évidence les fibres du nerf optique.(et mon sujet de thèse se modifia au bout de quelques centaines de photos...sniff !)
c'est aussi la couleur qui pose problème à mon fils daltonien... (tiens pour meubler je vais mettre un test de Lanthony et d'Ishihara)
-jaune : c'est jaune et çà ne sait pas... (non, ne râle pas Joye ! ) évident : jaune c'est chez moi : les volets de l'Escale sont jaunes. Ils étaient d'un très laid jaune fluo quand nous avons acheté la maison. Avec le temps, le jaune est passé , très passé. Dilemme au moment de choisir la nouvelle couleur : nous changerions bien, mais le nuancier officiel de la région oscille entre le blanc sale , le gris souris avec quelques incursions vers le beige beurk; oser un vert non répertorié m'aurait exposé à des ennuis. Par contre, j'ai le droit de renouveler le jaune, d'autant plus que dans la région, l'Escale est surnommée "la maison aux volets jaunes".(c'est la seule à avoir osé le sacrilège à deux pas d'un château médiéval)
Étude du nuancier...choix ... Depuis la maison illumine le quartier par son "tournesol pétant", au début les gens étaient saisis, puis tout le monde s'est habitué y compris les fonctionnaires tatillons qui auraient pu me chercher des poux dans la tête.
-Orange ( j'arrive au bout...) ce sont les fruits de l'arbre de mon enfance méditerranéenne, ces oranges amères retrouvées lors d'un voyage à Séville, elles jonchaient les rues de la ville en attendant d'être ramassées. Je me souviens de l'odeur de la confiture d'oranges amères, la texture de ces fruits "hostiles" immangeables tels quels avec leur peau épaisse. Ce seul souvenir embue mes lunettes d'un nuage d'émotion.
- Le rouge est pour moi symbole de révolte, il m'évoque les drapeaux d'un mai adolescent, la grève et les manifestations, et plus tard la rose rouge de tonton. Enfin, plus consensuel le dragon rouge du nouvel an chinois, le rouge restant un fort symbole de bonheur en Asie.
Joye, viens voir j'ai fini ! Tu crois que je peux l'envoyer comme çà mon défi ?

Dans la famille VIOLET, je voudrais le sentiment… Tu sais, celui qui…
La danse d’un cœur qui bat ! Doux comme une jolie
nuisette. Chaud comme un velours. Savoureux comme une tarte aux quetsches. Tu
vois ?

La
flamme, le ciel, l’eau : le bleu embrasse l’émerveillement et les larmes.
Et les mots qu’on dit avec les yeux. Et les yeux qui voient l’encre des mots.Alors dans la famille BLEU, je voudrais l’émotion. Le regard
poète.

Dans la famille VERT, je voudrais le plaisir ! Le thé, l’herbe, la pomme croquée. La grenouille et le bonbon à la menthe. A la tienne !

Dans la famille JAUNE, je
voudrais… cette fêlure où l’éclat de rire rejoint le sanglot. Cette étrange
frontière entre la fratrie et le cimetière. Entre les jeux et le vide. Cet instant
incompréhensible qui mue les jonquilles ramassées sous la neige en fleurs
jaunes lancées sur le bois d’un cercueil. Et ce sourire d’enfance qui reste
pourtant.

Dans la
famille ORANGE, je voudrais
l’excessif. Le feu qui n’a de cesse de transformer les citrouilles en
carrosses. Le soleil coûte que coûte. La passion vitaminée.

Dans la famille ROUGE, je voudrais… la séduction. La gourmandise des sens, des fruits à croquer. La couleur sur les lèvres. Une robe coquelicot qui vole au vent, aux pas.

Dans
la famille ROSE, je voudrais la
douceur. Légère comme un pétale, tendre comme un doudou. La nacre de
l’apaisement.
Rouge vermillon émerveillé
Rouge cinabre glabre
Rouge grenade
dégoupillé
Rouge écarlate
écartelé
Rouge garance carencé
Rouge pourpre prépubère
Rouge éosine je n'ose…
Alexandre, sombre,
bande…
Rouge vermillon
émerveillé
Rouge cinabre glabre
Rouge grenade
dégoupillé
Rouge écarlate
écartelé
Rouge garance carencé
Rouge pourpre prépubère
Rouge éosine je n'ose…
Remarque pour ceusses qui voudraient s'instruire à propos de
"la bande sombre d'Alexandre" : entre
le premier et le deuxième arc-en-ciel , une bande plus sombre apparaît
. Cela correspond à la zone de la goutte d'eau comprise entre l'angle
de 42° caractérisant la fin du premier et l'angle de 50° caractérisant
le début du second . Cette bande intermédiaire, où il y a déficit de
lumière, a été appelée la "bande sombre d'Alexandre", en l'honneur
d'Alexandre d'Aphrodisias qui la décrivit le premier .
Aux courbes de la Seine
pareillement vert veine
partageant les nervures d'un gris Paris
me roucoule une peine
villégiature ancienne
où s'écoule et déroule ses plis
le déclin d'un jour plein d'ennui
Quoique fume la peau
brune des marrons chauds
je crains de me risquer dehors
- il y sévit un froid de mort
à la pâleur diamantifère;
rien de ce décor n'est fait pour me plaire
L'obscurité peste, aphone
tandis que la moquent des taxis jaunes
en toute impunité
(ils ne font que passer)
Pomme rouge et mitaines
une sorcière a mis
l'habit noir d'une haine
incestueuse et meurtrie
elle a quitté la plaine
pour les bois interdits
où logent de vilaines envies
- c'est, du moins, ce que le vent dit
À ton signal orange
mon rêve, je me range
et change mon regard intérieur
pour le plus enfantin des plus simples bonheurs
J'offrirai ce bouquet de plaisance
à la première fleur qui m'inspire une danse
Un bleu de méthylène épouse le velours
à la frange d'un jour qui retrousse ses manches
auprès du fleuve Amour, il baigne jusqu'aux hanches;
il y fera sa cour aux ombres qui promènent
Violette virulence, un pays saltésien
tire sa révérence aux pieds du vieux mont chauve
mais c'est de l'insolence, au fond, que tout ce mauve
éclatant de jouvence et de rires badins
Ah, si je m'attendais, tiens !
à ce que me présente le matin.
A noir comme les
cheveux d’Adrienne.
Passé soixante ans, l’aile de corbeau sortait d’un petit pot couleur d’encre.
Mais – disait-elle avec fierté – je n’en ai que quelques gris à camoufler à
hauteur des tempes.
E blanc comme la peau
d’Adrienne.
D’une époque où l’on se baignait tout habillé.
Blanc laiteux de sa gorge, blanc moelleux où j’enfouissais le nez.
Tiédeur et odeur du bien-être de ma petite enfance.
I rouge baiser comme
les lèvres d’Adrienne.
Pour sortir le dimanche après-midi.
Même après quarante ans de mariage, Adrienne se faisait belle pour son mari. Et
le surveillait du coin de l’œil. Mais une fois le rouge baiser savamment posé
sur les lèvres, on ne peut plus embrasser sa petite-fille. Déchirement du
« Tu reviens quand ? »
U vert comme les yeux
d’Adrienne.
Vert douceur des prés et de la mousse en automne. Vert poire, vert pomme,
plaisir des papilles.
Tout est bon dans la cuisine d’Adrienne. Le sucré, le salé et le café au lait
qu’on boit le mardi après-midi au coin du feu avec les voisines et les
cousines.
O bleu comme les rêves
d’Adrienne.
Rêves de bonheur tranquille et familier.
Ne rêver que l’accessible, pour ne pas être déçu.
Et ajouter un « s’il plaît à Dieu » pour conjurer le mauvais sort.
Ainsi allait la vie
d’Adrienne.
Entre le gris du cimetière et le rose de la layette.
Peut-être trop de gris et pas assez de rose… mais Adrienne, sans avoir jamais
suivi de cours de philosophie, savait bien que telle était la condition humaine
et qu’il fallait mettre soi-même un peu de couleurs dans sa vie. Un peu de noir
et un peu de rouge pour garder un mari. Un peu de blanc et un peu de vert pour
le bonheur d’une petite-fille.
« chien jaune a encore frappé » par rsylvie
mais ne vous inquiétez pas
Quand le temps le permet, je lève les yeux
et regarde l’arc en ciel des couleurs de notre monde
les scientifiques ont mis au point
de jolies pilules arc bi-colorées
pour nous faire voir la vie en couleur
Bon, j’avoue que c’est un peu l’anarchie ! c’es b0 c’es beau
signé
Mais c’est comme tout, faut pas en abuser
Je vous assure, une fois le juste équilibre trouvé

P.S : oups ! j'm'ai, comme qui dirait, éloginé d'la consigne... JEU corrige le T I R
"mon arc en ciel" par rsylvie

je sais pas qui a eu l’idée d’associer le bleu au froid,
moi qui aime tant cette couleur
je la préfère en bleu du ciel un jour d’été !
le rouge ?
mon synonyme de douceur, de sensualité.
Alors qu’il peut traduire la violence et la colère !
L’orangé ? mon symbole de chaleur, de joie et de bonheur !
le vert ? je n'en parlerais pas, vous savez ce qu'il en est ! (pour ceux qui ne savent pas c'est ici !)
le rose ? ben j'avoue que c'est un peu pareil... parc'que je l'associe au BARBI !! Ha
le jaune ! le soleil de la palette, l’or pure.. oui celui là je l’aime,
mais ne l’utilise jamais ou toujours en fond… peut-être pour irradier
la toile ?
Nul n’y peut rien mais la tendresse
Se vit en bleu, c’est bien connu
Le gris revêt de sa tristesse
L’absent qui ne reviendra plus
Voyez le rose et sa douceur
Le vert joyeux de l’espérance
Et si vous parlez de douleur
Voici le noir de circonstance
L’incarnat se porte en tous temps
De l’amour il est le symbole
L’amitié habillée de blanc
Vient s’appuyer sur votre épaule
Cet arc-en-ciel de sept couleurs
Bat au rythme de ses envies
Qu’il soit chagrin ou bien moqueur
N’est-il pas le pouls de la vie?
C’est avec la pluie et le soleil qu’apparaît l’arc en ciel aux multiples couleurs. De cette beauté fugace, de cet instant fragile tout n’est que lumière et émerveillement.
Avant que tout s’achève, il me charme, me séduit, me fait oublier comme par magie le monde qui m’entoure.
Du bout de ses rayons d’or, je sens la caresse du rouge qui me réchauffe le cœur. Délicieusement l’orange m’imprègne de sa brillance délicate et m’offre le chemin où l’on hésite à aller parfois. L’éclat du jaune me surprend et m’enveloppe de sa douceur, il dore ma chevelure et me guide vers mon reflet. Le vert si présent dans la nature me rafraichit et me donne l’espoir des bonheurs ordinaires. L’horizon s’ouvre avec le bleu et me désaltère comme l’eau de la source. Mon œil perçoit difficilement l’indigo. Je me tourne alors vers le violet qui me laisse un goût de mélancolie et de solitude.
Le nez en l’air, je rêve d’un pays merveilleux où le plaisir est règle, où le plaisir est devoir, où la vie n’est plus sage, droite et nette mais intense, folle et floue.
J’ai plutôt le vin gai d’habitude, je rouge joie. Mais ce soir, je suis verte, c’est la honte, j’ai posé une gerbe lie-de-vin sur le trottoir, quel désespoir ! Peut-être dois-je reconnaître humblement avoir bu trop de blanc ? Pourtant le vin de paille, à la paille, m’encanaille et me fait l’âme légère… A croire que mes cheveux gris, plus que de souci, sont signe du temps et que je n’ai plus 20 ans. Qu’à cela ne tienne, fini la vinasse, je repars en chasse : sus aux coups d’cafard, sers-moi un p’tit noir !
Le noir. Le noir, ça ne peut être que la tristesse, me direz-vous. Noir chagrin. Accablement, mélancolie, détresse, froids et peur. Lieu commun…
Mon noir à moi est rassurant. Le noir m’est calme et familier. Tranquille. Noir sérénité. Noir sécurité. Noir… comme à la maison. Mon peignoir est noir, mes cheveux sont noirs, et je souligne mes yeux de noir. Le noir et moi… le noir est moi.
Gris foncé. La mélancolie, ce serait plutôt le gris foncé. La douce mélancolie du gris foncé, c’est quand le noir et le blanc se rencontrent, mais que le noir domine un peu, que le blanc le laisse dominer. C’est beau, le gris foncé.
Gris clair. Le gris clair c’est la paix intérieure, propice à la méditation. Le gris clair, c’est être au volant, seule dans sa voiture, un jour de pluie. C’est rouler dans la brume, entendre ses essuie-glaces balayer les gouttes d’eau, aimer ça, et ne pas être pressé de rentrer.
Marron. Mes enfants n’aiment pas le marron. Ils associent cette couleur à tout ce qui est sale. C’est si injuste de ne pas aimer le marron. Il est si conciliant, le marron. Pour moi c’est la couleur des compromis, des demies-mesures, des concessions. C’est une couleur chaude, mais pas trop. Marron caramel, marron miel, marron chocolat. Parfums au choix !
Avec quelles couleurs ne s’accorde pas le marron ? Elles sont peu nombreuses. Le marron est beau joueur.
Choisir le marron, c’est ne pas oser le jaune qui aveugle, et trouver le blanc et le beige trop fades. J’aime les compromis. Pour moi, un compromis, c’est moins renoncer et être indécis que de choisir de faire tous les choix.
Blanc-beige. J’avais huit couleurs, il n’en fallait que sept. J’ai associé ces deux-là, parce que ça ressemble à « blanc-bec », ça me va. Le blanc c’est ma joie. Je n’y vois aucune pureté, aucune virginité, aucune chasteté. Mais plutôt l’éclat, la jouissance. Blanc gaieté et griserie. Blanc d’été. Trois gouttes de lait qui s’échappent d’un sein tiède. Le blanc qui rit à la vie…le beige qui le suit...
Orange. C’est la confiance. Confiance en l’autre, confiance en soi. C’est la solidité. C’est juste ce qu’il faut de cran et de conviction pour prendre une décision. C’est une certitude, le orange. C’est un engagement.
Rouge. Audace. Point de sang, ni de vin, ni même de feu, ni d’amour, ni de passion. Le rouge, c’est mon audace. S’empiffrer de groseilles dans le fond du jardin et revenir avec sa robe du dimanche toute tachée par le jus des fruits. Le rouge, c’est oser ce qui n’est pas permis. Le rouge, comme un brin d’effronterie.
Le rouge, la touche d’insolence assumée, qui tranche si bien avec le noir.
Le rouge et le noir. Mes préférées…
Le rouge… le noir. La boucle est bouclée.
Quelque part
Au-delà
De l'
arc-en-ciel
Chante
encore un homme.
Sa peau marron de fierté
Contre
le ciel bleu de tendresse
Au-dessus ses îles
Vertes
comme la générosité.
Quelque part
Au-delà
De l'
arc-en-ciel
Reste
un homme.
Les nuages blancs d'abandon
Et le
soleil jaune d'amabilité
Taquinent ses boucles noires,
Noires
comme la dignité.
Quelque part
Au-delà
De l'
arc-en-ciel
Un cœur
rouge d'amour
Ne bat
plus.
Mais, quelque part
Au delà
D'ici
Chante
encore l'homme
Que l'
on a enterré
Quelque part
Au bout
De l'
arc-en-ciel.
![]()
Lorsqu'on me dit "couleur", je vois rouge.
Que voulez-vous, le rouge... j'en suis bleu !
Bien, ça fait déjà deux.
"Mais les sentiments ?" me direz-vous.
Il n'est nul besoin de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel pour exprimer des sentiments variés.
Déjà, rien qu'avec le rouge, vous pouvez être rouge de honte, de colère, de confusion, d'émoi, de timidité, d'indignation, de chaleur... Quoi ? Déjà sept !
Vous ne serez pas trop sévères, j'espère.
Ma mère, au temps de mon enfance, égrenait une litanie :
"Vert, j'espère.
Bleu, je veux..."
J'ai oublié le reste : je suis marron ! Mon front (dégarni) se teinte de rose et dans ma barbe grise, je ris jaune.
Plus chaud que le soleil
Si mon humeur est mauve
C’est parce que Monet
Dans son déjeuner au soleil
A oublié de peindre des cerfs volants dans ce joli ciel d’automne
Où dorment les
arcs en ciel
TRISTESSE
Au cœur de mes climats
J’ai le cœur neige, et les pommettes roses
Tendresse.
Au centre du vert pistache de l’herbe brille
Ma MÉLANCOLIE
Praline est mon âme
Je ne marchande pas avec Gauguin le prix de ses tableaux
Je lui offre des grelots rouges
JOIE
Rien ne s’impose à nous dans un tableau de Cézanne
Amoureuse
Au milieu des pervenches bleues.
Vincent peut mourir
JALOUSIE
Je garde sa faucille chaude au pied des blés murs
Dali peut se cacher derrière les montagnes mauves
PUDEUR ;
Je ne me lasse pas de regarder Goya
Même si il sombre dans son sommeil
COLÈRE
Le beige est assez commun
Chez un peintre qui se cherche et qui sait qu’il sera le grand oublié de l’histoire
On sera presque tenté d’aller voir du coté du pays où les arcs en ciel enjambent les hommes pour plus les aimer ;
AMOUR
Ici on se découvre le confident des peintres, on traverse nos intimes pensées pour renverser l’ordre des couleurs
Et orienter sa vie vers l’invisibilité des émotions
C'est au huitième jour qu'inspiré, l'Eternel
dans sa grande bonté inventa l'arc-en-ciel:
Pour la honte d'Adam, à jamais sur les hommes
lui couronnant le front il fit le Rouge pomme;
pour Eve révoltée, tremblante de colère,
lui fermant son clapet il fit l'Orange amer
Pour habiller Judas, roi de la trahison
le costume de Cène vira Jaune citron;
"Retire toi Satan, vade retro en verre!"
il l'expédie si loin que le
diable vaut Vert
Symbole d'équilibre entre Haut' et Bass' terre
c'est ainsi que naquit le beau Bleu d'Outremer
mais teinter le boubou... Dieu n'est pas dans le coup
Indigo, deux digo et trois digo doudou
(air signé Isaac Newton)
Pour l'amour il fallait un teint croquignolet
n'en déplaise aux ultras ce sera le violet
Le neuvième jour, Dieu remisa son arc-en-ciel et écrivit ce pense-bête:
honte, amertume, trahison, colère, équilibre, amour...
pour l'indigo, penser à appeler Isaac Newton en 1671
Camarades !
La révolution est en marche.
Apprenez à décrypter les codes vestimentaires du patronat et autres suppôts du capitalisme international.
Leçon 94.1.1
Du port de la cravate (1/100)
Ivre de rage : cravate lie-de-vin.
Mi-figue mi-raisin : cravate prune et aubergine.
Serein : cravate canari.
Il devient chèvre : cravate chamois.
Sur des charbons ardents : anthracite, sa cravate.
Rayonnant : cravate miel.
Pétillant : champagne et de bonne coupe.
1.1 Papistache ;
2.1 Vegas-sur-Sarthe ;
3.1 Venise ;
4.1 Walrus ;
5.1 Joye ;
6.1 Val ;
7.1 Poupoune ;
1.2 MAP ;
2.2 Brigou ;
3.2 Lorraine ;
4.2 Vanina ;
5.2 rsylvie ;
6.2 Adrienne ;
7.2 Tiniak ;
1.3 Alice ;
2.3 Captaine Lili ;
3.3 Zigmund ;
4.3 Joe Krapov ;
5.3 Jaqlin
6.3 ...
7.3 ...
Ajout du vendredi 19, à 20 h et des atomes de lumière :
Allez, il reste moins de quatre heures pour réussir un triple arc-en-ciel... à vos claviers.